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mardi 16 juin 2020

Tarte aux tomates amandes herbes et fleurs... parce que Yotam Ottolenghi...

En cuisine j'ai quelques chefs ou cuisiniers que je suis à la trace tel le chien truffier à la recherche de sa... truffe ! Et d'ailleurs plusieurs d'entre eux viennent d'outre Manche. Comme quoi la cuisine en Angleterre mérite d'après moi bien mieux que... enfin ça s'est bien arrangé depuis le temps lointain où on pouvait jouer aux billes sur la table des restaurants avec leurs petits pois et où certaines sauces avait plus du visqueux que du véritablement réjouissant. Et parmi ces cuisiniers qui ont posé leurs casseroles par là-bas, il y en a un que je suis donc comme le chien précédemment cité, Yotam Ottolenghi !
J'aime sa cuisine cosmopolite, cette cuisine empreinte de ses origines attrapées du côté de Jérusalem et mélangées à tout un tas d'autres influences pour composer ainsi des propositions plus que réjouissantes et gourmandes.
Et aujourd'hui en me baladant dans mon potager, j'ai remarqué qu'années après années les jolies fleurs de bourrache et les herbes aromatiques prennent de plus en plus de place...
Bon, rien d'étonnant puisque mon potager, malgré mes suppliques, continue à faire à peu près ce qu'il veut. Et pourtant je vous assure que j'y met de la bonne volonté et que je lui parle presque tous les soirs, que je fais à chaque fois la longue liste de ce que j'aimerai y voir pousser... et, vous n'allez pas le croire, rien n'y fait. J'ai beau parlementer, il n'écoute rien ! Bon, un jour quand j'aurai usé mes arguments potagers je passerai peut-être à la binette, mais avant de telles extrémités, j'ai encore quelques discours à tenter...
Du coup beaucoup de bourrache et d'herbes et moins d'idées pour les passer en cuisine. Elle continue juste à ravir les abeilles du coin, ce qui, somme toute, n'est déjà pas mal... Jusqu'à ce que je me dise que j'irais bien y voir du côté de Yotam Ottolenghi des fois qu'une de ses recettes tout en fraîcheur se prête à se faire fleurir. Et c'est comme ça que je suis tombé sur cette tarte à la tomate et aux amandes que j'ai décidé de couvrir d'herbes et de fleurs... 
Tarte aux tomates amandes herbes et fleurs...
Ingrédients : 1 ou 2 belles tomates – 1 rouleau de pâte feuilletée – 60g de beurre bien mou - 45g d'amande en poudre – 30g de chapelure – 1 gousse d'ail – 15g de parmesan – 45g de ricotta - 1 douzaine de feuilles de basilic (si possible de différentes couleurs) – 2 branche d'origan frais effeuillé - 1 douzaine d'olives dénoyautées à l'huile – des fleurs de bourrache – sel et poivre
Commencez en mixant ensemble dans un bol le beurre et l’œuf, puis ajoutez en mixant l'ail passé au presse-ail et l'amande en poudre. Arrêtez le mixer et ajoutez le parmesan, la ricotta et la moitié de l'origan, poivrez et mélangez le tout rapidement, vous pouvez aussi le faire à la cuillère.
Tapissez un moule à tarte beurré et fariné avec la pâte feuilletée, vous pouvez éventuellement la précuire un peu. Mon moule fait 22cm mais je pense que vous pouvez pousser à 24cm.
Tartinez la crème aux amandes dans le fond et déposez par-dessus la tomate coupée en tranches d'un demi-centimètre. Parsemez l'origan restant et au four ! Pendant un trentaine de minutes dans un four préchauffé à 180° en surveillant la cuisson pour que la pâte ne brûle pas.
Une fois sortie du four laissez un peu tiédir et transformez votre tarte en joli jardin en parsemant dessus les olives, les feuilles de basilic et les fleurs de bourrache !
Mais pourquoi, retourner à Londres pour m'attabler chez Ottolenghi... bientôt... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 19 septembre 2018

Vite vite c'est bientôt la fin de la saison des herbes fraîches ! Mes beurres aux herbes et plein de choses !

Le jardin est un drôle d'endroit où finalement j'apprends bien d'autres choses que de planter des petites graines dans la terre. J'ai d'abord appris la patience, forcément la patience, parce qu'au jardin tu ne demandes pas à la petite dame qui te sert un peu de ça et puis de ça et encore de ça...
Tu plantes un truc, une graine ou une pousse et puis... tu attends, tu attends, tu attends et peut-être qu'un jour si tu as été bien bien patient et attentif tu as un peu de ci et puis de ça et encore de ça qui finit par pousser !

