dimanche 5 juillet 2009

Dernier regard sur une péniche qui passe ou quand Passard préfère un frigo… et tarte aux pêches et framboises pour m'en remettre…

Et voilà ma semaine à suivre à la péniche LG s'est terminée il y a quelques temps et je l'ai enfin croisée et tout ça s'est fini sur l'eau, avec Alain et moi… Oui, Alain Passard maintenant pour moi c'est Alain, bon il faudrait peut-être que je lui annonce parce que j'ai pas encore osé, mais depuis qu'il m'a tutoyé au pied d'un plan de poireau, pour moi Alain Passard est devenu Alain… Pour lui, vu le regard étonné qu'il m'a lancé quand je suis venu lui serrer la main lors de cette nouvellesrencontre, je dois être un " qui c'est celui là qui semble me connaître et qui a bien une tête qui me dit quelque chose mais que j'sais plus bien de quoi et de quand… c'est pas le plombier... ", mais ce n'est pas grave tout ça n'était pas grave…
Surtout que j'étais prêt à lui pardonner bien des choses depuis que je savais qu'il m'avait préparé un petit pique-nique de ses propres mains, avec ses couteaux et ses légumes… bon il l'avait aussi préparé pour les autres, les dizaines d'autres invités, mais ça non plus ce n'était pas grave, puisqu'il l'avait aussi préparé pour moi !
Et puis je l'ai vu s'arrêter devant un des fameux frigos et je l'ai vu le regarder bien autrement que moi, j'ai bien vu tous ses signes, ses attentions, et vas-y que je te passe la main sur la carrosserie et vas-y que je te remets la clayette en place et que je te secoue le tiroir à légumes. Un peu plus et je le sentais prêt à hurler oooooh mon frigooo oooo oooo ooooo tu es le plus beau des frigooooo oooo… Et même si je sais qu'il est grand, qu'il est beau, qu'il sent bon le sable chaud et que moi je ne fais même pas de glaçons à la demande et même pas le vide quand on me referme le tiroir, et même si je sais donc tout ça, moi j'ai quand même un cœur !!! un petit cœur qui souffre…
Et puis quand après avoir couru voir passer la péniche, il m'a remis mon petit panier avec dans l'œil un " c'est à lui que j'ai serré la main mais… d’où j'le connais… y'serait pas venu relever le gaz…" je n'ai pas eu le cœur à m'asseoir sur l'herbe au milieu des rires et des chants sur… enfin de pique-niquer au milieu des autres et je suis donc rentré le faire dans mon petit jardin et en dégustant sa tarte bouquet de rose je me suis dit qu'Alain resterait sans doute Passard maintenant qu'il y avait un frigo entre lui et moi, le plus grand du monde…
Pour La Curieuse et Elvira qui ont dit dans les commentaires d'un précédent article qu'elles ne connaissaient pas " Alain " Passard, et pour toutes celles qui sont comme elles. En deux mots ,Alain Passard est le chef multi-étoilé de l'Arpège et un cuisinier qui après avoir été un cuisinier " comme tout le monde " selon ses mots, parce qu'il pratiquait aussi la viande, a décidé de travailler les légumes en les mettant au premier plan de ses assiettes… Cela étant dit quelque soit son grand talent on peut évidemment vivre très bien sans jamais en avoir entendu parlé… en tout cas pour plus d'info sur lui c'est par là : Alain Passard
Tarte au pêches confites et aux framboise fraîches
Ingrédients : 5 pêches blanches – 1càs de miel d'acasia (ou un autre miel assez liquide et pas trop fort) – 1 pincée de coriandre (facultatif) - 125g de farine – 60 g d'amandes en poudre – 60g de sucre - 80g de beurre – 1oeuf - 1 pincée de sel
Commencez par préparer la pâte. Versez dans un saladier la farine, l'amande en poudre, et le sucre et mélangez le tout. Ajoutez 75g de beurre assez froid et coupé en petits cubes et mélangez du bout des doigts jusqu'à obtenir une sorte de sablé. Ajoutez l'oeuf et mélangez cette fois rapidement. Mettez la pâte en boule, filmez-la et laissez au frais pendant une heure.
Pendant ce temps préparez les pêches. Mettez les 5g de beurre restant dans une poêle qui ne colle pas... et faites-le bien chauffer, ajouter les pêches et laissez-les sur petit feu jusqu'à ce qu'elles aient rendues presque tout leur liquide, on doit encore voir les morceaux même si elles sont alors proche de la compote, ajoutez le miel et remuez rapidement.

Versez le tout dans un tamis posé au dessus d'un saladier et laisser égoutter pendant la réalisation de la pâte.
Etalez la pâte dans le moule, elle est très friable, n'hésitez pas à colmater les fissures puis à la lisser avec le dos d'une cuillère. Piquez-la avec une fourchette et faites-la cuire pendant 5minutes à 180°.
Etalez sur la pâte la compote de pêche et enfournez de nouveau pendant une quinzaine de minutes toujours à 180°. Vous pouvez en fin de cuisson passez la tarte très rapidement sous le grill pour caraméliser légèrement le dessus.
Pendant que la tarte cuit, versez le liquide qui s'est écoulé des pêches dans une petite poêle et faites réduire jusqu'à obtenir la consistance d'un sirop. Retirez du feu et quand la tarte est prête versez les framboises dans le sirop (si le sirop est devenu trop compact, ajoutez un tout petit peu d'eau et réchauffez-le rapidement), remuez rapidement et versez-les sur la tarte.
Dégustez cette tarte sans attendre, et surtout évitez de la préparer trop à l'avance, la garniture humide risquerait de détremper complètement la pâte et de la rendre beaucoup moins bonne.


