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jeudi 16 novembre 2017

J'aime la purée même quand il n'y a pas du bon beurre dedans ! Ma purée végan multicolore...

J'aime la cuisine verte, végétarienne ou végan, comme je l'ai déjà dit par ici parce qu'elle me pousse à cuisiner autrement, autres produits, autres manières de faire. Ce qui ne veux pas dire que je cherche obligatoirement à faire différemment, aujourd'hui, jour de purée. Pour la réaliser j'ai utilisé un presse purée et pas une scie sauteuse... ça aurait sans doute été plus original mais tellement moins pratique...

Par contre je n'ai pas pensé ma purée comme celle que j'aime tant avec des pommes de terre et du beurre dedans, beaucoup de beurre même... parce que si l'une me semble d'un réconfort total, une sorte de doudou dans lequel je pourrais même m'allonger, enfin à condition d'en faire vraiment beaucoup, l'autre m'a semblé pouvoir devenir un moment de fraîcheur plein d'énergie, ce qui par les temps qui courent...
C'est donc une purée végan et multicolore que j'ai décidé de réaliser aujourd'hui parce que la cuisine verte peut être pour moi bonne et belle et tout un tas d'autres choses ! Mais ça, on commence à sacrément s'en rendre compte et vraiment pas que moi.
Ma purée végan multicolore...
Ingrédients :
Pour les deux purées : 400g de patates douces violettes (sinon prenez des blanches ou des oranges mais là le côté bicolore...) - 400g de potimarron – 20cl de crème de coco – sel et poivre
Pour lui mettre sur la tête : 1 douzaine de brins de coriandre – 2 ou 3 càs de graines de grenade – 2 ou 3 càs de pistaches - ½ càc de curry – le zeste d'¼ de citron vert râpé très finement 
Commencez en pelant et coupant en cubes les patates douces et le potimarron. Faites-les cuire séparément chacun dans sa casserole d'eau bouillante légèrement salée, comptez une petite dizaine de minutes. Comme la cuisson va dépendre de la taille de vos cubes, vérifiez-la en plantant un couteau dans un cube de temps en temps, ça résiste c'est pas assez cuit, ça ne résiste plus c'est bon !
Égouttez le contenu des casseroles (vous allez alors vous rendre compte que le violet des patates douces a viré au bleu...) toujours séparément et remettez dans les casseroles puis faites un peu sécher à feu tout doux. Écrasez toujours séparément les deux purées, au presse-purée si vous avez, sinon au moulin à légumes mais surtout on évite le mixer plongeant. Personnellement j'ai pas mal insisté pour une fois pour faire une purée assez lisse mais ça c'est vous qui voyez. Salez et poivrez à votre goût.
Allongez ensuite avec la crème de coco jusqu'à obtenir la consistance désirée, ne mettez pas tout d'un seul coup, vous aurez peut-être trop. En tout cas une fois la bonne consistance obtenue, donnez un grand coup de fouet dans chacune des purées pour leur donner une jolie onctuosité.
Pendant la cuisson préparez le mélange à lui mettre sur la tête. Hachez grossièrement les brins de coriandre et les pistaches, puis mélangez tous les ingrédients dans un bol.
Servez les purées dans les assiettes, comme moi en lignes ou comme vous voulez puis terminez en laissant chacun se servir du contenu du bol à son goût !
Et si vous voulez retrouver ma version pommes de terre et beurre tout aussi bicolore cliquez sur le visuel si dessous.
https://doriannn.blogspot.fr/2016/10/si-tu-fais-de-la-puree-mets-du-beurre.html
Mais pourquoi, décidément ma 4 saisons du coin de la rue m'étonnera toujours... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 5 juillet 2017

Et si on partait en Grèce en compagnie de Mikaela Liaroutsos ? Et frites de patates douces à la feta et aux herbes...