Ce qui ne veut d'ailleurs pas dire que tu finiras pas cueillir le salaire de ton labeur, autant certaines plantes rempliront ton panier de joie, de fruits et de légumes, autant d'autres resteront sans tenir leurs jolies promesses comme ça a été le cas pour mes courgettes cette année qui après de bien jolies fleurs ont oublié de passer à de bien jolies courgettes... 
Ce qui pousse dans la terre demande donc de la patience qui peut durer plus d'une année.
Et puis quand tu as eu toute la patience du monde et que tu as été généreusement récompensé à un moment de l'année, vers maintenant, quand l'été devient automne indien avant de se rafraîchir, tout s’accélère ! Et là au contraire tu sens qu'il ne faut plus attendre mais bien cravacher pour ne rien perdre.
D'un coup, d'un seul, tu sais que tes belles petites tomates et tes jolies herbes vont maintenant finir de rougir et de verdir pour prendre les couleurs de l'automne et en fin de compte finir par faner dans quelques semaines, quelques jours, quelques heures...
Et voilà donc le nouveau pari que m'a lancé Gamm vert, chez qui je vais régulièrement chercher graines, plants et conseils, que faire pour conserver la senteur et le parfum de ces herbes avant qu'ils s'envolent dans le vent d'automne.Et c'est comme ça que j'ai eu envie d'aller préparer quelques beurres qui vous parfumeront la cuisine pendant tout l'hiver !
Mais avant de passer aux recettes elles-mêmes quelques petits conseils pour réaliser vos beurres parfumés...
Pour le beurre : Utilisez du beurre pommade pour réaliser vos glaçons et surtout pas du beurre fondu. Le beurre fondu laisserait remonter toutes les herbes à la surface et le beurre ne serait alors parfumé qu'en surface. 
Alors que le beurre pommade va permettre de bien mélanger les herbes et de bien les répartir. Et de préférence réalisez votre beurre pommade avec du beurre doux plutôt qu'avec du beurre demi-sel.
Pour rendre le beurre pommade, sortez-le du réfrigérateur 1 ou 2 heures (selon la température ambiante) avant de l'utiliser et coupez-le en cubes dans une assiette. Quand le beurre est bien ramolli et que vous pouvez l'étaler comme une pommade dans l'assiette avec le dos d'une cuillère, écrasez-le à la fourchette avant de le mettre dans un bol. Surtout ne le replacez pas au réfrigérateur.
Pour les herbes : Selon les herbes il vaut mieux les utiliser en effeuillant seulement les branches de thym, romarin, origan... ou en les coupant en gros morceaux comme le laurier ou bien en les hachant plus ou moins finement comme l'estragon, l'aneth, la ciboulette...
Pour les fleurs : N'hésitez pas à utiliser les fleurs, et les fleurs des herbes pour préparer vos beurres comme le thym, la coriandre ou la ciboulette, elles apporteront goût et visuel à vos beurres parfumés.
Mes beurres aux herbes et à plein de choses !
Ingrédients pour 3 cubes de beurre : Comptez environ 50g de beurre pommade
Thym et Romarin : 1 càc de thym effeuillé - 3 plumeaux de romarin
Mettez le beurre dans un petit bol ajoutez le thym et mélangez. Mettez un plumeau de romarin au fond de chaque bac puis remplissez de beurre. Terminez en déposant un plumeau de romarin dans chaque bac et en l'enfonçant légèrement, ils doivent être couverts d'une fine pellicule de beurre.
Aneth et baies roses : 1 càc d'aneth grossièrement haché – ½ càc de baies roses
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'aneth et les baies roses. Remplissez les bacs.
Estragon et badiane : 1 càc de feuilles d'estragon grossièrement hachées – 3 étoiles de badiane
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'estragon. Remplissez les bacs. Terminez en déposant une étoile de badiane dans chaque bac et en l'enfonçant légèrement, elles doivent être couverte d'une fine pellicule de beurre.
Deux coriandres : ½ càc de graines de coriandre verte (vous pouvez ajoutez quelques pluches) – ½ de graines de coriandre séchées grossièrement écrasées
Mettez le beurre dans un petit bol mélangez avec les deux coriandres. Remplissez les bacs.
Thym et laurier : 1 càc de feuilles de thym – 6 petites feuilles de laurier frais (vous pouvez aussi utiliser de plus grandes feuilles en les coupant en gros morceaux, ne les hachez surtout pas)
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le thym. Déposez une petite feuille au fond de chaque bac, remplissez de beurre puis déposez une autre feuille de thym en l'enfonçant légèrement, elles doivent être couvert d'une fine pellicule de beurre
Origan : 1 càc d'origan frais effeuillé
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'origan . Remplissez les bacs.
Thym citron : 1 càc de thym citron (vous pouvez ajouter à ce beurre ½ càc de zeste de citron ou d'orange râpé très finement)
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le thym citron. Remplissez les bacs.
Fleurs de bourrache : 12 fleurs de bourrache
Déposez une fleur au fond de chaque bac à glaçon puis couvrez-le avec un peu de beurre, remettez une fleur puis du beurre jusqu'en haut du bac. Terminez en enfonçant une dernière fleur dans chaque bac. Elles doivent être couvertes d'une fine pellicule de beurre.
Persil, ail et poivre : 1 càc de persil frisé haché – ½ gousse d'ail passé au presse ail – ¼ de càc de grains de poivre concassé
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le persil, l'ail et le poivre. Remplissez les bacs.
Ciboulette en fleur : 1càc de ciboulette hachée finement – 3 fleurs de ciboulette émiettées
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec la ciboulette et les fleurs. Remplissez les bacs.
Une fois les bacs remplis, refermez-les s'ils ont un couvercle ou filmez-les avec du film alimentaire puis mettez au congélateur pendant au moins 4 heures. Vous pouvez conserver vos beurres pendant 2 à 3 mois et donc les retrouver avec plaisir quand il fera bien plus froid...
Utilisations : Vous pouvez utiliser vos cubes de beurres parfumés avec de nombreuses préparations soit en laissant les herbes, il suffit alors de les laisser décongeler avant de les utiliser (mettez-les au réfrigérateur la veille), ou en retirant les herbes si vous ne voulez que le beurre parfumé, faites alors fondre vos cubes de beurre dans un bol au micro-ondes avant de le filtrer à travers une passoire fine.
Deux derniers conseils, n'hésitez pas à faire vos beurres parfumés quand les herbes ou les fleurs seront les plus belles et notez bien leur composition si vous en faites plusieurs dans le même bac...
Pour retrouver les actualités de Gamm vert, vous pouvez aller sur leur site ou sur leur pageFacebook
Article sponsorisé

Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec ma tripotée de tomates cerise... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 26 juillet 2018

Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes... Et finalement l'important c'est quoi dans la cuisine ?

Souvent quand je me retrouve dans une conversation avec des amis, de la famille ou des gens et que ça parle de cuisine et de bouffe... enfin souvent ils ne disent pas bouffe comme moi mais parlent plus plutôt de gastronomie. Donc quand ça parle de ce que ceux qui marchent debout mangent, on finit souvent par trouver bien des qualités à la cuisine, bien de la convivialité, bien du partage et bien de l'échange... et je dois dire que des fois quand j'entends ça, j'ai comme une démangeaison qui me prend parce que j'ai trop souvent vu l'écart qui existe entre ces bons sentiments et la réalité que je retrouve dans certaines cuisines... Bon ce n'est pas grave non plus parce qu'il suffit que je me gratte un peu la démangeaison pour que ça me passe.
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Et puis quand mon tour arrive de parler de la... cuisine et qu'on a donc épuisé le plaisir, la convivialité, le partage et l'échange, une fois de plus je reviens sur ma petite idée fixe, je sais j'ai l'idée fixe tenace, et là je dis simplement que pour moi la cuisine c'est d'abord de l'amusement et que si on ne joue pas avec ce qui se bouffe...
J'ai toujours eu un petit côté presque enfantin quand je cuisine, ce qui donne peut-être mon côté bordélique et peut-être aussi des fois un peu trop... trop... mais ce n'est pas grave je m'amuse. Et quand j'ai Nicolas dans ma cuisine, nous sommes deux à nous amuser et ça c'est vraiment vraiment bien parce que jouer tout seul...
Et nous continuons donc tous les deux à vous présenter notre journée d'amusement derrière les fourneaux avec cette fois une pizza aussi grillée que fraîche que parfumée... une pizza qui nous ressemble à tous les deux !
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Ingrédients : 1 portion de pâte à pizza (recette à retrouver Ici) – ½ aubergine – 2 ou 3 petites tomates (nous avons utilisés celles qui apparaissent au fond de la photo) - 1 courgette jaune ou verte – 3 ou 4 càs de ricotta - 30g de feta – des herbes fraîches (basilic, thym, origan) – sel et poivre
Lavez et séchez les légumes et les herbes.
Coupez l'aubergine et la courgette en fines tranches. Placez-les sur une plaque. Arrosez d'huile d'olive, salez, poivrez. Faites cuire dans votre four préchauffé à 210º C pendant 15 à 20 minutes environ. Laissez-les refroidir.
Abaissez une boule de pâte au rouleau à pâtisserie pour former un disque d'environ 30 cm de diamètre. Farinez légèrement la bordure.
Dans un bol, fouettez la ricotta avec une cuillère à café d'huile d'olive. Poivrez généreusement. Étalez ce mélange sur la pâte. Disposez les tranches d'aubergine et de courgette sur la ricotta. Enfournez et faites cuire 8/10 minutes à 240ºC (la pâte doit être dorée et croustillante). Laissez reposer quelques minutes à la sortie du four.
Répartissez les tomates coupées en quartiers. Parsemez la pizza de feta émiettée et d'herbes fraîches effeuillées. Terminez en arrosant avec un filet d'huile d'olive.
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Mais pourquoi... que vous réservent les cuisiniers pour demain ? Surprise ! est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 5 juillet 2017

