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lundi 30 novembre 2020

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate... parce que le Yotham Ottolenghi nouveau est arrivé...

Le temps passant vite, je me rends compte que je croise la cuisine de Yotham Ottolenghi depuis fort fort longtemps, une bonne décennie et que je lui dois bien des plaisirs à feuilleter ses livres mais aussi plus rarement quand je traverse le Channel pour me poser les fesses dans un de ses établissements.

Je me souviens encore la première fois où nous avons franchi la porte de sa boutique de Motcomb Street... Nous avions traversé la moitié de la ville avant de nous dire que, l'heure avançant, si nous voulions repartir les bras chargés il fallait peut-être presser le pas... mais presser le pas quand tu as déjà marché toute la journée... Nous sommes donc arrivés presque à l'heure de la fermeture avec des têtes de castors passé dans une lessiveuse et là je me suis rendu compte que je ne savais pas choisir dès lors qu'il s'agit de Yotham Ottolenghi ! D'autant plus quand le temps est compté... Du coup j'ai dit ça, ça, ça, ça et ça me mordant la langue de n'avoir pas pu ajouter ça, ça et encore ça.

Et depuis la même chose se reproduit au fil des livres que j'ai la chance de recevoir, ça s'est passé avec Plenty, Nopi, Sweet ou Jerusalem... et encore une fois avec le dernier Yotham Ottolenghi et Ixta Belfrage, Flavour cette fois entièrement consacrée aux légumes paru chez Hachette Cuisine ! Avec lui je ne sais décidément pas choisir entre ça, ça et ça...

Mais avec cet ouvrage je parlerais moins des recettes, elles sont au rendez-vous comme toujours, cosmopolites, diverses, inspirées, parfumées et savoureuses, mais plus des textes parce que ce livre n'est pas qu'un livre de recettes mais aussi un livre d'apprentissage ludique. Un apprentissage de sa cuisine et de celle qu'il a mis au point pour l'ouvrage en compagnie d'Ixta Belfrage avec ses ingrédients, ses manières de faire et ses cuissons, en nous expliquant ou plutôt en nous racontant tout ça. Et je vous assure que lire Ottolenghi qui écrit cuisine est aussi passionnant que le même qui cuisine !

Je suis passionné par Yotham Ottolenghi et Nicolas, mon complice de cuisine, en est un autre, nous partageons ça et bien d'autres choses. Du coup quand nous nous sommes retrouvés enfin pour cuisiner, après avoir beaucoup hésité et être partis comme toujours un peu dans tous les sens, l'évidence est arrivée, nous avons choisi une recette de Flavour... et là ça c'est compliqué à coup de ça et ça et... avant d'enfin nous décider pour celle-là...

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate...

Ingrédients pour 4 pains:

Pour la pâte : 200 g de farine T55 - 12 cl d'eau tiède - 1 càs d'huile d'olive - 1 càc de levure boulangère en sachet - 1/2 càc de sel

Pour le beurre à l'ail : 4 gousses d'ail - 2 gousses d'ail noir - 50g de beurre doux mou - 10g de persil

- 1 càc de graines de carvi - fleur de sel - poivre du moulin

Pour la garniture : 4 petites tomates - quelques tomates cerises - quelques graines germées d'ail (c'est très facultatif mais j'en avais...) - 3 ou 4 tiges d'origan effeuillées - fleur de sel - poivre du moulin

Placez les ingrédients de la pâte dans un saladier. Mélangez avec une spatule pour commencer puis travaillez avec les mains. Transférez la pâte sur votre plan de travail huilé. Malaxez la pâte pendant 5 minutes. Huilez à nouveau le plan de travail dès que la pâte commence à coller. Elle doit être souple et élastique. Formez une boule et placez-la dans un saladier légèrement huilé. Couvrez avec un torchon et laissez reposer 1 heure dans un endroit chaud. La pâte doit doubler de volume. Divisez-la en quatre portions égales. Formez quatre boules. Placez-les sur une plaque. Couvrez avec un torchon et laissez reposer une trentaine de minutes.

Pendant ce temps, coupez 3 gousses d'ail en deux, posez-les sur une feuille de papier de cuisson, arrosez d'une filet d'huile d'olive, salez, poivrez et emballez-le dans le papier de cuisson puis dans une feuille de papier aluminium. Enfournez à 180º pendant 30 minutes. Laissez-les refroidir avant de les peler. Placez-les dans un mortier. Ajoutez les gousses d'ail noir et la gousse d'ail crue restante. Écrasez le tout pour obtenir une sorte de pâte.

Faites torréfier les graines de cumin 1 minute ou 2 sur une plaque couverte de papier sulfurisé au four toujours à 180°. Hachez finement le persil. Ajoutez-les dans le mortier avec 1/4 càc de fleur de sel. Poivrez généreusement. Ajoutez le beurre mou et travaillez le tout. Réservez.

Faites chauffer votre four à 240º, placez une plaque au centre.

Coupez les tomates en deux puis râpez-les avec une râpe à gros trous de manière à râper la pulpe. Recueillez cette pulpe et mettez-la dans une passoire.

Transférez une portion de pâte sur votre plan de travail huilé. Formez un disque d'environ 18cm de diamètre avec les mains. Recommencez avec les autres boules de pâte.

Sortez la plaque du four et déposez-y deux disques de pâte en les séparant. Badigeonnez-les d'huile d'olive. Glissez aussitôt la plaque dans le four. Laissez cuire 7 à 8 minutes. Les pains doivent être très dorés et croustillants. Répétez l'opération avec les deux pains restants.

Tartinez chaque pain avec du beurre à l'ail, environ 1/2 càs. Garnissez-les avec la pulpe de tomate égouttée, une ou deux tomates cerises coupées en deux et grossièrement écrasées, les feuilles d'origan et de graines germées. Arrosez-les d'huile d'olive. Ajoutez une pincée de fleur de sel et un tour de poivre du moulin.

Mais pourquoi, un p'tit plat de pâte au zaatar ça serait une bonne idée non ? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 4 juillet 2018

Rigatoni saucisse artichaut et ail de Sonia Ezgulian à ma sauce...

