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lundi 6 avril 2026

Mes boulettes d'agneau à la persane  pour l'ouverture du Super Ball... à vous de jouer !

La boulette et moi c'est une vieille histoire, peut-être parce que j'ai toujours aimé me les rouler, peut-être aussi parce que les boulettes permettent de faire des recettes simples et savoureuses auxquels peu résistent chez moi et bien sûr plus simplement parce que je trouve ça bon et souvent même très bon !

Du coup j'me les roule avec la régularité du derviche tourneur, et parmi toutes les boulettes régulièrement l'agneau est à l'honneur, encore une fois pour plein de raisons mais surtout parce que c'est bon et même... Et en attendant que je vous parle du concours lancé à l'occasion du Super Ball, voilà une nouvelle recette de boulettes d'agneau qui va vous faire voyager du côté de l'orient... Une recette dont l'inspiration m'est venue à la lecture d'un Delicious il y a quelques temps et que j'ai remise à ma sauce.
Ingrédients pour 4 ogres ou 6 mangeurs ayant déjà bien faim : 600g de viande d'agneau haché – 1 dizaine de petits oignons nouveaux – 1 gousses d'ail – 2càs d'huile de tournesol (huile neutre) - 400g de tomates concassées au naturel - 1 douzaine de tiges de coriandre – 1dizaine de tiges de menthe effeuillées – 60g de cranberries séchées (ou d'un autre fruit sec comme la datte) – 1oeuf – 2càs de farine - 1 ou 2càc de curcuma – 300g de riz basmati – 250g de lentilles corail – sel et poivre
Commencez en faisant cuire le riz et les lentilles en vous rapportant aux emballages. Une fois tout ça cuit, versez séparément dans deux passoires et refroidissez sous l'eau froide, ensuite égouttez bien le tout.
Coupez grossièrement les oignons et l'ail et mettez le tout dans un mixer, ajoutez la coriandre aussi grossièrement hachée et les feuilles de menthe et mixez assez finement mais sans trop insister quand même. Ajoutez les cranberries et le curcuma et redonnez un coup de mixer.
Mettez la viande dans un saladier et ajoutez les ¾ du mélange mixé, 100g de riz cuit et 50g de lentilles cuites, l’œuf rapidement battu et la farine, salez et poivrez généreusement et mélangez le tout en insistant bien.
Faites des grosses boulettes avec ce mélange, les miennes faisaient environ 75g, c'est bien généreux mais c'est bien pour cette recette.
Mélangez dans un saladier le riz et les lentilles restantes ajoutez la moitié du hachis aux oignons restant et mélangez, ça servira d’accompagnement aux boulettes.
Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse et faites-y revenir le hachis restant pendant 3 minutes en remuant souvent. Ajoutez la tomate concassée, remplissez la boîte des tomates d'eau et ajoutez-la aussi dans la sauteuse. Prolongez la cuisson 6 minutes. Déposez ensuite délicatement toutes vos boulettes dans la sauce, attention elles sont assez fragiles. Couvrez la sauteuse et poursuivez la cuisson pendant une trentaine de minutes. Pas la peine de remuez ça cuit très bien comme ça et quand il n'y a rien à faire c'est aussi bien !
Une fois les boulettes cuites servez-les en les posant au milieu d'un joli cercle de riz aux lentilles et normalement ça va vite arriver à table ! Et si vous avez un petit yaourt qui traîne n'hésitez pas à en faire tomber une cuillère ou deux sur les boulettes...

Mais pourquoi, je me demande à quelle sauce vous allez bien vous les rouler... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 16 août 2020

Notre wrap très chou-fleur et halloumi... parce qu'on peut se rouler le wrap en mode végé !