Et si on partait en Grèce en compagnie de Mikaela Liaroutsos ? Et frites de patates douces à la feta et aux herbes...

Des fois je croise des chefs et en les regardant je me dis, pourvu que leur cuisine ne leur ressemble pas... Et des fois elle leur ressemble malheureusement et d'autres... 
Quand nous sommes arrivés chez Ētsi avec Maïlys, ma complice du soir, j'ai comme souvent tordu le cou pour voir qui œuvrait en cuisine, chez Ētsi ce n'est pas compliqué tant la cuisine est ouverte et petite, et c'est donc là que j'ai croisé du regard pour la première fois Mikaela Liaroutsos. Et là, je me suis dit pourvu que sa cuisine lui ressemble tant la chef des lieux m'a semblé pétillante et même avoir une pointe de malice réjouissante dans les yeux...
Ma curiosité était déjà piqué quand nous nous sommes installés dans la salle, une petite salle claire, vivante et accueillante. Quand j'arrive dans un restaurant, surtout s'il m’entraîne dans une terre lointaine, c'est la deuxième chose sur laquelle je m'arrête. Sans doute parce que j'ai quelques souvenirs de restaurants voulant nous entraîner en Grèce à grand coup de sirtakis bruyants et de décorations un peu trop clinquantes... Là, rien de tout ça, de la simplicité et juste ce qu'il faut de Grèce pour nous dépayser gentiment.
Et puis nous avons donc mangé, parce que finalement nous venions d'abord pour ça... et là c'est à Maïlys de raconter...
Pour commencer, nous avons dégusté un tarama à des années lumière, visuellement et gustativement, du machin rose fluo qu'on connaît tous... la corbeille de pain a failli y passer!
Dans le classique? Des olives. De la spanakopita qui me rappelle des délices dévorés chez ma grand-mère d'adoption.
Dans le plus surprenant ? Bœuf Angus avec du houmous et de la betterave confite. Très bon!
Poulpe grillé et purée de fèves. Un délice ! Je rêvais de le goûter depuis que je l'avais aperçu sur le site du restaurant. Pour parler franchement, j'aurais bien volé la part de mon acolyte.
Et pour finir, ce goût inclassable de la meringue d'un dessert parfaitement citronné qui nous a fait nous gratter la tête un sacré moment avant d'abandonner et de demander la réponse... mais laissons le mystère, venez donc goûter.
Bref, une soirée pleine de découvertes géographiques et gustatives, arrosée d'un verre de vin qui me change de mon chauvinisme girondin assumé. Le tout servi et cuisiné par des gens accueillants et souriants.
Et quand nous avons fini Mikaela a eu par chance le temps de venir nous raconter un peu son parcours, les tables par où elle est passée Rostang, Lignac... et sa passion pour cette cuisine grecque qu'elle sert si bien. Et juste avant de partir je n'ai pas pu m'empêcher de lui lancer... votre cuisine vous ressemble !
Si vous cherchez une adresse où la tradition n'est pas figée mais joliment accompagnée et où Mikaela Liaroutsos ose des escapades plus originales, n'hésitez pas, cette adresse pourrait bien vous combler... et comme la terrasse est maintenant ouverte, ce voyage en Grèce n'attend plus que vous !
Ētsi se trouve 23 Rue Eugène Carrière dans le 18e arrondissement parisien
Et en attendant que vous passiez par là-bas une petite recette très ressemblante à une autre que j'ai goûté du côté du 18e arrondissement d'Athènes...
Frites de patates douces à la feta et aux herbes...
Ingrédients : 1 belle patate douce – 120g de feta – 1càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron – 1càc de miel liquide – 1petit bol d'herbes mélangées (j'ai mis basilic, origan bien sûr, et un peu de thym) - sel et poivre
Coupez les pommes de terre en frites, bon les puristes diront que j'ai la frite généreuse, donc à ma taille bien large ou moins si vous préférez.
Faites frire les frites d'abord quelques minutes dans un bain d'huile à 140° pour les cuire puis à 180° pour les dorer.
Pendant ce temps coupez la feta en cubes et mettez-la dans un shaker, une boîte fermant hermétiquement ça suffit, et ajoutez l'huile, le citron, le miel, du sel et du poivre et secouez le tout un grand coup.
Quand les frites sont prêtes, arrosez avec la sauce et finissez en couvrant généreusement avec les herbes, vous n'avez plus qu'à déguster sans attendre !
Mais pourquoi, mastic vous avez dit mastic ??? est-ce que je vous raconte ça... 

PS : Il y a un petit clin d'oeil à la Strasbourg'dream'time ! Chut !

mardi 4 juillet 2017

Tartines au beurre d'avocat aux tomates et plein de choses... parce qu'elle est comme ça la cuisine de Yotam Ottolenghi !