Depuis que je fréquente les recettes de Sonia Ezgulian et les photos d'Emmanuel Auger, je cherche toujours comment raconter ce p'tit truc en plus que ces deux-là arrivent à mettre dans leurs plats et dans les photos qui vont avec et le mot qui pourrait résumer ça... Et je peux l'avouer, j'ai du mal à le trouver.
C'est un peu comme ces mélanges d'épices où on se dit qu'il y a dedans un peu de ci, un peu de ça et encore quelques autres choses que l'on n'arrive pas à trouver mais qui font que le sourire apparaît en goûtant le mélange. Et les plats de Sonia vont ainsi, il y a de l'inspiration et de la passion, de la chaleur et de la saveur et encore bien d'autres choses que je n'arrive pas à trouver et qui me donnent à chaque fois le sourire en les dévorant !
Rigatoni saucisse artichaut et ail de Sonia Ezgulian à ma sauce...
Alors avec le temps j'ai oublié d'essayer de décrire sa cuisine et je me suis consacré sur un seul moment, celui qui va de la préparation à la dégustation, avec la certitude sereine qu'une fois de plus le plaisir serait au rendez-vous.
Pour accompagner son deuxième carnet d'inspiration, un carnet réalisé avec Garofalo, je vous ai d'ailleurs déjà parlé du premier par là : Les radiatori all'arrabbiata de Sonia Ezgulian... cette fois, donc, Sonia met en lumière Gragnano et son label IGP et a concocté 3 recettes qui nous font voyager le long de la côte almafitaine, de Sorrente à Cetara, de Positano à Minori et à l'île d'Ischia...
Et c'est donc une des trois recettes accompagnant ce carnet que je vous propose maintenant dans une version simplifiée, ou en tout cas avec les ingrédients que j'avais dans mes placards. Je vous préciserai d'ailleurs dans la recette (entre parenthèses) les ingrédients utilisés par Sonia.
Rigatoni saucisse artichaut et ail de Sonia Ezgulian à ma sauce...
Ingrédients : 400g de rigatoni Garofalo – 4 saucisses aux herbes du type chipolatas (ou des saucisses maison à la marjolaine) – 1 boîte de tomates pelées au naturel, j'ai utilisé des tomates cerises pelées au naturel (ou 1 boîte de tomate pelée de San Marzano) – 1 branche de tomates cerise – 1 tête d'ail frais de préférence – 1 boîte de cœurs d'artichauts (6 petits artichauts poivrade) – 60g de parmesan – 2 branches de basilic effeuillées – 2 branches d'origan frais effeuillées - du gros sel pour la cuisson des pâtes – de l'huile d'olive – sel et poivre
Commencez, en coupant en deux les cœurs d'artichauts et en les égouttant bien, et en coupant en deux la tête d'ail.
Faites partir la cuisson des pâtes en suivant les indications portées sur l'emballage, et n'oubliez pas que les pâtes n'aiment pas les baignades en banc de sardines, alors pour 400g de pâtes suivez les conseils de Sonia, 4 litres d'eau et 40g de gros sel !
Pendant ce temps, versez un filet d'huile dans une grande sauteuse et faites dorer l'ail côté coupé vers la poêle à feu moyen, il faut un peu de temps pour cuire l'ail sans qu'il brûle alors on prend son temps. Quand l'ail est bien doré, mettez-le sur un côté, ajoutez les artichauts et faites-les rapidement dorer, comme pour l'ail côté coupé vers la poêle. Quand ils sont bien dorés aussi, retirez-les de la sauteuse et mettez-y les saucisses. Faites-les dorer de tous les côtés. Et quand elles sont bien dorées, on les retire de la casserole et on met à la place les tomates en boîte et on laisse cuire à feu moyen pendant une quinzaine de minutes. N'oubliez pas de saler et poivrer, et si vos tomates sont un peu trop acides comme l'étaient les miennes, ajoutez quelques pincées de sucre en poudre.
Pendant ce temps, coupez les saucisses en petits tronçons.
Au bout quinze minutes ajoutez les saucisses dans la sauce et poursuivez la cuisson 5 minutes. Pendant ce temps faites dorer les tomates cerise pendant 1 minute dans une poêle bien chaude avec un filet d'huile d'olive.
Dès que les pâtes sont prêtes, égouttez-les rapidement et ajoutez-les dans la sauteuse avec le reste, ajoutez aussi une demi-louche d'eau de cuisson des pâtes, mélangez rapidement et laissez une minute sur le feu.
Vous pouvez servir dans les assiettes et terminer en parsemant le parmesan et les herbes et en déposant sur les assiettes les tomates cerise.
Rigatoni saucisse artichaut et ail de Sonia Ezgulian à ma sauce...
Mais pourquoi, je vais croiser les doigts pour qu'il y ait un troisième carnet... au moins... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 6 février 2018

Pain à l'ail piquant piquant pour devenir un dragon furieux !

Il y a des mystères comme ça, peut-être aurez-vous une explication, comme ce pain à l'ail que nos amis britanniques appellent souvent, je ne sais donc pas pour quelle raison, pain à la française !
Du coup comme je ne crache pas sur ce pain-là, même s'il vous donne une haleine de dragon en deux bouchées, dès que j'arrive dans un super-marché de par là-bas il y a toujours sur ma liste, achète du pain à l'ail ! et souvent j'ajoute prends en plusieurs ! histoire que nous partagions en famille le plaisir de nous enfumer les narines après dégustation.
Pain à l'ail piquant piquant pour devenir un dragon furieux !
Et comme je n'ai pas pour l'instant prévu de passer du côté de la perfide Albion et que j'ai trouvé une jolie recette de pain à l'ail dans le dernier numéro d'Olive, je me suis dit que je pourrais aussi découvrir ce plaisir en version maison. D'autant plus qu'en plus de l'ail, la recette comporte une petite louchette de sriracha ma sauce préférée depuis un moment, une sauce qui avec l'ail...
Pain à l'ail piquant piquant pour devenir un dragon furieux !
Ingrédients : 1 baguette – 60g de beurre demi-sel mou – 1boule de mozzarella – 30g de cheddar ou de Comté râpé - 4 gousses d'ail - 1 ou 2càs de sriracha (je ne saurais trop vous conseiller de goûter L'Intrépide une sauce sriracha bio et bien bonne!) - 2 petites échalotes – 4 tiges de coriandre
Pelez les gousses d'ail, coupez-les en deux et mettez-le dans un mixer. Ajoutez les échalotes aussi épluchées et coupées en deux et la coriandre et mixez le tout assez finement. Ajoutez le beurre et la sriracha et redonnez un coup de mixer.
Entaillez le pain en biais, sans le couper complètement, tous les 3 ou 4cm. Égouttez puis coupez en tranches la mozzarella.
Tartinez le beurre dans les entailles de la baguette puis glissez-y une tranche de mozzarella et terminez de farcir le pain en répartissant le cheddar dans les entailles.
Emballez le pain dans une feuille de papier de cuisine. Enfournez-le dans un four préchauffé à 180° pendant une quinzaine de minutes.
Sortez alors la baguette du four, montez la température à 210°, déballez le dessus de la baguette et enfournez de nouveau pendant 5 minutes.
Pain à l'ail piquant piquant pour devenir un dragon furieux !
Mais pourquoi, je me demande si je ne vais pas entrer dans une période sriracha... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 2 septembre 2017

Ail ! Ail ! Ail !!! Mon p'tit poulet à l'ail... parce que moi j'aime... l'ail !

Il y a quelques jours, en bonne compagnie, j'ai eu la chance d'aller du côté de Valence rencontrer quelques producteurs d'ail et de semences de la même bestiole... je vous en reparle très vite d'ailleurs . Et à cette occasion, je suis revenu avec les bras chargés d'ail... enfin je devrais plutôt dire d'aulx puisque si l'ail est unique il est aussi divers, de l'ail de par là-bas donc, de bien belles gousses qui embaument depuis ma cuisine et j'en suis bien heureux.
Parce qu'en ces temps où les goûts sont trop souvent aseptisés, je n'ai pas peur de le dire, croquer dans l'ail a toujours été un plaisir pour moi, même si après le face à face peut se révéler plus aventureux tant pis, l'ail a été et restera mon ami ! Et si je ne me retenais pas je crois que je serais capable de me rouler dedans, histoire de bien montrer notre amitié odorante... presque capable.
Du coup comme la récolte qui nous a été remise a été généreuse, je me suis dit qu'un petit poulet avec beaucoup beaucoup beaucoup d'ail, ça serait pas mal !
Mon p'tit poulet à l'ail...
Ingrédients : 800g de blancs de poulet avec la peau si possible coupé en gros cubes – 20 belles gousses d'ail en chemise (j'ai pris de l'ail violet qui est parfait pour ce type de plat) – 20cl de vin blanc – 1 vingtaine de belles olives variées – 1 ou 2càc de fond de volaille déshydraté – 2 càs d'huile d'olive – 4 branches de thym - 2 ou 3 tiges de basilic effeuillées - sel et poivre
Commencez en versant l'huile dans une grande sauteuse et faites chauffer à feu assez vif. Mettez-y la volaille, légèrement salée et poivrée, et faites-la rapidement dorer de tous les côtés. Une fois votre poulet cuit, retirez-le de la sauteuse, mettez-le dans un plat que vous filmerez pour qu'il reste à l’abri et au chaud.
Baissez le feu, mettez toutes les gousses d'ail dans la poêle et faites-les revenir en les remuant régulièrement pendant deux ou trois minutes. Ajoutez alors le vin blanc, le fond de volaille et le thym et prolongez la cuisson pendant une petite dizaine de minutes à couvert en remuant délicatement les gousses d'ail. Si la sauce devient trop épaisse, ajoutez une larme ou deux de vin.
Ajoutez alors le poulet et les olives, remuez bien le tout et laissez blobloter jusqu'à ce que le poulet soit cuit, à peine quelques minutes pour moi parce que autant j'aime l'ail autant je n'aime pas le poulet quand la bestiole est sèche... Donc rapide !
Après vous n'avez plus qu'à servir en parsemant par dessus plein plein de jolies feuilles de basilic !
Mais pourquoi, vous savez que l'ail peut avoir la taille d'un éléphant... si si d'un éléphant ! est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 29 juin 2017

