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mardi 16 juin 2020

Tarte aux tomates amandes herbes et fleurs... parce que Yotam Ottolenghi...

En cuisine j'ai quelques chefs ou cuisiniers que je suis à la trace tel le chien truffier à la recherche de sa... truffe ! Et d'ailleurs plusieurs d'entre eux viennent d'outre Manche. Comme quoi la cuisine en Angleterre mérite d'après moi bien mieux que... enfin ça s'est bien arrangé depuis le temps lointain où on pouvait jouer aux billes sur la table des restaurants avec leurs petits pois et où certaines sauces avait plus du visqueux que du véritablement réjouissant. Et parmi ces cuisiniers qui ont posé leurs casseroles par là-bas, il y en a un que je suis donc comme le chien précédemment cité, Yotam Ottolenghi !
J'aime sa cuisine cosmopolite, cette cuisine empreinte de ses origines attrapées du côté de Jérusalem et mélangées à tout un tas d'autres influences pour composer ainsi des propositions plus que réjouissantes et gourmandes.
Et aujourd'hui en me baladant dans mon potager, j'ai remarqué qu'années après années les jolies fleurs de bourrache et les herbes aromatiques prennent de plus en plus de place...
Bon, rien d'étonnant puisque mon potager, malgré mes suppliques, continue à faire à peu près ce qu'il veut. Et pourtant je vous assure que j'y met de la bonne volonté et que je lui parle presque tous les soirs, que je fais à chaque fois la longue liste de ce que j'aimerai y voir pousser... et, vous n'allez pas le croire, rien n'y fait. J'ai beau parlementer, il n'écoute rien ! Bon, un jour quand j'aurai usé mes arguments potagers je passerai peut-être à la binette, mais avant de telles extrémités, j'ai encore quelques discours à tenter...
Du coup beaucoup de bourrache et d'herbes et moins d'idées pour les passer en cuisine. Elle continue juste à ravir les abeilles du coin, ce qui, somme toute, n'est déjà pas mal... Jusqu'à ce que je me dise que j'irais bien y voir du côté de Yotam Ottolenghi des fois qu'une de ses recettes tout en fraîcheur se prête à se faire fleurir. Et c'est comme ça que je suis tombé sur cette tarte à la tomate et aux amandes que j'ai décidé de couvrir d'herbes et de fleurs... 
Tarte aux tomates amandes herbes et fleurs...
Ingrédients : 1 ou 2 belles tomates – 1 rouleau de pâte feuilletée – 60g de beurre bien mou - 45g d'amande en poudre – 30g de chapelure – 1 gousse d'ail – 15g de parmesan – 45g de ricotta - 1 douzaine de feuilles de basilic (si possible de différentes couleurs) – 2 branche d'origan frais effeuillé - 1 douzaine d'olives dénoyautées à l'huile – des fleurs de bourrache – sel et poivre
Commencez en mixant ensemble dans un bol le beurre et l’œuf, puis ajoutez en mixant l'ail passé au presse-ail et l'amande en poudre. Arrêtez le mixer et ajoutez le parmesan, la ricotta et la moitié de l'origan, poivrez et mélangez le tout rapidement, vous pouvez aussi le faire à la cuillère.
Tapissez un moule à tarte beurré et fariné avec la pâte feuilletée, vous pouvez éventuellement la précuire un peu. Mon moule fait 22cm mais je pense que vous pouvez pousser à 24cm.
Tartinez la crème aux amandes dans le fond et déposez par-dessus la tomate coupée en tranches d'un demi-centimètre. Parsemez l'origan restant et au four ! Pendant un trentaine de minutes dans un four préchauffé à 180° en surveillant la cuisson pour que la pâte ne brûle pas.
Une fois sortie du four laissez un peu tiédir et transformez votre tarte en joli jardin en parsemant dessus les olives, les feuilles de basilic et les fleurs de bourrache !
Mais pourquoi, retourner à Londres pour m'attabler chez Ottolenghi... bientôt... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 19 avril 2019

Carpaccio de saumon fumé et fruits rouges printaniers... parce que j'arrive à me perdre dans mon jardin...

