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vendredi 11 septembre 2020

Ma p'tite soupe à la japonaise... parce que j'aime toujours autant me balader par là-bas...

Il y a des quartiers de Paris que j'aime un peu plus que les autres et " étonnamment " c'est aussi ceux où je vais faire mes petites courses cosmopolites. Du nord au sud et de l'ouest à l'est, j'ai comme ça mes quartiers chinois, turcs ou indiens et bien sûr japonais où ma carte bleue change régulièrement de couleur pour passer au rouge voire certaines fois au cramoisi... 
Et parmi tous ces lieux de la capitale, je dois dire que j'ai une passion particulière pour ces quelques rues qui se trouvent autour de l'Opéra et qui me permettent de me croire pendant quelques heures du côté du Japon. Je peux me balader là pendant des heures juste à regarder... en fait non, je devrais dire que je pourrais si je voulais mais justement je ne veux pas ! Du coup je me promène, flânant a priori sans raison et puis je lâche le monstre et je remplis tous les sacs que je peux de joyeuses emplettes avant de m'arrêter quand je ne peux plus rien porter de plus...
Et c'est comme ça que je retrouve plein plein de choses dans mes placards et que j'ai retrouvé hier un tas de petites choses que j'aime à mettre dans ma petite soupe du soir.
Ma p'tite soupe à la japonaise...
Ingrédients : 75cl de bouillon de légumes bio - 1/2 càc de dashi déshydraté (facultatif si vous voulez que votre soupe soit végétarienne) - 1 ou 2càs de sauce soja - 1càs de mirin - 4 fines tranches de gingembre - 4càc de miso clair - 1 ou 2 cives - 1 douzaine de pois gourmands - 1/2 carotte nouvelle - 1 chou bok choy (selon la taille vous pouvez en mettre 2) - 8 shiitakés frais (s'ils sont secs faites-les infuser dans du thé tiède pour les réhydrater) - 4 jaunes d’œufs - 60g de udons de blé plats secs (ou de ramens)
Émincez finement les cives. Coupez en trois en biseaux les pois gourmands. Pelez puis taillez en julienne la carotte. Coupez le chou bok choy en six ou en huit dans la longueur selon sa taille. Coupez les shiitakés en tranches.
Faites cuire les nouilles  en suivant les indications indiquées sur l'emballage. Egouttez-les puis passez-les sous l'eau froide et réservez-les.
Versez le bouillon dans une casserole et ajoutez le dashi déshydraté, le soja, le mirin et le gingembre et fouettez le tout. Portez à ébullition.
Ajoutez la moitié de la cive, les pois gourmands, le chou et le shiitakés dans la casserole et faites-les cuire assez rapidement. Personnellement comme j'aime les légumes très croquants, cinq minutes ont suffi mais n'hésitez pas à prolonger si vous trouvez que ce n'est pas assez.
En tout cas quand c'est cuit à votre goût ajoutez les udons et laissez-les réchauffer.
Badigeonnez les assiettes avec chacune une càc de miso, vous pouvez le mélanger dans la soupe mais j'aime bien qu'il surprenne mes mangeurs en apparaissant peu à peu... à vous de voir !
Déposez délicatement dessus le bouillon fumant, les légumes et les udons. Parsemez la moitié des cives restantes et terminez en posant les jaunes d’œufs les fesses dans le bouillon histoire de lui réchauffer... les fesses ! Dégustez sans attendre !
Mais pourquoi, vivement que le vieux monde revienne que je retourne au Japon de Paris... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 14 juillet 2020

Mes p'tites crèmes soja et vanille parce que le soja et moi on commence à faire copain copain !

Longtemps j'ai regardé les boissons végétales au soja en penchant la tête et en fronçant le nez, histoire d'habitudes que je n'avais pas, pendant des années je me suis vidé une demi-vache chaque matin. Et puis peu à peu à force de fréquenter quelques petits bouibouis du 13e arrondissement, j'ai découvert bien des choses à manger mais aussi à boire et que le soja pouvait m'apporter bien des plaisirs !
Bon, je dois dire que certaines fois je n'étais pas sûr de ce que buvais ni d'ailleurs ce que je mangeais... mais ce n'était pas grave, mes serveurs préférés m'indiquaient que telle boisson était bonne et sucrée et que telle autre n'était pas facile... une manière aimable de me la faire éviter. Je suivais donc leurs conseils et, à part quelques étonnements, je buvais et rebuvais selon leurs conseils. Parmi ces boissons il y en avait de nombreuses à base de soja. C'est comme ça que je me suis rendu compte que si "nature" le soja n'était pas ma boisson préférée, mélangé on pouvait en faire de bien belles choses !
Et comme depuis quelques jours, j'avais une bouteille de boisson végétale au soja dans mon frigo, je me suis attrapé pour une fois l'envie, non pas de la boire, mais de la manger sous forme de crème onctueuse et vanillée, et je dois dire que ça a été une bien bonne idée !
Mes p'tites crèmes soja et vanille
Ingrédients : 50cl de boisson végétale au soja - 45g de vergeoise blonde (vous pouvez utiliser un autre sucre parfumé, sucre de coco ou muscovado) - 30g de de maïzena - 1 gousse de vanille (ou 1càc ou plus selon sa force d'extrait de vanille)
Fouettez dans une casserole le sucre en poudre et la maïzena, ça vous évitera les grumeaux.
Ajoutez la boisson végétale au soja peu à peu en fouettant.
Fendez la gousse de vanille en deux, grattez-la au-dessus de la casserole et mettez-la aussi dans la casserole.
Chauffez le tout à feu moyen tout en fouettant jusqu'à ce que la crème commence à épaissir, attention pas trop sinon en refroidissant ça va être très épais.
Versez dans des petits ramequins et mettez au frais, vous allez voir c'est onctueux et parfumé !
Et si vous aimez le chocolat vous pouvez en faire une version... chocolat ! Au dernier moment ajoutez 60g de chocolat noir haché assez fin et mélangez jusqu'à ce qu'il soit complètement fondu... tout simple !
Mais pourquoi, bon j'ai pas du tofu sur le feu moi... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 20 juillet 2019

Mon turbot à l'asiatique... parce que le poisson est enfin de retour dans ma cuisine !