Généralement quand je discute cuisine avec beaucoup d'amis à l'heure de préparer ce que l'on va engloutir quelques heures plus tard et que j'arrive avec des idées... farfelues disent les plus polis, je ne vous dirais pas ce que disent les autres... Ils tordent donc le nez comme un pingouin à qui on annoncerait que son maquereau du jour va être préparé à la gelée de groseille, enfin autant qu'un pingouin puisse tordre le nez.
Par contre quand j'ai les mêmes discussions avec Nicolas, c'est plutôt le contraire qui se produit et nos yeux qui s'illuminent au fur et à mesure que certaines de nos idées apparaissent, des idées qui pourraient paraître comme abracadabrantes à certains autres. Et c'est encore ce qui est arrivé quand il a commencé à proposer de préparer un wrap au... chou-fleur ! Une idée que j'ai donc approuvée en hochant la tête comme les petits chiens à l'arrière des voitures avec un grand sourire en plus...
Notre wrap très chou-fleur et halloumi...
Pour préparer le chou-fleur : 1 petit chou-fleur - 2càs d'huile d'olive - 2càc de curcuma en poudre - 1 belle pincée de piment en poudre - sel et poivre
Pour la purée de chou-fleur : 3càs de tahini - 1càc de zaatar - 1 belle pincée de piment en poudre - 1càs de jus de citron - 2càs d'huile d'olive - sel et poivre
Pour finir : 200g d'halloumi - 1càs de tahini - 1càs de yaourt à la grecque - 1 ou 2 càs d'eau - 1/2 petit piment oiseau - 6 tiges de coriandre - 1 poignée de feuilles d'oseille rouge ou de roquette - des wraps au blé -poivre
Mélangez dans un saladier les deux càs d'huile d'olive pour préparer le chou-fleur, le curcuma, le piment, du sel et du poivre. Coupez le chou-fleur en petits bouquets, mettez-les dans le saladier et mélangez bien pour les enrober de sauce. Déposez le chou-fleur sur une plaque couverte de papier sulfurisé et arrosez-le éventuellement de la sauce restante.
Enfournez dans un four préchauffé à 180°. Faites dorer 15minutes, mélangez et poursuivez la cuisson 10 minutes à 160°. Surveillez pour que ça ne brûle pas.
Prélevez la moitié du chou-fleur mettez-le dans un mixer et ajoutez le tahini, le zaatar, le piment, le jus de citron, l'huile d'olive, du sel et du poivre et mixez le tout assez finement.
Faites chauffer un gril ou une poêle légèrement huilée. Coupez l'halloumi en tranches d'environ 1/2cm et faites-les griller à feu assez vif des deux côtés.
Fouettez dans un bol la càs de tahini, le yaourt à la grecque et 1 ou 2càs d'eau pour que la sauce soit assez liquide mais pas trop.
On est prêt, on peut monter les wraps ! Prenez un wrap et tartinez-le généreusement de la purée de chou-fleur, parsemez dessus quelques bouquets de chou-fleur, normalement il reste la moitié du chou-fleur sur la plaque, et les tranches d'halloumi. Parsemez la coriandre grossièrement hachée, les feuilles d'oseille rouge et le piment en très fines tranches (à votre goût le piment!) et terminez en slachant un peu de sauce.
Recommencez autant de fois que vous avez envie !
Mais pourquoi, je sens que ça va devenir de plus en plus végé par ici... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 5 novembre 2018

Cuisine et châtiments parce que la cuisine n'est pas toujours bonne fille et mon chou-fleur rôti au four à l'indienne !