J'ai toujours été plutôt un urbain et même plutôt plutôt... et donc forcément par opposition le vert et la campagne ne sont pas vraiment mon premier choix quand je dois choisir un lieu pour aller me poser que ce soit pour quelques jours ou même pour quelques heures. S'il m'arrive de passer par un champ, un p'tit bois ou un vert vallon, c'est souvent à cause du hasard d'une route ou plus certainement parce que je me suis perdu, j'ai quelque fois l'orientation approximative.
Du coup j'ai pendant longtemps regardé le jardin qui entoure notre maison assez perplexe en me demandant si comme toutes les campagnes ce petit bout de chez moi était aussi habité par des bestioles farouches et si ce vert jardin n'était pas prêt à avaler toute la maison en la couvrant de verdure et de fleurs... Comme je l'ai dit, plutôt plutôt urbain.
Et puis on a commencé à rendre notre jardin comestible et là, ça changeait bien bien des choses. Parce que je ne regardais plus l'herbe pousser, ce qui ne m'a jamais vraiment passionné, j'attendais patiemment que fruits et légumes me tombent dans un bec que j'avais grand ouvert comme l'autre goupil attendant son fromage. Et petit à petit, je ne me suis plus gratté quand un brin d'herbe me touchait, ni parti en courant en agitant des bras mous parce qu'un insecte était passé dans mon environnement proche... enfin proche.
Et aujourd'hui il m'arrive même d'aller y voir de plus près à la recherche d'herbes, de celles qui se mangent et de fleurs qui elles aussi peuvent finir dans l'assiette. Bon je ne me roule pas encore sauvagement dans l'herbe mais maintenant au lieu de passer par le jardin par hasard, ou parce que je m'y suis perdu, je me pose et je regarde pousser... aujourd'hui les dernières primevères qui m'ont servi à réaliser ce petit plat au saumon et aux fruits rouges.
Carpaccio de saumon fumé et fruits rouges printaniers
Ingrédients : 12 tranches de saumon – 1 quinzaine de framboises – 1 dizaine de mûres – 1càs de myrtilles – 2 tiges d'origan frais – quelques fleurs de primevères - de l'huile d'olive – sel et poivre
Posez trois tranches de saumon sur un film alimentaire de manière à former un rond même approximatif. Remettez un film par-dessus et passez un coup de rouleau pour étalez un peu le saumon, retirez le film du dessus et à l'aide d'un cercle ou d'une assiette plus petite taillez un cercle de la taille du fond des assiettes que vous allez utiliser, regardez la photo vous allez comprendre plus facilement.
Déposez le saumon à l'aide du film dans le fond de l'assiette, recommencez de manière à préparer trois autres assiettes. Arrosez les assiettes avec un filet d'huile.
Coupez les framboises en deux et les mûres en tranches. Parsemez-les dans les assiettes ainsi que les groseilles et les feuilles d'origan, terminez en déposant les fleurs.
Pour réaliser cette recette j'ai utilisé un saumon écossais pure origine, salé au sel sec, fumé par combustion lente au bois de hêtre et tranché sans congélation proposé par Kritsen, un saumon donc aussi bien élevé, parce que toute les étapes sont maîtrisées, que préparé.
Mais pourquoi, bon de toute manière je ne crains plus les bestioles j'ai mes vaccins en règle... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 14 avril 2019

Ma jardinière du jardinier... parce que le jardinier et le cuisinier ont bien des choses à faire ensemble...

