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mercredi 6 janvier 2021

Nos amaretti très parfumés pour commencer l'année en chantonnant Sweet ! sweet ! sweet...

Je ne sais pas pourquoi mais quand nous nous sommes demandé ce que nous allions cuisiner ensemble, à travers nos écrans, avec Nicolas, nous n'avons pas hésité pour nous dire qu'une petite sucrerie... Peut-être parce que nous avions envie de douceur pour commencer cette année après celle que nous venons tous de vivre. Et une fois que nous avons décidé que le sucré allait s’installer dans nos cuisines nous ne nous sommes pas demandé où nous allions fouiller pour trouver notre recette du jour... Sweet, sweet, sweet forcément Yotham Ottolenghi ! 

Et voilà comment nous nous sommes retrouvés à préparer des jolies amaretti en forme de bouchon, des amaretti qui ont été dévorés avec un p'tit café !

Nos amaretti très parfumés

Les courses :

180g d'amandes en poudre - 90g de sucre en poudre - 60g de blanc d’œuf - 20g de miel liquide - quelques gouttes d'extrait d'amande amère - 1/2 càc d'eau de fleur d'oranger - 1càc de zeste de citron finement râpé - 1càc de zeste de mandarine finement râpé (normalement c'était de l'orange) - 60g d'amandes effilées - 30g de sucre glace - 1 pincée de sel

La cuisine :

Mélangez dans un saladier la poudre d'amande, le sucre en poudre, les zestes et le sel.

Portez à ébullition le miel dans une petite casserole et dans le même temps commencez à fouetter les blancs d’œufs dans le bol d'un robot ou dans un saladier avec un fouet électrique. Retirez le miel du feu et versez-le en filet sur les œufs qui ont monté en neige, surtout sans arrêter de battre ! Une fois tout le miel versé continuez de battre jusqu'à ce que les blancs soient bien lisses et onctueux.

Remplacez le fouet de votre robot par la feuille.

Ajoutez le contenu du saladier, l'extrait d'amande et l'eau de fleur d'oranger puis mélangez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ramassez la pâte, faites en une boule, mettez dans un saladier et hop au frais pendant 1 heure.

Coupez la pâte en 4 puis faites-en des boudins d'une trentaine de centimètres de long. Étalez les amandes effilées sur votre plan de travail et roulez les boudins dedans de manière à les " cuirasser " d'amandes. Déposez-les ensuite sur une plaque couverte de papier sulfurisé. J'ai utilisé une large règle pour faire le déplacement sinon ce n'est pas évident ! Et retour au frais pendant 2 heures, ça peut être plus.

Mettez le sucre glace dans une assiette creuse. Coupez les boudins en cinq puis roulez-les dans le sucre glace, enlevez le surplus de sucre glace et reposez sur la plaque couverte de papier sulfurisé.

Et direction le four ! Enfournez dans un four préchauffé à 180°C pendant 12 à 15 minutes en retournant la plaque à mi-cuisson.

Après il n'y a plus qu'à attendre que ça refroidisse avant de les dévorer !

Mais pourquoi, Sweet, sweet, sweet... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 31 décembre 2020

Nos financiers au café et aux noix de pécan... pour finir l'année en douceur !

Dernière recette de l'année et une recette tout en douceur parce que je trouve qu'on a bien besoin de ça par les temps qui courent ! Et quand nous avons cherché quelque chose de doux à cuisiner avec Nicolas, mon complice de cuisine, nous nous sommes rappelé que nous avions tous les deux Sweet de Yotam Ottolenghi et que nous n'avions pas encore réalisé la moindre recette du livre... une erreur que nous avons décidé d'arranger sur le champ ! Enfin le temps que nous décidions quelle recette faire, ce qui, comme d'habitude avec nous, a pris un peu de temps et bien des hésitations.

Finalement nous nous sommes décidé pour ces financiers qui ont presque tous été dévorés séance tenante à la maison et que nous avons un remis à notre sauce en enlevant surtout pas mal de sucre par rapport à la recette originale.

Et comme c'est la dernière recette du dernier jour de l'année enfin terminée... j'en profite pour vous souhaiter pour celle qui vient du bon, du doux, du plaisir et peut-être encore plus du partage ! Parce que, quant à moi, c'est sans doute ce partage avec vous qui m'a manqué le plus le long de cette foutue année.

Nos financiers au café et aux noix de pécan...

