samedi 31 octobre 2009

Castagnettes, hispagnitude, abanicos et vinaigre de Xérès et étrange tarte tatin…

Comme m'a souvent dit ma mère, tu as du sang d'andalou dans les veines que tu le veuilles ou non… elle me répétait ça régulièrement à une époque, sans doute parce qu'en ce temps-là la moindre référence à notre pays d'origine me donnait des crises d'acné galopantes et virulentes. Il faut dire que ma mère avait une facilité inégalable pour faire détester tout ce qui pouvait se rapporter à elle, elle y compris d'ailleurs…
Du coup à cette époque, entre l'Espagne et moi ce n'était pas l'état de grâce, j'ai d'ailleurs déjà parlé de ça ici ou . Depuis les choses se sont bien arrangées, il m'arrive même de penser passer quelques jours par là-bas au sud du sud pour montrer la région à ma propre descendance.
Pourtant il me reste quelques traumatismes plus difficiles à oublier.
La simple vue de castagnettes, me met la bave aux lèvres et si on commence à les faire claquer entre ses doigts, là l'échelle de Richter n'est plus suffisante pour mesurer l'explosion qui peut se produire.
Los abanicos, les éventails espagnols, ces cauchemars aux décorations à peu près aussi discrètes que la décoration de la galerie des glaces, me donnent envie de les déchiqueter à pleines dents.
Il faut dire que ma mère à chaque vacances m'entraînait à la recherche de l'abanico de ses rêves, des rêves qui étaient aussi mes cauchemars… Elle ne reculait devant rien, et finissait toujours par ramener d'étranges éventails aux couleurs bien assorties, rose et vert fluo, bleu et orange, représentant une scène de chasse, ou de baignade, ou… elle avait même une fois trouvé une scène de courses dont elle n'était pas peu fière dont j'ai fait du mouchetis un jour de défoulement quelques années plus tard…
Et dans cette liste il y avait aussi le vinaigre de Xérès, celui qui a gâché presque toutes les salades de tomates de mon enfance… Le vinaigre de notre terre, disait ma mère en versant le vinaigre comme si elle faisait couler un peu de son sang sur mes tomates à moi que j'allais manger !
Alors quand j'ai reçu la proposition de cuisiner au vinaigre de Xérès en relevant le Défi Xérès (d'ailleurs si vous voulez vous aussi participer c'est possible ! allez voir sur le site), j'ai d'abord fait hum hum… et puis je me suis dit qu'il était peut-être temps de régler son compte à une partie de mon passé et c'est comme ça qu'une tarte aux betteraves m'a fait oublié et retrouver du plaisir avec ce curieux vinaigre au goût… de là-bas, d'où viennent les miens…
Tarte tatin aux betteraves et caramel de vinaigre de Xérès
Ingrédients :
1petite betterave (ou l'équivalent en utilisant des betteraves de couleurs différentes) – 1 rouleau de pâte feuilletée – 15g de beurre – 1càs ras de sucre en poudre – 1càs ras de miel liquide – quelques feuilles d'origan
Pour le caramel : 1càs de sucre en poudre – 1càs de vinaigre de Xérès
Commencez par couper la betterave en tranches très fines 1 à 2mm. Portez une casserole d'eau à ébullition puis plongez-y les tranches de betterave et laissez-les dans l'eau frémissante entre 3 et 5 minutes selon leur épaisseur. La betterave doit être cuite mais encore croquante, il ne faut pas qu'elle devienne molle. Essuyez ensuite bien les tranches avec du papier absorbant.
Mettez une poêle (d'environ 20cm) à feu moyen et versez-y le beurre, quand il commence à mousser, ajoutez le sucre et le miel. Laissez juste fondre le tout puis retirez la poêle du feu.
Disposez dans la poêle les tranches de betterave, il vaut mieux les prédisposer à l'avance dans une assiette et les retourner dans la poêle en une fois.
Remettez ensuite la poêle au feu et poursuivez la cuisson pendant trois minutes puis retirez la poêle du feu. Couvrez avec de la pâte feuilletée, le cercle doit être un tout petit peu plus grand que le fond de la poêle de manière à rabattre un peu les rebords vers l'intérieur.
Enfournez dans un four préchauffé à 175° pendant environ 15 à 20 minutes, il faut que la pâte soit bien gonflée et bien dorée.
Pendant que la pâte cuit, réalisez le caramel de vinaigre de Xérès. Mettez le sucre dans une petite casserole et faites-le fondre à feu moyen, attention le sucre brûle très vite. Quand le caramel commence à prendre une jolie couleur versez le vinaigre et remuer le tout avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Au moment où l'on verse le vinaigre le sucre peut se solidifier, il faut alors le faire fondre en remuant bien.
Quand la tarte est cuite, versez le caramel dessus et finissez en parsemant avec les feuilles d'origan à votre goût.
Produit offert
Et maintenant je passe le témoin à Elodie, la kitchen victim, curieux de savoir comment elle va répondre à mon défi du cuisiner le vinaigre de Xérès à sa sauce !

Mais pourquoi, et le flamenco, celui que l'on sert aux touristes je n'en parle même pas… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 29 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 5 ! Premier voyage en Angleterre au pays du rock'n'roll et irrésistibles raspberry financiers au gingembre…

