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samedi 6 février 2021

Mes pâtes au citron qui croustillent... parce que quand les pâtes sont bonnes...

On me demande de temps en temps quels sont mes p'tits plaisirs culinaires préférés, alors je me lance souvent dans une liste longue comme une paire de bras... Sauf qu'il y a toujours un moment où je m'arrête dans cette liste pour demander à mon interlocuteur... Et au fait j'ai dit les pâtes ?

J'aime les pâtes ! J'aime les classiques, je damnerais le chien que je n'ai pas pour un plat de spaghettis, de pennes, de fusillis, d'orecchetis ou même de coquillettes ! Parce que chacune de celles-là a son rôle à jouer et attrape la sauce et les autres ingrédients à sa façon et elles me ravissent toutes l'appétit à leur manière.

Et puis j'aime aussi que les pâtes me surprennent, comme souvent parce que le plaisir en cuisine peut être pour moi associé avec l'amusement et la découverte, quitte à bousculer un peu des diktats du classicisme. Et dans ce domaine j'aime autant être étonné par le goût que par la forme et c'est ce que réussit assez régulièrement La Molisana, cette marque de pâtes artisanales qui sait mêler avec bonheur tradition et modernité.

Ils m'ont étonné avec leurs spaghettis carrés, qui avec leur drôle de forme et leur rugosité, due aux moules en bronze et à la découpe à la guitare utilisée par la marque, se révèlent de véritables pièges à sauce.

Comme ils m'étonnent aujourd'hui tout aussi agréablement, en découvrant leur gamme intégrale avec sa couleur ambrée et son goût de blé bien marqué. Et comme quand la pâte est bonne, j'ai toujours trouvé que ça permettait d'utiliser des sauces plus simples, qui vont juste les accompagner, j'ai eu envie aujourd'hui de vous proposer une petite sauce bien citronnée et un peu de croustillant à jeter dessus au dernier moment pour accompagner mes farfalles du jour ! Et bien sûr vous pouvez choisir d'autres pâtes intégrales ou pas pour préparer ce petit plat.

Mes pâtes au citron qui croustillent...

Les courses :

300 g de farfalles integrali - le zeste d'1 citron et 1/2 bio - 45g de beurre - 45g de crème fraîche - 45g de parmesan finement râpé - 1 càs de persil haché - 1 càs de basilic haché - 2 càs de panko (ou de pain sec râpé) - 1 càs de pignon de pin - quelques pincées de flocons de piment - sel

La cuisine :

Préparez les pâtes en suivant les indications portées sur l'emballage.

Mettez le beurre, le zeste et le jus de citron dans une grande casserole (prenez-la grande pour pouvoir ensuite y mettre aussi les pâtes) et faites fondre le beurre à feu doux puis coupez le feu.

Préparez le croustillant. Hachez les pignons assez finement, mettez les dans une poêle avec le panko et faites joliment dorer le tout à feu doux. Laissez refroidir puis mélangez avec le parmesan, le persil et le basilic et le piment.

Quand les pâtes sont prêtes égouttez-les sans trop insister. Ajoutez la crème fraîche dans la casserole contenant le beurre parfumé au citron et faites chauffer le tout à feu doux en donnant un petit coup de fouet de temps en temps, attention ne portez pas la sauce à ébullition.

Jetez les pâtes dans la sauce et mélangez bien, servez dans les assiettes et terminez en parsemant le croustillant, éventuellement quelques feuilles de persil et de basilic entières et quelques gouttes d'huile d'olive...

Mais pourquoi, une sauce carré ça n'existe pas ? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 5 août 2020

Mon rôti de bœuf mariné à la sauce parfumée au BBQ... Parce que dehors c'est quand même mieux !

Il y a des choses que je n'imagine pas du tout en ce moment et ça risque de durer quelques jours vu les températures qui s'annoncent... Allumer un four, mettre la friteuse en route, mijoter quoi que ce soit... des choses comme ça. Du coup comme je continue quand même à cuisiner je dois me rabattre... dehors ! Direction le BBQ ! Et dire qu'il y a quelques années je regardais ceux qui cuisinent dehors avec des yeux étonnés et le nez froncé montrant ainsi mon peu d'intérêt pour ce mode de cuisson.
A ma décharge le BBQ de mes amis se résumait souvent à un truc monté de briques et quelquefois de brocs avec une grille posée dessus, ce qui faisait souvent ressembler leur cuisine à celle qui pouvait se pratiquer à l'époque des âges farouches... la cuisse de mammouth en moins.
Dans ces conditions cuire à point une viande peut se révéler aussi aventureux que de demander la bonne direction à un poulpe, parce qu'à par la prière et la chance pour sortir les aliments à temps, il n'y a pas grand chose à espérer.
Alors qu'aujourd'hui avec mon BBQ que je peux allumer d'une allumette ou deux et sur lequel je peux réguler la chaleur, j'ai autant de plaisir à cuisiner que sur mon piano domestique. Et c'est comme ça qu'hier je me suis lancé dans la cuisson d'une jolie pièce de viande qui marinait depuis hier, le thermomètre numérique Char-Broil à la main pour être sûr que ma viande va finir saignante comme je l'aime ! La cuisine de Rahan peut avoir des avantages mais quand la technologie peut nous aider... la preuve avec cette recette de rôti qui est sortie du BBQ juste comme je la voulais.
Mon rôti de bœuf mariné à la sauce parfumée au BBQ...
Ingrédients : 1 rôti de bœuf (le mien faisait environ 1kg)
Pour la marinade : 4càs de vinaigre balsamique - 4càs de jus de citron - 2càs de moutarde de Dijon - 2càs de sauce Worcestershire - 4 belles gousses d'ail passées au presse-ail - 1càc de basilic séché - 1càc de thym séché - 2càc de paprika - 12cl d'huile d'olive
Commencez en mélangeant tous les ingrédients de la marinade. Préservez-en la moitié pour la cuisson et pour servir sur la viande. Versez le reste dans un sac de congélation et mettez-y votre viande. Réservez au frais et n'hésitez pas à le retournez de temps en temps. A partir de 4 heures de marinade on peut l'utiliser mais si vous pouvez la laissez mariner toute la nuit c'est encore mieux.
Allumez le BBQ, si vous faites ça entre amis ou en famille c'est bien parce qu'il y aura toujours quelques fils de Crao pour se dévouer... Une fois le BBQ bien chaud posez la viande sur la grille, secouez-la juste un peu avant pour que la marinade ne ruisselle pas trop.
Retournez la viande trois ou quatre fois pendant la cuisson en l’arrosant de marinade à partir du deuxième tour. Là, soit vous travaillez au jugé et si vous avez un peu de chance vous aurez la viande cuite à votre goût, soit vous utilisez un thermomètre sonde comme moi et pour une viande saignante entre 60 ou 65° à cœur vous aurez une viande à votre goût, après ajoutez 5° pour une viande cuite à point et encore 5° si vous la voulez... trop cuite.
Vous n'avez alors plus qu'à servir de jolies tranches arrosées avec la marinade mise de côté et avec quelques pommes de terre passées elles aussi au BBQ...
Petit conseil si vous utilisez un thermomètre sonde pensez à utiliser un gant de ce type, il peut faire chaud au dessus de la viande...
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Mais pourquoi, je me demande si on peut mesurer la température des pommes de terre... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 22 avril 2020

