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vendredi 4 décembre 2009

Le temps d'une photo, le temps d'un souvenir de gâteau d'enfance... Résultat du concours photo !

Au pays des blogs culinaires, l'appareil photo n'est jamais bien loin, c'est devenu presque un troisième oeil, celui qui essaye de capter le primordial, ce qui fait saliver ! Et ce n'est pas facile de rendre en image les parfums, les senteurs et les saveurs et même ce qui pourrait sembler plus évident, les textures ou le dégoulinant d'une coulure ne l'est souvent pas plus...
Il faut dire que la nourriture est fourbe, qu'elle penche, qu'elle fond, qu'elle coule dès qu'elle se sait regardée et que, dès lors, la si jolie photo attendue ne montre guère qu'une vague flaque sans âme. La nourriture est fourbe par nature !

Pourtant la blogueuse, comme le blogueur culinaire, insiste encore et encore, quitte à servir des plats dont la chaleur n'est même plus un souvenir... Et rien n'y fera, chez moi Marie peut crier et les enfants pleurer de faim, rien n'y fera, il me faut une photo et je l'aurai coûte que coûte !

Et quand j'ai vu les réalisations que nous avons reçues pour le concours de photos culinaires que nous avons organisé, Pascale, Isabelle et moi, je me suis dit que ces photographes avaient réussi le plus difficile , capter ce qui fait saliver !
Et voilà les gagnantes...
1er prix : un atelier photographique culinaire chez Isabelle en 2010. Sophie de Dans la cuisine de Sophie.2 ème prix : 3 ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes). Cuisine plurielle de Cuisine plurielle.3 ème prix : 3 livres de cuisine : « Inde », « Slunch » et « Apéritif dinatoire ». Carine de Un chat en cuisine.4 ème prix : un presse purée en inox, 2 livres de cuisine « slunch » et « Muffins ». Pose gourmande de La « pose »gourmande.Remise des prix chez Isabelle Rozenbaum à Paris, 29 rue des Panoyaux, Paris 20, métro Ménilmontant le 21 décembre 2009 à partir de 19h lors d'un petit apéritif amical et vous ne pouvez pas venir les lots vous seront expédiés.
Si vous voulez voir toutes les participations, passez chez Isabelle vous les y retrouverez toutes !


Mais pourquoi, j'ai pas une dinde à photographier moi d'ailleurs... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 21 octobre 2009

Comment un petit clic peut raconter toute une histoire... Venez jouer avec nous et les gâteaux d'enfance… concours photo !

Juste une petite pose (il y en aura d'autres d'ailleurs) pendant la quinzaine anglaise pour parler photo, photo culinaire…
La photo d'avant le blog ça se résumait pour moi à peu de chose. J'engueulais Marie deux fois les vacances parce qu'elle ne faisait pas assez de photos et… c'était tout. Il faut dire qu'avant le blog c'était encore le temps de l'argentique, le temps de ces étranges appareils avec du papier dedans et avec lesquels il n'y avait pas moyen de faire 32 587 photos pour attraper le tombé de la nouille juste juste au moment où elle tombe dans la sauce… non ça pas question, à moins de vouloir avoir son banquier en permanence sur son paillasson, les factures de développement entre les dents. En ce temps-là le clic était cher et raisonné, enfin on essayait de le raisonner en tout cas...
Et puis est arrivé le blog et le premier numérique, parce que le papier ne rentrait pas bien dans l'écran… et là je m'y suis collé à la photo de bouffe, comme pour les vacances quoi, sauf que là c'était deux fois par jour que j'engueulais Marie…
Dans le domaine de l'engueulade j'ai des capacités insoupçonnées ! d'un rien je peux faire la montagne… Que le grain de riz soit de travers, pas n'importe lequel ,LE grain de riz celui qui fait tout, enfin d'après moi, et je l'aurais voulu droit… et s'il avait été droit… Avec sa capacité habituelle, elle a supporté, supporté, supporté…
Et puis un jour alors que je lui faisais remarquer que les pépins de pomme était d'un nombre impair alors que j'étais dans ma période paire… elle m'a dit, écoute Chouchou les pépins y peuvent être douze ou soixante-dix-neuf, je m'en déturbanne le coquillard et là tout de suite maintenant à la seconde, tu vas te prendre TON putain d'appareil et TU vas te les faire TES putains de photos tout seul parce que sinon je sens que je vais faire des choses regrettables ! Elle a alors posé l'appareil avec la certitude du juste et m'a laissé là.
C'est comme ça que j'ai commencé à faire mes photos de bouffe…
Je dois dire qu'à ce moment-là j'ai vécu plus d'un moment de grande solitude pendant lesquels le flou et le loupé ont été mes compagnons de galère.
Puis, petit à petit l'oiseau a fait son nid fait de photos, petit à petit j'ai commencé à essayer de raconter des histoires avec les images, des histoires de bouffe forcément… parce que pour moi une photo c'est une histoire et une histoire que l'on peut raconter de mille manières, et toutes ne sont pas bonnes… Juste un diaphragme plus ou moins ouvert et un monde s'éteint ou s'éclaire comme le montre bien les deux photos de chouquettes réalisées un jour d'atelier chez Isabelle en compagnie de Pascale.
Et c'est ce même jour qu'est née l'idée et l'envie d'un concours de photo commun que nous organisons donc dès maintenant Pascale, Isabelle Rozenbaum et moi… Et maintenant je vous dis tout du pourquoi et du comment…
Nous avons choisi de vous proposer de photographier des Gâteaux d’enfance, qui sera donc le thème de notre petit concours et pour le reste…
Comment participer ?
Si vous avez un blog, publiez votre photo (et éventuellement la recette) en précisant que vous participez au concours de photo culinaire organisé par Isabelle de l’Oreille culinaire, Pascale de C'est moi qui l'ai fait ! et moi-même.
Envoyez votre photo à Isabelle
(isabelle@rozenbaum.com). Le format doit être JPEG et la taille de 500 pixels en 72 DPI environ ( si besoin de précisions, envoyer un mail à l’adresse d’Isabelle).

