mardi 20 octobre 2020

Sandwich au chou coréen... pour un pique-nique entre copains... à l'intérieur !

J'ai découvert le plaisir du pique-nique tardivement, après avoir longtemps pensé qu'il ne s'agissait que d'un moment que je devais subir en compagnie de mes parents sur une couverture qui me piquait les jambes, culottes courtes obligent, à manger souvent des tristes sandwiches... Vécu comme ça il est difficile d'y trouver du plaisir et je n'en trouvais donc pas.

Et puis bien bien plus tard, il y a quelques années, j'ai découvert avec vous, lors de nos rendez-vous de quelques étés, que le pique-nique pouvait être un réel plaisir et que l'on pouvait manger sur l'herbe de bien bonnes choses ! Il faut dire que pique-niquer avec plusieurs dizaines de passionnés de cuisine, ça ouvre quelques horizons !

Et en cherchant une nouvelle occasion et une association entre ce qui se mange et le thé pour cette série que j'ai préparée avec plaisir pour La Route des Comptoirs, j'ai eu envie de vous proposer un moment pique-nique. Et comme il est question aussi de voyages lointains dans nos assiettes et nos tasses de thé, je vais vous proposer un voyage vers la Corée, vers cette cuisine que nous découvrons de plus en plus souvent par chez nous, en dégustant un sandwich au chou coréen accompagné d'un thé vert Sencha Jeju.

Le Sencha Jeju de La Route des Comptoirs est un thé vert de Corée issu de l'agriculture biologique préparé selon la méthode japonaise, au goût très frais à la saveur douce et pure. Proche de ses cousins japonais il accompagnera parfaitement ces sandwiches gourmands à la coréenne que je vous propose aujourd'hui.

Compte tenu du temps, n'hésitez pas à faire comme moi, des pique-niques dedans !

Sandwich au chou coréen

Ingrédients : 400g de chou chinois - 50g de kimchi (facultatif) - 1 carotte - 1 oignon rouge - 1 piment doux rouge (ou 1/2 poivron rouge) - 2 cives - 7 œufs - 1càs d'huile de tournesol - 4 tranches de pain de mie - du ketchup - de la mayonnaise - sel et poivre

Faites dorer les tranches de pain au grille pain.

Pelez l'oignon rouge et la carotte. Émincez le chou chinois, le kimchi, l'oignon et le piment doux. Taillez la carotte et les cives en allumettes. Mélangez tous les légumes dans un saladier.

Fouettez 5 œufs dans un grand bol et ajoutez-les dans le saladier. Salez et poivrez le tout puis mélangez.

Faites chauffer 1/2 càs d'huile à feu assez doux dans une poêle rectangulaire ou dans une poêle ronde. La taille de la poêle doit être à peine plus grande que celle des tranches de pain de mie.

Versez la moitié du mélange dans la poêle et tassez bien.

Laissez cuire quelques minutes jusqu'à ce que les œufs soient dorés en dessous. Retournez l'omelette, soulevez-la légèrement et glissez dessous un œuf battu puis reposez.

Laissez de nouveau sur le feu jusqu'à ce que le dessous soit bien doré.

Retirez de la poêle et faites de même avec l'autre moitié des ingrédients et l'œuf restant.

Taillez éventuellement les deux omelettes à la taille des tranches de pain de mie. Déposez une portion sur une tranche de pain de mie, couvrez de ketchup et de mayonnaise à votre goût et refermez le sandwich avec une deuxième tranche de pain. Préparez le deuxième sandwich de la même manière.

Emballez les sandwiches dans du papier de cuisine puis dans du papier aluminium.

Coupez les sandwiches en deux au moment de les déguster.

Servez avec du thé vert Sencha Jeju.

Vous pouvez retrouver La Route des Comptoirs sur leur site, leur blog et leur compte Instagram.

Article sponsorisé

Mais pourquoi, et si notre prochain voyage nous entraînait au Japon ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 15 octobre 2020

Tarte rustique au potimarron et au gorgonzola... parce que l'important dans une tarte c'est aussi la pâte !

J'ai toujours eu une passion pour les pâtes rustiques, qui croustillent sous la dent ! Sans doute parce que pour moi la pâte à tarte, qu’elle soit salée ou sucrée, n'est pas que la base d'une préparation mais bien une partie de la recette qui mérite autant d'attention que ce que l'on met dedans.

Ces dernières années, j'ai vu arriver avec plaisir les pâtes rustiques, plus croquantes, plus craquantes, plus parfumées. Et j'ai aimé leur aspect qui apporte plus de gourmandise que les simples pâtes brisées ou sablées.

J'aime les composer avec différents ingrédients, et cette fois-ci ce sera avec la farine Schär Mix-B Pain sans gluten, puisque la marque m'a une nouvelle fois demandé de composer une petite recette gourmande.