Je n'ai pas vraiment la main verte... enfin il faudrait sans doute que j'essaie un peu plus souvent de traîner dans mon jardin pour vraiment en être sûr, mais la cuisine n'est pas partageuse et le temps file tellement vite... Et pourtant mes plus lointains souvenirs ne se déroulent pas dans une cuisine mais bien dans le jardin familial, dans ce jardin où j'ai vécu bien des aventures et planté de mes petites mains quelques-unes des plantes qui se mangent qui y poussaient.
Il faut dire qu'à cette époque-là j'étais entouré d'un père qui adorait son jardin et d'une mère qui était aussi rare en cuisine qu'un pingouin en visite estivale du côté de Tamanrasset. Logiquement j'avais donc plus de chances de finir les mains dans la terre, plutôt que de les faire tourner au dessus de mes gamelles, enfin logiquement si j'avais été plus attentif et passionné par les plantations paternelles... Mais je dois avouer qu'à cette époque mes aventures imaginaires me prenaient bien du temps et qu'il en restait bien peu pour le reste...
Enfin bon même si le potager n'est toujours pas mon royaume, d'autres à la maison me soulagent de devoir m'y installer souvent et me permettent d'en tirer principalement les bénéfices donc sans trop d'efforts. N'empêche que de temps en temps j'y traîne pour aller y chercher une petite herbe ou un beau légume arrivant à point nommé pour finir dans ma gamelle.
Et du coup quand Gamm vert chez qui je vais régulièrement chercher graines, plants et conseils, m'a proposé de réaliser une jardinière de légumes à ma manière, un plat que je ne me lasse pas d'essayer de réhabiliter. Je me suis dit que l'on pourrait sans doute associer dans l'assiette le jardinier et le cuisinier...
Ma jardinière du jardinier...
Ingrédients : 300g de petites pommes de terre du type grenailles - 4 carottes fanes - 4 petits navets nouveaux - 1 vingtaine de pointes d'asperges vertes - 150g de haricots verts - 2 oignons nouveaux - 180g de petits pois - 180g de fèves fraîches - 4 tiges de basilic effeuillées -30g de beurre - 1,5 litre de bouillon de légumes - sel et poivre – quelques fleurs de primevère
Pelez les pommes de terre puis coupez-les en deux ou en 4 selon leur taille.
Lavez les carottes en les frottant, coupez-les en deux dans la longueur puis en petits tronçons.
Lavez les navets puis coupez en fins quartiers.
Coupez les pointes d'asperge en deux dans la longueur.
Équeutez les haricots puis coupez-les en petits tronçons.
Coupez les oignons nouveaux en fines tranches.
Portez à ébullition 1 litre de bouillon de légume et mettez-y à cuire les pommes de terre à petits bouillons pendant une douzaine de minutes, elles doivent alors être presque cuites.
Ajoutez alors les carottes, les navets, les haricots verts et les petits pois puis deux minutes plus tard les asperges et prolongez la cuisson de deux minutes.
Égouttez tous les légumes puis versez-les rapidement dans un grand saladier d'eau bien froide puis égouttez-les de nouveau.
Faites alors cuire à part les fèves fraîches dans le bouillon restant toujours à petits bouillons pendant 2 minutes. Gouttez-les, versez-les rapidement dans un autre saladier d'eau bien froide puis égouttez-les de nouveau. Enlevez la peau des fèves et ajoutez-les aux autres légumes.
Faites chauffer une poêle à feu moyen et mettez-y le beurre. Dès qu'il commence à mousser ajoutez les oignons nouveaux puis les autres légumes bien égouttés et laissez-les dans la poêle juste le temps de les réchauffer.
Salez si nécessaire, poivrez et servez dans les assiettes.
Terminez en parsemant les feuilles de basilic et les primevères sur les assiettes.
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Et si vous aussi vous aimez cuisiner ce qui pousse au jardin, je ne saurais trop vous conseiller d'aller y voir du côté du blog de ma voisine du bout de la rue... par là : Un jardin dans ma cuisine !

Mais pourquoi, et si j'allais voir si j'ai déjà quelques petites choses à récolter dans le potager ? Est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 19 septembre 2018

Vite vite c'est bientôt la fin de la saison des herbes fraîches ! Mes beurres aux herbes et plein de choses !