Si vous n’avez pas de blog, envoyez simplement votre photo à Isabelle avec vos coordonnées.
Quand ?
Envoyer votre photo avant le 1er décembre, minuit.
Le jury, constitué d’Isabelle, de Pascale et de moi, choisira 3 photos que nous publierons sur nos blogs respectifs mi -décembre. Et quelques prix viendrons saluer ces gagnants.
1er prix : un atelier photo chez Isabelle en 2010
2 ème prix : 3 ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes)
3 ème prix : 3 livres de cuisine « Inde », « Slunch » et « Apéritif dinatoire »
C'est prix seront remis chez Isabelle (Paris 20e) lors d'une petite rencontre amicale, ou seront envoyés à ceux qui ne pourront pas venir.
Et je n'ai pas résisté à l'envie de vous faire partager le gâteau d'enfance de Marie, que j'ai un peu revisité...
Petits quat'e qua't à l'orange
Ingrédients : 3 œufs (190g) – 190g de beurre – 190g de cassonade (sucre roux) - 190g de farine – 1pincée de levure chimique – le zeste d'une demi-orange -le jus de 2 oranges – 3càs bien pleines de sucre en poudre – 2càs de Cointreau
Commencez par mettre le jus d'orange, le sucre en poudre et le Cointreau dans une petite casserole et faites réduire à feu moyen jusqu'à obtenir un mélange sirupeux. N'hésitez pas à écumer pendant la cuisson.
Séparez les jaunes et les blancs des œufs, puis battez en neige bien ferme les blancs.
Mettez les jaunes et la cassonade dans un saladier et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange bien onctueux. Ajoutez le beurre qui doit être bien mou et battez de nouveau. Ajoutez enfin la farine et la levure et mélangez une dernière fois.
Ajoutez la moitié des blancs en neige et remuez vivement, ajoutez la deuxième moitié et mélangez cette fois délicatement. Ajoutez le zeste d'orange et 1 ou 2 càs du sirop d'orange. Mélangez et versez dans des moules à pudding largement beurrés ou des cagettes.
Enfournez à 180° pendant environ 30 à 35 minutes.
Quand les quat'e qua't sont cuits répartissez dessus le sirop et quelques petits zests d'orange, mangez tiède avec un petit tasse de thé…

Mais pourquoi, Toooo beeee orrrr not tooooo beeee… je me demande si je ne force pas un chouille sur le côté Sarah Bernhardt moi… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 8 octobre 2009

Voyage en Inde ou quand les livres de cuisine sont aussi de lointains voyages … et petite raïta plus que rafraîchissante au programme !

