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dimanche 14 novembre 2021

Notre velouté de courge au gingembre... parce que décidément j'aime partager ma cuisine...

Il y a quelques temps Céline et Nicolas sont passés... Et ce que j'aime particulièrement quand ils s'arrêtent par chez moi, c'est bien sûr les retrouver, les occasions de les voir sont trop rares pour s'en priver, mais aussi tout ce qui va se passer dans ma cuisine !

Et ce que j'aime d'abord avec eux, avant de passer aux travaux pratiques, c'est essayer de deviner avec quoi ils arrivent dans leurs sacs...

Cette fois pour Céline c'était plus facile vu qu'elle est arrivée avec les bras chargés de plusieurs caisses de fruits et de légumes variés... Alors que Nicolas, comme toujours, a posé son sac sur la table en disant, avec un peu de malice dans les yeux, j'ai quelques petites choses...

Le sac de Nicolas est assez mystérieux pour moi parce que curieusement quand il le vide, ma table qui est pourtant bien grande, se retrouve à chaque fois couverte de ses achats alimentaires et même quelques fois de quelques livres... Curieux sac qui ne semble jamais avoir de fond !

Et quand chacun a étalé ce qu'il a amené, la table ressemble souvent à un étal bien garni, il ne reste plus qu'à passer à ce qui reste notre grand plaisir commun... cuisiner, cuisiner, cuisiner... ensemble.

Notre velouté de courge au gingembre

Les courses :

- 900g de chair de courge - 3 petits oignons - 1 morceau de gingembre frais de 2 cm - 1 gousse d'ail

- 1 bonne pincée de chili flakes ou de piment en poudre - 10cl de crème de coco - 1 cuil. à soupe d'huile de coco – Sel et poivre

Pour la déco :

- 3 cuillères à soupe de cacahuètes non salées - 1 cuil. à café de curry - 4 brins de coriandre - 1 cuil à soupe de graines de sésame - quelques gouttes de crème de coco - huile d'arachide ou de tournesol

- Sel et poivre

La cuisine :

Coupez la courge en deux. Ôtez les filaments et les graines puis pelez-la et coupez la chair en cubes. 

Pelez les oignons, la gousse d'ail et le gingembre. Coupez le tout en petits morceaux. Faites revenir le tout dans une cocotte avec l'huile de coco pendant 7 à 8 minutes. Ajoutez la courge. Laissez cuire 3 minutes supplémentaires en remuant. Versez de l'eau à peine à hauteur des légumes. Portez à ébullition. Salez. Couvrez et laissez cuire une vingtaine de minutes à couvert. La courge doit être bien tendre.

Mixez finement au mixeur plongeant tout en versant la crème de coco. Ajoutez les chili flakes ou le piment. Poivrez. Mixez un dernier coup. Si votre velouté vous paraît encore trop épais, ajoutez un peu d'eau et mixez. Personnellement j'aime les soupes épaisses donc je rajoute rarement du liquide. Mais c'est vous qui voyez !

Pour la déco, là c'est Nicolas qui était à la manœuvre... bon pour la soupe aussi ! Donc faites revenir les cacahuètes à la poêle avec un filet d'huile quelques minutes pour qu'elles prennent de la couleur. Ajoutez le curry et assaisonnez en cours de cuisson. Débarrassez sur une assiette recouverte de papier absorbant. Hachez grossièrement les cacahuètes. Ciselez la coriandre.

Servez la soupe dans des bols ou des assiettes. Décorez avec les cacahuètes, un peu de coriandre et du sésame. Vous pouvez ajouter quelques gouttes de crème de coco. Servez la soupe bien chaude !

Mais pourquoi, vous revenez quand au fait ??? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 10 janvier 2021

Nos dumplings au chou chinois parce que ma cuisine est régulièrement habitée...

Du temps de mes culottes courtes il m'arrivait souvent d'aller m'installer dans le lilas du jardin avec quelques petits livres de science-fiction à pas cher, souvent de la collection Anticipation, avec leurs couvertures flashy et leurs histoires qui m'entraînaient souvent au cœur du futur. C'était mon moyen de m'évader de notre jardin familial en me dirigeant vers les étoiles à bord de vaisseaux spatiaux étranges peuplés d'hommes du futur qui me promettaient un monde bien bien différent de celui dans lequel je vivais.

Et du haut de mon arbre, qui n'était d'ailleurs pas bien haut, je m'imaginais dans ce 21e siècle encore lointain, à bord des voitures volantes qui me conduiraient vers l'astroport, affublée de ma combinaison rouge fluo, j'aimais bien le rouge fluo... à l'époque, d'où je pourrais enfin m'envoler travers le ciel et les nuages, traverser l'atmosphère et éventuellement quelques galaxies si l'envie m'en prenait... pour vivre d'aventureuses aventures.

Bon, maintenant que je vis au 21e siècle depuis quelques années... je me rends compte que ce siècle-là ressemble quand même pas mal à celui pendant lequel un simple lilas pouvait encore résister à mon poids... Enfin, il y ressemble presque...

Parce que maintenant quand je cuisine chez moi, souvent je suis réellement seul mais virtuellement bien accompagné ! Et c'est encore ce qui est arrivé l'autre jour avec Valérie et Nicolas avec qui nous avons passé une bien bonne matinée à cuisiner de jolies choses à manger... d'autant meilleures grâce à cette cuisine partagée... et donc notamment des dumplings trouvés par Nicolas du côté du blog de Madeline Lu, une recette que nous avons chacun mise un peu à notre sauce !

Nos dumplings au chou chinois

Les courses :

Pour la pâte : 120g de farine - 6cl d'eau chaude - 1 pincée de sel

Pour la garniture : 1/2 chou chinois - 1 càs de gingembre râpé - 1 gousse d'ail râpé - 2 échalotes hachées très finement - 2 cives émincées très finement - 1 càs de sel - de la sauce sriracha

Pour la cuisson : 2 càs d'huile de tournesol - 30cl de bouillon de légumes - 2càc de sauce soja - le vert d'1 poireau finement émincé

Commencez en préparant la pâte à dumplings.

Mélangez dans un saladier la farine, le sel et l’eau chaude. Mélangez rapidement à la cuillère au départ, puis pétrissez à la main environ 5 minutes pour avoir un mélange lisse et homogène, qui ne colle pas aux mains.

Emballez la pâte dans du film alimentaire et laissez reposer une heure à température ambiante.

Pendant ce temps préparez la garniture. Coupez le chou en 4 dans la longueur puis en très très fines tranches. Mettez dans un saladier, saupoudrez le sel et laissez dégorger une bonne trentaine de minutes. Mettez-le alors dans une passoire et passez-le sous l'eau pour éliminer le sel. Essorez bien ! Personnellement je l'ai mis dans un torchon avant de lui torde le cou... au torchon !

Mettez-le alors dans un mixer et ajoutez le gingembre, l'ail, les échalotes, les cives et de la sauce sriracha à votre goût, pas trop c'est bien ça pique vite. Et donnez quelques tours de mixer rapide, n'insistez pas il ne s'agit pas de hacher fin mais de mélanger en hachant rapidement.

Vous pouvez préparer la pâte.

Coupez-la en deux et faites deux boudins d'environ 24cm de long, coupez chaque boudin en douze petits morceaux de 2cm, vous avez donc de quoi faire 24 dumplings.

Faites 24 petites boules rondes. Étalez en quatre en farinant légèrement votre plan de travail de manière à obtenir 4 disques d'environ 8cm de diamètre.

Déposez 1 belle cuillère à café de garniture et refermez les dumplings. Il faut d'abord ramener deux côté opposé puis les autres bords en plissant la pâte puis finir en pinçant la pâte pour sceller les dumplings. Une fois fermés, déposez-les sur une assiette avec un peu de farine dessus, sinon les dumplings vont coller et se déchirer.

Recommencez la même chose avec le reste des petites boules de pâte.

Une fois terminés les dumplings vous pouvez les faire cuire, vu la quantité il vaut mieux le faire en deux fois.

Versez un peu d'huile dans une grande poêle et dès qu'elle est chaude posez la moitié des dumplings dedans. Faites leur rapidement dorer les fesses à feu assez vif, 2 à 3 minutes. Arrosez avec la moitié du bouillon et de la sauce soja, parsemez la moitié du poireau, baissez le feu, couvrez et laissez cuire jusqu'à ce que les dumplings soient cuits, comptez 5 minutes.

