lundi 30 novembre 2020

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate... parce que le Yotham Ottolenghi nouveau est arrivé...

Le temps passant vite, je me rends compte que je croise la cuisine de Yotham Ottolenghi depuis fort fort longtemps, une bonne décennie et que je lui dois bien des plaisirs à feuilleter ses livres mais aussi plus rarement quand je traverse le Channel pour me poser les fesses dans un de ses établissements.

Je me souviens encore la première fois où nous avons franchi la porte de sa boutique de Motcomb Street... Nous avions traversé la moitié de la ville avant de nous dire que, l'heure avançant, si nous voulions repartir les bras chargés il fallait peut-être presser le pas... mais presser le pas quand tu as déjà marché toute la journée... Nous sommes donc arrivés presque à l'heure de la fermeture avec des têtes de castors passé dans une lessiveuse et là je me suis rendu compte que je ne savais pas choisir dès lors qu'il s'agit de Yotham Ottolenghi ! D'autant plus quand le temps est compté... Du coup j'ai dit ça, ça, ça, ça et ça me mordant la langue de n'avoir pas pu ajouter ça, ça et encore ça.

Et depuis la même chose se reproduit au fil des livres que j'ai la chance de recevoir, ça s'est passé avec Plenty, Nopi, Sweet ou Jerusalem... et encore une fois avec le dernier Yotham Ottolenghi et Ixta Belfrage, Flavour cette fois entièrement consacrée aux légumes paru chez Hachette Cuisine ! Avec lui je ne sais décidément pas choisir entre ça, ça et ça...

Mais avec cet ouvrage je parlerais moins des recettes, elles sont au rendez-vous comme toujours, cosmopolites, diverses, inspirées, parfumées et savoureuses, mais plus des textes parce que ce livre n'est pas qu'un livre de recettes mais aussi un livre d'apprentissage ludique. Un apprentissage de sa cuisine et de celle qu'il a mis au point pour l'ouvrage en compagnie d'Ixta Belfrage avec ses ingrédients, ses manières de faire et ses cuissons, en nous expliquant ou plutôt en nous racontant tout ça. Et je vous assure que lire Ottolenghi qui écrit cuisine est aussi passionnant que le même qui cuisine !

Je suis passionné par Yotham Ottolenghi et Nicolas, mon complice de cuisine, en est un autre, nous partageons ça et bien d'autres choses. Du coup quand nous nous sommes retrouvés enfin pour cuisiner, après avoir beaucoup hésité et être partis comme toujours un peu dans tous les sens, l'évidence est arrivée, nous avons choisi une recette de Flavour... et là ça c'est compliqué à coup de ça et ça et... avant d'enfin nous décider pour celle-là...

Nos pains parfumés au beurre avec beaucoup d'ail, des herbes et un peu de tomate...

Ingrédients pour 4 pains:

Pour la pâte : 200 g de farine T55 - 12 cl d'eau tiède - 1 càs d'huile d'olive - 1 càc de levure boulangère en sachet - 1/2 càc de sel

Pour le beurre à l'ail : 4 gousses d'ail - 2 gousses d'ail noir - 50g de beurre doux mou - 10g de persil

- 1 càc de graines de carvi - fleur de sel - poivre du moulin

Pour la garniture : 4 petites tomates - quelques tomates cerises - quelques graines germées d'ail (c'est très facultatif mais j'en avais...) - 3 ou 4 tiges d'origan effeuillées - fleur de sel - poivre du moulin

Placez les ingrédients de la pâte dans un saladier. Mélangez avec une spatule pour commencer puis travaillez avec les mains. Transférez la pâte sur votre plan de travail huilé. Malaxez la pâte pendant 5 minutes. Huilez à nouveau le plan de travail dès que la pâte commence à coller. Elle doit être souple et élastique. Formez une boule et placez-la dans un saladier légèrement huilé. Couvrez avec un torchon et laissez reposer 1 heure dans un endroit chaud. La pâte doit doubler de volume. Divisez-la en quatre portions égales. Formez quatre boules. Placez-les sur une plaque. Couvrez avec un torchon et laissez reposer une trentaine de minutes.

Pendant ce temps, coupez 3 gousses d'ail en deux, posez-les sur une feuille de papier de cuisson, arrosez d'une filet d'huile d'olive, salez, poivrez et emballez-le dans le papier de cuisson puis dans une feuille de papier aluminium. Enfournez à 180º pendant 30 minutes. Laissez-les refroidir avant de les peler. Placez-les dans un mortier. Ajoutez les gousses d'ail noir et la gousse d'ail crue restante. Écrasez le tout pour obtenir une sorte de pâte.