J'aime les livres de cuisine au point que cela fait maintenant quelques années que c'est presque la seule lecture que je pratique. Entre eux et moi, c'est une histoire d'amour fou et dès que je passe pas loin d'une de mes bibliothèques de cuisine, nous ronronnons tous de bonheur, eux et moi, pendant qu'ils battent des pages et moi des mains. Là, je n'ai plus qu'à tendre la main pour qu'un vienne s'y lover et que nous passions alors ensemble quelques heures de folle passion.
Les livres de cuisines n'ont jamais été pour moi que des collections de recettes qui attendent sagement sur une étagère que je passe en cuisine et qui aussitôt la recette finie retourneraient à leur place, ils ont toujours été bien bien plus que ça...
Et à chaque fois que j'ai un nouveau livre dans les mains, je commence par le renifler comme je le ferais d'un pot dont on soulève le couvercle, et puis je fais tourner les pages, vite, comme font les joueurs de poker quand ils battent leur paquet de carte.
Alors seulement quand les présentations sont faites, je peux commencer à le lire. J'ai toujours eu un peu l'âme butineuse et les livres de cuisine ont l'avantage de souvent pouvoir être ouverts au hasard sans que l'on soit perdu dans l'histoire. Et c'est ainsi que généralement je pars à la recherche de ce petit supplément d'âme qu'ont certains livres et qui me fait en ressortir avec un sourire béat aux lèvres…
Et c'est de la même manière que j'ai commencé avec Inde de Padmavathi et Beena Paradin aux éditions Minerva, un livre où les photos d'Isabelle Rozenbaum racontent le voyage. Et c'est comme ça que je me suis perdu de longues heures en Inde, conduit par les saveurs de Padmavathi et Beena auxquelles Isabelle Rozenbaum a réussi à donner du goût et des senteurs. Je me suis perdu parce que j'ai voyagé avec ce livre, voyagé dans les plats et les préparations indiennes, bien sûr, mais aussi avec les personnages qui peuplent ce livre et qui nous font découvrir plus que leur cuisine.
On les suit à travers les rues, les marchés et les maisons, les travaux et les préparatifs, on les suit simplement durant la vie, leur vie qu'ils nous permettent de partager. Et quand on quitte le livre, c'est avec une liste impressionnante de recettes à découvrir très vite mais aussi avec la sensation de remettre dans les étagères un peu plus qu'un livre, un album de famille que l'on retrouvera bientôt avec le même plaisir…
Ce soir Beena Paradin et Isabelle Rozenbaum dédicacent leur livre à librairie La Cocotte à partir de 18 h 5 rue Paul Bert Paris 11.

Et si voulez poursuivre le voyage, prenez 8minutes 27 pour retrouver ces moments que l'on ne voit jamais où des instants, d'infimes instants, se construisent et deviennent des photos et des livres... une vidéo réalisée par Isabelle Rozembaum assistée d'Hélène Robert.

En prise de vue, Isabelle Rozenbaum, photographe. from Isabelle Rozenbaum on Vimeo.

Quant à moi j'ai eu envie de détourner une des recettes du livre, une raïta qui pourrait accompagner bien des préparations…
Raïta fraicheur et parfums d'Inde
Ingrédients : 2 tranches d'ananas d'environ 1cm d'épaisseur– ¼ de pomme verte – 1yaourt nature – 1petit oignon nouveau – 4 ou 5 tiges de coriandre fraîche - ½ càc de graines de coriandre - ½ càc de graines fenouil - ½ càc de graines de fenouil - ½ càc de gingembre frais râpé – 3 ou 4 très fines lamelles de piment rouge ou vert (facultatif) - sel
Commencez en passant rapidement les graines dans une poêle et dès qu'elles commencent à claquer retirez du feu. Mettez-les dans un bol et écrasez-les plus ou moins au pilon, on peut aller jusqu'à les réduire en poudre si vous n'aimez pas le côté craquant des graines.
Couper ensuite en petits cubes l'ananas et la pomme, émincez finement l'oignon. Mélangez le tout.
Hachez à votre goût la coriandre fraiche. Ajoutez les graines grillées et écrasées, le gingembre et le piment, et mélangez rapidement.
Il n'y a plus qu'à ajouter le yaourt, j'en ai mis 3càs mais on peut mettre tout le pot, et à oublier ensuite au frais une bonne heure pour que tous les parfums se mélangent.
A moment de servir, parsemez de coriandre fraîche et de graines écrasées.
Cette raïta trouve naturellement sa place dans la cuisine indienne, mais avec un simple petit poisson grillé… à essayer !

Les photos illustrant cet article sont les miennes, celles d'Isabelle Rozenbaum vous les retrouverez dans l'ouvrage... Et je vous parle très bientôt de ses ateliers photo !

Mais pourquoi, bon et maintenant un p'tit voyage en Inde ça serait bien, est-ce que je vous raconte ça…