Servez avec de la sauce soja et de la sriracha.

Mais pourquoi, bon alors elles volent les voitures ? est-ce je vous raconte ça...

samedi 23 novembre 2019

Notre crème brûlée au potimarron parce qu'il restait des jaunes d'œufs...

C'est une constante en cuisine, il te reste toujours toujours toujours quelque chose ! Un petit peu de ça, un petit peu de ci, des blancs d'œufs quand tu utilises les jaunes et des jaunes quand tu... il y a toujours ce truc qui te reste sur les bras et que tu n'as bien sûr pas envie de jeter parce qu'aujourd'hui plus qu'hier tu te rends compte que jeter ce n'est vraiment pas la bonne solution !
Du coup tu te grattes souvent la tête pour essayer de faire une autre préparation avec tes petits restes, avec le risque, forcément, qu'en sauvant un reste tu te retrouves... avec un autre ! Bon quand tu es joueur tu te dis que la cuisine c'est aussi ça et que de l'un à l'autre tu vas t'attraper d'autres envies, découvrir une nouvelle recette ou simplement tu vas juste te faire plaisir. Et quand tu as Nicolas sous la main dans ta cuisine, tu sais que tu vas faire tout ça à la fois...
Et donc comme après notre bûche très potimarron nous avions quelques jaunes de trop... une opération crème brûlée s'imposait, une crème brûlée à partager !
Notre crème brûlée au potimarron
Ingrédients : 1 potimarron de 550 g environ - 4 jaunes d'œufs - 20cl de lait -20 cl de crème liquide entière - 45 g + 20 g de sucre - 1 pincée de réglisse en poudre
Coupez le potimarron en tranches. Ôtez les graines et filaments. Placez les morceaux de potimarron sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Faites-le cuire dans un four préchauffé à 180º pendant une trentaine de minutes. La chair doit être tendre.
Placez le potimarron dans un saladier et mixez-le avec un mixeur plongeant puis passez la purée obtenue dans un tamis. Vous devez obtenir environ 150g de purée.
Baissez la température du four à 100º.
Dans un saladier, fouettez énergiquement les jaunes d'œufs avec 45g de sucre pour les faire blanchir. Ajoutez la réglisse. Fouettez encore un peu.
Portez le lait et la crème à ébullition. Versez le liquide en filet dans le saladier en fouettant constamment.
Ajoutez la purée de potimarron et mélangez bien. Versez le tout dans un plat ou dans des ramequins.
Enfournez le plat et comptez environ 50 minutes de cuisson. Laissez refroidir. Saupoudrez la crème avec le sucre restant et faites caraméliser avec un chalumeau de cuisine.
Dégustez sans attendre.
Mais pourquoi, et si on s'occupait du pâtisson maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 26 octobre 2019

Et si on arrêtait de se râper la carotte ? Notre taboulé aux carottes...

Ce que j'aime avec Nicolas, quand nous cuisinons ensemble, c'est que nous sommes souvent tous les deux à l'unisson de nos envies au point qu'il n'est pas rare que nous finissions les phrases l'un de l'autre. Il n'est pas rare que l'un de nous veuille proposer un ingrédient ou une manière de faire et que l'autre est déjà le truc en question entre les mains ou soit en déjà train de couper quelque chose exactement de la manière que l'autre allait préciser, et ça, non seulement c'est terriblement agréable mais ça fait aussi gagner un temps fou ! 
Je me souviens d'un temps, maintenant lointain, où la cuisine n'était pas aussi présente dans ma vie et que quand je cuisinais avec les uns ou les autres, ça pouvait être beaucoup beaucoup plus compliqué. Je me souviens de longs longs débats autour de la taille d'une tomate ou d'un oignon où le temps que l'on décide s'il fallait faire des tranches ou des quartiers, émincer ou hacher, pouvait emmener la préparation d'un repas fort fort tard dans la nuit ! Et encore je ne parle pas du choix des ingrédients parce qu'avant de s'occuper de la tomate et de l'oignon en question il avait fallu palabrer encore et encore... Bon certaines fois ça prenait l'aspect d'un jeu amusant, chacun avançant les mérites de son choix et bien sûr les désagréments de ceux des autres, mais d'autres fois ça ressemblait plus à un pinaillage sauvage sans grand intérêt...
Avec Nicolas donc, rien de ça et lors de notre dernière rencontre quand nous avons ouvert mon frigo et que j'ai dit carotte il ne lui a pas fallu longtemps pour lancer taboulé et pour que chacun ait déjà l'image qu'il allait prendre, une image curieusement semblable à ce taboulé qui a fini dans nos assiettes !
Notre taboulé aux carottes
Ingrédients: 4 belles carottes - 40g de betterave chioggia - 1 morceau de 2 cm de gingembre - 30g d'oignon rouge - 1 orange – 2càs de graines de grenade - 5 tiges de menthe effeuillées - 5 tiges de coriandre effeuillées - 5 tiges de persil effeuillées - 1 càs d'huile d'olive - 1 càs de jus de citron vert
- sel et poivre
Pelez les carottes et la betterave. Pelez et émincez l'oignon en très fines lamelles. Épluchez le gingembre, placez-le dans le bol de votre mixeur. Ajoutez les carottes coupées en morceaux. Mettez le mixeur en route pour réduire le tout en une sorte de semoule.
Réservez dans un saladier. Rincez le mixeur et faites la même chose avec la betterave.
Pelez l'orange à vif et prélevez les suprêmes avec un couteau fin.
Lavez et séchez les herbes et ajoutez-les aux carottes. Salez, poivrez et versez l'huile et le citron vert.
Mélangez le tout.
Répartissez le taboulé dans un plat de service. Répartissez la betterave.
Parsemez de graines de grenade. Déposez les tranches d'oignon et servez bien frais.
Mais pourquoi, et les patates on se les fait comment ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 11 août 2019

Nos aubergines à la Coréenne... Parce que Nicolas c'est mes p'tites vacances à moi !

Je l'ai souvent dit, je cuisine beaucoup beaucoup... beaucoup ! Je cuisine pour mon blog, mes livres, pour mes articles et pour quelques marques qui me font suffisamment confiance pour me confier leurs produits. Ce qui fait qu'au final quand je compte les recettes que je prépare sur une année, je commence par compter en dizaines, je continue en centaines et quelque fois il m'arrive de dépasser le millier... ce qui fait donc beaucoup ! Surtout quand au final j'additionne en plus les années.
Et forcément, même si je reste un passionné de cuisine et que je n'échangerai pas ce métier qui m'est un peu tombé dessus contre aucun des nombreux autres que j'ai pratiqué durant ma vie professionnelle, il m'arrive quand même de temps en temps d'avoir moins envie d'allumer les fourneaux.
Du coup de temps en temps il me faut retrouver le plaisir de la cuisine juste pour... le plaisir. Et heureusement dans ce domaine-là j'ai quelques complices comme Nicolas qui me rappellent que pour moi la cuisine c'est d'abord un jeu. Et que ce soit quand nous nous baladons dans les rues parisiennes, parfois sous une chaleur torride, ou que nous nous retrouvions devant les fourneaux, avec lui je retrouve ce plaisir simple de m'amuser et de cuisiner !
Et cette fois encore, lors d'une journée où nous nous sommes beaucoup demandé ce que nous allions bien pouvoir passer à la casserole, nous nous sommes amusé avec avec des aubergines et quelques autres choses... je vous reparle très vite des autres choses mais en attendant, les aubergines !
Nos aubergines à la Coréenne
Ingrédients : 6 aubergines chinoises (longues et fines) - 50g de pâte de soja coréenne (vous pouvez aussi utiliser du miso japonnais) - 50g de miel - 3cl d'eau tiède - 1càc de pâte de piment coréenne (que vous pouvez par une autre pâte de piment) - 1 càc d'huile de sésame - 1 oignon frais - 5 brins de coriandre - huile de tournesol
Rincez et séchez les aubergines. Coupez-les en deux dans le sens de la longueur en gardant les queues. Quadrillez-les avec la pointe d'un couteau (en veillant à ne pas transpercer la peau). Badigeonnez-les d'huile. Enfournez-les à 180ºC pendant 15 minutes. La chair doit être cuite mais encore un peu ferme.
Pendant que les aubergines cuisent, préparez la sauce en mélangeant dans un bol la pâte de soja, la pâte de piment, le miel, l'eau et l'huile de sésame. Vous devez obtenir une sauce bien lisse.
Quand les aubergines sont prêtes, badigeonnez-les de sauce avec un pinceau de cuisine. Remettez au four pour 10 minutes supplémentaires de cuisson.
Pelez puis émincez l'oignon très finement. Rincez, séchez puis ciselez la coriandre. Laissez les aubergines refroidir quelques minutes à la sortie du four. Remettez un petit coup de sauce pour qu'elles soient bien brillantes. Parsemez-les de coriandre et d'oignon.
Servez-les avec du riz basmati et le reste de sauce. J'ai aussi ajouté quelques feuilles de basilic thaï mais comme c'est loin de la Corée ce n'est pas obligatoire.
Mais pourquoi, et après l'aubergine, la... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 13 mai 2019

Les Shrek's cookies au thé matcha de Nicolas ! parce que dedans j'dois avoir… moins que mon âge !