Nos gnudi ricotta et épinards à la sauce entomatée parce que j'aime quand les raviolis se déshabillent !

La cuisine est décidément un drôle de territoire de jeu qui semble, ça se confirme toujours de plus en plus, ne pas avoir de limites, ni finalement peut-être même de contours tout à fait définis ! Tiens, pas plus tard que ce matin j'avais besoin d'une recette sucrée au maïs... en boîte, c'est plus facile à trouver au fond de son placard qu'un bel épis tout frais par les temps qui courent. Et je me dis donc, allons donc voir du côté de l'Amérique du Sud, ce continent où pousse autant de sortes de maïs que de pingouins faisant la queue devant un distributeur de boîtes de hareng.
Je traduis donc ce qui me paraît le plus possible, gâteau au maïs et de fait je tombe sur une foultitude de recettes intitulées pastel de choclo, tout à fait la traduction de ma recherche. Et là je vois de jolis gâteaux très très maïs, plein plein ! Je suis presque en train de battre de la palme quand je me dis qu'il vaut toujours mieux allez y voir de plus près des fois que l'anguille soit sous la roche ! Et elle y était...
Parce qu'en découvrant la recette je me suis rendu compte que dans mes jolis gâteaux il y avait de la viande hachée, des œufs, du poulet, des olives... Et quand même du maïs. Voilà comment donc j'ai découvert une nouvelle recette, plus proche d'un hachis parmentier que du dessert que je recherchais. Mais ce n'est pas grave, je venais encore de découvrir quelque chose de nouveau en cuisine !
Et c'est aussi ce qui est arrivé quand je suis tombé il y a quelques jours sur les gnudi. J'ai découvert ces drôles de « raviolis nus » puisqu'ils peuvent ressembler à une farce sans pâte autour ! Une recette aussi vite adoptée par Nicolas, mon complice, qui lui aussi l'avait vue passer et froncé le nez d'envie en la découvrant... il n'y avait plus qu'à la mettre à notre sauce...
Nos gnudi ricotta et épinards à la sauce entomatée !
Pour les gnudi : 250g de ricotta - 60g de farine - 60g de parmesan – 1càc de zeste de citron vert finement râpé – 1càs d'huile d'olive – 90g de pousses d'épinards – 4 tiges de basilic effeuillées - 1 œuf – sel et poivre
Pour la sauce tomate : 1 boîte de tomates cerises (ou d'une autre sauce tomate au naturel) – 1càs de concentré de tomates – 1càc de sucre en poudre – 1càs d'huile d'olive - 2 tiges de basilic effeuillées
Commencez en préparant la sauce. Mettez dans une grande poêle la tomate, le concentré, le sucre en poudre et l'huile d'olive, salez et poivrez. Remplissez la boîte avec un tiers d'eau et versez dans la poêle. Faites cuire une quinzaine de minutes en remuant de temps en temps et en surveillant.
Mixez au mixer plongeant de manière à obtenir une jolie sauce bien lisse.
Faites chauffer l'huile dans une sauteuse et dès qu'elle est chaude faites-y tomber les pousses d'épinards. Ils doivent se flétrir complètement. Videz dans une passoire et pressez bien puis déposez-les sur du papier absorbant.
Là, vous pouvez les hacher finement ou les mixer comme nous avons fait avec un tiers de la ricotta.
En tout cas mettez-les ensuite dans un saladier, ajoutez le reste de la ricotta, la farine, le parmesan, le zeste de citron, le basilic très finement haché et l’œuf battu et mélangez le tout.
Ensuite soit vous formez des petites boulettes de pâte de la taille d'une petite noix, soit vous faites comme moi de toutes petites quenelles avec deux cuillères à soupe. Posez-les sur une planche farinée et poudrez-les très légèrement de farine au fur et à mesure.
Faites alors chauffer une casserole d'eau légèrement salée et faites-y cuire les gnudi dans une eau frémissante. Attention si ça ne frémit pas ils vont se défaire et si ça bout à grand feu aussi, enfin c'est ce qui est arrivé aux miens ! Alors on frémit ! Une fois le gnudi dans l'eau il va remonter au bout d'un moment ce qui vous dira qu'il est cuit. Réservez-les alors sur un plat légèrement huilé.
Mettez la sauce au fond des assiettes, déposez les gnudi et terminez en parsemant les feuilles de basilic restantes.
Mais pourquoi, je me demande ce que je vais découvrir demain... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 8 décembre 2018

Elle cuisine, il cuisine, je cuisine, nous cuisinons ! Nos patatas bravas...