En cherchant quand j'avais attrapé l'Angleterre comme maladie je suis remonté si loin que je me suis demandé si je n'étais pas revenu au temps de la préhistoire ou même plus… Je suis remonté à un temps presque oublié et sauvage où la musique s'écoutait en posant des galettes de vinyle sur un truc à peine plus évolué que le gramophone, un truc avec une pointe au bout d'un bras articulé qui prenait place dans les sillons pour libérer la musique qui y était contenue.
Quand je parle de mes disques de ce temps-là à mes enfants, après se demander longtemps de quoi peut bien parler l'ancêtre, ils s'en souviennent enfin et lancent alors, ah oui les disques c'est les vieux trucs qui encombrent la cave et que maman aimerait tellement jeter… Mes disques !
Généralement à ce moment-là j'apporte à Marie quelques précisions sur ce qu'il pourrait arriver à sa collection de livres pour enfant si jamais une des ses mains malfaisantes avait le malheur de se poser sur ma collec' ! Et puis je descends à la cave pour les rassurer et pour vérifier que mes petits sont toujours là bien rangés, bien au chaud. Et quand je finis par en attraper un je m'attrape en même temps la nostalgie du temps de leur achat…
Il faut dire que si je suis parti en Angleterre la première fois, ce n'est ni pour la bouffe, ni pour les pubs et même pas pour les filles… la première fois j'ai traversé la Manche c'était pour acheter des disques de sauvages qui font du bruit avec des guitares électriques !
Les disquaires de cette époque où l'on pouvait acheter de la musique au coin de la rue et pas seulement dans des mégastores sans âme, ces disquaires me faisaient rêver, je les voyais comme des cavernes pleines de trésors pratiquement introuvables en France, sauf barré du logo " import " et donc vendus à prix d'or. Et quand je suis arrivé à Londres la première fois et que je suis entré chez mon premier disquaire j'ai pensé que j'étais bien arrivé au paradis…
Il y a des jours comme ça, particuliers, où les choses se mettent curieusement en place…
Ce jour-là, j'arrivais tout frais de France et j'avais lutté pendant une bonne demi-heure avec un sympathique hôtelier indien qui ne comprenait pas un foutu mot quand je le suppliais pour avoir mon café matinal, et j'avais fini par sortir de l'hôtel avec un seul thé dans l'estomac. Et puis j'avais un peu traîné dans les rues du côté de Victoria Station jusqu'à finir par voir le tant espéré premier disquaire, je suis resté en face un peu ému, c'était ma première fois…
En entrant, tout était comme je l'imaginais, des disques rares plein les bacs, des disquaires à rouflaquettes et iroquois dressé sur la tête, les baggys traînant pratiquement par terre et la Doc' Union Jack récemment cirée… la musique sortait d'enceintes qui en vibraient de plaisir, les clients se échangeaient des regards entendus… y'a pas j'étais au paradis du rock'n'roll !
Et puis un nouveau disque a été placé sur la platine, nous avons entendu le bruit d'une sirène de bateau et le ska s'est déversé dans la boutique… Là, doucement au début, toutes les têtes ont commencé à battre la cadence, et comme seules les têtes dépassaient des bacs à disques, nous ressemblions sans doute à une bande de canards réjouis battant la mesure. Et puis les premiers pieds sont devenus moins raisonnables, tac tac ont commencé à faire les Doc' sur le sol… et de plus en plus, jusqu'à ce que toute la boutique soit prise d'une irrésistible danse de saint guy et que tous, nous nous retrouvions à danser comme des bossus au son des Madness…
C'est comme ça que je me suis retrouvé à faire le pas du canard des danseurs de ska couplé à un skinhead qui m'aurait fait fuir à l'autre bout du royaume dans d'autres circonstances et que j'ai failli embrasser à la fin de notre danse… failli !
Ce n'est qu'après tout ça, suant mais heureux, à ce moment où j'ai donné ma pile de disques au vendeur et qu'il m' a demandé avec un grand sourire mon salaire des trois dernières années que je me suis dit que les choses n'étaient pas si simples, même au paradis…
Et forcément aujourd'hui c'est le cuisinier le plus rock'n'roll, Jamie Oliver qui est au programme !
Raspberry financiers au gingembre
Ingrédients : 160g de beurre doux mou – 60g de farine – 220g de sucre en poudre roux – 130g d'amandes en poudre – 5blancs d'œufs – 150g de framboises – du ginger cordial à ma manière (voir la recette suivante)
Mettez dans un saladier la farine, le sucre, l'amande en poudre et les blancs d'œufs et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange mousseux. Ajoutez le beurre mou et battez de nouveau.
Répartissez la pâte dans des moules à muffins bien beurrés.
Enfournez dans un four préchauffé à 175° pendant une vingtaine de minutes.
Au sortir du four badigeonnez généreusement au pinceau avec du ginger cordial il n'y a plus qu'à préparer un bon thé anglais et déguster en pensant à l'Angleterre !
Ginger cordial à ma manière
Ingrédients : 250g de sucre en poudre - 25cl d'eau – le zest d'un citron vert si possible coupé en une longue lanière – 10g de gingembre en tranche très fines – 1/2càc de bicarbonate de soude – le jus d'un citron
Mettez le sucre, l'eau, le zest de citron vert, le gingembre et le bicarbonate de soude dans une casserole. Portez à ébullition et poursuivez à petite ébullition pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors le jus de citron portez de nouveau à ébullition puis laissez tiédir.
Mettez en bouteille.
On peut utiliser ce sirop avec de l'eau pétillante ou en faire des grogs ou… plein de choses !

La quinzaine anglaise sera de retour la semaine prochaine après un week-end très très lecture…


Mais pourquoi, on steep beeeeeyonddddd…tchakata tchakata tchakata… Madness is madness... est-ce que je vous raconte ça…

mardi 27 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 4 ! my magazine is Delicious and my chocolatepudding is very terribeule !