On me demande souvent si je loupe des recettes et là je prends une tête de belette contrariée et je marmonne un truc presque incompréhensible ponctué de mots fleuris qui indique que oui bien sûr il m'arrive de regarder un p'tit plat en me disant et ben non ça c'est pas bon ! Si je suis de bonne humeur, ce qui peut m'arriver, et en verve, ce qui peut m'arriver aussi, enfin la conjonction des deux est plutôt rare, il m'arrive de raconter un de mes loupages historiques. Le plus souvent je remets sur la table ce fameux cassoulet pour 12 qui avait choisi de fermenter dans la nuit et qui repose maintenant en paix dans le fond de mon jardin où je l'avais enterré de rage ce jour-là... mais ça c'est donc quand j'ai l'humeur joyeuse et verbeuse !
Et puis souvent ce sont des petits échecs plus que des grands... Avec l'habitude on chute moins, mais on trébuche quand même. Et mon dernier trébuchage concerne donc le chou-fleur au four ! Il faut dire qu'après en avoir vu moult et moult sur la toile j'ai commencé à avoir le chou-fleur qui me travaillait au point un jour de me lancer. J'ai alors un peu regardé les recettes et je me suis lancé dans une cuisson totalement au four...
C'est là que j'ai trébuché... Parce que mon beau chou-fleur tout paré tout préparé qu'il était s'est refusé à la cuisson. J'ai commencé tranquillement à la température du pâtissier, 180° et un temps de cuisson qui me paraissait raisonnable, allez une trentaine de minutes... Et là en le sortant du four le chou-fleur était encore vivant... ça vous rappelle peut-être une vieille histoire de canard, enfin peut-être pas les moins de 20 ans, voire de bien plus. J'ai donc ajouté du temps, ajouté du temps, mis de l'eau au fond d'mon four, commencé à faire monter mon four à une chaleur plus digne de l'enfer que du pâtissier et au bout de 50 minutes, le chou-fleur était toujours...
Là, je dois dire que j'ai un peu perdu patience, que je l'ai regardé dans ses yeux de chou-fleur et que je lui ai lancé un si tu cherches Neness tu vas l'trouver... et que je me suis peut-être un peu énervé sur la température et le temps. Sauf qu'au bout d'une heure passée bien bien, il avait l'air doré comme je l'espérais dans son étuve surchauffée, sauf donc qu'à l'intérieur le chou-fleur était encore...
Et voilà comment un chou-fleur récalcitrant a fini de cuire coupé à la casserole dans une jolie sauce cuit de cuit cette fois et comme je suis reparti à la chasse aux recettes et à une autre idée pour me cuire le prochain. Une recette que j'ai trouvée chez Tiphaine, une de ses délicieuses Gourmadiseries, et qui cette fois s'est révélée parfaite... il suffisait de le faire cuire un peu dans l'eau avant...
Mon chou-fleur rôti au four à l'indienne
Ingrédients : 1 beau chou-fleur – 2cm de gingembre frais – 2cm de curcuma frais – 1 belle gousse d'ail - 3càs à soupe de ghee ou de beurre clarifié (je vous déconseille le beurre qui risque de brûler au four) – 4 tiges de coriandre – 4 tiges de menthe – 4 ciboules – 10cl de crème de coco (ou un peu plus) – sel et poivre
Commencez en coupant les feuilles les plus dures du chou-fleur, les plus blanches vous pouvez les laisser elles sont tout à fait bonnes.
Faites chauffer une grande casserole d'eau salée, attention ça prend de la place un chou-fleur ! Et quand l'eau arrive à ébullition faites-y cuire le chou-fleur pendant une dizaine de minutes.
Sortez le chou-fleur délicatement de l'eau et égouttez-le bien puis placez-le dans un plat.
Râpez le gingembre, le curcuma et l'ail et mélangez le tout avec le ghee foudu, du sel et du poivre.
Étalez alors la pâte obtenue au pinceau sur le chou-fleur.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une vingtaine de minutes en surveillant la cuisson et en le tournant à mi-cuisson, le tourner voulant dire qu'il faut mettre le devant derrière, et pas le dessous dessus !
Pendant ce temps, effeuillez la menthe et hachez-la grossièrement, hachez aussi grossièrement la coriandre et les cives.
Une fois le chou-fleur bien doré sortez-le, coupez-le en deux ou en morceaux, jetez dessus les herbes et arrosez le tout avec la crème de coco. Vous pouvez alors déguster en vous disant que la cuisine peut aussi être généreuse...
Mais pourquoi, je me demande si j'arriverais à retrouver mon cassoulet... est-ce que je vous raconte ça....

dimanche 4 novembre 2018

Bollywood Kitchen enfin SA cuisine et nos aubergines rôties à l'indienne...