Quand tu mets trois passionnés de cuisine, Valérie, Nicolas et moi, dans la même pièce et que tu as sur la table une petite montagne de rattes du Touquet, forcément les idées de recettes se mettent à fuser aussi vite qu'un pingouin se jetant sur un banc de sardine. Dans ce cas-là tout y passe, souvent de très bonnes idées et quelquefois des choses plus étranges... ce n'est d'ailleurs pas grave, on garde le bon et le reste provoque souvent de grands éclats de rires.
Et puis à un moment une idée de plus tombe et celle-là arrête les débats parce que d'un coup les trois passionnés ressemblent à des surikates aux aguets, c'est le signe que c'est LA recette, celle qui va passer à la casserole et ce jour-là, cette recette, ça a été des patatas bravas ! Mais bien sûr à notre manière...
Nos patatas bravas...
Ingrédients : 650g de rattes du Touquet - 1 boîte de tomates pelées au naturel (nous avons utilisé des tomates cerises pelées au naturel) - 1 oignon rouge - 1 gousse d'ail - 3 brins de thym - 3càs d'huile d'olive - 10g de sucre en poudre – du piment liquide (type tabasco) - 2 œufs - 60g de farine - 4càs de graines mélangées (sésame, sésame noir, lin, tournesol...) - 1 bol de panko (de la chapelure japonaise ou passez une baguette bien dure à la râpe à gros trous) - 20g de parmesan râpé – sel et poivre – de l'huile de friture
Placez les pommes de terre dans une casserole d'eau froide et faites cuire entre 15 et 20 minutes. Salez à ébullition. Vérifiez la cuisson en les piquant avec la pointe d'un couteau, elles doivent être juste cuites. Égouttez-les et laissez-les au moins tiédir.
Pendant ce temps, pelez et hachez l'oignon. Pelez la gousse d'ail et coupez-la en deux, dégermez-la. Faites-les revenir dans une casserole avec 1càs d'huile sur feu modéré pendant 5 minutes. Ajoutez les tomates en boîte et le thym effeuillé. Laissez blobloter une vingtaine de minutes sur feu un peu vif en remuant souvent. Ajoutez l'huile restante, le piment et le sucre en cours de cuisson. Pour la quantité de piment, à vous de voir, de quelques gouttes à... beaucoup plus. La sauce doit être assez épaisse en fin de cuisson.
Coupez-les pommes de terre en deux ou en quatre selon leur taille dans le sens de la longueur. Battez les œufs dans une assiette creuse. Placez la farine dans une assiette creuse, le panko, les graines et le parmesan dans une seconde. Assaisonnez le tout. Passez les pommes de terre dans la farine, puis dans l’œuf, à nouveau dans la farine et l’œuf et enfin dans la chapelure. Placez-les sur une planche au fur et à mesure.
Faites chauffer un bain d''huile à 180°. Plongez-y les pommes de terre, pas trop à la fois. Laissez-les frire 3 minutes. Sortez-les avec une écumoire et gardez-les sur une assiette couverte de papier absorbant.

En Espagne les patatas bravas font bien sûr partie des tapas et donc bière ou verre de vin sont les bienvenus lors de la dégustation !
Mais pourquoi, une p'tite dernière recette avec des patates ? va savoir... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 12 avril 2018

Quand les pâtes mettent plus de temps à cuire que la sauce à être préparée... fusillotti à la sauce express...

J'ai toujours trouvé que certaines choses allaient trop vite, peut-être parce que souvent je suis aussi lent dehors que je suis lent... dedans. J'ai toujours aimé prendre mon temps et je l'ai souvent perdu pour des choses qui peuvent sembler tellement futiles... Parce qu'une fourmi m'est passé sous le nez et que subitement la chose la plus importante est devenu pour moi de suivre ses aventures minuscules, indispensable au point d'en oublier le temps qui passe... 
Et forcément quand je me réveille de cette observation minutieuse je me rend compte que le soleil a déjà tourné alors que je ne pensais avoir passé que quelques minutes... Pouvoir perdre son temps quand on en a l'occasion est un luxe qui finalement ne coûte que quelques minutes, ou quelques heures...
De la même façon j'aime regarder cuire les pâtes, longtemps, enfin le temps qu'il faut pour que de bonnes pâtes soient cuites, et je m'étonne toujours de voir raccourcir ce temps-là sur les emballages que je passe en revue dans les linéaires, à croire qu'un jour il faudra les ressortir à peine trempées dans l'eau... J'aime regarder cuire les pâtes parce que leur frétillement dans l'eau frémissante a un effet hypnotique sur moi mais sans doute aussi parce que je sais que les bonnes pâtes demandent à cuire longtemps... enfin longtemps, tout est relatif !
Relativement longtemps puisque aujourd'hui j'ai eu envie d'un plat de pâtes et d'une sauce qui me prenne moins de temps à préparer que de chauffer l'eau des pâtes, parce qu'il y a des choses que j'aime attendre et d'autres... et puis comme ça une fois ma sauce prête je peux retourner au spectacle des pâtes qui essayent de s'échapper de leur casserole !
Fusillotti la sauce express...
Ingrédients : 250g de fusillotti – 2 belles tomates pas trop mûres – 1 douzaine d'amandes entières – 1 gousse d'ail – 2 tiges de basilic effeuillées – 1 tige d'origan effeuillé - 2càc de câpres – 1 douzaine d'olives noires dénoyautées – de l'huile d'olive - sel et poivre
Faites cuire les pâtes en suivant les instructions portées sur l'emballage dans une grande casserole d'eau salée.
Pendant la cuisson des pâtes préparez la sauce. Coupez les tomates en quartiers, pelez et coupez l'ail en deux. Mettez dans un mixer les amandes et l'ail et mixez le tout assez finement. Ajoutez les tomates, salez, poivrez et mixez jusqu'à ce qu'elles soient bien lisses. Ajoutez les feuilles de basilic et d'origan, les câpres et les olives et redonnez un coup de mixer rapide, il faut qu'il reste des morceaux. La sauce est prête.
Quand les pâtes sont cuites, pas trop, juste ce qu'il faut, égouttez-les rapidement.
Mettez la sauce dans la casserole et réchauffez-la rapidement, elle ne doit pas cuire juste être réchauffée, remettez les pâtes dans la casserole et mélangez, c'est prêt ! Mettez dans les assiettes et terminez en parsemant sur les pâtes quelques feuilles de basilic et d'origan et en les arrosant d'un filet d'huile d'olive.
Je me suis inspiré d'une recette trouvée sur le site de Rummo, où vous pourrez trouver quelques autres idées pour vous inspirer la pâte...
Mais pourquoi, bon et si je regardais frétiller le riz maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 2 janvier 2017

Et si 2017 était aussi l'année de la boulette ? Boulettes d'agneau au chou et au sarrasin et ses deux purées...