Bien avant de courir remplir le coffre de la voiture de tout ce qui peut se manger, la première chose que je fais dès que j'arrive là-bas, c'est de foncer dans la première librairie. Et là, je n'ai qu'un but, tenir dans mes mains Delicious ! et après, pouvoir enfin pousser un long, bien long, soupir de soulagement… Ensuite je peux tranquillement dépenser la moitié de ma paye du mois en achetant tout ce qui ressemble à de la presse culinaire… Mais ça c'est une autre histoire que je vais sans doute bientôt vous raconter…
Enfin ça, c'était avant, avant que je craque définitivement et que je m'abonne à Delicious…Et comme j'ai déjà crié mon amour pour Delicious là : Hummm I love Delicious !!! cette fois je vais juste essayer de vous convaincre un peu plus que Delicious est simplement une des plus passionnantes revues grand public de la pressfood avec une simple et classique recette tirée d'un des numéros de l'année dernière, un terriblement british pudding. Un pudding dans une version inattendue aux pains au chocolat…Et si vous voulez trouver Delicious sans aller si loin vous pouvez le trouver tous les mois chez WHSmith la librairie britannique où vous pourrez aussi acheter quelques biscuits et autres bonbons so british ! Et si vous voulez tester une autre recette de étonnante de pudding mais pas forcément raisonnable comme m'avait dit quelqu'une en la voyant... c'est par là : Pudding aux croissants perdus...Pudding aux pains au chocolat très chocolat
Ingrédients : 4 ou 5 pains au chocolat (s'ils sont un peu rassis ça ne pose pas de problème) - 10cl de lait – 10cl de crème liquide entière – 2 jaunes d'œufs – 60g de sucre roux (cassonade) – 125g de chocolat noir (vous pouvez aussi utiliser du chocolat au lait, réduisez alors de moitié la quantité de sucre) – 2 pincées de fève tonka en poudre (facultatif) – ½ càc de sucre glace – ½ càc de cacao en poudre
Couvrez un petit moule de papier sulfurisé. Déchirez à la main les pains au chocolat sans essayer de faire des morceaux réguliers. Répartissez-les dans le moule.
Fouettez les jaunes d'œufs et le sucre en poudre.
Mélangez le lait, la crème et la fève tonka. Faites chauffer ce mélange.
Faites fondre le chocolat au bain marie ou au micro-onde puis versez les quatre cinquièmes dans le mélange de lait à la crème. Versez ce mélange dans le moule et finissez en versant le reste du chocolat fondu.
Posez le moule dans un plat contenant un fond d'eau puis enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 25 à 30minutes.
Laissez tiédir, saupoudrez avec le sucre glace et le cacao en poudre et dégustez de suite par exemple avec une bonne petite tasse de café bien chaude.Mais pourquoi, bon alors après j'achète le Jamie magazine, le food travel, le food, le… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 25 octobre 2009

Petit retour sur le dernier atelier Maggi et recette piquante piquante ! enfin juste ce qu'il faut…

Ils se passe toujours des petites choses dans une cuisine surtout quand plusieurs mains partagent la préparation des plats, il y a des étonnements, des complicités, des plaisirs… et des moments où on passe son tour. Et lors de ce nouvel atelier Maggi consacré aux cœurs de bouillon, avec Adèle, Fred et Réquia ils n'ont encore une fois pas manqué.
Mon problème c'est que comme organisateur je serais plutôt du genre à partir avec 500 et si j'en ramène 3 ou 4 au port c'est qu'ils se sont complètement débrouillés sans moi. Adèle me dit toujours avec une sorte de regard abattu et résigné, tu sais il faudrait que tu t'organises des fois… en précisant juste… des fois… et quand je lui réponds que je sais, elle fait une pause semblant se demander si vraiment ça serait possible, si la lumière va enfin m'atteindre, avant de passer très rapidement à autre chose…
Et c'est pour tout pareil, mais je crois que ce n'est pas que moi, les choses dans la nuit sont fourbes et font tout leur possible pour que je ne puisse pas m'en sortir !
Moi, je range bien mes notes quand je rentre de cours. Je fais comme un paquet de carte, je tasse bien pour que ça ne dépasse pas trop et quand tout semble à peu près dans le même sens, je pose sur un coin la table. Et puis je vaque… Et quand 6 ou 7 semaines plus tard je tends la main vers le paquet, là sur le bout du coin de la table, j'attrape le vide ! Plus de feuilles dessus, plus de feuilles dessous, plus rien ! Et pourtant il n'y a aucune raison qu'elles disparaissent, tout comme les 7 ou 8 tas que j'ai joliment posés eux aussi sur la table de la salle à manger… Et ce n'est pas comme si on y faisait des choses sur cette foutu table, à part y manger de temps en temps… Il n'y a donc aucune raison donc pour qu'elles disparaissent, c'est juste parce que les objets sont méchants et fourbes !
Et à chaque fois, dans les ateliers, ma crainte c'est le réveil des objets ! C'est qu'il se mettent tous en marche contre moi et se dispersent aux quatre coins de l'atelier. Je crains de voir partir sur leurs petites pattes poêles et couteaux, cul d'poules et éminceurs… sans même un regard vers moi, sans même se soucier de me laisser alors en plein désarroi… Heureusement, peut-être parce qu'ils commencent à connaitre ma réputation, tous ceux qui cuisinent font attention à eux, à tout… et à moi…
Et c'est comme ça que de ma dream team, Marie, Pascale, Cyrielle et Aurélia s'est démené. Tout le monde a épluché les herbes feuilles par feuille, écrasé les tomates sauvagement à la main, passé leur soirée au-dessus d'un wok et a été ainsi parfumée pour la semaine… a remué, remué un poulet à l'asiatique, épluché des champignons et encore des champignons et plein d'autres choses… que l'œil bienveillant de Pauline a accompagné… Jusqu'à finalement mettre tout ça joli, joli dans des petites assiettes sur lesquelles tous se sont jetés…
Et pendant ce temps, j'ai enfin pu prendre ma place préférée, un peu derrière à regarder les autres manger… enfin avant de les rejoindre et d'enfin pouvoir papoter un peu avec Vinz, Manou, Anne-Laure, Sandrine, Gwen, Anna, Anne-Claire… et tout l'monde et surtout surtout j'ai essayé d'éteindre le feu de bouche attrapé par Fanny en goûtant mes pâtes où j'avais peut-être mis chouilla trop de piment… chouilla !
Pâtes ensaucées aux tomates, piments et autres choses
Ingrédients : 250g de pâtes en forme de tube – 1càs d'huile d'olive - 400g de cubes de tomate au naturel – 1oignon émincé fin – 1gousse d'ail écrasée – 1/2 piment sec coupé en très fines tranches (rectifier à votre goût !) – 2càc de câpres – 20g d'anchois salés à l'huile – 2tomates très mûres pelées, épépinées et concassées – 90g d'olives mélangées de préférence - 1 coupelle MAGGI Cœur de Bouillon de légumes – sel et poivre – du basilic
Mettez l'huile d'olive dans une poêle à bon feu puis ajoutez l'oignon, l'ail et le piment et remuez souvent jusqu'à ce que les oignons soient transparents. Ajoutez les anchois, pas la peine de les égoutter de leur huile, les câpres et les olives. Prolongez la cuisson, toujours en remuant, jusqu'à ce que les anchois commencent à se défaire, n'hésitez pas à les aider en les écrasant un peu.
Ajoutez alors les cubes de tomates et 10cl d'eau, laissez sur feu moyen en remuant de temps en temps pendant 10minutes. Ajoutez alors la coupelle Maggi Cœur de Bouillon de légumes et prolongez la cuisson d'une ou deux minutes.
Quand la sauce est prête retirez la du feu et ajoutez les tomates fraiches concassées.
Quelques minutes avant la fin de la cuisson de la sauce faites cuire les pâtes selon les indications données sur l'emballage en prenant garde de les faire dans une grande quantité d'eau salée. Egouttez-les sans insister puis ajoutez-les dans la sauce (vous pouvez aussi les réserver dans un saladier couvert de papier absorbant et les mettre dans la sauce ensuite).
Mélangez les pâtes et la sauce, poivrez et rectifiez en sel s'il le faut, saupoudrez de basilic frais ou d'autres herbes et mangez sans attendre.
Poulet aux champignons noirs et blancs
Ingrédients : 2blancs de poulet – 2oignons nouveaux – 1càc d'huile de tournesol – 1càc de soja - 1petite poignée de champignons noirs – 1 dizaine de champignons de Paris – ¼ de càc d'ail râpé – ½ càc de miel – 1 coupelle Maggi Cœur de Bouillon de volaille - ¼ de càc de gingembre râpé – 3 tiges de cerfeuil – 1tige de coriandre – 1 tige d'origan – sel et poivre
Faites tremper les champignons noirs pendant au moins une quinzaine de minutes dans un bol d'eau tiède.
Coupez le poulet en cubes. Emincez les oignons nouveaux. Nettoyez puis coupez les champignons en huit (ne le faites pas trop à l'avance sinon les champignons vont noircir).
Mettez l'huile dans une poêle à feu assez vif, ajoutez les oignons et le poulet.
Ajoutez 4càs d'eau de trempage des champignons et la sauce soja, couvrez et baissez le feu et laissez sur le feu pendant 5minutes.
Ajoutez les champignons noirs et l'ail, poivrez et poursuivez la cuisson 5 minutes de plus. N'hésitez pas à ajouter un peu d'eau si nécessaire.
Découvrez alors la poêle, montez le feu et ajoutez les champignons. Dès que les champignons sont à point, il ne doit pratiquement plus rester de liquide ajoutez la coupelle Maggi Cœur de Bouillon de volaille et le miel, remuez bien et retirez du feu dès que le cœur de bouillon et le miel recouvrent bien le poulet.
Ajoutez le gingembre et remuez, servez et ajoutez les herbes. Mangez sans attendre.
Et pour retrouver toutes les recettes de l'atelier direction le blog des astucieuses !