Le jardin est un drôle d'endroit où finalement j'apprends bien d'autres choses que de planter des petites graines dans la terre. J'ai d'abord appris la patience, forcément la patience, parce qu'au jardin tu ne demandes pas à la petite dame qui te sert un peu de ça et puis de ça et encore de ça...
Tu plantes un truc, une graine ou une pousse et puis... tu attends, tu attends, tu attends et peut-être qu'un jour si tu as été bien bien patient et attentif tu as un peu de ci et puis de ça et encore de ça qui finit par pousser !

Ce qui ne veut d'ailleurs pas dire que tu finiras pas cueillir le salaire de ton labeur, autant certaines plantes rempliront ton panier de joie, de fruits et de légumes, autant d'autres resteront sans tenir leurs jolies promesses comme ça a été le cas pour mes courgettes cette année qui après de bien jolies fleurs ont oublié de passer à de bien jolies courgettes... 
Ce qui pousse dans la terre demande donc de la patience qui peut durer plus d'une année.
Et puis quand tu as eu toute la patience du monde et que tu as été généreusement récompensé à un moment de l'année, vers maintenant, quand l'été devient automne indien avant de se rafraîchir, tout s’accélère ! Et là au contraire tu sens qu'il ne faut plus attendre mais bien cravacher pour ne rien perdre.
D'un coup, d'un seul, tu sais que tes belles petites tomates et tes jolies herbes vont maintenant finir de rougir et de verdir pour prendre les couleurs de l'automne et en fin de compte finir par faner dans quelques semaines, quelques jours, quelques heures...
Et voilà donc le nouveau pari que m'a lancé Gamm vert, chez qui je vais régulièrement chercher graines, plants et conseils, que faire pour conserver la senteur et le parfum de ces herbes avant qu'ils s'envolent dans le vent d'automne.Et c'est comme ça que j'ai eu envie d'aller préparer quelques beurres qui vous parfumeront la cuisine pendant tout l'hiver !
Mais avant de passer aux recettes elles-mêmes quelques petits conseils pour réaliser vos beurres parfumés...
Pour le beurre : Utilisez du beurre pommade pour réaliser vos glaçons et surtout pas du beurre fondu. Le beurre fondu laisserait remonter toutes les herbes à la surface et le beurre ne serait alors parfumé qu'en surface. 
Alors que le beurre pommade va permettre de bien mélanger les herbes et de bien les répartir. Et de préférence réalisez votre beurre pommade avec du beurre doux plutôt qu'avec du beurre demi-sel.
Pour rendre le beurre pommade, sortez-le du réfrigérateur 1 ou 2 heures (selon la température ambiante) avant de l'utiliser et coupez-le en cubes dans une assiette. Quand le beurre est bien ramolli et que vous pouvez l'étaler comme une pommade dans l'assiette avec le dos d'une cuillère, écrasez-le à la fourchette avant de le mettre dans un bol. Surtout ne le replacez pas au réfrigérateur.
Pour les herbes : Selon les herbes il vaut mieux les utiliser en effeuillant seulement les branches de thym, romarin, origan... ou en les coupant en gros morceaux comme le laurier ou bien en les hachant plus ou moins finement comme l'estragon, l'aneth, la ciboulette...
Pour les fleurs : N'hésitez pas à utiliser les fleurs, et les fleurs des herbes pour préparer vos beurres comme le thym, la coriandre ou la ciboulette, elles apporteront goût et visuel à vos beurres parfumés.
Mes beurres aux herbes et à plein de choses !
Ingrédients pour 3 cubes de beurre : Comptez environ 50g de beurre pommade
Thym et Romarin : 1 càc de thym effeuillé - 3 plumeaux de romarin