Mais pourquoi, et d'abord s'il veut jouer la mijaurée direction chez Senderens… est-ce que je vous raconte ça…

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mardi 30 juin 2009

Histoire sans paroles d'un pique-nique, enfin presque sans paroles... Et salade oubliée...

C'est l'histoire d'un dimanche après-midi entre convivialité, sourires et… bouffe. Une histoire sans paroles mais en images, enfin sans paroles ou presque, juste trois ou quatre… Merci, merci, merci beaucoup beaucoup et à bientôt !!!






















































































































































Monique et Aubert
, Aurore, Marion et ses parents et leurs photos qu'ils garderont à jamais enterrées…,-), Philo et son Lui et son p'tit Lui, Angélique et Benjamin, Anne et l'adorable Alexandra, Marion, Elodie et un Lui, Clémence, Laëtitia, Muriel et ses deux p'tits bouts…, Anna et son Lui, Christine et la copine qui fait arriver en retard et la copine qui me doit un plongeon, Marjolaine et sa petite blonde à bouclettes, Gredine et sa fille au grand sourire, Pascale et David et… deux jeunes gens terriblement sages, Patrick, Christophe, Adèle, Letitia et une amie qui aime manger… c'est Letitia qui l'a dit, enfin je crois ,-), Claire, qui enfin reblog ! Lilibox, Anne et Bruno, Jean-Baptiste et sa petite famille dont une partie ne quittait pas ses épaules… Safia et une amie, et Ségolène... Et quelques pigeons... à vous tous...
Merci, merci, merci beaucoup beaucoup et à bientôt !!!
Et si jamais vous voulez que je retire une photo où vous apparaissez dites-le moi et elle disparaitra vite... et si vous voulez m'aider à remplacer les Lui par des prénoms...
Et comme il fallait bien que je fasse une bourde... sur le chemin j'ai subitement poussé un cri perçant, crapouilles et ventre sec ! Chouchou j'ai oublié... la salade !!! Alors la voilà donc virtuellement !
Salade de roquefort et de plein de choses... Une salade inspirée d'une autre de Jamie Oliver
Ingrédients :
75g de roquefort – 50g de fromage frais de brebis (prenez du chèvre si vous ne trouvez pas) – 1dizaine de feuilles de ro
maines – 10g de noix grossièrement hachées – 10g de pignons grossièrement hachés – 1càc de sucre en poudre – 5ou 6tiges de ciboules émincées – 1càs de crème fraîche – 1càs d'huile d'olive – 1càc de vinaigre balsamique blanc – poivre
Mettez une poêle à feu assez vif et quand elle est bien chaude ajoutez les noix et les pignons, puis le sucre et laissez sur le feu jusqu'à ce que le sucre caramélise. Réservez.
Mélangez dans un bol les ingrédients de la sauce, la crème fraîche, l'huile d'olive et le vinaigre balsamique.
Ecrasez ensemble à la fourchette le roquefort et le fromage frais sans trop insister.

Montez la salade, d'abord les feuilles de romaine, le mélange de fromages, les ciboules, les noix et les pignons et enfin la sauce… un peu de poivre et si vous aimez l'aventure essayez avec un trait de sirop d'érable !
Cette petite recette va rejoindre les nombreuses recettes participants au concours Papillon lancé avec 750g donc vous pouvez trouver tout le détail pour participer là : Le concours roquefort Papillon !


Mais pourquoi, bon y'a pas, danse de la pluie au programme pour le prochain... est-ce que je raconte ça...

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samedi 27 juin 2009

Je pique-nique, tu pique-niques, nous pique-niquons… Paris, Paaaaaaariiiiiiiis ! c'est demain !!! Et les salades sont dans le pré…