C'est curieux les garçons, à partir du moment où ils portent des culottes courtes, les jambes grandissent et pendant ce temps dans la tête des fois…

Du coup en voyant les cookies de Nicolas je n'ai pas pu m'empêcher de penser à… Shrek !
Comme tout le monde j'ai mes p'tits blogs que je visite et revisite souvent. Mais j'aime aussi me perdre de blog en blog à la recherche de nouvelles inspirations, de nouvelles personnes, un blog c'est d'abord pour moi celle ou celui qui est derrière, à découvrir.
Et c'est comme ça en me baladant que j'ai découvert un jour le blog de Nicolas, Ma cuisine à moi. Et dès cette première, il a basculé de ceux rencontrés au hasard à ceux que je visite régulièrement. Il faut dire qu'en cuisine comme dans beaucoup d'autres domaines les affinités font que l'on se sente mieux avec certains qu'avec d'autres, et nos cuisines ont, je trouve, d'incontestables affinités, différentes mais aussi avec comme un parfum qui se ressemble. En plus comme j'ai eu la chance de le rencontrer du côté de Barcelone et que le garçon a les mêmes qualités que sa cuisine…
Et l'autre jour en passant chez lui, en voyant ses cookies au thé matcha, je me suis dit ceux-là il me les faut… peut-être en imaginant qu'un monstre vert viendrait les partager avec moi…
Les Shrek's cookies au thé matcha
Ingrédients : 120g de chocolat blanc haché assez grossièrement – 30g de pistaches émondées hachées très finement (presque en poudre) – 45g de sucre en poudre – 45g de cassonade blonde – 1 œuf – 120g de beurre mou demi-sel - 180g de farine – 1càc rase de levure chimique – 1càs de thé matcha (donc en poudre)
Versez le beurre mou dans un saladier, ajoutez les sucres et mélangez bien. Ajoutez l'œuf et mélangez encore puis ajoutez la farine, la levure, le thé matcha, le chocolat et presque toutes les pistaches et mélangez bien le tout une dernière fois. Vous pouvez bien sûr faire tout ça avec votre robot.
Filmez et mettez au frais une bonne demi-heure. 
Faites alors des petites boules d'environ 60g, j'ai toujours eu un faible pour les gros cookies (les gros sur la photo font 90g... et le petit devant 30g). 
Ecrasez-les légèrement et disposez-les sur une plaque couverte de papier de cuisson. 
Répartissez le reste de pistaches hachées sur les cookies. Faites cuire une quinzaine de minutes (un peu plus pour les 90g) dans un four préchauffé à 180°. 
Après attendez au moins que les cookies soient tièdes,  ou froids… mais je vous préviens, résister jusqu'à ce qu'ils soient froids, c'est difficile ! Après thé et...
Et surtout n'hésitez pas à aller voir la version de Nicolas plus furieusement matcha et bien sûr ses autres recettes !

Mais pourquoi, bon et après le vert si on passait au rose… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 31 octobre 2018

Nicolas et moi ou quand la cuisine n'est pas que de la... cuisine ! Et notre flan au potimarron !

Si vous passez par ici de temps en temps vous savez déjà que la cuisine est pour moi d'abord une occasion de partager et de s'amuser, la vie ne manque pas d'ennuis possibles alors autant les laisser à la porte de la cuisine ! Et forcément en partant de là quand Nicolas passe par chez moi on se retrouve directement à la cuisine ! 
Il faut dire qu'avec Nicolas j'ai l'impression de former plus qu'un duo culinaire, il s'agit là plus de complicité et d'amitié que seulement de cuisine... enfin aussi de cuisine ! Du coup quand il est arrivé l'autre jour à la maison pour cuisiner mais sans que nous ne sachions pas encore trop quoi... nous n'avons pas mis longtemps à trouver fort fort bon le flan au potimarron avec lequel il était arrivé, tout frais acheté du côté d'une boulangerie parisienne et à nous dire qu'à notre tour nous tenterions bien de nous lancer dans une telle préparation... Quand les choses sont aussi simples, un p'tit saut chez Gisèle et hop nous étions en cuisine !
Et voilà le résultat ! Nicolas vous propose chez lui là : sa version juste un peu différente sur la forme, allez voir et vous choisirez laquelle est le plus à votre goût en sachant que les deux n'ont pas duré bien longtemps avant d'être dévorées...
Notre flan au potimarron
Ingrédients pour 2 flans:
Pour la pâte: 450 g de farine - 350g de beurre froid en morceaux - 1 jaune d’œuf - 3cl de lait - 10g de sucre - 5g de fleur de sel
Pour la garniture : 1 potimarron de 600 g environ - 120g de sucre en poudre - 5 jaunes d’œufs - 60g de maïzena - 25cl de crème liquide - 50cl de lait
Placez la farine, le sel et le sucre dans la cuve d'un robot équipé d'un crochet pour préparer la pâte. Ajoutez le beurre et faites tourner le robot jusqu'à obtenir une sorte de sable. Ajoutez alors le jaune d’œuf légèrement battu avec le lait. Laissez le robot pétrir juste le temps qu'il faut pour que la pâte forme une boule. Sortez-la de la cuve, séparez la pâte en deux et donnez-leur une forme de boule. Filmez-les pâtes et placez-les au frais pour un repos d'une heure. Comme beaucoup de pâte ça se congèle très bien donc une pour un flan et l'autre au congélo.
Pendant ce temps, coupez le potimarron en tranches. Ôtez les filament et les graines. Faites cuire la chair 20 minutes environ à la vapeur. Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau, le potimarron doit être très tendre. Mixez-le au mixeur plongeant. Passez ensuite la purée obtenue à travers une passoire fine. Réservez dans un saladier. Si de l'eau sort de la purée, placez-la dans la passoire garnie d'un torchon et laissez égoutter quelques minutes.
Sortez les deux pâtes du frigo. Abaissez-les finement sur votre plan de travail fariné avec un rouleau à pâtisserie. Garnissez-en deux cercles à pâtisser d'environ 22cm posés sur une plaque à four couverte de papier de cuisine puis placez-les au frais. Encore une fois vous pouvez n'en faire qu'une et remplacer les cercles par des moules à tarte.
Battez les jaunes d’œuf dans un saladier avec le sucre et la maïzena pendant 5 minutes. Le mélange doit être très clair et avoir pris du volume. Porter le lait et la crème à ébullition dans une casserole. Dès le premier bouillon, versez le liquide sur les jaunes d’œuf, d'abord un peu puis le reste. Reversez le tout dans la casserole. Faites épaissir sur feu doux en remuant sans arrêt. Ajoutez la purée de potimarron puis mélangez. Versez cette garniture dans les moules.
Enfournez à 180ºC et laissez cuire une vingtaine de minutes, sortez la plaque du four et retirez les cercles puis prolongez la cuisson 15 à 20 minutes. Si vous utilisez des moules faites cuire directement  35 à 40 minutes.
Laissez refroidir les flans complètement à température ambiante puis placez-les au frais !
Mais pourquoi, et donc la prochaine c'est pâte feuilletée... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 27 septembre 2018

Le cake à la polenta aux tomates rôties de Nicolas parce que... parce que !