Mettez le beurre dans un petit bol ajoutez le thym et mélangez. Mettez un plumeau de romarin au fond de chaque bac puis remplissez de beurre. Terminez en déposant un plumeau de romarin dans chaque bac et en l'enfonçant légèrement, ils doivent être couverts d'une fine pellicule de beurre.
Aneth et baies roses : 1 càc d'aneth grossièrement haché – ½ càc de baies roses
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'aneth et les baies roses. Remplissez les bacs.
Estragon et badiane : 1 càc de feuilles d'estragon grossièrement hachées – 3 étoiles de badiane
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'estragon. Remplissez les bacs. Terminez en déposant une étoile de badiane dans chaque bac et en l'enfonçant légèrement, elles doivent être couverte d'une fine pellicule de beurre.
Deux coriandres : ½ càc de graines de coriandre verte (vous pouvez ajoutez quelques pluches) – ½ de graines de coriandre séchées grossièrement écrasées
Mettez le beurre dans un petit bol mélangez avec les deux coriandres. Remplissez les bacs.
Thym et laurier : 1 càc de feuilles de thym – 6 petites feuilles de laurier frais (vous pouvez aussi utiliser de plus grandes feuilles en les coupant en gros morceaux, ne les hachez surtout pas)
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le thym. Déposez une petite feuille au fond de chaque bac, remplissez de beurre puis déposez une autre feuille de thym en l'enfonçant légèrement, elles doivent être couvert d'une fine pellicule de beurre
Origan : 1 càc d'origan frais effeuillé
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec l'origan . Remplissez les bacs.
Thym citron : 1 càc de thym citron (vous pouvez ajouter à ce beurre ½ càc de zeste de citron ou d'orange râpé très finement)
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le thym citron. Remplissez les bacs.
Fleurs de bourrache : 12 fleurs de bourrache
Déposez une fleur au fond de chaque bac à glaçon puis couvrez-le avec un peu de beurre, remettez une fleur puis du beurre jusqu'en haut du bac. Terminez en enfonçant une dernière fleur dans chaque bac. Elles doivent être couvertes d'une fine pellicule de beurre.
Persil, ail et poivre : 1 càc de persil frisé haché – ½ gousse d'ail passé au presse ail – ¼ de càc de grains de poivre concassé
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec le persil, l'ail et le poivre. Remplissez les bacs.
Ciboulette en fleur : 1càc de ciboulette hachée finement – 3 fleurs de ciboulette émiettées
Mettez le beurre dans un petit bol et mélangez avec la ciboulette et les fleurs. Remplissez les bacs.
Une fois les bacs remplis, refermez-les s'ils ont un couvercle ou filmez-les avec du film alimentaire puis mettez au congélateur pendant au moins 4 heures. Vous pouvez conserver vos beurres pendant 2 à 3 mois et donc les retrouver avec plaisir quand il fera bien plus froid...
Utilisations : Vous pouvez utiliser vos cubes de beurres parfumés avec de nombreuses préparations soit en laissant les herbes, il suffit alors de les laisser décongeler avant de les utiliser (mettez-les au réfrigérateur la veille), ou en retirant les herbes si vous ne voulez que le beurre parfumé, faites alors fondre vos cubes de beurre dans un bol au micro-ondes avant de le filtrer à travers une passoire fine.
Deux derniers conseils, n'hésitez pas à faire vos beurres parfumés quand les herbes ou les fleurs seront les plus belles et notez bien leur composition si vous en faites plusieurs dans le même bac...
Pour retrouver les actualités de Gamm vert, vous pouvez aller sur leur site ou sur leur pageFacebook
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Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec ma tripotée de tomates cerise... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 9 septembre 2018