Dans le domaine de la cuisine je suis un envieux pathologique, ce qui veut dire que j'ai des envies tout l'temps, partout, de nouvelles recettes pour peu qu'elles me fassent de l'œil quand elles me passent sous le nez. Je suis un peu comme un pingouin qui s'alignerait un rang de sardines d'un pôle à l'autre et qui se dirait en arrivant... et si on se faisait le retour...
Du coup la jolie recette pour laquelle j'ai eu les yeux de Chimène pendant... jusqu'à la suivante donc, se retrouve facilement au 127e rang le temps que je feuillette trois revues, un livre et une paire de blogs. Et forcément quand je prends une bonne résolution comme celle de faire un joli poisson plus souvent par ici, le temps que je ramasse la prochaine recette... Mais bon comme je suis têtu comme une huître à marée basse embrassant son rocher je ne lâche pas l'affaire jusqu'à ce qu'une nouvelle boucle me fasse retomber sur mes envies !
Et c'est comme ça qu'aujourd'hui je me suis dit qu'un joli turbot à l'asiatique, ça serait une bien bonne idée, surtout que j'avais au congélateur de très beaux filets que j'avais levé sur la bête il y a quelques temps. Ce turbot-là, encore une fois quand il s'agit de poisson, je le dois à La Godaille, ces pêcheurs logés du côté de Cherbourg et qui proposent de livrer à votre porte des poissons d'une fraîcheur irréprochable.
Mon turbot à l'asiatique...
Ingrédients : 2 beaux filets de turbot - 4càs d'eau - 4càs de sauce soja - 1càc de sucre en poudre -
1 échalote coupée en julienne - 2càs de gingembre coupé en julienne - 2càs de carottes en julienne -
½ gousse d'ail en julienne - 2 càs d'huile de tournesol - 1 bouquet de coriandre - 1càs de jus de citron - 1 oignon nouveau émincé finement - 1 bouquet de coriandre effeuillé - sel poivre
Pour le fumet de poisson (si vous êtes pris d'un coup de fainéantise culinaire prenez du fumet tout prêt) : 3 carottes - 2 oignons - 1 poireau - 1 bouquet garni - 1,5 litre d'eau – 1kg de parures de poisson (si comme moi vous avez levé les filets du turbot vous avez de quoi faire!) – 20g de beurre - sel et poivre
Préparez le fumet de poisson. Pelez puis rincez les carottes, les oignons et le poireau. Coupez le tout en morceaux.
Faites revenir les oignons dans une grande casserole pendant 5 minutes. Ajoutez les carottes et le poireau, mélangez et laissez revenir le tout quelques minutes de plus.
Versez l'eau et portez à ébullition. Ajoutez le bouquet garni et les parures de poisson coupées en gros morceaux.
Salez, poivrez et laissez cuire à petits bouillon environ 30 minutes. Passez alors le bouillon au chinois sans presser. Réservez le liquide au chaud.
Mélangez dans un bol l'eau, la sauce soja, le sucre, le jus de citron. Salez et poivrez.
Faites chauffer l'huile dans une petite poêle. Ajoutez le gingembre, les carottes, l'ail, l'échalote et faites-les revenir 1 minute. Ajoutez le contenu du bol, portez à ébullition et retirez du feu. Réservez au chaud .
Versez le fumet dans une grande sauteuse. Faites le chauffez puis déposez-y le turbot et pour le cuire à frémissements 8 à 10 minutes.
Égouttez le turbot et déposez-le dans les assiettes.
Arrosez-le avec la sauce. Terminez en parsemant la coriandre et l'oignon nouveau.
Si vous aussi vous avez des furieuses envies de poissons, n'hésitez pas à jeter un œil sur le site de La Godaille, vous trouverez des poissons « nobles » comme le turbot ou la lotte, mais aussi d'autres à des prix très raisonnables et tout aussi savoureux, comme l'églefin, le merlan ou la limande... chez eux c'est par là : La Godaille
Mais pourquoi, bon et maintenant quel autre poisson va passer à la casserole ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 16 avril 2018

Et si on faisait voyager la Morteau ? Morteau et gambas en voyage du côté de Biénoa...

Des fois quand j'ouvre mon frigo, je ne sais vraiment pas ce qu'il y a dedans, ceux qui ont déjà passé par chez moi et ouvert cette porte-là le savent, il vaut mieux avoir quatre mains voire huit pour retenir tout ce qui pourrait en tomber... C'est toujours le même problème, le rangement et moi c'est quelque chose de relatif, de relativement relatif même...
Du coup certaines fois quand je me demande ce que je vais cuisiner le soir, je ne me le demande pas longtemps et je cuisine finalement ce qui me tombe dans les mains à peine la porte ouverte. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé avec une saucisse de Morteau dégringolante alors que quelques instants plus tôt mon hamster affamé m'avait dit... tu f'rais pas un petit plat asiatique pour finir le riz ? Et en me voyant avec ma saucisse à la main j'ai bien senti que... N'empêche, je ne me suis pas démonté et je lui ai juste dit, je vais te préparer une espèce de drôlerie qu'on mangeait dans une p'tite taule de Biénoa pas très loin de Saïgon...
Et c'est comme ça que quelques temps plus tard je lui proposais ma...
Morteau et gambas en voyage du côté de Biénoa...
Ingrédients : 1 saucisse de Morteau – 20 belles gambas décortiquées – 1 botte d'oignons nouveaux – 1càs d'huile de tournesol - 1 ou 2càs de miel liquide – 1 ou 2 de sauce soja (utilisez de préférence une sauce soja peu salée) – 1càc de nuoc nam – le jus d'½ citron vert – 10 tranches très fines de gingembre frais - 1 gousse d'ail - ½ piment oiseau – quelques tiges de la coriandre fraîche
Commencez en faisant cuire la saucisse de Morteau à petits frémissement pendant 40 minutes. Égouttez-la, coupez-la en deux dans la longueur puis en tranches d'environ ½ cm.
Faites chauffer une grande casserole d'eau puis quand elle commence à frémir jetez-y les demi-tranches de Morteau. Remuez 2 ou 3 minutes. Égouttez bien ensuite.
Émincez les oignons nouveaux, réservez l'équivalent de 4càs de vert.
Pelez puis émincez finement l'ail. Hachez finement le piment.
Mélangez dans un bol le miel, la sauce soja, le nuoc nam, le jus de citron et 5cl d'eau. Vous pouvez faire chauffer quelques secondes au micro-ondes pour que le tout se mélange bien.
Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse ou une grande poêle et faites rapidement saisir les crevettes à feu bien vif. Retirez-les et réservez-les. Mettez-y ensuite l'oignon, l'ail, le gingembre et le piment et faites sauter toujours à feu vif 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez la saucisse de Morteau, mélangez, ajoutez la sauce et remuez jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse, ça va assez vite. Dès que la sauce enveloppe bien la saucisse, ajoutez les crevettes et remuez pendant une minute.
Servez dans les assiettes et terminez en jetant par dessus le vert de l'oignon nouveau restant et de la coriandre hachée. N'oubliez pas de servir avec du riz !
Mais pourquoi, comment elle s'appelait déjà... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 10 juillet 2016

Le dimanche c'est No Meat Today ! Et si le tofu devenait mon ami... Tofu sauté aux brocolis !