Ça y est, c'est demain… à force il fallait bien que ça arrive, demain c'est le pique-nique day des blogueurs culinaires parisiens et de leurs lecteurs ! Et cette année, contrairement aux autres j'ai été la zénitude même, une mer d'huile ou pas le moindre souffle d'air n'est venu poser la plus petite ride, tout coule, tout glisse, rien ne m'atteint, cette année je suis une infusion de verveine goût Dalaï Lama !
Les autres années, un rien me mettait le stress dans le rouge, il suffisait que je voie une sauterelle passer pas loin de moi à quelques jours du pique-nique et j'imaginais déjà que les 27 plaies d'Egypte allaient s'abattre sur les jardins de Bercy et justement le dimanche-là. Et c'était pour tout pareil, si j'entendais dire que la comète machinchose passerait peut-être à portée de la terre en l'an 6 248 je virais immédiatement au vert cramoisi. C'était à tel point que Marie descendait tous les ans à J-30 tous mes bouquins de SF à la cave des fois que je tombe par hasard sur un titre annonçant l'invasion des hommes de Warzog ou des limaces de Trockzoy pour et que je ne me lance dans une crisette stressouillante !
Et la météo ! la météo, je passais ma vie devant l'écran à scruter le moindre changement, et qu'un petit nuage apparaisse et là… là… à la maison on m'appelait " météo à 5 jours " c'est dire que ça me travaillait léger-léger… Je vivais donc l'enfer à partir de J-30 et généreux que je suis je le faisais partager à toute la maison.
Alors que cette année rien, non rien de rien ! Et tout ça parce que j'ai trouvé la parade anti-stress, le filtre anti nervous breakdown… et dire que je l'avais sous les yeux depuis le début, depuis le début des années pique-nique, et que ce n'est que maintenant que j'ai enfin remarqué la capacité de ma Marie à moi et à calmer mes démons frénétiques ! Et depuis que je m'en suis rendu compte, tout va beaucoup beaucoup mieux pour… moi !
Un nuage et j'appelle… Chouchou y'a un nuage qui arrive à l'horizon plein ouest et on en est à J-9 t'en pense quoi… Chouchou ? Un doute subit m'assaille et j'appelle… Chouchou y parait que la mer monte tu crois qu'on devrait prendre des gilets de sauvetage pour le pique-nique… Chouchou ? Et comme ça pour tout tout tout ! Le temps, les choses, les courses, les extra-terrestres, tout ! Chaque minute sa petite question… et après j'attends tranquillement que Marie réponde à mes questions avec patience et détachement. Par contre curieusement, si moi ça va mieux, j'ai quand même l'impression que Marie est un chouilla énervée en ce moment et je n'arrive vraiment à comprendre pourquoi…
Curieusement à chaque fois que je lui pose une des mes très intéressantes questions, elle me regarde avec un regard de pit'bull assis sur un hérisson et des fois il arrive même qu'elle me réponde mal… il lui arrive de me dire que mes nuages je peux me les coller… ou que le gilet de sauvage ça empêche pas de se noyer… Elle me parle mal quoi !
Mais ce n'est pas grave, un jour je lui apprendrai ma technique anti-stress, un jour…
En attends demain c'est pique-nique et si vous voulez venir, voilà le détail !
- Qui vient ? Les amateurs de blog… ceux qui ont un blog et ceux qui aiment les lire ! et on peut venir avec amies, maris, amants, grand-mères, oncles, enfants… ou tout seul ! mais pas d'animaux… interdits dans les jardins de Bercy…
- Quand vient ? Les dimanches 28 juin (pour que ceux qui sont ensuite en vacances puissent aussi participer…) et/ou 2 août à partir de midi… mais vous pouvez arriver plus tard ! Nous y serons jusqu'à… je pense la fin de la sieste mais chacun peut partir quand il le veut bien sûr.

- Où vient ? Dans les jardins de Bercy (nous serons sous la croix sur la 'tite carte) accolés au métro Cour Saint-Emilion (ligne 14) ou Bercy un peu plus loin… ne vous inquiétez pas cette partie du jardin n'est pas gigantesque et sur l'herbe un tas de blogueurs ça se voit !- Pourquoi vient ? Pour être ensemble et manger un bout…
- Avec quoi vous vient ? Chacun prend son pique-nique, et ça peut être un casse-croûte jambon beurre… et pour les plus courageuses ou courageux, elles ou ils peuvent prendre quelque chose de plus, une boisson, un truc salé, un truc sucré… un truc quoi… à faire goûter à ceux qui sont autour. Ne faites pas pour 15, pour 2 ou 3 c'est déjà bien ! Eventuellement un truc pour manger dessus (nappe, plaid, couverture…), mais l'herbe pour pique-niquer c'est bien aussi !
- Avec quoi moi viens ? Avec un stock d'assiettes, en carton mais avec des petites fleurs, de gobelets et de couverts, en plastique surement… donc n'apportez pas tout ça à moins que vous ne vouliez manger dans votre vaisselle en porcelaine et vos verres en cristal !
Des idées, des questions, des suggestions à vous de jouer maintenant ! Et si vous avez vraiment peur de ne pas nous trouver n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail je vous dirai comment faire sonner mon portable ,-)!!!
Si vous voulez reprendre le logo du pique-nique, vous pouvez mais aucune obligation bien sûr !

Et si ne trouvez pas d'idées pour vos pique-niques vous pouvez regarder du côté du livre de M. Abadie et J.-P. Dieterlen, Vive les pique-niques au Chêne, un livre que j'ai trouvé au final assez agréable avec le petit côté suranné de ses photos d'illustration et ses recettes qui, si elles ne révolutionnent pas les pique-niques, sont truffées de plein plein de jolies idées… Un livre de saison en quelque sorte ! Un livre d'où j'ai tiré la recette suivante, un peu remise à mon goût…
Et comme il est presque fini mais pas tout à fait, vous pouvez encore participer à notre petit concours de recettes de pique-nique (cliquez sur le logo en bas pour avoir le détail), comme l'a fait la Cooking Girl sur son blog avec cette très jolie salade abricots, jambon... dont vous pouvez avoir la recette en cliquant sur la photo !
Salade de haddock et de harengs aux p'tites patates
Ingrédients : 150g de haddock – 2 filets de harengs fumés (des harengs doux marinés dans la recette originale) – 8 à 10 petites pommes de terre grenaille –2oignons nouveaux émincés – 1 dizaine de tiges de ciboulette émincées – 3ou 4 cornichons coupés en petits cubes – 2càc de câpres grossièrement hachés – ½ càc de gingembre râpé – 2,5cl de vin blanc – 1càc de vinaigre de Xérés – 1ou 2 càs d'huile de tournesol – sel et poivre
Commencez en faisant cuire vos pommes de terre dans de l'eau salée. Dès qu'elles sont à point videz-les dans de l'eau froide, pour les refroidir et surtout pour stopper la cuisson. Laissez-les ensuite égoutter.