Je ne sais pas vous mais moi certaines fois quand j'arrive dans un endroit où ça mange, je sais que je vais arriver à un point limite à un moment et je vais quand même dire, j'reprendrais bien un p'tit truc ou deux...
Je n'ai jamais encore eu la chance de m'attabler au Nopi de Yotham Ottolenghi mais un jour en me perdant du côté de Nothing Hill j'ai quand même eu la chance de goûter la cuisine de ce diable de cuisinier. Le lieu n'est pas destiné à la restauration assise, c'est plutôt le take away qui est à l'ordre du jour là, mais si vous avez de la chance vous trouverez un peu de place à la table du fond pour grignoter, grignoter, grignoter... Et c'est ce que j'ai fait ce jour-là.
Un peu de cette salade, et un peu de cette autre et celle-ci et ça et ça et un peu de sucré, on ne va pas repartir sans un peu de sucré quand même... Je n'ai jamais su choisir et là je n'ai même pas envisagé de me poser cette question tant tout est frais, appétissant, coloré, parfumé... Et puis quand j'avais déjà dépassé le raisonnable, je me suis assis et quand j'ai fini j'ai encore moins faim qu'un pingouin après la traversée d'un banc de sardines et pourtant je n'ai pas pu résister à regoûter deux ou trois choses... enfin quatre ou cinq. Si vous passez par là, perdez-vous vous verrez, et si l'occasion ne se présente pas vous pouvez aussi retrouver Yotam Ottenlenghi dans la même forme dans ses livres qui sont maintenant traduits, jetez un œil sur son Jérusalem vous verrez...
Tout ça pour dire que quand j'ai croisé, sur la toile il y a peu, sa petite recette de tartine au beurre d'avocat, à première vue toute simple, je savais déjà que j'allais en reprendre...
Tartines au beurre d'avocat au tomate et plein de choses...
Ingrédients : 250g d'avocat (1 gros avocat et un conseil mettez-le au frais avant de préparer la recette) - 60g de beurre mou – 2 ou 3 tiges d'aneth – 2 ou 3 tiges d'estragon effeuillées – le zeste et le jus d'un citron vert – 1 vingtaine de tomates cerises coupées en deux – ¼ de tomate ananas (pas trop grosse!) coupées en tout petits cubes  - 1càs de câpres grossièrement hachés - 1gousse d'ail – des tranches de pain de campagne grillées – ¼ de càc de graines de cumin – quelques pousses de roquette - huile d'olive – sel et poivre
Préparez le pain en le frottant avec la gousse d'ail coupée en deux juste après l'avoir toasté.
Occupez-vous ensuite des tomates. Mettez dans un petit saladier les deux tomates, la moitié des herbes hachées, l'aneth et l'estragon, la moitié du zeste et du jus de citron, les câpres, un filet d'huile, du sel et du poivre et mélangez le tout.
Ensuite terminez avec l'avocat. Mettez l'avocat dans un mixer et ajoutez le beurre en morceaux, les herbes et le citron restant, le jus et le zeste, un peu de sel et de poivre et mixez le tout bien bien finement. Il faut que le beurre et l'avocat soient vraiment bien mélangés !
Ensuite deux solutions, soit vous tartinez l'avocat et vous ajoutez par dessus le mélange de tomates après les avoir égouttées, soit vous mélangez le tout comme moi et vous étalez généreusement sur les tartines.
Pour finir, répartissez les feuilles de roquette et parsemez les graines de cumin (je les avais oubliées sur la photo) et terminez avec un filet d'huile d'olive. Normalement là vous allez chercher les copains et le rosé au frais...
Mais pourquoi, je sens que je ne vais pas cuire grand chose ces prochains jours... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 2 avril 2016

Version Femina mon menu de printemps ! Tartelette multicolore, carré d'agneau et carrot cake au menu !

Après m'avoir proposé de mener un menu très garçon l'année dernière à l'occasion de la fête des père, j'ai eu la chance que Valérie de Version Femina me propose cette fois de réaliser un menu par saison !
Et cette semaine premier menu de saison, le printemps ! Certains diront qu'il arrive à peine, d'autres penseront comme moi qu'il s'installe certes doucement mais c'est aussi ça l'printemps, une saison posée entre l'hiver qui finit et l'été qui s'amènera ensuite.
Alors menu de printemps ! avec une jolie tartelette multicolore au jambon, une de ces tartes dont je ne me lasse plus depuis que j'ai vu celle de Sonia Ezgulian, un agneau tout roulé et enroulé autour de plein d'herbes et d'autres petites choses et un carrot cake lui aussi tout en parfums !
Parce que finalement pour moi, c'est ça le printemps, une sorte de réveil de nos sens qui nous donne furieusement envie de senteurs, de saveurs et de parfums, comme une préparation pour un été à venir !
Si le menu vous tente vous pouvez donc le retrouver dans le Version Femina de la semaine que vous attraperez dans vos Journaux Régionaux ou demain dans le Journal Du Dimanche dans vos kiosques !


Mais pourquoi, bon et maintenant si je réfléchissais à mon menu d'été... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 1 février 2016

Taste of Paris et si vous gagniez vos places ? Et salade à la moutarde aux pomme de terre aux haricots et aux herbes !

Le festival Taste après avoir été créé sous le ciel londonien il y a quelques années a choisi de venir aussi s'installer par chez nous sous les verrières du Grand Palais depuis l'année dernière. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Taste of Paris, pendant 4 jours, du 11 au 14 février, c'est l'occasion de découvrir les grands plats des chefs sous forme de mini-bouchées dégustation dans leur restaurant éphémère aménagé pour l'occasion. 
Des chefs, encore des chefs, toujours des chefs juste à portée de bouche... Et à cette occasion en compagnie de Maille et Taste of Paris je vous propose de gagner des invitations.
Je vous propose de gagner 2 fois 2 pass Premium Maille (d'une valeur de 138€ le pass) qui comprend une entrée VIP, 45€ de crédits à dépenser dans les restaurants, l'accès au Lounge Premium, l'accès à discrétion au Bar Premium et un coffret cadeau Maille à retirer sur le stand...
Il y aura donc 2 gagnants qui remporteront chacun 2 places, 1 gagnant pour le Vendredi 12 le soir de 19h à 23h30 et un pour le Dimanche 14 le midi de 11h30 à 16h.
Et donc, en plus de déguster les chefs, vous pourrez retrouver Maille et notamment participer à un atelier DIY pour réaliser votre moutarde surmesure ou un atelier mixologie et découvrir d'étonnants cocktails réalisés avec les vinaigres et moutardes et bien bien d'autres choses... Je vous laisse découvrir le programme ! Le programme Maille.  
Pour participer c'est comme toujours tout simple, il vous suffit d'indiquer dans les commentaires quel jour vous êtes libre pour aller au Taste of Paris et d'aller ensuite liker la page Instagram de Maille. Ensuite l'innocente main de mon hamster tirera au sort 2 d'entre vous, qui gagneront donc chacun 2 pass Premium Maille pour le jour de leur choix. Vous avez jusqu'à jeudi soir à minuit pour participer. A vous de jouer !
N'oubliez pas d'indiquer votre mail ! Et si vous voulez éviter de le laisser visible, écrivez votre commentaire sans mail, faites un copié/collé et envoyez-moi le message à l'adresse suivante : doriancuisine@free.fr. Et si je n'ai pas de mail, tant pis, mon hamster tirera quelqu'un d'autre au sort.
Et pour l'occasion je vous propose de retrouver une petite salade très moutarde qui est apparue par chez moi il y a quelques temps...
Salade à la moutarde à la pomme de terre aux haricots et aux herbes !
Ingrédients : de la moutarde au Sauterne Maille (j'ai failli utiliser celle au pesto de roquette... la prochaine fois) – 1càs de vinaigre de Sauterne Maille - 500g de petites pommes de terre nouvelles (de préférences de différentes couleurs) – 1 vingtaine de haricots verts et autant de haricots beurre – 1ou 2 oignons nouveaux rouges – 3ou 4 tiges d'estragon effeuillés – 1 tige d'aneth effeuillée – 2càs d'huile d'olive - sel et poivre
Commencez en faisant cuire séparément les pommes de terre, ne les pelez pas, lavez-les bien avant de les cuire, et les deux sortes de haricots, puis faites-les refroidir en les plongeant dans un grand saladier d'eau bien froide.
Taillez l'oignon en très fines rondelles.
Mélangez l'huile d'olive et le vinaigre avec un peu de sel et de poivre.
Coupez les pommes de terre froides en tranches et les haricots en petits tronçons.
Mélangez dans un plat les pommes de terre, les haricots, l'oignon et les herbes, arrosez avec la vinaigrette, salez et poivrez et mélangez le tout. Terminez en arrosant de quelques cuillères à café de moutarde au Sauterne, personnellement je " jette " la moutarde à la petite cuillère en slachant la salade de pomme de terre, mais vous n'êtes pas obligé, vous pouvez simplement déposer la moutarde...
Je préfère terminer par la moutarde et ne pas l'ajouter à la vinaigrette pour lui garder tout son goût et sa force, après à vous de voir !

