vendredi 28 août 2020

Mon minestrone presque express... parce que des fois on essaie de gagner du temps...

La cuisine express est une chose relative... essaie donc de me faire un bon cassoulet en express... et l'important dans l'histoire, c'est le bon devant cassoulet ! Donc il y a des choses que l'on peut accélérer un peu parce que le temps file pour tout et que l'on voudrait faire tellement tellement de choses !
Et du coup tu te lances dans une recette en te disant que justement tu vas en gagner du temps de telle ou telle manière, tu te lances, par exemple, dans un minestrone comme moi et... quand tu l'as fini, tu as bien gagné un peu de temps, mais juste un peu !
Pas grave ça t'en donnera quand même un peu plus pour le déguster avec tes mangeurs et tant qu'au final ton plat est apprécié, le reste...
Mon minestrone presque express...
Ingrédients : 90g de petites pâtes - 1 oignon nouveau - 60g de petits pois écossés - 60g de haricots verts - 2 petites carottes fanes - 1/2 bulbe de fenouil - 1 petite courgette verte et une autre jaune - 90g de haricots blancs cuits - 1 litre de bouillon de légumes - 4 tiges de basilic effeuillées - 1càs d'huile d'olive -1càc généreuse de pesto - sel et poivre
Pelez et hachez finement l'oignon, si l'envie vous prends une gousse d'ail c'est possible. Pelez les carottes et coupez-les en petits morceaux. Hachez finement le fenouil.
Taillez les courgettes en quarts de rondelles et les haricots en petits tronçons. Hachez grossièrement 2 des tiges de basilic.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte puis faites-y revenir l'oignon, les carottes et le fenouil. Remuez souvent et quand l'oignon devient transparent sans colorer ajoutez le basilic haché et donnez un tour de mélange.
Ajoutez le bouillon, salez léger et poivrez et faites cuire le tout une dizaine de minutes.
Ajoutez vos pâtes et faites-les cuire à moitié, donc si c'est dix minutes vous faites cuire cinq.
Ajoutez alors les courgettes, les petits pois, les haricots verts et les haricots blancs et prolongez la cuisson jusqu'à ce que les pâtes soient cuites. Attention, moi j'aime les haricots et les petits pois encore bien croquants, si vous les aimez plus cuits mettez-les en même temps que les pâtes.
Quand tout ça est prêt, diluez le pesto avec une louchette de jus de cuisson et répartissez au fond des assiettes. Versez la soupe par dessus et le basilic restant par dessus. S'il vous reste des pluches de fenouil n'hésitez pas ! Servez sans attendre !
Mais pourquoi, bon un cassoulet express en trois ou quatre heures c'est express... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 23 août 2020

Mes canistrellis à l'anis... parce que j'aime les canistrellis à... l'anis !