Emincez en fines lamelles les deux poissons.
Mélangez dans un bol le gingembre, le vin, le vinaigre et l'huile.
Emincez enfin les pommes de terre, en les épluchant ou pas selon votre goût.
Ensuite il n'y a plus qu'à mélanger tous les éléments de la salade, à arroser de sauce, remélanger un peu et à poivrer.


Mais pourquoi, bon deuxième pique-nique J-34… Chouchou… est-ce que je vous raconte ça...

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jeudi 25 juin 2009

J'ai rendez-vous avec un frigo et je me retrouve dans un potager… Et la plus paresseuse des salades de tomates s'invite chez moi…

Depuis lundi LG m'a entraîné dans une quête du frigo perdu… Dans une drôle d'aventure, où de ville en ville et d'étape en étape, je suis l'avancée d'un frigo géant avec lequel j'ai rendez-vous jeudi du côté de la tour Eiffel.
Quand j'ai dit à Marie que j'avais un nouveau rencard, elle m'a regardé avec un des regards qui vous fait comprendre ce que ressent le bœuf quand on lui apprend qu'il va finir détaillé en barquette pour supermarché... Heureusement juste avant qu'elle… j'ai eu le temps de lui dire tu sais Chouchou c'est avec un frigo le rencard ! Rassurée elle s'en allait, quand prise d'un doute, se rappelant de mes curieuses habitudes avec les objets, elle m'a lancé, et il est comment d'abord ? J'ai juste eu le temps de lui dire, si tu savais, le plus grand du monde et avec des tiroirs qui… qu'elle avait retrouvé son regard de découpeuse. Je n'ai pas trouvé utile d'insister, en plus on ne se connait pas encore vraiment… pas encore.
Et puis au milieu de cette poursuite, d'un coup on m'a demandé, t'irais pas traîner du côté du potager d'Alain Passard pour une conférence de presse ? Le cuisinier de l'Arpège accompagnant lui aussi le faiseur de fraicheur pendant sa promenade le long du fleuve. Là, j'ai pris un air détaché, un peu comme du temps où mon père sentant que son fils avait une petite fatigue ou une grisaillerie de passage et qu'il me disait, tu n'irais pas te chercher un petit illustré à la librairie… Dedans j'étais au bord de l'explosion de joie mais dehors j'essayais de garder un visage imperturbable comme ceux de mes super-héros préférés quand ils ne sourcillaient même pas face à une attaque thermo-nucléaire et voir pire, pas même un mouvement de sourcil… Mais je savais bien, et je sais encore, que face aux bonnes nouvelles, même si j'essaye de me statufier, j'ai la main qui s'agite, j'ai le pied qui sautille, pour tout dire j'ai le nerf énervé !
Et c'est comme ça que je me suis retrouvé l'autre soir à l'ombre d'un grand arbre à l'attendre au pied de son potager.
Et quand il est arrivé, il a commencé à nous parler de légumes avec des mots à me les faire aimer mieux qu'un double T-Bone, une de mes petites faiblesses de carnassier. Il parle de la saison et des envies de regarder à ses pieds avant d'aller en cuisine… Et subitement, alors que j'avais déjà un filet de bave qui commençait à couler le long de ma joue, le voilà qui se lance dans un éloge de la paresse… Parce que les légumes vont et viennent, parce qu'il ne font que passer, Passard se passionne pour eux et puis… les oublie, finalement leur disparition à la fin de leur saison devient un confort et pas un manque… il les oublie simplement le temps d'une saison…
Et forcément quand on me parle de paresse… Je suis donc resté comme ça à l'écouter parler jusque tard, bien tard et ce n'est qu'avec la promesse d'une prochaine rencontre autour du panier de pique-nique qu'il était en train de composer pour les grandes retrouvailles sous la tour Eiffel que j'ai accepté de partir…
Du coup en rentrant chez moi je me suis dit et si je me lançais dans une recette paresseuse, dans une simple salade de tomates… la plus paresseuse…
Salade paresseuse aux tomates et aux cerises
Ingrédients pour deux : 4 ou 5 tomates de différentes formes et couleurs (ananas, noire de Crimée, cœur de bœuf ou de pigeon…) – 15 cerises jaunes – 3 ou 4 tiges de basilic (si possible différentes et en fleurs) – 1 ou 2 branches d'origan frais – 1càs de vinaigre balsamique blanc – 1càc de sucre en poudre - 1 ou 2 càs d'huile d'olive -sel
Couper les tomates en morceaux en variant les coupes, en deux pour les plus petites, en tranches pour les plus grosses. Salez-les et oubliez-les dans une passoires posée sur un saladier de manière à recueillir le jus qui va s'écouler. Laissez-les comme ça pendant une heure.
Coupez dix cerises en deux et enlevez les noyaux.
Récupérez le jus de tomate tombé dans le saladier et versez-le dans une casserole, il en faut 2 ou 3 cuillères à soupe, s'il n'y en a pas assez " sacrifiez " une tomate en l'écrasant sauvagement (gardez la pulpe au congélateur pour une sauce à venir). Ajoutez le vinaigre, les cerises restantes en les écrasant et mettez le tout sur feu moyen. Mélangez régulièrement jusqu'à obtenir une réduction presque sirupeuse. Filtrez alors et versez dans un petit bol, ajoutez l'huile et mélangez.
Répartissez alors les tomates dans un plat, ajoutez les cerises, parsemez le basilic sur le tout et terminez avec la sauce.
Pour tous les détails de notre petit pique-nique de dimanche cliquez sur le logo et allez en bas de l'article... à dimanche !!!