Je me suis souvent demandé quelles qualités gustatives on pouvait trouver au tofu... Bon, sur le plan nutritionnel je n'ai jamais douté, mais sur le plan du goût... 
Forcément ceux qui parmi mes amis le mettent à leur tables me disent souvent comme ça n'a pas grand goût c'est super ça peut prendre celui de la sauce ! Ce à quoi je réponds régulièrement oui, certes oui, mais t’as plein d'autres choses qui ont déjà du goût et qui s'attrapent quand même celui de la sauce... Ce à quoi mes amis répondent alors, après s'être longuement gratté la tête, tu peux pas comprendre, tu peux pas ! Et la conversation se conclut là...
Bon depuis un certain temps, toujours poussé par mes merveilles,, j'ai remis le tofu au goût du jour dans ma cuisine et avec le temps j'ai découvert que si le goût n'est pas le fort du tofu, certains n'en manquent pas quand même et peuvent apporter leur pierre à mes assiettes. 
Le goût du tofu n'a rien à voir avec celui du tofu soyeux et celui du tofu fumé a lui aussi son propre caractère. On est bien sûr loin des forts en gueule mais dans le monde des doux en goût, le tofu a quand même finalement quelques jolies cartes à jouer !
C'est comme ça qu'aujourd'hui c'est le tofu est à l'honneur dans mes assiettes et produit pour ce No Meat Today un fort joli plat, une recette inspirée par une autre trouvée Slowly Veggie ! du mois dernier.
Tofu sauté aux brocolis...
Ingrédients pour 2  : 400g de tofu – 2càs de Maïzena – 30g de beurre - 8càs de sauce soja – 1 ou 2 cas de miel liquide - 6 bouquets de brocolis taillés en tout petit éclats – 6 échalotes émincées - 3 gousses d'ail coupées en tranches – 3 oignons nouveaux émincés, vert et blanc séparé – 1 piment rouge doux coupé en tranches – 3 tranches de gingembre – 3 cas d'amandes grossièrement écrasées – sel et poivre du moulin
Commencez en coupant le tofu en cubes d'environ 3cm de côté puis roulez-les dans la Maïzena.
Faites ensuite frire le tofu. Pour cela deux solutions, comme moi à la friteuse à 160° pendant 3 ou 4 minutes ou à la poêle dans un fond d'huile en retournant les cubes jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. Quoi qu'il en soit déposez ensuite les cubes sur du papier absorbant.
Faites cuire le brocoli pendant 3 minutes dans une casserole d'eau puis faites-les refroidir dans un saladier d'eau bien froide avant de l'égoutter.
Mettez le beurre dans une grande poêle et faites-y sauter les échalotes, l'ail, le blanc des oignons nouveaux, le piment et le gingembre environ 5 minutes.
Ajoutez la sauce soja et le miel et remuez le tout, laissez sur le feu jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse et ajoutez alors le tofu. Mélangez bien et laissez sur le feu jusqu'à ce qu'il soit bien enrobé de sauce, à peine 2 ou 3 minutes. Retirez du feu et ajoutez le brocoli, poivrez généreusement et mélangez bien.
Servez dans les assiettes et terminez en parsemant le vert des oignons nouveaux et les amandes.
Mais pourquoi, bon et le tofu soyeux je vais en faire quoi... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 9 mars 2015

Petit plaisir solitaire avec un saumon mariné à l'asiatique dans un océan de coco... parce que des fois les autres...

J'ai toujours eu un rapport curieux avec la bouffe, peut-être parce que je n'ai jamais cru que ce qui se trouvait dans les assiettes n'avait pour bût que de nourrir les ventres, j'ai toujours pensé que ça nourrissait bien d'autres choses...
Je crois que j'ai pensé ça la première fois devant une fille... j'ai souvent pensé devant les filles à défaut d'autre chose. Celle là avait accepté de m'accompagner jusqu'à chez moi visiblement pour faire sa bonne action de la semaine, mais sans me laisser le moindre espoir sur justement ce qu'espère les garçons. Ce jour-là, elle avait faim et moi qui cuisinais souvent au mieux à cette époque de la purée... en sachet, j'ai maudit sa faim... Prendre un râteau affectif suffisait à remettre en place mon égo, passer en plus pour le pire cuisinier de l'est de Boulogne Billancourt ça m'a paru presque injuste...
Mais j'ai quand même tenté de... cuisiner quelque chose, enfin cuisiner... une salade de tomate. Je me suis accroché à la recette de Maria, j'ai coupé finement en tranches les tomates, j'ai ajouté les herbes que ma mère avait dû mettre là en remplissant mon frigo et qui habituellement y pourrissaient... J'ai fait la vinaigrette de Maria, la présentation de Maria et j'ai posé le plat devant elle avec le pain et le vin. Et puis discrètement je suis allé me pendre avant d'entendre son jugement.
Quand je suis revenu, je n'avais pas trouvé de corde, il lui restait un rien de sauce à la commissure d'une lèvre et elle essuyait sont assiette d'un bout de pain comme si elle voulait y creuser un puits où elle trouverait de nouveau de la sauce... Et la dans l'entrebâillement de la porte j'ai vu dans ses yeux que mon image et celles des tomates commençait à se mélanger et qu'elle c'est demandé si.. Juste le temps de secouer la tête, de reprendre ses esprits et de me dire pas mal ta salade, pas mal du tout... Pas grave juste son hésitation avait suffit à me remettre l'égo en place.
Aujourd'hui au milieu d'une longue journée de cuisine, j'ai fait un petit plat de saumon mariné parce que les gens de chez Ayam m'avaient proposé de tester une recette avec leurs produits, et comme leur produits font régulièrement partie de ceux que j'utilise...
Et puis au lieu de poser l'assiette sur la table et de crier service ! à la cantonade comme d'hab', j'ai pris un bout, puis un deuxième.... et puis j'ai attrapé un morceau de pain, j'ai regardé à gauche et à droite et j'ai filé là où personne n'irait me chercher mon plat sous le bras... Et quand j'ai fini le plat Marie était en face de moi à me regarder, j'avais un bout de pain à la main, j'essuyais mon assiette comme si... avec un air de comploteur subitement attrapé.
Saumon mariné à l'asiatique dans un océan de coco...
Ingrédients : 300g de saumon – 50g de sauce huitre Ayam – 2càs de sauce soja Ayam – 1càs de saké (dans la recette original c'est du Xérès) – 1càc de vinaigre de riz – 20cl de crème de coco allégée Ayam – 2càs de jus de citron vert et un peu de zeste pour servir– 1càs de sucre en poudre (2 dans la recette originale) – 1càs d'huile neutre - poivre
Préparez la marinade en mélangeant dans un saladier la sauce huitre, 1càs de sauce soja, le saqué, le vinaigre de riz et un bon tour de moulin à poivre. Coupez le saumon en cube d'un bon cm de côté et ajoutez-le dans la marinade. Au bout de deux heures vous pouvez préparer le plat ou faire comme moi et laisser mariner pendant une nuit.
Versez dans une poêle la crème de coco, le jus de citron et le sucre en poudre et faites réduire à bon feu pendant 5 minutes.
Égouttez bien le saumon. Faites chauffer l'huile à feu vif et jetez-y le saumon. Faites le cuire rapidement.
Servez le saumon dans des assiettes et entourez de sauce, ajoutez la dernière cuillère à soupe de sauce soja et un peu de zeste de citron. Après à vous de voir si vous partagez ou... pas !
Produits offerts