J'ai toujours eu un faible pour les charcuteries corses et ça depuis fort fort longtemps. Depuis que dans une autre vie j'ai vendu des produits de là-bas dans les comités d'entreprise. ça n'a pas duré bien longtemps mais assez pour que je me prenne de passion pour ces lonzus, figatellus, coppa et autres salcicettas... tous ces jolis produits que j'installais sur mon étal et qui me remplissaient le nez d'odeurs de là-bas et les yeux d'envie.
Mais même si je garde de l'affection pour ces cochonnailles, ça serait une erreur de résumer la Corse qui se mange et se boit seulement à cette partie de leur gastronomie.
Et j'ai donc eu envie de faire des canistrellis, ces petits gâteaux aussi secs que parfumés pour mettre à l'honneur deux autres fleurons de là-bas, le vin et l'huile d'olive !
J'ai choisis d'utiliser un vin de là-bas pour mes biscuits, un joli blanc IGP île de beauté, le Primiza du domaine Mondage, dont l'arôme des fruits à chair blanche appelle le verre et le partage... Avec modération bien sûr !
Et quant à l'huile d'olive, forcément je ne pouvais pas utiliser autre chose qu'une huile d'olive AOP de Corse. L'olivier et la Corse, c'est une histoire millénaire. Ce qui fait que l'on peut croiser dans les oliveraies des arbres multicentenaires issus de variétés endémiques qui n'attendent qu'une chose, que l'on vienne les cueillir sur l'arbre comme on le fait encore par là-bas.
Des fruits à maturité rapidement conduits aux moulins et préparé aussitôt. Il n'y a plus qu'à leur faire une beauté, en enlevant les feuilles et en les lavant, pour que les jolies olives soient prêtes à être triturées... Drôle de mots pour dire que les olives sont alors écrasées et malaxés avant d'être décantées pour enlever l'eau que contiennent encore les olives.
Et à la fin de tout ça et quelques autres petites choses, l'huile gorgée de soleil et de goût peut enfin remplir les bouteilles... et nous donner bien du plaisir comme cette huile d'olive extra vierge, l'Ilusone de Christelle Berge que j'ai utilisée aujourd'hui.
Mes canistrellis à l'anis...
Ingrédients : 250g de farine T55 - 60g de sucre en poudre - 1càc de graines d'anis vert - 90g d'amandes (les miennes n'étaient pas émondées mais c'est au choix) - 1càc de levure chimique - 9 cl de vin blanc sec de Corse - 6 cl d'huile d'olive de Corse Aop (vous pouvez inverser les quantités de vin et d'huile d'olive si vous voulez des biscuits plus marqués huile d'olive) - de la cassonade
Hachez très grossièrement les amandes, vous pouvez choisir de les laisser entières mais pour couper les canistrellis ça va être plus compliqué !
Mettez dans un saladier, la farine, la levure chimique, le sucre en poudre, l'anis et les amandes.
Faites un puits et versez-y le vin et l'huile.
Mélangez le tout, je pense d'ailleurs que la prochaine fois j'utiliserai mon robot rouge avec son crochet, n'insistez pas trop en tout cas.
Étalez la pâte en rectangle d'environ 1cm d'épaisseur. Saupoudrez une belle càs de cassonade et redonnez un coup de rouleau pour l'incruster dans la pâte. Ensuite taillez le tout soit en losanges comme moi, soit en carrés, soit en rectangles... enfin vous voyez ! En tout cas, déposez les canistrellis sur une plaque couverte de papier de cuisson.
Enfournez dans un four préchauffé à 160° pendant 20 à 25 minutes.
Ensuite vous n'avez plus qu'à laissez refroidir sur une grille et... ne partagez pas !
Produits offerts
Si vous voulez en savoir plus c'est par-là pour l'huile d'olive de Corse Aop. Et par là pour le vin de Corse. Et vous verrez qu'il y a bien des choses à découvrir sur ces deux produits issus de l'Île de Beauté !
« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à boire avec modération »
Mais pourquoi, je me ferais bien une p'tite charcuterie Corse après tout ça... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 16 août 2020

Notre wrap très chou-fleur et halloumi... parce qu'on peut se rouler le wrap en mode végé !

Généralement quand je discute cuisine avec beaucoup d'amis à l'heure de préparer ce que l'on va engloutir quelques heures plus tard et que j'arrive avec des idées... farfelues disent les plus polis, je ne vous dirais pas ce que disent les autres... Ils tordent donc le nez comme un pingouin à qui on annoncerait que son maquereau du jour va être préparé à la gelée de groseille, enfin autant qu'un pingouin puisse tordre le nez.
Par contre quand j'ai les mêmes discussions avec Nicolas, c'est plutôt le contraire qui se produit et nos yeux qui s'illuminent au fur et à mesure que certaines de nos idées apparaissent, des idées qui pourraient paraître comme abracadabrantes à certains autres. Et c'est encore ce qui est arrivé quand il a commencé à proposer de préparer un wrap au... chou-fleur ! Une idée que j'ai donc approuvée en hochant la tête comme les petits chiens à l'arrière des voitures avec un grand sourire en plus...
Notre wrap très chou-fleur et halloumi...
Pour préparer le chou-fleur : 1 petit chou-fleur - 2càs d'huile d'olive - 2càc de curcuma en poudre - 1 belle pincée de piment en poudre - sel et poivre
Pour la purée de chou-fleur : 3càs de tahini - 1càc de zaatar - 1 belle pincée de piment en poudre - 1càs de jus de citron - 2càs d'huile d'olive - sel et poivre
Pour finir : 200g d'halloumi - 1càs de tahini - 1càs de yaourt à la grecque - 1 ou 2 càs d'eau - 1/2 petit piment oiseau - 6 tiges de coriandre - 1 poignée de feuilles d'oseille rouge ou de roquette - des wraps au blé -poivre
Mélangez dans un saladier les deux càs d'huile d'olive pour préparer le chou-fleur, le curcuma, le piment, du sel et du poivre. Coupez le chou-fleur en petits bouquets, mettez-les dans le saladier et mélangez bien pour les enrober de sauce. Déposez le chou-fleur sur une plaque couverte de papier sulfurisé et arrosez-le éventuellement de la sauce restante.
Enfournez dans un four préchauffé à 180°. Faites dorer 15minutes, mélangez et poursuivez la cuisson 10 minutes à 160°. Surveillez pour que ça ne brûle pas.
Prélevez la moitié du chou-fleur mettez-le dans un mixer et ajoutez le tahini, le zaatar, le piment, le jus de citron, l'huile d'olive, du sel et du poivre et mixez le tout assez finement.
Faites chauffer un gril ou une poêle légèrement huilée. Coupez l'halloumi en tranches d'environ 1/2cm et faites-les griller à feu assez vif des deux côtés.
Fouettez dans un bol la càs de tahini, le yaourt à la grecque et 1 ou 2càs d'eau pour que la sauce soit assez liquide mais pas trop.
On est prêt, on peut monter les wraps ! Prenez un wrap et tartinez-le généreusement de la purée de chou-fleur, parsemez dessus quelques bouquets de chou-fleur, normalement il reste la moitié du chou-fleur sur la plaque, et les tranches d'halloumi. Parsemez la coriandre grossièrement hachée, les feuilles d'oseille rouge et le piment en très fines tranches (à votre goût le piment!) et terminez en slachant un peu de sauce.
Recommencez autant de fois que vous avez envie !
Mais pourquoi, je sens que ça va devenir de plus en plus végé par ici... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 13 août 2020