Ceux qui me suivent par ici savent que j'ai quelques complices en cuisine et que depuis quelques temps quand nous pouvons avec l'un d'eux, Nicolas, nous nous retrouvons pour nous adonner à notre passion... Cuisiner, cuisiner, cuisiner ! Quand nous pouvons, parce que nos cuisines sont un peu lointaines, moi du côté de mon village un peu perdu des Yvelines et lui du côté de la capitale Catalane... Pas simple mais on y arrive quand même de temps en temps.
Mais comme lors de notre dernière rencontre nous n'avons pas pu cuisiner, j'ai eu envie d'aller traîner dans sa cuisine virtuelle et de lui faucher une de ses recettes... un cake à la polenta et aux tomates rôtis qui m'avait fait furieusement de l'œil et qui s'est révélé redoutablement bon et furieusement croustillant !
Le cake à la polenta aux tomates rôties de Nicolas
Ingrédients : 120g de farine - 90g de polenta - 4 œufs - 90g d'huile d'olive + un peu pour les tomates et le moule - 120 g de lait - 350g de tomates cerise - 1 oignon - 1gousse d'ail - 90g de feta - 60g de parmesan - 4 tiges de basilic frais effeuillées – 4 tiges d'origan frais effeuillées - 1 sachet de levure (10g) – sel et poivre
Lavez et séchez les tomates. Pelez et hachez l'oignon et la gousse d'ail. Placez les tomates sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Arrosez d'huile, assaisonnez. Mélangez. Faites cuire dans votre four préchauffé à 210ºC pendant 10 minutes. Ajoutez l'oignon et l'ail, mélangez et poursuivez la cuisson encore 10 minutes.
Râpez le parmesan avec une râpe à gros trous et émiettez la feta.
Dans un saladier, battez les oeufs avec le lait et les 90g d'huile, salez et poivrez.
Ajoutez la farine, la levure et la polenta et mélangez en insistant bien. Ajoutez les feuilles de basilic et d'origan (vous pouvez éventuellement les hacher grossièrement) le parmesan et la feta puis mélangez.
Ajoutez enfin les tomates, l'oignon et l'ail et mélangez une dernière fois très rapidement.
Huilez et farinez un moule à cake. Versez-y la pâte.
Enfournez dans un four préchauffé à 180º et faites cuire environ 45 minutes.
Démoulez le cake quand il a tiédi et laissez-le refroidir ou pas avant de le déguster.
Mais pourquoi, bon je me demande quelle recette je vais lui piquer maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 28 juillet 2018

Dernier tour de piste pour deux pizzaïolos du dimanche... Pizza artichauts coppa et tutti quanti !

Et voilà c'est la der des ders de nos petites recettes de ce dimanche, où avec Nicolas nous avons passé notre journée à faire tourner les pizzas. Et d'ailleurs il était peut-être temps que la journée se termine, ce jour-là, parce que à un moment j'ai bien senti que nous étions à deux doigts de nous dire, lui et moi, qu'un camion à pizza et hop sur la route... ça ne serait pas une si mauvaise idée que ça ! En même temps en réfléchissant, après, je me suis dit que mettre un pingouin dans un camion je ne suis pas sûr que...
Pizza artichauts coppa et tutti quanti !
Du coup nous pouvons garder de ce jour-là notre plaisir à jouer les pizzaïolos et quelques jolies recettes à partager et deux ou trois autres choses parce qu'il n'y a pas que la cuisine dans la vie... Une journée que nous avons terminée par notre seule et unique commande, une commande où l'artichaut, la coppa et tutti quanti sont venus se mélanger pour le plus grand plaisir de notre première cliente !
Pizza artichauts coppa et tutti quanti !
Ingrédients : 1 boule de pâte à pizza dont vous retrouverez la recette là : la pâte à pizza – 3càs de sauce tomate dont vous retrouverez la recette là : la sauce tomate de Nicolas – 1 boule de mozzarella - 1 douzaine de tranches de coppa – 3 ou 4 cœurs d'artichauts bien égouttés - 1 douzaine d'olives noires dénoyautées – 20g de parmesan en copeaux – 1 ou 2 brins de thym effeuillées – du jus et zeste de citron vert
Coupez la mozzarella en tranches très fines et déposez-les sur du papier absorbant, remettez des feuilles par dessus et appuyez un peu pour retirer l'humidité de la pizza.
Abaissez un boule de pâte au rouleau à pâtisserie pour former un disque d'environ 30 cm de diamètre. Farinez légèrement la bordure. Étalez la sauce tomate par dessus, déposez la mozzarella sur la pizza puis enfournez-la et faites-la cuire 6/8 minutes à 240ºC .
Sortez la pizza du four et répartissez dessus la coppa chiffonnée, les cœurs d'artichauts coupés en 4 et les olives, et retour au four pour 2 à 3 minutes (la pâte doit être dorée et croustillante).
Des la sortie du four parsemez par dessus le thym, les copeaux de parmesan et un peu de zeste de citron vert râpé finement et quelques gouttes de jus de citron vert... et c'est prêt !
Pizza artichauts coppa et tutti quanti !
Mais pourquoi, bon en même temps un camion climatisé... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 27 juillet 2018

Au secours il me reste des ingrédients ! Et notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella...

Quand j'ai commencé à cuisiner, il y quelques temps donc, ma pire crainte d'alors était qu'il me reste des ingrédients à la fin de mes recettes. Qu'il me reste une demi-boîte de ci ou de ça, une tomate ou un peu de viande, quelques olives ou quelques amandes, une demi-courgette ou autant d'aubergine... En gros qu'il me reste des trucs ou des machins dont je ne saurais quoi faire.
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Il faut dire qu'à cette époque-là les recettes pour moi étaient pratiquement les tables de la loi et que m'en écarter d'une virgule... hé ben je ne savais pas faire ! Et forcément quand on suit les recettes à la lettre, à moins d'acheter pile poil tous les ingrédients, mais essayez d'acheter, un demi-citron, assez de sucre pour une seule tarte ou une seule gousse d'ail et vous me direz, donc à moins que, votre frigo se remplit d'un tas de p'tits bouts de trucs et de machins avec lesquels je ne savais vraiment vraiment pas quoi faire. 
Bon de temps en temps je faisais un frichti à tout, des fois ça le faisait et d'autres fois...
Heureusement, depuis ça s'est un peu arrangé et j'ai moins l'air d'un suricate au milieu d'une autoroute quand j'ouvre mon frigo et que j'y trouve quelques petites choses qui ne sont pas entrées dans mes recettes. Et du coup quelques idées m'arrivent comme ça avec l'espoir que je ne ferai pas de restes de restes avec les... restes !
C'est comme ça, qu'assez naturellement, quand nous avons vu avec Nicolas qu'il restait courgettes, aubergines et tomates, lors de notre pizza day, que nous nous dit... hé ben salade ! Évidemment...
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Ingrédients : 1 petite aubergine - 1 courgette jaune – 2 ou 3 petites tomates - 20g de crottin de chèvre très sec - 6 tranches fines de baguette – 2càs d'olives dénoyautées - des herbes fraîches (thym, basilic, origan) – des fleurs de bourrache (facultatif mais tellement joli) – 2càs d'huile d'olive – sel et poivre.
Coupez l'aubergine et la courgette en fines tranches. Placez-les sur une plaque. Coupez les tranches de baguette en cubes et places-les aussi sur la plaque puis arrosez les légumes et le pain avec un filet d'huile d'olive, salez, poivrez.
Faites cuire dans votre four préchauffé à 210º C , les tranches de pain jusqu'à ce qu'elles soient dorées, c'est assez rapide, surveillez bien et enlevez-les dès que nécessaire et pendant 15 à 20 minutes environ pour les légumes. Laissez refroidir le tout.
Coupez les tomates en quartiers puis mettez-les dans un plat ou un saladier. Ajoutez les cubes de pain dorés dans le saladier. Ajoutez aussi la courgette, l'aubergine et les olives, un filet d'huile d'olive, ajustez en sel et en poivre et mélangez le tout. Vous pouvez à ce moment-là ajouter quelques gouttes de vinaigre balsamique mais rien d'obligatoire.
Servez dans les assiettes puis terminez en répartissant sur la salade, le fromage en copeaux, les herbes et les fleurs de bourrache.
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Mais pourquoi, et demain une dernière recette à quatre mains... une recette de... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 26 juillet 2018

Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes... Et finalement l'important c'est quoi dans la cuisine ?