Les courses :

Pour les financiers : 90g de noix de pécan - 90g de chocolat noir - 90 g de farine - 120g de beurre - 150g de sucre glace - 1càc de levure chimique - 90g de poudre d'amande - 210g de blancs d’œufs - 1càc de café lyophilisé

Pour le glaçage au café : 120g de sucre glace - 1càc de café lyophilisé - 2cl de lait chaud - 9g de miel liquide

La cuisine :

Hachez les noix et le chocolat.

Mettez le beurre dans une petite casserole et faites-le chauffer à feu moyen. Laissez-le sur le feu jusqu'à ce que la mousse qui va se former au-dessus du beurre colore très légèrement et tombe au fond de la casserole. Attention il ne faut pas faire noircir le beurre, sinon il faudra recommencer, noisette pas plus !

Filtrez le beurre pour enlever les impuretés tombées au fond.

Mettez la farine, la levure, le sucre glace, le café lyophilisé et la poudre d'amande dans un saladier et mélangez bien le tout.

Ajoutez les blancs d'œufs et mélangez, ne fouettez pas, mélangez.

Ajoutez le beurre et mélangez de nouveau.

Terminez en ajoutant les noix et le chocolat.

Laissez reposer une demi-heure au moins.

Beurrez et farinez des moules à muffins, des petits ou des grands, moi j'ai choisi de faire les deux.

Versez la pâte dans les moule en remplissant au 3/4.

Enfournez dans un four préchauffé à 210° et faites cuire une vingtaine de minutes pour les grands et une douzaine de minutes pour les petits. Comme toujours il vous faudra peut-être ajuster un peu le temps, aucun four ne cuisant de la même façon.

Pendant ce temps, préparez le glaçage. Mélangez tous les ingrédients dans un grand bol et mélangez jusqu'à obtenir un glaçage homogène, n'hésitez pas à ajuster les quantités si nécessaire.

Quand les financiers sont cuits laissez-les refroidir puis trempez-leur la tête dans le glaçage en laissant s'écouler le surplus. Pour finir déposez une noix de pécan sur chaque financier avant que le glaçage ne sèche.

Mais pourquoi, bon et maintenant un p'tit thé et un financier... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 30 novembre 2020

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate... parce que le Yotham Ottolenghi nouveau est arrivé...

Le temps passant vite, je me rends compte que je croise la cuisine de Yotham Ottolenghi depuis fort fort longtemps, une bonne décennie et que je lui dois bien des plaisirs à feuilleter ses livres mais aussi plus rarement quand je traverse le Channel pour me poser les fesses dans un de ses établissements.

Je me souviens encore la première fois où nous avons franchi la porte de sa boutique de Motcomb Street... Nous avions traversé la moitié de la ville avant de nous dire que, l'heure avançant, si nous voulions repartir les bras chargés il fallait peut-être presser le pas... mais presser le pas quand tu as déjà marché toute la journée... Nous sommes donc arrivés presque à l'heure de la fermeture avec des têtes de castors passé dans une lessiveuse et là je me suis rendu compte que je ne savais pas choisir dès lors qu'il s'agit de Yotham Ottolenghi ! D'autant plus quand le temps est compté... Du coup j'ai dit ça, ça, ça, ça et ça me mordant la langue de n'avoir pas pu ajouter ça, ça et encore ça.

Et depuis la même chose se reproduit au fil des livres que j'ai la chance de recevoir, ça s'est passé avec Plenty, Nopi, Sweet ou Jerusalem... et encore une fois avec le dernier Yotham Ottolenghi et Ixta Belfrage, Flavour cette fois entièrement consacrée aux légumes paru chez Hachette Cuisine ! Avec lui je ne sais décidément pas choisir entre ça, ça et ça...

Mais avec cet ouvrage je parlerais moins des recettes, elles sont au rendez-vous comme toujours, cosmopolites, diverses, inspirées, parfumées et savoureuses, mais plus des textes parce que ce livre n'est pas qu'un livre de recettes mais aussi un livre d'apprentissage ludique. Un apprentissage de sa cuisine et de celle qu'il a mis au point pour l'ouvrage en compagnie d'Ixta Belfrage avec ses ingrédients, ses manières de faire et ses cuissons, en nous expliquant ou plutôt en nous racontant tout ça. Et je vous assure que lire Ottolenghi qui écrit cuisine est aussi passionnant que le même qui cuisine !