Nous sommes plusieurs « nés » ou « nées » dans des cuisines virtuelles qui petit à petit ont commencé à remplir des feuilles de papier de nos petites recettes et à écrire des livres de cuisine. Et certaines et certains, dont j'ai la chance de faire partie, ont eu une chance de plus, celle de publier un livre particulier parce qu'il nous ressemble, parce qu'il y a beaucoup plus de nous dans cet ouvrage que dans d'autres auxquels nous avons participé, que nous avons écrit.
Bien sûr je pense que nous avons eu tous et toutes du plaisir à écrire tous les livres sur lesquels nous avons mis notre nom et personnellement à chaque fois que mon éditeur m'appelle pour un prochain projet, je ne lui dis pas, mais j'ai un petit frisson de plaisir qui me traverse, à chaque fois, livre après livre, à chaque fois... Mais quand nous avons eu la chance de mettre encore plus de nous, forcément...
Et voilà qu'après plusieurs ouvrages Sandra Salmandjee nous propose cette fois SON Bollywood Kitchen chez Mango, en compagnie de Valérie Garnier à la photo et de Coralie Ferreira au stylisme, qui ont réussi à refléter avec talent l'esprit de l'auteure. Et je dois dire qu'en le recevant, en le feuilletant, en le lisant et le relisant, en le dégustant... je n'ai pas pu m'empêcher de penser... ça c'est vraiment toi Sandra !
Il y a dans cet ouvrage non pas toute la cuisine indienne, de toute manière aucun livre, ou alors il remplirait au moins trois bibliothèques à lui tout seul, tant cette cuisine est riche, diverse et variée, mais la cuisine de Sandra. Et c'est bien là ce qui fait son charme et son intérêt, être le livre et la cuisine d'un auteur, parce que je pense que l'on peut aussi bien qu'un auteur de roman donner un ton et un esprit à un livre de cuisine et celui-ci le prouve bien.
Bollywood KitchenJe ne vais pas vous citer toutes les recettes, inspirées, fraîches, modernes qui composent le livre mais juste faire rebondir quelques recettes parce que j'ai toujours aimé certains mots de cette cuisine allant des dahls aux alwas, des currys au chutneys, des pakoras aux biryani et finalement aussi de Bombay à Paris... pour faire comprendre, si ce n'est déjà fait, que je vous conseille ce livre si vous voulez plonger dans la vision personnelle et particulière de la cuisine indienne de Sandra.
Et comme le jour où Nicolas est passé à la maison, je lui ai montré une des recettes de Sandra, sa recette d'aubergines au curcuma, nous avons décidé de la mettre au menu du jour et de proposer notre version à nous que voilà.
Nos aubergines rôties à l'indienne...
Ingrédients:
Pour les aubergines : 2 aubergines - 1 morceau de gingembre frais d'environ 2cm - 1 morceau de curcuma frais d'environ 1cm - 1 gousse d'ail – 2càs de l'huile d'olive – sel et poivre
Pour la sauce au yaourt: 4càs de yaourt grec - 2càc de jus de citron vert – de l'huile d'olive – sel et poivre
Pour la salsa à l'indienne : 1 morceau de gingembre frais d'environ 1cm et autant de curcuma frais - 2 brins de menthe - 2 brins de coriandre - 1 cive ou 1 oignon nouveau – 3càs d'huile d'olive – sel et poivre

Pour finir : quelques graines de grenade - quelques feuilles de menthe et coriandre 
Lavez et séchez les aubergines. Coupez-les en deux dans le sens de la longueur. Quadrillez-les avec un petit couteau en veillant à ne pas percer la peau. Placez-les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Pelez et hachez le gingembre, l'ail et le curcuma, vous pouvez le faire avec un petit mixer. Placez-les dans un bol. Ajoutez 2 cuillères à soupe d'huile d'olive. Assaisonnez. Mélangez. Badigeonnez les moitiés d'aubergines avec ce mélange. Faites-les cuire environ 30 minutes à 180ºC. Elles doivent être bien tendres et dorées, sinon prolongez la cuisson quelques minutes.
Pendant ce temps, préparez la salsa et la sauce au yaourt.
Pour la salsa, pelez et hachez le curcuma et le gingembre restants, vous pouvez encore une fois le faire avec un petit mixer. Placez-les dans un bol. Lavez, rincez, séchez puis hachez la menthe, la cive et la coriandre. Ajoutez-les dans le bol. Assaisonnez. Ajoutez 3 cuillères à soupe d'huile et mélangez.
Pour la sauce au yaourt, mélangez le yaourt, l'huile, le jus de citron vert. Assaisonnez à votre goût de sel et de poivre.
Quand les aubergines sont cuites, laissez-les reposer 5 grosses minutes à température ambiante. Servez-les en les arrosant avec de la sauce au yaourt et de la salsa et en parsemant les graines de grenade, les feuilles de menthe et de coriandre.

Mais pourquoi, et maintenant on s'attaque à la pâte feuilletée Nicolas ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 12 novembre 2017

De la relativité de la mesure culinaire et mon rougail saucisse pour en parler...