Mais j’aime aussi les faire avec des flocons d'avoine mixés finement pour leur goût et plein de jolies petites graines pour ajouter du croquant !

J'aime les pâtes rustiques et les replier sur leur garniture, au point que j'allais oublier de vous présenter la garniture de ma tarte... qui sera aujourd'hui du potimarron fondant et du gorgonzola parfumé et quelques autres ingrédients …

Tarte rustique au potimarron et au gorgonzola

Ingrédients :

Pour la pâte : 60g de farine Mix-B Pain - 60g de flocons d'avoine (sans gluten) - 60g de beurre - 45g de lait - 2càs de graines mélangées (courge, sésame, tournesol...) - sel

Pour la garniture : 1/2 potimarron - 120g de gorgonzola - 1 oignon rouge - 12 cl de crème liquide entière - 2 œufs - 1 jaune d'œuf - 1 càs d'huile d'olive – poivre

Commencez en préparant la pâte. Versez les flocons d'avoine dans un mixeur et mixez-les assez finement. Ajoutez la farine et une pincée de sel et mixez rapidement. Ajoutez le beurre coupé en morceaux et le lait et mixez jusqu'à obtenir une pâte homogène.

Retirez du mixeur, formez une boule, filmez et réservez au réfrigérateur.

Pelez l'oignon puis émincez-le finement. Faites chauffer l'huile et faites-y cuire l'oignon une dizaine de minutes à feu moyen jusqu'à ce qu'il commence à peine à colorer.

Pendant ce temps coupez le potimarron en quatre et enlevez les graines. Faites-le cuire 20 minutes à la vapeur, jusqu'à ce qu'il soit bien tendre. Laissez-le tiédir puis coupez-le en tranches assez fines dans la longueur.

Préchauffez votre four à 160°C.

Étalez la pâte au rouleau sur une feuille de papier cuisson. Parsemez les graines mélangées et redonnez un tour de rouleau pour qu'elles pénètrent dans la pâte. Couvrez délicatement un moule d'environ 20cm de diamètre avec la pâte, les graines vers le dessous. Coupez la pâte à l'extérieur du moule en la laissant dépasser d'1cm.

Mettez le gorgonzola dans un saladier et écrasez-le à la fourchette. Ajoutez les œufs et la crème liquide, poivrez et battez le tout.

Versez dans le moule la moitié du contenu du saladier. Parsemez les oignons, disposez les tranches de potimarron et couvrez avec le reste du contenu du saladier à hauteur.

Repliez la pâte vers l'intérieur, badigeonnez-la avec le jaune d'œuf préalablement mélangé à 1càs d'eau.

Enfournez 30 à 35 minutes en surveillant la cuisson.

Mais pourquoi, et avec une p'tite salade... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 10 octobre 2020

English muffins œufs et bacon... Pour un breakfast à l'anglaise en famille...

Je l'ai souvent dit par ici, je n'ai pas l'occasion de voyager autant que je l'aimerais et du coup mes assiettes me servent parfois à aller aussi loin que j'aimerais le faire réellement. J'ai donc l'assiette voyageuse mais il n'y a pas que ce que je mange qui me permet ces déplacements lointains... le thé lui aussi est pour moi une invitation à ces dépaysements.

J'ai découvert le thé à l'heure du repas tardivement. Pour moi qui ai passé pas mal de temps de l'autre côté du Channel, il s'est longtemps résumé à l'heure du matin et plus rarement à celle du tea time. Et puis une installation dans le 13e arrondissement parisien m'a ouvert bien des horizons culinaires et fait découvrir que l'heure du thé pouvait sonner à toutes les heures de la journée et accompagner bien des occasions.

Bien des occasions le long de la journée parce que l'important n'est pas seulement de manger et de boire, mais aussi de mettre en scène ces moments de partage... s'asseoir à la table du petit déjeuner en famille, déguster un brunch, partager un pique-nique entre copains, un tea time à deux, un goûter ou terminer une journée par un dîner en amoureux...sont autant de ces moments où le thé peut s'inviter et vous accompagner.

Ce sont ces occasions et ces associations entre ce qui se mange et le thé que La Route des Comptoirs m'a proposé de vous présenter à travers recettes et associations. Un plat, un moment et donc un thé toujours soigneusement choisi, bio et équitable, voilà à quoi vont ressembler nos voyages culinaires sur La Route des Comptoirs !

Et pour me rappeler du temps d'avant où l'Angleterre était presque une deuxième maison pour moi, j'ai choisi de vous proposer, pour commencer, une pose matinale et gourmande accompagnée d'un thé noir venant du sud-ouest de l'Inde, des hauts plateaux du Nilgiri. Un thé équilibré tout en douceur au parfum naturel frais et fruité, qui accompagnera aussi bien vos breakfasts à l'anglaise que d'autres moments de la journée !