Mais pourquoi, bon alors il est neuf heures ou onze avec ce foutu changement d'heure… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 23 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 2, Anne de Foodie Froggy devient ma rédactrice en chef ! Et moi, je ne fais qu'une recette de goûter de feingnasse !

La semaine dernière en passant chez Anne, A Foodie Froggy in Paris, je suis tombé sur un très joli article : Welcome to Borough Market, London et du coup j'ai eu envie de lui demander de prendre les commandes ici et de parler Grande Bretagne. Et Anne l'a fait avec gentillesse ! Alors je vous laisse avec elle… et son drôle d'article !
Excentriques, les Anglais ? Pffff, le cliché ! En attendant, vous reprendrez bien une sucette aux fourmis ou des scorpions au chocolat ?
Ah, ces grands-bretons, on adore les détester ou on déteste les adorer, nous les Frenchies ! Bon, il faut dire qu'ils le cherchent un peu quand même : depuis qu'ils nous ont incinéré notre Jeanne, on a comme dirait l'autre une petite "tooth" contre eux. Mais bon, moi, je leur ai pardonné, à mes amis les Roastbeefs, je dirais même plus, j'ai une immense tendresse pour eux.
Ben oui, les pauvres, faut comprendre, c' est pas facile non plus de vivre dans un pays où il pleut 370 jours par an, où sa Majesté La Reine se plaint pour un rien (traiter d'"annus horribilis" l'année où trois de ses quatre enfants se séparent/divorcent et où le château de Windsor brûle, elle chipote quand même !) et où le Prince Charles est visiblement un brin masochiste (préférer Camilla quand on a Diana dans son lit !). Il y a vraiment de quoi déprimer.
C'est pourquoi, ils ont trouvé une arme infaillible, un remède anti-déprime imparable : l'excentricité ! Ah, ça fait un bien fou, ça : et qu'on s'habille comme John Galliano pour les garçons ou Vivienne Westwood pour les filles (et inversement, ils n’ont vraiment peur de rien les anglais!) et qu'on déploie les chapeaux les plus absurdes dans des courses hippiques ultra-chics, et qu'on jardine tout nu parce que les "flowers love it !" (Véridique), et qu'on s'éclate aux fléchettes comme si sa vie en dépendait…Aaah, so British…
Et alors, quand il s'agit de nourriture, c'est bien simple, on atteint des sommets ! En me baladant dans les rayons de Fortnum&Mason il y a une petite quinzaine de cela, je suis tombée sur des friandises...un peu spéciales ! Au début, je trouvais ça joli, ces sucettes rectangulaires translucides, puis je me suis dit "tiens, c'est marrant, y' a comme des ch'tites saletés dedans..." et vérification faite, c'était...des fourmis ! Yes, my dear, de vraies fourmis mais pas n'importe lesquelles, attention, élevées dans une ferme en Chine ! Elles ont, parait-il un petit goût épicé très agréable. Et là, je commence en douceur, car figurez-vous que la compagnie anglaise Edible qui les commercialise nous propose des trucs hallucinants : des scorpions et des fourmis géantes au chocolat, des criquets au curry Thaï, des tarentules cuites au four (pas frites, donc diététiques, lol), des scorpions dans un toffee, excellentes pour les dents, car sans sucre ! Puis, il y a aussi des grains de café prédigérés par des sortes de furet ou des feuilles de thé sélectionnées avec soin par de grands singes dressés pour ça ! Si à tout hasard, vous auriez quelques difficultés à digérer tout cela -mais ça serait surprenant, nous les Froggies, on ne va pas se laisser impressionner par ces petites bagatelles anglaises- et bien ils ont la solution : le Gin aux vers de terre : soit vous les aspirez en même temps que vous buvez, soit vous les croquez après, car c’est bien connu, le meilleur pour la fin !! Il faut prendre le temps de lire les commentaires des produits sur le site car c' est pas possible, ça doit être du second degré, moi, j'étais morte de rire ! Ca doit être ça, l'humour anglais...
Excentriques, les anglais ? Non, je crois surtout qu'ils se fichent complètement de ce que nous, les continentaux, pouvons bien penser d'eux et ça, pour moi, c'est une super qualité !
Goûter bordélique british and scromptious
Une recette pour laquelle je me suis de nouveau amusé à détourner les produits Regents Park !
Ingrédients : 2 tranches de cherry and raisin cake d'environ 1,5cm d'épaisseur – 1 orange – 1 yaourt – 2càc de marmelade d'orange écorce fine – 2càs d'amandes effilées – 1càc de sucre en poudre – 25g de chocolat à croquer
Coupez le cake en petits cubes. Pelez les quartiers d'orange à vif, il faut donc enlever toutes les peaux entourant les quartiers. Hachez grossièrement le chocolat.
Mettez ensuite le sucre à fondre dans une poêle bien chaude et dès qu'il commence à caraméliser, ajouter les amandes, remuez, puis versez le tout, sur du papier sulfurisé en étalant bien.
Quand les amandes caramélisées sont froides, cassez-les en morceaux.
Ensuite il ne reste plus qu'à mélanger le tout, et à le napper avec le yaourt à votre goût.
Produit offert