Mais pourquoi, faire sa moutarde... je me demande bien comment on se fabrique la moutarde... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 28 avril 2014

L'huile d'olive, l'Espagne et… Moi ! Sardines à l'escabèche au menu et peut-être l'Espagne pour vous !

Avec le nom que je porte on me demande souvent d'où je viens et tout aussi souvent, un peu malicieusement je réponds, du sud… avant de préciser du sud de Paris j'suis né dans l'15e ! Là, je sens que ce n'était pas exactement la réponse attendue et qu'il s'agissait d'origines plus lointaines, alors je complète en ajoutant que mes parents, eux, sont du sud, du sud de l'Espagne, du pays où ta seule chance d'attraper un peu d'ombre est souvent liée à la présence d'un olivier salvateur !
Pendant longtemps mon " espagnitude " et moi avons eu un problème, il faut dire que ma mère a oublié de me faire connaître bien des choses de là-bas et que finalement pendant longtemps je n'ai pas su comment on retournait une tortilla, comment on frappe dans ses mains pour " tocar las palmas ", qu'il ne fallait jamais comparer la paella de sa mère avec celle d'une autre, qu'on ne peut pas aimer le Real et le Barça en même temps, et que l'huile là-bas si tu ne le précises pas et même si tu le précises c'est de l'huile d'olive ! tout ça et bien d'autres choses…
Et ce n'est que bien plus tard quand l'Espagne a commencé à me travailler que j'ai commencé à l'apprendre, ce drôle de pays où il fait parfois tellement chaud que ces jour-là je m'y sens comme un pingouin dans un sauna, une chaleur qui en a aussi fait le pays des oliviers.
Et comme souvent, j'ai commencé à découvrir l'Espagne par ce qui se mange et j'ai forcément commencé par l'huile d'olive…
D'abord timidement en mettant un petit filet sur des tomates, ces tomates trop vertes pour ici, mais tellement pleines de goûts et de saveurs, d'abord donc une simple salade. Et puis la curiosité me portant j'ai commencé à goûter des tartines de pan con tomate, ces tartines croustillantes et parfumées avec juste l'huile d'olive et la tomate… enfin à moins qu'une tranche de jambon bien fine ne vienne l'accompagner… J'avais mis le doigt dans l'huile d'olive et elle ne m'a plus quitté…
Il faudrait d'ailleurs plutôt dire les huiles d'olives tant d'une huile à l'autre il peut y avoir des différences, tant certaines sont plus ou moins fruités, donnant l'impression d'arracher l'olive à même l'arbre, alors que d'autres apportent toute leur douceur à nos plats… Difficile de parler d'une seule huile d'olive dans un pays qui compte plus de 250 variétés d'olives !
Ma cuisine est donc peu à peu devenue une cuisine habitée par le sud et l'huile d'olive, et aujourd'hui j'ai eu envie de petites sardines en escabèche, de ces sardines qui se partagent à l'heure des tapas entre amis, bien avant les repas qui n'arrivent que bien plus tard quand le frais tombe enfin.
Sardines à l'escabèche
Ingrédients : 40cl d'huile d'olive – 1kg de sardine – 5 ou 6 gousses d'ail nouveau (ou de l'ail pas nouveau si vous ne trouvez pas) – 3 ou 4 feuilles de laurier – 1 dizaine de grains de poivre – 2 ou 3 tiges d'origan frais effeuillées – 2 ou 3 tiges de thym frais effeuillées – 1 càc de pimenton (paprika fumé) – 10cl de vin blanc – 10cl de vinaigre de Xérès – de la farine – sel
Commencez en préparant les sardines. Coupez les têtes, videz-les, écaillez-les et lavez-les. Puis séchez-les avec du papier absorbant.
Passez-les dans la farine en insistant bien.
Versez 15cl d'huile d'olive dans une grande poêle et faites-la chauffer à feu moyen. Quand elle est chaude déposez-y les sardines sans trop les tasser et faites-les dorer de tous les côtés.
Procédez en plusieurs fois si nécessaire. Déposez les sardines dans un plat où elles sont bien à l'aise sans les tasser.
Une fois toutes les sardines dorées filtrez l'huile, nettoyez la poêle pour retirer les impuretés, puis remettez-là sur le feu avec l'huile filtré et les 25cl d'huile restante, cette fois à feu assez doux.
Ajoutez les gousses d'ail juste coupées en deux et laissez sur le feu jusqu'à ce que l'ail soit légèrement doré. Retirez la poêle du feu et ajoutez alors les feuilles de laurier, d'origan et de thym, et le poivre, attention alors aux projections d'huile !
Remettez la poêle sur le feu et remuez une minute ou deux.
Ajoutez le vin blanc et le pimenton, montez légèrement le feu de manière à porter le tout à ébullition. Ajoutez le vinaigre repassez à feu assez doux et laissez sur le feu pendant cinq minutes environ en remuant régulièrement.
Versez cette sauce relevée et parfumée sur les sardines.
Couvrez le plat d'un film et mettez au frais jusqu'au lendemain.
Sortez vos sardines du frais deux heures avant de les déguster.
Servez-les à quelques amis à l'heure des tapas avec quelques belles tranches de pain et un joli Xérès bien frais et vous verrez que ce tapeo risque très vite de vous oublier l'heure !