English muffins œufs et bacon

Ingrédients : 150g de champignons de Paris - 1 oignon - 100g de pousses d'épinards - 15g de beurre - 12 œufs - 4 tranches de bacon - 4 muffins - 8 tranches de cheddar à fondre (type toastinettes) - sel et poivre

Nettoyez les champignons puis coupez-les en tranches. Pelez puis coupez aussi l'oignon en tranches.

Préchauffez votre four à 180°C.

Faites dorer les tranches de bacon dans une poêle anti-adhésive puis réservez-les.

Faites chauffer le beurre dans une grande poêle à feu moyen et faites-y revenir l'oignon 5 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez les champignons, salez, poivrez et prolongez la cuisson jusqu'à ce que les champignons commencent à dorer. Ajoutez les pousses d'épinards, mélangez et laissez sur le feu juste le temps de les laisser flétrir puis retirez la poêle du feu.

Fouettez les œufs dans un saladier puis ajoutez le contenu de la poêle et mélangez.

Versez le tout dans un plat rectangulaire d'environ 20cm sur 30, couvert d'un papier cuisson.

Enfournez une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que le tout soit bien cuit.

Laissez tiédir puis coupez des carrés de la taille des muffins.

Coupez les muffins en deux et dorez-les au grille-pain.

Posez un carré d'omelette sur un demi-muffin, déposez dessus une tranche de bacon, une tranche de cheddar à fondre, un nouveau carré d'omelette et une tranche de cheddar à fondre, refermez enfin le muffin. Recommencez de la même manière avec les trois autres muffins.

Posez-les sur une plaque puis passez-les au four 3 minutes. Dégustez sans attendre.

Servez avec du thé breakfast La Route des Comptoirs.

Vous pouvez retrouver La Route des Comptoirs sur leur site, leur blog et leur compte instagram.

Article sponsorisé

Mais pourquoi... et si on se retrouvait à l'heure du brunch du côté du Japon ? est-ce que je vous

vendredi 9 octobre 2020

Smash aux pommes de terre Emmental de Savoie et bacon... Parce que j'aime le réconfort !

J'ai toujours eu un faible pour l'Emmental de Savoie IGP depuis fort fort longtemps, même du temps où mes pantalons n'avaient pas encore atteint le bas de mes jambes. Il faut dire que ce fromage-là se déguste sans autre forme de procès et se prête aussi à bien des recettes de cuisine. Du coup je suis toujours devant un dilemme que je ne résous quelquefois que par la gourmandise, est-ce que je le mange seul ou accompagné d'un bon pain ou est-ce que je le passe à la casserole... Et c'est ma gourmandise qui donne la réponse attendue d'un... s'il en reste je le cuisine !

Il faut dire que si je devais trouver un ordre alimentaire pour me décrire, je me rapprocherais sans aucun doute du fromagivore à tendance nocturne... Il n'est en effet pas rare que dans la nuit, quand la maisonnée dort, que je me glisse comme une ombre jusqu'au frigo, que sa lumière éclaire ma gourmandise et que je me taille une part de lion dans le généreux morceau d'Emmental qui repose là. Quand je ne ramène pas le généreux morceau en entier histoire d'éviter les aller et retours inutiles.


Il arrive quand même qu'un morceau s'échappe à mes envies et dans ce cas-là, direction la cuisine ! Et comme l'Emmental de Savoie m'a demandé de réaliser quelques recettes aussi gourmandes, en tout cas j'espère, que simples et familiales, me voilà aux fourneaux pour vous proposer un écrasé de pommes de terre que l'Emmental va nourrir de toute sa gourmandise !

Smash aux pommes de terre Emmental de Savoie et bacon

Ingrédients : 120g d'Emmental de Savoie râpé - 1 kg de pommes de terre à purée - 10cl de lait chaud - 40g de beurre - 4 tranches épaisses de bacon - 2 oignons jaunes - 4 tiges de persil plat - 4 tiges de thym - sel et poivre

Pelez les oignons, coupez-les en deux puis en tranches d'environ 1/2 cm. Effeuillez le thym. Coupez le bacon en lamelles d'environ 1cm.

Pelez puis coupez les pommes de terre en gros morceaux. Faites-les cuire une vingtaine de minutes jusqu'à ce qu'elles soient bien cuites et se défasse presque. Égouttez-les et réservez-les.

Pendant la cuisson des pommes de terre, faites chauffer 20g de beurre dans une poêle et faites-y revenir les oignons, le bacon et les feuilles de thym en remuant régulièrement. Quand les oignons commencent à colorer, retirez la poêle du feu.

