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lundi 19 février 2024

Et si on oubliait les burgers pour les Baooooo ! Tome 1 je me garnis le Bao... Cochon Bao bien confit !

Je sais pas vous mais moi certaines modes qui concernent ce qui se bouffe m'amusent et d'autres...
Comme je reste un carnassier quand j'ai vu arriver les premiers burgers avec des buns et de la viande de rêve forcément... Mais petit à petit j'ai vu passer de plus en plus de burgers, des burgers partout et tout le temps et des burgers qui me faisaient de moins en moins rêver ! 
Bon, je reste quand même fidèle à certaines adresses et quand je passe du côté du PNY, du Camion qui fume ou de Frenchie to go, je ne résiste pas encore au plaisir de m'en avaler un p'tit, mais bon je frise quand même l'overdose de burgers !
Et voilà qu'arrive le Bao, cet autre petit plaisir venant de loin, du côté du levant, un petit plaisir que j'ai dégusté de par ici et de par là-bas comme chantait l'autre en parlant d'une autre invasion... Et du coup je me suis dit et si on oubliait le burger et si on se mettait au Baooooo ? Le temps d'attraper quelques jolies recettes par-ci par-là et de les mettre à ma sauce et voilà donc en deux temps ma version du Bao !
Et on va commencer par ce qui garnit cette petite gourmandise, en ce qui me concerne de jolies tranches de cochon bien bien confit !
Cochon Bao bien confit !
Ingrédients : une belle tranche de poitrine fraîche pas trop grasse d'environ 10 à 12cm de largeur – 2càs d'huile neutre - 2 oignons nouveaux finement émincés – 2 gousses d'ail passées au presse-ail – 6 tranches de gingembre d'environ 2 ou 3mn d'épaisseur – 1 piment oiseau émincé finement – 1étoile de badiane - 1càs de sauce soja (il y en a du réduit en sel et c'est bien) – 2càs de nuoc nam – 2càs de vinaigre de riz – 30g de sucre brun en poudre (de canne ou si vous avez du rapadura c'est encore mieux) – 12cl d'eau - sel et poivre et poivre de Sechuan (ça c'est facultatif mais c'est bien)
On va d'abord passer le cochon au four. Pour cela salez et poivrez la poitrine, utilisez du poivre « normal » et du poivre de Sechuan, salez légèrement et poivrez généreusement. Emballez dans du papier alu en mettant deux ou trois tours et au four, à 140° pendant deux bonnes heures.
Laissez refroidir la poitrine dans l'alu et puis oubliez-la de préférence jusqu'au lendemain au frigo.
Le lendemain coupez la poitrine en tranches d'environ 12 à 15mm, il faut de belles tranches car ça va réduire à la cuisson !
Faites chauffer à feu vif l'huile dans un wook ou une grande sauteuse et faites-y dorer les tranches de cochon. Une fois le cochon bien grillé, déposez-le sur une assiette et jetez l'huile du wok, pas la peine de nettoyer. A feu moyen maintenant mettez dans la poêle l'oignon nouveau, l'ail, le gingembre et le piment et faites revenir le tout pendant 2 ou 3 minutes en remuant bien.
Ajoutez ensuite la badiane, la sauce soja, le nuoc nam, le sucre en poudre et l'eau et donnez un bouillon au tout.
Remettez le cochon dans le wok en l'étalant bien, redonnez un coup des deux poivres et faites cuire à couvert et à tout petits bouillons pendant 10 minutes en retournant la viande à mi-cuisson. N'hésitez pas à ajoutez un poil d'eau si ça manque pendant la cuisson.
Le cochon confit est prêt !
Normalement en même temps que le cochon on prépare les pains et on mange tout ensemble tout juste prêt et c'est ce que je ne saurais trop vous conseiller de faire... mais pour la recette du Bao on voit ça... demain ! Donc à suivre !
Mais pourquoi, bon et y'a quoi d'autre à la mode en ce moment d'ailleurs... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 8 mai 2020

Mon riz sauté au cochon... parce que tout est bon dans... le riz sauté !

Je l'ai déjà dit souvent par ici, je cuisine souvent seul. Rien d'étonnant pour un cuisinier du quotidien, je ne suis vraiment pas le seul dans ce cas, de nombreuses congénères et quelques garçons pratiquent cette cuisine solitaire tous les jours, tous les jours, tous... Donc je ne m'en plains pas mais... j'aime mieux quand je ne cuisine pas seul, forcément ! 
Juste parce que ça me permet déjà de ne pas attendre que mes trois siamoises veuillent bien me répondre, ce qui finalement peut venir seulement dans très très longtemps, et donc de m'éviter de faire les questions et les réponses.
Du coup c'est bien quand d'autres cuisiniers ou cuisinières... d'ailleurs si jamais vous voulez passer, virtuellement pour l'instant, n'hésitez pas... c'est donc bien quand ils m'accompagnent et répondent aux questions que je lance à la cantonade ! C'est comme ça que Nicolas a répondu hier que c'était une bien bonne idée de faire ce riz sauté trouvé dans la savoureuse cuisine de Couteaux & tire-bouchons. Un riz sauté que j'ai choisi de garder très cochon pendant que mon complice choisissait, lui, de le rendre très champignons !
Mon riz sauté au cochon...
Pour le cochon : 800g d'échine de porc coupée en petits cubes – 2 bâtons de citronnelle – 3 graines de cardamome verte (sans la « peau » et écrasée) – 2cm de gingembre râpé finement – 2cm de curcuma frais râpé finement (facultatif) - 3càs de miel – 3càs de nuoc-mâm – 3càs de sauce soja – 4 petits oignons nouveaux – 2 gousses d'ail – 1 petit piment oiseau
Pour le riz : 300g de riz thaï – 3 œufs – 1 petit brocoli – 2 petites carottes – 4 petits oignons nouveaux – 1càs de nuoc-mâm – 1 gousse d'ail – des feuilles de coriandre et de basilic thaï (ou seulement un des deux) – 1càs d'huile neutre (vous pouvez la mélanger avec 1càc d'huile de sésame) – et si vous avez des oignons frits c'est bien aussi !
On commence par faire mariner le cochon. Coupez grossièrement les bâtons de citronnelle, donnez-leur un coup sur la tête pour les écraser un peu puis mettez-les dans un saladier. Émincez les oignons nouveaux, les gousses d'ail et le piment et ajoutez le tout dans le saladier. Ajoutez la cardamome, le miel, le nuoc-mâm et le soja et brassez un peu le tout. Ajoutez le cochon, mélangez bien. Ajoutez un verre d'eau, mélangez une dernière fois et versez dans un sac congel' et hop au frigo jusqu'au lendemain.
Là, vous mettez le cochon et sa marinade dans une cocotte, vous portez à ébullition, vous baissez le feu, vous couvrez et vous laissez blobloter pendant une heure. A ce moment-là vous découvrez et vous poursuivez la cuisson 30 minutes.
Vous pouvez vous occuper du riz. Faites cuire le riz puis rincez-le à l'eau froide et égouttez-le bien. Coupez le brocoli en bouquets puis en tranches assez fines. Taillez les carottes en julienne. Émincez les oignons et l'ail.
Faites chauffer l'huile dans un wok ou dans une grande sauteuse, en tout cas à feu assez vif ! Jetez-y les carottes, l'oignon et l'ail et faites sauter une minute. Ajoutez le brocoli, mélangez et ajoutez le nuoc-mâm et 10cl d'eau. Faites sauter jusqu'à ce que l'eau soit complètement évaporée.
Réservez alors le tout et versez les œufs légèrement battus et faites-les rapidement cuire, juste baveux. Remettez les légumes, ajoutez le riz et mélangez le tout. Dès que c'est chaud, retirez du feu.
Vous pouvez servir le riz et le cochon dans les assiettes et terminer en parsemant dessus feuilles de coriandre et de basilic et oignons frits !
Mais pourquoi, une cuisine vraiment ouverte ouverte ça serait bien... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 28 novembre 2014