Je suis passionné par Yotham Ottolenghi et Nicolas, mon complice de cuisine, en est un autre, nous partageons ça et bien d'autres choses. Du coup quand nous nous sommes retrouvés enfin pour cuisiner, après avoir beaucoup hésité et être partis comme toujours un peu dans tous les sens, l'évidence est arrivée, nous avons choisi une recette de Flavour... et là ça c'est compliqué à coup de ça et ça et... avant d'enfin nous décider pour celle-là...

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate...

Ingrédients pour 4 pains:

Pour la pâte : 200 g de farine T55 - 12 cl d'eau tiède - 1 càs d'huile d'olive - 1 càc de levure boulangère en sachet - 1/2 càc de sel

Pour le beurre à l'ail : 4 gousses d'ail - 2 gousses d'ail noir - 50g de beurre doux mou - 10g de persil

- 1 càc de graines de carvi - fleur de sel - poivre du moulin

Pour la garniture : 4 petites tomates - quelques tomates cerises - quelques graines germées d'ail (c'est très facultatif mais j'en avais...) - 3 ou 4 tiges d'origan effeuillées - fleur de sel - poivre du moulin

Placez les ingrédients de la pâte dans un saladier. Mélangez avec une spatule pour commencer puis travaillez avec les mains. Transférez la pâte sur votre plan de travail huilé. Malaxez la pâte pendant 5 minutes. Huilez à nouveau le plan de travail dès que la pâte commence à coller. Elle doit être souple et élastique. Formez une boule et placez-la dans un saladier légèrement huilé. Couvrez avec un torchon et laissez reposer 1 heure dans un endroit chaud. La pâte doit doubler de volume. Divisez-la en quatre portions égales. Formez quatre boules. Placez-les sur une plaque. Couvrez avec un torchon et laissez reposer une trentaine de minutes.

Pendant ce temps, coupez 3 gousses d'ail en deux, posez-les sur une feuille de papier de cuisson, arrosez d'une filet d'huile d'olive, salez, poivrez et emballez-le dans le papier de cuisson puis dans une feuille de papier aluminium. Enfournez à 180º pendant 30 minutes. Laissez-les refroidir avant de les peler. Placez-les dans un mortier. Ajoutez les gousses d'ail noir et la gousse d'ail crue restante. Écrasez le tout pour obtenir une sorte de pâte.

Faites torréfier les graines de cumin 1 minute ou 2 sur une plaque couverte de papier sulfurisé au four toujours à 180°. Hachez finement le persil. Ajoutez-les dans le mortier avec 1/4 càc de fleur de sel. Poivrez généreusement. Ajoutez le beurre mou et travaillez le tout. Réservez.

Faites chauffer votre four à 240º, placez une plaque au centre.

Coupez les tomates en deux puis râpez-les avec une râpe à gros trous de manière à râper la pulpe. Recueillez cette pulpe et mettez-la dans une passoire.

Transférez une portion de pâte sur votre plan de travail huilé. Formez un disque d'environ 18cm de diamètre avec les mains. Recommencez avec les autres boules de pâte.

Sortez la plaque du four et déposez-y deux disques de pâte en les séparant. Badigeonnez-les d'huile d'olive. Glissez aussitôt la plaque dans le four. Laissez cuire 7 à 8 minutes. Les pains doivent être très dorés et croustillants. Répétez l'opération avec les deux pains restants.

Tartinez chaque pain avec du beurre à l'ail, environ 1/2 càs. Garnissez-les avec la pulpe de tomate égouttée, une ou deux tomates cerises coupées en deux et grossièrement écrasées, les feuilles d'origan et de graines germées. Arrosez-les d'huile d'olive. Ajoutez une pincée de fleur de sel et un tour de poivre du moulin.

Mais pourquoi, un p'tit plat de pâte au zaatar ça serait une bonne idée non ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 11 août 2020

Pains briochés roulés à l'oignon aux herbes et au sumac... parce que j'aime toujours autant voyager dans les assiettes...