Remettez les pommes de terre dans la casserole, réchauffez rapidement à feu doux puis écrasez-les grossièrement au presse-purée.

Retirez la casserole du feu et ajoutez le lait et les 20g de beurre restant coupé en petits morceaux, salez, poivrez et mélangez le tout jusqu'à ce que le lait et le beurre soient bien incorporés.

Ajoutez les 3/4 des oignons au bacon et l'Emmental de Savoie et mélangez le tout rapidement.

Servez dans les assiettes et terminez en parsemant les oignons et le bacon restant ainsi que le persil plat haché.

Dégustez sans attendre !

Mais pourquoi, et après on cuisine quoi avec l'Emmental de Savoie ? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 7 octobre 2020

Flan aux pommes du Limousin et cranberries... Parce que les pommes du Limousin arrivent !

J'ai la chance depuis des années de vivre dans mon p'tit village et d'avoir autour de ma maison un p'tit jardin où poussent trois pommiers. Bon ils me donnent peu de pommes et certaines années au moment de les cueillir je vois bien que d'autres sont passés avant moi et qu'il ne me reste qu'une maigre pitance... mais ce n'est pas grave ! 

Ce n'est pas grave parce que peut-être plus que manger leurs fruits j'aime les regarder passer de saison en saison, j'aime voir les feuilles verdir au printemps, leurs jolies fleurs apparaître et les abeilles et d'autres insectes venir se repaître de leur pollen. J'aime voir les fruits grossir grossir petit à petit et tant pis donc si d'autres les dévorent avant moi. Elles finissent par tomber et bien plus tard les feuilles commencent à tomber... et devinez quoi, l'année suivante ça recommence tout pareil !

Du coup lors d'un voyage dans le Limousin pour découvrir la seule pomme ayant réussi à décrocher une AOP, je n'ai pas été étonné de voir les pommiers encore couverts de quelques pommes et les récolteurs s'affairer pour cueillir, cueillir à la main et uniquement à la main comme on fait par là. Et j'ai eu la chance de pouvoir attraper des pommes aux jolies couleurs allant du jaune au vert avec de légères traces de rouge posées sur elle grâce au soleil. D'en attraper d'une main et de vite la croquer ! Parce que ces pommes-là ne demandent qu'à être croquées à pleine dents tant elles sont gorgées de fraîcheur et de parfums.

Du coup, avec celles que j'ai rapportées et que je n'ai pas croquées en route, j'ai eu envie d'un flan aux pommes du Limousin et cranberries pour que leur douceur acidulée se retrouve en belle compagnie !

Flan aux pommes du Limousin et cranberries...

Ingrédients : 2 pommes du Limousin AOP - 30g de cranberries séchées - 20g de beurre - 3cl de sirop d'érable - 60cl de lait entier - 15cl de crème liquide entière - 120g de sucre en poudre - 5 jaunes d’œufs - 45g de maïzena – 1 gousse de vanille

Faites gonfler les cranberries dans un bol de thé tiède le temps de préparer le flan.

Versez le lait et la crème dans une casserole. Coupez la gousse de vanille en deux dans la longueur, grattez-la au dessus de la casserole puis ajoutez-la et portez le tout à ébullition.

Fouettez ensemble dans un saladier les jaunes, le sucre et la maïzena.

Retirez la gousse de vanille puis versez le lait bouillant en filet dans le saladier tout en fouettant le tout. Versez alors dans la casserole et faites épaissir à feu moyen en remuant constamment.

Puis versez dans un saladier, filmez au contact et laissez complètement refroidir.

Pelez 1 pomme et demie, enlevez le trognons et coupez le tout en cubes ni trop gros, ni trop petits. Faites chauffer le beurre à feu moyen dans une poêle et faites-y cuire les pommes en remuant régulièrement. Quand les pommes commencent à colorer, comptez une petite dizaine de minutes, arrosez-les avec le sirop d'érable et laissez juste le temps qu'il enveloppe les pommes.

Fouettez vivement la crème puis versez-en un peu dans un moule beurré et sucré d'environ 20cm.

Répartissez les pommes et les cranberries égouttées par dessus et couvrez avec la pâte à flan restante.

Coupez la demi-pomme en quatre, retirez le trognon, coupez le tout en tranches et répartissez-les sur le flan en étalant chaque quart comme sur le visuel.

Enfournez une cinquantaine de minutes dans un four préchauffé à 160°.

Sortez du four, vous pouvez alors arrosez d'un peu de sirop d'érable, puis laissez complètement refroidir.

Mettez ensuite au frais 2 heures avant de déguster.

Mais pourquoi, je sens que ce n'est pas le dernier dessert aux pommes par ici... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 23 septembre 2020

“Bread cake” aux amandes de Pascale à ma manière... parce qu'entre nous c'est une vieille histoire...