Entre envie de vider mon frigo... mes frigos, et envie de couleurs ! Ma pizza multicolore du dimanche soir...

J'ai chez moi beaucoup, beaucoup, beaucoup... de bouffe ! Des fois quand je me lève j'hésite à regarder sous mon lit de peur qu'un frigo ait poussé là pendant que j'en écrasais. Il faut dire que quand tu fais beaucoup, beau... enfin bref des recettes du matin au soir et même quelquefois tardivement dans la nuit, eh bien tu te retrouves avec un peu de ça et de ça et ça et de... un peu de tout en fait ! Et beaucoup de un peu, au final ça fait simplement beaucoup !
Du coup de temps en temps quand j'ai envie d'une petite pizza du dimanche soir, d'un truc facile qui va vite vite disparaître eh bien je regarde à droite et à gauche, dans mes frigos et mes placards et même quelquefois comme aujourd'hui dans mon jardin avec pour mission de ne rien rien rien acheter d'autre que la pâte à pain, parce que le dimanche c'est jour de fainéantise culinaire et donc pas le jour à se pétrir la pâte !
Et voilà donc comment au final est sortie du four cette pizza multicolore du dimanche soir !
Ma pizza multicolore du dimanche soir...
Ingrédients : 300g de pâte à pain – 3 ou 4 chipolatas – 1 boule de mozzarella – 1 oignon – 1gousse d'ail - 300g de coulis de tomate (j'ai utilisé le coulis de tomates bio de Mutti) – 1càs d'huile d'olive – 6 tomates cerise – 1 ou 2 tiges de basilic – 1 ou 2 tiges d'origan frais – quelques fleurs de bourrache (surtout pour faire joli donc facultatif) - sel et poivre
Commencez en préparant la sauce. Enlevez la peau des chipolatas, la mozza en fines tranches, puis égouttez bien les tranches, émincez l'oignon finement et passez l'ail au presse-ail.
Faites chauffer l'huile dans une casserole, ajoutez l'ail et l'oignon et faites revenir 5 minutes à feu doux en remuant régulièrement. Ajoutez les chipo, mélangez en défaisant les chipo et faites revenir le tout 3 minutes de plus. Ajoutez le coulis, la moitié du basilic et de l'origan et 15cl d'eau, salez, poivrez, mélangez bien, portez à ébullition puis laissez blobloter à feu moyen jusqu'à ce que la sauce redevienne bien épaisse, soit une bonne quinzaine de minutes.
Étalez votre pâte à pain, étalez bien, puis couvrez avec la sauce de la poêle et enfin avec la mozzarella en la déchirant grossièrement.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une douzaine de minutes.
Dès que la pizza est bien cuite sortez-la et terminez en parsemant dessus juste avant de la servir, les herbes restantes, les tomates coupées en deux et les fleurs parce que c'est joli les fleurs ! Un trait d'huile d'olive et à table !
Mais pourquoi, un jour j'arriverai à ne plus rien avoir dans mes frigos... un jour lointain... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 19 avril 2014

Ça se bouffe mais seulement en images… La bourrache !

Après le kale et les pousses de kale les salsifis et les fraises blanches voilà la bourrache, une nouvelle venue dans cette série Ça se bouffe mais seulement en images… consacrée à mes petites rencontres dans le domaine de ce qui se bouffe, illustrée juste par une image, pour vous permettre, à vous aussi, de voir vraiment de quoi il s'agit !
Du temps de mes culottes courtes mes parents avaient un couple d'amis que l'on considérait… comme gentils parce qu'à l'époque "originaux" aurait presque été une insulte.
Il faut dire que ces deux-là passaient souvent leurs dimanches après-midi dans les bois et les sous-bois du côté du bois de Boulogne à traquer la petite feuille et la fleur comestible. De quoi passer à cette époque lointaine où les exploits du fils des âges farouches étaient encore d'actualité, pour des doux-dingues. Finalement ils n'étaient peut-être que des précurseurs…
Aujourd'hui les petites fleurs sont sur bien des tables au point que l'on peut se demander si certains restaurateurs ne feraient pas mieux de les oublier tant parfois elles sont inutiles au plat proposé… Mais dans le domaine de la bouffe, il y aussi des modes…
En tout cas voilà un nouvel ingrédient juste pour le plaisir des yeux, un ingrédient que j'aime bien utiliser de temps en temps avec ce petit goût étrange que je trouverais presque maritime et ça jolie touche de couleur ! Qui a dit que j'étais imperméable aux modes !
Et pour finir n'oubliez pas que les jeunes feuilles au goût beaucoup plus corsé et végétal sont aussi utilisables surtout ciselées pour étonner vos salades par exemple.