Souvent quand je me retrouve dans une conversation avec des amis, de la famille ou des gens et que ça parle de cuisine et de bouffe... enfin souvent ils ne disent pas bouffe comme moi mais parlent plus plutôt de gastronomie. Donc quand ça parle de ce que ceux qui marchent debout mangent, on finit souvent par trouver bien des qualités à la cuisine, bien de la convivialité, bien du partage et bien de l'échange... et je dois dire que des fois quand j'entends ça, j'ai comme une démangeaison qui me prend parce que j'ai trop souvent vu l'écart qui existe entre ces bons sentiments et la réalité que je retrouve dans certaines cuisines... Bon ce n'est pas grave non plus parce qu'il suffit que je me gratte un peu la démangeaison pour que ça me passe.
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Et puis quand mon tour arrive de parler de la... cuisine et qu'on a donc épuisé le plaisir, la convivialité, le partage et l'échange, une fois de plus je reviens sur ma petite idée fixe, je sais j'ai l'idée fixe tenace, et là je dis simplement que pour moi la cuisine c'est d'abord de l'amusement et que si on ne joue pas avec ce qui se bouffe...
J'ai toujours eu un petit côté presque enfantin quand je cuisine, ce qui donne peut-être mon côté bordélique et peut-être aussi des fois un peu trop... trop... mais ce n'est pas grave je m'amuse. Et quand j'ai Nicolas dans ma cuisine, nous sommes deux à nous amuser et ça c'est vraiment vraiment bien parce que jouer tout seul...
Et nous continuons donc tous les deux à vous présenter notre journée d'amusement derrière les fourneaux avec cette fois une pizza aussi grillée que fraîche que parfumée... une pizza qui nous ressemble à tous les deux !
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Ingrédients : 1 portion de pâte à pizza (recette à retrouver Ici) – ½ aubergine – 2 ou 3 petites tomates (nous avons utilisés celles qui apparaissent au fond de la photo) - 1 courgette jaune ou verte – 3 ou 4 càs de ricotta - 30g de feta – des herbes fraîches (basilic, thym, origan) – sel et poivre
Lavez et séchez les légumes et les herbes.
Coupez l'aubergine et la courgette en fines tranches. Placez-les sur une plaque. Arrosez d'huile d'olive, salez, poivrez. Faites cuire dans votre four préchauffé à 210º C pendant 15 à 20 minutes environ. Laissez-les refroidir.
Abaissez une boule de pâte au rouleau à pâtisserie pour former un disque d'environ 30 cm de diamètre. Farinez légèrement la bordure.
Dans un bol, fouettez la ricotta avec une cuillère à café d'huile d'olive. Poivrez généreusement. Étalez ce mélange sur la pâte. Disposez les tranches d'aubergine et de courgette sur la ricotta. Enfournez et faites cuire 8/10 minutes à 240ºC (la pâte doit être dorée et croustillante). Laissez reposer quelques minutes à la sortie du four.
Répartissez les tomates coupées en quartiers. Parsemez la pizza de feta émiettée et d'herbes fraîches effeuillées. Terminez en arrosant avec un filet d'huile d'olive.
Notre pizza aux légumes rôtis aux tomates fraîches et aux herbes...
Mais pourquoi... que vous réservent les cuisiniers pour demain ? Surprise ! est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 25 juillet 2018

Le geste heureux du tourneur de sauce et la sauce à la tomate de Nicolas !

L'autre jour je me suis arrêté à un nouveau camion à pizza qui traînait pas loin de chez moi, j'ai toujours eu un faible pour les camions, et l'enseigne annonçait des pizzas qui se sont d'ailleurs révélées fort fort bonnes. Et comme j'ai la discussion assez facile avec ceux qui cuisinent dans les camions, très rapidement nous en sommes arrivés à parler de la sauce tomate, cet élément primordial, que le garçon aux pizzas mettait justement sur ses... pizzas. Et là, le gaillard en question, après avoir rejeté au loin les sauces toutes faites a précisé, ma sauce je la fais moi-même, sans doute parce que ça me fait penser à ma mère... 
Il n'y avait pas de tristesse dans cette déclaration et même une pointe de joie, comme si la sauce lui ramenait le temps de la faire, le temps de la tourner au dessus de la casserole, l'odeur rassurante de moments heureux. Et là l'ancien sociologue qui dort bien bien profondément en moi de se redire, que la bouffe c'est bien un truc beaucoup beaucoup plus compliqué que juste le voyage d'un aliment d'une assiette à notre bouche.
Et l'autre jour, un jour qui risque de rester chez moi comme le jour de la pizza, en voyant Nicolas au-dessus de la casserole, la spatule à la main, tourner, tourner, tourner la sauce tomate qu'il nous préparait pour les pizzas avec un sourire communicatif, je me suis dit cette fois que le bonheur, à défaut d'être dans un pré, était peut-être bien au fond d'une casserole... Et ça, pas besoin d'être un tant soit peu sociologue pour le deviner il suffit de regarder les yeux de Nicolas à ce moment-là...
La sauce à la tomate de Nicolas !
Ingrédients : 2 boîtes de tomates pelées au naturel (pour l'occasion c'était 2 boîtes de filetti de pomodoro De Cecco) - 2 oignons rouges - 1 oignon jaune - 2 gousses d'ail - 3 brins d'origan - 4 brins de thym - 4 brins de basilic - 3 càs d'huile d'olive – sel et poivre - 2 càc de sucre en poudre
Épluchez les oignons et les gousses d'ail.
Émincez les oignons très finement.
Dans une cocotte, faites chauffer une cuillère à soupe d'huile d'olive et faites-y revenir les oignons 3 minutes pour qu'ils deviennent translucides.
Ajoutez l'ail et laissez 2 minutes de plus en remuant.
Versez les tomates en boîte après les avoir grossièrement concassées, ajoutez l'origan, le thym et le basilic. Laissez cuire à feu moyen pendant 15 minutes. Salez et poivrez.
Baissez le feu et laissez mijoter une trentaine de minutes. Il faut que le feu soit très doux. En cours de cuisson, remuez régulièrement. Si la sauce attache un peu versez une cuillère à soupe d'huile d'olive. Si vous trouvez que la sauce est acide, ajoutez le sucre en poudre.
Quand la sauce est bien réduite, retirez les branches restantes de l'origan et du thym puis mixez finement en ajoutant 2 càs d'huile d'olive en filet pendant que vous mixez. Elle doit être joliment épaisse comme on le divine sur la photo...
Cette sauce-là est parfaite pour la pizza mais aussi simplement pour finir sur des petits morceaux de pain sur lesquels vous pourrez ajouter plein de petites choses, anchois, olives, jambon...
Mais pourquoi, et finalement la sauce juste avec le bout du doigt... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 24 juillet 2018

Quand un cuisinier rencontre un cuisinier... ils cuisinent ! Notre pizza aux légumes verts (recette à 4 mains)