Je connais Pascale depuis... fort fort longtemps ! Depuis une quinzaine d'années virtuellement et à peine moins réellement. Et j'ai la chance de la croiser de temps en temps, il est même arrivé que nous travaillions de temps en temps ensemble sur des petits projets commun... pas assez à mon goût. Mais depuis longtemps ce que j'espérais vraiment, c'est travailler avec Pascale sur un de ses livres.

Vous le savez sans doute déjà chez moi les livres de cuisine prennent... comment ils disent chez moi ... trop de place ! Et forcément comme je suis un bordélique pathologique ma méthode pour les classer est très très personnelle. Quand une pile est trop haute, j'en commence une autre.

Enfin je fais ça pour presque tous mes livres sauf pour quelques-uns de mes auteurs préférés qui, eux, ont le droit à une étagère que je remplis petit à petit... Si vous connaissez mes choix, vous vous doutez qu'il y a là pas mal d'auteurs venant de l'autre côté du Channel, Jamie, Nigella, Nigel... et bien sûr Pascale !

Pascale a son étagère depuis son tout premier, ce petit livre titré Cookies, muffins & Co, qui est aujourd'hui bien bien usé à force de faire et refaire les recettes et de le prêter à bien des amis. Et au fil du temps et des livres de Pascale, l'étagère s'est remplie, remplie, remplie...


Et pour son dernier Batch Cooking Family j'ai donc eu la chance de partager une partie de la réalisation avec Pascale, elle, à la baguette et aux fourneaux et moi derrière mon objectif, une partie, l'autre ayant été réalisée par Silvia Santucci. Une collaboration que je résumerais par un seul mot... plaisir ! Même si nous avons fini tous les deux sur les rotules... écrire un livre de cuisine est souvent un sport de combat !

Batch Cooking Family est donc sorti ces derniers jours aux édition 750g et c'est un livre qui ressemble à la cuisine de Pascale, accessible et gourmande et qui va vous permettre de préparer vos semaines de cuisine familiale facilement en la suivant pas à pas. Et comme si les semaines ne suffisaient pas, Pascale vous propose aussi quelques gourmandises de plus à la fin de l'ouvrage, dont je reprends ici une des recettes que j'ai mise un peu à ma sauce... un peu !

“Bread cake” aux amandes de Pascale à ma manière...

Ingrédients : 250g de farine - 1 sachet de levure chimique - 60g de muscavado en poudre - 75g de beurre demi-sel mou - 100g d’amandes - 1 œuf - 20cl de lait - 20g de cassonade pour la fin - 1 quinzaine de cerises amarena

Beurrez votre moule, pour moi un à cake de 25cm sur 11, puis tapissez le fond et les côtés de papier sulfurisé. Faites-le sans hésiter sinon ça va coller à votre moule.

Mettez de côté une poignée d’amandes pour la finition puis concassez grossièrement le reste.

Dans un bol, versez la farine, la levure et le sucre.

Ajoutez le beurre et incorporez-le du bout des doigts afin d’obtenir une chapelure grossière.

Ajoutez le lait, l’œuf, les amandes concassées puis mélangez rapidement à la fourchette.

N'insistez pas, ça se mélange rapidement et facilement. Ajoutez les cerises et mélangez encore très rapidement.

Versez dans le moule à cake puis lissez la surface.

Ajoutez les amandes réservées sur la surface, s'il vous reste 3 ou 4 cerises vous pouvez aussi les déposer dessus, puis saupoudrez de cassonade.

Enfournez pour 40 à 45 minutes dans un four préchauffé à 160°C.

Le gâteau doit être joliment gonflé et doré et une lame de couteau insérée au centre doit ressortir propre.

Démoulez puis laissez tiédir sur une grille.

Pascale conseille de l'emballer dans un film pour le conserver mais à vrai dire chez moi je n'ai pas eu le temps de l'emballer...

Aujourd'hui je vous propose d'essayer de gagner le livre de Pascale sur mon compte Instagram par là... Mon Instagram !

Mais pourquoi, bon je vais me cuisiner quoi la semaine prochaine ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 17 septembre 2020

Mes pancakes très fruités... parce que la bouffe ça ne sert pas qu'à se remplir le ventre...

La bouffe c'est quand même un truc particulier... à première vue ça ne pourrait servir qu'à se remplir la panse. C'est ce que pensait ma mère, pour elle ce qui se mangeait n'était que le carburant qui permettait au corps d'avancer et d'aller travailler pour remplir le porte-monnaie... une occupation qui a pratiquement rempli toute sa vie souvent à mi-temps, donc une douzaine d'heures par jour. 