Le vendredi c'est retour vers le futur… Cochon d'Asie parce que le cochon et moi c'est quand même une vieille vieille histoire…

Le cochon et moi c'est donc une vieille vieille histoire… Il faut dire que mes premiers pas culinaires je les ai pratiqués dans le 13e arrondissement parisien, ce joli quartier qui fleure bon les parfums d'Asie et de travers de porc !
Je crois que c'est là où je me suis vraiment attrapé une passion pour le cochon, sans doute parce que la cuisine asiatique sait mettre en valeur la bestiole et tous ses morceaux de biens des façons. Rôti, bouilli, frits, en morceaux petits petits ou en larges bandes… pour peu que vous vous promeniez par là-bas, il est bien difficile d'avancer dans les rues sans croiser un morceau de cochon à un moment ou un autre.
Et c'est sans doute hanté par ces balades dans le 13e arrondissement que je suis parti dans mes archives à la recherche de la recette à remettre en avant aujourd'hui et forcément…
Cochon d'Asie
Ingrédients : 450g de travers de porc coupés en petits morceaux – 2 gousses d'ail – 2 oignons nouveaux – 2 étoiles de badiane – 2 tranches de gingembre – 2 clous de girofle – 2 bâtons de cannelle – ½ càc de graines de coriandre – 2càs de miel liquide – 2càc de sauce soja - 20cl de bouillon de volaille – sel et poivre
Faites chauffer l'huile à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'elle commence à fumer, jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et faites-les dorer de tous les côtés.
Quand les morceaux sont bien dorés, ajoutez la gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau, les oignons nouveaux (gardez la partie verte pour la fin de la recette), la badiane, le gingembre, les clous, la cannelle et la coriandre et prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes en baissant légèrement le feu et en remuant régulièrement.
Versez alors le bouillon, mélangez bien en raclant le fond de la poêle, couvrez et laissez à feu moyen pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors le miel et prolongez la cuisson à découvert jusqu'à obtenir un jus sirupeux.
Juste avant de servir hachez le vert des oignons nouveaux et parsemez le plat généreusement.
Asian pork
Ingredients: 450g pork belly cut into small chunks - 2 cloves garlic - 2 spring onions - 2 star anise - 2 large slices ginger - 2 cloves - 2 cinnamon sticks - 1/2 tsp coriander seeds - 2 Tbsp runny honey - 2 tsp soy sauce - 20cl chicken stock - salt & pepper
Heat up the oil on high heat in a frying pan or a wok. When it starts to be smoking hot, throw in the meat, previously seasoned with salt & pepper, and brown them on all sides.
When they’re nice and golden, add the garlic, barely crushed with the flat side of your knife blade, the spring onions (keep the green part for the end of the recipe), the star anise, ginger, cloves, cinnamon and coriander seeds and cook for another 2 to 3 minutes, lowering slightly the heat and stirring regularly.
Pour the stock and mix well, scraping the bottom of the pan. Cover and let cook on medium heat for 10 minutes.
Add the honey, and keep cooking, uncovered, until you get a syrupy gravy.
Just before serving, chop the green part of the onions and sprinkle generously on top of the dish.

Mais pourquoi, y'a pas aussi une histoire de cochon qui sommeillerait qui expliquerait ma passion pour le cochon… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 2 juin 2014

Burger pulled pork ! Parce qu'il fallait bien en faire quelque chose de mon cochon !

Quand je prépare du pulled pork je vois toujours large. Faut dire que moi je me ferais bien le cochon en entier à la petite cuillère !
Bon, ça c'est la théorie parce qu'au final, comme plus je cuisine et moins je mange, c'est plus du chipotage que de la dévoration que je pratique à l'heure du repas. Devant la bête, j'ai donc la petite cuillère heureuse mais aussi chipoteuse quand elle s'enfonce dans mon ami le cochon…
Et bien entendu à la maison selon le principe des vases communicants plus je cuisine et moins y'a de monde à table le soir ! Je pense que si un jour je me faisais une demi vache braisée je suis tranquille y'aura plus personne à la maison pendant au moins trois semaines et j'aurais qu'à me taper ma vache comme j'ai l'impression que ça risque de finir avec mon cochon… Enfin si je n'avais pas mis le hola à toutes ces manigances.
A ce moment-là je suis prêt à toutes les fourbitudes pour attirer le chaland domestique et l'empêcher de partir avant qu'il ait avalé sa portion du cochon !
Et c'est comme ça que je me suis retrouvé l'air de rien au dessus de mon pulled pork à lancer à la cantonade et si j'en faisais des burgers… C'est marrant comme les mouches se font toujours attraper par le vieux truc du miel et comment donc quelques secondes plus tard j'en avais une tripotée qui volait autour de moi en bourdonnant frénétiquement burger oooooh oui papa !
Burger pulled pork
Ingrédients : 1 dose de pulled pork à la ginger beer selon la recette d'hier – 1 bol de fenouil émincé très fin (si vous avez une mandoline c'est parfait sinon un couteau qui coupe bien et de la patience) – 1bol de chou rave ou de chou blanc émincé très fin – 1 oignon rouge émincé très fin – 50cl d'eau – 10cl de vinaigre – 3càs de sucre en poudre – 1càc de sel – ½ càc de cumin en grain – ½ càc de coriandre en grain - du poivre – des pains à hamburger
Faites chauffer l'eau, le vinaigre, le sucre et le sel dans une casserole. Faites chauffer en remuant jusqu'à ce que le sucre et le sel soient complètement dissous. Retirez du feu et laissez refroidir.
Quand cette marinade est tiède trempez-y le fenouil, le chou et l'oignon pendant une ou deux heures.
Torréfiez rapidement le cumin et la coriandre dans une poêle assez chaude puis écrasez les deux graines grossièrement dans un mortier avec un pilon.
Faites dorer les pains à burger au grille-pain. Egouttez les légumes.
Vous n'avez plus qu'à monter vos burgers. Déposez une portion de pulled pork bien effiloché et bien trempouillé sur les pains. Couvrez du mélange de légumes et saupoudrez avec les graines. Arrosez éventuellement d'un trait de sauce barbecue mais là on risque de devenir très déraisonnable…
Pulled Pork Burger
Ingredients: 1 serving of Ginger Beer Pulled pork (following yesterday’s recipe) - 1 bowl very finely sliced fennel (perfect with a mandolin, you can also use a sharp knife and some patience) - 1 bowl very finely sliced kohlrabi or white cabbage - 1 red onion very finely sliced - 50cl water - 10cl vinegar - 3 Tbsp caster sugar - 1 tsp salt - 1/2 tsp cumin seeds - 1/2 tsp coriander seeds - pepper - hamburger buns
In a saucepan, heat up the water with the vinegar, sugar and salt. Stir until the sugar and salt are completely dissolved. Take off the heat and let cool down.
When this marinade is warmed down, soak in the fennel, cabbage or kohlrabi and onion for an hour or two.
In a hot pan, quickly toast the cumin and coriander seeds. Roughly crush them together with a pestle in a mortar.
Toast the buns in a toaster. Drain the vegetables.
Put up your burgers. Place a serving of pork on the buns. Cover with the veggies and sprinkle the seeds on top. You could even add a dash of barbecue sauce if you were to bring this beyond reason…


Mais pourquoi, bon et un Banh mi burger ça serait pas une bonne idée ça… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 1 juin 2014

Le plus redoutable des cochons serait aussi le plus fondant ? Irrésistible pulled pork à la ginger beer au menu !!!

