jeudi 28 mai 2009

Un régime, deux régimes, trois… je crois que j'en ai essayé des milliers alors cet été je dis… NON ! Et dessert plaisir, culinairement incorrect !

La première fois que ça a commencé à me travailler, c'est arrivé sournoisement, juste une toute petite question devant un miroir, juste un… tiens, tiens… en me massouillant la poignée d'amour, tiens c'était là ça… avant ? Et comme je me retournais pour demander à celle avec qui je partageais mon miroir d'alors, qu'elle me rassure, qu'elle me dise des mots qui me rendent mince et svelte comme du temps où je folâtrais avec les poneys sauvages dans les… enfin qu'elle me dise ce que je voulais entendre quoi ! Au lieu de ça, donc juste comme je me retournais, je me suis rendu compte qu'elle avait l'œil levé au ciel, un œil dans lequel je lisais trop clairement… Il en aura mis du temps le grassouillet de la poignée d'amour à se rendre compte qu'il n'a pas que la poignée, et qu'il a aussi la valise et même la malle !
C'était vraiment beaucoup dire à l'époque, mais du coup dès le lendemain je commençais quand même mon premier régime, le tout premier d'une fort fort longue liste… Et la fille plate d'alors à recommencé à me regarder sans que son œil devienne blanc et dédaigneux quand son regard se posait du côté de ma petite bouée de gras, parce qu'elle fondait, fondait… Enfin elle m'a regardé comme ça tant que je maigrissais et puis un jour, comme toujours avec les régimes, un jour l'aiguille de la balance s'est mise à remonter, remonter, jusqu'à ce que je retrouve mon poids d'avant carême… et même un peu plus ! Et puis un autre de ces jours quand il n'y avait plus que du blanc dans l'œil tellement qu'elle le levait au ciel, elle a levé le camp et je me suis retrouvé à partager mon miroir avec seulement mon… gras !
A partir de là, mon corps et les régimes sont devenus à tour de rôle, l'un et l'autre, mon meilleur ami et mon meilleur ennemi…
Et depuis ce temps, depuis que je régime, j'ai perdu un bon petit mammouth de gras par décennie… et à force c'est un peu comme si j'étais suivi par un petit troupeau de gras à poil long, barrissant et sautillant, un vrai bonheur… Et dans le même temps, j'ai repris autant et même un peu plus, parce que les régimes sont comme les banquiers jamais ils n'oublient de faire payer les intérêts !

Et pour me dégraisser, et engrosser ma petite tribu de mammouth, dans le domaine du régime je crois qu'au fil des années j'ai tout essayé. J'ai suivi toutes les modes dans ce domaine, les points, les fibres et les queues de cerises, …ah les queues de cerises ! encore aujourd'hui je n'arrive pas à les regarder sans haine et sans que finir par en mâchouiller une sauvagement en la traitant de bien des noms ! Et puis ceux à base d'aliment unique, les raisins, puis seulement les pépins de ces mêmes raisins, l'ananas ou les pruneaux… j'ai mangé de la vapeur tellement il ne restait plus rien dans le cuit machin en question, j'ai bu 12litres d'eau par quart d'heure, et mangé toutes sortes de plâtres, plus ou moins gluants… Mais surtout, surtout j'ai fait carême durant des jours et des jours…
Certains de ces jours sans bouffe, je finissais par imaginer que les jambes des filles se transformaient en pattes de poulette… des jolies petites pattes bien dorées, croustillantes, fondantes et craquantes à la fois… j'étais à la limite de leur sauter dessus pour les dévorer ! Et à la fin de ces terribles jours d'effort, où plus que difficilement j'avais perdu entre 8 et 9 bons… grammes… je me ruais sur une tablette de chocolat en taille XXL et je ne refermais la bouche qu'après en avoir avalé une bonne demi livre !
Et curieusement le matin suivant… …à suivre !
Et pour fêter ce début de rébellions face aux régimes, deux recettes à 12 millions de calories la bouchées, deux recettes sans prétention à manger avec une certaine modération ou avec beaucoup de déraison… ça c'est vous qui voyez…

Pour la première, je me suis très très largement inspiré d'une recette imaginé par chef Martial et Emilie Mazère et réalisée par Emilie, une recette que j'ai donc eu la chance de goûter dans une boutique éphémère crée par Ferrero ou j'étais entré par hasard… une jolie rencontre d'ailleurs…
Cuillérées de glace croquantes et fondantes…
Ingrédients : de la glace à la vanille – des rochers Ferrero (vous pouvez essayez avec d'autres, le tout c'est qu'ils croustillent bien ) – 50g de chocolat – de crème liquide - de beurre salé – un rouleau de cuisine ou un marteau…
Mettez les rochers au congélateur au moins 1heure avant de vous en servir. Sortez la glace une quinzaine de minute avant de vous en servir.
Mettez le chocolat, la crème et le beurre dans un bol et faites fondre le tout au micro-onde ou au bain marie. Battez bien le tout.
Ensuite c'est tout simple, mettez l'équivalent d'une càs de glace dans un bol bien froid, prenez votre rouleau à pâtisserie ou votre marteau et hop un coup bien sec sur le rocher, attention n'enlevez pas le papier avant ! et versez le rocher en miettes sur la glace, si la noisettes centrale à résistée un nouveau petit coup sur la tête pour la réduire en miettes. Mélangez rapidement, donnez une jolie forme avec deux cuillères, posez la glace sur une cuillère bien froide et recommencez autant de fois que nécessaire. Attention les quenelles de glace doivent faire la taille de la cuillère pas plus, elle doivent pouvoir être mangez en 2 ou 3 bouchées.
Quand vous avez le nombre souhaité arrosez les cuillère avec la sauce au chocolat légèrement salée… mangez de suite !
Tiramisu minute au Nutella et aux framboises…
Ingrédients : 5 ou 6 biscuits à la cuillère – 2càs de Nutella – 2càs de mascarpone – 2càs de crème liquide - 10cl de café fort – 1 ou 2spéculoos – des framboises
Commencez par battre la crème. Quand elle sera devenue bien légère ajoutez le mascarpone incorporez-le à la crème sans trop insister, puis faites de même avec la moitié du Nutella. Vous devez alors avoir une crème bien légère. Laissez-là reposer une bonne demi-heure au frigo.
Ajoutez la deuxième moitié de Nutella rapidement à la cuillère, ne cherchez pas cette fois à rendre la crème homogène, au contraire elle doit rester marbrée.
Montez ensuite le petit tiramisu, tremper très vite les fesses des biscuits dans le café, il faut à peine les peine les humidifiez. Posez-en trois les uns à côté des autres, étalez une bonne couche de crème, une nouvelle couche de biscuits, de la crème, les framboise, et pour finir les spéculoos réduits en poudre. Laissez le tout cinq minutes au frais et mangez de suite…


Mais pourquoi, et si j'apprenais à léviter je serais moins lourd moi… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 24 mai 2009

Le bonheur est dans le pré et le pique-nique aussi… le défi ! Quelle est votre recette préférée de pique-nique ???