Il n'y a presque qu'à la fin quand son corps ne lui a plus permis le travail qu'elle s'est un peu, un tout petit peu rendu compte que l'on pouvait manger par plaisir.

Et moi, en bon fils, j'ai bien sûr fait tout le contraire et je me suis toujours dit que le plaisir, et quelques autres petites choses, était sans doute tout aussi important que de mettre du carburant dans le moteur. Du coup il m'arrive même d'utiliser ce qui remplit mes assiettes comme anti-dépresseur... Bon, mes petits coups de déprime sont passagers et relatifs et ne résistent pas à la préparation et la dégustation d'un bon plat... Mais des fois j'ai quand même le tempérament, on va dire maussade, et quelques petites choses plaisantes à manger à ces moments-là ne sont donc pas de trop.

Dans ces cas-là il peut y avoir plein de choses réparatrices dans mes assiettes, autant salées que sucrées.

Il ne faut bien sûr pas aller loin dans les lectures pour découvrir le rôle que peut avoir le sucre sur nos petits neurones et se rendre compte qu'il peut provoquer une petite euphorie réparatrice. Et cette fois, pour écarter les quelques nuages maussades qui me passaient au-dessus de la tête j'ai donc choisi de me mettre face à une montagne de pancakes avec autant de fruits que de sirop d'érable pour retrouver l'envie de regarder le soleil se coucher avec le même plaisir que d'habitude...

Mes pancakes très fruités...

Ingrédients : 90g de fromage blanc - 90g de compote de pommes - 90g de flocons d'avoine - 90g de farine T65 - 1 sachet de sucre vanillé (ou l'équivalent de sucre vanillé maison comme moi) - 1 sachet de levure chimique - 3 œufs blancs et jaunes séparés - 30g de sucre en poudre (comme c'est pour monter les blancs en meringue du sucre blanc...) - du lait d'amande... éventuellement si votre pâte est un peu trop épaisse - du beurre pour cuire les pancakes - 240g de fruits rouges mélangés (framboises, myrtilles, groseilles ...) - du sirop d'érable... beaucoup !

Commencez en mixant assez finement les flocons d'avoine puis mettez-les dans un saladier. Ajoutez le sucre vanillé, la farine et la levure et mélangez bien le tout.

Dans un autre saladier, fouettez le fromage blanc, la compote de pommes et les jaunes d’œufs, on n'hésite pas sur le fouet.

Avec votre batteur préféré commencez à monter en neige les blancs d’œufs puis ajoutez le sucre en poudre en pluie tout en continuant de fouetter jusqu'à obtenir une jolie meringue. Si vous êtes plus bec sucré que moi, je le suis de moins en moins, vous pouvez ajouter un peu plus de sucre...

Mélangez bien le contenu des deux saladiers, le sec et le reste puis incorporez les blancs battus, vous pouvez fouettez vivement un tiers de la préparation et incorporez le reste délicatement.

Laissez reposer le temps d'un café ou deux, soit une demi-heure et passez à la cuisson.

Si votre pâte est un peu trop épaisse ajoutez un " chorrito " (un filet) ou deux de lait d'amande comme moi et mélangez de nouveau avant d'utiliser.

Un peu de beurre au fond d'une poêle, une louchette de pâte et quelques fruits, un peu de chaque. Cuisez à feu pas trop fort sinon les fruits risquent de brûler, retournez dès que c'est prêt d'un côté et faites de même de l'autre... logique.

Montez une petite montagne de pancakes, j'ai fait 8 pancakes avec cette quantité, vous pouvez donc doubler... parsemez les fruits restants, il devrait vous en rester, et arrosez le tout de sirop. Personnellement j'ai parsemé quelques feuilles de basilic thaï sur le tout, rien d'obligatoire, mais c'était bien bon... à vous de voir.

En tout cas comme anti-dépresseur c'était la quantité parfaite pour... une personne !

Mais pourquoi, c'est vrai que je passerai mes soirées à regarder le soleil tomber... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 11 septembre 2020

Ma p'tite soupe à la japonaise... parce que j'aime toujours autant me balader par là-bas...