Je suis un carnivore ! Ceux qui passent par ici le savent depuis longtemps, je peux frissonner de plaisir devant un joli plat de légumes, que j'ai de l'affection pour les topinambours et les choux, les p'tits fayots et les panais, mais aussi que je frise l'évanouissement de plaisir devant une large tranche de viande saignante à souhait !

Et pourtant aujourd'hui, c'est une des plus cuites qui me fait baver d'envie, une viande tellement fondante qu'il est difficile de la retourner dans la casserole sans qu'elle se défasse toute seule. Le pulled pork est un de ces plaisirs déraisonnables qui va vous fondre dans la bouche après presque cinq heures de cuisson… Essayez le pulled pork c'est prendre le risque de devenir addict ! A vous de voir si vous prenez le risque !
Pulled pork à la ginger beer
Ingrédients : 1 rôti de porc dans l'échine d'environ 1kg5 – 1càs d'huile de colza -1 gros oignon – 25cl de ketchup – 12cl de vinaigre de cidre – 50g de vergeoise – 1càs de moutarde – 1càs de Worcestershire sauce – 1càc de pimenton (ou de paprika) – ¼ de càc de piment de Cayenne – 2 gousses d'ail – 2ou 3 brin de thym – 2 ou 3 feuilles de laurier – 5 tranches de gingembre -25cl de ginger beer - sel et poivre
Hachez grossièrement l'oignon. Coupez les gousses d'ail en deux.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte puis faites revenir le rôti de tous les côtés.
Retirez-le de la cocotte puis salez-le et poivrez-le.
Faites revenir l'oignon jusqu'à ce qu'il commence à peine à colorer.
Mélangez dans un bol le ketchup, le vinaigre, la vergeoise, la moutarde, la Worcestershire sauce, le pimenton, le piment de Cayenne, l'ail, le thym, le laurier, le gingembre et la ginger beer.
Remettez la viande dans la cocotte et versez la sauce par dessus. Tournez le rôti dans la sauce de manière à ce qu'il en soit bien couvert. Couvrez la cocotte et enfournez dans un four préchauffé à 150° pendant 5 heures.
Tournez la viande dans la cocotte environ toutes les heures.
Quand la viande est cuite, retirez-la de la cocotte, coupez-la en larges tranches.
Effilochez la viande avec deux fourchettes puis remettez-la dans la sauce et remuez…
Ensuite il ne vous reste plus qu'à trouver avec quoi manger votre pulled pork à la ginger beer… Personnellement il finira sur des petites pommes de terre vapeur.
Ginger beer pulled pork
Ingredients: 1,5kg spare rib pork roast - 1 Tbsp rapeseed/canola oil - 1 large onion - 25cl ketchup - 12cl cider vinegar - 50g dark brown sugar - 1 Tbsp mustard - 1 Tbsp Worcestershire sauce - 1 tsp smoked paprika - 1/4 tsp Cayenne pepper - 2 cloves garlic - 2 or 3 sprigs thyme - 2 or 3 bay leaves - 5 slices ginger - 25cl ginger beer - salt & pepper
Roughly chop the onion. Halve the cloves of garlic.
In a pot, heat up the oil and brown the roast on all sides.
Take it out of the pot and season it with salt and pepper.
Sauté the onion until it barely starts to brown.
In a bowl, mix together the ketchup, vinegar, brown sugar, mustard, Worcestershire sauce, smoked paprika, Cayenne pepper, garlic, thyme, bay leaves, ginger and ginger beer.
Put the meat back in the pot and pour the sauce over it. Turn the roast to make sure it is nicely coated with the sauce. Put the lid on the pot and put in the oven, preheated at 150°C/300°F for 5 hours.
Turn the meat in the pot every hour.
When the meat is cooked, remove it from the pot and cut it into large slices.
Pull the meat into shreds using 2 forks. Put it back into the sauce and nicely stir it in.
Serve as you like: I am thinking over steamed potatoes right now…
Et si vous voulez en savoir plus sur le pulled pork lisez ce très joli article de Pascale qui va lui aussi vous mettre l'appétit au bord des lèvres : Pulled Pork (porc effiloché), comment le préparer, comment le servir…


Mais pourquoi, bon et s'il finissait dans un burger maintenant mon cochon… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 11 mai 2014

Hoooo mon cochon c'est le plus beau des cochons... c'était vraiment un cochon dans la chanson ??? Cochon à l'asiatique ma cocotte !

Avec moi le cochon a peu de chances de s'en sortir tellement j'aime cette bestiole… enfin tellement j'aime passer à la casserole !
Bon à vrai dire il suffirait de me présenter tous les cochons qui un jour passeront dans ma casserole pour que je devienne sans doute végétarien en moins de temps qu'il ne m'en faudrait pour je les adopte tous. Mais tant qu'ils seront débités en jolis morceaux j'aimerai toujours autant cette viande-là, le cochon.
A chaque fois que je vais chez Tang Frères ça loupe pas je reviens toujours avec une barquette pleine de petits cubes de porc tout croustillants à souhait et curieusement pendant le chemin un phénomène étrange se produit inévitablement, va savoir pourquoi mais quand il voyage près de moi le cochon s'évapore !
Quelque soit le poids du départ, y'a pas il ne correspond jamais avec le poids à l'arrivée ! Inexplicable non ? Enfin c'est ce que j'essaye de faire comprendre aux miens quand je rentre à la maison. Et curieusement ils me regardent en hochant la tête avec un drôle d'air, un peu comme s'ils observaient quelqu'un en train de raconter des carabistouilles… alors que le porc, il s'évapore vraiment si si je vous assure !
Quoi qu'il en soit je ne loupe jamais une occasion de préparer une nouvelle recette de poitrine de porc même si après plusieurs tentatives infructueuses j'ai renoncé à trouver la recette parfaite de poitrine de porc croustillant… Il existe bien d'autres recettes possibles comme celle-ci avec un cochon d'abord cuit en cocotte puis au four !
Cochon à l'asiatique ma cocotte !
Ingrédients : 1kg2 de poitrine de porc en un seul morceau – 12cl de sauce soja – 2càs de vin chinois ou de xérès sec – 1litre de bouillon de volaille corsé –  1 étoile de badiane – ½ càc de coriandre en poudre – 4 clous de girofle - 6 càs de sauce aigre-douce  – 2càs de miel liquide – poivre
Versez dans une cocotte minute le bouillon, la badiane, la coriandre, les clous et la moitié de la sauce aigre douce, poivrez puis ajoutez la poitrine en déposant le côté couenne vers le fond de la cocotte.
Fermez la cocotte et mettez-la sous pression. Faites cuire la viande pendant 45 minutes après que ça siffle ou que ça prévienne que c'est sous pression.
Laissez retomber la vapeur sans ouvrir la cocotte.
Sortez la viande et prélevez 20cl de bouillon.
Un conseil, gardez le reste du bouillon dégraissez-le et utilisez-le pour cuire quelques nouilles chinoises, vous verrez, c'est bon bon !
Posez votre morceau de viande couenne vers le haut sur une planche puis découpez-le comme si vous vouliez faire des cubes mais sans découper totalement de manière à garder le morceau entier, regardez la photo pour vous aider à comprendre ce que ça doit donner.
Versez les 20cl de sauce dans une casserole, ajoutez la sauce aigre-douce restante et le miel. Faites réduire le tout jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse.
Posez votre viande sur une grille posée sur un plat et badigeonnez-la bien avec la sauce sirupeuse, mettez-en bien partout !
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant 10 à 15 minutes. Badigeonnez bien régulièrement votre viande jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée.
Ensuite vous n'avez plus qu'à finir de découper la viande et à la servir avec un peu de sauce s'il en reste, du riz, des nouilles chinoises ou des légumes asiatiques cuit à la vapeur.
Asian style pork
Ingredients: 1kg2 (2,5 lb) pork belly in one piece - 12cl soy sauce - 2 Tbsp Chinese wine or dry sherry - 1 l chicken stock - 1 star anise - 1/2 tsp ground coriander - 4 cloves - 6 Tbsp sweet and sour sauce - 2 Tbsp liquid honey - pepper