Mais pourquoi, hooo mon frigooo tu es le plus… est-ce que je vous raconte ça…

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jeudi 18 juin 2009

Soissons, Nancy, Bordeaux et bientôt Paris… mais oui, mais oui je vois des pique-niques partout ! Et petites recettes à manger sur l'herbe !

Quand je me suis retrouvé dimanche à la gare de très très bon matin… j'ai toujours pensé que les dimanches n'étaient pas des jours comme les autres et qu'ils commençaient vers 11heures, 11heures30 voire 14heures… Donc dans cette gare d'un coup je me suis posé quelques questions et puis je me suis rappelé que j'allais pique-niquer du côté de Bordeaux avec un bataillon de blogueuses…
En ce moment je vois des pique-niques partout ! La semaine dernière c'était du côté de Soissons avec toute la bande de là-bas Laurence, Sandrine, Damien, Silvia, Vincent, Clémence, Pupuce, Diane, Philo, Nathalie, Doria, Pierre, Guylaine, Laurence... et quelques parisiennes qui sont venues se perdre par là-bas… enfin se perdre c'est vraiment le mot pour moi, c'est en tout cas ce qu'a dû penser le bricoleur sur son échelle qui m'a vu entrer dans son jardin… C'est pas de ma faute je n'ai fait que suivre la belle espagnole qui me guide sur les routes et à travers les maisons… Et puis finalement je suis arrivé et j'ai tout de suite mis tout ça dans une case de mémoire pour profiter de l'instant…
Et c'est aussi ce que j'ai fait du côté de Bordeaux, remplir plein de cases à mémoire et c'est bien tombé parce une autre carte mémoire a refusé de me rendre ce que j'y avais stocké… La carte de mon appareil photo… Du coup heureusement que j'ai encore un peu de mémoire pour me rappeler toutes ces petites choses, quelques fois sans importance, mais qui font que ce dimanche du côté de Bordeaux reste gravé dans mes souvenirs…
Des choses comme les sourires accueillants de Maïlys et de sa mère, sans qui le parisien à roulettes serait peut-être encore en train d'errer dans le rues, et celui de Maïlys encore, devant trois paparazzis la mitraillant… et les filles de Véronique qui faisaient la moitié de leur taille la dernière fois que je les avais vues… c'était déjà il y a si longtemps ? et notre petit concours de " je photographie le photographe", tu vois tu as gagné Véronique… Et la découverte de la famille Papilles, alors ils existent vraiment ? que j'ai dit à Anne, tout en regardant avec envie le petit Tariquet qu'elle me servait… Et du grand sourire nature d'Audrey … Et ces lecteurs qui sont venus se joindre à nous, c'est de la faute d'Anne qu'ils m'ont dit c'est elle qu'on a découvert en premier en arrivant à Bordeaux, moi aussi c'est de sa faute mon blog que j'ai répondu en souriant, tout est de sa faute…,-) Et la bande des maris qui ont une blogueuse pour épouse, une chose que moi je ne connaîtrais jamais… Et la découverte de Cécile exactement comme je l'imaginais, créative et conviviale et qui arrive en plus à me faire boire un jus à la pastèque et surtout à l'aimer, grâce à quelques autres ingrédients magiques… ça ne peut être que magique !
Et d'Agnès pour qui je me suis transformé en ouvreuse de pique-nique, son petit panier de délicieux cannelés sous le bras, et pour qui je recommencerai quand elle veut… et " sa " petite bande, Marie et Teddy, encore deux qui font bien la cuisine et qui parlent bien de cuisine, mais aussi de plein plein d'autres choses… heureusement… Et Pauline qui passe et nous voilà partis à comparer nos parcours où nous remarquons que la sociologie mène à tout à condition d'en partir en courant… et Joëlle qui arrive pour me sauver tout sourire le café à la main ! Et Claire et Valérie ou Johanna et ceux que j'oublis... avec qui j'ai moins discuté, mais ce n'est que partie remise…
Et puis au milieu de tout ça il y a aussi eu le reflet du sourire d'une petite princesse dans les yeux de Bérangère, un petit moment où tout s'est suspendu et pendant lequel je me suis juste contenté de respirer le bonheur ambiant… Et puis enfin les grands éclats de rires de Marie qui m'expliquait qu'elle me lisait moins qu'avant parce qu'il y a tellement d'autres choses à faire, et quand elle rit, on ne peut que rire avec elle tellement son rire vous emporte, et puis elle a raison il y a tellement d'autres choses bien plus importantes !!! Comme par exemple passer un dimanche à Bordeaux, les fesses posées dans l'herbe…
Et si vous avez envie de manger dans l'herbe et que vous ne savez pas quoi faire, essayez l'ouvrage de M. Abadie et J.-P. Dieterlen, Vive les pique-niques au Chêne… dont voici une recette très légèrement revue.
Thon Tartare :
Ingrédients : 200g de thon rouge (très très frais puisqu'il va être mangé cru) – le zeste d'environ ¼ de citron – 1 douzaine de brins de ciboulette - 2 branche d'aneth - 1càs d'huile d'olive - 1càc de Savora - 2 traits de Worcestershire sauce - 1/2 càc de moutarde en graines - 1/2 càc de coriandre en graines - 1 ou 2 oignons nouveaux - sel et poivre - de la baguette aux céréales
Hachez le thon au couteau, coupez le d'abord en fines tranches puis en lanières puis finissez en tout petits cubes.
Emincez bien fin la ciboulette et effeuillez l'aneth, vous pouvez aussi la hacher. Emincez les oignons nouveaux.
Ecrasez grossièrement la coriandre et les graines de moutarde.
Préparez la sauce, versez dans un bol l'huile, la Savora et la Worcestershire sauce et mélangez bien.
Mettez le thon dans petit saladier, assaisonnez avec la sauce, ajoutez les herbes, le zeste et les graines de coriandre et de moutarde. Et oubliez le tout une bonne heure au frigo.
Etalez le tout sur des petites tranchettes de pain aux céréales légèrement grillé, saupoudrez avec les oignons nouveaux et un reste d'herbes, salez et poivrez et dégustez.
Salade d'herbes et de fruits rouges
Ingrédients : 1 belle poignée de roquette – 2 tiges de menthe effeuillées – 2 tiges d'origan effeuillées – une douzaine de fraises coupées en deux (pas trop grosses de préférence) – une vingtaine de framboises - 1 boule de mozzarella - poivre
Pour la vinaigrette : 4 càs de vinaigre balsamique blanc – 2càc de gelée de cassis – 10 framboises – 2càc d'huile d'olive
Commencez par faire la vinaigrette. Mettez dans une petite casserole le vinaigre, le cassis, et les framboises et faites bouillir à feu vif. Passez alors le tout à travers une passoire et reversez le liquide dans la casserole, réduisez alors en un sirop épais. Versez –le dans un bol, ajoutez l'huile et mélangez bien. Si le mélange est trop épais diluer avec 1càc d'eau.
Coupez la mozzarella en assez fines tranches.
Répartissez joliment tous les ingrédients de la salade, la roquette, la menthe, l'origan, la mozzarella, les fraises et les framboises. Assaisonnez avec la sauce et finissez avec quelques tours de moulin à poivre et éventuellement un trait d'huile d'olive, salez si nécessaire et mangez de suite.