Mais pourquoi, décidément la bouffe c'est vraiment fait que pour remplir les ventres... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 10 février 2015

Il serait peut-être temps de se l'avouer... c'est encore l'hiver ! Soupe vite vite et réconfortante haricots blancs et Morteau...

Ceux qui me connaissent un peu savent que pour moi un des plus beaux jours de l'année est le 21 décembre. J'aime ce jour non pas parce qu'on est alors à trois pas de Noël et des ripailles ou des cadeaux à venir mais simplement parce qu'enfin le jour commence à se rallonger !
Et toujours ceux qui me connaissent, savent aussi que je suis une bête aux pieds sans doute un peu palmés comme ceux des pingouins mes amis, une bête qui ne se sent jamais aussi bien que quand le climat vire au frais et encore mieux au froid !
Du coup je vis au milieu d'une contradiction permanente j'espère en même temps le froid et de longues longues longues journées... longues comme des soirs d'été. Et c'est justement là que ça devient contradictoire...
Quoi qu'il en soit c'est donc l'hiver, un hiver pendant lequel je n'aime pas ces courtes journées, mais pendant lequel j'aime son froid et ses soupes réconfortantes !
Super quick and comforting white beans and Morteau sausage soupIngredients: 1 Morteau sausage - 1 tin (400g) cooked white beans in brine - 20cl vegetable stock - 2 Tbsp runny honey - 2 tsp soy sauce - 1 or 2 pinches smoked paprika - 1 onion - 1 or 2 gressini (or a few croutons) - 1 spring onion - salt & pepper
Dice the sausage and put it in a bowl. Roughly chop the onion. Slice the spring onion. Cut the gressini into pieces.
In a small bowl, mix the honey, soy sauce and paprika and quickly heat up in the microwave. Pour over the sausage and stir well.
Drain the sausage and fry them in a non-stick pan until golden on all sides. Stir regularly to give colour everywhere. Once that’s done, put back into the bowl with the remaining of the sauce.
Put the onion in the same pan and fry it in the sausage fat. When they start to get coloured, add the beans and the stock. Leave on low heat for 15 minutes, stirring quite often.
Finely blend the beans and onions.
Serve in bowls and top with the sausage, crumbled gressini, spring onions and black pepper.

Soupe vite vite et réconfortante haricots blancs et saucisse de Morteau...
Ingrédients : 1 saucisse de Morteau – 1 boîte de 400g de haricots blancs cuits au naturel – 20cl de bouillon de légumes – 2càs de miel liquide – 2càc de sauce soja – 1 ou 2 pincée de paprika fumé - 1oignon – 1 ou deux gressins (ou quelques croûtons)– 1 oignon nouveau – sel et poivre
Coupez en cube la saucisse de Morteau et mettez-les dans un bol. Hachez grossièrement l'oignon. Émincez l'oignon nouveau. Coupez les gressins en morceaux.
Mélangez dans un petit bol le miel, le soja et le paprika et faites chauffer rapidement au four à micro-ondes. Jetez sur la saucisse et mélangez bien. Égouttez les morceaux de saucisse et faites-les revenir dans une poêle anti-adhésive jusqu'à ce qu'ils colorent de tous les cotés, remuez-les bien régulièrement. Quand ils sont bien dorés de partout, remettez-les dans leur bol où il devrait rester un fond de sauce.
Jetez l'oignon dans la même poêle et faites-les revenir dans le gras de la saucisse. Quand ils commencent à être bien dorés ajoutez les haricots et le bouillon de légumes. Laissez sur le feu une petite dizaine de minutes en remuant souvent.
Mixez finement les haricots aux oignons.
Répartissez dans les bols et terminez en répartissant les cubes de Morteau, les gressins émiettés et les oignons nouveaux et en poivrant le tout généreusement.

Mais pourquoi, bon y'a bien l'été au Pôle nord mais je sais pas si les miens... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 28 novembre 2014

Le vendredi c'est retour vers le futur… Cochon d'Asie parce que le cochon et moi c'est quand même une vieille vieille histoire…