In a pressure cooker, pour the chicken stock, star anise, coriander, cloves, 3 tablespoons of sweet and sour sauce, pepper and place the pork belly, rind side down.
Close the cooker and pressure cook it for 45 minutes.
Release the steam without opening the cooker.
Then, take out the pork and 20cl of broth. I advise you to keep the remaining broth, get rid of the extra fat and cook some noodles in it… yum.
Place the pork on a cutting board, rind side up and cut as if you were cutting the pork into cubes but not all the way, to keep it in one piece. Look at the picture to understand what it should look like.
Pour the 20cl of broth in a saucepan, add the remaining sweet and sour sauce and honey. Reduce until syrupy.
Place the meat on a grid on top of a dish and generously brush it with the sauce everywhere.
Put in the oven, preheated at 210°C/410°F for 10 to 15 minutes. Keep brushing it with sauce until nice and golden.
Cut the meat and serve with sauce, if you have some left and rice, noodles or steamed Asian vegs.

Mais pourquoi, c'était pas un bœuf non plus dans la chanson… un canard peut-être ??? est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 16 janvier 2014

Les boulettes envahissent enfin le monde !!! Balls et mes boulettes cochon crevettes à l'asiatique…

Enfin les boulettes envahissent le monde ! Oubliés les burgers, les hot dogs, les choux et autres boustifailles de passage, les boulettes arrivent et elles vont tout balayer, rien ne leur résistera, elles vont mettre le monde et les estomacs à leurs pieds…

Bon, c'est peut-être un peu excessif mais depuis le temps que j'attends au fond de ma cuisine à mes les rouler qu'elles arrivent enfin sur le devant de la scène, je trouve que ça mérite bien un peu de joie et d'enthousiasme.
Les boulettes et moi, c'est une vieille histoire qui commence au sud du sud avec quelques paires de boulettes de là-bas, las albondigas, un premier amour de vacances que je n'ai jamais oublié. Et puis ensuite, de boulettes en boulettes, cette passion ne m'a jamais quitté et avec elles j'ai voyagé d'Inde au Japon ou d'Espagne en Angleterre et dans tellement d'autres endroits, de viande en viande en roulant à chaque fois avec bonheur.
Du coup quand j'ai appris l'ouverture de Balls du côté du 47 de la rue Saint Maure dans le 11e arrondissement parisien, un endroit où la boulette règne sans partage, c'est ventre à terre que j'y suis allé dès la première occasion. Et c'est comme ça que nous nous sommes retrouvés avec ma complice d'écriture attablés là-bas à attendre notre ration de boulettes.
Chez Balls, vous pouvez d'abord choisir vos boulettes au bœuf, au poulet, à l'agneau ou même sans viande... des boulettes bien dorées et parfumées, ensuite ajouter la petite sauce dans laquelle elles vont se prélasser et enfin l'accompagnement qui va venir les compléter, polenta crémeuse, salade d'endives ou de lentilles et après vous n'avez plus qu'à attendre, pas longtemps d'ailleurs, qu'on vous les pose devant le nez pour les dévorer !
Et comme le lieu est tenu par une bande de jeunes passionnés de la boulette et que je n'ai pu goûter ni les cocktails étonnants préparés à la minute devant vos yeux, ni les desserts, il se pourrait bien que je ne tarde pas à aller reposer mes fesses chez Balls.
Et un petit conseil, réservez ! Sinon vous risquez de regarder les boulettes depuis le trottoir, l'autre soir c'était plein comme un œuf. Forcément la boulette va envahir le monde...
Et en attendant je me suis dis qu'un plat de boulettes…
Mes boulettes cochon crevettes à l'asiatique…
Ingrédients : 500g de farce ou de chair à saucisse – 6 belles gambas entièrement décortiquées – 3 oignons nouveaux – un petit bouquet de coriandre – 1càs de Fleur de maïs Maïzena – 1càs de nuoc nam – 1gousse d'ail – 1càc de gingembre râpé – ½ càc de cinq épices - 1 douzaine de tomates cerise – 1 càs de miel assez neutre – des cacahuètes - de l'huile neutre (arachide, tournesol, colza…) - sel et poivre
Hachez finement les crevettes. Hachez grossièrement les oignons nouveaux en séparant le blanc et le vert. Hachez la coriandre. Coupez en deux les tomates. Hachez les cacahuètes.
Mettez dans un saladier la farce, les crevettes hachées, 3càs de vert d'oignons et autant de coriandre, la Maïzena, le nuoc nam, le gingembre, les cinq épices et mélangez bien le tout. Malaxez avec les mains c'est le plus facile.
Faites ensuite des boulettes d'environ 35g.
Faites chauffer 1càs d'huile dans une poêle à feu assez vif. Ajoutez les boulettes et faites-les dorer de tous les côtés.
Quand les boulettes sont bien dorées ajoutez les tomates cerise, 3 càs de blancs d'oignons nouveau et le miel et mélangez bien. Baissez un peu le feu, couvrez et laissez une dizaine de minutes jusqu'à ce que la viande soit à point. Découvrez alors et laissez réduire la sauce pendant une minute ou deux.
Servez en parsemant sur les boulettes de l'oignon, de la coriandre et les cacahuètes.
Asian pork and shrimp meatballs
Ingredients: 500g sausage meat - 6 chubby king prawns, completely shelled - 3 spring onions - 1 small bunch coriander - 2 Tbsp cornstarch - 1 Tbsp fish sauce - 1 clove of garlic - 1 tsp grated ginger - 1/2 tsp five-spice powder - a dozen cherry tomatoes - 1 Tbsp honey (with a rather neutral taste) - peanuts - neutral oil (groundnut oil or sunflower or canola etc.) - salt & pepper
Finely chop the prawns. Roughly chop the spring onions, putting the white apart from the green. Chop the coriander. Halve the tomatoes. Chop the peanuts.
In a large bowl, put the sausage meat with the prawns, 3Tbsp of the green part of the onions, 3Tbsp of coriander, the cornstarch, fish sauce, ginger, five-spice powder and mix everything together. It’s easier with your hands.
Make balls about 35g each.
Heat up 1 Tbsp of oil in a frying pan on high heat. Add the meat balls and brown on all sides. When they’re nicely golden, add the cherry tomatoes, 3Tbsp of the white part of the spring onions, the honey and mix well. Turn down the heat a little bit, cover and let cook for about 10 minutes until the meat is cooked through. Take the lid off and let the sauce reduce for a couple of minutes.
Serve sprinkling some onion, coriander and peanuts.

Mais pourquoi, je me demande si une boulette ça pense… et ce que ça pense ! est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 11 octobre 2013

Le vendredi c'est retour vers le futur… Cochon Coca ! eh oui tout simplement !