Faites torréfier les graines de cumin 1 minute ou 2 sur une plaque couverte de papier sulfurisé au four toujours à 180°. Hachez finement le persil. Ajoutez-les dans le mortier avec 1/4 càc de fleur de sel. Poivrez généreusement. Ajoutez le beurre mou et travaillez le tout. Réservez.

Faites chauffer votre four à 240º, placez une plaque au centre.

Coupez les tomates en deux puis râpez-les avec une râpe à gros trous de manière à râper la pulpe. Recueillez cette pulpe et mettez-la dans une passoire.

Transférez une portion de pâte sur votre plan de travail huilé. Formez un disque d'environ 18cm de diamètre avec les mains. Recommencez avec les autres boules de pâte.

Sortez la plaque du four et déposez-y deux disques de pâte en les séparant. Badigeonnez-les d'huile d'olive. Glissez aussitôt la plaque dans le four. Laissez cuire 7 à 8 minutes. Les pains doivent être très dorés et croustillants. Répétez l'opération avec les deux pains restants.

Tartinez chaque pain avec du beurre à l'ail, environ 1/2 càs. Garnissez-les avec la pulpe de tomate égouttée, une ou deux tomates cerises coupées en deux et grossièrement écrasées, les feuilles d'origan et de graines germées. Arrosez-les d'huile d'olive. Ajoutez une pincée de fleur de sel et un tour de poivre du moulin.

Mais pourquoi, un p'tit plat de pâte au zaatar ça serait une bonne idée non ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 26 novembre 2020

Mon cochon piquant à la coréenne parce qu'il faut découvrir cette cuisine venue du pays du matin calme...

Depuis fort fort longtemps certaines cuisines asiatiques se sont installées chez nous au point qu'elles ne nous étonnent même plus quand nous les croisons au quotidien. Et puis il y en a d'autres que nous connaissons encore mal et qui pourtant mériteraient autant notre intérêt et la cuisine coréenne fait partie de celles-là d'après moi. 

J'aime la cuisine coréenne parce qu'elle nous entraîne vers un nouveau voyage à la découverte d'autres ingrédients et d'autres savoirs faire. J'aime cette cuisine parce que certaines des recettes venant du côté du pays du matin calme savent distiller le feu du piment et nous faire découvrir une pratique culinaire peu utilisée ici, la fermentation.

J'ai toujours aimé apprendre de nouveaux noms attachés à ces cuisines que je découvre en espérant qu'un jour, quand je les maîtriserai vraiment, ces noms fassent partie pleinement de ma cuisine. Avec la cuisine coréenne j'ai appris, enfin j'essaie... à prononcer gochujang, cette pâte de piment fermentée, gochugaru, ce piment qui met le feu à certains plats, doenjang, une pâte de soja fermentée ou encore jocheong, un sirop de riz épais et parfumé... J'ai découvert ces nouveaux ingrédients tout comme j'ai découvert que d'autres, comme la sauce soja ou l'huile de sésame avaient un goût particulier quand ils venaient de Corée du Sud.

Et avec tous ces ingrédients j'ai commencé à préparer des plats coréens... Par ici vous pourrez retrouver Yukhoe, un curieux sandwich et quelques bibimbaps, un de mes plats préférés et quelques autres plats. Et j'espère par la suite vous proposer de nouvelles recettes où se mêleront plats d'ici et produits de là-bas... En attendant aujourd'hui, c'est une recette savoureuse de cochon piquant que je vous propose, un recette à ma manière avec les ingrédients venant de Corée...

Si vous voulez découvrir certains produits comme ceux que j'ai cités je ne saurais trop vous conseiller l'épicerie coréenne en ligne Misikga qui propose des produits artisanaux d'une rare qualité et quelques kits très malins qui vous permettront de découvrir facilement certains plats. Tout comme je vous conseille de passer chez Luna Kyung, sur son blog La table de Diogène est ronde, si vous êtes à la recherche de recettes mais aussi pour comprendre et apprendre sur cette cuisine-là.

Mon cochon piquant à la coréenne

Ingrédients : 2 tranches d'échine de porc épaisses (environ 600g) - 2 càs de gochujang - 1càc de gochugaru - 1 ou 2 càs de miel liquide - 1càs de mirin - 2 ou 3càs de sauce soja - 6 cives - 1 oignon - 1 gousse d'ail - 1 dizaine de tranches fines de gingembre frais - 1càc de graines de sésame doré - 2càs d'huile de tournesol - de l'huile de sésame pour servir

Préparez la marinade dans un grand saladier. Mélangez le gochujang, le gochugaru, le miel, le mirin et la sauce soja.