Quand Aurélia m'a parlé de concours et de challenge Irrésistable, et qu'elle m'a proposé de lancer le défi de réaliser la photo de recette de plat de pique-nique la plus… le plus… la plus quoi ! J'ai commencé à me mettre en condition.
Il faut dire que j'ai vu toute la saga de Rocky plusieurs fois, on ne me la fait pas à moi ! Du coup après avoir avalé une demi douzaine d'œufs crus à peine battus, je me suis accroché un regard noir, impénétrable, j'étais prêt… Quelques petits pas, quelques esquives, quelques tours de corde à sauter et j'étais prêt, vraiment… tin… tintintin… tintintiiiiinnn… Risin' up, back on the street… j'avais l'œil du tigre et j'étais prêt à affronter le monde entier… au moins !
Et d'un revers précis, pointu, affuté, j'ai ouvert le frigo et tel le cobra j'ai attrapé mon ingrédient principal, l'arme de mon défi… de jolies petites fleurs des champs… Et là subitement je me suis demandé si les gants de boxe étaient vraiment indispensables.
Alors je me suis débarrassé de mes gants, de mes yeux de tigre, de ma corde à sauter et de ma quincaillerie à la Mister T, je me suis mis à rêver de petites maisons et de prairies. Et de feuilles en épis, d'herbes en fraises sauvages, autour du saladier Takeat, petit à petit je me suis créé une petite salade comme une promenade, comme un pique-nique et l'herbe folle dans laquelle on pourrait se rouler…
Salade la saveur est dans le pré…
Ingrédients : deux belles poignées de pousses de salade mélangées (pousses d'épinards, de bettes, de betteraves…) – une poignée de roquette – une botte d'herbes mélangées (menthe, cerfeuil, origan frais, mélisse…) – une botte d'asperges sauvages – une barquette de fraise des bois – 1 trentaine de fleurs de pensées (attention n'utiliser que des fleurs à usage alimentaire !) – un fruit de la passion - 1càc de sucre en poudre - 2càs d'huile d'olive – 2càc de vinaigre balsamique blanc – fleur sel et poivre
Commencez par préparer la sauce. Videz le fruit de la passion dans une passoire posée au-dessus d'un bol et avec un pilon écrasez bien la pulpe et les graines de manière à faire tomber le plus de jus possible. Vous aurez environ 3càc de jus. Versez-le dans une toute petite casserole, ajoutez le sucre et faites réduire de moitié. Dès que c'est prêt, videz sans attendre que cela refroidisse dans un bol contenant, l'huile et le vinaigre, puis émulsionnez le tout.
Puis continuez en faisant blanchir les asperges très rapidement, faites bouillir une grande quantité d'eau salée, plongez-y les asperges, puis retirez-les et plongez-les dans de l'eau glacée, égouttez-les consciencieusement. Effeuillez ensuite toutes les herbes.
Composez ensuite votre salade en commençant par les pousses, puis en poursuivant pas les herbes, les asperges, les fraises et enfin les fleurs. Vous pouvez jouer avec les formes du saladier pour donner du mouvement à votre salade.
Salez et poivrez, si vous avez un vaporisateur, utilisez-le pour vaporiser la sauce de la salade de manière à créer une illusion de rosée. Ne mélangez pas, servez et laissez chacun prélever une partie de votre jardin…Et si vous le voulez à vous maintenant, à vous de nous faire rêver de votre plat, d'un plat de pique-nique, de le créer et de le photographier et ensuite :
Si vous avez un blog, vous publiez votre recette sur votre blog entre aujourd'hui et le 5 juillet prochain et vous nous envoyez votre prénom, le nom de votre blog, la recette et la photo (480x640 c'est bien) de votre plat, là : doriancuisine@free.fr ou là à info@irresistable.fr.
Et si vous n'avez pas de blog n'hésitez pas à participer selon les mêmes indications…
Les recettes seront publiées sur le site d'
Irrésistable tout au long du concours et juste après le 5 juillet l'équipe d'Irrésistable choisira LA recette de pique-nique de l'été ! Celle qui touchera, qui étonnera, qui fera saliver comme aucune autre… gagnera la collection Takeat de Luminarc au grand complet pour mettre en scène vos propres rêves culinaires et qui sera mise à l'honneur sur Irrésistable et sur Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça...
Et bien sûr n'hésitez pas à reprendre le logo du concours… Et moi je vous attends de pied ferme sur le ring, le saladier à la main... !Mais pourquoi, décidément le pique-nique est de saison… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 22 mai 2009

Le lundi des patates, le mardi des patates… et le vendredi aussi ! Petites patates et poissons fumés, et drôles de rencontres…

Il y a quelques temps, j'ai eu la chance de me faire regrouper par les Fous de pommes de terre du côté de chez chef Martial, un passeur de cuisine que je ne connaissais pas encore (mais ça je vous en reparlerai bientôt…), et de me retrouver à cette occasion avec une jolie brochette de blogueuses… Il faut dire que j'avais reçu quelques jours plus tôt un bien drôle d'ordre de mission, une mission qui se révélait pratiquement impossible pour moi !
Rendez-vous avec drôles de dames, stop, pour se faire la peau des patates, stop, spontanéité indispensable, stop, identité de substitution, blogueur culinaire maladroit… stop.
J'essayais de deviner les sous-entendus du message… depuis un certain jour où on m'avait annoncé une démonstration de kebab, et où je m'étais retrouvé accroché au dessus d'un feu entouré d'une armée de turcs malfaisants répétant nerveusement chiche… kebab ! Chiche ! le rasoir à casse-croûte à la main… depuis ce jour donc, j'avais le sous-entendu plutôt méfiant !