Boulettes d'agneau aux aubergines à la crème d'ail parce qu'elle a gagné le SuperBall !

Il y a quelques temps je vous annonçais par ici l'ouverture de la chasse à la boulette d'agneau avec le début du Superball, ce rendez-vous amical et culinaire qui permet à chacune et chacun de proposer sa petite recette en espérant au final décrocher le SuperBall de l'année !
Et il y a un peu moins de temps, après avoir voté pour les participants et retrouvé les trois finalistes à Paris, la casserole à la main pour cuisiner leur recette, la gagnante, puisque c'est effectivement une gagnante a été déclarée. Je suis toujours un peu touché de voir ces cuisiniers qui ressemblent à ce que j'étais il y a une douzaine d'années, un peu stressés d'arriver dans la cuisine de l'Atelier des Chefs, cherchant leurs marques et arrivant au final à proposer de bien jolies recettes ! Et aussi de voir leur plaisir à d'abord partager avec ceux qui sont autour d'eux, bien plus nombreux que dans leur cuisine, leurs expériences et leur cuisine. Et donc cette année c'est Nathalie Maclin-Arnoux qui a gagné . De bien bonnes boulettes à l'agneau bien sûr, mais aussi à l’aubergine et avec une jolie crème à l'ail coulant dessus, des boulettes que je n'ai pas résisté à remettre à ma sauce !
Boulettes d'agneau aux aubergines à la crème d'ail
Ingrédients : 600g de viande d'agneau hachée - 300g d'aubergine et 1petite aubergine coupée en tranches d'environ 1cm – 1gros oignon – 4 gousses d'ail – 15cl de crème liquide entière – 1càc de fond de veau déshydraté - 10càs de chapelure (j'ai utilisé du panko ma chapelure japonaise préférée) – 1 œuf - 4 tiges de persil frisé haché finement – huile d'olive – sucre en poudre - sel et poivre 
Commencez en faisant la crème à l'ail. Mettez la crème liquide dans une petite casserole et ajoutez 3 gousse d'ail passées au presse ail et faites cuire le tout à feu moyen pendant 5 minutes. Ajoutez le fond veau, mélangez bien, et continuez de faire cuire 5 minutes de plus. N'hésitez pas à remuer pendant la cuisson et à baisser le feu si ça bloblote trop fort. Ensuite mixez ou passez au tamis et réservez.
Préparer ensuite les boulettes.
Personnellement je passe la viande moi-même au hachoir, du coup je passe aussi au hachoir, avec une grille assez grosse, l'aubergine (les 300g), l’oignon et la gousse d'ail que j'ai d'abord coupés en cubes pour que ça passe dans le hachoir, forcément. D'ailleurs une petite astuce pour hacher plus facilement l'agneau, mettez-le au congélateur une quinzaine de minutes après l'avoir coupé en cubes, le gras va figer un peu et passera plus facilement.
Si vous avez de l'agneau déjà haché passez les légumes au mixer sans les réduire en purée !
Donc vous avez d'un côté votre agneau haché et de l'autre vos légumes, ne mélangez pas les deux !
Versez un filet d'huile d'olive dans une poêle et faites-y revenir les légumes pendant une petite dizaine de minutes à feu moyen en remuant souvent, ils doivent être cuits mais sans trop de coloration.
Mélangez ensuite les légumes, la viande, la moitié de la chapelure et la moitié du persil, là les mains sont indispensables ! Salez et poivrez et mélangez de nouveau.
Formez des boulettes d'environ 35g (donc entre 34 et 36 maxi si vous-êtes aussi mono-manique que moi...). Roulez ensuite vos boulettes dans l’œuf battu puis dans la chapelure restante en insistant bien.
Là, deux solutions ou même trois... à la poêle à l'huile d'olive en les faisant bien rouler régulièrement pendant une petite dizaine de minutes, à la friteuse comme moi à 140° jusqu'à ce qu'elles soient bien bien croustillantes et après vous les égouttez bien sur du papier absorbant, et sinon pourquoi pas au four posées sur une grille à 180° pendant une bonne quinzaine de minutes si vous voulez des boulettes moins grasses.
En tout cas pendant que ça cuit, versez un filet d'huile d'olive dans une autre poêle et faites-y dorer les tranches d'aubergine d'un côté d'abord, saupoudrez un tout petit peu de sucre, de sel et de poivre l'autre côté puis faites le dorer à son tour.
Tout est maintenant prêt ! Déposez les tranches d'aubergine sur vos assiettes, les boulettes, arrosez de sauce et terminez par le persil restant !
Mais pourquoi, bon et dire qu'il va falloir attendre un an... ou pas, pour refaire des boulettes ! est-ce que je vous raconte ça...

lundi 10 avril 2017

Mes pastas con la mollica ! Pour revenir à la cuisine en version originale...