Émincez la viande en fines lamelles, ajoutez dans la marinade et mélangez bien. Épluchez l'oignon et l'ail et émincez-les. Coupez les cives en tronçons. Ajoutez-les dans le saladier ainsi que le gingembre et mélangez. Oubliez le tout une heure au frais.

Faites chauffer l'huile dans une grande poêle. Quand elle est fumante versez le contenu du saladier et faites cuire le porc jusqu'à ce qu'il soit à point, bien doré. Ne mélangez pas trop sinon vous allez refroidir la poêle et au lieu de sauter le porc va être bouilli, ça serait dommage...

Juste avant de servir parsemez sur le plat un peu de cives finement hachées, les graines de sésame et quelques gouttes d'huile de sésame.

Vous pouvez retrouver l'épicerie Misikga sur leur site et sur Instagram.

Mais pourquoi, et si on préparait un plat avec du kimchi ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 24 novembre 2020

Boulettes de cochon épicées au fenouil et au piment parce que j'aime les polpette et la cuisine vénitienne de Polpo !

Il y a fort fort longtemps je me promenais tout seul dans les rues de Londres et du côté de Beak Street une étrange pieuvre au dessus d'un restaurant a retenu mon attention, une pieuvre et juste en dessous le nom du restaurant, Polpo... évidemment. Et par chance j'ai pu m'y attabler le lendemain et goûter la cuisine parfumée et inspirée venant de Venise. 

Comme pour pas mal de personnes il n'y avait avant pour moi qu'une seule cuisine italienne, la cuisine italienne quoi ! Et puis petit à petit j'ai découvert que du sud au nord et de l'est à l'ouest de la botte, il n'y avait pas qu'une cuisine mais qu'il y en avait bien une multitude selon les régions et même certaines fois les villes et les villages... Et en m'attablant chez Polpo j'ai donc découvert quelques plats de cette cuisine de vénitienne dont l'établissement porte bien haut l'étendard.

Et ces derniers jours j'ai eu la chance de recevoir le livre Polpo, trésors de la cuisine vénitienne de Russel Norman et des photos de Jenny Zarins paru chez Hachette Cuisine et cette fois j'ai eu la chance de parcourir la cuisine de Polpo de long en large.

Je ne saurais trop vous conseiller de commencer le livre par... le début où l'auteur nous livre en quelques pages, trop courtes à mon goût, l'histoire de Polpo, une histoire qui s'est bien prolongée depuis puisque le livre en version originale date de 2012 et que l'aventure a continué depuis... Après, juste après vous pourrez vous jeter sur les recettes avec gourmandise !

La cuisine qui est proposée là est une cuisine de partage et de générosité, de ces cuisines dont la simplicité n'est là que pour laisser toute la place aux ingrédients qui la composent. Et vous pourrez voyager ainsi à travers cichèti, ces amuses-bouches à déguster souvent d'une bouchée, comme ces crostinis anchois et pois chiches qui m'ont fait sacrément de l’œil, les pains, avec des pizzettas à déchirer avec les mains avant de les dévorer, les poissons où bien sûr le poulpe est présent et les viandes et là vous savez déjà que les boulettes.... Avant d'aller voir du côté des légumes et des desserts, aussi simples que savoureux et de finir par une boisson, negroni ou bellini...

Si un jour prochain, ça va bien finir par être possible un jour, vous passez par Londres allez donc vous installez chez Polpo et partagez quelques uns de leurs plats. Mais en attendant, faites comme moi, feuilletez le livre, encore et encore et encore et...

Boulettes de cochon épicées au fenouil et au piment

Pour la sauce tomate : 600g de tomates fraîches (personnellement j'ai utilisé les tomates cueillies cet été et que j'avais congelées en quartiers) - 2 càs d'huile d'olive - 1 oignon - 1 gousse d'ail - 1/4 de càc de piment en flocons - 2 boîtes de 400g de tomates concassées - 2 càc de marjolaine fraîche effeuillée - 1càc de sucre en poudre - sel et poivre

Pour les boulettes : 1,2kg de porc haché (un conseil évitez la farce et ce type de préparations ! personnellement j'ai haché de l'épaule) - 2 œufs - 90g de chapelure - quelques pincées de piment en flocons - 9g de graines de fenouil - sel et poivre

Commencez en préparant la sauce. Hachez l'oignon et l'ail et mettez-les à revenir à tout petit feu dans une cocotte avec l'huile pendant une dizaine de minutes. Ajoutez les tomates fraîches et le piment et prolongez la cuisson une quinzaine de minutes à feu moyen.