Je l'ai souvent dit si je voyage beaucoup c'est souvent sur place, et en ces moments difficiles pour les déplacements, ce sont des voyages que je peux faire toujours avec le même plaisir. Et comme Nicolas est aussi poussé vers le même type de voyage, il n'en faut pas beaucoup pour que nous partions loin loin... en cuisine !
Cette fois c'est un livre de Sami Tamimi et Tara Wigley avec les superbes photos de Jenny Zarins, qui a provoqué le voyage, un livre titré Falastin et pour l'instant paru seulement en anglais chez Ebury Press, mais ça ne devrait pas durer. L'ouvrage est préfacé par Yotham Ottolenghi avec qui Sami Tamimi est un complice habituel et cette simple signature forcément... et qui plus est les deux complices ont les mêmes passions culinaires. C'est donc sans surprise que les recettes que l'on y trouve son inspirées, diablement parfumées, fraîches et colorées... en deux mots, elles sont comme je les aime !
Le plus difficile avec ce type de livre, c'était déjà le cas avec le Jerusalem d'Ottolenghi son proche cousin d'inspiration, c'est de choisir quelques recettes à essayer sans se lancer dans la réalisation de toutes les recettes de l'ouvrage !
Du coup Nicolas l'autre jour est arrivé avec une " petite " liste de pages qui nous faisaient de l’œil et en les comparant nous nous sommes rendu compte que nous avions presque noté les mêmes... et forcément ce pain, généreux ne pouvait pas nous échapper. Et ce jour de grande chaleur il nous a fait même oublié les degrés devant le four...
Pains brioché roulé à l'oignon aux herbes et au sumac...
Ingrédients :
Pour le pain : 530g de farine T55 - 6g de levure de boulanger sèche - 30g de sucre en poudre - 3 œufs - 150g de beurre à température ambiante - 12cl d'eau - 1/2 càc de sel
Pour la garniture : 9cl d'huile d'olive - 600g d'oignons - 3 pincées de cannelle (si vous aimez la cannelle vous pouvez être plus généreux) - 1càc de sumac - 6 tiges de thym effeuillées - 6 tiges d'origan effeuillées - sel et poivre
Pour l'huile de la fin : 5cl d'huile d'olive - 1càs de zeste de citron - 1/4 de piment oiseau (si vous aimez le feu vous pouvez être plus généreux) - sel
Pour vraiment finir : 1 petit bouquet de persil et 1 autre de menthe effeuillée - 1/2 càc de sumac
Commencez en préparant la pâte à pain. Mélangez dans la cuve d'un batteur équipée d'un crochet la farine, la levure et le sucre. Donnez quelques tours pour mélanger.
Ajoutez les œufs rapidement battus avec l'eau et le sel et faites tourner jusqu'à former une pâte.
Toujours en tournant ajoutez le beurre peu à peu et une fois qu'il est bien incorporé continuer à faire tourner 10 minutes environ.
Versez la pâte dans un grand saladier légèrement huilé, couvrez et laissez doubler de volume au frigo, compter 3 ou 4 heures.
Pendant ce temps préparez la garniture, hachez assez finement les oignons.
Versez la moitie de l'huile dans une grande sauteuse et faites-y revenir les oignons à feu moyen pendant une quinzaine de minutes en remuant bien régulièrement. Ajoutez la cannelle et remuez bien pendant une minute. Laissez tiédir puis ajoutez l'huile restante, le sumac, le thym et l'origan, salez et poivrez et mélangez bien le tout.
Étalez la pâte à pain sur un plan de travail fariné de manière à obtenir un rectangle d'environ 55 cm sur 35. Étalez les oignons parfumés sur la pâte.
Roulez la pâte en escargot en serrant bien de manière à obtenir un long rouleau d'environ 55cm.
Coupez légèrement les extrémités puis coupez la pâte en 12 tronçons. Les nôtres faisaient 4cm.
Déposez les tronçons dans un plat d'environ 20cm sur 30, regardez le visuel pour comprendre dans quel sens les mettre.
On laisse de nouveau lever 1 heure 30 à température ambiante. Attention plus il fait chaud plus ça lève vite ! et en ce moment il fait chaud !
Enfournez le plat dans un four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes. Baissez ensuite le four à 160°, retournez le plat et prolongez la cuisson une dizaine de minutes. Coupez alors le four et laissez le plat une dizaine de minutes de plus.
Pendant ce temps préparer l'huile de la fin. Hachez bien finement le piment et mélangez-le dans un bol avec l'huile, le zeste de citron et un peu de sel.
Sortez du four et laissez tiédir. Quand le pain est tiède badigeonnez généreusement au pinceau avec l'huile parfumée. Laissez ensuite refroidir complètement.
Quand le pain est froid jetez dessus le persil, la menthe hachée et le sumac restant, vous pouvez déguster !
Si vous voulez le conserver couvrez-le avec un film alimentaire, il a tenu 3 jours comme ça, toujours très moelleux.
Mais pourquoi, je me demande où va nous entraîner notre prochain voyage... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 21 décembre 2017

Quand Yotam Ottenlenghi passe au sucré je me caramélise de bonheur ! Et gâteau coco, amandes et framboises !