Quand Nicolas passe à la maison, le problème c'est que nous nous entraînons l'un l'autre sans vraiment avoir à nous forcer une seconde pour cuisiner, cuisiner, cuisiner... et que la seule chose qui nous empêche d'ouvrir aussi sec un restaurant éphémère ou d'inviter la moitié de mon village c'est le temps que dure la journée, parce que pour le reste,, pas grand chose ne semble devoir nous arrêter !
Et cette fois encore, lors de sa venue il y a quelques jours, il a suffit qu'il dise qu'il n'avait jamais fait de pizza pour que, comme dans l'apprenti sorcier, les pizzas semblent devoir se multiplier encore et encore ! 
Et je trouve ça tellement réjouissant, moi qui passe la plupart de mes journées en cuisine à parler à mes chats, d'avoir un tel complice en cuisine qui ne s'étonne pas quand je lui dis et si on faisait ça et ça ? et qui même, bien au contraire, ré-enchérit en ajoutant et pourquoi pas aussi ça et ça !
Ce dimanche-là, ce fut donc pizzas à quatre mains, des pizzas qui vont maintenant apparaître chez lui et chez moi au fil des prochains jours. Et pour commencer, une pizza toute verte parce qu'il a suffit qu'un de nous dise et une verte...
Notre pizza aux légumes verts (recette à 4 mains)
Ingrédients:
Pour la pâte (vous pourrez faire 6 pizzas avec cette quantité) : 800 g de farine - 200g de semoule très fine - 14g de levure boulangère déshydratée (1 sachet) - 12g de sucre roux - 15g de sel - 600 ml d'eau à température ambiante - 1 càs d'huile d'olive
Pour la garniture (ici pour 1 pizza) : 90 g de ricotta - 30 g de fromage de chèvre frais (type Petit Billy) - 50 g de petits pois frais - 50 g de fèves fraîches écossées et pelées - 50 g de haricots verts fins - 1 oignon nouveau - quelques copeaux de crottin de chèvre très sec - quelques feuilles de menthe - poivre
Commencez en préparant la pâte. Mélangez la levure, le sucre et l'eau dans un saladier et laissez reposer quelques minutes, des bulles doivent apparaître à la surface.
Placez dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet, la farine, la semoule et le sel. Ajoutez l'huile ainsi que l'eau avec la levure.
Faites tourner pendant environ 10 minutes jusqu'à ce que la pâte soit homogène, souple et non collante. Placez-la dans un saladier légèrement huilé, couvrez au contact avec du film alimentaire et laissez lever pendant au moins 45 minutes. La pâte doit doubler de volume. Attention en ce moment où il fait très chaud la pâte lève très vite !
Enfoncez alors votre poing au centre pour en chasser le gaz. Si vous voulez réaliser 6 pizzas, divisez la pâte en 6 parts égales. Sinon prélevez 1/6e de la pâte et mettez le reste au frais.
Farinez légèrement votre plan de travail et façonnez la pâte en boule. Placez-la sur une plaque farinée et couvrez avec un torchon propre puis laissez de nouveau lever pendant 45 minutes.
Pendant ce temps, faites blanchir les légumes. Plongez-les petits pois et les fèves dans une casserole d'eau bouillante salée pendant 3minutes, récupérez-les avec une écumoire et rafraîchissez-les avant de les sécher sur un linge propre. Faites de même avec les haricots verts et laissez-les cuire 6 minutes (ils doivent être encore un peu croquants, puis coupez-les en petits tronçons.
Pelez et coupez l'oignon nouveau en 6 ou 8 quartiers.
Quand la pâte est prête, étalez une boule avec un rouleau à pâtisserie, sur un plan de travail fariné, assez finement pour obtenir un disque d'environ 30 cm de diamètre. Farinez légèrement la bordure.
Dans un bol, mélangez la ricotta et le chèvre frais. Poivrez généreusement. Étalez les 2/3 de ce mélange sur la pâte. Enfournez et faites cuire 8 minutes dans un four préchauffé à 240ºC.
Sortez la pizza du four et étalez le dernier tiers de mélange au fromage puis garnissez-la de légumes verts et d'oignon nouveau. Repassez le tout 2 ou 3 minutes au four juste le temps de tout réchauffer. Terminez en parsemant des copeaux de crottin de chèvre et les feuilles de menthe et en arrosant d'un filet d'huile d'olive.
Mais pourquoi, je me demande ce qu'on va bien pouvoir cuisiner la prochaine fois... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 6 juin 2017

La poêlée de Nicolas à ma manière parce quand la cuisine est bonne... il faut le dire !

Ça commence à faire quelques paires d'années que je traîne sur les cuisines virtuelles des uns et des autres parce que j'ai encore envie de découvrir, de voir mon appétit s'ouvrir et par là même de permettre à ma cuisine de se nourrir de celle des autres ! Et comme j'aime les gens autant que la cuisine, peut-être même un peu plus... quand j'aime une cuisine j'aime aussi rencontrer celle ou celui qui tient la poêle ou la casserole. Au fil des années j'ai donc découvert bien des choses qui se cuisinent mais donc aussi bien des cuisinières et des cuisiniers, ceux qui sont derrière leurs fourneaux depuis des années ou ceux qui s'y sont mis depuis un jour ou deux...

Et comme mon appétit de découverte et de rencontre n'est pas encore rassasié, ce n'est pas demain la veille que je compte m'arrêter d'explorer ce petit monde qui cuisine à tour de bras.
Je vous ai déjà parlé au détour d'un article de Nicolas que j'ai eu la chance de croiser quelques fois déjà, par chez lui à Barcelone ou par chez nous où il vient se perdre trop rarement. Nicolas est un de ces passionnés qui respire cuisine, qui vit cuisine, qui cuisine quoi ! Et depuis que je croise ses recettes, sur son blog, Ma cuisine à moi, à chaque fois je me dis qu'elles me réjouissent de plus en plus l'envie, peut-être parce le garçon sait faire quelque chose que j'ai bien du mal à mener à bien, ouvrir son frigo et en sortir de jolis plats, frais, inspirés, juste comme j'aime quoi !
Du coup aujourd'hui j'ai eu envie de ce clin d’œil à sa cuisine et à lui, en reprenant une de ses dernières recettes que j'ai mise à ma sauce, et en vous proposant quelques autres, juste en image, pour vous donner, comme moi, envie d'aller voir ce qui se passe dans sa cuisine jours après jours !
Vous pouvez retrouver les recettes de Nicolas ici en image simplement en cliquant dessus, vous avez compris que je ne saurais trop vous le conseiller !

https://dansmacuisineamoi.blogspot.fr/2017/06/mes-artichauts-sautes-aux-carottes.htmlhttps://dansmacuisineamoi.blogspot.fr/2017/05/mes-cookies-la-grenade-et-aux-pistaches.htmlhttps://dansmacuisineamoi.blogspot.fr/2017/05/mon-smoothie-bowl-aux-fruits-rouges-et.htmlhttps://dansmacuisineamoi.blogspot.fr/2017/05/ma-salade-de-carottesfenouil-et.html
 https://dansmacuisineamoi.blogspot.fr/2017/05/mon-eton-mess-aux-deux-fraises.html
La poêlée de Nicolas à ma manière
Ingrédients : 2 belles pommes de terre – 2 petites courgettes (n'hésitez pas à varier les couleurs) – 1bol de chou rouge en petits cubes (Nicolas utilise de la betterave dans sa recette mais comme je n'en avais pas j'ai regardé ce que j'avais... pour une fois) – 1 oignon – 1 gousse d'ail – 1càs d'huile d'olive - quelques pincées de 4 épices (généreuses les pincées!)
Pour la sauce : ½ yaourt à la grecque – 2càs de tahini – 1càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron – quelques belles pincées de sumac – le zeste d'1/4 de citron vert – 1vingtaine de feuilles de menthe et autant de petites feuilles de basilic - sel et poivre
Coupez en petits cubes d'environ 0,5cm les pommes de terre, les courgettes et l'oignon. Ne mélangez pas ! Hachez menu l'ail.
Faites chauffer l'huile à feu moyen dans une cocotte, ajoutez l'oignon et l'ail et faites cuire 5 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez la pomme de terre mélangez et poursuivez la cuisson à couvert environ 8 minutes. Il faut que les pommes de terre soient dorées et cuites à cœur. Ajoutez les cubes de courgette, salez et poivrez, ajoutez du 4 épices à votre goût (on n'hésite donc pas!), mélangez et poursuivez la cuisson 3 minutes.
Quand tout est joliment cuit retirez de la cocotte, mettez à la place le chou et laissez-le revenir 3 minutes toujours à couvert et toujours en remuant régulièrement.
Préparez la sauce, c'est facile, le yaourt, le tahini, l'huile d'olive, le jus de citron, quelques pincées de sumac dans un bol et on mélange !
Mettez alors les pommes de terre aux courgettes dans votre assiette et ajoutez le chou en faisant joli ! Donc on ne mélange pas tout ! Arrosez de sauce, vous n'êtes pas obligé d'être aussi sauvage que moi... et terminez en parsemant les herbes, le zeste de citron et quelques autres pincées de sumac.
C'est beau et c'est bon, c'est à l'image de la cuisine de Nicolas !
Mais pourquoi, bon et maintenant où vont me porter mes pieds cuisiniers... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 30 mars 2016

Pad Thaï végétarien et avec ça qu'est-ce qu'on boit ?