Ajoutez les tomates concassées, mélangez bien et prolongez la cuisson pendant 45 minutes.

Ajoutez la marjolaine et le sucre et mixez finement le tout au mixer plongeant.

Préparez alors les boulettes. Faites chauffer votre four à 210° et quand il est chaud mettez-y les graines de fenouil pendant 1 minute, pas plus, après les avoir étalées sur une plaque couverte de papier de cuisson. Et ensuite direction mortier et pilon ! Pas trop fin mais quand même...

Mettez dans un saladier le porc, les œufs, la chapelure, le piment, le fenouil, du sel et du poivre... on malaxe bien ! Et on forme des boulettes d'environ 45g. Posez-les sur la plaque avec la feuille de papier de cuisson des graines de fenouil et enfournez 10 minutes.

Ensuite c'est tout simple direction la sauce tomate et de nouveau 10 minutes de cuisson et c'est prêt !

Mais pourquoi, j'irais bien à Venise... un jour ! est-ce que je vous raconte ça...

lundi 23 novembre 2020

Mon p'tit gâteau nantais croquant parce que j'aime les gâteaux qui voyagent...

J'ai toujours aimé les gâteaux de voyage et même juste le terme de "gâteau de voyage"... J'aime ces gâteaux qui se conservent et qui restent tout aussi bon le lendemain et le surlendemain et même pendant plusieurs jours pour certains d'entre-eux. Je les aime aussi parce qu'ils sont associés à un mode de voyage où le temps s'écoule doucement, à ces voyages en train qui laisse les paysages s'écouler sous nos yeux. Le voyage n'est plus alors juste un passage pour aller de tel ou tel endroit à tel ou tel autre, il fait partie intégrante de ce changement de lieu.

Un peu comme ces vacances d'il y a longtemps que l'on passait avec mes parents et qui commençaient à peine le pas de la porte franchi parce que l'aventure commençait bien dès lors pour nous. Et quand on prend ce temps, on peut aussi voyager avec un de ces gâteaux dans un panier, parce qu'on sait qu'à l'heure du goûter, accompagné des roulis du train, on aura bien du plaisir à le retrouver, à le découper en jolies parts et à le déguster.

Les voyages d'aujourd'hui sont souvent trop rapides pour ces gâteaux-là avec lesquels il faut simplement retrouver le temps de vivre, le temps de profiter de chaque moment...

Et aujourd'hui c'est un joli nantais que je vous propose, un gâteau que je viens de découvrir, parce qu'une amie m'a dit, je pense que celui-là tu devrais aimer... Elle n'avait pas tort. Un gâteau nantais que je n'ai pas pu m'empêcher de mettre à ma sauce en espérant que les gens de par là-bas ne m'en voudront pas trop...

Mon p'tit gâteau nantais croquant

Ingrédients :

Pour le gâteau : 150g d'amandes en poudre - 150g de beurre bien mou - 150g de sucre en poudre - 50g de farine - 4 œufs - 2 ou 3 càs de rhum - quelques gouttes d'extrait d'amande amère

Pour le dessus : 150g de sucre glace - 3cl de rhum - 20g d'amandes entières - 20g de pistaches

Fouettez le beurre et le sucre jusqu'à ce que le beurre blanchisse. Ajoutez la poudre d'amandes et mélangez bien. Ajoutez les œufs rapidement battus et mélangez de nouveau la pâte. Ajoutez la farine, le rhum et mélangez une dernière fois jusqu'à obtenir une jolie pâte onctueuse.

Versez la pâte dans un moule d'environ 18cm de diamètre beurré et fariné. Personnellement j'ai utilisé un moule à charnière et j'ai mis un disque de papier de cuisson au fond de mon moule.

Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 35 à 40 minutes.

Laissez refroidir et démoulez.

Hachez ensemble les amandes et les pistaches grossièrement.

Mélangez le sucre glace et le rhum et versez sur le gâteau de manière à bien couvrir le dessus, ça peut couler un peu sur les côtés. Parsemez le mélange d'amandes et de pistaches sur le pourtour sans attendre pour qu'elles s'incrustent dans le glaçage. Laissez sécher puis dégustez !