Je suis très boulettes, très très même, depuis fort fort longtemps comme disait l'autre ! Encore un truc que je dois à Maria, cette cuisinière espagnole qui m'a fait connaître mes premiers émois... gustatifs mais peut-être aussi d'autres, Maria avait aussi, en plus de ses talents culinaires, une fille de mon âge... mais ça c'est une autre histoire.

En tout cas côté boulette la bougresse savait y faire, bon elle n'avait qu'une recette, une recette de boulettes à la tomate, dont je n'ai malheureusement que le souvenir du goût puisque forcément à l'époque les recettes m'intéressaient beaucoup moins que les yeux de sa fille.
Et pourtant j'ai essayé essayé essayé de les refaire mais sans connaître le début d'un ingrédient ni même la moindre indication quant à leur préparation, je suis sans doute condamné à seulement me souvenir de leur goût. Et encore avec le temps je ne suis même plus sûr, je sais juste qu'elles étaient diablement fondantes et parfumées, qu'elles nageaient dans une sauce que je ne me résignais pas à finir... Heureusement à chaque fois que je finissais un plat, Maria arrivait avec une casserole qui semblait ne pas avoir de fond et me demandait tu en r'veux une ou deux ? Avant de m'en resservir une plâtrée digne d'un bûcheron canadien.
C'est peut-être mieux d'ailleurs que je ne sache pas les refaire, peut-être qu'aujourd'hui elles ne me paraîtraient ni aussi bonnes ni aussi parfumées sans les yeux de sa fille me regardant discrètement pendant que je les avalais goulûment...
Quoi qu'il en soit je suis donc très très boulettes et l'année dernière, c'est déjà l'année dernière... une frénésie de boulettes a pris la toile pour le lancement du premier SuperBalls. Et lors de cette compétition amicale j'avais repéré les boulettes de Chris sur son blog Cuisine de tous les jours... qui d'ailleurs avait remporté ce concours avec ses boulettes. Et je m'étais dit qu'elles feraient bien mon quotidien ces boulettes-là ! Aujourd'hui je les ai donc mises à mon menu et ça se confirme elles ont fait mon quotidien et celui des affamés qui les ont dévorées sans le moindre remord ! Une recette que j'ai à peine modifiée pour les mettre à ma sauce...
Boulettes d'agneau au chou et au sarrasin et ses deux purées...
Ingrédients :
Pour les boulettes : 500g d'épaule d'agneau - 1 oignon - 1 petite gousse d'ail – 4 tiges de persil plat - 1 œuf - 60g de graines de sarrasin cuit (kacha) – 150g de chou frisé vert - 20 gr de beurre 1/2 sel – 1càc de fond de volaille déshydraté – 20cl de cidre brut - poivre et sel
Pour les purée : 4 ou 5 belles pommes de terre à purée – 1 patate douce – 60g de beurre – 20cl de lait
Commencez en enlevant les côtes des feuilles de chou puis plongez-les dans une casserole d'eau bouillante salée pendant 3 ou 4minutes. Retirez alors le chou de la casserole et jetez-le dans un grand saladier rempli d'eau froide. Egouttez alors le chou, n'hésitez pas à le presser entre vos mains puis émincez-le en lanières.
Si vous avez un hachoir électrique, passez l'agneau au hachoir avec une grille pas trop fine. De mon côté je confie cette tâche à Jeannette, un robot sans âge venant de l'époque où on encore donnait des prénoms de jeunes filles à ces machines, Jeannette ou Charlotte, et qui fait encore parfaitement son travail ! Vous pouvez d'ailleurs aussi comme moi passer au hachoir l'oignon, l'ail et le persil après les avoir coupés grossièrement. Sinon sortez le couteau et hachez le tout, c'est plus long...
Mettez dans un saladier la viande d'agneau, l'oignon, l'ail, le persil, l’œuf, le sarrasin cuit et le chou, salez et poivrez et mélangez le tout en insistant bien.
Formez des boulettes d'environ 70g avec cette farce. Enveloppez chaque boulette dans du film alimentaire et fermez le bien. Chris fait des nœuds et moi je le referme avec un peu de ficelle, à vous de voir.
En tout cas plongez les boulettes dans une casserole d'eau bouillante et laissez blobloter une dizaine de minutes. Laissez tiédir puis enlevez le film.
Pendant que vos boulettes cuisent faites aussi cuire les pommes de terre et la patate douce après avoir pelé le tout et coupé en morceaux, faites-les cuire séparément dans deux casseroles d'eau salée bouillante quinze à vingt minutes jusqu'à ce que ce soit bien cuit.
Quand tout ça est bien cuit, égouttez les pommes de terre et les patates douces dans leur casserole respective et faites rapidement sécher à feu doux.
Écrasez ensuite les pommes de terre et la patate douce au presse purée, attention le mixer plongeant est fortement déconseillé à moins que vous ne souhaitiez obtenir une purée collante.
Ajoutez la moitié du beurre dans chaque casserole et toujours à feu doux mélangez bien.
Ajoutez le lait dans les pommes de terre et mélangez bien au fouet ou à la cuillère en bois. Quand tout le lait est absorbé, retirez les deux purées du feu.
Faites chauffer le beurre demi-sel dans une grande sauteuse et faites-y revenir les boulettes à feu moyen  une dizaine de minutes en les remuant assez souvent pour qu'elles colorent de tous les côtés. Remuez souvent mais délicatement sinon les boulettes risquent de se défaire un peu.
Quand elles ont bien coloré, ajoutez le cidre et prolongez la cuisson une dizaine de minutes à peine.
Retirez alors les boulettes, ajoutez le fond de volaille dans la casserole, augmentez le feu et laissez réduire la sauce en prenant garde qu'elle n'attache pas.
Quand la sauce a bien réduit et commence à napper une cuillère, remettez les boulettes dans la sauteuse et roulez-les dans la sauce.
Il n'y a plus qu'à servir ! Répartissez les purées dans les assiettes, puis les boulettes et un peu de sauce sur le tout !
http://doriannn.blogspot.fr/2016/09/mes-boulettes-dagneau-la-persane-pour.html
Et si vous voulez retrouver mes boulettes d'agneau à la Persane dont la photo est juste au dessus, cliquez simplement sur cette photo.