Accorder le manger et le boire a toujours été une pratique bien bien compliquée, surtout si l'on se dit que finalement un p'tit verre de vin...
Spontanément quand je pense pad thaï, et plus généralement Street Food, et que je me demande quoi boire avec il y a un tas de boissons qui me viennent en tête, des boissons aussi diverses que variées, bière bien fraîche, jus de fruits de mangue ou de papaye, eau qui pique ou pas, aromatisée ou pas, et même quelques sodas... mais pas au vin ! Pas spontanément...
Et puis lors d'une soirée de découverte des accords mets et vin, Nicolas nous a proposé de déguster tout un tas de plats venant de la Street Food le verre de vin à la main. Et finalement déguster des gyosa avec un riesling, du fish and chips avec un muscadet, des falafels avec un vin rosé du Liban ou un pad thaï accompagné d'un joli grave blanc bien frais, c'était bien agréable et ça pouvait donner de nouvelles idées pour mettre le vin à sa table même quand cette table se trouve dans la rue...
Du coup je me suis dit que ça ne serait pas une si mauvaise idée de finir le grave blanc en question avec un joli pad thaï totalement végétarien !
Pad Thaï végétarien
Ingrédients pour 4 beaux Pad Thaï : 200g de nouilles de riz sèches, des larges comme des tagliatelles – 2 petites courgettes taillées en fines lanières (comme des tagliatelles)  – 2 carottes taillées en fines lanières (comme des tagliatelles) - 4 cives émincées finement - 60g de pousses de soja fraiches – 4 œufs - 50g de pâte de tamarin - 4càs de sucre de palme (ou de vergeoise blonde) - 2càs de nam pla (ou de nuoc nam) – 1 dizaine de tranches de gingembre frais - ½ piment haché très fin - 4 échalotes pelées et coupées en tranches - 4càs de cacahuètes salées – 1 ou 2càs d'huile neutre - du citron vert pour servir
Faites cuire les nouilles à l'eau selon les indications de l'emballage puis passez-les sous l'eau froide et égouttez-les. 
Hachez grossièrement les cacahuètes.
Mettez la pâte de tamarin dans un bol et arrosez-la avec 10cl d'eau bouillante et oubliez une dizaine de minutes. Passez-la ensuite à travers une passoire pour seulement recueillir le jus épais.
Versez dans une casserole le jus de tamarin, le nam pla et le sucre et portez à ébullition.
Retirez du feu quand la sauce est devenue sirupeuse puis ajoutez le gingembre.
Dans un wok chaud ou une sauteuse, faites chauffer l'huile et faites revenir l'échalote émincée et la carotte. Ajoutez ensuite la moitié de la sauce au tamarin, le piment, les pâtes et les courgettes.
Laissez cuire à feu vif en remuant constamment, juste le temps que les pâtes aient absorbé le jus et commencent à croustiller un peu.
Mettez les pâtes sur un côté et versez les deux œufs très rapidement battus dans l'espace que vous venez de libérer. Remuez les œufs juste le temps de les cuire en les gardant encore crémeux. Remettez les pâtes au milieu du wok et mélangez délicatement avec l'œuf. N'insistez pas trop le Pad Thaï c'est un joyeux bordel, pas un plat bien organisé.
Éteignez le feu, ajoutez les pousses de soja et mélangez le tout, laissez reposer à couvert 3 minutes.
Servez dans les assiettes et parsemez généreusement avec la cacahuète et les cives, proposez du citron vert et le reste de sauce avec les plats.
Et si, comme moi certaines fois, vous vous grattez fortement la tête en vous demandant avec quel vin vous allez bien pouvoir accompagner votre petit plat, n'hésitez pas à demander à Dis-Moi Nicolas sur Twitter avec quoi ça le ferait bien !
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.

Mais pourquoi, bon et finalement avec le chocolat on boit du vin ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 12 novembre 2015

La fin de l’année approche, il est temps de penser aux réjouissances prochaines et à ce que nous allons y boire. Et si nous allions faire un tour en Champagne ?