Mais pourquoi, je me demande si la prochaine de la série ne va pas ressembler à des pousses de… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 19 août 2012

Quand faut y aller ben faut y aller ! Mais qu'est-ce que c'est difficile ! Et pâtes de l'amour multicolores… pour qu'ils ne m'oublient pas trop vite…

J'ai toujours du mal à m'éloigner de mes petits castors à moi, de mes petits poussins… Ceux qui me connaissent savent que j'ai des chromosomes de poule, de père-poule !
Du coup quand il s'agit de partir pour une petite escapade de deux jours à peine sans eux j'ai la terrible impression que ça ne serait pas pire si je les conduisais moi-même au fond des bois après avoir vérifié qu'ils n'ont pas de petits cailloux dans les poches ! ça serait pas pire…
Alors j'ai vérifié qu'ils aient de quoi manger un peu plus que nos deux jours d'absence. J'ai prévu chouya large au cas où, normalement ils devraient pouvoir tenir un p'tit trimestre ou deux… Quoique, on sait jamais ! Un volcan qui se réveille, une mer qui s'assèche et la transformation subite de tout le pétrole du monde en eau d'boudin et tout ça dans la foulée… si c'est possible ! Et Dublin Maule à pied avec descente et remontée dans les fonds marins vides et ça le fait le p'tit trimestre !
Et j'ai aussi vérifié tout le reste au moins vingt fois, les fringues, les sous, les clés, les téléphones d'urgence, les pompiers, la police, le véto pour l'autre à poils, SOS câlins du soir, le numéro de comment trouver mes parents alors qu'ils marchent depuis Dublin… tous les numéros… et tout le reste…
Enfin à vrai dire pour ça j'ai plutôt angoissé Marie avec, vu qu'elle est quand même plus efficace que moi alors que moi je transmets merveilleusement bien mes névroses de père-poule inquiet ! Et plutôt vingt fois qu'une.
Et là, ayé, faut partir alors hier soir j'ai fait un grand plat de pâtes, le plat du dernier soir. Donc j'ai fait des pâtes et je les ai apportées sur la table avec la lèvre du bas qui tremblotait avec l'œil qui demandait ça sera pas le dernier hein hein dites-moi que ça sera pas le dernier… Et pour les rassurer je leur ai dit que c'était des pâtes avec de l'amour, beaucoup d'amour… Peut-être en espérant qu'ils se jettent dans mes bras pour me rassurer. Et eux qu'est-ce qu'ils ont fait ??? Ben, ils ont mangé les pâtes… Des fois la vie est quand même bien cruelle !
Mais j'ai pas vraiment le temps de répondre à cette question j'ai encore deux ou trois p'tits trucs à vérifier… Marie ? Marie ???
Les pâtes de l'amour multicolores…
Ingrédients : 250g de pâtes papillon – 1 quinzaine de mini-poivrons de toutes les couleurs – 1 belle poignée de tomates cerise – 4 ou 5 gousses d'ail – de l'huile d'olive – des fleurs de coriandre et de basilic (sinon des petites feuilles) - sel et poivre
Lavez les poivrons puis coupez-les en deux et égrenez-les.
Mettez les dans un plat allant au four arrosez-les d'un léger filet d'huile d'olive, salez et poivrez ajoutez les gousses d'ail seulement écrasées et enfournez à 180° pendant une quinzaine de minutes.
Pendant ce temps faites cuire les pâtes selon les indications du paquet.
Coupez les tomates cerises en deux et ajoutez-en les deux tiers aux poivrons au bout de quinze minutes, montez le four à 200° et poursuivez la cuisson pendant une dizaine de minutes. Les poivrons doivent encore être un peu croquant mais aussi commencer à noircir.
Retirez du feu, ajoutez les pâtes et mélangez bien le tout. Couvrez et laissez comme ça trois minutes le temps que tous les parfums se mélangent.
Ajoutez les tomates restantes, mélangez et saupoudrez le plat avec les herbes et un dernier filet d'huile. Vous n'avez plus qu'à regarder les vôtres manger avec les yeux de…
 
Mais pourquoi, finalement deux jours c'est pas loin c'est juste 48heures, 2880 minutes, 172800 secondes…  est-ce que je vous raconte ça…