Mais l'aventure c'est l'aventure, et une mission… une mission… Ce n'était donc pas le moment de trembler et le temps de demander à Elodie, notre Miss Moneypenny à nous dans cette aventure, pourquoi la spontanéité était indispensable et j'étais prêt, tout prêt à partir en courant fort fort loin de là ! Et peut-être même plus loin encore !
Il faut dire que sa réponse représentait pour moi une catastrophe bien pire que la
mutinerie du cuirassé Potemkine ou l'augmentation des polonaises… la pâtisserie, pas les habitantes de la Pologne… une véritable catastrophe quoi ! La spontanéité était obligatoire parce qu'on ne saurait que sur place la manière dont on ferait la peau aux patates ! Tout en réduisant en copeaux depuis mes ongles jusqu'à mon coude du bras gauche, je réfléchissais avec calme et raison. Ce n'est qu'en m'attaquant au bras droit que je cédais à la panique en me rendant compte que j'ai toujours eu la spontanéité de l'huître à marée basse et que le simple fait de m'imaginer bataillant avec les petites rondes sans préparation était pour moi simplement… inimaginable.
Mais malgré toute cette adversité, je décidais d'abandonner mes a priori et d'aller au combat la fleur au fusil, tranquille et sans pression… et puis il me restait quelques jours pour apprendre par cœur l'ensemble des recettes de pommes de terre depuis leur importation jusqu'à aujourd'hui…
Et le jour est arrivé, et finalement, par hasard et parce que le temps que je choisisse il ne restait pratiquement plus que ça, je me suis retrouvé à combattre la patate le hareng à la main, pour au final vaincre les petites rondes sous la forme d'une drôle de salade ressemblant à ça…
Et comme j'ai beaucoup aimé la recette de Pascale Weeks, j'ai moi aussi eu envie d'un petit curry où patates et crevettes baignent ensemble, une recette qui doit pas mal à la sienne.
Maintenant j'attends la recette d'Adèle, un mémorable hachi-parmentier à sa manière, que je n'ai pas fait que dévorer des yeux et bien sûr toutes celles des autres participantes !
Curry et patates et crevettes
Ingrédients pour 2 gourmands affamés : 350g de rattes ou de petites grenailles – 12grosses crevettes – 20cl de lait de coco - 2càc d'huile de tournesol – 2càc de pâte à curry orange – 1tige de citronnelle coupée en tronçons – 1 ou 2 càc de gingembre râpé – 2 càc de nuoc nam -1càs de jus de citron - 1 càc de sucre en poudre – 4ou 5 oignons nouveaux émincés – 5ou 6 tiges de coriandre effeuillées
Commencez en faisant cuire les pommes de terre sans les éplucher dans une casserole d'eau salé
e, il faut qu'elles restent assez fermes, elles finiront de cuire avec le curry, une dizaine de minutes suffisent. Dès qu'elles sont à point les refroidir et les égoutter.
Mettez ensuite l'huile dans une poêle à feu moyen, faites-le chauffer et ajoutez-y la pâte de curry, remuez bien et laissez sur le feu pendant 2 ou 3 minutes. Retirez du feu et ajoutez la citronnelle, le gingembre, le nuoc nam, le jus de citron et le sucre en poudre, remuez bien et remettez au feu pendant 2minutes. Ajoutez alors le lait de coco et laissez épaissir pendant 5 minutes.

Coupez les pommes de terre en deux et ajoutez-les dans la sauce, prolongez la cuisson 5 minutes. Ajoutez enfin les crevettes et poursuivez encore pendant 3minutes.
Servez de suite en parsemant sur le plat les oignons nouveaux et la coriandre et si vous voulez rafraîchir le plat ajoutez un peu de lait de coco.
Pommes de terre aux deux poissons fumés
Ingrédients : 350g de petites patates nouvelles – 100g de hareng fumé – 100g de haddock – ½ oignon rouge – 1 petit bol de chou blanc (ne le cherchez pas sur les photos je l'ai oublié dans le frigo !) - 30g de noisettes – 1càc de sucre en poudre – un bouquet d'herbe composé de persil, de cerfeuil et de ciboulette – 3càs de crème liquide – 1càc de pâte de curry orange – 1càc de Savora
Commencez en faisant cuire les petites patates nouvelles sans les éplucher dans une casserole d'eau salée. Dès qu'elles sont à point,refroidissez-les et égouttez-les. Quand elles sont froides coupez-les en deux.
Emincez ensuite le hareng et le haddock en fines lanières, et l'oignon et le chou le plus finement possible.
Hachez grossièrement les noisettes. Mettez le sucre à caraméliser dans une poêle et dès qu'il commence à colorer, ajoutez les noisettes et enrobez-les bien de sucre. Retirez de la poêle et hachez de nouveau grossièrement si les noisettes forment un bloc.
Effeuillez les herbes.
Mélangez la crème, le curry, et la Savora et mélanger rapidement.
Posez les pommes de terre sur un plat puis ajoutez joliment tous les autres ingrédients en finissant par les noisettes, les herbes et la sauce. Servez avec de belles tranches de pain et du beurre salé.


Et pour mémoire… n'oubliez pas nos petits rendez-vous pique-niques…

Mais pourquoi, et le dimanche ??? eh ben des patates aussi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 18 mai 2009

Le dimanche à la maison c'est pas raviolis… c'est kedgeree ! Petite recette du dimanche midi…