Il y a des quartiers de Paris que j'aime un peu plus que les autres et " étonnamment " c'est aussi ceux où je vais faire mes petites courses cosmopolites. Du nord au sud et de l'ouest à l'est, j'ai comme ça mes quartiers chinois, turcs ou indiens et bien sûr japonais où ma carte bleue change régulièrement de couleur pour passer au rouge voire certaines fois au cramoisi... 
Et parmi tous ces lieux de la capitale, je dois dire que j'ai une passion particulière pour ces quelques rues qui se trouvent autour de l'Opéra et qui me permettent de me croire pendant quelques heures du côté du Japon. Je peux me balader là pendant des heures juste à regarder... en fait non, je devrais dire que je pourrais si je voulais mais justement je ne veux pas ! Du coup je me promène, flânant a priori sans raison et puis je lâche le monstre et je remplis tous les sacs que je peux de joyeuses emplettes avant de m'arrêter quand je ne peux plus rien porter de plus...
Et c'est comme ça que je retrouve plein plein de choses dans mes placards et que j'ai retrouvé hier un tas de petites choses que j'aime à mettre dans ma petite soupe du soir.
Ma p'tite soupe à la japonaise...
Ingrédients : 75cl de bouillon de légumes bio - 1/2 càc de dashi déshydraté (facultatif si vous voulez que votre soupe soit végétarienne) - 1 ou 2càs de sauce soja - 1càs de mirin - 4 fines tranches de gingembre - 4càc de miso clair - 1 ou 2 cives - 1 douzaine de pois gourmands - 1/2 carotte nouvelle - 1 chou bok choy (selon la taille vous pouvez en mettre 2) - 8 shiitakés frais (s'ils sont secs faites-les infuser dans du thé tiède pour les réhydrater) - 4 jaunes d’œufs - 60g de udons de blé plats secs (ou de ramens)
Émincez finement les cives. Coupez en trois en biseaux les pois gourmands. Pelez puis taillez en julienne la carotte. Coupez le chou bok choy en six ou en huit dans la longueur selon sa taille. Coupez les shiitakés en tranches.
Faites cuire les nouilles  en suivant les indications indiquées sur l'emballage. Egouttez-les puis passez-les sous l'eau froide et réservez-les.
Versez le bouillon dans une casserole et ajoutez le dashi déshydraté, le soja, le mirin et le gingembre et fouettez le tout. Portez à ébullition.
Ajoutez la moitié de la cive, les pois gourmands, le chou et le shiitakés dans la casserole et faites-les cuire assez rapidement. Personnellement comme j'aime les légumes très croquants, cinq minutes ont suffi mais n'hésitez pas à prolonger si vous trouvez que ce n'est pas assez.
En tout cas quand c'est cuit à votre goût ajoutez les udons et laissez-les réchauffer.
Badigeonnez les assiettes avec chacune une càc de miso, vous pouvez le mélanger dans la soupe mais j'aime bien qu'il surprenne mes mangeurs en apparaissant peu à peu... à vous de voir !
Déposez délicatement dessus le bouillon fumant, les légumes et les udons. Parsemez la moitié des cives restantes et terminez en posant les jaunes d’œufs les fesses dans le bouillon histoire de lui réchauffer... les fesses ! Dégustez sans attendre !
Mais pourquoi, vivement que le vieux monde revienne que je retourne au Japon de Paris... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 8 septembre 2020

Spaetzles à ma manière... Parce que je n'ai jamais rien contre un p'tit tour en Alsace...