Tous ceux qui sont nés quelque part, ce quelque part pouvant même être une région de par ici, ont tous connu ce moment où votre interlocuteur vous raconte la cuisine de par chez vous et que subitement vous trouvez la vie bien cruelle... Vous la trouvez cruelle la vie parce que la cuisine que vous écoutez à ce moment-là est bien bien loin de ce que vous connaissez, vous, celle que vous mangiez là-bas ou ici à la table d'une mère ou d'amis de vos parents.
Mes pastas con la mollica ! préparation
C'est ce que raconte très justement Tommaso Melilli dans cet article là : La vraie recette des pâtes au pain que les Français snobent... en racontant tout ce qu'on lui demande à la table de son restaurant, ces plats qui sont bien loin de sa cuisine, de celle qu'il voudrait mettre à sa carte et que certains ne reconnaissent même pas comme de la cuisine italienne...
Nous avons tous vécu ces drôles de moments, je ne compte plus les amis marocains qui me regardent troublés et presque la larme à l’œil après avoir servi un délicieux couscous avec ses jolis légumes et sa viande unique, qui me racontent l'âme peinée... Si tu savais ils m'ont demandé, et pourquoi je n'ai pas ajouté du poulet et des merguez et des boulettes et... ils m'ont même demandé pourquoi j'ai mis aussi longtemps à préparer ma semoule alors qu'il suffit de l'arroser d'eau et hop... tu te rends compte !
Je hoche la tête à ces moments-là sans rien dire, même si je suis en train de me dire et si tu savais ce qu'ils veulent mettre dans ma paella ! Si tu savais...
Nous avons tous connus ça, mais souvent pour faire plaisir nous mangeons notre chapeau et nos origines et nous préparons ces drôles de plats que les autres attendent, parce que finalement ce n'est pas bien grave, et nous allons nous manger discrètement les doigts quand après avoir dévoré une paella... une paella royale comme ils disent... et qu'il nous affirment alors ça c'est d'la vraie cuisine comme là-bas, comme celle que j'ai mangé là-bas... On se mange les doigts et des fois quelques orteils histoire de nous calmer nos origines...
Et donc aujourd'hui j'ai eu envie de préparer ce simple plat de pâtes de Tommaso, un plat que je n'ai pas trop mis à ma sauce, histoire de ne pas peiner le cuisinier italien par mes transformations...
Mes pastas con la mollica !
Ingrédients : 250g de spaghettis – 90g de pain de campagne bien sec sans la croûte (c'est le poids sans la croûte) – 2càs d'huile d'olive - 1 belle gousse d'ail – 1 petit piment sec (pas trop fort!) - sel et poivre.
Mes pastas con la mollica !
Ça c'est la recette d'origine à laquelle j'ai ajouté (Tommaso Melilli précisant qu'on peut...) : ¼ càc d'origan (j'ai utilisé du frais mais vous pouvez utiliser du sec) – ¼ càc de graines de fenouil – ¼ càc de romarin
J'ai aussi ajouté pour servir quelques feuilles de basilic mais ça n'allez pas en parler à Tommaso, il n'en parle pas...
Commencez en râpant le pain avec une râpe à gros trous. Coupez l'ail en tranches, je ne l'ai pas épluché mais vous pouvez aussi. Émiettez grossièrement le piment.
Versez la moitié de l'huile dans une poêle, en fonte si vous avez sinon une simple poêle, et faites chauffer à feu doux. Ajoutez l'ail et le piment et faites-les dorer rapidement en remuant régulièrement. Ajoutez le pain et faites-le gentiment dorer en remuant constamment, profitez-en pour « casser » le pain s'il reste des plus gros morceaux. Quand le pain est assez doré, salez et poivrez, ajoutez le reste d'huile et laissez sur le feu une minute ou deux en remuant sans arrêt. Versez alors la mollica sur une assiette.
Préparez vos pâtes, n'oubliez pas que plus vos pâtes cuisent vite et souvent moins elles sont bonnes... En tout cas préparez-les en suivant les indications de l'emballage. Faites-les en tout cas cuire al dente puis égouttez-les rapidement.
Mettez-les dans la poêle avec un filet d'huile, et si vous voulez à nouveau un peu d'ail et de piment, et faites-les sauter très très rapidement. Vous n'avez plus qu'à les servir et à parsemer généreusement la mollica par dessus ! Quant aux feuilles de basilic pour pouvez alors les parsemer mais je ne vous ai rien dit !
Mes pastas con la mollica ! 2
Mais pourquoi, bon et si justement on allait voir à quoi ressemble une paella là-bas... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 3 février 2017

J'aime les pâtes ! Ils aiment les pâtes... Radiatori aux artichauts parfumés...

Il y a à la maison certaines choses qui font partie de notre alimentation, des indispensables, un peu comme le bermuda à fleur est indispensable à des vacances à la plage réussies... enfin bon pour le bermuda je ne suis pas si sûr que ça finalement. Quoi qu'il en soit, il y a vraiment à la maison des ingrédients qui reviennent , reviennent, reviennent... dans nos assiettes avec la régularité d'une pendule suisse. Il suffit qu'un jour je demande à la cantonade et on mange quoi alors ? pour que j'en ai un, deux, trois... qui se mettent à crier des pâtes papa ! Fais des pâtes ! 
Des fois en entendant miauler un de mes chats qui passe par là au même moment, je crois deviner que lui aussi répond, des pâtes ! C'est dire si les pâtes à la maison...
Le problème, c'est qu'ils ne veulent pas que des pâtes, ils veulent aussi souvent une nouvelle recette puisqu'ils me précisent juste après le cri de joie, et tu vas les faire comment... cette fois, papa ? Le « cette fois, papa » indique bien que ça ne peut pas être la dernière recette, ni celle d'avant, non il faut du nouveau, du frais ! Et moi, à ce moment-là, je commence à me gratter... la barbe, parce que des pâtes à raison quelquefois de deux ou trois fois par semaine... eh ben des fois, j'ai la recette qui se tarit !
Heureusement, aujourd'hui les pâtes ne ressemblent plus à celles du temps où je portais des bermudas, même quand nous n'allions pas à la plage. Parce qu'à cette époque-là les rayons de notre petit Viniprix d'à côté étaient aussi tristes qu'une épicerie polonaise en fin de mois du temps où le mur n'était pas encore tombé, pas réjouissants donc, remplis surtout des grands classiques de la nouilles, spaghettis, macaronis, papillons et pas grand chose de plus...
Alors qu'aujourd'hui quand je regarde la gamme que propose Garofalo, un de mes fournisseurs de pâtes préférés, j'ai de quoi m'amuser encore quelques temps à découvrir les formes et les goûts et à imaginer à quelle sauce je vais les manger et surtout les jeter en pâture à mes affamés ! Et aujourd'hui donc j'ai décidé de leur faire des Radiatori avec des quelques jolis artichauts poivrade que j'ai attrapés au coin de la rue et quelques autres petites choses !

Radiatori aux artichauts parfumés...
Ingrédients : 320g de Radiatori Garofalo – 6 artichauts poivrade – 2 gousses d'ail – 2 tiges de basilic effeuillés – 2càs d'huile d'olive – du parmesan émietté pour servir – du jus de citron - sel et poivre
Commencez en vous occupant des artichauts. Regardez les photos pour vous aider. Coupez le bout des tiges à moitié puis retirez les premières feuilles du bas, n'hésitez pas elles sont dures. 
Pelez la tige en remontant vers le haut, donc vers l'artichaut et enlevez aussi les feuilles extérieures, encore une fois avec les photos c'est plus facile à comprendre. 
Ensuite tranchez le haut des artichauts, n'hésitez pas non plus, c'est pareil les feuilles sont dures alors autant éviter. 
Tournez vos artichauts pour faire joli puis coupez-les en deux et enlevez le foin avec une petite cuillère. Là, c'est bon, ils sont prêts ! 
Citronnez généreusement chaque artichaut à chaque fois que vous en avez un de prêt et ensuite directement dans un saladier d'eau froide avec encore du jus de citron, sinon vos artichauts vont foncer très très vite.
Faites chauffer une casserole d'eau et quand elle arrive à ébullition, faites cuire les artichauts pendant 5 ou 6 minutes. Egouttez-les, passez-les sous l'eau froide puis réservez-les.
Faites cuire les Radiatori al dente dans une grande casserole d'eau salée, puis égouttez-les rapidement.
Pendant ce temps faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse, ajoutez l'ail juste coupé en deux, faites-le rapidement dorer puis enlevez-le. Coupez les demi-artichauts en deux dans la longueur et faites-les dorer dans la sauteuse. Remettez l'ail, ajoutez les Radiatori et mélangez bien le tout juste le temps de réchauffer les pâtes.
Là, vous n'avez plus qu'à servir et à parsemer les feuilles de basilic, le parmesan et un peu de poivre et à table !
Vous pouvez en savoir plus sur les pâtes Garofalo sur la page Facebook de la marque, c'est là : Garofalo
Article sponsorisé

Mais pourquoi, bon et si je refaisais des pâtes demain... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 27 août 2016

Le samedi c'est retour vers le futur... P'tits pains à l'ail et aux herbes pour fêter la rentrée... des autres !