Le cochon et moi c'est donc une vieille vieille histoire… Il faut dire que mes premiers pas culinaires je les ai pratiqués dans le 13e arrondissement parisien, ce joli quartier qui fleure bon les parfums d'Asie et de travers de porc !
Je crois que c'est là où je me suis vraiment attrapé une passion pour le cochon, sans doute parce que la cuisine asiatique sait mettre en valeur la bestiole et tous ses morceaux de biens des façons. Rôti, bouilli, frits, en morceaux petits petits ou en larges bandes… pour peu que vous vous promeniez par là-bas, il est bien difficile d'avancer dans les rues sans croiser un morceau de cochon à un moment ou un autre.
Et c'est sans doute hanté par ces balades dans le 13e arrondissement que je suis parti dans mes archives à la recherche de la recette à remettre en avant aujourd'hui et forcément…
Cochon d'Asie
Ingrédients : 450g de travers de porc coupés en petits morceaux – 2 gousses d'ail – 2 oignons nouveaux – 2 étoiles de badiane – 2 tranches de gingembre – 2 clous de girofle – 2 bâtons de cannelle – ½ càc de graines de coriandre – 2càs de miel liquide – 2càc de sauce soja - 20cl de bouillon de volaille – sel et poivre
Faites chauffer l'huile à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'elle commence à fumer, jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et faites-les dorer de tous les côtés.
Quand les morceaux sont bien dorés, ajoutez la gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau, les oignons nouveaux (gardez la partie verte pour la fin de la recette), la badiane, le gingembre, les clous, la cannelle et la coriandre et prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes en baissant légèrement le feu et en remuant régulièrement.
Versez alors le bouillon, mélangez bien en raclant le fond de la poêle, couvrez et laissez à feu moyen pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors le miel et prolongez la cuisson à découvert jusqu'à obtenir un jus sirupeux.
Juste avant de servir hachez le vert des oignons nouveaux et parsemez le plat généreusement.
Asian pork
Ingredients: 450g pork belly cut into small chunks - 2 cloves garlic - 2 spring onions - 2 star anise - 2 large slices ginger - 2 cloves - 2 cinnamon sticks - 1/2 tsp coriander seeds - 2 Tbsp runny honey - 2 tsp soy sauce - 20cl chicken stock - salt & pepper
Heat up the oil on high heat in a frying pan or a wok. When it starts to be smoking hot, throw in the meat, previously seasoned with salt & pepper, and brown them on all sides.
When they’re nice and golden, add the garlic, barely crushed with the flat side of your knife blade, the spring onions (keep the green part for the end of the recipe), the star anise, ginger, cloves, cinnamon and coriander seeds and cook for another 2 to 3 minutes, lowering slightly the heat and stirring regularly.
Pour the stock and mix well, scraping the bottom of the pan. Cover and let cook on medium heat for 10 minutes.
Add the honey, and keep cooking, uncovered, until you get a syrupy gravy.
Just before serving, chop the green part of the onions and sprinkle generously on top of the dish.

Mais pourquoi, y'a pas aussi une histoire de cochon qui sommeillerait qui expliquerait ma passion pour le cochon… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 18 juin 2014

Un p'tit poulet ma poulette ? Tome 1 Cuisses de poulet au sésame et sauce soja !

Le poulet pour moi est plus qu'une viande, le poulet du dimanche du temps d'avant à la maison est la première chose que j'ai mangée en me disant p'tain ça c'est vachement bon !

Et pourtant c'était juste un poulet attrapé au marché au cul de la rôtissoire, tout juste enlevé du tourne broche. A cette époque-là le choix du poulet était simple il y avait d'un côté les gros, les bons et de l'autres les gringalets, les pas chers, ceux qui finissaient de griller en dessous des gros, peut-être pour attraper un peu de leur gras. Plus tard j'ai cru que les uns devaient courir dans les prés et y picorer joyeusement et que les autres… n'avaient pas dû toucher souvent le sol. On ne connaissait alors ni label, ni origine, ni… ou en tout cas on ne savait pas, on se contentait de demander un gros avec un regard complice qui indiquait qu'à nous, on ne la faisait pas.
Et c'est donc avec ces poulets-là, avec leur peau qui me croustillait sous la dent avant que sa chair ne me fonde dans la bouche, que j'ai connu mes premiers émois… gustatifs !
Et depuis le poulet, et particulièrement le poulet du dimanche, a gardé un goût particulier plus que celui d'une simple volaille de basse-cour.
Et l'autre jour, j'ai reçu une drôle de propositions des volailles Label Rouge, testez nos volailles et testez nos recettes. Et c'est comme ça que quelques jours plus tard je recevais tout ce qu'il faut pour cuisiner les bestioles à plumes et les fameuses recettes. Des recettes que vous retrouverez par ici aujourd'hui, jeudi et vendredi, histoire de vous donner quelques idées pour votre poulet du dimanche…
Pour chaque recette je vous donnerai ma version et je vous préciserai ce que proposait la recette originale
Cuisses de poulet Label Rouge au sésame et sauce soja
Ingrédients : 6 cuisses de poulet Fermier Label Rouge – 3càs d'huile d'olive – 1càs d'huile de sésame (4càs d'huile de sésame et pas d'huile d'olive dans la recette originale) – 2càs de sauce soja – ¼ de piment d'Espelette ( ½ dans la recette originale) – 1 bâton de citronnelle (2 dans la recette originale) – 3càs de graines de sésame
Mélangez l'huile, la sauce soja, le piment et la citronnelle émincée finement.
Mettez les cuisses dans un plat et arrosez-les avec la marinade. Mettez au frais au moins 4heures, le mieux c'est la veille.
Secouez le poulet pour enlever la citronnelle qui pourrait rester collée puis couchez-le dans un plat.
Arrosez avec la marinade filtrée pour retirer la citronnelle, sinon elle risque de brûler pendant la cuisson.
Faites cuire vos cuisses pendant 10minutes dans un four préchauffé à 210°. Baissez ensuite à 180° et poursuivez pendant une trentaine de minutes.
Pendant ce temps faites dorer les graines de sésame dans une poêle.
Quand la viande est cuite, retirez la du plat versez le jus dans une petite casserole, déglacez le plat avec un ½ verre d'eau et faites réduire un peu le tout à feu moyen.
Versez les graines de sésame sur les cuisses et servez avec la sauce.
Sesame and soy sauce chicken legs
Ingredients: 6 free range chicken legs - 3 Tbsp olive oil - 1 Tbsp sesame oil (the original recipe calls for 4 Tbsp of sesame oil and no olive oil) - 2 Tbsp soy sauce - 1/4 tsp Espelette pepper (1/2 in the original recipe) - 1 lemongrass stem (2 in the original recipe) - 3 Tbsp sesame seeds
Mix the oils, soy sauce, Espelette pepper and lemongrass, finely sliced.
Put the chicken in a dish and pour the marinade over. Let the flavours soak in for at least 4 hours (overnight is always better).
Shake the chicken to remove the lemongrass that might stick to it and put in a dish. Filter the marinade to remove the lemongrass or it may burn while cooking. Pour the filtered marinade over the chicken again.
Cook the chicken for 10 minutes in the oven preheated at 210°C/410°F then turn down to 180°C/350°F and keep cooking for another 30 minutes or so.
In the meantime, toast the sesame seeds in a pan.
When the chicken is cooked through, take it out of the dish and pour the juice in a small saucepan. Deglaze the dish with 1/2 cup of water and reduce a little all together on medium heat.
Sprinkle the sesame seeds on the chicken and serve with the sauce.

Si vous voulez vous faire une idée sur les conditions d'obtention du Label rouge c'est par là que vous trouverez toutes les réponses : Volaille Label Rouge
Produits offerts

Mais pourquoi, ma poulette ou ma cocotte d'ailleurs ??? est-ce que je vous raconte ça…

samedi 8 mars 2014

Et si la cuisine qui cuit longtemps était aussi la plus rapide… Travers de porc aigre doux commencé la veille et fini le lendemain !