A la maison le dimanche c'est le jour où on répète quelques uns de nos grands classiques, d'ailleurs ça commence même le samedi soir… Le samedi soir, je lance traditionnellement à Marie, allez demain on s'lève tôt ! Et je dis ça avec les poings serrés pour bien montrer que ma détermination s'en est de la… détermination, et de la bonne ! Là, Marie décode le message et comprend, demain tu fais comme d'hab tu passes une heure pour me décoller du lit, mais essaye de commencer juste un poil plus tôt… et t'inquiète pas si tu n'y arrives pas je te le reprocherai toute la journée comme toujours ! Donc elle soupire et moi je me couche heureux, sûr d'avoir au moins un bon motif de râlerie pour le lendemain…
Et justement le dimanche matin forcément comme j'ai eu foot ou film d'horreur devant la télé jusqu'à plus d'heure, je n'arrive pas à me lever avant un bon dix heures, dix heures cinq, voire… onze heures. Là, je râle, on entre alors dans un intéressant débat sur le qui a pondu le premier reproche de la poule ou de l'œuf… et à midi moins cinq, un des deux crie bordeldebondieuxd'merde y'a l'épicerie qui ferme dans cinq minutes et tout le monde se met à crier mais quoi qu'on bouffe… mais quoi qu'on bouffe…
Ça comme numéro, on est vachement au top, rodé à 5000, pas une faute, pas un oubli, pas une pliure… des fois l'autre n'est même pas là qu'on s'en rend pas compte et qu'on la joue en one-man-show.
Mais forcément des fois à force se remonter la même pièce, il y a comme une lassitude qui s'installe, un peu comme quand on regarde pour la quinzième fois Le gendarme se marie et qu'on récite les dialogues en même temps que les acteurs en se demandant pourquoi… comme une lassitude qui s'installe…
Du coup j'ai décidé de tout changer ! Samedi, je l'ai dit à Marie, hop hop demain on change tout j'me lève tôt et tu vas voir ce que tu vas voir… et je me suis couché heureux ! J'ai quand même eu l'impression qu'un regard interrogateur, se demandant i's'fout de moi ou alors i's'rend vraiment pas compte ? s'est posé sur moi plusieurs fois dans la nuit, mais ça m'a pas empêché l'bonheur nocturne !
Donc dimanche de bon matin je me suis levé, 9h55, cinq minutes d'avance sur mon meilleur horaire et je suis descendu tout guilleret. J'ai fait la blagounette à deux balles en lançant, Chouchou t'as vu l'aube naissante et me voilà, je vais avoir encore plus de temps pour te faire des reproches ! Avant de préciser, j'plaisante c'est de la taquinerie ! Je me demande si à ce moment-là elle n'a pas eu la main qui s'est décrispée de la queue de la poêle…
Et quelques cafés plus tard, toujours aussi sautillant de bonne humeur, je suis allé en cuisine, juste en disant ce dimanche c'est pas raviolis, c'est kedgeree ! Marie en est restée assise ! C'est que son Neness quand il fait, il ne fait pas à moitié, c'est du ficelé, du rondement mené, du velours !
Ce n'est qu'à midi moins cinq que j'ai repassé la tête par la porte et que j'ai dit doucement pendant qu'elle tapotait d'un ongle nerveux sur la table… heu je crois que j'ai oublié les œufs, tu voudrais pas aller m'en chercher ma caille… ???
Et voilà comment j'ai décidé que la matinalité et la prévision allaient maintenant régner sur mes dimanches matins ! Enfin si j'oublie rien bien sûr…
Kedgeree du dimanche midi aux épices et aux œufs de caille
Ingrédients : 350g de haddock – 10cl de lait -6oeufs durs de caille (4 minutes de cuisson) – 2 œufs durs de poulette - 300g de riz - 60cl de bouillon de volaille – ½ càs d'huile de tournesol – 1 oignon haché fin - 2 feuilles de laurier - le zest d'1/4 de citron vert – 2càc de curry – 4capsule de cardamome verte – ½ càc de cumin – ½ càc de coriandre – 1pincée de safran en pistils - 1 ou 2 tiges d'aneth – de la crème liquide - sel et poivre
Versez l'huile de tournesol dans une casserole à feu assez fort. Ajoutez l'oignon et laissez-les cuire jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides. Ajoutez alors le curry et le laurier et mélangez bien. Ajoutez le riz et mélangez encore, il faut que le riz blanchisse et soit bien couvert par l'huile. Ajoutez le bouillon, salez, portez à ébullition, puis baissez le feu, couvrez et laissez tranquillement cuire jusqu'à complète absorption de l'eau. Ajoutez alors le safran, remuez un peu et laissez reposer à découvert.
Mettez ensuite les 10cl de lait dans une casserole, ajoutez le haddock et versez de l'eau jusqu'à couvrir le poisson. Portez le tout à ébullition à feu vif, retirez alors du feu, couvrez et laissez comme ça dix minutes. Sortez ensuite le haddock essuyez-le avec du papier absorbant puis effeuillez-le.
Passez les cumin et la coriandre rapidement dans une poêle chaude de manière à bien faire dorer les épices sans les bruler, puis écrasez-les grossièrement au pilon.
Il n'y a plus qu'à mélanger le riz avec les deux sortes d'œufs, le haddock, à saupoudrer avec le zest de citron vert et le mélange de cumin et coriandre et de parsemer de pluches d'aneth. Ensuite chacun arrose à son goût de crème liquide et déguste tout chaud tout chaud !

Mais pourquoi, le prochain journal qui parle régime j'me la fait ma colère… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 15 mai 2009

Soissons, Bordeaux, Paris… la saison des pique-niques des blogueurs culinaires est ouverte ! Et salade brebis et agneau dans la verdure…

J'ai toujours eu plein de raisons de ne pas aimer les pique-niques, déjà ma mémoire et ces foutues souvenirs des pique-niques de mon enfance, ces pique-niques au milieu de la tribu de ceux qui parlent fort, de ces familles espagnoles qui ont peuplé et même envahi mon enfance. Mais ça j'en ai déjà parlé un autre jour et puis avec les années j'ai fini par m'arranger avec mon espagnitude, enfin j'ai réussi à vivre avec elle… Par contre ce qui ne s'est jamais arrangé c'est une autre cohabitation avec un autre peuple, le peuple de l'herbe !
Je n'ai jamais été un ami des petites bêtes qui font creck-creck-creck dans l'herbe comme disait la pub du Baygon, le vert, qui lui était mon ami. Je n'ai jamais été leur ami sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, parce que je sais que je suis beaucoup beaucoup beaucoup plus grand que la plus terrifiantes des bestioles qui courent à ras de terre, je sais… Mais si c'était le genre de chose qui avait à voir avec le rationnel, ça se saurait ! Du coup les p'tits bestioles et moi…
Quand j'étais petit, j'avais un stratagème qui me permettait de m'allonger dans les pires forêts vierges que l'on pouvait trouver du côté de Boulogne Billancourt, des forêts profondes, sombres et terrifiantes... Enfin relativement… C'était simple dès que je m'allongeais je rentrais dans la peau de Foudrax Insectivodor le terrible homme insecticide… et je savais que mes sécrétions chassaient le peuple de l'herbe à plusieurs lieues ! Et des fois il m'arrivait même de ne pas me laver les dents le matin histoire d'avoir l'haleine encore plus fétide que d'hab et faire reculer les bestioles encore plus ! Mais depuis j'ai compris que ne pas se laver les dents, à par faire fuir un peu plus vite les filles… le peuple de l'herbe ça ne lui fait pas plus d'effet que ça…
Alors si lors d'un prochain pique-nique vous croisez un drôle de type qui passe le gazon au peigne à poux, pas d'inquiétude, c'est juste que je n'ai pas encore arrangé mon petit problème de cohabitation avec ceux qui marchent dans les hautes herbes et que vous ne devez pas être loin du lieu de rendez-vous !
Et pour me remettre de m'être imaginé, là perdu au milieu de l'herbe sauvage et hostile, j'ai fait une petite salade où brebis et agneau se retrouvent dans la verdure !
Petite salade de brebis et d'agneau aux herbes folles…
Ingrédients : 150g de gigot d'agneau (de préférence une tranche épaisse) – 60g de fromage de brebis du type Ossau-Iraty – ¼ de concombre – 2 ou 3 oignons nouveaux – 4ou 5 tiges de menthe (vous pouvez mélanger les variétés) – 2 tiges de cerfeuil – 3càc de poivres mélangées (noir, blanc, baies roses, piment de Jamaïque, long, cubèbe… donnez toujours la majorité du mélange aux véritables poivres) – 3càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre balsamique blanc – 5g de gingembre confit – 5 feuilles de menthe – fleur de sel
Commencez par concasser le poivre dans un bol avec un pilon. Ajoutez du sel et versez le tout sur une planche.
Ecrasez la viande dessus en insistant bien. Secouez pour faire tomber le poivre en excédent puis mettez la viande dans une poêle bien chaude. Dorez bien de tous les cotés à feu vif. En fin de cuisson si vous voulez une viande bien cuite laissez la viande dans la poêle et couvrez, laissez comme ça 2 ou 3 minutes, pas plus sinon gare à la semelle !
Laissez refroidir la viande puis coupez-la de biais en lamelles.
Emiettez ensuite le fromage en l'écrasant avec une fourchette. Emincez les oignons et effeuillez les herbes. Coupez le concombre en 4 dans la longueur puis en morceaux.
Réalisez ensuite la sauce. Mettez l'huile d'olive, le vinaigre, le gingembre et la menthe dans un bol, salez et mixez finement le tout avec un mixeur plongeant.
Il n'y a plus qu'à monter le plat. Un peu d'oignon, de concombre et d'herbes, un peu de fromage, un peu de viande et on recommence jusqu'à épuisement des ingrédients… ensuite on arrose de sauce et d'un peu de sel et de poivre et on mange…
Et maintenant le qui, le quand, le pourquoi, le quoi et tout l'toutime, toutes les propositions pour les pique-niques parisiens...- Qui vient ? Les amateurs de blog… ceux qui ont un blog et ceux qui aiment les lire ! et on peut venir avec amies, maris, amants, grand-mères, oncles, enfants… ou tout seul ! mais pas d'animaux… interdits dans les jardins de Bercy…
- Quand vient ? Les dimanches 28 juin (pour que ceux qui sont ensuite en vacances puissent aussi participer…) et/ou 2 août à partir de midi… mais vous pouvez arriver plus tard ! Nous y serons jusqu'à… je pense la fin de la sieste mais chacun peut partir quand il le veut bien sûr.
- Où vient ? Dans les jardins de Bercy (nous serons sous la croix sur la 'tite carte) accolés au métro Cour Saint-Emilion (ligne 14) ou Bercy un peu plus loin… ne vous inquiétez pas cette partie du jardin n'est pas gigantesque et sur l'herbe un tas de blogueurs ça se voit !- Pourquoi vient ? Pour être ensemble et manger un bout…
- Avec quoi vous vient ? Chacun prend son pique-nique, et ça peut être un casse-croûte jambon beurre… et pour les plus courageuses ou courageux, elles ou ils peuvent prendre quelque chose de plus, une boisson, un truc salé, un truc sucré… un truc quoi… à faire goûter à ceux qui sont autour. Ne faites pas pour 15, pour 2 ou 3 c'est déjà bien ! Eventuellement un truc pour manger dessus (nappe, plaid, couverture…), mais l'herbe pour pique-niquer c'est bien aussi !
- Avec quoi moi viens ? Avec un stock d'assiettes, en carton mais avec des petites fleurs, de gobelets et de couverts, en plastique surement… donc n'apportez pas tout ça à moins que vous ne vouliez manger dans votre vaisselle en porcelaine et vos verres en cristal !
Des idées, des questions, des suggestions à vous de jouer maintenant ! Et si vous avez vraiment peur de ne pas nous trouver n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail je vous dirai comment faire sonner mon portable ,-)!!!