Escabeche sardines
Ingredients: 40cl olive oil - 1kg sardines - 5 or 6 cloves spring garlic (or regular) - 3 or 4 bay leaves - about 10 peppercorns - 2 or 3 sprigs fresh oregano, leaves picked - 2 or 3 sprigs thyme, leaves picked - 1 tsp smoked paprika - 10cl white wine - 10cl Sherry vinegar - flour - salt
Cut the heads off the fish, gut, scale and wash them. Dry with paper towel.
Coat them well with flour.
In a large pan, pour 15cl of olive oil on medium heat. When it’s hot, put the sardines (do not overcrowd the pan) and brown them on all sides. Do so in several batches if necessary. Place in a large dish (again, it shouldn’t be overcrowded).
When all the sardines are golden brown, filter the oil and clean up the pan to remove all impurities. Put the filtered oil back in the pan with the remaining 25cl, on low heat this time.
Add the garlic, just halved and leave on the heat until lightly golden. Remove the pan from the stove and add the bay leaves, oregano, thyme and pepper. Be careful with the projections of hot oil!
Put back on the stove and stir for a couple of minutes.
Add the white wine and smoked paprika. Turn the heat up a bit to bring to the boil. Add the vinegar and turn down the heat again. Leave for another 5 minutes stirring regularly.
Pour this spicy sauce on the fish.
Cover with cling film and put in the fridge until the day after.
Take the sardines out of the fridge about 2 hours before serving.
Enjoy with friends at tapas time with slices of bread and a glass of cold Sherry.
Et si vous aussi vous aimez les tapas et l'huile d'olive, l'Huile d'Olive d'Espagne vous propose de réaliser des tapas qui vont peut-être vous permettre de gagner un bien joli voyage en Espagne !
Pour participer, rien de plus facile :

Tous les détails sur le concours se trouvent sur cette page, La recette qui vous emmène en Espagne, une page répondra à toutes vos questions sur le concours !
Et pour tout savoir sur l'Huile d'Olive d'Espagne vous pouvez la rejoindre sur FaceBook, Twitter et sur son blog, Goûtez notre style de vie, le blog.
Article sponsorisé

Mais pourquoi, je vous ai déjà parlé de la recette de la dinde en escabèche ??? est-ce que je vous raconte ça…

samedi 4 janvier 2014

Le samedi serait-il le jour du bonheur domestique ??? Et tortilla de patatas aux herbes au four parce qu'il est bien bon de ne rien faire… ou presque !

Pendant longtemps j'ai cru que le samedi était le jour où les femmes se faisaient plaisir en s'occupant de leur maison.
Il faut dire que du temps où je pouvais encore passer debout et même sur la pointe des pieds, sous le petit pêcher du jardin  je voyais ma mère s'affairer à laver, frotter, briquer du sol au plafond sans jamais nous demander la moindre aide et avoir à la fin de la journée, une sorte de regard et un sourire  béat quand elle s'installait enfin dans le fauteuil de la salle à manger.
Et ce n'était pas que ma mère, toutes les amies de ma mère semblaient atteinte du même mal domestique du samedi heureux. A chaque fois que nous allions chez l'une ou l'autre, un samedi donc, elle commençait par dire tu ne sais pas ce que j'ai fait aujourd'hui, avant d'aligner la longue liste des tâches ménagères, sous le regarde admiratif des autres assises autour d'elle.
Généralement une suivante décrivait alors son samedi, puis une autre et une autre et… tout le monde y passait et chacune tapait dans les mains en sifflant d'admiration pour féliciter la conteuse. Là, je me disais y'a pas elles passent de bien bons samedis !
Et puis un jour, il y a quelques années, je suis devenu père au foyer et mes samedis ont commencé à ressembler à ceux de ma mère. Parce qu'à ma vitesse de garçon forcément la maison ressemblait le samedi venu, après une semaine passée en ma compagnie, à un truc qu'un ouragan aurait traversé plusieurs fois en long, en large et en travers !
Et comme à l'époque c'est Marie qui travaillait pendant que moi… je ne me voyais pas lui infliger la double peine en lui demandant de ranger mes errements de la semaine, déjà que je lui collais les enfants…
Alors moi aussi, je me suis souvent retrouvé le samedi soir venant, après avoir redonné visage humain à ma maison, avec une sorte de regard et un sourire béat assez proche de la méduse sortie de l'eau depuis une semaine. Et là j'ai vite compris que ce que je prenais tout jeune pour du plaisir…
Du coup quand je peux prendre un samedi après-midi à ne pas faire grand chose je me dis qu'un peu de cuisine de pas grand chose aussi eh bien ce n'est pas si mal ! Et ces samedis-là je prépare des plats qui se font le plus possible sans moi comme cette tortilla dont le four s'occupe pour moi !
Une idée que j'avais attrapé au vol lors d'un atelier consacré à la pomme de terre en notamment en compagnie de Fred Chesnau, le cuisinier globe trotteur, et de Yannick Leclerc du Purgatoire, un chef que j'aime particulièrement parce que je repars toujours après nos rencontres avec une valise de bonnes idées.
Tortilla de patatas aux herbes au four
Ingrédients  pour 6 : 10 œufs – 1kg de pommes de terre à chair ferme – 1 botte d'oignons nouveaux – 1 bouquet de persil plat - de l'huile d'olive - sel
Pelez puis coupez les pommes de terre en fines lamelles, utilisez une mandoline si possible.
Lavez et séchez les pommes de terre.
Passez les pommes de terre dans un bain d'huile à 160° à la friteuse ou dans une casserole jusqu'à ce qu'elles soient cuites et commencent à peine à dorer. Egouttez-les bien.
Emincez la botte d'oignons nouveaux en séparant le blanc et le vert.
Versez un filet d'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir le blanc des oignons jusqu'à ce qu'ils commencent à colorer.
Versez les œufs dans un saladier et fouettez-les rapidement.
Ajoutez les pommes de terre, le blanc et le vert des oignons et le persil haché grossièrement, salez et poivrez généreusement. Mélangez le tout.
Versez cette préparation dans un moule rond antiadhésif huilé de 24cm.
Enfournez dans un four préchauffé à 140/150° pendant trente-cinq à quarante minutes.
Vérifiez que la tortilla est bien cuite à cœur, sinon prolongez encore la cuisson de quelques minutes.
Coupez le four, laissez la tortilla dedans pendant une quinzaine de minutes avant de la sortir.
La tortilla doit commencer à dorer et être totalement cuite à l'intérieur.
Vous pouvez à ce moment passer la tortilla sous un grill bien chaud pour finir de la dorer ou alors si elle se décolle bien en restant entière la démouler, la couper en quatre puis la dorer dans une poêle bien chaude avec un filet d'huile.
J'ai choisi de réaliser cette tortilla avec du persil plat mais n'hésitez pas à varier les plaisirs et à la réaliser avec d'autres herbes. Choisissez par exemple du cerfeuil, de la coriandre ou même de la menthe (dans ce cas effeuillez la menthe avant de la hacher). Par contre je pense qu'une seule herbe à la fois évite les risques de mélanges pas très heureux.
Et si jamais vous voulez la recette de la tortilla dans les règles de l'art passez donc chez Pascale là : La tortilla con patatas