Le temps est un truc qui semble devoir constamment me filer entre les mains que soit en général ou plus particulièrement en cuisine et la phrase que je dois prononcer le plus souvent est j'ai pas l'temps ! J'ai pas le temps !!!

Quand j'en parle à une de mes amies qui me connait bien elle me répond souvent tu devrais t'organiser ! avant de laisser passer un grand silence et d'éclater de rire… Elle me connait bien bien et sait que ma capacité à m'organiser est presque aussi grande que celle d'un pingouin à se tartiner le dos de crème solaire !
Pourtant je connais bien le sens du mot organisation mais c'est dans son application à mon propre cas que ça part en cahuète et que mon " organisation " ressemble très rapidement à ce que les autres appelleraient un gigantesque bordel !
Du coup j'ai pris le taureau par les machinettes et une grande décision, m'organiser ! J'ai préparé hier le manger d'aujourd'hui… Enfin ça c'est ce qui c'est passé et pas ce vraiment ce que j'avais prévu.
A l'origine je pensais les préparer hier et comme d'habitude au moment où j'allais les passer au four tout le monde dans la maison à commencé à me dire, papa au fait ce soir on mange pas là ! Et après on va dire que j'ai du mal à m'organiser…
Et c'est donc comme ça que je me suis rendu compte qu'en préparant cette petite recette la veille et en la terminant le lendemain, elle était d'abord bien plus rapide à préparer et bien meilleure à déguster ! Si c'est pas de l'organisation ça !
Travers de porc aigre doux commencé la veille et fini le lendemain !
Ingrédients : 1 travers de porc (le mien faisait environ 800g mais plus ou moins ce n'est pas vraiment grave) – 2 feuilles de laurier – 1 gros oignon – 4 clous de girofle - 6càs de confiture de mirabelle (vous pouvez aussi prendre de la prune mais utilisez de préférence une confiture qui ne soit pas trop sucrée) – 3càs de vinaigre de riz – 3càs de sauce soja – 1 gousse d'ail écrasée - 1càc de gingembre râpé fin – 1càs de Sriracha (sauce pimentée, mettez-en moins si vous n'aimez pas que ça pique trop !) – sel et poivre
Demandez à votre boucher qu'il vous coupe le travers en petits morceaux, d'abord entre les os puis chaque os en deux, il fera ça très bien, sinon si vous oubliez comme moi, avec un couteau et un hachoir on y arrive aussi.
Mettez toute la viande dans une casserole d'eau bouillante salée et poivrée, ajoutez le laurier et l'oignon avec les clous plantés dedans, baissez le feu et faites blobloter pendant deux heures à couvert.
Il faut que la chair soit bien bien cuite et se détache des os.
Pendant ce temps préparez la marinade. Versez dans un bol, la confiture, le vinaigre de riz, le soja, la gousse d'ail, le gingembre et la Sriracha, salez et poivrez et mélangez.
Quand les travers sont cuits, égouttez-les rapidement et versez-les dans la marinade. Oubliez-les jusqu'au lendemain au frais.
Si vous vous levez dans la nuit profitez-en pour aller vous retourner le travers, mais c'est facultatif.
Le lendemain retirez les travers de la marinade avec une écumoire, étalez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé. N'égouttez pas trop les travers mais ne prenez pas non plus toute la marinade.
Mettez votre plaque dans un four préchauffé à 200° pendant une douzaine de minutes. Retournez la viande une ou deux fois en cour de cuisson et faites attention à ne pas la laisser brûler.
Une fois que c'est cuit remettez dans le saladier et mélangez.
Pour servir vous pouvez ajouter quelques cahuettes grillées grossièrement hachées ou comme moi des noix de cajou grillées et un peu d'herbe, de la coriandre ou de la ciboule par exemple.
Cette recette qui se prépare la veille n'a demandé réellement que quelques minutes de préparation à moins bien sûr que vous passiez votre temps à surveiller la cuisson pendant deux heures ou la nuit en compagnie de votre travers dans votre frigo…
Sweet and sour ribs
Ingredients : 1 rack pork ribs (mine was 800g but a bit more or a bit less is fine) - 2 bay leaves - 1 big onion - 4 cloves - 6 Tbsp mirabelle plum jam (or another kind of plum,  but choose one not too sweet) - 3 Tbsp rice vinegar - 3 Tbsp soy sauce - 1 crushed clove of garlic - 1 tsp finely grated fresh ginger - 1 tsp Sriracha sauce (hot chilli sauce, use less if you don’t want it too hot) - salt & pepper

Ask your butcher to cut your ribs into small pieces: first between the bones and each bone in 2, he’s going to do it perfectly. If, like me, you forgot to ask, with a good knife and a cleaver it works as well.
Put all the meat in a pot of boiling water with salt and pepper. Add the bay leaves, onion poked with cloves. Turn the heat down and let simmer for 2 hours, lid on.
The meat should be really cooked and come apart from the bone.
In the meantime, prepare the marinade. In a bowl, mix together the jam with the rice vinegar, soy sauce, garlic, ginger, Sriracha sauce, salt and pepper.
When the ribs are cooked, quickly drain them and place them in the marinade. Put in the fridge overnight.
If you wake up during the night, go to the fridge turn the meat, if you don’t, it’s no big deal.
The day after, then, take the ribs out of the marinade with a skimming ladle, spread them on a baking sheet lined with parchment paper. Do not over drain the pork but do not take too much marinade either.
Put in the oven, preheated at 200°C/390°F for about 12 minutes. Turn the meat over a couple of times while in the oven. Make sure it doesn’t burn.
To serve, put it back in the bowl and mix.
You can top with roasted peanuts, roughly chopped or, like me, roasted cashew and herbs, like coriander or scallions.
This recipe actually only takes a few minutes to prep… unless you watch the ribs simmering and guard the fridge all night long.

Mais pourquoi, finalement s'organiser c'est juste avoir de la chance… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 12 décembre 2013

Petit bouillon et soba et tempura de blettes rouges à cause de plein plein d'envies en même temps !