Notre tartinade totalement tomate ou presque... parce que si tu ne manges pas des tomates maintenant...

Quand tu as quelques origines du sud du sud de l'Espagne comme moi, il peut arriver que tu aies dans ton patrimoine génétique un drôle de truc rouge qui ressemble à... une tomate ! Oui je sais, je n'aimerais pas avoir à décrypter un de mes gènes.. Il va donc de soi que la simple vue de jolies fesses rouges et rebondies me mettent en émoi... En plus pour ne rien arranger pour ces pauvres tomates face au prédateur que je suis, je pourrais passer des heures à les regarder pousser dans mes carrés potagers en attendant qu'elles soient à point et que je puisse leur tomber dessus !
Je sais bien qu'il faudrait que je reste des heures et des heures, voire des jours, pour voir la moindre évolution. Mais ce n'est pas grave ce n'est pas forcément ce que l'on voit qui est le plus excitant et je peux ainsi les imaginer rougir, rougir, rougir... devant mes yeux. La tomate et moi, c'est donc une véritable histoire d'amour qui dure depuis.... fort fort longtemps.
Enfin à condition que la tomate soit bonne, parce que si je peux laisser passer bien des choses en cuisine, à elle je ne lui passe rien !
Et en fouillant le livre Falastin de Sami Tamimi et Tara Wigley avec des photos Jenny Zarins, paru seulement en V.O. pour l'instant chez Ebury Press, je me suis arrêté sur bien des pages. Je me suis arrêté puis reparti, sauf quand je suis tombé sur cette recette furieusement entomatée que j'ai pointé du doigt avant de dire, elle, il me la faut ! Et comme Nicolas était du même avis, aussitôt dit, aussitôt...
Notre tartinade totalement tomate ou presque...
Ingrédients : 800g de tomates - 4 gousses d'ail - 1/2 piment vert (plus ou moins selon votre envie de piquant) - 1 càc d'oignon séché - 4 càs d'huile d'olive - 2 tiges de menthe effeuillées et autant d'origan et de coriandre le tout effeuillé - 1càs de pignons de pin - sel et poivre
Commencez en pelant les tomates. Vous pouvez choisir de les ébouillanter ou comme nous utiliser un économe à tomates.
Coupez-les ensuite en cubes. Émincez finement le piment vert et 2 gousses d'ail pelées.
Versez 2càs d'huile d'olive dans une grande sauteuse ou une grande poêle et faites chauffer à feu moyen. Ajoutez les tomates, le piment, l'oignon séché et les 2 gousses d'ail restantes pelées et passées au presse-ail un peu de sel et de poivre. Faites cuire 15 à 20 minutes en remuant régulièrement. Au final vous devez obtenir une purée épaisse comme sur la photo.
Faites chauffer les 2càs d'huile d'olive restante et faites-y dorer ensemble les gousses d'ail finement émincées et les pignons de pin. Attention ail brûlé, ail foutu ! donc à feu moyen en surveillant bien.
Versez la tomate dans une assiette et parsemez par-dessus les gousses d'ail et les pignons, vous pouvez aussi verser un peu d'huile de cuisson à votre goût.
Il ne vous reste plus qu'à parsemer les herbes et servir avec des jolies tranches de pain de campagne bien dorées et croustillantes et je vous assure qu'il ne restera très vite plus rien de cette version cuisinée du pan con tomate des espagnols.
Dans la recette originale on ajoute 1càc de menthe séchée dans les tomates une fois cuites mais comme je n'en avais pas...
Mais pourquoi, bon le pan con tomate c'est bien aussi ! est-ce que je vous raconte ça...

mardi 11 août 2020

Pains briochés roulés à l'oignon aux herbes et au sumac... parce que j'aime toujours autant voyager dans les assiettes...