Mais pourquoi, et après on fait quoi comme autre gâteau de voyage ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 22 novembre 2020

Notre riz à la coréenne parce qu’aujourd’hui c'est le Le Korea Kimchi Day !

Lors de notre dernière rencontre avec Nicolas, mon ami et complice en cuisine, nous avons encore eu envie d'entraîner nos plats loin loin d'ici. En ces temps un peu difficiles pour les voyages heureusement nous avons nos cuisines pour continuer à explorer le monde et quand Nicolas, par chance, peut passer par chez moi nous ne nous privons pas de ce plaisir... Et comme lors de son dernier passage, il y a quelques temps, j'avais dans mon frigo du kimchi, le voyage en direction de la Corée semblait inévitable !

Aujourd'hui comme c'est le Korea Kimchi Day je me suis dit que c'était le bon jour pour vous proposer une des recettes que nous avions réalisées ce jour de rencontre. J'ai depuis pas mal de temps une passion pour la cuisine coréenne, une cuisine variée, parfumée et souvent relevée ! J'aime donc beaucoup cette cuisine et particulièrement pour une pratique un peu trop rare par ici à mon goût, la fermentation, et pour un ingrédient lui aussi trop méconnu sous nos latitudes, le kimchi !

Aujourd’hui je ne vais pas vous proposer de préparer du kimchi, si vous voulez vous lancer je ne saurais trop vous conseiller d'aller retrouver la recette de Luna sur son blog La table de Diogène est ronde et bien d'autres recettes et précisions sur la cuisine Coréenne. Aujourd'hui donc j'ai choisi de l'utiliser dans un plat de riz auquel il va donner son goût et sa saveur particulière.

Notre riz à la coréenne

Ingrédients : 200g de riz basmati - 4 œufs - 120g d'épinards - 120g de potimarron - 90g de kimchi - 4 cives - 1 cuillère à soupe d'huile de colza - 10 cl d'eau - 1 cuillère à café de pâte de piment (gochujang) - 2 cuillères à soupe de sauce soja - 1 cuillère à café d'huile de sésame - sel

Faites cuire le riz al dente en suivant les indications portées sur le paquet.

Coupez le potimarron en tout petits cubes après avoir éliminé les filaments et les graines. Lavez, équeutez puis séchez les feuilles d'épinards. Hachez grossièrement le kimchi. Émincez finement les cives.

Faites chauffer l'huile dans une grande poêle à feu moyen. Ajoutez les dés de potimarron. Faites-les sauter 2 minutes avant d'ajouter l'eau et salez. Laissez-les cuire en remuant régulièrement. Ils doivent rester légèrement croquants quand l'eau s'est complètement évaporée.

Ajoutez la moitié des cives et remuez rapidement.

Ajoutez le riz, le kimchi, le gochujang et la sauce soja. Remuez bien le tout. Faites revenir à feu assez vif 1 ou 2 minutes. Ajoutez les épinards et remuez doucement jusqu'à ce qu'ils se flétrissent et se mélangent au reste des ingrédients.

Poussez le riz sur un côté de la poêle et versez les œufs battus sur le côté libéré. Salez les œufs puis mélangez-les à la spatule jusqu'à ce qu'ils commencent à prendre. Mélangez-les alors avec le riz et retirez du feu.

Parsemez les cives restantes, arrosez avec l'huile de sésame, mélangez rapidement et servez sans attendre !

Mais pourquoi, je sens que ça va être une semaine très coréenne... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 20 novembre 2020

Tea time à deux en compagnie de cookies à la semoule et à la cardamome...

J'ai toujours trouvé que les odeurs, les senteurs, les parfums, les fumets et les fragrances... enfin tout ce qui s'élève généralement de ma cuisine pour arriver du côté de mon nez, a toujours été aussi un fabuleux moyen de faire voyager mon imagination. Et dans ce domaine les thés et les épices ont toujours tenu une place particulière... enfin à condition que tout ça soit maîtrisé et équilibré !

Il n'y a rien de plus facile que d'exagérer la place de tel ou tel ingrédient, l'équilibre est un art difficile quand les épices s'en mêlent... Mais on peut aussi réussir de bien belles choses comme ce TCHAÏ INDIEN que propose La Route des Comptoirs.

L'équilibre commence par un thé noir premium qui va partager ses senteurs et son goût avec des copeaux de cannelle et gingembre et des éclats de cardamome et de clou de girofle. Un thé qui dès qu'il commence à infuser me transporte directement sur les routes de l'Inde...