Il arrive parfois qu'un de mes lecteurs me tombe gentiment dessus parce qu'il cherche une recette chez moi, une recette qu'il a vu mais dont il ne se souvient pas du nom, de ce foutu nom à la… que tu as encore trouvé me dit-il alors…
Et souvent après quelques discussions nous retrouvons la soupe de boulettes asiatique sous le doux nom, il est vrai peut-être pas simple simple à deviner, de soupe rugissante aux têtes de lion
Et comme pour ne pas aider j'ai l'annexe de mes recettes un tout petit peu pas à jour… un tout petit peu de quelques années.
Du coup en cherchant ma recette du jour dans mes archives en tombant sur ce cochon coca je me suis dit que pour une fois j'avais été inspiré par la simplicité et donc bien inspiré !
Cochon Coca
Ingrédients : 450g de travers de porc coupé en petits morceaux – 1càs d'huile neutre (tournesol ou arachide) – 20cl de Coca-Cola – 1 gousse d'ail – 2 étoiles de badiane – ½ càc de graines de coriandre - 2 tranches de gingembre – 1càc de pâte de curry rouge – 1càs de miel liquide – 1 lanière de zeste d'orange d'1cm de large et environ 10 de long - sel et poivre – 1 petit bouquet de coriandre
Faites chauffer l'huile à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'elle commence à fumer jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et faites-les dorer de tous côtés.
Quand les morceaux sont bien dorés ajoutez la gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau, la badiane, le gingembre et la coriandre et prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement.
Versez alors le coca-cola, mélangez bien en raclant le fond de la poêle, couvrez et prolongez la cuisson à feu moyen pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors la pâte de curry, le miel liquide et le zeste d'orange et prolongez la cuisson à découvert jusqu'à obtenir un jus sirupeux.
Juste avant de servir, hachez grossièrement la coriandre pour en parsemer le plat généreusement. Vous pouvez aussi décorer le plat de quelques pluches de réglisse.
Coke Pork
Ingredients: 450g spare ribs, cut into pieces - 1 Tbsp vegetable oil (sunflower or groundnut) - 20cl Coke - 1 clove garlic - 2 star anise - 1/2 tsp coriander seeds - 2 slices ginger - 1 tsp red curry paste - 1 Tbsp liquid honey - 1 strip orange zest (about 1cmx10cm) - salt & pepper - 1 small bunch fresh coriander
In a frying pan or a wok heat up the oil on high heat. When it's starting to smoke, put the rib pieces, previously seasoned. Brown them on all sides.
When they're all golden, add the garlic, crushed with the flat side of a knife, star anise, ginger and coriander. Cook for another 2 to 3 minutes, stirring frequently.
Pour in the Coke and mix nicely scraping the bottom of the pan. Cover and cook on medium heat, for another 10 minutes.
Add in the curry paste, liquid honey and orange zest. Keep cooking, uncovered, until the sauce gets syrupy.
Just before serving, roughly chop the fresh coriander and generously sprinkle over the dish. You could also decorate it with licorice peelings.


Mais pourquoi, qu'est-ce que j'aurais bien pu trouver pour ce cochon coca comme nom à la… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 16 avril 2013

J'aime les marchés ! Surtout quand j'y rencontre des araignées et des cochons…

Ce que j'aime quand je fais mon marché sur la place de mon chez moi, c'est être surpris, être attrapé par tel ou tel produit qui me déclenche l'appétit au fil de mes emplettes. 
Et ce samedi c'est en choisissant mes saucisses chez ma p'tite charcutière préférée que mon regard a été attiré par une drôle de petite barquette de viande.
A première vue ça n'avait rien à voir avec les jolies tranches de rôti ou de côtes qui s'étalaient devant moi, on aurait plutôt dit un mouchetis de viande, mais depuis longtemps j'ai appris à me méfier des belles qui se prélassent sur les étals, pour aller chercher les petites mal foutues, quelquefois pas très jolies mais tellement savoureuses !
C'est d'l'araignée de cochon que me dit alors la charcutière voyant mon regard aimanté sur cette drôle de viande. Spontanément la vision qui s'est déclanché en moi d'un cochon à huit pattes me courant après en criant Spiiiiderman ! m'a plutôt fait reculer. Mais la voix subitement plus basse de la vendeuse, m'affirmant comme une confidence, vous savez c'est vachement bon… a fait que je suis reparti de mon p'tit marché avec mon araignée de cochon sous le bras et l'intention de la passer à la casserole bien vite !
Des araignées, des cochons et de la sauce à l'asiatique…
Ingrédients : 500g d'araignée de porc (si vous n'en trouvez pas essayez de prendre une viande bien persillée de gras, surtout pas une viande sèche ! et coupez-la en lamelles assez fines) – 1càs d'huile de tournesol (ou d'une autre huile neutre – des feuilles de coriandre – quelques belles pincée de sésame doré – quelques zeste d'orange ou de citron
Pour la sauce marinade : 1càs de miel liquide – 1càs de sauce Worcestershire – 2càs de sauce soja – 2càs de vinaigre de riz – 2càs de ketchup – 2 gousses d'ail écrasées -1càc de gingembre frais râpé – ¼ ou un peu plus de piment oiseau coupé très très fin – 2càs de jus d'orange – 1 belle pincée de paprika
Commencez par la sauce, mélangez tous les ingrédients et réservez.
Prélevez-en la moitié et faites-y mariner la viande au moins deux heures et si c'est une nuit c'est encore mieux.
Egouttez bien la viande puis séchez-la rapidement.
Faites chauffer à feu vif l'huile dans une poêle puis faites-y dorer la viande de tous les côtés. Pour mémoire on ne remue pas la viande dans la poêle, on dore un côté puis un autre. Si vous remuez trop vous refroidissez la poêle et ça commence à tourner à la bouillasserie et viande bouillue…
Quand elle est bien dorée baissez un peu le feu et ajoutez la sauce restante.
On pourrait utiliser la marinade de la viande mais elle s'est gorgée de sang rendu et du coup au lieu d'avoir une sauce bien lisse et translucide ça ressemblerait encore une fois à une bouillasserie, donc on oublie !
Retirez du feu, servez et terminez en saupoudrant de la coriandre, du sésame et du zeste d'agrume.

Mais pourquoi, bon y'a plus de bestioles étranges qui me suivent là ??? est-ce que je vous raconte ça…

lundi 5 novembre 2012

Tout est bon dans le cochon comme dans Pig le livre de Johnnie Mountain ! Et stroganoff de cochon !

Une des premières choses qui se mangent et que je me suis achetée avec mes sous à moi, mon argent d'adulte travaillant, ce sont des côtes de porc charcutières d'une des charcuteries boulonnaises qui se tenait à l'époque pas loin de ma maison d'avant.
Il faut dire que je passais devant la charcuterie depuis des années et des années, presque tous les jours, et que je regardais tous ces plats avec un appétit dévorant. Et du coup quand j'ai pu, après bien des hésitations, je suis enfin entré dans la boutique avec en poche quelques petits billets. Je n'étais plus le lèche vitrine sans espoirs, j'étais un client, un client comme les autres. Enfin presque comme les autres…
Il faut dire que moi je n'étais pas habitué à acheter, j'étais juste un regardeur qui n'avait pas vraiment prêté attention aux habitudes des acheteurs. Et du coup quand le regard de la vendeuse s'est posé sur moi je n'avais pas la moindre idée de ce que j'allais choisir, bouchée à la reine, quiche lorraine, salade russe, jambons et saucissons… il y avait trop de choix pour moi. Alors mon doigt a un peu hésité et puis il s'est arrêté et j'ai timidement demandé, une… en espérant un peu que la vendeuse finirait ma phrase. Et c'est ce qu'elle a fait d'un, une côte de porc charcutière pour le petit monsieur !
Je ne sais plus vraiment si elle était bonne, ça n'avait pas vraiment d'importance, ce jour-là j'avais acheté ! Un geste que j'avais trouvé bien plaisant et que j'allais très vite reproduire de manière compulsive.
Enfin jusqu'au jour où mon charmant banquier m'a demandé si j'avais vraiment compris le principe du compte en banque, une question qu'il m'a posée juste après que j'ai creusé un deuxième trou presque aussi beau que celui de la sécu, un trou que ma maigre paye d'alors n'avait aucune chance de combler… vraiment aucune ! Mais ce n'était pas de ma faute j'avais tellement aimé acheter une côte de porc charcutière…
Depuis le cochon est toujours resté mon ami et quand j'ai vu que Johnnie Mountain sortait un livre entièrement consacré au cochon je n'ai pas résisté longtemps, pas longtemps du tout !
Pig de Johnnie Moutain est pour l'instant seulement disponible en anglais aux éditions DBP, mais j'espère qu'un éditeur de par ici aura la bonne idée de le traduire un jour prochain !
En attendant une recette de cochon bien sûr, une recette inspirée par Johnnie Moutain, une recette à l'accent de l'est !
Cochon Stroganoff
Ingrédients : 500g d'échine de porc désossée –  500g de champignons frais - 1càc de paprika (si vous avez du paprika fumé n'hésitez pas) – 30g de beurre – 5 échalotes – 2 gousses d'ail – 150cl de bouillon de volaille – 20cl de crème fraîche – 1càs de Worcestershire sauce – 2càs de moutarde – 1 bouquet de cerfeuil – sel et poivre
Commencez par couper la viande en très fines tranches. Ecrasez-les ensuite de quelques coups de rouleau à pâtisserie pour les rendre bien plates et bien tendres. Saupoudrez le tout avec le paprika, salez et poivrez et oubliez le temps de préparer le reste des ingrédients.
Emincez finement les échalotes, écrasez l'ail du plat du couteau, coupez en tranches les champignons.
Mettez la moitié du beurre dans une grande poêle posée sur feu moyen. Versez les échalotes et l'ail et faites revenir jusqu'à ce que les échalotes commencent à peine à colorer.
Ajoutez les champignons et faites revenir jusqu'à ce que l'eau de végétation des champignons soit réduite au point de devenir sirupeuse.
Dans une autre poêle versez le reste du beurre et colorez rapidement la viande à feu assez vif. Elle doit être dorée à l'extérieur et encore un peu rosée à l'intérieur, donc très rapidement.
Ajoutez la sauce aux champignons, passez à feu très doux et mélangez bien le tout.
Ajoutez la crème fraîche, la Worcestershire sauce, la moutarde, rectifiez éventuellement l'assaisonnement et laissez sur le feu juste le temps de finir de cuire la viande et que la sauce ait un peu épaissi.
Au moment de servir, quelques pincées de paprika, des feuilles de cerfeuil et c'est prêt !