Mais pourquoi, bon à part les boulettes qu'est-ce qui va envahir nos assiettes en 2017 ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 24 juillet 2014

Les sauces à toutes les sauces ! Tarte à la tomate et à la moutarde et petits croissants au jambon et sauce barbecue !

Aujourd'hui c'est la suite et fin du petit défi que nous a lancé Amora avec deux nouvelles recettes. Pour mémoire il s'agissait d'utiliser les sauces moutarde, ketchup, mayonnaise et barbecue et… ces sauces que nous attrapons souvent sur le bord de notre assiette d'une fritte ou d'un morceau de viande, presque au vol, donc d'utiliser ces sauces, dans la cuisine, comme un ingrédient à part entière.
Voilà  donc deux nouvelles recettes, après celles d'hier, après le crabe cake à la mayonnaise et le poulet à l'aigre-douce au ketchup, la tarte à la tomate et à la moutarde et mes petits croissants au jambon et sauce barbecue, mes deux recettes du jour avec les sauces inside comme disait l'autre !
Tarte à la tomate et à la moutarde
Ingrédients pour 4 personnes :  2càs de moutarde Amora - 8 petites tomates – 1càc d'herbes de Provence mélangées (vous pouvez utiliser des herbes fraiches ou séchées) – 1 rouleau de pâte brisée – 1 petit bouquet de basilic – 1càc d'huile d'olive – 1 jaune d'œuf - sel et poivre
Préchauffez votre four à 180°
Mélangez dans un petit bol la moutarde, la moitié des herbes de Provence et l'huile d'olive.
Coupez vos tomates en tranches d'environ ½ cm d'épaisseur. Posez les tranches au fur et à mesure sur du papier absorbant pour enlever l'excès d'eau contenue dans les tomates.
Etalez votre pâte sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
Badigeonnez la pâte avec la moutarde Amora mélangée aux herbes.
Déposez ensuite vos tranches de tomates en rosace en commençant par le centre. Superposez légèrement vos tomates, elles vont légèrement se rétracter en cuisant. Couvrez votre tarte de tomates jusqu'à 2cm du bord.
Repliez vers l'intérieur la pâte à tarte sur un centimètre de manière à faire un petit rebord.
Badigeonnez le rebord avec le jaune d'œuf mélangé à 1càs d'eau.
Saupoudrez votre tarte avec le reste des herbes de Provence.
Enfournez-la pendant une trentaine de minutes en la surveillant bien.
Servez la tarte encore chaude en la parsemant de feuilles de basilic et en l'arrosant d'un filet d'huile d'olive.
Petits croissants au jambon et sauce barbecue

Ingrédients pour 4 personnes : 3càs de sauce barbecue Amora  - 1 carré de pâte feuilletée de 250g –  6 très fines tranches de jambon cru – 90g de Comté râpé – 1 jaune œuf  – sel et poivre
Préchauffez votre four à 180°.
Etalez votre pâte feuilletée de manière à obtenir un rectangle de 18cm de largeur le plus long possible. Coupez ensuite de longs triangles de 18cm de hauteur et d'environ 8cm de base.
Badigeonnez les triangles avec la sauce barbecue au pinceau.
Ajoutez ensuite un peu de Comté et un petit morceau de jambon, déchirez les tranches à la main.
Roulez les triangles de pâte feuilletée en partant de la base et en terminant par la pointe.
Déposez les triangles sur une plaque couverte de papier sulfurisé et badigeonnez-les ensuite avec le jaune d'œuf au pinceau.
Enfournez-les dans le four pendant 20 à 25 minutes.
Sortez la plaque du four et disposez les p'tits croissants sur une assiette. Laissez à peine tiédir et dégustez sans attendre.
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Mais pourquoi, après tout ça un p'tit hot dog ça serait une bonne idée… avec moutarde ou ketchup ? est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 27 novembre 2013

Et si le tofu devenait mon ami ? Eh ben il manquerait plus que ça ! Et pourtant… boulettes au tofu parfumées aux senteurs du pays du soleil levant…

Pendant des années je n'ai pas eu de mots plus durs pour un aliment que pour le tofu ! Enfin à vrai dire non, il y a le natto, mais là c'est un hors catégorie à classer comme la horchata de chuffa en Espagne dans la catégorie des aliments culturels uniquement à usage local et que quelques expat' dégustent en regardant vers leur pays d'origine le doigt en l'air en répétant sans fin maisoooon ! maisoooon !!!
Donc le tofu n'était pas mon ami et je le classais volontiers sur l'échelle de ma gastronomie entre le mou pour les chats et la tétine de vache, un place donc vraiment peu enviable pour un aliment que je considérais comme sans saveur, sans odeur et sans… sans rien quoi. S'il n'avait pas été vaguement solide j'aurais même demandé à Ryoko Sekiguchi s'il ne s'agissait pas finalement d'un aliment fantôme, mais même ça le tofu ne le méritait pas.
Et puis à force de voir que des millions et des millions de personnes en mangeaient et qu'ils n'étaient ni forcés, ni attachés au moment de l'avaler j'ai commencé à me dire et s'ils avaient raisons et si j'avais tord ?
Bon, en même temps des millions et des millions de gens mangent aussi des choses que je ne préfère pas voir passer par ma bouche, quitte à passer pour l'andouille têtue qui ne veut pas considérer que la majorité a toujours raison ! Cela dit que les masses se trompent on a déjà vu ça deux ou trois fois au cours de l'histoire…
Mais comme j'avais le choix entre me gratter la tonsure jusqu'au dernier cheveu en me demandant si ça pouvait être bon ou essayer de préparer la chose pour savoir si enfin le tofu avait un avenir dans ma cuisine, j'ai choisi d'épargner mes derniers cheveux et de me mettre en cuisine.
Dire que depuis le tofu est devenu un compagnon indéfectible de ma table serait exagéré, néanmoins il est quand même sorti du fin fond de l'infréquentable, c'est peut être mangeable finalement !
C'est même un j'en reprendrais bien que j'ai obtenu avec cette recette que j'ai faite pour finir ma petite sauce au soja de l'autre jour.
Boulettes au tofu parfumées aux senteurs du pays du soleil levant…
Ingrédients : 280g de tofu – 3belles crevettes – ½ œuf battu – 2 tiges de ciboules – 1càs paillettes d'algues nori – 1càs Maïzena – 1 pincée de piment japonais
Commencez par égoutter le tofu. Couvrez une planche à découper d'une bonne épaisseur de papier absorbant, posez le tofu dessus, couvrez-le d'une autre planche et mettez un poids par dessus. Laissez comme ça pendant une trentaine de minutes.
Décortiquez les crevettes, enlevez la veine dorsale puis hachez-les assez finement.
Emincez les ciboules.
Mettez le tofu dans un saladier et réduisez-le en pâte avec le dos d'une cuillère. Insistez bien parce que le tofu a l'air mou mais il devient difficile à vivre dès lors qu'on veut en faire une pâte !
Une fois qu'il est bien écrasé ajoutez tous les autres éléments, les crevettes, l'œuf, la ciboule, l'algue, la Maïzena et le piment et mélangez bien le tout.
Faites avec cette pâte des boulettes d'environ 25g et vous savez ce que je pense de cet " environ ". Pour faire des boulettes régulières, écrasez d'abord la pâte bien fort entre les paumes de vos mains avant de leur donner une forme ronde.
Passez les boulettes dans une friteuse préchauffée à 180° et une fois qu'elles sont toutes prêtes servez-les bien chaudes avec la sauce de mes croquetas in Osaka.
Eastern flavored tofu dumplings
Ingredients: 280g tofu - 3 shrimps - 1/2 beaten egg - 2 scallions - 1 Tbsp nori flakes - 1 Tbsp cornstarch - 1 pinch Japanese chili