Si vous voulez reprendre le logo du pique-nique, vous pouvez mais aucune obligation bien sûr ! Et si vous voulez vous pouvez aussi rejoindre les autres pique-niques à Soissons le 6 juin ou à Bordeaux le 7 juin, à... à suivre pour les autres !

Mais pourquoi, je sens qu'on va reparler pique-niques et concours très vite… est-ce que je vous raconte ça…

PS : si vous êtes du côté de la Lorraine le 6 juin, Mari, Sandra et Cendrine propose un pique-nique à Metz !

mercredi 13 mai 2009

Dernier regard dans le rétroviseur pour se souvenir d’un atelier Maggi… et poulet en salade et en folie !!!

Il se passe toujours quelque chose lors des ateliers Maggi, et je ne parle même pas de cuisine et de partage, ça c’est notre lot commun lors de ces petites rencontres, son sel habituel et ce qui nous donne envie de s’y remettre vite, vite ! Il se passe toujours des petites choses sans importance mais qui peuvent déclencher un surplus de mémoire… des clés de voitures oubliées curieusement sur le contact, des trains qui n’arrivent plus, des coups de fil affolés, des sourires de retrouvailles et d’autres de découvertes…
Il y a plein de jours que j’aurais oubliés sans… j’aurais oublié ce repas entre amis si entre la poêle et le feu je n’avais pas oublié mon torchon, t’as pas un truc qui brûle ? que m’a dit un d’eux en se tordant le nez, brûler c’était pas le mot vu qu’il ne restait plus rien de l’ex-torchon. J’aurais aussi oublié cet autre repas où le service ne s’est pas fait à l’assiette mais directement à l’invitée et où, à la suite d’une glissade malencontreuse, ma petite salade et sa petite robe n’ont fait plus qu’un… Et même si elle me regarde maintenant avec inquiétude dès que je m’approche quelque chose à la main, je sais qu’elle ne m’en veut plus… enfin j’espère…
Et il y en a plein des jours comme ça où des petites catastrophes sans importance font qu’on se souvienne, comme je me souviens plus particulièrement d’un déménagement juste parce que le déménagé avait oublié qu’il y avait une petite différence entre haricots rouges en boîte et les mêmes secs… une toute petite différence, une nuit de trempage et une heure ou deux de cuisson… T’es sûr que t’as assez cuit tes trucs là ? qu’on a tous dit ce jour-là et qu’on lui redit encore régulièrement depuis accompagné d’un tu t’en rappelles du jour des haricots !
Et puis d’autres fois ce sont des petits bonheurs qui ouvrent notre mémoire, un petit bouquin de cuisine … en russe, justement ramené de la lointaine et terrible Russie, que je regarde l’œil inquiet me demandant de quoi il peut bien parler, ce petit bouquin me rappelle une de ces journées. Une petite rencontre autour d’un lieu éphémère où je me suis retrouvé face à face avec une de mes lectrices… mais ça je vous en reparlerai plus tard… fait que je n’oublierai pas cet autre jour. Et comme à cet atelier je ne me suis ni coupé, ni brûlé, ni cogné… ce sont ces petits plaisirs qui m’y feront repenser.
Des petites choses comme la découverte de ma troupe de vaillantes et souriantes cuisinières, Mamina, Silvia et Nathalie, prêtes à tailler, couper, déchiqueter tout sur son passage. Les petits petits mots échangés avec Cédric croisé trop rapidement, souvent entre deux portes. La manière de raconter ses lectures de mon petit chez moi de la Chocolat girl's qui m’a mis un poil d’émotion au coin de l’œil. Les sourires échangés, parce que nous n’avons pas eu le temps d’en dire assez avec Marjolaine, Hanane, Pouce, Zaïna, Vivi… le verre qui tching quand j’ai trinqué avec Anna. L’œil inquiet de Charles le couteau à la main. Les clopes d’Adèle dont je gobe la fumée pas du tout passivement. Les petites " catastrophes " de Diane… Et puis plein d’autres petites choses comme ça, visiblement sans importance… enfin peut-être pour les autres !
Il me reste tout ça pour me souvenir, tout ça et nos petites recettes Kubistes, celles d’Adèle, de Réquia, de Joëlle et les miennes à découvrir très bientôt du côté du Blog des Astucieuses… et celle-ci qui n’y était pas.
Poulet rafraichissant aux épices et à la grenade

Ingrédients : 250g de blancs de poulet – 1yaourt – 2càc de curry – 4 ou 5 tiges de coriandre (vous pouvez aussi utiliser du cerfeuil ou du persil plat) – 2càs d’amandes effilées – 150g de riz – 30cl de bouillon de volaille – 1oignon – 2 ou 3 pincées de curcuma – 4 ou 5 capsules de cardamome – 1feuillle de laurier - 1citron vert – 3 ou 4 càs de graines de grenade – 5g de beurre – ½ piment oiseau
Commencez par faire mariner le poulet dans le yaourt mélangé au curry et oubliez-le pendant une petite heure au moins.