Je l'ai souvent dit si je voyage beaucoup c'est souvent sur place, et en ces moments difficiles pour les déplacements, ce sont des voyages que je peux faire toujours avec le même plaisir. Et comme Nicolas est aussi poussé vers le même type de voyage, il n'en faut pas beaucoup pour que nous partions loin loin... en cuisine !
Cette fois c'est un livre de Sami Tamimi et Tara Wigley avec les superbes photos de Jenny Zarins, qui a provoqué le voyage, un livre titré Falastin et pour l'instant paru seulement en anglais chez Ebury Press, mais ça ne devrait pas durer. L'ouvrage est préfacé par Yotham Ottolenghi avec qui Sami Tamimi est un complice habituel et cette simple signature forcément... et qui plus est les deux complices ont les mêmes passions culinaires. C'est donc sans surprise que les recettes que l'on y trouve son inspirées, diablement parfumées, fraîches et colorées... en deux mots, elles sont comme je les aime !
Le plus difficile avec ce type de livre, c'était déjà le cas avec le Jerusalem d'Ottolenghi son proche cousin d'inspiration, c'est de choisir quelques recettes à essayer sans se lancer dans la réalisation de toutes les recettes de l'ouvrage !
Du coup Nicolas l'autre jour est arrivé avec une " petite " liste de pages qui nous faisaient de l’œil et en les comparant nous nous sommes rendu compte que nous avions presque noté les mêmes... et forcément ce pain, généreux ne pouvait pas nous échapper. Et ce jour de grande chaleur il nous a fait même oublié les degrés devant le four...
Pains brioché roulé à l'oignon aux herbes et au sumac...
Ingrédients :
Pour le pain : 530g de farine T55 - 6g de levure de boulanger sèche - 30g de sucre en poudre - 3 œufs - 150g de beurre à température ambiante - 12cl d'eau - 1/2 càc de sel
Pour la garniture : 9cl d'huile d'olive - 600g d'oignons - 3 pincées de cannelle (si vous aimez la cannelle vous pouvez être plus généreux) - 1càc de sumac - 6 tiges de thym effeuillées - 6 tiges d'origan effeuillées - sel et poivre
Pour l'huile de la fin : 5cl d'huile d'olive - 1càs de zeste de citron - 1/4 de piment oiseau (si vous aimez le feu vous pouvez être plus généreux) - sel
Pour vraiment finir : 1 petit bouquet de persil et 1 autre de menthe effeuillée - 1/2 càc de sumac
Commencez en préparant la pâte à pain. Mélangez dans la cuve d'un batteur équipée d'un crochet la farine, la levure et le sucre. Donnez quelques tours pour mélanger.
Ajoutez les œufs rapidement battus avec l'eau et le sel et faites tourner jusqu'à former une pâte.
Toujours en tournant ajoutez le beurre peu à peu et une fois qu'il est bien incorporé continuer à faire tourner 10 minutes environ.
Versez la pâte dans un grand saladier légèrement huilé, couvrez et laissez doubler de volume au frigo, compter 3 ou 4 heures.
Pendant ce temps préparez la garniture, hachez assez finement les oignons.
Versez la moitie de l'huile dans une grande sauteuse et faites-y revenir les oignons à feu moyen pendant une quinzaine de minutes en remuant bien régulièrement. Ajoutez la cannelle et remuez bien pendant une minute. Laissez tiédir puis ajoutez l'huile restante, le sumac, le thym et l'origan, salez et poivrez et mélangez bien le tout.
Étalez la pâte à pain sur un plan de travail fariné de manière à obtenir un rectangle d'environ 55 cm sur 35. Étalez les oignons parfumés sur la pâte.
Roulez la pâte en escargot en serrant bien de manière à obtenir un long rouleau d'environ 55cm.
Coupez légèrement les extrémités puis coupez la pâte en 12 tronçons. Les nôtres faisaient 4cm.
Déposez les tronçons dans un plat d'environ 20cm sur 30, regardez le visuel pour comprendre dans quel sens les mettre.
On laisse de nouveau lever 1 heure 30 à température ambiante. Attention plus il fait chaud plus ça lève vite ! et en ce moment il fait chaud !
Enfournez le plat dans un four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes. Baissez ensuite le four à 160°, retournez le plat et prolongez la cuisson une dizaine de minutes. Coupez alors le four et laissez le plat une dizaine de minutes de plus.
Pendant ce temps préparer l'huile de la fin. Hachez bien finement le piment et mélangez-le dans un bol avec l'huile, le zeste de citron et un peu de sel.
Sortez du four et laissez tiédir. Quand le pain est tiède badigeonnez généreusement au pinceau avec l'huile parfumée. Laissez ensuite refroidir complètement.
Quand le pain est froid jetez dessus le persil, la menthe hachée et le sumac restant, vous pouvez déguster !
Si vous voulez le conserver couvrez-le avec un film alimentaire, il a tenu 3 jours comme ça, toujours très moelleux.
Mais pourquoi, je me demande où va nous entraîner notre prochain voyage... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 9 août 2020

Notre mouhallabieh parfumé et cerises amarena... Parce que la cuisine amicale ne s'arrête jamais...