Start draining the tofu. Line a cutting board with a generous layer of paper towel. Put the tofu on it and put another board on top of the tofu. Place a weight on it and leave for 30 minutes.
Shell the shrimps, get rid of the black vein in its back and chop quite finely.
Mince the scallions.
Put the tofu in a large bowl and crush it with the back of a spoon to reduce it to paste. Do not hesitate to insist.
When that's done, add all the other ingredients: shrimps, egg, scallions, nori flakes, cornstarch and chili and mix well.
Make small balls (about 25g each) and fry at 180°C/350°F. When they're all cooked, serve with the same sauce as the one I used with my Croquetas in Osaka.

Mais pourquoi, bon et les tripes… non ça les tripes j'peux pas, j'peux pas ! Est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 8 mars 2013

Le vendredi c'est retour vers le futur… Albondigas de mis amores ou comment de simples boulettes étaient devenues une obsession…

Je crois que j'ai toujours été un peu monomaniaque… un peu ! Et pendant un moment j'avais la boulette qui m'obsédait.
Oui je sais, certains sont obsédés par la quadrature du cercle, le mouvement perpétuel ou qui a bien pu inventer la défense Alekhine et moi pendant ce temps, pendant un temps  je n'ai été obsédé que par la boulette ! Elle était toute ma vie et mon œuvre en devenir…
Et puis heureusement un beau jour une autre idée fixe est venue chasser celle-là.
Mais ça m'a quand même amusé de retrouver dans mes archives cette 354 874e version et je n'ai pas résisté au plaisir de la remettre au goût du jour puisque le vendredi c'est retour vers le futur !
Las albondigas béta version 354 874
Los ingredientes :
Pour les boulettes : 500g de steak haché – 300g porc haché –1càs d'huile d'olive - 1oignon râpé – 1gousse d'ail râpée – 1 jaune d'œuf – 2 tranches de pain de mie – du lait - 1càs de persil – sel et poivre
Pour la sauce : 2boîtes de tomates en cubes – 1càs d'huile d'olive - 1oignon haché – 1gousse d'ail en chemise écrasée avec le plat d’un couteau –3 feuilles de laurier– de l'origan - du basilic - sel et poivre
Commencez en faisant tremper dans du lait les tranches de pain dont vous aurez enlevé la croûte. Essorez bien le pain puis émiettez-le très finement.
Mélangez dans un saladier les deux viandes, l’oignon, l’ail, le jaune d’œuf, le pain et le persil, salez et poivrez et insistez bien pour obtenir un mélange homogène.
Réalisez alors des boulettes d’environ 30g, bien rondes.
Versez une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle et à feu assez vif, faites colorer les boulettes assez rapidement, elles doivent être saisies mais surtout pas cuites à cœur.
Retirez-les alors de la poêle, ajoutez un peu d’huile si nécessaire, versez l’oignon et l’ail et faites colorer le tout à feu moyen. Quand les oignons commencent à peine à colorer ajoutez les tomates, le laurier et l’origan, remuez bien et laissez sur le feu pendant 3 minutes.
Ajoutez les boulettes, baissez le feu et faites blobloter pendant une dizaine de minutes puis découvrez et prolongez d’une autre dizaine de minutes. Remuez régulièrement pendant toute la cuisson.
Quand les boulettes à la sauce tomate sont prêtes ajoutez le basilic, soyez généreux, mélangez une dernière fois et servez sans attendre.
Albondigas version #354874
Ingredients:
For the meatballs: 500g ground beef - 300g ground pork - 1 Tbsp olive oil - 1 grated onion - 1 egg yolk - 2 slices white bread - milk - 1 Tbsp parsley - salt & pepper
For the sauce: 2 tins diced tomatoes - 1 Tbsp olive oil - 1 chopped onion - 1 clove garlic (skin left on, just roughly crushed with the flat side of a knife) - 3 bay leaves - oregano - basil - salt & pepper
Remove the crust from the bread and soak the bread in milk. Squeeze well and crumble finely.
In a large bowl, mix together the 2 meats with the onion, garlic, egg yolk, bread, parsley, salt and pepper. Mix very well until homogeneously combined.
Make 30g nice and round dumplings.
Put a tablespoon of olive oil in a pan on rather high heat. Quickly brown the meatballs. They should be sizzled but still raw in the middle.
Remove from the pan, add a little more oil if necessary and add the onion and garlic and sauté on medium heat. When the onions barely start to colour, add the tomatoes, bay leaves and oregano and give a good stir. Let cook for 3 minutes.
Add the meatballs, turn the heat down and let simmer for about 10 minutes, lid on. Then, remove the lid and keep cooking for another 10 minutes.
Stir regularly while cooking.
When the meatballs are done, generously add basil. Stir one last time and serve.