Des fois je croise des chefs et en les regardant je me dis, pourvu que leur cuisine ne leur ressemble pas... Et des fois elle leur ressemble malheureusement et d'autres... 
Quand nous sommes arrivés chez Ētsi avec Maïlys, ma complice du soir, j'ai comme souvent tordu le cou pour voir qui œuvrait en cuisine, chez Ētsi ce n'est pas compliqué tant la cuisine est ouverte et petite, et c'est donc là que j'ai croisé du regard pour la première fois Mikaela Liaroutsos. Et là, je me suis dit pourvu que sa cuisine lui ressemble tant la chef des lieux m'a semblé pétillante et même avoir une pointe de malice réjouissante dans les yeux...
Ma curiosité était déjà piqué quand nous nous sommes installés dans la salle, une petite salle claire, vivante et accueillante. Quand j'arrive dans un restaurant, surtout s'il m’entraîne dans une terre lointaine, c'est la deuxième chose sur laquelle je m'arrête. Sans doute parce que j'ai quelques souvenirs de restaurants voulant nous entraîner en Grèce à grand coup de sirtakis bruyants et de décorations un peu trop clinquantes... Là, rien de tout ça, de la simplicité et juste ce qu'il faut de Grèce pour nous dépayser gentiment.
Et puis nous avons donc mangé, parce que finalement nous venions d'abord pour ça... et là c'est à Maïlys de raconter...
Pour commencer, nous avons dégusté un tarama à des années lumière, visuellement et gustativement, du machin rose fluo qu'on connaît tous... la corbeille de pain a failli y passer!
Dans le classique? Des olives. De la spanakopita qui me rappelle des délices dévorés chez ma grand-mère d'adoption.
Dans le plus surprenant ? Bœuf Angus avec du houmous et de la betterave confite. Très bon!
Poulpe grillé et purée de fèves. Un délice ! Je rêvais de le goûter depuis que je l'avais aperçu sur le site du restaurant. Pour parler franchement, j'aurais bien volé la part de mon acolyte.
Et pour finir, ce goût inclassable de la meringue d'un dessert parfaitement citronné qui nous a fait nous gratter la tête un sacré moment avant d'abandonner et de demander la réponse... mais laissons le mystère, venez donc goûter.
Bref, une soirée pleine de découvertes géographiques et gustatives, arrosée d'un verre de vin qui me change de mon chauvinisme girondin assumé. Le tout servi et cuisiné par des gens accueillants et souriants.
Et quand nous avons fini Mikaela a eu par chance le temps de venir nous raconter un peu son parcours, les tables par où elle est passée Rostang, Lignac... et sa passion pour cette cuisine grecque qu'elle sert si bien. Et juste avant de partir je n'ai pas pu m'empêcher de lui lancer... votre cuisine vous ressemble !
Si vous cherchez une adresse où la tradition n'est pas figée mais joliment accompagnée et où Mikaela Liaroutsos ose des escapades plus originales, n'hésitez pas, cette adresse pourrait bien vous combler... et comme la terrasse est maintenant ouverte, ce voyage en Grèce n'attend plus que vous !
Ētsi se trouve 23 Rue Eugène Carrière dans le 18e arrondissement parisien
Et en attendant que vous passiez par là-bas une petite recette très ressemblante à une autre que j'ai goûté du côté du 18e arrondissement d'Athènes...
Frites de patates douces à la feta et aux herbes...
Ingrédients : 1 belle patate douce – 120g de feta – 1càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron – 1càc de miel liquide – 1petit bol d'herbes mélangées (j'ai mis basilic, origan bien sûr, et un peu de thym) - sel et poivre
Coupez les pommes de terre en frites, bon les puristes diront que j'ai la frite généreuse, donc à ma taille bien large ou moins si vous préférez.
Faites frire les frites d'abord quelques minutes dans un bain d'huile à 140° pour les cuire puis à 180° pour les dorer.
Pendant ce temps coupez la feta en cubes et mettez-la dans un shaker, une boîte fermant hermétiquement ça suffit, et ajoutez l'huile, le citron, le miel, du sel et du poivre et secouez le tout un grand coup.
Quand les frites sont prêtes, arrosez avec la sauce et finissez en couvrant généreusement avec les herbes, vous n'avez plus qu'à déguster sans attendre !
Mais pourquoi, mastic vous avez dit mastic ??? est-ce que je vous raconte ça... 

PS : Il y a un petit clin d'oeil à la Strasbourg'dream'time ! Chut !

jeudi 10 mars 2016

Et si c'était vraiment l'année de la boulette ? Houmous et patates douces et boulettas d'agneau !

Comme j'avais eu la main un peu lourde hier en faisant trempouiller mes pois chiches aujourd'hui après les falafels c'est donc houmous au programme... Houmous et boulettas !
Il faut dire que la boulette est presque une deuxième nature culinaire pour moi, et ça depuis bien bien longtemps, bien avant qu'elles ne deviennent à la mode par ici, ou que je rencontre d'étranges boulettes géantes chez mes amis belges, mais ça je vous en reparle très vite.