Je ne vais pas revenir pour la 253 623 fois sur ma difficulté à supporter la chaleur, je ne vais pas vous raconter comment je frétille de mon croupion de pingouin quand je tape frénétiquement sur le bouton de la clim' de la voiture jusqu'à atteindre les 14° en regrettant que la bougresse n'aille pas jusqu'au négatif... enfin ça je vous l'ai quand même raconté...
Mais il y a un truc que j'aime moins encore que la chaleur, c'est ne pas pouvoir cuisiner quand mon complice Nicolas s'installe devant mes fourneaux pour cause de canicule galopante. Alors on cuisine quand même et je regarde au fil des plats mon thermomètre monter, monter, monter... mais ce n'est pas grave, le plaisir de la cuisine...
Et une fois encore nous avons cuisiné quelques jolis plats en nous faisant plaisir, même si à certains moments la chaleur... Et voici l'un des premiers, un dessert venant du Moyen-Orient que nous avons remis à notre sauce en lui donnant des airs de Dolce Vita.
Notre mouhallabieh parfumé et cerises amarena...
Ingrédients : 50g de maïzena - 50cl de lait - 20cl d'eau - 60g de sucre en poudre - 6 brins de thym - 1càs d'extrait d'amande amère - 12 cerises amarena et autant de càc de sirop des cerises - 6 framboises - Quelques fleurs de thym si vous avez la chance d'avoir du thym en fleur comme moi
Portez à ébullition 40cl de lait, l'eau, le sucre en poudre et le thym. Retirez du feu puis laissez infuser pendant une dizaine de minutes puis retirez le thym.
Mélangez les 10cl de lait restant avec la maïzena.
Faites réchauffer le contenu de la casserole puis ajouter le lait restant avec la maïzena et mélangez bien. Laissez sur le feu jusqu'à ce que le mélange épaississe et prenne la consistance d'une crème anglaise assez ferme mais pas trop ! Ajoutez l'extrait d'amande amère et mélangez une dernière fois.
Versez dans des verres ou des verrines, laissez refroidir puis faites prendre au frigo pendant 3 ou 4h.
Il ne reste plus qu'à mettre dessus les cerises et le sirop, les framboises et éventuellement les fleurs de thym et c'est prêt !
Mais pourquoi, de toute manière il fait chaud ! alors... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 7 août 2020

Ma brioche au lait à la japonaise... parce que je n'ai pas de mémoire...