Il y a des noms qui provoquent un drôle de phénomène chez moi, il peut être n'importe qu'elle heure de la journée, très tôt ou très très tard, je peux même sortir à peine de table, de la douche ou tomber du lit... certains noms provoquent donc un long long gargouillis venant de mon centre vital, mon estomac ! Et la seule traduction de ce bruit m'est connu, il veut dire que j'ai l'appétit en position furieuse !
Et le nom de Yotam Ottolenghi, depuis ses autres livres, Plenty, Jesuralem... jusqu'à ma visite à une de ses adresses londonienne a toujours provoqué ce type de gargouillis significatif ! Sauf que depuis toujours j'ai associé son nom aux plaisirs du salé et qu'en recevant son dernier livre paru chez Hachette Cuisine réalisé avec Helen Goh, j'ai forcément vu le Sweet rouge suivi de 100 recettes de douceurs qui barrent la page et j'ai bien senti que j'ai alors eu l'estomac interrogatif... Gargouillis or not gargouillis, semblait-il penser.
Il n'a pas fallu de nombreuses pages feuilletées à la va vite pour le convaincre qu'en passant au sucré Yotam Ottolenghi restait le même, toujours aussi inspiré, toujours traversé par une multitude d'influences et surtout surtout toujours aussi diablement gourmand !
Et tout y passe, biscuits et bouchées et petits gâteaux, d'autres gâteaux beaucoup moins petits et cheesecakes, tartes et tartelettes, entremets, friandises et confiseries, tout est expliqué, déplié, commenté, raconté... Parce que si ce livre se cuisine, il se lit aussi ce qui pour moi forcément rajoute une couche de plaisir. 
Bien sûr toutes les recettes ne sont pas simples, ni toutes compliquées d'ailleurs, et vous demanderont donc quelquefois un peu de temps, mais je pense que les odeurs qui s'élèveront de votre cuisine en préparant les petits plaisirs de Yotam Ottolenghi risquent de provoquer chez vos mangeurs la même étrange réaction que celle que son nom provoque sur mon appétit.
Alors si vous ne craignez pas d'affronter ce livre que l'auteur avoue avoir pensé appeler tout simplement « sucre », de vous affronter aux plaisirs proposés par ce duo-là, n'hésitez pas et découvrez l'univers sucré de Yotam Ottenlenghi et Helen Goh et vous verrez qu'il vaut largement ses autres livres beaucoup plus salés !
Et pour illustrer ce savoureux goûtage, j'ai eu envie d'un de ces plaisir qui vous embaument la cuisine, un gâteau aussi furieusement croustillant dehors que fondant dedans... Son gâteau coco, amandes, myrtille que j'ai un peu remis à ma sauce notamment en utilisant des framboises, ma p'tite faiblesse à moi...
Gâteau coco, amandes et framboises
Ingrédients : 180g de poudre d'amandes – 60g de noix de coco râpée – 210g de sucre en poudre – 90g de farine – ½ sachet de levure chimique – ¼ càc de sel – 4 œufs (des gros) – 180g de beurre fondu – 2càc de zeste de citron – 120g de framboises (vous pouvez utiliser des framboises surgelées) – 30g d'amandes effilées
Beurrez et chemisez avec du papier de cuisine (j'ai utilisé de la Farta Carta mais le papier de cuisine c'est très bien) un moule rond d'environ 21cm.
Mélangez dans un saladier la poudre d'amande, la noix de coco, le sucre, la farine, la levure et le sel.
Fouettez sauvagement les œufs dans un autre saladier puis ajoutez le beurre fondu et fouettez de nouveau. Ajoutez le zeste de citron et fouettez de nouveau.
Versez le contenu de ce saladier sur le mélange farine/amande/coco et fouettez bien le tout.
Ajoutez les framboises et mélangez cette fois avec une cuillère sinon vous allez les écraser au fouet.
Parsemez la moitié des amandes effilées au fond du moule puis la pâte. Lissez la pâte, elle ne va pratiquement pas se lisser en cuisant donc lisez bien puis parsemez les amandes effilées restantes.
Enfournez dans un four préchauffé à 160° pendant une cinquantaine de minutes, vérifiez la cuisson avec un couteau qui doit ressortir propre et si c'est nécessaire ajoutez un peu de temps. Sinon sortez-le du four, laissez-le refroidir puis démoulez-le en le retournant sur une assiette couverte de papier sulfurisé. Vous pouvez le déguster encore tiède ou froid à vous de voir !
Mais pourquoi, je me demande quel autre nom pourrait me faire ça... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 24 octobre 2013