Mais pourquoi, je me demande s'il a une recette de queue de cochon… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 2 novembre 2012

Le vendredi c'est retour vers le futur ! Cochon Coca parce que forcément tout est bon dans le cochon…

En voyageant dans mes archives à la recherche de ma petite recette du vendredi je me rends compte que j'ai eu des p'tits vélos, des petites obsessions et que j'en avais pratiquement oublié certaines.
Le cochon n'a pas été une obsession de passage, bien au contraire même, tant j'ai toujours pensé que tout est bon dans le cochon… Et tout est passé à la casserole quand il s'agit du cochon, depuis la tête jusqu'à la queue, tant je pense qu'il est vrai que chaque morceau peut apporter son lot de plaisirs gustatifs.
Mais curieusement je me suis aussi rendu compte qu'à un moment j'ai eu envie de le tremper dans du Coca mon cochon, et voilà donc pour une fois deux recettes de cochon Coca parues par ici à quelques mois de différence, mais toujours en novembre…
Un Coca mon cochon ? 
Ingrédients : 650g de poitrine de porc frais en un seul morceau – 15cl de Coca Cola – 15g de gingembre en tranches – 2 étoiles de badiane – 1 gousse d’ail écrasée – 1 bâton de réglisse – 1càc de pâte de curry rouge – ½ càc de coriandre en graines grossièrement écrasées – 1càs de miel – 1càs de sauce soja
Mettez la poitrine de porc dans une terrine possédant un couvercle, puis ajoutez le Coca, le gingembre, la badiane, l’ail, le réglisse cassé en morceaux , le curry, les graines de coriandre, le miel et la sauce soja. Couvrez et enfournez pendant 2h dans un four préchauffé à 170°. Retournez à mi-cuisson.
Découvrez alors la terrine et poursuivez une demi-heure de plus, attention qu’il reste toujours du liquide dans la terrine et que ça ne brûle pas.
Quand c’est fini, si ce n’est pas déjà le cas, vous pouvez réduire le jus en sirop léger, et vous n’avez plus qu’à trancher en arrosant de cette sauce.

Cochon Coca
Ingrédients : 450g de travers de porc coupé en petits morceaux – 1càs d'huile neutre (tournesol ou arachide) – 20cl de Coca-Cola – 1 gousse d'ail – 2 étoiles de badiane – ½ càc de graines de coriandre - 2 tranches de gingembre – 1càc de pâte de curry rouge – 1càs de miel liquide – 1 lanière de zeste d'orange d'1cm de large et environ 10 de long - sel et poivre – 1 petit bouquet de coriandre
Faites chauffer l'huile à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'elle commence à fumer jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et faites-les dorer de tous les côtés.
Quand les morceaux sont bien dorés ajoutez la gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau, la badiane, le gingembre et la coriandre et prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement.
Versez alors le coca-cola, mélangez bien en raclant le fond de la poêle, couvrez et prolongez la cuisson à feu moyen pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors la pâte de curry, le miel liquide et le zeste d'orange et prolongez la cuisson à découvert jusqu'à obtenir un jus sirupeux.
Juste avant de servir, hachez grossièrement la coriandre pour en parsemer le plat généreusement. Vous pouvez aussi décorer le plat de quelques pluches de réglisse.

Mais pourquoi, je dois bien avoir du Coca par là y'a plus qu'à attraper l'cochon… petit, petit, petit… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 9 août 2012

Et si la cuisine de fainéant était la voie de sauvetage du cuisinier en vacances… Rouelle de cochon comme en été pour vérifier ça…


En ce moment j'en fait tellement peu que je vais finir par m'attraper des durillons de canapé… C'est que ça demande des efforts de ne rien faire pendant que toute la maison semble lancée dans une danse de Saint Guy effrénée ! 
J'ai l'impression d'être un 33tours de blues au milieu d'une bande de 45tours de punky pogotant… Et déjà  que je suis fatigué, de regarder les autres s'agiter, ça épuise encore plus ma volonté déjà faible, si faible, d'essayer de m'arracher de mes rochers de coussins moelleux et confortables comme un brownie à peine cuit.
Bon le problème c'est que toute cette agitation ça leur ouvre l'appétit à mes castors frénétiques et que dès s'approche l'heure du déjeuner, du goûter ou du soir, ma petite bande se met en position de piallage et ça, y'a pas mieux pour me ruiner l'envie de sieste d'après réveil !
Du coup j'essaie de cuisiner à l'économie, j'essaie de faire du mijoté d'été, des petits plats qui embaument la cuisine toute la journée d'odeurs d'herbes, d'oignons et de tomates et donne l'impression que le cuisinier est attaché à ses fourneaux alors que ça ne fait que blobloter tranquillement !
Et c'est comme ça qu'hier j'ai laissé tranquillement confire une jolie rouelle de porc avec ce qu'il faut de gras pour qu'elle ne s'assèche pas trop.
Rouelle de cochon comme en été
Ingrédients : 1 belle rouelle de porc – 3 oignons hachés grossièrement – 3 gousses d'ail en chemise écrasées – 50cl de vin blanc sec – 1 dizaine de morceaux de tomates séchées –  2  tomates pelées épépinées et coupées en morceaux - 1càs d'huile d'olive – 2 ou 3 tiges de thym – 3 ou 4 feuilles de laurier – 1 belle pincée de paprika (de préférence fumée) - 1 vingtaine de tomates cerise coupées en deux – du persil grossièrement déchiré - sel et poivre
Versez l'huile dans une grande sauteuse ou une cocotte et à bon feu, faites-y dorer  la rouelle, salée et poivrée des deux côtés. Enlevez la viande puis faites revenir les oignons, l'ail, le thym et le laurier jusqu'à ce que les oignons commencent à colorer.
Ajoutez les tomates séchées, les tomates fraîches en morceaux mélangez bien le tout puis remettez la viande et terminez en ajoutant le vin blanc et la pincée de paprika. Laissez à couvert pendant environ une heure trente en retournant la viande toutes les vingt minutes.
Enlevez ensuite le couvercle et poursuivez la cuisson pendant une trentaine de minutes, retournez la viande toutes les dix minutes.
Versez la viande et son jus dans un plat. Montez le feu sous la sauteuse et jetez dedans les tomates cerises et laissez-les juste le temps de les griller un peu, elles ne doivent pas se défaire.
Dès qu'elles sont à point ajoutez-les sur la viande. Un peu de persil, un poil de poivre et c'est prêt ! Avec des nouilles ça le fait mais aussi avec du riz ou des petits légumes d'été ou… c'est finalement une viande facile à vivre !