Mais pourquoi, les anglais sont fous c'est prouvé… et les anglaises au fait ??? est-ce que je vous raconte ça…

PS : si vous avez des choses à dire sur la Grande Bretagne et l'envie de devenir rédac' chef ici, n'hésitez pas à me contacter ! Et la quinzaine anglaise reprendra de plus belle dès lundi !

mercredi 21 octobre 2009

Comment un petit clic peut raconter toute une histoire... Venez jouer avec nous et les gâteaux d'enfance… concours photo !

Juste une petite pose (il y en aura d'autres d'ailleurs) pendant la quinzaine anglaise pour parler photo, photo culinaire…
La photo d'avant le blog ça se résumait pour moi à peu de chose. J'engueulais Marie deux fois les vacances parce qu'elle ne faisait pas assez de photos et… c'était tout. Il faut dire qu'avant le blog c'était encore le temps de l'argentique, le temps de ces étranges appareils avec du papier dedans et avec lesquels il n'y avait pas moyen de faire 32 587 photos pour attraper le tombé de la nouille juste juste au moment où elle tombe dans la sauce… non ça pas question, à moins de vouloir avoir son banquier en permanence sur son paillasson, les factures de développement entre les dents. En ce temps-là le clic était cher et raisonné, enfin on essayait de le raisonner en tout cas...
Et puis est arrivé le blog et le premier numérique, parce que le papier ne rentrait pas bien dans l'écran… et là je m'y suis collé à la photo de bouffe, comme pour les vacances quoi, sauf que là c'était deux fois par jour que j'engueulais Marie…
Dans le domaine de l'engueulade j'ai des capacités insoupçonnées ! d'un rien je peux faire la montagne… Que le grain de riz soit de travers, pas n'importe lequel ,LE grain de riz celui qui fait tout, enfin d'après moi, et je l'aurais voulu droit… et s'il avait été droit… Avec sa capacité habituelle, elle a supporté, supporté, supporté…
Et puis un jour alors que je lui faisais remarquer que les pépins de pomme était d'un nombre impair alors que j'étais dans ma période paire… elle m'a dit, écoute Chouchou les pépins y peuvent être douze ou soixante-dix-neuf, je m'en déturbanne le coquillard et là tout de suite maintenant à la seconde, tu vas te prendre TON putain d'appareil et TU vas te les faire TES putains de photos tout seul parce que sinon je sens que je vais faire des choses regrettables ! Elle a alors posé l'appareil avec la certitude du juste et m'a laissé là.
C'est comme ça que j'ai commencé à faire mes photos de bouffe…
Je dois dire qu'à ce moment-là j'ai vécu plus d'un moment de grande solitude pendant lesquels le flou et le loupé ont été mes compagnons de galère.
Puis, petit à petit l'oiseau a fait son nid fait de photos, petit à petit j'ai commencé à essayer de raconter des histoires avec les images, des histoires de bouffe forcément… parce que pour moi une photo c'est une histoire et une histoire que l'on peut raconter de mille manières, et toutes ne sont pas bonnes… Juste un diaphragme plus ou moins ouvert et un monde s'éteint ou s'éclaire comme le montre bien les deux photos de chouquettes réalisées un jour d'atelier chez Isabelle en compagnie de Pascale.
Et c'est ce même jour qu'est née l'idée et l'envie d'un concours de photo commun que nous organisons donc dès maintenant Pascale, Isabelle Rozenbaum et moi… Et maintenant je vous dis tout du pourquoi et du comment…
Nous avons choisi de vous proposer de photographier des Gâteaux d’enfance, qui sera donc le thème de notre petit concours et pour le reste…
Comment participer ?
Si vous avez un blog, publiez votre photo (et éventuellement la recette) en précisant que vous participez au concours de photo culinaire organisé par Isabelle de l’Oreille culinaire, Pascale de C'est moi qui l'ai fait ! et moi-même.
Envoyez votre photo à Isabelle
(isabelle@rozenbaum.com). Le format doit être JPEG et la taille de 500 pixels en 72 DPI environ ( si besoin de précisions, envoyer un mail à l’adresse d’Isabelle).