Mais pourquoi, et dire qu'avec une simple tortilla j'arrive encore à libérer l'ouragan… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 21 novembre 2013

Kale !!! Et si pour une fois j'écrivais un titre très très court… encore loupé ! Cake de Kale !

J'ai souvent la truffe aux aguets dès lors que j'ai l'espoir goûter un nouveau venu du côté de mes papilles. Et depuis qu'Arnaud a installé son étal sur mon marché à moi, les occasions de goûter du nouveau du côté du végétal ne manquent pas.
Celui-là, le kale, ne m'était pas complètement inconnu puisque je l'avais déjà croisé quelques fois mais c'était quand même la première fois que j'en attrapais un tout entier ! Le Kale c'est cette drôle de verdure à côté du cake de la photo, un légume qui prend d'ailleurs différentes formes, plus ou moins long, plus ou moins frisé. Quoi qu'il en soit le voilà dans mon p'tit panier et forcément en rentrant je me suis demandé ce qu'on pouvait en faire, forcément c'est pas le genre de question qu'un impulsif de l'achat alimentaire se pose avant, ça serait tellement moins drôle.
Heureusement je sais que je peux compter sur certaines de mes connaissances de la toile quand j'ai un problème de ce genre et naturellement je suis allé demander  à  Sandrine qui tient l'indispensable A la table de maman Dine ce que je pourrais bien en faire de ce truc tout vert.
Et avec son savoir faire habituel pour cuisiner ce qui pousse dans la terre,  elle a trouvé une tripotée de bonnes idées pour s'occuper de mon nouvel invité ! Et quelques jours plus tard je trouvais chez elle un joli smoothie tout vert, et une idée maligne pour ne rien gâcher quand on smoothe, et des chips et une soupe verteavec des orties et des poireaux et du kale forcément et…
J'ai toujours été étonné de ce qu'elle arrive à faire avec du vert et de l'imagination culinaire !
J'étais rassuré sur les possibilités offerte par ce nouveau venu et je me suis alors souvenu d'un cake rencontré chez Souvlaki Forthe Soul, un autre blog que je ne peux que vous conseiller, un cake que j'ai mis au menu chez moi histoire de voir le sort que réserveraient les miens à ce fameux kale…
Ingrédients : 1 bon bol de feuilles de kale (environ 70g) émincés en tronçons d'environ 1cm – 300g de farine - 200g de feta – 1 petit bouquet de persil et un autre de menthe – 2càc de levure chimique – 1 yaourt à la grecque (120g) – 120g de crème liquide entière – 9cl d'huile d'olive – 3oeufs – sel et poivre – du parmesan râpé pour saupoudrer au moment de servir
Mélangez dans un saladier la farine, la levure, le kale, le persil et la menthe hachée, la feta, salez et poivrez.
Dans un autre saladier mélangez le yaourt, la crème liquide, l'huile d'olive et les œufs.
Versez ce dernier saladier sur le premier et mélangez sans trop insister, dès que la pâte est formée arrêtez de mélanger.
Versez dans un moule beurré et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant environ 50 minutes.
Laissez tiédir avant de démouler. Juste avant de servir saupoudrez avec le parmesan râpé.
Kale cake
Ingredients: a bowl of kale (about 70g), cut into 1 cm pieces - 300g flour - 200g Feta cheese - 1 small bunch parsley - 1 small bunch mint - 2 tsp baking powder - 1 Greek yogurt (120g) - 120g single cream - 9cl olive oil - 3 eggs - salt & pepper - Parmesan cheese
In a large bowl, mix together the flour, baking powder, kale, chopped parsley and mint, Feta cheese, salt & pepper.
In another bowl, mix together the yogurt, single cream, olive oil and eggs.
Pour the liquid on the dry ingredients and combine everything. Do not over mix, stop when the batter is just done.
Pour in a buttered pan and bake in the oven, preheated at 180°C/350°F, for 50 minutes.
Let warm down before removing from the pan. Sprinkle with Parmesan cheese just before serving.


Mais pourquoi, décidément y'a des jours où j'me dis que green is vraiment beautifulll ! est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 5 avril 2013

Le vendredi c'est retour vers le futur... Salade d'herbes aux fraises et à la mozzarella pour essayer d'attirer le soleil !