Est-ce qu'on peut oublier que l'on a fait une recette, surtout quand elle est aussi particulière que l'est le Hokkaido Milk Toast, cette étonnante et réjouissante brioche japonaise, a priori on dirait non. Et pourtant...
Moi je l'ai oubliée, elle s'est envolée de ma mémoire au milieu de quelques autres.
Du coup ce jour de confinement, il y a quelques temps quand Nicolas me l'a proposée pour un de nos ateliers à distance, je lui ai répondu que volontiers et que ça faisait longtemps que j'avais envie d'essayer ! Comme quoi la mémoire est quand même quelque chose de relatif, même quand il s'agit d'une brioche filante, filante de plaisir et dont je me suis donc délecté deux fois ! Et ce n'est donc que bien plus tard que...
Qui sait, d'ici quelques années je vais peut-être vous la re-proposer... En tout cas j'ai pris le même plaisir à la préparer et encore plus de plaisir à la photographier, j'ai toujours eu un faible pour les brioches devant mon objectif.
J'espère en tout cas que si vous la préparez à votre tour, vous n'allez pas l'oublier !
Et comme la première fois j'ai utilisé la recette de Christine (que j'ai juste un peu rectifié de quelques coquilles...), je vous conseille d'ailleurs d'aller voir son pas à pas si vous voulez la réaliser sur son savoureux Christine's Recipes ! Une recette que vous trouverez là : Hokkaido Milk Toast
Ma brioche au lait à la japonaise...
Ingrédients :
Pour le tangzhong (la curiosité de cette brioche, si quelqu'un a une idée de la traduction...) : 50 gr de farine - 12cl d'eau - 12cl de lait
Pour la brioche : 540g de farine de blé (j'ai utilisé de la T55) - 90g de sucre en poudre - 6g de sel fin - 12g de lait écrémé en poudre – 12g de levure de boulanger déshydratée - 90 d'œuf (soit un très très gros œuf) - 60g de crème fraîche épaisse (ou de crème liquide entière) - 6cl de lait – 60g de beurre bien mou – 180g de tangzhong – 1 jaune d'œuf pour dorer
Commencez en préparant le tangzhong. Versez la farine tamisée, l'eau et le lait et faites chauffer à feu doux. Remuez, remuez, remuez jusqu'à ce que la préparation arrive à 65°, donc avec un thermomètre ou comme le dit Christine jusqu'à ce que la pâte soit suffisamment épaisse pour que l'on voie les traces de la cuillère dans la pâte. Personnellement j'ai utilisé le thermomètre.
Laissez complètement refroidir. Vous pouvez comme moi le préparer la veille.
Versez tous les ingrédients de la brioche sauf le beurre,dans le bol de votre batteur équipé d'un crochet et faites tourner 3 minutes. Ajoutez alors le beurre fondu et continuez à faire tourner 6 à 7 minutes. A ce moment-là vous avez une bien jolie pâte homogène.
Couvrez le bol d'un torchon... propre ! Et oubliez une bonne heure.
Écrasez la pâte puis coupez-la en trois. Faites trois boules, écrasez-les au rouleau de manière à obtenir des disques de pâte d'une vingtaine de centimètre de diamètre. Repliez les côtés de manière à obtenir des rectangles de pâte, étalez un peu au rouleau puis roulez-les en escargot. N'hésitez pas à aller voir le pas à pas de Christine il est parfait.
Mettez vos trois escargots de pâte dans un moule à cake un peu large (le mien fait 12cm de large) d'environ 25cm de long, généreusement beurré, vous pouvez même le tapisser de papier de cuisson.
Oubliez de nouveau une petite heure.
Badigeonnez le jaune d'œuf mélangé avec peu d'eau au pinceau. Enfournez 35 à 40 minutes dans un four préchauffé à 180°.
Démoulez quand la brioche est tiède et laissez refroidir sur une grille.
Elle est bonne toute fraîche et s'il en reste le lendemain, mais je parie que non, toasté et beurre salé... redoutable !
Mais pourquoi, je vais quand même attendre un peu pour la refaire... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 6 août 2020

Notre salade à l'aubergine et tomates cerises... parce que ça réjouit la cerise !

Quand Nicolas m'avait appris qu'il passerait par ma cuisine, j'ai regardé la température et je lui ai annoncé que l'on allumerait ni le four, ni la gazinière, vu qu'il allait faire un temps à dessécher du pingouin sur place. Sauf que comme il est arrivé avec les bras chargés de jolies aubergines je ne voyais pas trop comment...
Nous avons donc sué un peu plus que d'habitude, mais rien de trop, et puis nous savions qu'à la fin nous allions avoir une jolie salade pour nous réjouir la cerise... ça arrange le moral et ça remet les cuistots en cuisine ! Du coup, la voilà, cette salade tout en fraîcheur que je vous conseille de préparer ces prochains jours qui risquent d'être fort fort chaleureux.
Notre salade à l'aubergine et tomates cerises...
Ingrédients : 1 grosse aubergine - 1 ou 2 cives - 1 gousse d'ail - 1 douzaine de tomates cerises - 2càs d'huile d'olive pour la cuisson et un peu pour assaisonner - 1 petite tranche de pain au levain - 45g de feta - 3 tiges de basilic effeuillées - du vinaigre balsamique - sel et poivre
Coupez le pain en petits cubes et faites-les dorer dans un four préchauffé à 180° pendant environ 5 minutes.
Coupez la feta en petits cubes.
Émincez finement la cive. Pelez puis hachez l'ail menu-menu.
Enlevez le pédoncule de l'aubergine, lavez et séchez-la puis coupez-la en petits cubes.
Faites chauffer les 2càs d'huile d'olive dans une grande poêle et faites-y revenir, à feu moyen, l'aubergine, la cive et l'ail, après les avoir salés et poivrés en remuant bien régulièrement pendant une quinzaine de minutes. Laissez ensuite refroidir, enfin vous pouvez aussi la garder tiède. En tout cas versez-la dans un plat.
Plantez dedans les tomates cerises, vous pouvez enlever les pédoncules.
Parsemez ensuite les cubes de pain, les cubes de feta et le basilic. Il n'y a plus qu'à ajuster en set et en poivre et à arroser d'un filet d'huile d'olive et quelques gouttes de vinaigre balsamique.
Mais pourquoi, bon et samedi on remet ça et je ne regarderai pas la météo... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 5 août 2020

Mon rôti de bœuf mariné à la sauce parfumée au BBQ... Parce que dehors c'est quand même mieux !