Et pour l'associer, aujourd'hui j'ai choisi de vous proposer un tea time à deux en compagnie de ce tchaï indien et de quelques cookies qui j'espère vous ferons eux aussi voyager... Après je ne répondrait pas à votre place à cette terrible question... on trempe ?

Cookies à la semoule et à la cardamome

Ingrédients : 90g de beurre mou - 45g de sucre en poudre - 90g de farine - 1càc de levure chimique - 90g de semoule fine - 1/2 càc de cardamome en poudre

Fouettez dans un saladier le beurre et le sucre en poudre. Ajoutez la farine, la levure, la semoule et la cardamome et mélangez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène.

Façonnez des boulettes d'environ 30g puis aplatissez-les légèrement entre les paumes de vos mains avant de les déposer sur une plaque de four couverte de papier de cuisson.

Faites cuire 18 minutes en tournant la plaque à mi-cuisson dans four préchauffé à 160°C.

Laissez refroidir avant de déguster.

Servez avec du TCHAÏ INDIEN.

Vous pouvez retrouver La Route des Comptoirs sur leur site, leur blog et leur compte Instagram.

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Mais pourquoi, et si on allait voir où pousse le rooïbos maintenant ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 10 novembre 2020

Omurice l'omelette au riz sauté japonaise pour un brunch en solo... ou à plusieurs !

Quand je prépare un thé, je sais que je vais prendre du temps, prendre mon temps. Sans doute parce que le thé est pour moi autant une boisson qu'un moment dont la dégustation est le couronnement. Je sais que je vais d'abord hésiter en me demandant de quel thé j'ai envie et comme j'aime hésiter je vais souvent en renifler deux ou trois avant de choisir. L'odeur du thé est comme une promesse en cours de découverte.

Je vais chauffer l'eau, pour chaque thé sa température, et puis verser quelques cuillerées de thé dans la théière, je n'aime pas me faire une seule tasse, je n'ai que des thés que j'aime alors il m'en faut plus d'une tasse. Ensuite vient le temps de l'infusion, les senteurs se développent semblables et différentes de celles que l'on a rencontrées en plongeant son nez dans le paquet. Ce jour-là, c'est un thé vert japonais, un bancha de la Route des Comptoirs d'un vert sombre qui commence à prendre son aise dans la théière.

L'eau prend la couleur et le goût du thé, la senteur fraîche et agréable de ce bancha prend corps, quelques minutes et j'enlève le thé qui a maintenant donné ce qu'il devait. J'attends encore un peu, ce n'est pas indispensable, mais l'attente fait partie du plaisir... je n'ai plus qu'à le faire couler dans ma tasse et pourquoi pas le déguster avec cette généreuse omelette japonaise que je vous propose aujourd'hui !

Omurice l'omelette au riz sauté japonaise

Ingrédients : 180g de riz cuit - 1 petite carotte - 60g de champignons de Paris - 45g de petits pois frais (ou congelés) - 1/2 oignon - 2 càs d'huile de tournesol - 1 càs de sauce soja - 1 càs de ketchup - 2 càs de bouillon de légumes - 4 œufs - sel et poivre - du ketchup

Mélangez dans un bol, la sauce soja, le ketchup et le bouillon de légumes.

Pelez la carotte puis coupez-la en petits cubes. Nettoyez les champignons de Paris puis coupez-les en fines tranches. Hachez finement l'oignon.

Faites chauffer 1càs d'huile dans un wok ou une grande sauteuse et faites-y revenir l'oignon et la carotte à feu moyen pendant 5 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez les champignons et les petits pois et prolongez la cuisson jusqu'à ce que les champignons commencent à dorer.

Ajoutez le riz et le contenu du bol et mélangez le tout 1 minute ou deux puis retirez du feu.

Fouettez les œufs dans un bol. Faites chauffer l'huile restante dans une poêle moyenne et versez-y les œufs. Quand les œufs ont commencé à prendre, déposez au centre de l'omelette une ligne de 6 belles càs de riz aux légumes. Laissez prendre un peu plus l'omelette puis repliez en rouleau autour du riz. Couvrez et laissez terminer la cuisson.

Pour servir retournez l'omelette dans une assiette de manière à ce que l'ouverture se trouve en dessous.

Servez accompagné éventuellement d'une salade de pousses mélangées et le riz aux légumes restant dans un bol. Vous pouvez décorer votre omelette d'un trait de ketchup.

Servez accompagné de thé bancha.

Vous pouvez retrouver La Route des Comptoirs sur leur site, leur blog et leur compte Instagram.