Ayé tout le monde commence à parler rentrée et cartables et à se dire qu'il va falloir affronter ses supermarchés qui ressemblent à un RER aussi surchargé et surchauffé qu'aux pires heures de pointes pour acheter de quoi garnir les fameux cartables avec trousses, cahiers et stylos...
Aujourd'hui je n'ai plus ce problème puisqu'à part mon hamster qui va brillamment vaincre le bac cette année... enfin c'est en tout cas ce que je lui répète chaque matin... Je n'ai donc plus ce problème, mes enfants n'ont pas compris qu'il était inutile de grandir pour m'impressionner et qu'ils auraient pu rester grands comme trois pommes, ça m'aurait bien été... Enfin bon ça a au moins ça de bon que je n'ai plus à foncer le caddie à la main, tête baissée dans les rayons pour préparer leur rentrée !
Cela dit si je me souviens bien je crois que j'étais assez doué pour avoir piscine le jour de ces fameuses courses et être passé assez souvent à travers grâce à des raisons aussi fallacieuses que... fallacieuses.
Du coup en pensant à la rentrée des autres, la mienne s'est déjà déroulée depuis un moment, j'ai eu envie d'un apéro pour lever mon verre à leur rentrée avec un p'tit quelque chose dans l'autre main...
P'tits pains à l'ail et aux herbes…
Ingrédients : 450g de farine – 30cl d'eau tiède – 1càs de levure de boulanger déshydratée – 1càs de miel liquide assez neutre – 1càc de cristaux de sel ou de sel fin - 60g de parmesan râpé très fin – 60g de beurre - 6 tiges de persil, de basilic et d'origan – 1 gousse d'ail - poivre
Mettez dans un mixer les feuilles de toutes les herbes et l'ail, et mixez finement le tout.
Mélangez avec le parmesan.
Commencez par verser dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet, l'eau, la levure et le miel. Donnez quelques tours de batteur puis laissez reposer 5 minutes.
Ajoutez la farine et le sel puis faites tourner le batteur 5 minutes à petite vitesse.
Ajoutez un tiers du mélange d'herbes, d'ail et de parmesan et donnez quelques tours de batteur.
Versez la pâte sur une table bien farinée et partagez-la en 8 parts. Faites une boule avec chaque part.
Étirez ensuite les boules en longueur de manière à obtenir des ficelles d'environ 25cm et laissez reposer une dizaine de minutes.
Pendant ce temps faites chauffer une plaque à four d'environ 28cm sur 40 et quand elle est bien chaude posez-y le beurre coupé en morceaux. Il va donc fondre.
Posez sur la plaque beurrée les ficelles de pâte et retournez-les pour les beurrer de tous les côtés.
Parsemez sur les ficelles les deux tiers restants du mélange d'herbes, d'ail et de parmesan.
Enfournez dans un four préchauffé à 200° pendant une vingtaine de minutes en surveillant bien la cuisson.
Quand c'est cuit laissez tiédir et dégustez encore croustillant. Je n'ai pas fait le test, tout a été mangé à peine sorti du four, mais je ne pense pas que ce pain se garde trop longtemps, juste le temps d'un apéritif donc…
Mais pourquoi, je me demande si je ne devrais pas aussi lui dire chaque soir... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 12 juin 2016

Y'a un couillon dans l'potager... Après la pluie... la pluie !!!

Depuis quelques temps je passe mon temps à regarder mon p'tit potager depuis ma fenêtre en me demandant si la salade de la veille s'rait pas un peu plus... Enfin je scrute, je scrute, je scrute !
Et grâce à vos conseils et une décoction d'ail à faire fuir en train direct le premier vampire venu au fin fond de la Transylvanie, je ne vois plus depuis mon poste d'observation le moindre puceron sur mon persil et mes rosiers. 
Bon, pendant un moment j'aurais pu préparer un beurre d'escargot directement avec mon persil tellement il sentait l'ail et mes roses s'étaient attrapées une haleine de ch'val digne de la famille Adams, mais au moins, pucerons il n'y avait plus !
Pendant un temps je ne me suis demandé si c'était vraiment l'effet de la décoction ou si les pauv'es bêtes n'avaient pas fini noyées... mais je n'ai pas eu le temps de réfléchir longtemps avant de me rendre compte qu'un nouveau problème était en train de frapper mon potager !
Depuis quelques temps je guettais que mes jolis fraisiers me donnent enfin un plein panier de fraises à dévorer aussi sec parus et je ne voyais toujours rien rougir sous les feuilles... enfin à part moi d'envie. 
Ils poussaient sans gène, mes fraisiers, mais rien de rouge, de flamboyant, de croquant, fondant et gourmand comme disait l'autre, ne venait apparaître. 
Et puis à force de jouer à sœur Anne au-dessus de mes fraisiers en attendant de voir venir la fraise, j'y ai été voir de plus près.
Et là, frayeur, horreur, malheur ! Mes fraises poussent bien mais elles pourrissent au fur et à mesure !
Et me voilà perplexe en me demandant si c'est de la faute du temps qui n'arrête pas, comme vache qui pisse, de nous mouiller les chaussures ou alors le ciel n'y serait pour rien et j'aurais encore mal fait... 
Le couillon dans son potager que je suis s'est gratté la tête de nouveau et s'est trouvé un nouveau défi, une nouvelle quête, sauver les fraises perdues !
Bon comme d'habitude si jamais vous avez astuces et idées n'hésitez pas... parce que pour le moment ma récolte se résume à cette seule et unique fraise...
Mais pourquoi, j'aurais pas la salade qui pousse un peu furieusement là ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 10 mai 2016

Les pâtes c'est facile ! Quoique... Mes pâtes simplissimes tout en tomates piment et herbes !