Aujourd'hui comme d'autres fois ce n'est pas moi qui tiens la plume mais Pascale qui a joué les Tintin reporter et avec qui vous allez voyager et apprendre bien des choses... Direction donc la Champagne !
Comme je suis allée visiter les caves de Besserat de Bellefon à Epernay, j’ai des choses passionnantes à vous raconter !
On se contente parfois de considérer ce vin prestigieux comme le symbole d’un moment festif, l’accompagnement des apéritifs ou des desserts de fête, qu’on boit sans vraiment y prêter attention, sans prendre le temps de lui accorder l’attention qu’il mérite.
Je pense que le Champagne, c’est bien plus que cela. En plus j’adore ça. Alors, j’ai envie de vous faire partager ma passion pour ce vrai grand vin, qui peut accompagner tout un repas si on choisit bien ses accords.
Et pour illustrer avec faste cette petite exploration, je vais vous parler plus particulièrement de la Cuvée des Moines de la maison Besserat de Bellefon, découverte avec bonheur récemment! J’ai passé une journée entière à découvrir le domaine à Epernay, dans la Vallée de la Marne.
La Champagne c’est où ?
Le vignoble se situe surtout en Champagne-Ardennes, en Marne, Aisne et Haute-Marne, mais aussi sur les départements voisins de l’Aube et de la Seine-et-Marne.
La Champagne viticole c’est une mosaïque de 324 villages, des parcelles assez petites, la moyenne est de 18 ares. Circuler dans la campagne champenoise, c’est laisser le regard se perdre sur ces collines à perte de vue, le moindre coteau de ce magnifique océan d’or vert étant couvert de vignes.
Parmi les villages qui se blottissent au pied des collines, 17 sont classés grands crus et 44 premiers crus, qui sont privilégiés pour les Cuvées de Moines. Besserat de Bellefon achète son raisin auprès des vignerons de 320 villages de Champagne. Les Chardonnay, pour le Blanc de Blanc en particulier, sont 100% issus de grands crus.
Le terroir est divisé en 4 grandes régions : la montagne de Reims et la Vallée de la Marne, où sont élevés les Champagnes les plus prestigieux (et les plus chers), la côte des Blancs, et plus au sud, sur le département de l’Aube et de la Haute-Marne, la côte des Bars.
Dans une région où le climat est difficile, entre les gelées qui peuvent surprendre même en début de printemps, les orages retenus par le relief, l’humidité, un ensoleillement beaucoup moins généreux que dans les autres grandes régions viticoles, bref, froid et humide, mais parfois il fait aussi très chaud, on craint alors le stress hydrique, le manque d’eau qui peut faire tomber les feuilles et affecter la maturation du raisin… je salue l’imagination et la ténacité des vignerons, œnologues, qui ont réussi à faire de ces terres un vrai trésor !
Quand on est face à l’immensité du vignoble, on peut imaginer que selon l’exposition, le terroir, qui passe d’argilo-marneux à calcaire, avec des variantes subtiles, chaque cépage peut donner des jus très différents.
Quels sont les cépages autorisés en Champagne ?
Les arguments dont ils disposent, ce sont principalement trois cépages : deux noirs à jus blanc, le pinot noir et le pinot meunier et un cépage blanc, le Chardonnay.
J’ai appris en discutant avec les vignerons qu’il existe aussi d’anciens cépages très minoritaires : l’arbane, le petit meslier, le pinot blanc et le pinot gris (tous à raisins blancs) qui ont été abandonnés pour des raisons de rendement, de maturité difficile à concilier ou de goût peu adapté à celui des consommateurs, mais que certains vignerons cultivent encore. Ils représentent une infime partie du vignoble, mais sont autorisés dans l’appellation Champagne.
Dans la Vallée de la Marne, et donc chez Besserat de Bellefon, le cépage roi, c’est le pinot meunier, mon préféré ! Il est assez proche du pinot noir mais avec plus de fruité, de rondeur, il se décline sur une multitude de notes et donne des arômes secondaires super sympas, je trouve, ce qui fait qu’il peut accompagner tout un repas !
Comme j’avais l’air de m’intéresser à tout ça, me voilà dans les vignes avec mon seau, un sécateur et des gants -sécurité oblige ! - je me suis fait embaucher pendant un bref instant, juste pour la photo. J’avoue que je n’étais vraiment pas aussi efficace que les cueilleurs à l’ouvrage sur les rangées de meunier, toujours, à perte de vue !
Comment est né le Champagne ?
C’est en 1670 que Dom Pérignon, un moine de l’abbaye d’Hautvillers, se voit confier la tâche, plutôt sympathique, de gérer dix hectares de vigne, fruits de la dîme des seigneuries voisines. Goûteur hors pair, il s’avère grand œnologue, capable de déceler en goûtant un raisin le canton qui l’avait produit. La légende lui prête l’invention du Champagne, ce qui n’est pas tout à fait vrai : son vrai mérite est d’être le premier à assembler différents cépages, différents crus pour améliorer la qualité du vin et en faire disparaître certains défauts.
Il voyage pour parfaire son savoir et c’est en visite en Languedoc qu’il découvre la méthode de vinification effervescente des vins de Limoux. Aussitôt rentré à Hautvilliers, il expérimente cette technique sur les vins de Champagne, avec le succès que l’on connaît. La légende lui prête l’invention du bouchon de liège, maintenu par une ficelle de chanvre huilée, le renforcement de la bouteille par un verre plus épais pour éviter les explosions… mais tout cela reste très empirique, et résulte probablement du travail de différents acteurs, jusqu’à ceux de Pasteur sur la fermentation au XIXème siècle.
Mais comment fait-on le Champagne ?
C’est un peu complexe, il faut ce qu’il faut, mais passionnant !
Aujourd’hui, le principe de la vinification du Champagne est la double fermentation du moût (le jus après pressage), la première en cuves et la deuxième en bouteilles.
D'abord, on presse !
Ce pressoir traditionnel m’a impressionnée ! A l’ancienne, il peut presser 4000 kg de raisins, en 5 à 7 passages : selon la quantité d’eau que contient le raisin, il sera plus ou moins facile à presser.
Entre deux passages, il est remué, à la pelle. Délicatement, attention ! Ici, on manipule le Meunier, cépage roi de la maison, qui apporte la rondeur et le fruité aux différentes cuvées. Sauf le Blanc de Blanc, bien sûr.
Puis c’est la première fermentation, en cuves.
Pour certaines cuvées de prestige, la première fermentation se fait en bois.
Après la première fermentation, on procède parfois à une fermentation malolactique, où l’acide malique se transforme en acide lactique, par l’intervention de bactéries, ce qui a pour effet de limiter l’acidité.
Chez Besserat de Bellefon, on ne fait pas de fermentation malolactique pour préserver la fraîcheur du vin et donc sa vivacité.
On procède ensuite à l’assemblage des un, deux ou trois cépages, de crus et de terroirs différents, selon le résultat désiré par les œnologues et des chefs de caves, un vrai puzzle qui demande une connaissance experte des différentes cuvées de réserve conservées dans les caves.
Puis diverses manipulations pour prévenir le « gerbage » qui fait perdre du vin au débouchage, l’ajout de liqueur de tirage, et c’est parti pour la deuxième fermentation en bouteilles, avec des bouchons en plastique appelés « bidules » et fixés par des capsules comme celles de la bière.
Cette deuxième fermentation, en caves profondes, dure au minimum un an, trois ans pour les millésimés.
Chez Besserat de Bellefon, comme il n’y a pas eu de fermentation malolactique, (pour ceux qui suivent) ce vieillissement va durer beaucoup plus longtemps (5 ans !!!) pour apporter la complexité et en faire des vins de garde.
Ensuite, on procède au « remuage » pour décoller de la bouteille les lies qui se sont formées pendant le vieillissement. Les bouteilles sont placées la tête en bas et tournées, d’un quart de tour tous les jours, à la main au début, mais le plus souvent mécaniquement de nos jours.
Au bout de deux mois, les lies se sont rassemblées contre la capsule.
On place alors les goulots dans un bain de saumure à -25°, ce qui va figer le dépôt dans un glaçon. On ôte alors la capsule et le glaçon et son dépôt sont expulsées par les gaz, c’est le dégorgement. Le volume perdu est remplacé par la liqueur d’expédition, un mélange de vins vieux et de sucre qui constitue le secret bien gardé de chaque vigneron et qui donne sa spécificité à ses cuvées.
C’est le dosage de sucre dans la liqueur d’expédition qui fait que chaque Champagne sera brut, sec ou demi-sec.
Chez Besserat, l’Extra Brut, sur une base 2007, est très peu dosé, c'est-à-dire que la liqueur d’expédition qui doit comporter au maximum 6 g de dosage pour un extra-brut, n’en contient que 3 grammes et demi ici. Cela en fait un champagne de grand caractère, aux arômes iodés et fumés, qui s’allie magnifiquement avec des plats de poissons typés, qu’ils soient dégustés chauds ou froids.
Pourquoi n’y a-t-il généralement pas d’indication de millésime sur les bouteilles de Champagne ?
L’AOC champagne est la seule en France à avoir le droit de mélanger des cuvées de plusieurs millésimes, c’est pourquoi la plupart des Champagne n’ont pas d’indication d’année. Les vins de réserve, conservés en cave et parfois déjà assemblés, sont savamment dosés pour créer une qualité suivie attendue par les consommateurs.
Quand les conditions météo annoncent une année exceptionnelle, il arrive que l’on prévoie de réserver la récolte pour un vin millésimé, qui sera une cuvée à part, exceptionnelle, dans la production de la maison.
Chez Besserat de Bellefon, la cuvée des Moines a présenté en 2007 son premier millésime 2000, puis une nouvelle en 2002. Ces bruts millésimés sont élaborés principalement à partir de grands crus et premiers crus ; ce sont donc des vins plus riches, plus puissants, qui développent des arômes secondaires, à l’instar de vins « tranquilles » (sans bulles). Ce sont plus des vins de repas.
Le saviez-vous ?
Les vins rosés et rouges tirent leur couleur des peaux qu’on laisse macérer un certain temps au moment de la première fermentation. C’est comme ça qu’on peut faire du vin blanc avec des raisins noirs, il suffit de ne pas laisser les peaux au contact des jus, so simple !
Blanc de blanc, blanc de noir, qu’est-ce que c’est ?
Un champagne étiqueté blanc de blanc est exclusivement composé de raisin blanc, donc 100% chardonnay. Le Blanc de Blanc de la Cuvée des Moines a été mon préféré lors de ces dégustations ! Il allie des arômes acidulés d’agrumes à l’élégance de fleurs blanches dans un accord total où aucun ne prend le pas sur l’autre. On a l’impression au contraire qu’ils s’allient dans une harmonie parfaite qui là encore appelle l’accompagnement d’un repas aérien !
Un champagne blanc de noir (surprenant comme appellation au premier abord) est un jus blanc à base de pinot noir ou de pinot meunier, ou d’un assemblage des deux, sans macération des peaux.
Si on fait macérer les peaux, on obtient du rosé, vu qu’il n’y a pas de pétillant rouge en Champagne. Il y en a très peu en France d’ailleurs.
Le terroir, principalement argilo-calcaire et marneux, n’était pas le plus simple à mettre en valeur non plus ! Il en a fallu du savoir faire et de l‘inventivité pour en tirer d’aussi subtiles nuances ! La Côte des Blancs, où la craie affleure, est principalement plantée de Chardonnay, le seul cépage blanc de Champagne, il y puise de la vivacité, l’élégance et la délicatesse des fleurs blanches. Sur la montagne de Reims, la craie est plus profondément enfouie, et c’est le pinot noir qui règne en maître ; les coteaux sont exposés au sud, et les jus seront ici plus charpentés, plus puissants.
Comment commence l’aventure Besserat de Bellefon ?
La maison est fondée en 1843, mais c’est en 1930 qu’un défi est lancé à Victor Besserat par le Directeur du Restaurant La Samaritaine de Luxe : « Préparez-moi un vin de champagne suffisamment onctueux pour accompagner tout un repas et je vous en commanderai 1 000 bouteilles au lieu de 100... »
C’est ainsi que naquit la Cuvée des Moines, sur un défi remporté haut la main, et qui en a fait le partenaire de la Haute Gastronomie.
En utilisant moins de liqueur de tirage, la prise de mousse est plus légère, ce qui a été validé scientifiquement par Gérard Ligier Bel-Air, spécialiste mondial de la bulle, qui confirme que le Champagne Besserat de Bellefon a une bulle 30% plus fine qu’une bulle ordinaire.
Cette légèreté et cette finesse se sentent vraiment à la dégustation et lui donnent une saveur crémeuse, c’est paradisiaque !
Si vous n’avez pas de détermination arrêtée pour les fêtes, je vous conseille vraiment de tenter la dégustation d’une de ces bouteilles, je suis à peu près certaine que le plaisir ressenti vous entraînera vers les autres, sans doute durablement.
Et si vous êtes un fidèle inconditionnel d’une autre maison prestigieuse, essayez quand même, et on en reparle ?
Bonnes fêtes !

Mais pourquoi, vivement le prochain article de Pascale ! Est-ce que je vous raconte ça...