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Mais pourquoi, la prochaine fois direction l'Inde... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 2 novembre 2020

Notre tarte courge pécan et chocolat ! Parce que Nicolas et moi en cuisine ça fait plus que deux...

Je l'ai souvent dit par ici la cuisine est un truc sans fin pour peu que tu décides que tu veux t'installer dans le domaine de la cuisine mondiale. Tu pourrais passer une vie puis une autre puis une autre puis... beaucoup d'autres sans avoir la moindre chance de faire toutes les recettes du monde ! Et comme en plus des nouvelles arrivent jour après jour après jour... c'est une histoire sans fin.

Quand nous cuisinons avec Nicolas, nous arrivons chacun avec nos envies, des envies nourries parce que nous sommes tous les deux curieux comme des pies ! Et quand l'un part à l'ouest, il y a toutes les chances pour que l'autre se balade plein sud ou à l'est ou au nord... enfin dans une autre direction quoi. Du coup une recette plus une recette plus... ça fait souvent des tas de recettes qui nous font envie !

Après bien sûr, on fait un peu le tri, les journées sont trop courtes pour toutes nos envies. Et c'est donc comme ça que lors de notre dernière rencontre, Nicolas est arrivé avec une envie pumpkin pie, et c'est une des recettes que nous avons retenu ce jour-là...

Notre tarte courge pécan et chocolat

Ingrédients:

Pour la pâte : 150g de farine - 120g de beurre très froid - 4cl d'eau très froide - 20g de sucre en poudre - 1 pincée de sel

Pour garnir : 450g de courge butternut - 75g de crème - 120g de lait entier - 3 œufs - 90g de sucre en poudre - 30g de sirop d'érable - 60g de noix de pécan - 120g de chocolat noir

Pour la déco : 20g de noix de pécan - 30g de chocolat noir

Commencez en préparant la pâte. Mettez la farine, le sucre, le beurre (coupé en morceaux) et le sel dans la bol de votre mixeur. Mixez par à-coup jusqu'à ce que des pépites de beurre se forment. Ajoutez alors l'eau en plusieurs fois tout en mixant toujours par à-coup. Ne mixez pas trop. La pâte ne doit pas trop coller. Débarrassez-la dans du film alimentaire. Filmez bien. Laissez reposer 1 heure au frigo.

Coupez la courge en tranches. Enlevez la peau et les graines. Disposez-les sur une plaque. Enfournez à 180º et comptez 45 minutes de cuisson. La chair doit être tendre. Si la courge s'assèche trop, baissez la température à 160º et disposez un plat contenant de l'eau dans le four. À la sortie du four, laissez refroidir complètement.

Quand la courge est à température ambiante, placez-la dans le bol de votre mixeur. Mixez pour obtenir une purée lisse. Ajoutez le sucre en poudre, le sirop d'érable, la crème et le lait. Mixez à nouveau pour obtenir un tout homogène. Versez dans un saladier, ajoutez les œufs et mélangez bien.

Hachez les 60g de noix de pécan. Faites fondre le chocolat au bain marie ou au four micro-ondes. Ajoutez les noix hachées. Mélangez.

Abaissez la pâte sur votre plan de travail fariné au rouleau. Travaillez rapidement. Si la pâte se ramollit et devient difficile à étaler, placez-la au frigo quelques minutes. Disposez la pâte dans un moule à tarte. Ôtez l'excédent de pâte. Versez le chocolat fondu sur le fond. Égalisez avec une spatule. Versez la crème de courge par-dessus.

Enfournez à 180º et comptez environ 45minutes de cuisson. Surveillez bien. Si la tarte prend des couleurs trop vite, baissez la température.

À la sortie du four, laissez refroidir complètement.

Hachez le chocolat et les noix de pécan restants. Quand la tarte est à température ambiante, décorez-la avec le chocolat et les noix. 

Et si comme nous il vous reste de la pâte et de la garniture, faites des mini-tartes, c'est aussi bon et ça se mange sans même respirer !

Mais pourquoi, avec de la patate douce ça devrait le faire aussi... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 1 novembre 2020

Gnocchi aux deux haricots... parce que les gnocchi peuvent aussi être sans gluten !

Quand on cuisine sans gluten on pense d'abord à la farine sans gluten mais on ne pense pas toujours que d'autres ingrédients, d'autres préparations peuvent, elles aussi, entrer dans le monde du sans gluten. Et comme Schär m'a proposé de préparer un plat sans gluten vegan, je suis allé voir leur catalogue et je me suis alors rendu compte que si la marque propose différentes farines sans gluten pour chaque occasion, elle propose aussi bien d'autres choses !