Il y a des choses que je n'imagine pas du tout en ce moment et ça risque de durer quelques jours vu les températures qui s'annoncent... Allumer un four, mettre la friteuse en route, mijoter quoi que ce soit... des choses comme ça. Du coup comme je continue quand même à cuisiner je dois me rabattre... dehors ! Direction le BBQ ! Et dire qu'il y a quelques années je regardais ceux qui cuisinent dehors avec des yeux étonnés et le nez froncé montrant ainsi mon peu d'intérêt pour ce mode de cuisson.
A ma décharge le BBQ de mes amis se résumait souvent à un truc monté de briques et quelquefois de brocs avec une grille posée dessus, ce qui faisait souvent ressembler leur cuisine à celle qui pouvait se pratiquer à l'époque des âges farouches... la cuisse de mammouth en moins.
Dans ces conditions cuire à point une viande peut se révéler aussi aventureux que de demander la bonne direction à un poulpe, parce qu'à par la prière et la chance pour sortir les aliments à temps, il n'y a pas grand chose à espérer.
Alors qu'aujourd'hui avec mon BBQ que je peux allumer d'une allumette ou deux et sur lequel je peux réguler la chaleur, j'ai autant de plaisir à cuisiner que sur mon piano domestique. Et c'est comme ça qu'hier je me suis lancé dans la cuisson d'une jolie pièce de viande qui marinait depuis hier, le thermomètre numérique Char-Broil à la main pour être sûr que ma viande va finir saignante comme je l'aime ! La cuisine de Rahan peut avoir des avantages mais quand la technologie peut nous aider... la preuve avec cette recette de rôti qui est sortie du BBQ juste comme je la voulais.
Mon rôti de bœuf mariné à la sauce parfumée au BBQ...
Ingrédients : 1 rôti de bœuf (le mien faisait environ 1kg)
Pour la marinade : 4càs de vinaigre balsamique - 4càs de jus de citron - 2càs de moutarde de Dijon - 2càs de sauce Worcestershire - 4 belles gousses d'ail passées au presse-ail - 1càc de basilic séché - 1càc de thym séché - 2càc de paprika - 12cl d'huile d'olive
Commencez en mélangeant tous les ingrédients de la marinade. Préservez-en la moitié pour la cuisson et pour servir sur la viande. Versez le reste dans un sac de congélation et mettez-y votre viande. Réservez au frais et n'hésitez pas à le retournez de temps en temps. A partir de 4 heures de marinade on peut l'utiliser mais si vous pouvez la laissez mariner toute la nuit c'est encore mieux.
Allumez le BBQ, si vous faites ça entre amis ou en famille c'est bien parce qu'il y aura toujours quelques fils de Crao pour se dévouer... Une fois le BBQ bien chaud posez la viande sur la grille, secouez-la juste un peu avant pour que la marinade ne ruisselle pas trop.
Retournez la viande trois ou quatre fois pendant la cuisson en l’arrosant de marinade à partir du deuxième tour. Là, soit vous travaillez au jugé et si vous avez un peu de chance vous aurez la viande cuite à votre goût, soit vous utilisez un thermomètre sonde comme moi et pour une viande saignante entre 60 ou 65° à cœur vous aurez une viande à votre goût, après ajoutez 5° pour une viande cuite à point et encore 5° si vous la voulez... trop cuite.
Vous n'avez alors plus qu'à servir de jolies tranches arrosées avec la marinade mise de côté et avec quelques pommes de terre passées elles aussi au BBQ...
Petit conseil si vous utilisez un thermomètre sonde pensez à utiliser un gant de ce type, il peut faire chaud au dessus de la viande...
Article sponsorisé
Mais pourquoi, je me demande si on peut mesurer la température des pommes de terre... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 4 août 2020

Notre caviar d'aubergine à la crème de tournesol... parce qu'il faut profiter des aubergines maintenant !