Et si vous voulez venir vous créer de nouveaux souvenirs, vous et moi, n'oubliez pas un nouveau pique-nique se profile à Paris… et peut-être d'autres ailleurs !

Mais pourquoi, j'avais pas un concours de recettes de pique-nique sur le feu moi au fait… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 12 juin 2009

Quand la nouveauté est nouvelle moi je me demande si je ne vieilli pas… et une p'tit tarte moelleuse pour m'en remettre…

Quand LG m'a proposé de tester son nouveau four DuoChef, je me suis dit, pas d'problème j'explore, j'analyse, je m'adapte, mon vini vidi vici à moi. Et puis quand je l'ai reçu et que et je l'ai posé sur la table, j'ai commencé à essayer de comprendre, la vapeur, le combiné, le grill, le… Et alors que j'étais prêt à me lancer, impossible de faire quoi que ce soit, quoi que j'essaye il restait sans réactions, comme absent. Alors j'ai fait comme d'habitude, j'ai commencé à lui parler et au bout d'un moment, pensant que je l'avais suffisamment rassuré, je lui ai lancé allez maintenant on y va là ! et là… là rien…
Alors j'ai encore fait comme d'habitude, j'ai poussé une longue plainte déchirante, Chouchouuu y'a l'four qui m'aime pas ! Marie est alors arrivée sans trop se presser, habituée qu'elle est de subir mes crises d'angoisse culinistique, elle a jaugé le dramatique de la situation, elle a exploré, analysé et puis elle a posé un diagnostique, essaye donc de le brancher ton four et tu vas voir qu'il va t'aimer ! qu'elle m'a dit…
La prise que je me suis dit, la prise… en me demandant si finalement toute cette technologie… et là subitement je me suis demandé avec un peu d'inquiétude si je ne me bellemèrisait pas. Ma belle-mère a tellement de mal avec la modernité galopante qu'elle colle des post-it sur son portable pour y écrire son agenda téléphonique avec un stylo et tout, à l'ancienne quoi ! Hors de question pour elle d'utiliser le répertoire de son téléphone, d'abord c'est trop compliqué qu'elle dit… Et après elle s'étonne ne plus bien entendre quand on parle dans son téléphone, forcément avec un post-it collé sur le haut parleur… Et c'est pour tout comme ça, elle hésite à regarder sa télé parce qu'il suffit qu'elle l'allume pour que tout se dérègle, les chaines, le son, l'image… c'est une sorte de don à l'envers ce qu'elle à ! Et là avec ma prise à ma main je me suis demandé si moi aussi…
Et pourtant j'ai toujours essayé de ne pas me laisser dépasser par toutes ces petites choses qui vous disent que le temps passe, tout comme j'ai toujours essayé de ne jamais dire que c'était mieux avant, peut-être de peur de rester coincé avant et de ne plus rien comprendre après.
Et alors que j'essayais de me remettre de mes constats de ressemblance et que je recommençais à tripoter la notice, j'ai entendu comme une plainte, comme un chouignement triste venant de ma cuisine… j'avais oublié Elle…
Quand je suis entré dans la cuisine, j'ai cru lire dans ces boutons d'allumage, comme un reproche, comme un air de jalousie. Et du coup finalement j'ai décidé de ne pas faire un mais deux gâteaux, un pour Lui et un pour Elle…
Et quand Marie est rentrée le soir et qu'elle m'a vu avec mes deux gâteaux, elle m'a juste demandé si j'allais bien, je lui ai juste fait chut avec un doigt avant de lui glisser à l'oreille, ils dorment maintenant en la montrant Elle et mon LG, mais tu les aurais vu travailler tous les deux tout à l'heure… Elle a juste sourie…
Gâteau tout moelleux et croquant aux pommes, framboise et amandes…
Ingrédients :
120g de beurre mou – 120g de sucre en poudre – 3oeufs – 200g de farine – ½ sachet de levure – 10cl de lait – 1pomme et demie – 1càs de jus de citron – 60g de framboises surgelées – 50g d'amandes effilées – 3càs de gelée de framboise - sel
Commencez en séparant le jaune et le blanc des œufs et en montant les blancs en neige avec une pincée de sel.
Mélanger dans un saladier le beurre mou, la moitié du sucre et les jaunes d'œufs et battez le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène et mousseuse.
Ajoutez-y la farine, la levure et le lait et mélangez à nouveau jusqu'à obtenir une pâte homogène et légère. Incorporez enfin délicatement les blancs d'œufs à la pâte.
Pelez puis coupez les pommes en petits quartiers et versez-les dans un autre saladier. Arrosez-les avec le jus de citron. Ajoutez la moitié de sucre restant et les framboises, et mélangez très rapidement.
Versez les fruits dans la pâte, ajoutez la moitié des amandes effilées, mélangez très rapidement et versez le tout dans le plat Crousty. Pas la peine de trop étaler, ça va se faire tout seul en début de cuisson.
Enfournez, mettez votre four en position Crousty jusqu'à ce cc1 s'affiche, confirmez ce choix puis choisissez 0,4 et appuyez enfin sur Départ, la cuisson dure environ 18 minutes. Une fois celle-ci finie, laissez le gâteau dans le four fermé une dizaine de minutes de plus.
Si vous utilisez un four traditionnel préchauffez-le à 180° et enfournez votre gâteau pendant 30 à 35minutes.
Pendant ce temps faites griller rapidement les amandes restantes.
Mettez ensuite une casserole à feu doux et versez-y la gelée de framboise, ajoutez une cuillère à soupe d'eau et laissez sur le feu jusqu'à ce que la gelée soit complètement fondue et qu'elle ait retrouvé une bonne épaisseur.
Quand le gâteau est à point répartissez alternativement la gelée et les amandes grillées. Servez de suite encore tiède, fondant et croustillant...
Et si jamais vous avez une minutes vous pouvez voter pour ma recette là : Concours DuoChef, elle est parmi les recettes des blogueurs. Profitez-en pour découvrir la recette de Claude-Olivier, son assiette du pêcheur aux saveurs d’Asie, moi j'ai un faible pour elle… et ensuite votez pour moi… ou pour les autres…