Quand j'étais à peine adulte et qu'on avait faim... On, c'était la bande de branquignols avec lesquels je traînais à cette époque, tous garçons, et tous avec la même préoccupation dans la tête, les filles ! Donc quand on avait faim, il y en avait toujours un qui finissait par craquer et lançait aux autres bon ben puisque j'vois que je peux compter que sur moi, j'vais vous faire des pâtes hein ! 
Le jeune adulte est un être particulier qui jongle souvent entre deux états, celui de la faim et celui qui consiste à lutter contre le baobab qui lui pousse dans le creux de la main et qui l'empêche d'aller se préparer lui-même sa pitance. Du coup quand nous étions ensemble, c'était à celui qui craquerait le premier et qui aurait la faim plus sévère que la fainéantise... Et dans ce domaine-là j'avais une résistance certaine.
Et quand finalement l'ami généreux qui s'était collé aux pâtes revenait la casserole à la main, souvent c'était avec soit une sorte de mastic gluant, soit avec des petits cailloux couverts d'un truc fondant qui dans une autre vie avait dû être du fromage. Mais nous mangions quand même avec joie parce que la promesse des pâtes dans notre assiette avait éteint nos dernières lueurs de sens critique.
Depuis j'ai appris que si les pâtes c'est facile, il y a quand même deux ou trois petites choses à savoir pour ne pas les louper irrémédiablement. Des petits trucs tout simples, des petites questions toutes simples qu'il faut se poser... Comment tu sales l'eau ? Comment tu t'égouttes les nouilles ? Est-ce que tu mets du gras... ou pas ? De la sauce, oui, mais quand et comment ? Des petites choses...
Généralement quand je me pose une question sur le comment des pâtes depuis longtemps je trouve mes réponses en allant chez Edda, dans sa cuisine virtuelle, Une journée au soleil tant Edda et les pâtes c'est presque comme l'air et respirer, naturel et évident !
Et depuis hier j'ai une nouvelle arme fatale pour ne plus jamais les louper et pour avoir toutes les recettes qu'il me faut, son livre 1001 secrets d'une italienne pour cuisiner les pâtes paru chez Prat Editions
Les pâtes, c'est donc facile mais ça l'est encore plus avec ce livre qui vous dit tout, tout de leur fabrication, tout de leur composition, ce qu'il faut faire ou ne pas faire et enfin une collection de recettes à vous mettre l'appétit en fureur ! Difficile de choisir une ou même quelques recettes pour vous dire tout ce que propose l'ouvrage mais sachez en tout cas que rien ne manque, des plus classiques aux plus étonnantes, Edda n'a rien oublié !
Alors si vous avez comme moi la pâte qui vous travaille n'hésitez pas une minute, ce petit livre par la taille, qui est déjà devenu mon livre de chevet, est grand par ce qu'il propose, de vous faire redécouvrir et cuisiner le plus simplement possible des pâtes !
Et pour illustrer ce livre j'ai eu envie de refaire une de mes recettes, une de celles que je fais quand finalement chez moi on me demande pour la 354 fois qu'est-ce qu'on mange papa ? Et que je suis en panne d'idées... des pâtes avec des tomates, des piments et des herbes !
Mes pâtes simplissimes tout en tomates piment et herbes !
Ingrédients : 300g de macaroni ou d'autres pâtes sèches – 400g de coulis de tomates – 4 gousses d'ail coupées juste en deux et le germe enlevé – 4 petits piments oiseaux entiers – 2 belles tiges de basilic effeuillé – 2 belles tiges d'origan frais effeuillé – 400g de tomates diverses et variées coupées en gros cubes (j'ai utilisé 1 noire de Crimée, 1 tomate ananas et des tomates cerises parce que c'est ce que j'avais dans le frigo) – 1càs d'huile d'olive – du parmesan râpé - sel et poivre
Quand on fait des pâtes le mieux c'est que les pâtes et la sauce finisse leur cuisson en même temps, comme ça il n'y a plus qu'à mettre l'un dans l'autre et à manger ! Donc arrangez autant que possible pour faire coïncider les deux...
Commencez en lançant la sauce et en mettant une grande casserole d'eau à chauffer pour les pâtes. Mettez l'huile d'olive à chauffer dans une casserole puis dès qu'elle commence à fumer légèrement ajoutez l'ail et faites revenir jusqu'à ce qu'il commence à peine à dorer. Ajoutez le piment et remuez bien, attention plus les piments vont se défaire, plus le feu va se répandre dans votre plat, donc traitez-les avec douceur ! Ajoutez tous les cubes de tomates et prolongez de trois minutes en remuant assez régulièrement.
Ajoutez le coulis, remuez bien et prolongez la cuisson une douzaine de minute. Deux minutes avant la fin de la cuisson de la sauce, jetez la moitié des herbes, remuez et terminez la cuisson.
Pendant ce temps faites cuire les pâtes al dente.
Dès que la sauce et les pâtes sont prêtes, égouttez-les sans insister puis jetez-les dans la sauce, remuez vite vite, servez et terminez en parsemant sur les plats le reste des herbes et du parmesan puis mangez sans attendre !
The easiest pasta with tomatoes, chilli and herbs
Ingredients: 300g macaroni or any other kind of dry pasta - 400g passata - 4 cloves garlic, just halved and sprout removed - 4 small but whole piri piri chillies - 2 big sprigs basil, leaves picked - 2 big sprigs oregano, leaves picked - 400g varied tomatoes, cut into large chunks (I basically used the tomatoes I had in the fridge) - 1 Tbsp olive oil - grated Parmesan - salt & pepper
When you make pasta, the best is when the pasta and the sauce are ready at the same time. This way, you mix them together and serve and that’s it! So try your best to make them be ready at the same time.
Start with the sauce and heat up a big pot of water to cook the pasta. 
Heat up the olive oil on a saucepan and when it starts to gently smoke, add the garlic and fry it until it barely starts to get golden. Add the chilli and stir well. Bear in mind that the more the chillies come apart, the hotter the dish will be. So stir well but with delicacy! Add the tomatoes and cook for another 3 minutes, stirring rather regularly.
Add the passata, give a good stir and cook for 12 minutes.
After 10 minutes, stir in half the herbs.
In the meantime, cook the pasta al dente.
When the sauce and pasta are ready, drain the pasta not too much and throw them in the sauce. Give a quick stir and serve topped with parmesan and the remaining herbs.
Livre reçu

Mais pourquoi, bon et avec un reste de pâtes on fait quoi ? est-ce que je vous raconte ça...

samedi 9 avril 2016

Le samedi c'est retour vers le futur... P'tits croissants pesto y jamon ! parce que la simplicité c'est bien !

Quand je fouille dans mes archives pour y trouver cette recette du samedi pour la remettre en avant, généralement il n'y a que mon appétit et mon estomac qui décident que c'est telle ou telle recette que je vais choisir. Et puis d'autres fois j'essaie de comprendre pourquoi telle ou telle autre recette a du succès auprès de vous.
Et dans ces cas je vais regarder souvent du côté de mon compte Pinterest quelles sont les recettes qui visiblement ont eu le plus de succès et là régulièrement je me rends compte que la simplicité des recettes est souvent récompensée par vos envies. C'est quelque chose que je remarque de plus en plus, la simplicité est quelque chose d'attendu mais que je ne sais pas toujours maîtriser...
Il faut dire que j'ai un luxe que toutes et tous n'ont pas, j'ai le temps ! 
J'ai le temps dans ma cuisine où je passe souvent mes journées, j'ai le temps de jouer à monsieur plus et d'ajouter une petite épice de plus ou d'allonger ma recette à souhait. 
Par contre ce n'est pas forcément, et je le comprends, le cas de toutes celles et ceux qui arrivent en courant dans leur cuisine le soir venu, et qui n'ont pas envie d'y passer de nombreuses heures avant de profiter souvent, un peu, de leur soirée et de ceux qui les entourent. Du coup je comprends ce besoin de simplicité et aujourd'hui j'ai choisi une de ces recettes qui ne demandent que peu de temps et vous permettront de profiter... profiter... profiter !
P'tits croissants pesto y jamon !
Ingrédients : 1 rectangle de pâte feuilletée (généralement quand je n'ai pas pensé à commander chez mon boulanger, Picard est mon ami) – des tranches très fines de jambon cru - 1 jaune d’œuf
Pour le pesto aux amandes : 1 petit bouquet de basilic effeuillé – 3càs d'amandes effilées – 30g de parmesan râpé – 2 gousses d'ail - 3 ou 4càs d'huile d'olive
Préparez le pesto.
Mixez rapidement le basilic, les amandes et l'ail.
Ajoutez le parmesan, poivrez et versez l'huile en filet tout en mixant. N'insistez pas trop personnellement j'aime quand le pesto reste un peu grumeleux.
Étalez votre pâte feuilletée de manière à obtenir un rectangle de 18cm de largeur le plus long possible. Coupez ensuite de long triangle de 18cm de hauteur et d'environ 6cm de base (regardez la photo pour vous donner une idée du résultat). 
Étalez ensuite sur chaque triangle 1càc de pesto et un petit morceau de jambon, déchirez les tranches à la main, et éventuellement une petite feuille ou deux de basilic (encore une fois regardez la photo pour vous aider).
Roulez les triangles de pâte feuilletée en partant de la base et en terminant par la pointe.
Déposez les triangles sur une plaque couverte de papier sulfurisé et badigeonnez-les de jaune d'œuf au pinceau.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 20 à 25 minutes.
Sortez la plaque du four et disposez les p'tits croissants sur du papier absorbant. Laissez tiédir puis disposez-les sur une assiette et dégustez !
Small croissants with pesto and ham
Ingredients: 1 rectangle puff pastry - very fine slices cured ham - 1 egg yolk
For the almond pesto: 1 small bunch basil, leaves picked - 3 Tbsp sliced almonds - 30g grated Parmesan - 2 cloves of garlic - 3 or 4 Tbsp olive oil - pepper
Make the pesto.
In a food processor, quickly blend together the basil, almonds and garlic.
Add the Parmesan, pepper, and slowly pour in the oil, with the processor on. Do not over blitz, I personally like pesto when there is still a little bite to it.
Roll out the puff pastry to get a rectangle, 18cm wide and as long as you can. Then, cut that long rectangle into triangles (18cm long with a 6cm base, look at the picture to have a better idea of what it should look like).
On each triangle, spread 1 teaspoon of pesto and a small piece of ham. Tear the ham. You may also add a couple a basil leaves (once again, look at the picture for help).
Roll the triangles from base to tip. Place them on a baking sheet lined with parchment paper and brush them with egg yolk.
Put in the oven, preheated at 180°C/350°F for 20 to 25 minutes.
Once baked, place them on paper towel. Let warm down, put on a plate and serve.