Faites alors griller le poulet. Secouez la marinade en excès et mettez le poulet sur un grill brûlant, vous pouvez aussi réaliser cette cuisson au barbecue. Quand il est bien grillé, enlevez le grill du feu et posez une assiette dessus, de manière à laisser cuire le poulet bien à cœur. Laissez ensuite tiédir.
Préparez ensuite le riz. Hachez finement l’oignon et faites-le à revenir dans une casserole avec le beurre. Quand il commence à brunir, ajoutez le riz et remuez, laissez-le sur le feu jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Ajoutez la cardamome et le laurier, mélangez et ajoutez le bouillon que vous aurez réalisé avec de l’eau et un cube de volaille Maggi réduit en sel. Couvrez et laissez cuire jusqu’à ce que presque toute l’eau soit absorbée par le riz, ajoutez alors le curcuma, remuez à peine et finissez la cuisson toujours à couvert, il faut que toute l’eau soit absorbée et que le riz soit bien moelleux.
Découpez le poulet en assez fines tranches, mélangez avec le riz. Saupoudrez le tout avec le piment oiseau émincé très très finement, avec les amandes rapidement dorée, avec les graines de grenade, et avec la coriandre effeuillée. Mangez de suite !

Poulet en salade de roquette et de menthe aux noisettes

Ingrédients : 400g de blancs de poulet – 20g de noisettes – 1càc de sucre en poudre - 1 dizaine de tiges de thym ou de marjolaine – 1 gousse d’ail – ¼ de citron confit – 1càc de miel liquide – 1 poignée de roquette – 1 poignée de mesclin – 1 dizaine de tiges de menthe – 3càs d’huile d’olive – 2càc de vinaigre balsamique blanc – 1 cube de bouillon de volaille Réduit en sel – sel et poivre
Coupez le blanc de poulet en petits triangles de la taille d’une bouchée.
Ecrasez grossièrement la gousse d’ail. Coupez le citron en 4.
Mélangez les salades et ajoutez la menthe effeuillée et 2 tiges de thym.
Préparez la sauce, mettez dans un bol, 2càs d’huile d’olive, le vinaigre et le cube, émulsionnez le tout avec un mixer plongeant.
Hachez grossièrement les noisettes. Mettez une poêle à feu assez vif et versez-y les noisettes, quand elles commencent à dorer ajoutez le sucre en poudre et laissez caraméliser quelques secondes. Retirez de suite du feu et versez dans une assiette. Laissez tiédir puis hachez plus finement.
Mettez une poêle à feu bien vif, versez 1càs d’huile d’olive et faites bien chauffer. Versez-y le thym ou la marjolaine, la gousse d’ail et le citron confit. Ajoutez la viande et mélangez bien le tout, laissez sur le feu jusqu’à ce que la viande commence à peine à colorer. Ajoutez alors le miel et remuez bien. Laissez encore sur le feu jusqu’à ce que la viande soit à point. Elle doit être bien dorée mais encore tendre à l’intérieur, il ne faut donc pas trop la cuire. Versez dans une assiette et enlevez le thym.
Posez la salade mélangée aux herbes dans un plat, ajoutez une partie des noisettes, puis le poulet, mélangez rapidement, saupoudrez avec le reste des noisettes et finissez en assaisonnant avec la sauce.
Et si vous voulez nous rejoindre n’hésitez pas à venir poser vos fesses avec nous lors de deux pique-niques de blogueurs à venir… voici les dates , le détail à venir…
Mais pourquoi, je me demande si ça sent pas la grosse colère contre les régimes d’été là… est-ce que je vous raconte ça…

PS : ce soir Cook toys sur le 100% Mag de M6 !

lundi 11 mai 2009

Drôle de repas où j’ai failli finir habillé en goudron et en plume… et petites recettes pour ne pas passer son dimanche en cuisine…

Depuis un quelques temps certains de mes amis se demandent encore plus qu’ à l’habitude si ma raison ne serait pas définitivement en train de partir en vrille… et tout ça à cause de quoi ? d’une simple assiette en plastique… Et ça parce que je suis un des agents infiltrés et secret de chez secret des Friends of Glass, un bien étrange groupe de passionnés du verre qui se recycle, se recycle et se recycle encore… du verre quoi !
Du coup les Friends of Glass m’ont proposé pour mission qui s’autodétruit bien sûr dès écoutée, ils m’ont donc proposé de monter un petit repas où le verre et le plastique seraient confrontés. Comme je voulais rester secret de chez secret, je n’ai donc pas prévenu mes invités que j’allais les transformer en petites souris de laboratoire pour essayer de deviner leurs réactions. Le problème avec mes amis c’est qu’entre le moment où ils pensent et celui où ils me disent ce qu’ils pensent, il n’y a même pas le temps de déclencher un chrono… du coup je n’ai pas eu à deviner grand-chose…
J’avais donc décidé pour ce curieux repas, d’alterner, un invité aurait assiette et verre en plastique, le suivant en verre et ainsi de suite. Généralement comme ceux qui viennent à la maison sont plutôt des mange-sans-fin et des boit-sans-soif, il ne mettent pas longtemps à se ruer à table dès que j’apporte la moindre cahuète et le moindre jus de pomme… enfin y’a pas que de la pomme dedans… Et là, je les ai vu planer au dessus de la table, passer et repasser tel un vol de vautours cherchant un caillou bien frais sur un volcan en irruption, et d’un coup les premiers ayant compris que toutes les places n’avaient pas les mêmes avantages se ruer sur les places en verre.
Et ceux qui sont restés sur le plastique m’ont vite indiqué leur point de vue par des… bon je vois que je suis punis ou autres… t’as prévu un pique-nique sur la table là ? Quand ils pensent ils le disent… Et puis est arrivé le moment du vin et là ceux qui avaient de jolis petits verres en… plastique…
Faut dire que j’avais sortie une jolie bouteille… et en la versant dans les verres, je n’ai pas vu la même chose dans tous les yeux… chez les uns il y avait du mais pourquoi il s’arrête de verser… et chez les autres, regardant tour à tour leur godet en plastique, puis moi, puis le godet, puis… et plus ils allaient de l’un à l’autre plus je les entendais se demander, faut vraiment le ressortir du goudron avant de mettre les plumes ?