Mais pourquoi, et si on reparlait un peu pique-nique maintenant… est-ce que je vous raconte ça…

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vendredi 5 juin 2009

A la recherche du casse-croûte perdu… troisième épisode ! Quand la pizza devient folle… et devient casse-croûte…

C'est curieux comment certains aliments sont attachés à un classement dans notre petite échelle affective, par exemple pour moi casse-croûtes riment avec bons moments. Avec ces moments d'échanges autour du pain et du pâté étalé à grands coups d'opinel où les bières s'ouvraient avec le cul d'un briquet, et même si ces moments se sont passés dans une cave avant de retourner démonter une colonne d'eau en fonte, même, ils restent uniques… parce que dans ces moment on partage bien plus qu'un bout de pain… Et pas que ça…
Aussi ceux de ces sandwichs géants à la tortilla achetés dans les petits bouibouis barcelonais, que même un alligator bâilleur ne pourrait pas attaquer de front, et les regards complices échangés qui se demandent mutuellement, et toi comment tu vas l'attaquer, face nord, face sud ?
Et ceux d'un petit matin où affamé de n'avoir pas mangé depuis… longtemps… parce qu'on avait
tellement mieux à faire, tellement plus envie de profiter l'un de l'autre… Ces petits matin où on se retrouve dans un petit bistro de pas loin à commander des jambons beurre avant de ne plus tenir debout… Mais visiblement c'est pas la bonne heure, 8h07 du matin… Des casse-croûtes que le garçon, d'abord étonné, prépare ensuite en mettant un peu plus de beurre et de jambon que d'habitude, parce qu'il a vu vos yeux se perdre l'un dans l'autre…
Dans ma petite échelle affective les casse-croûtes tiennent donc une petite place bien particulière… Et curieusement pour leur cousine la tartine, en fait un casse-croûte ce n'est finalement que deux tartines amoureuses… pour les tartines donc, c'est une tout autre paire de manches ! Elles, elles ne sont même pas sur l'échelle.
Tartines, chez moi ça rime forcément avec catastrophes… petites et régulières parce qu'elles se cassent, s'effritent, se désintègrent à chaque fois quand elles sont grillées, me faisant découvrir le bonheur de me retrouver avec une crème pour main composée d'un mélange de beurre de confiture et de miettes… et forcément dans ce cas là, le sopalin… petites et tout aussi régulières parce qu'elles tombent dans votre café du matin, celui qui justement décide de votre humeur de la journée, celui que vous regardiez avec amour avant que la tartine que vous croyiez encore votre amie, le transforme en marécage où une méduse de pain gonfle tranquillement… et après on vous reproche d'être de mauvaise humeur ce jour-là…
Et je ne compte plus les chutes diverses et variées, celles qui ont ruiné le petit polo qui a déjà failli vous coûter un mariage la veille quand vous avez lancé vers 23h45, dis au fait Chouchou tu m'as bien repassé mon p'tit polo pour demain… mais si je te l'ai dit ! Parce qu'il faut le savoir, la tartine a une âme, elle est noire et sournoise ! Elle sait le regard qu'aura Chouchou le lendemain matin quand elle verra la tartine descendre doucement, en étalant bien la confiture qui la couvrait sur le p'tit polo qu'elle a repassé la veille vers trois heures du matin après quelques mots et explications de textes…
La tartine sait aussi, mauvaise fille qu'elle est, qu'elle peut transformer une petite attention matinale en une sorte de naufrage où vous n'avez qu'une envie, couler plus vite encore ! Elle sait qu'en glissant du plateau que vous tendez à votre dulcinée encore endormie et pourtant déjà papillonnante, touchée par l'intention, elle sait, la tartine, que vous allez essayer de la rattraper avec la même main qui tient ce foutu plateau… tout comme elle sait que Chouchou déguisée en petit déjeuné papillonne beaucoup moins…
Il faut le savoir la tartine est un loup pour l'homme, elle n'attend qu'une chose pouvoir frapper de face confiturée, parce que jamais, jamais une tartine ne tombe côté pain !
Du coup forcément aujourd'hui pas de tartines au menu mais des casse-croûtes, encore des casse-croûtes, toujours des casse-croûtes !
L'étrange et redoutable pizza casse-croûte… Une idée attrapée dans le livre Le vrai goût de New York de J.-L. André et J.-F. Mallet chez Aubanel
Ingrédients :