Mais pourquoi, cela dit si je changeais la quantité de porc… faudrait peut-être que j'en refasse des boulettes… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 16 janvier 2013

Détournement d'idées au programme et si les lasagnes devenaient complètement pompompom de terre ?? Lasagnes de Pompompom de terre !

Que ça soit à table ou dans d'autres domaines il y a un jeu qui m'a toujours amusé, le jeu du et si ??? Et si on partait à Londres alors qu'il est 4heures du matin, qu'on est bien fatigué d'un samedi soir déjà long et surtout surtout qu'on ne sait pas que c'est le week-end du marathon de… Londres.
Et si on avait pas dit oui ce samedi là d'y a longtemps on se serait sans doute évité de passer six heures de voiture à l'aller, autant au retour et six heures de plus à essayer d'entrer sans le moindre succès dans la capitale britannique verrouillée ce jour-là pour céder la piste au coureurs…
Mais si on n'avait pas dit oui, on en parlerait pas encore à chaque fois qu'on se retrouve, ceux de l'aventure, en grossissant chaque fois plus chaque détail de notre aventure… Les mauvais souvenirs peuvent prendre un meilleur goût avec l'âge et même devenir de bien bien bons souvenirs finalement.
Et si on faisait des lasagnes en mettant des pommes de terre à la place des feuilles de pâte ont lancé il a quelques temps les doux dingues de Pepper.ph ? Il ne m'en fallait pas plus…
Lasagne de Pompompom de terre
Ingrédients : 1 kg de patates du type Pompadour (ou d'autres pommes de terre à chair ferme) - 3 boules de mozzarella - du Parmesan - sel et poivre Ingrédients pour la sauce béchamel : 50g de beurre – 50g de farine – 50cl de lait – sel et poivre - noix de muscade Ingrédients pour la sauce à la viande : 750g de bœuf haché – 1 ou 2càs d'huile d'olive - 1oignon – 1 gousse d'ail – 1 boîte de 400g de tomate en cubes – 2 tomates coupées en cubes  – 1càs de concentré de tomate – 1càc de sucre en poudre – sel et poivre – basilic
Commencez en préparant la sauce à la viande.
Emincez l'ail et l'oignon et faites-les revenir dans l'huile d'olive. Ajoutez la viande, salez, poivrez et faites-la cuire jusqu'à ce qu'elle soit bien colorée, émiettez bien la viande en la remuant.
Ajoutez la tomate, en boîte, en cubes et concentré, le sucre et quelques feuilles de basilic. Remuez bien et laissez bloblotter une quinzaine de minutes en remuant régulièrement.
 Préparez la béchamel
Faites fondre le beurre dans une casserole et ajoutez la farine. Faites cuire rapidement en remuant constamment. Ajoutez le lait en filet toujours en remuant au fouet. Salez et poivrez et laissez sur feu moyen en fouettant jusqu'à ce que la sauce épaississe.
Coupez en tranches bien fines les pommes de terre, de préférence avec une mandoline, ça va plus vite et c'est plus régulier. Jetez les tranches dans un saladier plein d'eau froide au fur et à mesure.
Faites chauffer une grande casserole d'eau salée et faites-y cuire les tranches de pomme de terre jusqu'à ce qu'elles soient presque cuites, elles doivent rester un peu croquantes mais être vraiment presque cuites, elles finiront à pein de cuire une fois montées.
Il n'y a plus qu'à monter les lasagnes de pomme de terre.
Commencez le montage une couche de pomme de terre au fond, de la viande, de la béchamel, de la mozzarella et recommencez deux fois puis terminez par une couche de pomme de terre.
Il ne vous reste plus qu'à couvrir de mozzarella et de parmesan avant d'enfourner pour une bonne trentaine de minutes dans un four préchauffé à 180°.
Potato lasagna
Ingredients: 1kg waxy potatoes - 3 balls mozzarella - Parmesan cheese - salt & pepper
Ingredients for the béchamel sauce: 50g butter - 50g flour - 50cl milk - salt & pepper - nutmeg
Ingredients for the meat sauce: 750g minced beef - 1 or 2 Tbsp olive oil - 1 onion - 1 clove garlic - 400g tinned cubed tomatoes - 2 fresh tomatoes cut into cubes - 1 Tbsp tomato puree - 1 tsp caster sugar - salt & pepper - basil
Start with the meat sauce.
Slice the garlic and onion and fry them in the olive oil. Add the meat to the pan, season with salt and pepper and cook until coloured. Make sure to break any lumps while stirring.
Add the tomatoes: tinned, freshly cut and pureed, as well as the sugar and a few basil leaves. Stir well and let simmer for 15 minutes stirring regularly.
Make the béchamel sauce.
Melt the butter in a saucepan and add the flour. Quickly cook while stirring constantly. Slowly stream in the milk while whisking.
Season with salt, pepper and a couple of grating of nutmeg and let thicken on medium heat while whisking.
Very finely slice the potatoes (use a mandolin if you have one, it is faster and they are all equally thin). Soak them in a large bowl of cold water as you slice.
Heat up a big pot of salted water. Boil the potatoes until almost cooked. They should be just undercooked but almost done, they will just finish cooking when the whole dish is ready.
And it is a perfect transition to actually build up the dish.
Start with a layer of potatoes in the bottom. Then a layer of meat, a layer of béchamel sauce and some mozzarella. Repeat twice and finish with a layer of potatoes.
Top with mozzarella and Parmesan and put in the oven — preheated at 180°C/350°F — for 30 minutes.


Mais pourquoi, et si on partait en Laponie voir si l'herbe y est verte ??? Est-ce que je vous raconte ça…

samedi 9 avril 2011

Des sauces, toujours des sauces, encore des sauces… Vous n'allez pas en reconnaître pas votre fondue bourguignonne !