Si vous n’avez pas de blog, envoyez simplement votre photo à Isabelle avec vos coordonnées.
Quand ?
Envoyer votre photo avant le 1er décembre, minuit.
Le jury, constitué d’Isabelle, de Pascale et de moi, choisira 3 photos que nous publierons sur nos blogs respectifs mi -décembre. Et quelques prix viendrons saluer ces gagnants.
1er prix : un atelier photo chez Isabelle en 2010
2 ème prix : 3 ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes)
3 ème prix : 3 livres de cuisine « Inde », « Slunch » et « Apéritif dinatoire »
C'est prix seront remis chez Isabelle (Paris 20e) lors d'une petite rencontre amicale, ou seront envoyés à ceux qui ne pourront pas venir.
Et je n'ai pas résisté à l'envie de vous faire partager le gâteau d'enfance de Marie, que j'ai un peu revisité...
Petits quat'e qua't à l'orange
Ingrédients : 3 œufs (190g) – 190g de beurre – 190g de cassonade (sucre roux) - 190g de farine – 1pincée de levure chimique – le zeste d'une demi-orange -le jus de 2 oranges – 3càs bien pleines de sucre en poudre – 2càs de Cointreau
Commencez par mettre le jus d'orange, le sucre en poudre et le Cointreau dans une petite casserole et faites réduire à feu moyen jusqu'à obtenir un mélange sirupeux. N'hésitez pas à écumer pendant la cuisson.
Séparez les jaunes et les blancs des œufs, puis battez en neige bien ferme les blancs.
Mettez les jaunes et la cassonade dans un saladier et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange bien onctueux. Ajoutez le beurre qui doit être bien mou et battez de nouveau. Ajoutez enfin la farine et la levure et mélangez une dernière fois.
Ajoutez la moitié des blancs en neige et remuez vivement, ajoutez la deuxième moitié et mélangez cette fois délicatement. Ajoutez le zeste d'orange et 1 ou 2 càs du sirop d'orange. Mélangez et versez dans des moules à pudding largement beurrés ou des cagettes.
Enfournez à 180° pendant environ 30 à 35 minutes.
Quand les quat'e qua't sont cuits répartissez dessus le sirop et quelques petits zests d'orange, mangez tiède avec un petit tasse de thé…

Mais pourquoi, Toooo beeee orrrr not tooooo beeee… je me demande si je ne force pas un chouille sur le côté Sarah Bernhardt moi… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 20 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 3, ou quand mon chariot espère se remplir de British'Food et revient trop souvent vide…

J'aime la bouffe anglaise depuis… depuis que je m'accrochais à un coin du bar de certain pub pour accompagner les trop nombreuses pintes d'un peu de nourriture solide. C'est là que j'ai découvert mes premiers plats et que j'ai découvert leur gravy, cette sauce quelques fois étrange et les dumplings, ces morceaux de pâte qui se gorgent des saveurs des ragoûts, et les yorkshire puddings et les généreuses tranches de gigot qui vont avec et... et tant d'autres choses. En même temps que je m'imprégnais de bière sans trop y prêter attention la cuisine anglaise s'infiltrait dans mon estomac.
Ensuite, petit à petit, avec l'âge j'ai de plus en plus remplacé le liquide par le solide…
Du coup quand j'allais dans mon royaume uni tant aimé, j'y allais tel le contrebandier, la voiture chargée de sacs vides et de glacières prêtent à accueillir les chariots entiers que je sortais de Waitrose, Tesco et autre Sainsburry…
Quand j'arrivais en Angleterre la première chose que je cherchais sur mes cartes c'était mon premier Waitrose, celui que j'allais visiter alors que j'étais souvent encore sur la route, celui qui allait me faire dire en me retournant vers les enfants, je vais juste sentir, c'est promis je n'achète rien ! Et comme ils n'étaient pas dupes ils me passaient eux aussi leur petite liste d'achats... Le reste de mon séjour n'était ensuite qu'une longue liste de courses à ne surtout pas oublier avant le triste jour du retour.
Il faut dire que pendant longtemps il y a eu bien des choses qu'il était impossible de trouver de ce côté du Channel, et encore plus depuis le départ des Mark and Spencer, un vrai drame à l'époque… Donc ici pas moyen de trouver ce délicieux bacon qui va croustiller dans nos poêles matinales accompagné d'une belle paire de saucisses à la sauge et d'un peu de black pudding. Ces ingrédients des petits déjeuners britanniques réconfortants étaient relégués au rang de souvenir dès la Manche traversée pour le retour. Ici nous avions à peine le droit à quelques marmelades d'orange et quelques muffins trop souvent fatigués… Alors forcément j'étais bien obligé de ramener tout ça pour survivre jusqu'au prochain voyage !
Et puis, petit à petit, la British'Food a commencé à s'installer dans les rayons de nos magasins, souvent d'abord au rayon des produits étrangers entre les paquets de nouilles chinoises et les tacos dits à la mexicaine… Et c'est là que je traquais les quelques rares baked beans et autres paquets de McVities que je ramenais serrés contre mon cœur avec les yeux perdus loin loin tournés vers leur pays d'origine. Mais avec le temps les produits britanniques prennent de l'assurance et se disent qu'ils pourraient bien prendre une place au pays des mangeurs de grenouilles et nos magasins se couvrent de plus en plus de l'Union Jack.
Et c'est comme ça que j'ai découvert la ligne Regent's Park qui a conquit les rayons de mon Monop' (mais on les trouve aussi au Lafayette Gourmet, au Bon Marché, et en supermarché, un peu partout quoi...), préféré avec leurs thés et leur marmelades, leurs crumpets, leurs shorbreads et leurs drôles de paquets très à l'anglaise… toute une ligne au goût de là-bas à laquelle je ne pouvais pas rester insensible ! Du coup quand la marque m'a proposé de m'amuser à cuisiner leurs produits je n'ai pas résisté… Et voilà une première recette !
Cela dit lors de mon prochain voyage là-bas je reviendrais quand même le coffre chargé de bouteilles de soda dandelion and burdock, de paquets de double gloucester with onion & chives et de boîte de caramel crispy bites et de…
Mini-tarte au citron very british
Ingrédients : 1paquet de Butter shortbread – 1 pot de lemon curd – 1blanc d'œuf – 50g de sucre en poudre – 1citron vert
Commencez par creuser les butter shortbreads avec une petite cuillère, il ne faut pas trop creuser sinon le biscuit va se briser.
Montez ensuite le blanc en neige très ferme, puis tout en continuant de battre, versez tout doucement le sucre en poudre sur le blanc battu. Dès que tout le sucre bien mélangé arrêtez de suite.
Mettez sur le shortbread environ ½ càc de lemon curd, puis couvrez le bien généreusement de blanc d'œuf battu. Faites joli si vous voulez en faisant des pointes ou des volutes.
Une fois toutes les mini-tartelettes réalisées enfournez dans un four préchauffé à 150° pendant une douzaine de minutes en surveillant bien la cuisson, ça brûle très très vite !
Quand les mini-tartelettes sont cuites, sortez-les du four et posez-les sur une grilles.
Ajoutez alors à votre goût un peu de lemon curd et du zeste de citron vert râpé très très fin… ensuite… dévinez !
Produit offert