Mais pourquoi, bon en plus moi aussi j'aimerais profiter... profiter... profiter ! est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 24 mars 2016

Les plus croustillantes des... parce que j'avais une furieuse envie de... frites !

Depuis deux jours j'ai comme une ritournelle qui me tourne dans la tête avec autant d'entêtement qu'un cycliste à pédaler sur les routes du Tour de France. Une ritournelle qui fait Bruxelles attends-moi j'arrive bientôt je prends la dérive...
Généralement quand j'ai cette chanson-là dans la tête c'est que je suis déjà en route, vraiment en route, que j'ai déjà pris la dérive vers Bruxelles pour y rejoindre mes amis de là-bas, pour boire et manger avec eux. Enfin il nous arrive de faire d'autres choses, il nous arrive aussi de parler de manger et de boire, de faire des courses et de courir les marchés... ça finit quand même souvent par une bière et quelque chose à manger...
Mais là je ne suis pas en route et pourtant je n'arrive pas à me la sortir de la tête... Bruxelles ma belle je te rejoins bientôt aussitôt que...
Des fois, c'est curieux on se retrouve à faire des choses sans trop y penser et c'est comme ça que je me suis retrouvé avec toujours ma ritournelle en tête, la pomme de terre à la main, à penser à là-bas. A penser aux rues, aux bruits et aux odeurs, à celles des croquettes et des bulots, qu'il n'appellent d'ailleurs pas comme ça, là-bas les choses ont parfois des drôles de noms... aux visages de ceux qui sont devenus un peu aussi les miens, et à celui du marchant de chocolat et ceux des cuisiniers de chez San et à tant d'autres... Au bruit de la bière qui coule le long du verre, juste penché comme il faut, ni trop, ni trop peu, un jour j'y arriverait peut-être et à celui du ding-ding d'un tram qui passe... à Bruxelles quoi.
Jusqu'à ce que je me retrouve devant moi avec une montagne de... frites, et qu'un des miens me sorte de mes pensées en me disant, mais j'croyais que t'aimais pas les frites... J'ai tourné la tête et juste dit, c'est vrai je n'en mange qu'à... je vais faire des potatoes... en attendant que j'y retourne en manger là-bas,vite, très vite...
Les plus croustillantes des... potatoes
Ingrédients : 6 pommes de terre – 2 ou 3 càs d'huile d'olive - 4càs de chapelure maison (réalisée avec une baguette bien rassie) – 4càs de parmesan râpé bien fin – 2càs d'amandes effilées – 3 ou 4 tiges de persil effeuillées – 3 ou 4 tiges d'origan effeuillées - ½ gousse d'ail finement hachée (vous pouvez en mettre plus) - 1càc de curry en poudre – sel et poivre
Commencez en préparant le croustillant. Mettez dans un mixer la chapelure, l'ail et les herbes et mixez le tout assez finement. Ajoutez les amandes et le curry et redonnez un coup de mixer sans trop insister cette fois. Versez le tout sur une assiette, ajoutez le parmesan, poivrez et mélangez.
Lavez vos pommes de terre puis coupez-les en quartiers, lavez-les et séchez-les bien.
Mettez-les dans un saladier et versez l'huile par dessus. Mélangez puis roulez les tranches de pommes de terre une par une dans le croustillant, insistez bien. Rangez-les au fur et à mesure sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
Enfournez le tout dans un four préchauffé à 160° pendant une trentaine de minutes et un peu plus si nécessaire.
Mangez sans attendre, c'est quand c'est tout croustillant que c'est bon, en servant plein de sauces avec.
The crunchiest of potato wedges
Ingredients: 6 potatoes - 2 or 3 Tbsp olive oil - 4 Tbsp homemade breadcrumbs (with really stale baguette) - 4 Tbsp very finely grated Parmesan cheese - 2 Tbsp flaked almonds - 3 or 4 sprigs parsley, leaves picked - 3 or 4 sprigs oregano, leaves picked - 1/2 clove garlic, finely chopped (or more, to taste) - 1 tsp curry powder - salt & pepper
Start with the crunchy bit. In a food processor, put the breadcrumbs, garlic and herbs and blitz rather finely. Add the almonds and curry and blitz again but not too much this time. Pour into a plate and add the parmesan and pepper. Mix.
Wash your potatoes and cut them into wedges. Wash them and dry them well.
Put them in a large bowl and pour the oil. Mix and roll each wedge in the breadcrumb mix. Coat them well. Place them as you go, side by side, on a baking tray lined with parchment paper.
Put in the oven — preheated at 160°C/320°F — for 30 minutes or more, if necessary.
Serve immediately! It is when it’s just crunchy that it’s good. Serve with different sauces.


Mais pourquoi, je vais peut-être pas leur dire tout de suite que je n'aime pas non plus Tintin... est-ce que je vous raconte ça...  

samedi 14 novembre 2015

La soupe de mon oncle... Juste une soupe et une vieille histoire...