Et comme je suis joueur mais que j’ai quand même mes limites, quand j’ai senti l’odeur du goudron et compris que le verre avait gagné par jet de l’éponge au premier round, j’ai tout avoué et tout expliqué du pourquoi et du comment de cette curieuse table et tout, tout à repris sa place et la bonne humeur… tout ? Presque pendant ce temps moi je rangeais mes assiettes en plastique tout en enlevant mes dernières plumes…
Petite friture minute
Ingrédients : 250g de friture – 1càs de farine – 1càs de maïzena – du curry en poudre – des feuilles de curry – sel et poivre
Nettoyez bien la friture plus séchez-la bien. Versez dessus la farine et la maïzena, saupoudrez de curry à votre goût, salez et poivrez. Secouez bien pour enlever l’excédent de farine puis passez dans un bain d’huile à 190° le temps que les petits poissons prennent une jolie couleur dorée, ajoutez alors les feuilles de curry et poursuivez la cuisson quelques secondes. Attention la friture doit être saisie mais pas trop cuite sinon elle se transforme vite en carton gras… Mangez à peine sorti du bain de friture en soufflant dessus.
Cabillaud bien roulé et roulé aux herbes parfumées

Ingrédients : ½ cabillaud coupé dans la longueur – 1oignon – 1 tomate – 1 bouquet de thym, de sarriette et de marjolaine mélangé – 2 ou 3 petites feuilles de laurier – ½ càc de sucre – huile d’olive – sel et poivre
Posez en les décalant légèrement 3 ou 4 épaisseurs de papier aluminium, les feuilles doivent être un peu plus longues de le cabillaud. Posez le filet dessus salez et poivrez, verser le sucre et répartissez au centre les herbes, la tomate coupée en quartier fins, l’oignon émincé. Repliez le cabillaud de manière à avoir une sorte de rouleau, repliez également l’extrémité de la queue vers le haut pour bien refermer le rouleau. Puis enfermez-le bien dans le papier alu, serrez-le plus possible. Refermer ensuite les extrémités toujours en serrant bien et faites cuire soit au barbecue soit sur un grill bien chaud pendant environ une trentaine de minutes en le retournant régulièrement. Attention la cuisson dépend largement de la taille du cabillaud donc n’hésitez pas à réduire si nécessaire ce temps.
Laissez ensuite reposer 5 minutes puis défaites le papier aluminium sur la table de manière à ce que tous profitent des bouffées odorantes et parfumées qui vont se libérer…
Salade de fraises et de mangue au sirop de menthe poivrée
Ingrédients : 250g de fraises – ½ mangue – 1quinzaine de feuilles de menthe – 6morceaux de sucre – 10cl d’eau – quelques branches de sarriette ou de marjolaine
Lavez puis coupez les fraises en 2 ou en 4 selon leur taille. Coupez la mangue épluchée en fines lamelles.
Ecrasez au mortier les sucres sur les feuilles de menthe, insistez bien. Versez ensuite le mélange dans une petite casserole, ajoutez l’eau et faites réduire jusqu’à obtenir un sirop pas trop serré. Donnez alors un beau tour de moulin à poivre sur le sirop et laissez tiédir.
Répartissez les fruits et les herbes dans un plat, et versez le sirop filtré par-dessus. Laissez tranquillement refroidir le temps que tous les parfums se mélangent.


P.S. : Si vous voulez découvrir Hank la nouvelle mascotte de cette opération autour du verre cliquez sur l’image ci-dessous… et n’hésitez pas à la reproduire…


Mais pourquoi, et si je les faisais manger dans des écuelles maintenant… est-ce que je vous raconte ça…

Ah une dernière chose, les Kikivientpiqueniquer sont de retour… aujourd’hui les dates et bientôt le détail !

samedi 9 mai 2009

Petites recettes sans conséquences… Soissons, Stéphanie et le plus classique des marbrés qui deviendra…

L’année dernière à Soissons pour moi ça a été un peu comme l’île aux enfants mais en mieux, forcément cuisiner au milieu de plein de blogueuses et de blogueurs, de plein de gens venus gentiment nous voir, et de Damien et Benoît Molin et de… En plus j’ai eu la chance de passer ma journée à cuisiner avec Stéphanie pratiquement toute une journée et presque toute une soirée aussi… et forcément quand Soissons a repointé son museau et que Damien à commencé à demander qui revient les 21 et 22 novembre prochain pour le deuxième salon des blogs culinaires et qui cuisine à quatre mains nous avons répondu tous les deux spontanément… Nous m’sieur ! Nous !!!
Ça c’était facile, restait à savoir ce que nous allions faire à 4 mains… et la Stéphanie a eu l’idée de nous transformer en Docteur Jekill et Mister Hyde des fourneaux. Notre défi devenait dès lors de réaliser deux versions de la même recette l’une, le plus classique possible et l’autre… la plus folle !
Il ne restait plus qu’à choisir sur quoi nous faire les dents, les griffes et surtout l’imagination… et la semaine dernière Stéphanie m’a déposé ma lettre de mission, Gâteau au yaourt !
Et cette semaine je lui rend la pareil, c’est un marbré, un marbré dont Stéphanie fera… si seulement je le savais… Mais ce que je sais c’est qu’il y aura du Hyde en lui ! Rendez-vous à Soissons !
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec un gâteau au yaourt avec lequel je n'ai pas fini de discuter...
Marbré choco-vanille qui deviendra…
Ingrédients :
Pour la pâte à la vanille : 60g de beurre – 70g de sucre – 1oeuf – 70g de farine à gâteaux (avec poudre levante) –1 càc d’arôme de vanille
Pour la pâte au chococat : 60g de beurre – 70g de sucre – 1oeuf – 70g de farine à gâteaux (avec poudre levante) – 2càs de cacao en poudre
Commencez par la pâte à la vanille. Mettez dans un bol le sucre et le beurre, et battez jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez alors l’œuf et incorporez-le bien. Ajoutez la farine et l’arôme de vanille, mélangez bien une dernière fois.
Faites ensuite la pâte au chocolat. Mettez dans un autre bol le sucre et le beurre et battez le jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez l’œuf et incorporez-le bien en battant. Ajoutez la farine et le cacao en poudre mélangez une dernière fois.
Tapissez un moule à cake d’environ 10x24cm de papier sulfurisé puis versez les deux pâtes en alternance, une couche assez fine de l’une puis une couche assez fine de l’autre. Réalisez cette opération autant de fois que nécessaire.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° entre 35 et 40 minutes. Laissez juste refroidir avant de le déguster en jolies tranches.
Et si vous voulez une version coco-chocolat cliquez là : Cake marbré coco et chocolat
A toi de jouer Stéphanie, montre-nous le Hyde qu’il a en lui !
image hébergée par photomaniak.com
Mais pourquoi, j’ai pas déjà fait le coup du vase l’année dernière moi… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 5 mai 2009