Mais pourquoi, laisse les gondoles sur la Tamise et les… je me demande si c'est vraiment sur la Tamise que ça se passait c't'histoire… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 18 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 1, Jamie à la conquête du monde ! Jamie's América arrive ! Amérique et chocolat pour parler de Grande Bretagne…

De ce côté du channel, Ministry of food curieusement traduit Tout le monde peut cuisiner est arrivé dans les bacs depuis quelques temps et la France découvre comment le trublion britannique, espère remettre l'Angleterre à la cuisine. Mais pendant ce temps Jamie le boulimique ne s'arrête pas, et en Grande Bretagne vient de paraître Jamie's América son tout nouveau livre.
Pour parler d'un de ses livres il y a quelques années, je l'avais regardé sur Cuisine TV, ma chaine à moi, et je l'avais vu comme ça…
Il est là devant moi, blond mal coiffé, un demi sourire aux lèvres. La recette à peine présentée, il commence à broyer, à écraser à pleines mains les ingrédients… mouais me dis-je (à l'époque il m'agaçait fermement le Jamie !). Il continue, attrape les couteaux avec ses petites mains courtaudes, fracasse, arrache, débite… bon, bon y'a pas ça s'arrange pas… d'une cuillère, incertaine quelques fois, maladroite d'autres fois, il agite, il triture, il secoue… y'a pas, j'aimerai pas prendre un bain là-dedans hein… il trempe un doigt dans la sauce, il goûte, il me regarde puis ses yeux se ferment… pourquoi il grimace, soit il s'est brûlé, soit c'est pas bon, ou les deux alors ?… Jamie sourit enfin, il pousse un bruyant hummmm d'approbation en goûtant… eh ben, il en faut pour tous les goûts…
Et aujourd'hui je me rends compte qu'il semble avoir bien changé le cuisinier britannique, il s'est arrondi, un peu empâté… assagi ? En tout cas il semble s'être calmé, surtout depuis sont passage par son jardin, un de ses meilleurs livres, 100 Recettes de saison de mon jardin.
Mais si l'on y regarde de plus près ce n'est qu'une impression, sous la sérénité le sale gosse, le teigneux de la cuisine reste présent ! Jamie Oliver mélange toujours ses plats avec la même fougue, grimace toujours, s'emballe toujours autant au fil des recettes jusqu'à perdre parfois l'usage de sa langue, goûte toujours avec le même excès à trouver sa recette hummm fantastique ! on en oublierait presque les hummm avec les yeux mi-clos de Nigella ! presque… Et au détour d'une page vous le découvrez tel qu'il reste vraiment un caïman sur les épaule, les pantalons trop courts et l'air goguenard, content de son mauvais coup… et je ne vous parle pas de cette vidéo : Jamie Oliver Dancing…
Jamie's América n'est donc pas un livre sur l'Amérique, mais bien un livre sur la cuisine américaine revue et corrigée par Jamie Oliver et c'est peut-être pour ça qu'il va vite devenir indispensable ! A lire dès maintenant en V.O. Jamie's América, Jamie Oliver, chez Penguin –Michael Joseph ou sans doute l'année prochaine du côté de chez nous en version française.
Et une vraie recette de feignasse tirée du livre, le chocolat rocky road, un peu remise à mon goût…
Chocolat noix, fruits et feignasserie…
Ingrédients : 250g de chocolat à noir (vous pouvez aussi utiliser un bon chocolat au lait) – 80g de noix diverses et variées et de graines mélangées (j'ai utilisé des noisettes, amandes, pistaches, graines de courges… mais n'hésitez pas à varier les plaisirs) – 80g de fruits sec ou déshydratés (j'ai utilisé des raisins, noix de coco, cranberrys, mangue, papaye…) – 1càc de sucre en poudre – ½ de càc de piment séché, émincé le plus finement possible (à utiliser selon votre envie de piquant)
Commencez par hacher très grossièrement les noix.
Mettez une poêle à feu assez vif, versez-y le sucre et dès qu'il est bien fondu ajoutez les noix et mélangez jusqu'à ce qu'elles soient bien enrobées par le caramel, versez de suite dans une assiette.
Faites fondre le chocolat au micro-ondes ou au bain marie.
Mélangez presque toutes les noix et les fruits secs avec le chocolat.
Versez cette préparation dans des moules à tartelette couverts de papier sulfurisé et laissez au frais le temps nécessaire à faire prendre le chocolat, laissez-le d'abord refroidir puis une petite heure au frigo c'est assez.
Coupez les tartelettes de chocolat en parts et regardez-les partir à une vitesse vertigineuse !