Je précise, quand il s'agit d'une recette traditionnelle, que je la fais à ma manière juste pour m'éviter les foudres de certains qui dès que l'on touche à la recette, la seule la vraie, pour peu qu'il puisse vraiment y en avoir une... certains donc qui se mettent à virer au cramoisi et me proposent de passer une soirée sur un bûcher parce que j'ai ajouté telle ou telle chose qu'il ne faut surtout surtout pas... ajouter justement !
Sauf que pour moi la cuisine reste un jeu, et quand on joue ce qui m'amuse certaines fois c'est justement de ne pas forcément respecter les règles... Du coup, comme pingouin à la broche ça me tente moyen moyen comme fin, je préviens avant qu'un orage de vaches néphrétiques ne s'abatte sur moi, que c'est juste une p'tite recette à moi, et rien d'autre, et rien de grave, d'autant plus que personne n'est obligé de... la cuisiner !
Rien de grave donc, de toute manière, ça me permet juste d'aller me mettre dans ma chaise longue avec mon plat à la main sans sentir comme une gène dans le dos. Donc cette fois encore ce sont des spaetzles à ma manière que je vais vous proposer. Ça tombe bien, puisque j'ai craqué pour un rabot à spaetzles d'où je regarde tomber les gouttes de pâtes avec passion !
Et si vous n'avez pas de rabot passez donc voir chez Adeline sur son savoureux blog, la cuisine d'Adeline, elle vous montrera comment s'en passer et les réaliser avec une simple passoire à gros trou ! C'est par là : les spaetzles d'Adeline...
Spaetzles à ma manière...
Ingrédients :
Pour les spaetzles : 300g de farine - 2 œufs - environ 10cl d'eau - 1/2 càc de sel - 20g de beurre
Pour les oignons : 3 beaux oignons - 20g de beurre - 10cl d'eau - 1càc de fond de volaille (facultatif) - 1 càc de sauce soja - 4 tiges de thym ou de marjolaine effeuillées - sel et poivre
Commencez en vous occupant des oignons ça vous laissera le temps pour les spaetzles.
Épluchez-les, coupez-les en deux puis en tranches d'environ 1/2 cm. Faites chauffer le beurre dans une petite poêle puis faites-les cuire avec un peu de sel et de poivre à feu tout doux. Et vraiment tout doux pour qu'ils deviennent translucides sans colorer, ça demande un peu de temps...
Pendant que les oignons cuisent doucement, faites chauffer une grande casserole d'eau salée.
Mélangez dans un saladier la farine, les œufs, l'eau et le sel et fouettez le tout jusqu'à obtenir une jolie pâte ni trop liquide, ni trop peu... vous verrez quand elle passera dans les trous, trop ça coule trop vite, pas assez, eh ben ça coule pas...
Quand les oignons sont translucides, ajoutez l'eau, le fond de volaille, la sauce soja, le thym et laissez sur le feu jusqu'à ce que tout ça épaississe, ça va aller assez vite.
Passez alors aux spaetzles. Mettez une louche de pâte dans le rabot ou dans une passoire à gros trous comme Adeline, et laissez couler la pâte à petites gouttes dans l'eau à peine frémissante. Je crois que je pourrais regarder ça pendant des heures... mais vous n'êtes pas obligé !
En tout cas quand la louchée de pâte est tombée dans la casserole attendez que les gouttes remontent, ramassez-les avec une écumoire et mettez-les dans un saladier d'eau froide. Recommencez autant de fois que nécessaire.
Égouttez bien les spaetzles, faites chauffer les 20g de beurre dans une grande poêle et faites rapidement colorer. Ajoutez les oignons et laissez une paire de minutes en remuant.
Vous pouvez servir en parsemant un peu de persil haché, ou pas, et éventuellement du thym ou de la marjolaine selon ce que vous avez utilisé.
Pendant ce temps moi je retourne regarder les gouttes qui tombent...
Mais pourquoi, finalement c'est comme la pluie ça finit toujours... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 28 août 2020

Mon minestrone presque express... parce que des fois on essaie de gagner du temps...

La cuisine express est une chose relative... essaie donc de me faire un bon cassoulet en express... et l'important dans l'histoire, c'est le bon devant cassoulet ! Donc il y a des choses que l'on peut accélérer un peu parce que le temps file pour tout et que l'on voudrait faire tellement tellement de choses !
Et du coup tu te lances dans une recette en te disant que justement tu vas en gagner du temps de telle ou telle manière, tu te lances, par exemple, dans un minestrone comme moi et... quand tu l'as fini, tu as bien gagné un peu de temps, mais juste un peu !
Pas grave ça t'en donnera quand même un peu plus pour le déguster avec tes mangeurs et tant qu'au final ton plat est apprécié, le reste...
Mon minestrone presque express...
Ingrédients : 90g de petites pâtes - 1 oignon nouveau - 60g de petits pois écossés - 60g de haricots verts - 2 petites carottes fanes - 1/2 bulbe de fenouil - 1 petite courgette verte et une autre jaune - 90g de haricots blancs cuits - 1 litre de bouillon de légumes - 4 tiges de basilic effeuillées - 1càs d'huile d'olive -1càc généreuse de pesto - sel et poivre
Pelez et hachez finement l'oignon, si l'envie vous prends une gousse d'ail c'est possible. Pelez les carottes et coupez-les en petits morceaux. Hachez finement le fenouil.
Taillez les courgettes en quarts de rondelles et les haricots en petits tronçons. Hachez grossièrement 2 des tiges de basilic.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte puis faites-y revenir l'oignon, les carottes et le fenouil. Remuez souvent et quand l'oignon devient transparent sans colorer ajoutez le basilic haché et donnez un tour de mélange.
Ajoutez le bouillon, salez léger et poivrez et faites cuire le tout une dizaine de minutes.
Ajoutez vos pâtes et faites-les cuire à moitié, donc si c'est dix minutes vous faites cuire cinq.
Ajoutez alors les courgettes, les petits pois, les haricots verts et les haricots blancs et prolongez la cuisson jusqu'à ce que les pâtes soient cuites. Attention, moi j'aime les haricots et les petits pois encore bien croquants, si vous les aimez plus cuits mettez-les en même temps que les pâtes.
Quand tout ça est prêt, diluez le pesto avec une louchette de jus de cuisson et répartissez au fond des assiettes. Versez la soupe par dessus et le basilic restant par dessus. S'il vous reste des pluches de fenouil n'hésitez pas ! Servez sans attendre !
Mais pourquoi, bon un cassoulet express en trois ou quatre heures c'est express... est-ce que je vous raconte ça...