Retour vers le passé au pays des gourmandises d’y’a longtemps ! Et l’ultime caramel croquant au chocolat craquant pour fêter ce temps… lointain…

Je suis gourmand et j’aime ne pas être raisonnable et tout ça ne me rend pas la vie facile… C’est comme ça que j’ai commencé un article du côté d’Irrésistable… et c’est tellement vrai… Un jour la gourmandise m’a pris dans ses bras et elle ne m’a plus lâché depuis. Et elle m’a pris tôt, tellement tôt que j’ai du mal à me souvenir de la première fois.
Le problème c’est qu’à chaque fois que j’essaye de me souvenir de cette première fois, de ce premier émoi irraisonnable qui a failli m’en retourner les yeux et m’a mis mon premier hummm extasié au bord des lèvres, le problème c’est que je ne sais plus ou plutôt j’en sais trop parce que trop de tout me vient à l’esprit.
J’ai longtemps pensé que c’était les caramels à 1 centimes, ceux grâce auxquels nous rendions à moitié fou le pauvre épicier du coin de la rue, le dernier à proposer des sucreries à ce prix. Nous venions et revenions le voir avec quelques dizaines de centimes et nous lui demandions avec un sourire d’ange, j’peux en avoir pour 27centimes… et le voilà parti à compter… et dès qu’il avait fini, il nous fallait bien moins longtemps pour les avaler qu’à lui pour les compter
Et puis je me suis aussi rappelé des berlingots de lait concentrés aromatisés… Une tuerie comme on dit maintenant, enfin je devais être de seul de l’univers à trouver que c’était une tuerie vu à quel vitesse la marque a retiré cet étrange produit, mais pendant un temps entre les berlingots et moi ça a été l’amour fou. Je les achetais en douce avec mes quelques pièces d’argent de poche et après je courrais me cacher dans ma cache de pirate, dans ma grotte… en fait dans le grand meuble de couture de mon père, celui où finissais toutes mes aventures et dans lequel je partais à la recherche du réconfort procuré par mes gourmandises préférées.
Le problème pour le pirate ou le super héros intergalactique que j’étais alors c’est que ces foutues berlingots étaient encore plus invincibles que Galactus l’avaleur de planète lui-même…
Et me voilà donc dans mon fond de placard à moitié dans le noir le berlingot à la main, à essayer de le déchiqueter sauvagement avec les dents tel un teckel enragé, à secouer la tête, à montrer les crocs, à grogner… et là subitement au plus sauvage du combat quand je croyais avoir cause perdue, d’un seul coup le berlingot lâchait totalement…
Il a des choses difficiles à vivre, la première contravention, quand l’agent vous verbalise pour défaut de permis et qu’il vous regarde ensuite d’un air un peu sadique en vous ajoutant et dire qu’en plus vous avez des pneus lisses… le premier râteau de compet’, quand après avoir hésité entre les deux copines vous avez enfin choisies une, et quelle vous dit ben non sûrement pas avec toi et qu’alors sa copine vous regarde, dédaigneuse, et précise ben moi c’était oui si seulement tu m’avais demandé la première… il y a des choses difficile à vivre mais tout ça n’est rien quand on vient d’être vaincu par un berlingot explosif à la banane qui s’est répandu sur vous comme si un poulpe s’était liquéfié sur votre front… et là alors que vous êtes prêt à avaler votre fierté sûr que vous êtes de croiser votre grand frère et ses moqueries avant d’arriver à la salle de bain… là, juste là, vous vous rendez compte que vous venez de poser vos fesses sur le reste des berlingots et subitement vous remarquez qu’ils sont infiniment moins résistants à la pression… infiniment moins…
Mais finalement est-ce que c’était vraiment ma première gourmandise… parce que je me souviens aussi des têtes de nègre par paquet de six, des petits sachets d’arrache dents acidulés et tout ces petits bonbons de toutes les couleurs…
De toutes ces petites choses auxquelles je ne résistais pas étant jeune, de toutes ces petites choses que je ne craignais pas alors, parce que j’avais une bonne nature, une nature de celles qui avalent 20kg de sucreries et finissent quand même par peser quelques grammes de moins le lendemain...
A suivre…
Et comme il n’y a pas de raison pour que je sois le seul à me demander si je vais résister à la gourmandise… en voilà deux redoutables, à vous de jouer ! La recette du petit cake se trouve là : Le cake couleurs orange et chocolat…

Caramel et chocolat sur une plage ensoleillée… une recette dont la base est tiré du côté de chez Donna Hay
Ingrédients : 450g de sucre – 15cl d’un bon miel liquide bien marqué – 120g de beurre (si vous êtes aventurier vous pouvez tenter l’expérience avec du beurre salé) –1càs de bicarbonate de soude - 100g de chocolat noir pas trop noir (j’ai mélangé 50g de noir avec 50g de au lait) – 30g de pistaches – 5g d’amandes effilées – le zest d’une demie orange – 2 ou 3 branchettes de thym frais (attention le thym donne un goût très particulier vous pouvez essayer d’en mettre sur une toute petite partie pour une première)
Mettre le beurre coupé en morceau, puis le miel et le sucre dans une casserole. Mettez-là à feu moyen et laissez fondre le tout. Attendez ensuite que le tout atteigne 150° sur un thermomètre à sucre (il faut compter une dizaine de minute, la couleur est alors caramel assez claire).
Remuez bien le tout puis retirez du feu et ajoutez en une fois le bicarbonate. D’un seul coup le caramel va se mettre à mousser, pas d’inquiétudes c’est normal ! Remuez bien pour faire descendre un peu le caramel, il doit descendre d’un quart environ, pas plus.
Videz-le ensuite sur une plaque beurrée d’environ 25 cm sur 25 et laissez refroidir une bonne heure.
Pendant ce temps hachez les pistaches et les amandes, passez les rapidement à la poêle pour les dorer un peu puis videz les sur une assiette. Ajoutez –y le zest d’orange et le thym effeuillé, mélangez.
Faites fondre le chocolat au micro-onde en faisant attention à ne pas le bruler, puis étalez-le sur le caramel. Finissez en saupoudrant le mélange aux pistaches.
Laissez de nouveau refroidir en vous demandant à quel point vous allez résister…

Mais pourquoi, et dire que j’ai oublié les autres parfums de mes p’tits berlingots… est-ce que je vous raconte ça…