Quand on fait en moyenne un bon millier de recettes par an, et quelquefois même deux, il peut arriver quelques rares fois que le bouton idée à recettes soit un peu grippé, voire complètement hors service. Du coup quand c'est comme ça, la recette la plus élaborée qui arrive de ton cerveau ressemble à une boîte de sardine étalée sur du pain, ce qui finalement ne nécessite pas qu'un blog de cuisine en donne la recette... du moins il me semble. Et en ce moment, c'est un peu le cas. Heureusement en bon pingouin j'ai toujours quelques rangées de boîtes de sardines, venant de différents pays et préparées de différentes façons, dans mes placards et au moins je ne vais pas mourir de faim, même en période de panne d'inspiration.
Heureusement j'ai aussi la chance d'avoir dans mon entourage quelques cuisiniers et cuisinières qui n'ont que très rarement ce problème et encore plus rarement en même temps que moi, ce qui finalement m'arrange bien ! C'est le cas de Nicolas qui passait quelques heures dans ma cuisine il y a peu et à qui il suffit que je demande et qu'est-ce qu'on pourrait faire avec cette jolie purée de graines de tournesol aussi bonne que bio, pour que mon complice réponde aussi sec... du caviar d'aubergine évidemment ! C'était dit et presque aussitôt fait et l'idée était bonne, même très bonne vu ce qu'il en est resté... rien !
Notre caviar d'aubergine à la crème de tournesol...
Ingrédients: 3 belles aubergines (environ 1kg) - 1 aubergine allongée - 90g de purée de graines de tournesol (la nôtre est de chez Jean Hervé) - 1 gousse d'ail - 1 pointe de couteau de piment en poudre - 1/4 de càc de ras-el-hanout - 2 càs d'huile d'olive - 1 càs de graines de tournesol - quelques feuilles d'oseille rouge ou de coriandre pour la décorer le plat - de l'huile de tournesol
- sel et poivre
Placez les grosses aubergines sur une plaque. Enfournez à 200ºC et laissez cuire entre 40 et 45 minutes. Les aubergines doivent être très tendres et leur peau doit avoir noirci. Laissez-les refroidir quelques minutes avant de les peler. Placez leur chair dans une passoire et laissez égoutter pour éliminer le plus d'eau possible. N'hésitez pas à les presser avec une fourchette pour extraire plus de liquide. Il faut vraiment attendre pour que l'eau ne coule plus.
Détaillez l'aubergine longue en très fines rondelles. Faites-les frire dans une poêle avec un fond d'huile jusqu'à ce qu'elles soient très dorées et croustillantes. Récupérez-les avec une écumoire et épongez-les sur du papier absorbant. Salez et poivrez.
Placez la chair des aubergines, l'ail pelé et dégermé, une cuillère à soupe d'huile d'olive et la purée de tournesol dans le bol de votre mixeur. Mixez par à-coups jusqu'à ce que vous obteniez une crème très lisse. Raclez les bords et ajoutez les épices, du sel et du poivre en cours de mixage.
Versez le caviar d'aubergine dans une assiette de service. Parsemez-le de graines de tournesol. Ajoutez ensuite les rondelles d'aubergine frites. Décorez avec l'oseille ou la coriandre. Arrosez d'huile d'olive. Donnez un tour de moulin à poivre. 
Servez avec de fines tranches de baguettes grillées.

Mais pourquoi, je me demande s'il saurait quoi faire avec une boîte de sardine... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 2 août 2020

Nos cookies au tahin... parce que les cookies c'est la vie !

J'aime les cookies, sans doute d'abord parce que c'est bon et même très bon, mais aussi parce que c'est facile à faire ! Et en plus ces diables de gâteaux aiment qu'on les prépare de bien des manières même si finalement le chocolat... Et ça tombe bien parce que Nicolas qui était de passage les aime autant que moi.
J'ai l'impression qu'à force de venir cuisiner à quatre mains à la maison mon complice de cuisine se sent de plus en plus à l'aise devant mes fourneaux et c'est tant mieux ! Il lui arrive même maintenant de trouver quelquefois ce qu'il cherche... Bon, pas toujours, mais ça c'est un peu normal puisque même moi je ne trouve pas la moitié des choses. En tout cas cette fois, il en a trouvé assez pour préparer quelques jolis petits plats qui seront bientôt publiés chez moi et chez lui pendant que moi je préparais ces cookies généreux dans lesquels nous avons décidé de mêler chocolat et tahini, un mélange qui s'est révélé redoutablement efficace si je me fie à quelle vitesse ils ont été dévorés !
Nos cookies au tahin...
Ingrédients : 150g de chocolat noir - 90g de purée de sésame blanc Jean Hervé tahin (vous pouvez remplacer le tahin par de la purée d'amande ou de tournesol) - 120g de beurre 1/2 sel mou - 240g de farine - 2 œufs - 90g de vergeoise blonde - 90g de sucre en poudre - 1 gousse de vanille - 1càc de bicarbonate de soude
Hachez le chocolat grossièrement.
Mélangez dans un saladier la purée de sésame, le beurre et les sucres. Coupez la gousse de vanille en deux et grattez-la au dessus du saladier puis incorporez les œufs un par un.
Ajoutez la farine et le bicarbonate et mélangez sans trop insister. Ajoutez enfin le chocolat et mélangez encore rapidement.
Faites des " petits " tas de pâte sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Quand je dis "petits" les miens faisant 60g, c'est relatif ! En tout cas enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une douzaine de minutes.
Laissez refroidir sur une grille et planquez-les ! sinon vous risquez comme moi de manger seulement le dernier...
Mais pourquoi, je me demande ce que l'on va cuisiner la prochaine fois... est-ce que vous raconte ça...