Ayé je me suis posé sur mes terres loin de la chaleureuse Thaïlande et je dois dire qu'en sortant de l'aéroport souriant en tongs et tee-shirt j'ai connu comme un frissonnement et j'ai même eu le poil des pattes qui s'est dressé. 
J'ai réprimé un j'aurais pas froid là en souvenir des quelques jours de très très grande chaleur que je viens de vivre. Mais je n'ai pas pu m'empêcher, pour ce retour vers le futur de mon retour, de chercher une recette qui appelle quand même le soleil et la chaleur qui va sans doute arriver ici aussi... sans doute !
Salade d'herbes aux fraises et à la mozzarella
Ingrédients :
1 belle poignée de pousses de salades mélangées – 2 tiges de menthe effeuillées – 2 tiges de cerfeuil effeuillées – de l’origan effeuillé – 125g de fraises coupées en deux (pas trop grosses de préférence) – une douzaine de framboises - 1 boule de mozzarella - poivre
Pour la vinaigrette : 2càs de vinaigre balsamique blanc – 1càc de gelée de cassis – 10 framboises – 2càc d'huile d'olive
Commencez par faire la vinaigrette. Mettez dans une petite casserole le vinaigre, le cassis, et les framboises et faites bouillir à feu vif. Passez alors le tout à travers une passoire et reversez le liquide dans la casserole, réduisez en un sirop épais. Versez-le dans un bol, ajoutez l'huile et mélangez bien. Si la vinaigrette est trop épaisse diluez-la avec 1càc d'eau. Défaites la mozzarella à la main ou coupez-la en assez fines tranches. Répartissez joliment tous les ingrédients de la salade, les pousses, la menthe, le cerfeuil, l'origan, la mozzarella, les fraises et les framboises.
Assaisonnez avec la sauce et finissez avec quelques tours de moulin à poivre et éventuellement un trait d'huile d'olive, salez si nécessaire et mangez de suite.
Herb salad with strawberries and mozzarellaIngredients: 1 large handful mixed salad sprouts - 2 sprigs mint, leaves picked - 2 sprigs chervil, leaves picked - oregano leaves - 125g strawberries, halved (buy strawberries that are not too big if you can) - dozen raspberries - 1 ball mozzarella - pepper
For the dressing: 2 Tbsp white balsamic vinegar - 1 tsp blackcurrant jelly - 10 raspberries - 2 tsp olive oil
Start with the dressing.
In a small saucepan put the vinegar, blackcurrant jelly and raspberries and bring to the boil on high heat.
Filter, pour this liquid back in the saucepan and reduce to a thick syrup.
Pour in a bowl and mix well with the oil. If you find your dressing a bit too thick, add 1 tsp water.
Cut the mozzarella into thin slices.
Arrange on a plate all the ingredients for the salad: sprouts, mint, chervil, oregano, mozzarella, strawberries and raspberries.
Season with the dressing. Top with some freshly ground pepper, maybe a drizzle of olive oil and salt if necessary. Serve immediately.
 
Mais pourquoi, c'est quand même beau un poil qui frissonne ! est-ce que je vous raconte ça...

mardi 5 février 2013

Des livres et des livres, mes coups d'cœur de 2012 ! Voyage en Provence au pays de l'huile d'olive avec Elisabeth Scotto et agneau croustillant au menu !

Quand on a comme moi deux parents qui sont nés au sud du sud, du côté de cette Andalousie où le soleil ne sait pas retenir ses rayons, on a forcément quelque part, un gène curieux au goût du fruit de là-bas, le gène de l'olive…
Et forcément aussi quand j'ai vu arriver l'Huile d'olive L'or de la Provence, paroles d'oléiculteurs le livre qu'Elisabeth Scotto a écrit en compagnie d'Olivier Baussan et d'Edouart Sicot au Chêne, forcément il me fallait ce livre !
L'huile d'olive bien sûr mais ce livre m'attirait inévitablement surtout et d'abord à cause de la signature d'Elisabeth Scotto.
 Elisabeth Scotto est une des cuisinières qui a fait qu'aujourd'hui la cuisine n'est plus une obligation de deux fois par jour, et est devenue presque toute ma vie entière, il faut dire que je lui dois bien des plaisirs…
Grâce à Elisabeth j'ai même pris du plaisir à aller chez dentiste, médecin et spécialistes divers, grâce aux petites fiches cuisine qu'elle produit depuis bien des années pour Elle et que l'hypocondriaque que je suis traquais sans pitié dans les cabinets médicaux. Et grâce à cette traque de recettes j'oubliais la roulette du dentiste, les mauvaises nouvelles du médecin, un hypocondriaque ne peut imaginer que des mauvaises nouvelles ! et je ressortais des cabinets avec juste l'envie de cuisiner et un sourire affamé au bord des lèvres.
Et surtout grâce à Elisabeth et ses livres j'ai appris à cuisinier bien des choses, moi qui suis un cuisinier des livres. Et chaque nouveau rendez-vous, avec elle et ses sœurs, est donc quelque chose que j'attends et que je guette avec impatience.
Et avec ce nouveau livre j'ai retrouvé tout ce que j'aime dans les recettes d'Elisabeth Scotto. Quelque chose qui tient de l'évidence et de la simplicité, rien d'inutile, les recettes  sont d'abord servies par le goût et les parfums des produits et par les inimitables savoirs faire de la cuisinière. Et c'est comme ça que j'ai déjà mis un foutu nombre de marque-ta-page dans ce livre, promesses d'autant de moments gourmands, spaghettis aux palourdes et cake pomme-pistaches, salade de blé aux légumes et tartines pecorino-jambon, pizza bianca en sandwich et… tant d'autres… tant de moments gourmands donc en sa compagnie.
Les recettes bien sûr, mais aussi les mots des producteurs qu'Elisabeth Scotto a été recueillir, parce que ce livre n'est pas qu'un livre de recettes, c'est un livre de passion et d'apprentissage de ce qu'est l'huile d'olive. Un livre où l'on suit les producteurs à travers leur vie, leurs choix et leurs envies, à travers leur huile d'olive unique et particulière.
Alors si vous aussi vous voulez vous plonger dans les huiles d'olives n'hésitez pas L'Huile d'olive L'or de la Provence, paroles d'oléiculteurs le livre d'Elisabeth Scotto d'Olivier Baussan et d'Edouart Sicot au Chêne est un bien beau voyage et vous aussi après sa lecture vous allez vous attraper un gène curieux au goût du fruit de là-bas, le gène de l'olive…
Agneau croustillant presque comme Elisabeth Scotto
Ingrédients : 1 épaule d'agneau désossée – 1 tête d'ail – 4 brins de romarin – 4 feuilles de laurier (un rajout personnel) – 10cl de vin blanc – 3 ou 4 càs d'huile d'olive – sel et poivre
Etalez la viande puis coupez-la en très beaux cubes, douze dit Elisabeth et moi comme je ne sais pas compter je me suis retrouvé avec neuf…
Versez 1càs d'huile sur la viande et massez-la avec.
Versez le reste de l'huile dans une grande cocotte, il faut que la viande y tienne sur une seule couche, côté couenne vers le bas après l'avoir salée et poivrée.
Mettez sur feu assez vif et faites rapidement colorer la viande seulement d'un côté, ne la retournez pas.
Ajoutez les gousses d'ail et les herbes, ajoutez le vin blanc, couvrez et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 1h30. Découvrez ensuite et prolongez la cuisson de 30minutes.
Personnellement j'ai arrêté la recette là en utilisant le jus pour terminer mon accompagnement de riz. Alors qu'Elisabeth propose de retirez la viande et le gras et de déglacer le fond de la marmite avec quelques cuillères à soupe d'eau… Là, à vous de voir !


Mais pourquoi, bon j'ai pas un rendez-vous chez le dentiste moi justement ??? est-ce que je vous raconte ça…