Mais pourquoi, bon je sens qu'ils vont avoir faim demain aussi ! est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 5 novembre 2010

Mon dernier cochon s'est mis à boire du coca… Travers de cochon au coca-cola au menu !

Je suis souvent septique devant certaines pratiques culinaires. 
Quand j'ai vu il y a bien bien longtemps arriver les premières recettes au Coca-Cola j'ai tordu le nez et j'ai laissé tomber une de ces sentences définitives du genre et ben moi je mettrais du coca dans mes plats quand y'aura une émission de cuisine en prime'tim' sur TF1… c'était il y a bien bien longtemps et j'ai toujours été un visionnaire…
Et puis le temps est passé et le Coca à fait son chemin dans ma cuisine comme bien d'autres ingrédients improbables avec lesquels je me suis amusé à cuisiner. Du coup j'ai mis aussi mon petit cochon au Coca pour la dernière recette de travers… enfin la dernière…
Cochon Coca
Temps de préparation cuisson comprise : environ 25minutes
Ingrédients : 450g de travers de porc coupé en petits morceaux – 1càs d'huile neutre (tournesol ou arachide) – 20cl de Coca-Cola – 1 gousse d'ail – 2 étoiles de badiane – ½ càc de graines de coriandre -
2 tranches de gingembre – 1càc de pâte de curry rouge – 1càs de miel liquide – 1 lanière de zeste d'orange d'1cm de large et environ 10 de long - sel et poivre – 1 petit bouquet de coriandre
Faites chauffer l'huile à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'elle commence à fumer jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et faites-les dorer de tous les côtés.
Quand les morceaux sont bien dorés ajoutez la gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau, la badiane, le gingembre et la coriandre et prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement.
Versez alors le coca-cola, mélangez bien en raclant le fond de la poêle, couvrez et prolongez la cuisson à feu moyen pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors la pâte de curry, le miel liquide et le zeste d'orange et prolongez la cuisson à découvert jusqu'à obtenir un jus sirupeux.
Juste avant de servir, hachez grossièrement la coriandre pour en parsemer le plat généreusement. Vous pouvez aussi décorer le plat de quelques pluches de réglisse.

Mais pourquoi, et pourquoi travers d'ailleurs alors qu'il est droit comme la justice… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 4 novembre 2010

C'est le temps où le cidre se met au goût de l'automne… et le cochon au cidre !

J'ai vraiment découvert le cidre dans cette drôle d'Espagne que l'on appelle là-bas l'autre Espagne… Dans cette Espagne où ce ne sont pas des oliviers qui poussent mais des pommiers, il faut dire qu'elle est bien verte cette autre Espagne, forcément avec ce qu'il tombe d'eau du ciel par là-bas, elle peut être verte !
Il pousse donc là-bas des pommiers de ceux qui font le cidre, un cidre rude, brut, presque râpeux. Là-bas on ne sert pas le cidre dans des bolées, ces insupportables choses qui m'ont gâché bien souvent le cidre et qu'il faudrait jeter un jour au fond des plus profonds des lacs, là-bas on le sert dans des grands verres d'une finesse étonnante. Il les faut grands ces verres parce que le cidre asturian est servi comme le thé à la menthe, de loin, du plus loin possible, en écartant bien les bras pour éloigner le plus possible la bouteille du verre. Et tout ça pour favoriser une mousse espérée et souvent seulement espérée malgré les exploits des serveurs de cidre.
Là-bas le cidre se partage, et forcément moi dès qu'on s'attable pour partager…
C'est donc là-bas que j'ai pris le goût du cidre, d'un drôle de cidre, mais c'est un drôle de pays, le cidre ne pouvait que lui ressembler… Et ici j'ai continué à m'asseoir et à partager cette boisson qui met l'odeur de la pomme dans l'air mais pas que celle de la pomme comme disait l'autre… Je devrais d'ailleurs dire que j'ai pris le goût des cidres et pas du cidre tant on peut voyager, de l'un à l'autre, à travers des saveurs et des odeurs bien différentes.
Et forcément comme le travers m'a pris cette semaine, j'ai aussi voulu lui faire connaître le goût du cidre et essayer de baigner mon petit cochon cette fois dans la pomme… et pas que dans la…
Cochon et cidre
Ingrédients : 450g de travers de porc coupé en petits morceaux – 450g de petites pommes de terre du type ratte – 12 oignons grelot – 1càs de saindoux – 3 branches de thym – 20cl de bouillon – 20cl de cidre – sel et poivre – 1 petit bouquet de persil
Faites chauffer le saindoux à feu vif dans une poêle ou un wok. Dès qu'il commence à fumer jetez-y les morceaux de travers, que vous aurez salés et poivrés, et commencez à les faire dorer pendant 4 à 5 minutes.
Ajoutez alors les oignons grelot que vous aurez épluchés et coupés en deux, et finissez de dorer la viande avec les oignons.
Lavez et coupez les pommes de terre en deux ou trois selon leur taille puis ajoutez-les dans la poêle et remuez bien.
Ajoutez le thym, le bouillon et le cidre, couvrez et laissez cuire 20 à 25minutes à couvert à feu moyen. Remuez régulièrement et n'hésitez pas à ajouter un peu de bouillon si la sauce réduit trop. Si la sauce n'a pas assez réduit, elle doit être assez épaisse et bien couvrir la viande, prolongez un peu la cuisson à découvert jusqu'à obtenir la consistance souhaitée.
Juste avant de servir hachez grossièrement le persil et parsemez le plat généreusement.
Produit offert
Si vous aimez le cidre comme moi, goûtez donc les cidres d'automne, ils vont arriver dès aujourd'hui sur les étals, et vous pourrez sentir et découvrir la variété et la richesse que peut révéler cette boisson. Goûtez les plus légers, les plus parfumés qui vont quelque fois vous entraîner vers les sous-bois , goûtez les plus clairs comme les plus troubles, goûtez aussi les plus forts… Goûtez tous ces cidres et peut-être trouverez-vous le vôtre !
Mais pourquoi, s'il n'y a pas que de la pomme… y'a quoi d'autre ??? est-ce que je vous raconte ça…

lundi 1 février 2010

Un dimanche à moulitude sur canapé ou comment un p’tit cochon nous a sauvé de la faim…