Oui, je sais j'ai souvent le titre un peu... un peu ! Mais il m'a semblé inévitable pendant que j'étais en train de préparer mon p'tit rougail saucisse qui doit beaucoup à Pascale et un peu à mes petits arrangements. Quand je prépare une recette il n'est pas rare qu'il y ait un bout de papier et un crayon pas loin pour y écrire ce que je prépare, histoire que je ne passe pas des heures à me demander devant mon assiette terminée mais comment j'ai bien pu préparer c'truc !
Et voilà donc que je commence ma recette en me taillant l'oignon et en le soupesant pour l'inscrire dans le marbre ou en tout cas sur le papier, j'hésite, j'hésite et vu leur taille, ils étaient plusieurs, j'écris 6 petits oignons... Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai une vie intérieure compliquée qui se déroule souvent à plusieurs voix, et là, à peine posé sur le papier mes 6 petits oignons, j'ai mes voix intérieurs qui ont commencé à se déchaîner...
C'est quoi « petit » ? qu'a demandé la première. Ben c'est petit ! qu'a répondu la deuxième. Ah oui petit c'est petit, t'es malin toi ! a repris l'autre... et un petit oignon c'est quoi, ça a la taille d'un pois chiche... d'un petit pois chiche ? Là, comme je sens que ces deux-là vont s'écharper pendant des heures sur la taille de l'oignon je décide de mettre le holà à toutes ces manigances et je barre petits à côté de mes oignons... mes 6 petits oignons deviennent 6 oignons, des oignons comme tout le monde quoi !
Sauf qu'en voyant la quantité une fois les oignons taillés je me dis que 6, si on en prend des gros... Je raye 6 et je passe à 3 ! Et là forcément j'entends la petite voix qui revient à la charge... Donc un p'tit c'est la moitié d'un grand ! Ça serait pas un peu stigmatisant envers les p'tits oignons ça ? Subitement je trouve que ma vie est bien compliquée quand je taille un simple foutu oignon !
Alors j'oublie, j'oublie les oignons et leur taille et je me remets avec bonheur à ma recette et une fois mes Montbéliard joliment taillées, j'écris sur le bout de papier, 4 saucisses fumées des belles Montbéliard ! Belles ? Belles ??? que j'entends alors...
Mon rougail saucisses...
Ingrédients : 4 belles saucisses de Montbéliard – 3 beaux oignons – 3 tomates grappe – 400g de tomates concassées - 1càs d'huile de tournesol - 3 gousses d'ail – 1càc bien pleine de gingembre frais râpé – ½ piment oiseau (ou si vous voulez un plat plus relevé) – 1càc de sucre roux – ½ càc de fleur de sel – ½ càc de curcuma - ¼ de càc de poivre moulu grossièrement – 2 feuilles de laurier - 2 oignons nouveaux – 12 tomates cerise – 6 brins de ciboulette – du zeste de combava (facultatif mais tellement bon...)
Commencez en faisant pocher les saucisses dans une casserole d'eau bouillante pendant une dizaine de minutes. Laissez-les ensuite tiédir puis coupez-les en tranches d'environ 1cm en biais (un bon centimètre mais faites comme si je n'ai rien dit !).
Émincez vos oignons assez finement, coupez les tomates grappe en huit.
Pelez l'ail et passez-le au presse-ail, émincez finement le piment. Mélangez dans un bol l'ail et le piment puis ajoutez le sucre, le sel, le curcuma et le poivre et mélangez le tout.
Versez l'huile dans une grande sauteuse et quand elle est bien chaude ajoutez les oignons et les saucisses et faites revenir le tout pendant environ 5 minutes en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les saucisses commencent à dorer.
Ajoutez alors le bol contenant le mélange parfumé et mélangez pendant une minute.
Ajoutez les tomates concassées, rincez la boite en la remplissant à moitié et ajoutez aussi le liquide dans la sauteuse, ajoutez les tomates grappe et le laurier, remuez le tout et portez à ébullition. Baissez ensuite le feu et faites blobloter à couvert pendant une vingtaine de minutes.
Enlevez alors le couvercle et prolongez la cuisson d'environ 5 minutes ou un peu plus si vous voulez une sauce plus serrée. 
Pendant ce temps émincez finement les oignons nouveaux, coupez les tomates cerise en petits morceaux et hachez assez finement la ciboulette puis mélangez les trois ingrédients.
Quand le rougail est prêt vous n'avez plus qu'à parsemer dessus le mélange précédent et terminer éventuellement par un peu de zeste de combava.
Ensuite avec du riz ça fait un joli voyage du côté de Madagascar...
Et n'oubliez pas que vous pouvez vous joindre à nous samedi prochain pour un réjouissant atelier en compagnie de Sanjee pendant lequel vous pourrez préparer avec nous...
Tous les renseignements sur l'atelier et plein d'autres sont là : Venez cuisiner avec nous !

Mais pourquoi, et puis d'abord elles étaient belles mes saucisses... est-ce que je vous raconte ça...