La boulette et moi, c'est donc une vielle histoire que je vous ai déjà racontée quelque part, une histoire qui vient du fin fond de mes origines du sud du sud et dont j'écris régulièrement de nouveaux épisodes. Il faut dire que si chez moi bien des plats sont sources de non ça je n'aime pas je te l'ai déjà dit papa... La boulette, elle, ne connait pas la crise des vocations chez mes mangeurs affamés qui se ruent toujours dessus tel un vol de pingouin sur un rayon de glaces aux sardines.
Du coup quand j'ai envie de jouer sur du velours et être sûr que tout le monde va aimer mon plat, la boulette est mon amie ! Et comme moi aussi j'adore la belle dodue...
Il n'en fallait pas plus pour que je ressorte le même Hummus Bros. Levantine Kitchen pour me lancer dans un plat où houmous et boulettes se partagent le plat !
Houmous et patates douces et boulettas d'agneau
Ingrédients pour 4 affamés :
Pour le houmous : 120g de pois chiches – 1càc de bicarbonate de soude - 120g de patates douces – le jus d'1 citron – 90g de tahini – 1belle gousse d'ail – huile d'olive - sel et poivre
Pour les boulettes : 750g de viande d'agneau haché (si vous avez un gentil boucher comme le mien demandez lui de vous hacher de l'agneau, 2/3 de maigre dans l'épaule, 1/3 de plus gras dans l'épigramme) – 1 petit oignon - 5 gousses d'ail – 60g de mie de pain – 10cl de lait -1càc de harissa – 1bouquet de basilic – 1bouquet d'origan frais – 1 boîte de tomate concassées (400g) – huile d'olive - sel et poivre
Commencez la veille en faisant tremper vos pois chiches. Faites-les ensuite cuire avec le bicarbonate jusqu'à ce qu'il soient fondants, les miens ont cuit 1h30. Egouttez-les ensuite en réservant le jus de cuisson puis laissez-les refroidir.
Faites cuire la patate douce en cubes à la vapeur jusqu'à ce qu'elle soit fondante, comptez une vingtaine de minutes et laissez-la refroidir.
Mettez l'ail dans votre mixer et mixez-le finement. Ajoutez les pois chiches, la patate douce, le jus de citron et le tahini et mixez le tout finement, insistez bien. Ajoutez éventuellement un peu d'eau de cuisson des pois chiches si votre houmous est trop épais, j'en ai ajouté environ 10cl. Une fois que vous avez un beau houmous bien lisse et onctueux réservez-le au frais le temps de préparer les boulettes.
Mettez dans un mixer l'oignon coupé en 4, 2 gousses d'ail coupées en 2 et dégermées, le pain et le lait, la harissa, une dizaine de feuilles de basilic et autant d'origan et mixez tout ça finement.
Versez dans un saladier, ajoutez la viande, salez et poivrez et mélangez le tout. Formez vos boulettes, les miennes font environ 40g, et déposez-les dans un plat. Mettez-le plat au congélateur une vingtaine de minutes puis redonnez-leur une forme bien ronde.
Faites chauffer à feu bien vif 2càs d'huile d'olive et faites-y dorer rapidement les 3 gousses d'ail restantes juste écrasées rapidement. Quand elles sont bien dorées enlevez et faites alors dorer les boulettes dans l'huile. Videz l'huile, remettez les gousses d'ail, ajoutez la tomate concassée et une dizaine de feuilles de basilic et autant d'origan. Mélangez le tout, baissez le feu et laissez blobloter à couvert une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Ne vous inquiétez pas si une boulette ou deux explosent en vol votre sauce n'en sera que meilleure.
Quand les boulettes sont prêtes servez le houmous dans les assiettes et déposez les boulettes au centre, quelques feuilles de basilic et d'origan et un filet d'huile d'olive... bien sûr vous pouvez préparer séparément le houmous et les boulettes mais...
Mais pourquoi, bon tant que ce n'est pas l'année des méduses... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 27 novembre 2012

Mange ta soupe ! Elle est douce ma patate ! Elle est douce !!! Patates douces au four en p'tite soupe

Les jours se suivent et se… ressemblent. Je sors dehors et là je me prends une bourrasque humide en pleine tête et puis je vais discuter avec mes amis les escargots qui batifolent de joie dans l'humidité ambiante. A force d'un tel beau temps j'ai les pieds qui ressemblent à des bottes en caoutchouc et les doigts aussi ridés qu'après un bain de trois heures. Si  t'es pas un escargot, une grenouille ou un champignon pris d'une pousse sauvage, ben reste chez toi !
Y'a pas, les jours se suivent et se ressemblent. Et moi je continue à suivre le même traitement du temps à grands coups de soupes bien chaudes ! Et ce soir c'est la patate douce qui a fini dans mon p'tit bol réchauffe dedans.
Patates douces au four en p'tite soupe
Ingrédients : 2 belles patates douces – 1 oignon jaune – 2càs de noix de cajou grillées à sec - du bouillon de légumes –  huile d'olive – du yaourt nature - sel et piment d'Espelette
Pelez et coupez les patates douces et l'oignon en morceaux.
Mettez tout ça sur une plaque à four, arrosez d'un filet d'huile d'olive et d'un peu de sel.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° et laissez cuire le tout pendant une petite trentaine de minutes en remuant de temps en temps. Au final les patates douces  et les oignons doivent être tendres et dorés.
Mixez le tout en ajoutant un peu de bouillon de légumes chaud jusqu'à obtenir un velouté léger.
Servez dans des bols et ajoutez 1càs de yaourt sur chaque soupe, un peu de noix de cajou grossièrement hachées et du piment à votre goût.
Dégustez en pensant à vos amis les escargots qui n'ont pas de mains pour tenir leur cuillère…

Mais pourquoi, bon et si je faisais une soupe de salsifis maintenant… enfin si je trouve une recette ! est-ce que je vous raconte ça…