Juste pour le plaisir l'inspiration Ottolenghi frappe encore ! Salade de chou fleur à plein de choses !

Je pense que je pourrais presque dormir avec le livre de Yotam Ottolenghi si… Bon des fois Marie manque un peu d'humour quand j'arrive avec ma pile de livres dans le lit et souvent elle me regarde avec l'œil noir avant de me lâcher c'est eux ou moi ! D'ailleurs curieusement quand c'est Nigelaaaa qui est sur le dessus de la pile l'œil est encore plus noir…
Du coup je remets ma petite pile d'une trentaine de livres, juste ce qu'il me fallait pour la nuit, sur la table et l'œil humide je les laisse seuls battant des pages en leur promettant qu'on se retrouvera demain…
Et hier c'était Yotham Ottolenghi qui était encore sur le dessus de la pile comme depuis quelques jours mais rien n'y a quand même fait, mes meilleurs arguments et mon œil de biche conjugués ne sont pas venus à bout de la volonté de Marie qui est restée donc bien bien volontaire !
Du coup je n'ai pas résisté à m'inspirer d'une autre des recettes de Jérusalem, le petit chef d'œuvre de Yotham Ottolenghi paru chez Hachette Cuisine.
Salade de chou fleur à plein de choses !
Ingrédients : 1 chou fleur – 3 ou 4 tiges de persil plat – 1 petite tige de céleri branche –3 ou 4 càs de graines de grenade – 3 ou 4 càs de noisettes entières – ¼ de pomme bien acidulée -  1càs de miel liquide - huile d'olive – vinaigre de Jerez -  sel et poivre
Détaillez le chou fleur en bouquets et déposez-les dans un plat allant au four.
Arrosez le chou fleur avec 3càs d'huile d'olive, salez et poivrez et enfournez le plat dans un four préchauffé à 210° pendant environ 25 minutes. Remuez de temps en temps et vérifiez que le chou fleur ne brûle pas.
Dès que le chou fleur est cuit, baissez le feu à 170°, glissez les noisettes sur une plaque et passez-les au four pendant une dizaine de minutes.
Pendant ce temps couvrez le plat du chou fleur avec un torchon.
Hachez grossièrement le persil, le céleri et la pomme et ajoutez-leur la grenade égrenée.
Laissez refroidir les noisettes puis concassez-les grossièrement.
Mélangez dans le plat du chou fleur tous les ingrédients, persil, céleri, pomme, grenade et noisettes.
Assaisonnez avec le miel, de l'huile d'olive et du vinaigre de Jerez.
Cauliflower and friends salad
Ingredients: 1 cauliflower - 3 or 4 sprigs of flat leaf parsley - 1 small stalk of celery - 3 or 4 Tbsp pomegranate seeds - 3 or 4 Tbsp whole hazelnuts - 1/4 tangy apple - 1 Tbsp liquid honey - olive oil - sherry vinegar - salt and pepper
Cut the cauliflower into small bunches and put them in a dish oven.
Pour over 3 Tbsp olive oil. Season with salt and pepper and put in the oven, preheated at 210°C/410°F for about 25 minutes. Stir now and then and make sure it doesn't burn.
When the cauliflower is cooked, turn down the oven at 170°C/325°F. Place the hazelnuts (shell off) on a cookie sheet and put them in the oven for 10 minutes.
In the meantime, cover the cauliflower with a tea towel.
Roughly chop the parsley, celery and apple and add the pomegranate seeds.
Let the hazelnuts cool down and roughly chop them.
In the dish, mix the cauliflower with all the other ingredients.
Season with honey, olive oil and sherry vinegar.

Mais pourquoi, surtout que déjà 30 c'est pas beaucoup… est-ce que je vous raconte ça…