Peut-être que c'est le froid qui arrive à glacer même un pingouin, peut-être que le goût de certains produits japonais me font décidément très envie, peut-être que les blettes rouges d'Arnaud me semblaient devoir finir comme ça, en tempura…

Peut-être plus simplement que l'envie d'une recette vient de tout ça et de bien d'autres choses ! Comme juste la tête de mes enfants quand je vais arriver avec mes bols fumants et qu'ils vont me dire papaaaa ! on t'avait bien dit que c'était plus possible !!!
Donc tout ça et plus encore m'a donné une énorme envie de me tremper la blette dans un petit bouillon et soba, tout un menu en quelque sorte !
Petit bouillon et soba et tempura de blettes rouges
Ingrédients : 240g de nouilles soba - 60cl de bouillon de volaille (vous pouvez bien sûr utiliser à la place de ce bouillon un bouillon dashi, mais la simplicité et le bouillon de volaille ne nuisent pas !) – 2càs de mirin – 2càs de soja – 2 œufs – 180g de farine – 60g de Maïzena - 2 tiges de ciboule – du piment japonais
Versez le mirin dans une casserole et portez-le à ébullition, ajoutez ensuite le bouillon et le soja et laissez sur feu moyen une dizaine de minutes.
Faites cuire les nouilles soba dans de l’eau bouillante comme indiqué sur le paquet en écumant l'eau de temps en temps.
Dès qu'elles sont cuites passez-les sous l'eau froide et égouttez-les rapidement puis réservez-les.
Versez dans un saladier les jaunes d'œufs et 30cl d'eau.
Ajoutez la farine et la Maïzena et mélangez rapidement, ne cherchez pas à réaliser un mélange lisse bien au contraire !
Faites chauffer l’huile dans une friteuse à 180 °.
Coupez les feuilles de blettes bien lavées et séchées en deux dans la longueur.
Trempez-les rapidement dans la pâte à tempura en les tenants par la queue.
Faites les frire une par une, puis égouttez-les sur du papier absorbant.
Faites bouillir de l’eau et trempez-y rapidement les nouilles soba cuites, égouttez-les rapidement et répartissez-les dans les bols.
Hachez la ciboule et parsemez-la sur les nouilles. Répartissez le bouillon bien chaud par dessus.
Déposez une demi-feuille de blette sur chaque bol et forcément si vous aimez du piment japonais sur tout ça, c'est bien bon !
Stock, soba noodles and red Swiss chard tempura
Ingredients: 240g soba noodles - 60cl chicken stock (of course, you can use dashi here as well) - 2 Tbsp mirin - 2 Tbsp soy sauce - 2 eggs - 180g flour - 60g cornstarch - 2 scallions - Japanese chili
Pou the mirin in a saucepan and bring to the boil. Then, add in the chicken stock and soy sauce and leave on medium heat for about 10 minutes.
Cook the soba noodles following the instructions on the packet skimming the water now and then.
Once done, rinse them in cold water. Quickly drain and set aside.
In a large bowl, put the egg yolks and 30cl water.
Add the flour and cornstarch and quickly mix. Do not look for a smooth batter, quite the opposite!
Heat up frying oil in a deep fryer to 180°C/350°F.
Wash and dry the Swiss chard. Halve lengthwise.
Quickly dip them in the tempura batter, holding the stem.
Fry one by one and set aside on paper towel.
Bring water to the boil and quickly put the cooked soba noodles. Quickly drain again and serve in bowls.
Chop the scallions and sprinkle the noodles with them. Pour the stock over the noodles.
Place half chard on each bowl and add some Japanese chilli if you like.

Mais pourquoi, qu'est-ce qui pourrait bien me donner envie de natto ??? ben rien finalement ! est-ce que je vous raconte ça…

lundi 25 novembre 2013

Mes croquetas in Osaka pour la Battle Food 13e du nom !!!

La dernière fois que je suis passé sur le blog Impromptu sur des folies culinaires d'Estelle j'ai remarqué que la prochaine Battle Food,  la 13ème édition, portait sur les panés croustillants, donc sur le croustifondant que j'aime tant ! "Salés ou sucrés, chapelure ou panure, que ça grésille, que ça crépite et que ça croustille ...." qu'elle disait ! Il ne m'en fallait pas plus pour avoir envie de participer et pour me lancer dans des croquetas in Osaka, des croquettes de poulet avec une sauce inspirée du pays du soleil levant !
Mes croquetas in Osaka
Ingrédients :
Pour les croquettes : 2 blancs de poulet – 2 œufs - 30g de beurre – 30g de farine – 30cl de lait – 2 ciboules – 40g de Maïzena - 40g de chapelure – 40g d'amandes effilées
Pour la sauce : 4càs de sauce soja – 4càs de saké – 1càs de mirin - 1càc de sucre en poudre – 1càc de Maïzena
Faites cuire un des œufs dur puis laissez-le refroidir et écalez-le.
Hachez finement le poulet au hachoir électrique, profitez-en pour passez aussi l'œuf au hachoir et mélangez-les.
Mettez le beurre à chauffer dans une poêle et quand il commence à grésiller ajoutez la farine.
Mélangez bien puis ajoutez le lait en filet en fouettant régulièrement pour obtenir une béchamel.
Laissez sur le feu jusqu'à ce que vous obteniez une béchamel bien épaisse, n'hésitez pas elle doit vraiment être bien épaisse !
Ajoutez alors le poulet à l'œuf, salez et poivrez et mélangez le tout sur le feu pendant une minute ou deux.
Retirez du feu puis faites glissez la pâte obtenue sur une assiette.
Emincez les ciboules puis ajoutez-les à la pâte.
Laissez refroidir la préparation à température ambiante puis mettez-la au frais pendant 1 heure ou deux.
Pendant ce temps préparez la sauce.
Versez tous ses ingrédients, sauf la Maïzena, dans une casserole et laissez réduire d'un tiers à feu moyen en remuant de temps en temps.
Quand la sauce est réduite prélevez-en une cuillère à soupe, mélangez la avec la Maïzena puis reversez le tout dans la casserole. Fouettez puis laisser épaissir quelques minutes en remuant régulièrement.
Au bout de deux heures sortez la pâte du frigo, elle doit être plus solide mais attention ça reste quand même assez mou donc pas évident à travailler en boulettes, il va falloir de la délicatesse !
Versez dans une coupelle l'œuf restant battu, dans une 2e la Maïzena et dans une 3e la chapelure et les amandes réduites en miettes.
Faites alors des petites boules de pâte avec une cuillère, petites ça fait 15g environ à un demi gramme près ! enfin vous n'êtes pas obligé d'être aussi mono-manique que moi… faites tomber cette pâte dans la Maïzena et commencez à lui donner une forme ronde.
Passez-la ensuite dans l'œuf puis dans la chapelure aux amandes et là vous pouvez bien la rouler en boule.
Mon conseil, comme c'est encore très mou c'est de les mettre dans l'huile au fur et à mesure.
Pour la cuisson deux solutions soit vous mettez votre huile à 140° et vous aurez des croquettes bien cuites à cœur soit à 160° et elles resteront un peu molles à cœur. Quoi qu'il en soit faites les cuire jusqu'à ce qu'elles commencent à bien colorer, réservez-les alors sur de papier absorbant et poussez la température de l'huile à 180° et plongez-les à nouveau dans l'huile jusqu'à ce qu'elles soient bien croquantes.
Après vous n'avez plus qu'à les servir bien chaudes avec la sauce et éventuellement du piment japonais.
Attention cette recette n'est pas très simple à maîtriser, car la pâte reste assez mole, et elle prend pas mal de temps !
Croquetas in Osaka
Ingredients:
For the dumplings: 2 chicken breasts - 2 eggs - 30g butter - 30g flour - 30cl milk - 2 scallions - 40g cornstarch - 40g breadcrumbs - 40g sliced almonds
For the sauce: 4 Tbsp soy sauce - 4 Tbsp sake - 1 Tbsp mirin - 1 tsp caster sugar - 1 tsp cornstarch
Hard boil one of the eggs and let it completely cool down before shelling it.
Finely chop the chicken in an electric mincer as well as the egg and mix them together.
Heat up the butter in a pan and when it’s sizzling, add the flour.
Mix well and slowly pour the milk while stirring to get a bechamel sauce.
Leave on the heat until it’s nice and thick, very thick!
Then, mix in the chicken and egg. Season with salt and pepper and mix on the heat for a minute or 2.
Take off the heat and put that batter in a plate.
Slice the scallions and add them to the batter.
Let cool down at room temperature and put in the fridge for 1 hour or 2.
In the meantime, make the sauce.
Pour all the ingredients - minus the cornstarch - in a saucepan on medium heat and reduce to 2/3, stirring now and then.
Mix 1 tablespoon of that with the cornstarch and put it back in the saucepan. Whisk and let thicken for a few minutes, stirring often.
When it’s been 2 hours, take the batter out of the fridge. It should be harder but bear in mind it’s still quite soft so it is not easy to make dumplings with.
In a saucer, put the other egg, beaten, in another saucer, the cornstarch and in a third one, the bread crumbs and crumbled sliced almonds.
Make small balls of batter with a spoon (mine were about 15g each). Drop it into cornstarch and start shaping it.
Then, roll it in the egg and the crumbled mix and there, really give it a round shape.
I advise you to fry them as you go, since it is still very soft.
For cooking, you have two options. You can fry them at 140°C/275°F and they will be done in the middle, or at 160°/320°F and they’ll remain soft in the middle. Whichever option you choose, cook them until they really start to get golden. Set aside on paper towel.
Then, heat up the frying oil to 180°C/375°F and fry them a second time to have them crunchy.
Serve hot with the sauce. You can also add Japanese chili.
Bear in mind it is not easy to make because of the soft batter so it does take time.
Et si comme moi vous aimez le croustifondant passez chez Estelle vous trouverez tous les participants de cette 13e édition !