Il y a des fois où le dimanche à la maison c’est un concours de moulitude, il y a alors un véritable banc de moules de canapé qui végètent là, le regard vide, le geste absent. Ces moules survivent plus qu’elles ne vivent vraiment, elles espèrent juste qu’une mouette de passage veuille bien les nourrir en leur donnant la becquée. Le problème c’est que les deux mouettes habituelles de la maison, Marie et moi, étaient aussi flapies et molles que les autres. On aurait presque pu croire qu’on essayait de lancer la mode du week-end sans squelette à la maison, le poulpe day en quelque sorte !
Moi j’avais encore mon petit week-end à faire des crêpes du côté des Galeries Lafayette dans les jambes et Marie… aussi… c’est curieux que j’arrive aussi bien à partager ma fatigue, il faudrait que je réfléchisse à ça un jour… un autre jour.
Et lors de jours comme ça, à chaque fois que l’un de nous propose un plat, une foule de chose à faire nous viennent à l’esprit, se lever, avancer un pied, ramener l’autre à sa hauteur, avancer l’autre pied… et tout ça avant même de commencer à vraiment cuisiner, juste pour arriver au frigo… après c’est pire, bien pire. Et la fatigue qui s’abat alors sur nous est encore plus terrible, bien plus terrible ! Et forcément nous renonçons à chaque fois.
Du coup petit à petit le champ des possibles se réduit de plus en plus et on finit par trouver que couper une simple tranche de pain devient un exploit insurmontable… on se regarde et l’un dit hooo non t’imagine va falloir la couper… et l’autre confirme hooo non c’est trop dur… Heureusement dans ces cas-là Marie sait les mots qui me font réagir, ceux qui me vont droit au... à l’estomac ! Et elle finit toujours par me tomber sur l’épaule dans un dernier effort pour me susurrer à l’oreille… travers… cochon…
Et ça j’sais pas moi ça m’électrise, ça m’excite furieusement la papille, c’est au point que d’un coup je me sens prêt à affronter toutes les épreuves, tous les pas qu’il faut faire jusqu’au frigo et même ceux du retour, toutes ces choses pour cuisiner et... et voilà comment je pars à la recherche de mon cochon avec dans la tête l’idée de me le faire vite fait bien fait parce que du côté des moules ça commence à piailler sérieusement et le piaillage de la moule…
Mon petit cochon vite fait à l’asiatique
Cette recette à été réalisé avec le four Duo Chef LG
Ingrédients : 1kg de travers de porc – 3càs de miel liquide – 3càs de sauce soja – 3càs de Coca-Cola (le rouge) – 1càs de gingembre frais en tranches – 1tige de citronnelle émincée – 3 feuilles de citronnier kaffir - 3ou 4 petits piments – ½ petit ananas – 1càc de sucre en poudre - 3ou 4 ciboules émincées – sel
Demandez à votre boucher de vous couper le travers en petits cubes ou alors faites comme moi et sortez la scie à métaux. Quand tout le travers est en petits morceaux mettez-le dans un saladier et ajoutez le miel, la sauce soja et le Coca-Cola, mélangez bien. Ajoutez ensuite le gingembre, la citronnelle, les feuilles de citronnier et les piments, mélangez de nouveau et laissez éventuellement reposer une heure ou deux.
Versez le contenu du saladier dans le plat Crousty du four Duo Chef LG (ou dans un plat rond si vous utilisez un four classique). Mélangez bien, posez le plat sur le trépied haut, enfournez et faites cuire pendant 18minutes à 180° en chaleur tournante combinée, un mode de cuisson qui permet de réduire de manière très importante le temps de cuisson (ou 30minutes dans un four classique). Remuez à mi-cuisson.
Pendant ce temps coupez l’ananas en tout petits cubes. Faites ensuite confire l’ananas doucement à la poêle jusqu’à ce que le jus soit complètement réduit. Ajoutez alors le sucre et prolongez encore la cuisson de cinq minutes en remuant souvent.
Une fois le temps de cuisson terminé, passez le plat sous le grill le temps de bien dorer les petits morceaux de travers soit environ une douzaine de minutes en position grill en retournant toutes les 3 minutes. Au dernier tour, ajoutez l’ananas et terminez de dorer.
Servez de suite après avoir rectifié éventuellement en sel et en ajoutant la ciboule émincée.
Produit offert

Mais pourquoi, un poulpe day… ça serait peut-être une idée ça… est-ce que je vous raconte ça…

samedi 21 novembre 2009

Un Coca mon cochon ? Une drôle d’histoire pour une drôle de recette…

Quand j’étais petit j’étais un gouffre à Coca Cola, une sorte de chute du Niagara vers l’intérieur… Le problème c’est qu’à la maison le Coca arrivait à peu près aussi souvent que les nouveautés dans les joyeuses épiceries polonaises du temps de la guerre froide… Rarement n’était pas le mot, mon frère et moi, on disait que c’était entre le miracle et jamais. Du coup quand il y en avait je me transformais en ventouse à bouteille et je ne la quittais que quand j’en avais jusqu’au nez, quitte à ce que ça déborde certaines fois. Après forcément il fallait subir le frangin qui se rendait compte un peu tard qu’il ne lui restait qu’un quart de gorgée sur le litre, parce qu’alors c’était du litre et du litre en verre qu’on buvait !
Et un jour que j’étais sur mon arbre à philosopher et à me gratter le collier de Rahan en plastique en même temps, je me suis demandé comment je saurai quand je serais grand. J’ai d’abord commencé par éliminer tout l’improbable, tout ce qui n’avait rien à voir avec ça, les filles par exemple, et j’ai fini par conclure qu’être adulte c’était pouvoir acheter autant de Coca que j’en veux !
Et même si il y a beaucoup de mes rêves d’enfants que j’ai laissé sur le côté, comme celui d’être en même joueur de foot et Joss Randall, je me souviens que lors de ma première paye je me suis quand même acheté un pack de six à étiquette rouge.
Quand j’étais petit j’étais donc un gouffre à Coca-Cola… et je le suis resté. Bon maintenant à cause de mes vieilles artères où sont passées bien des choses curieuses, je suis passé au Zéro. Mais ça n’empêche pas les bouteilles de filer bon train, si j’en crois les râleries de Marie qui essaye de me faire croire que c’est à cause de moi si elle sait marcher pratiquement à l’horizontale tellement elle est toujours chargée de ma boisson préférée, et tout ça juste pour deux packs… de douze…
Par contre je n’ai jamais essayé de cuisiner avec, parce que ça ne paraît pas, mais j’ai du principe moi, les boissons c’est des boissons et… c’est tout ! Du coup pas de Coca dans ma cuisine, parce que si on commence à mélanger on ne sait pas où… et puis le temps est assez déréglé comme ça ! Mais un jour Elodie, une de mes fées clochettes pour cuisinier en manque d’inspiration, est venue tinter à mes oreilles un, la cuisine au Coca ça te dit ? Là, je me suis rangé le principe, parce que les principes c’est bien mais faudrait pas pousser Raymond dans les hortensias sous peine de principes. Et je suis donc parti l’affronter, ce Coca dans ma cuisine, avec une petite recette de cochon et de Coca…
Un Coca mon cochon ?
Ingrédients : 650g de poitrine de porc frais en un seul morceau – 15cl de Coca Cola – 15g de gingembre en tranches – 2 étoiles de badiane – 1gousse d’ail écrasée – 1 bâton de réglisse – 1càc de pâte de curry rouge – ½ càc de coriandre en graines grossièrement écrasées – 1càs de miel – 1càs de sauce soja
Mettez la poitrine de porc dans une terrine possédant un couvercle, puis ajoutez le Coca, le gingembre, la badiane, l’ail, le réglisse cassé en morceaux , le curry, les graines de coriandre, le miel et la sauce soja. Couvrez et enfournez pendant 2h dans un four préchauffé à 170°. Retournez à mi-cuisson.
Découvrez alors la terrine et poursuivez une demi-heure de plus, attention qu’il reste toujours du liquide dans la terrine et que ça ne brûle pas.
Quand c’est fini, si ce n’est pas déjà le cas, vous pouvez réduire le jus en sirop léger, et vous n’avez plus qu’à trancher en arrosant de cette sauce.

Et moi aujourd’hui j’ai pris ma petite auto et direction le centre du monde ! Soissons !

Mais pourquoi, et dire qu’ils sortent des 20cl en Australie alors que j’attends toujours le 20litres… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Et si vous voulez retrouver les aventures de Coca-Cola et des blogueuses racontées par Adèle... c'est là : l'aventure !