Il y a quelques semaines je vous ai proposé de gagner un joli service à fondue Séverin en échange d'une de vos idées de sauce. 
Et à ce petit jeu c'est Christel du blog Dans un petit coin… de ma cuisine qui a fait craquer Marie, mon jury à moi. Et comme nous avons aussi eu un vrai coup de cœur, même si elle n'a pas gagné, pour la sauce de Clémence je n'ai pas résisté à l'envie de vous la faire partager.
En tout cas merci à toutes celles qui ont joué le jeu et n'hésitez à aller glaner quelques idées de sauces par là : des sauces encore des sauces…
La sauce Christel
Ingrédients: ½ mangue mûre coupée en tout petit cubes – 1 ou 2 oignon nouveau - 1/2càc de paprika – 1 belle pincée de piment d'espelette – 5cl de crème liquide entière - sel et poivre à doser selon le goût de chacun
Mettez tous les ingrédients dans un mixer et faites-le tourner seulement quelques secondes pour bien mélanger (et du coup hacher un peu plus finement l'oignon). Régalez-vous!!
La sauce de Clémence
Ingrédients : 2 càs de beurre de cacahuète (j'ai utilisé du crunchy butter) - 1 càs de sauce Hoisin - du gingembre frais - un filet de jus de citron vert - quelques gouttes de nuoc mam
La recette est toute simple… mélangez tout et dégustez !
 
Mais pourquoi, je me demande si on pourrait faire la fondue au fromage autrement… est-ce que je vous raconte ça…

samedi 19 mars 2011

Fondus des fondues, bienvenue au pays des sauces ! Et un service à fondue à gagner !!!

Quand j'étais plus jeune, beaucoup plus jeune… jeune quoi !
La simple idée de préparer de la bouffe alors que j'avais invité un carré d'amis me mettait dans un tel état de ramollissement que je me transformais en flaque de canapé presque instantanément et disparaissais là jusqu'à l'arrivée d'une idée salvatrice ! C'est-à-dire bien plus tard…
Je passais alors en revue tout ce que je pouvais imaginer de faire. Mais rien ne trouvait grâce à mes yeux tellement tout ça me fatiguait, soulever un couteau… couper… et couper plusieurs fois en plus… Couper une tomate en tranches était  pour moi aussi difficile à imaginer que de m'inscrire aujourd'hui pour un triathlon, juste m'inscrire suffirait à m'épuiser ! Tout comme hier, prendre une tomate, la soulever de mon propre bras, la faire voyager du frigo jusqu'à la table et là l'assassiner à grands coups de couteau… me semblait épuisant, si épuisant.
Généralement il fallait alors au post-ado bien coulant que j'étais une bonne demi après-midi de reflexiologie intense pour que mon esprit s'illumine et que je lâche enfin, ayé je sais ! j'vais faire… et là généralement j'ajoutais, assiette de charcuterie ou assiette de fromage ou un mélange des deux.
Mais un jour j'ai senti comme un vent de rébellion, comme une fatigue charcutière dans les yeux de mes camarades de vin blanc et petit à petit l'idée que je devais peut-être varier mon menu àacommencé à faire son chemin.
Cette révélation m'a forcément entraîné au fin fond de mon canapé pendant des heures. Et puis ne trouvant rien, je suis parti à la recherche de l'inspiration au fond de mes placards.
C'est là que j'ai rencontré un drôle d'ustensile avec plein de machins et de trucs et même de curieux piques terriblement piquants !
Je ne savais pas à quoi pouvait servir tout ça, ma mère à l'époque se laissant aller des fois à acheter divers ustensiles culinaires sur un coup de tête avant de les oublier définitivement dans les placards. Donc comme je ne savais pas à quoi ça pouvait servir, j'ai décidé de sortir la chose et la proposer à la sagacité de mes compagnons de jeu. Et ce jour-là j'ai vu leurs yeux s'illuminer et ils ont tous commencé alors la longue liste des fondues possibles et imaginables puisque finalement le drôle de truc était simplement un service à fondue ! Et c'est ainsi que pendant longtemps je n'ai plus fondu dans mon canapé à la recherche d'idées et que je suis devenu le roi de la fondue bourguignonne !
Avec le temps j'avais complètement oublié la fondue, peut-être un peu lassé de trempouiller ma viande dans les mêmes sauces. Mais quand Severin m'a proposé de remettre sur ma table un service à fondue, je me suis souvenu que le carnivore que je suis dévorait les petits bouts de viande tel un ogre affamé ! Alors j'ai essayé mais en cherchant cette fois à varier un peu les petites sauces servies avec les jolis cubes de viande…
Sauce fraîche aux herbes rafraîchissantes
Ingrédients : 180g de fromage blanc du type Jockey - 2càs de menthe fraîche – 2càs de coriandre fraîche – 2càs de ciboule – 1càc de citronnelle très finement émincée – 2càs de graines de grenade – ¼ de càc de piment rouge frais – ¼ de càc de zeste de combava râpé très finement - sel
Commencez en hachant grossièrement toutes les herbes, la menthe, la coriandre et la ciboule.
Emincez le plus finement possible le piment.
Battez rapidement le fromage blanc puis ajoutez tous les autres ingrédients et mélangez rapidement. Dégustez sans attendre.
Sauce diablotine acidulée
Ingrédients : 2càs de pâte à curry rouge (j'ai utilisé la pâte de curry rouge Ayam) – 1 fruit de la passion – 1càs de menthe fraîche – 1càs de coriandre fraîche – 1càs de ciboule – 1càc de sirop d'érable
Commencez en hachant grossièrement toutes les herbes, la menthe, la coriandre et la ciboule.
Battez rapidement la sauce curry et le sirop d'érable ensemble. Ajoutez le fruit de la passion et mélangez. Ajoutez les herbes et mélangez encore une fois rapidement.
Dégustez sans attendre.
Et comme j'ai toujours envie de nouvelles sauces et que j'ai un service à fondue Severin à vous offrir, proposez-moi votre recette de sauce préférée dans les commentaires et celle qui me plaira le plus recevra le service à fondue ! Un petit indice pour me plaire… quand je vois des œufs dans une sauce j'ai tendance à crier vadé rétro satanas ! Alors de la fraîcheur, encore de la fraîcheur, toujours de la fraîcheur !

Mais pourquoi, il parait qu'on peu aussi y faire des trucs au fromage là-dedans… ce que vont imaginer les gens… est-ce que je vous raconte ça…