Et c'est ainsi que j'ai découvert une riche variété de pâtes et que parmi toutes ces propositions j'ai retenu les gnocchi, qui servent aujourd'hui de base à mon plat. Des gnocchi que j'ai eu envie d'associer à deux haricots, blancs et verts, et à d'autres petits ingrédients pour montrer que l'on peut cuisiner gourmand, varié, complet et vegan... mais qui en doute encore.

Gnocchi aux deux haricots

Ingrédients : 1 paquet de gnocchi Schär - 120g de haricots blancs cuits au naturel - 150g de haricots verts - le blanc de 8 oignons nouveaux - 400g de concassée de tomates au naturel - 4 tiges de persil effeuillées - 1càs d'huile d'olive - sel et poivre

Équeutez les haricots verts puis coupez-les en petits tronçons.

Faites cuire les gnocchi en suivant les indications portées sur l'emballage puis égouttez-les.

Pelez puis coupez les oignons nouveaux en 4 ou en 8 selon leur taille.

Chauffez l'huile dans une sauteuse et faites-y cuire les oignons 5 minutes à feu assez doux en remuant de temps en temps.

Ajoutez les haricots verts, mélangez bien et poursuivez la cuisson 5 minutes.

Ajoutez les tomates concassées et 40cl d'eau, passez à feu assez vif et faites cuire une vingtaine de minutes à frémissements.

Ajoutez les haricots blancs et les gnocchi et laissez sur le feu juste le temps de réchauffer le tout en mélangeant sans arrêt.

Juste au moment de servir, parsemez les tiges de persil hachées.

Mais pourquoi, et si je préparais des pâtes sans gluten maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 30 octobre 2020

Houmous de patates douces zaatar et noisette à l'huile de colza... parce que cette huile-là peut apporter ses différences...

Chez moi quand on ouvre le placard où je range mes huiles, on trouve beaucoup beaucoup d'huiles différentes, parce que j'ai toujours trouvé que chacune a ses avantages et ses utilisations particulières. Je sais par exemple que je ne vais pas utiliser l'huile de colza si je dois emmener des fritures à très hautes températures, mais que dans mes salades, dans mes préparations crues ou dans mes cuissons plus en douceur elle va être tout à fait à sa place. 

L'huile de colza a aussi quelques arguments à présenter dans le domaine de la santé puisqu'elle est source d'oméga 3 et 6 et de vitamine E... Mais si vous me lisez de temps en temps vous savez que pour moi, c'est d'abord la gourmandise et le goût qui comptent, après si ça nous fait aussi du bien, profitons-en...

Du coup j'ai eu envie d'un petit houmous en m'inspirant d'une recette proposée par Hervé Cuisine où l'huile de colza va apporter sa touche particulière.

Houmous de patates douces zaatar et noisette à l'huile de colza...

Ingrédients : 250g de patates douces - 200g de pois chiches cuits au naturel - 30g de noisettes - 2càs d'huile de colza (de préférence bio et première pression à froid) - 2càs de tahini (pâte de sésame) - 1gousse d'ail - 1càc de gingembre frais râpé très finement - 1/2 càc de curry en poudre - 1càc de zaatar - 1 vingtaine de feuilles de coriandre - une dizaine de feuilles de menthe - sel et poivre

Commencez en faisant cuire la patate douce. Posez-la entière et non-pelée sur une plaque couverte de papier sulfurisé et faites-la cuire environ 45 minutes dans un four préchauffé à 180°. La chair doit être bien cuite, la pointe d'un couteau doit s'y enfoncer facilement.

Cinq minutes avant la fin, ajoutez les noisettes sur la plaque.

Laissez tiédir la patate douce puis pelez-la. Hachez grossièrement les noisettes.

Pelez l'ail et mettez-le dans un mixeur et donnez quelques tours. Ajoutez les pois chiches, l'huile de colza, le tahini, le gingembre, le curry, un peu de sel et de poivre et mixez le tout finement. Ajoutez la patate douce et mixez de nouveau jusqu'à obtenir un houmous lisse et onctueux.

Servez le houmous, parsemez par-dessus les noisettes et le zaatar, la coriandre et la menthe et terminez par un filet d'huile de colza.

Il n'y a plus qu'à ajouter des tranches de pain grillé et vous verrez que les mangeurs ne tarderont pas à venir !

Mais pourquoi, avec du potimarron ça serait pas mal aussi... est-ce que je vous raconte ça...