Mon oncle est parti un jour d'Espagne en courant, devant lui il avait l'horizon et derrière lui les troupes d'un petit caporal qui se rêvait général... Et cet oncle-là à la recherche de son idéal a couru si loin qu'il ne s'est arrêté qu'en arrivant à Varsovie. C'était un autre temps où certains rêves existaient encore...
L'oncle est resté là-bas toute sa vie, il était trop rouge pour que les frontières s'ouvrent par ici et encore plus par chez lui. Et elles ne se sont finalement ouvertes qu'une fois à la mort de mon père juste le temps d'un aller-retour pas plus, trois jours pas une heure de plus nous a-t-il dit en arrivant.
C'est comme ça que je l'ai rencontré pour la première fois, l'oncle qu'on appelait chez moi le polonais... Forcément...
Ma mère avait les habitudes de certaines femmes du sud, elle a montré sa peine à profusion en l'accueillant. L'oncle, lui, avait pris d'autres habitudes, peut-être celles des hommes de l'Est, et en retour elle n'a eu tout comme moi que quelques tapes dans le dos.
Il s'est installé chez nous et le lendemain quand ma mère s'est préparé à partir au travail et qu'il a demandé ce qu'il pouvait faire, elle a juste dit à l'oncle tu pourrais le faire manger ? en me montrant de la main. L'oncle a dit oui je m'arrangerai. Et ma mère est partie en courant comme chaque matin.
Pendant que je déjeunais de mon café à la chicorée, j'ai entendu l'oncle ouvrir et fermer chaque placard en me demandant ce qu'il pouvait bien espérer trouver dans une maison où on cuisinait si peu.
Vers midi, il est venu me voir et m'a dit qu'il allait me préparer une soupe, une soupe que nous mangions avec ton père... Les phrases de mon oncle finissaient souvent en tombant par terre alors que l'on attendait une fin qui n'arrivait jamais.
Il m'a demandé de venir avec lui dans la cuisine, j'ai cru que c'était pour l'aider à trouver... je ne savais pas trop quoi d'ailleurs il y avait tellement peu à trouver. Non, c'était juste pour que je sois là que je regarde et peut-être que j'apprenne leur fameuse soupe.
Et pendant qu'il la préparait il ne m'a rien raconté d'autre que la soupe, l'ail d'abord coupé juste en deux puis revenu dans son filet d'huile d'olive, le bouillon de volaille ensuite versé et le temps qu'il a fallu attendre pour que l'ail cuise, de longues minutes. Il cuit longtemps parce que c'est une soupe de rien et rien c'est meilleur quand ça a du goût avait-il dit. Et puis l'œuf juste battu et le tourbillon que l'on fait pour le verser et... c'est tout ? Oui c'est tout m'avait-il répondu et juste du pain...
En mangeant il m'a demandé des choses qu'on demande à ceux dont on ne sait rien, ce que je voulais faire plus tard, si j'aimerais rentrer un jour... au pays... des choses qu'on se demande plus pour parler que savoir, notre vie commune n'allait de toute manière durer que quelques heures, on pouvait bien dire ce qu'on voulait.
Et au milieu de tout ça, entre deux lampées de cette soupe d'ail et de pas grand-chose, l'oncle m'a juste dit, je crois que je n'ai jamais dit à ton père que je l'aimais sa soupe... tout est allé tellement vite...
Il ne m'en a pas dit plus sur ce qui était allé si vite, ni sur grand-chose d'autre d'ailleurs, nous avons juste continué à parler de moi en finissant la soupe.
Quelques jours plus tard l'oncle est reparti, trois jours plus tard et pas une heure de plus.
Ce n'est que bien plus tard, plus grand, que j'ai appris ce qui avait été tellement vite, le bruit et la fureur, la guerre et la fuite... tout ce qui avait empêché mon oncle de dire à mon père qu'il l'aimait bien sa soupe, et peut-être quelques autres petites choses...
Ne cherchez surtout pas de morale à cette histoire, il n'y en a pas, elle restera comme les phrases de l'oncle... C'est juste une vieille histoire d'il y a longtemps que j'avais envie de partager avec vous aujourd'hui, c'était juste ça... et une soupe...

Mais pourquoi, et si nous prenions juste le temps de nous le dire... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 5 juillet 2015

Quand la chaleur monte opération fraîcheur en cuisine ! Gazpacho de mis amores ! Le gazpacho de la discorde ?

Il y a quelques temps je discutais avec une de mes lectrices des rapports complexes et quelquefois pour le moins compliquées que nous entretenons avec la nourriture venant de nos origines et même parfois avec tout ce qui vient de par-là. Et nos échanges m'ont laissé penser que dans ce domaine-là les choses sont rarement simples, vraiment très rarement...
Du temps de mes culottes courtes ma mère avait encore quelques amies... Les plus résistantes, comme Maria, une " bonne femme " dans tous les sens du terme. Maria  en plus de son caractère assez flexible pour supporter le dragon pestant qu'était ma mère, était aussi une sacrée foutue cuisinière. 
Aller chez elle signifiait donc pour moi que j'allais sortir du cercle monotone que ma mère considérait comme des repas, les fameux steaks frits à l'huile accompagnés de légumes cuits, eux, invariablement à l'eau dont j'ai déjà pas mal parlé par ici. En plus comme Maria était une remplisseuse de table hors paire qui ne supportait pas le moindre vide, j'avais donc le droit de picorer dans une foultitude d'assiettes, sans que personne ne trouve rien à redire... enfin sauf bien sûr ma mère qui de toute manière avait toujours quelque chose à redire.
J'avais pris l'habitude de suivre Maria dans sa cuisine/salle à manger, la pièce où tout le monde finissait par arriver à un moment ou un autre, sa cuisine était le centre de son monde.
Je la suivais sous le prétexte assez fallacieux de l'aider, enfin de la regarder, Maria faisait partie de ces cuisinières qui ne partagent pas leur tâches, alors que finalement la seule chose que je voulais vraiment regarder c'était... sa fille !
Mais ça c'est une autre histoire...
Enfin c'est sans doute là que j'ai commencé à me rendre compte que les rapports entre la nourriture et nos origines peuvent être complexes. Maria ne manquant pas une occasion d'affirmer ce qu'il fallait faire ou pas et ce que les sauvages d'autres régions que Andalousie osaient faire...
C'est comme ça que j'ai appris deux ou trois choses concernant le gaspacho, deux ou trois choses qui peuvent déclencher par là-bas bien des débats et bien des fâcheries !
Aujourd'hui je suis moins regardant qu'elle mais pour une fois, peut-être pour me souvenir d'elle et de la petite fille à couettes je me suis dit qu'un gazpacho comme là-bas...
Gazpacho de mis amores !
Ingrédients : 500g de tomates (j'ai utilisé des cœurs de bœuf donc des tomates avec beaucoup de chair) – 30g de piment vert doux (utilisez des gros piments comme on les trouve dans les épiceries de produits d'Afrique du nord) – 60g de concombre - 1/2 gousse d'ail - 30g de mie de pain rassi (certains utilisent du pain de mie mais le pain de mie étant rare dans le sud du sud je lui préfère le pain) - 6cl d'huile d'olive – 6cl d'eau – 1cl de vinaigre de xérès – sel et poivre
Pelez et égrenez les tomates puis hachez-les grossièrement. Hachez grossièrement le piment, le concombre et l'ail. Coupez aussi un peu de tomate, de concombre et de piment en tout petits cubes pour parsemer sur les gaspachos avant de les servir.
Coupez le pain en cubes pas trop gros et mettez le dans un saladier, couvrez-le avec les tomates, le concombre, le piment et l'ail et oubliez le tout au frais pendant 1heure.
Versez le contenu du saladier dans le bol d'un mixer et mixez le tout. Mélangez l'huile, l'eau et le vinaigre dans un bol puis ajoutez-le dans le mixer en le laissant tourner, versez le liquide du bol en filet. Si votre mixer ne vous permet pas de mixer et de verser en même temps rien de dramatique ajoutez seulement le liquide en plusieurs fois. Assaisonnez et redonner un tour de mixer.
Versez dans des petits bols, quelques petits cubes de tomates, de concombre et de piment, un filet d'huile et c'est à consommer bien sûr très très frais et sans attendre !
Petite précision concernant le gazpacho selon Maria, si vous ne voulez pas finir en enfer ou pire pour un andalou être traité de castillan ou de catalan, pas d'oignon, ni de poivron rouge dans le gaspacho !

Mais pourquoi, j'ai fini par y arriver à le faire ce foutu gazpacho ! est-ce que je vous raconte ça...