Mais pourquoi, je sens qu'une période croquetas va me reprendre moi ! est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 15 mai 2013

Un p'tit riz mon canard ? Entre Carcassonne et Tokyo ! Nouveau petit voyage au fond des assiettes…

J'ai toujours eu un problème avec " l'authenticité " des recettes. Au point que moi dont les parents viennent tous deux du sud du sud, de ce coin de l'Espagne où il fait tellement chaud que le pingouin que je suis n'ose pas sortir avant que la nuit ne soit bien avancée…  Au point donc qu'à chaque fois que je prépare une paella je m'excuse presque de m'attaquer à ce plat si espagnol… tellement plus espagnol que moi.
Alors quand il s'agit de cuisine lointaine avec laquelle j'ai beaucoup beaucoup plus de mal à me trouver une parenté, c'est encore plus compliqué pour moi.
J'ai par exemple eu beaucoup de mal à me trouver le moindre lien avec le Japon en fouillant mon arbre généalogique et même en fouillant les branches les plus lointaines et même en fouillant dans les buissons près de l'arbre et même…  Et pourtant j'aime tellement cette cuisine et la mettre à mes menus…
Et puis l'autre jour, alors que je lui confiais mes soucis face à l'authenticité des choses, mon manque d'origine certifié, Elisabeth Takeuchi elle m'a juste rassuré d'un, tu sais la cuisine japonaise n'appartient à personne ! Elisabeth rend certaines fois les choses simples et évidentes…
Du coup le soir même, le magret canard arrivé tout droit du sud ouest qui se reposait dans mon frigo m'a semblé prendre un accent curieusement japonais quand j'ai cru l'entendre me dire cuisine-moi ! cuisine-moi ! Et je n'ai pas résisté à l'envie de voyager ave
c ce canard de Carcassonne à Tokyo…
Un p'tit riz mon canard ? Entre Carcassonne et Tokyo !
Ingrédients pour deux : 2 bols de riz cuit – 1 magret de canard – 8càs de sauce soja – 4càs de mirin – 4càs de saké – 2càs de sucre en poudre - 1càc de gingembre râpé – 3 échalotes nouvelles – quelques pincée de piment d'Espelette – quelques pincées de sésame doré
Mélangez la sauce soja, le mirin, le saké et le sucre en poudre dans une casserole et laisser sur le feu juste le temps de faire fondre le sucre.
Séparez la préparation en deux. Laissez-en la moitié dans la casserole et faites-la réduire jusqu'à ce qu'elle devienne sirupeuse. Réservez-la ensuite.
Versez le reste dans un tup' pas trop grand, juste la taille du magret c'est bien ou à peine plus grand. Ajoutez le gingembre et remuez.
Posez le magret sur une planche, la peau en dessous et coupez-le en cubes. Attention coupez le mais gardez lui sa forme.
Mettez le dans le tup' cette fois la peau vers le haut de manière à faire bien mariner la chair dans le jus. Couvrez et oubliez au frais une nuit.
Le lendemain, pelez puis émincez les échalotes.
Mettez une poêle à feu vif et égouttez le canard. Posez-le dans la poêle côté peau vers le fond, vous avez sans doute remarqué que j'adore retourner le canard…
Laissez sur le feu jusqu'à ce que la peau soit bien dorée. Jetez alors le gras. Ajoutez les 2/3 des échalotes et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que le canard soit presque cuit, attention il ne faut pas le sur-cuire !
Versez alors le jus sirupeux et mélangez jusqu'à ce qu'il couvre bien la viande.
Répartissez la viande sur les bols de riz chaud, parsemez dessus l'échalote restante, le piment d'Espelette et les pincées de sésame et surtout n'oubliez pas la sauce au fond de la poêle.

Mais pourquoi, ça commence à faire sacrément longtemps que je n'ai pas goûté la cuisine d'Issa moi…  est-ce que je vous raconte ça…