Mais pourquoi, hummm Londres.. et si on y passait… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Pendant cette quinzaine anglaise, qui va sans doute durer plus qu'une quinzaine… je vais essayer de reprendre les liens vers certains de vos articles consacrés à la Grande Bretagne, que ce soit pour donner des adresses (vos adresses londoniennes gourmandes !), des recettes, des histoires, des… alors n'hésitez pas à me les indiquer !
Et le premier mis en avant sera celui d'Obiwi qui se lance dans un nouveau défi !
Obiwi et Protoclip qui organise le 5ème festival du clip indépendant vous lancent un défi : la proto'expo dont vous êtes les héros! Alors prêts à ressortir vos objets les plus délirants ramenés de Londres, vos photos les plus décalées (y compris de ce qui se mange…)... La suite c'est là : la proto'expo "made in London" dont vous êtes les héros !

vendredi 16 octobre 2009

J'veux du fromage ! j'veux du fromage !!! Et surtout je veux retrouver le fromage sur les ardoises des resto' !

Je les appelais mes p'tites vieilles avec affection… enfin ça restait dans ma tête parce que sinon les p'tites vieilles en question m'auraient retourné une baffe à faire trois tours sans toucher les élastiques de mon caleçon, si elles avaient entendu ce petit surnom.
Ces deux dames-là tenaient une de mes cantines préférées du temps d'avant, du côté de Boulogne, un de ces endroits un peu hors du temps et des modes où crème caramel veut encore dire damnation immédiate !
J'aimais trainer là de temps en temps, surtout parce que leur troquet se trouvait juste juste en face du marché, enfin d'un des marchés boulonnais puisque Boulogne fait partie de ces villes qui ont la chance d'en avoir plusieurs.
Et forcément mes jours préférés étaient ceux où je me retrouvais là en même temps que le fleuriste, celui à qui il manquait un doigt, que le boucher, le gros du fond, que le commis du
charcutier à qui il ne valait mieux pas parler de trop près après 11h et quelques coups de rouge… Je les retrouvais eux et toute une foule de personnages du marché…
Les tables étaient rares, mais quand on avait la chance de s'installer à l'une d'elle… La cuisine était une cuisine familiale une cuisine de ces familles où il faut faire tomber un ou deux crans de ceinture si l'on veut éviter l'asphyxie dite du ventre remontant.
Et à cette table, malgré tout, malgré la petite tranche de pâté de tête qu'on n'avait fini en ronronnant et le plat du jour toujours réconfortant et dans l'air de la saison, malgré tout, quand arrivait l'heure du fromage on se régalait les yeux du petit plateau qui arrivait avant de plonger dedans le pain d'une main et le couteau de l'autre.
Pourtant on savait qu'ensuite il faudrait affronter les desserts et que dans ce domaine… si la crème
caramel promettait l'enfer, il arrivait qu'on voit des petits anges à chaque cuillerée de mousse au chocolat… et pourtant comment résister au plateau de fromages et répondre non quand elle demandait en le posant, je remets un p'tit pot de Morgon ?
J'ai toujours été furieusement fromage et quand je rentre un peu tard et sans forcément envie de me mettre aux fourneaux, je commence par regarder si ma bande de souris m'a laissé au moins une petite croûte d'où je pourrais encore tirer quelque chose. Du coup à chaque fois que je pose mes fesses dans un bistrot, comme je le faisais chez mes p'tites vieilles, pour m'attaquer à l'ardoise, je vais directement à la case fromage, enfin où devrait se trouver le fromage… Et là souvent rien, rien de rien ! Il faut dire qu'aujourd'hui les menus des restaurant l'oublient et les formules proposent souvent entrée et plat ou plat et dessert et quand je vois ça j'ai l'œil qui se met en position et le fromage bordel ! Du coup j'ai décidé de me lancer dans une petite lutte, futile sans doute, mais ce sont souvent les petites futilités qui font le sel de la vie, et de vous proposer de crier avec moi… Et le fromage bordel ! et si le cœur vous en dit de rejoindre le groupe que je viens de créer sur Facebook cliquez là : Et le fromage bordel ! Pour le retour du fromage aux menus des resto' ! Et forcément fromage au menu…
Petites gaufres fromagères
Ingrédients : 250g de farine – 75g de beurre mou – 20cl de lait – 30g de sucre en poudre – 50g de fromage de brebis des Pyrénées râpé fin – 10g de levure chimique – 4oeufs jaunes et blancs séparés
Pour servir : des tranches fines de lard fumé – du fromage de brebis râpé fin
Versez dans un saladier, la farine, le beurre mou, le lait, le sucre en poudre et la levure chimique et mélangez bien le tout.
Montez les blancs en neige bien ferme, ajoutez-en la moitié dans le saladier et mélangez le tout vivement. Versez ensuite la moitié restante dans le saladier et mélangez délicatement. Finissez en ajoutant le fromage de brebis et en mélangeant une dernière fois.
Avant de mettre la pâte dans le gaufrier beurrez-le bien généreusement, c'est aussi ce beurre qui va donner leur craquant aux gaufres. Une fois les moules bien beurrés, versez la pâte et passez sur le feu le temps nécessaire pour obtenir des gaufres bien dorées.
Pendant ce temps vous pouvez faire dorer les fines tranches de poitrine et râper un peu de fromage. Il n'y a plus qu'à servir gaufres, lard et fromage et à manger tout ça encore bien chaud !
Et comme Mais pourquoi est-ce qu'ils nous cuisinent ça... est entré en période de travaux, les petites recettes qui s'y trouvaient vont revenir par ici… et voilà la première qui était là en V.O.
Tatin de brebis pomme et cerises noires
Ingrédients pour 4 tartelettes de 12cm de diamètre : 160g de fromage de brebis des Pyrénées - 1 pomme ½ plutôt acidulée – de la confiture de cerises noires – un rouleau de pâte feuilletée – du poivre
Commencez en coupant le fromage de brebis en fines lamelles et la pomme en fines tranches. Si vos moules ne sont pas anti-adhésifs couvrez-les avec du papier sulfurisé et posez d'abord du fromage, puis des pommes et couvrez enfin avec la pâte feuilletée.
Enfournez pour 15 à 20 minutes à 180°.
Laissez alors tiédir, puis démoulez sur une grille et passez rapidement sous un grill bien chaud, histoire de joliment dorer le tout.
Juste avant de servir, ajoutez une bonne cuillère à café de confiture et poivrez bien généreusement.

Mais pourquoi, après le problème c'est de choisir… ou de ne pas choisir… est-ce que je vous raconte ça…