Pour la pizza : 400g de pâte à pain (vous pouvez faire votre pâte) – 1càs de double concentré de tomate – 4 càs de coulis de tomate (vous pouvez bien sûr utiliser du coulis maison) – 1 mozzarella – 20g de parmesan - 2branches de basilic – poivre – huile pimentée
Pour le sandwich : 8 tranches de jambon ultra fines (à l'italienne) – 2 poignées de mesclun et de petites feuilles de laitue mélangées – 1 mozzarella – huile d'olive – sel
Commencez par faire la pizza. Etalez la pâte sur un plaque couverte de papier sulfurisé et badigeonnez-la avec le double concentré et le coulis. Coupez la mozzarella et répartissez-la, faites de même avec le parmesan. Effeuillez le basilic sur la pizza. Poivrez.
Mettez dans un four préchauffé à 180° pendant 20minutes.
Quand la pizza est prête laissez-la tiédir.
Assaisonnez la salade avec un peu d'huile d'olive et de sel.
Coupez-la en deux. Etalez les tranches de jambon sur une moitié, puis la mozzarella coupez en fines tranches, puis la salade. Posez la deuxième moitié de la pizza, découpez la tranche pour la faire bien net, puis coupez la moitié en quatre.
Il n'y a plus qu'à mettre les parts de pizza par deux et ouvrir une bouche de crocodile bâilleur.
Si vous voulez les recettes des autres casse-croûtes cliquez simplement sur les photos et vous tomberez directement sur les recettes qui sont dans ma deuxième maison… Et si vous vous avez aussi un sandwich qui vous a marqué, une petite madeleine entre deux tranches de pain… n'hésitez pas à participer au concours de sandwiches lancé par le site www.recettespourtous et Sodeb'O (pour tous les détails du jeu c'est là : Grand concours sandwiches) ! Et surtout n'hésitez pas sur la moutarde comme ça je saurai peut-être si j'aime finalement ça…

Mais pourquoi, au fait je n'ai pas un pique-nique du côté de Soissons sur le feu moi… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Un petit avis de recherche !
M6 et Un diner presque parfait lancent une émission spécial ado en île de France !
Alors si vous avez entre 15 et 20ans que vous l'âme d'un cuisinier et l'envie de recevoir… Alors c'est par là : Raphaël 01 41 92 66 89 ou dinerpresqueparfait@gmail.com et vite !!!

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mardi 2 juin 2009

Quand la Suisse envahit le monde… enfin elle commence par Paris et mon assiette… ou quand je vois des p'tits suisses partout !

La seule fois où je suis allé en Suisse c'est par hasard, un peu parce qu'on passait par là… Ce jour-là nous étions presque à la frontière et d'un seul coup on s'est dit avec Marie, tiens si on montrait une frontière aux z'enfants histoire qu'ils connaissent ça avant que les dernières disparaissent… oui je sais des fois on est un chouille trop optimistes… Et du coup, hop un coup de volant et nous voilà en direction de la Suisse voisine !
J'ai toujours eu quelques a priori, légers, légers… Par exemple je pensais que les anglais étaient des endimanchés à chapeau melon qui passaient leur temps le petit doigt en l'air la tasse de thé à la main… enfin ça c'était il y a très longtemps avant ma jeunesse tumultueuse pendant laquelle je me suis rendu compte qu'ils n'utilisaient pas que leur petit doigt… et qu'ils pouvaient aussi avoir la descende vertigineuse avec d'autres boissons surtout à base de houblon. Donc, pour moi le suisse avant notre passage dans le pays propre, le petit suisse, parce qu'il ne pouvait être que petit le suisse, était vêtu avec un short en peau jusqu'à mi-cuisse et un petit chapeau à plume, mangeait seulement du chocolat, du fromage et des bonbons pas bons à base de plantes, tout en dansant joyeusement… et surtout il parlait avec un drôle d'accent le rendant presque incompréhensible, regardez quelqu'un qui écoute un suisse, il a toujours des gros yeux, c'est un signe… et en plus ils vous rendaient une drôle de monnaie, quand ils en rendaient, contre vos jolies euros… des francs suisses !
Forcément avant d'arriver à la frontière j'avais prévenu les enfants que le choc risquait d'être dur et qu'il ne fallait pas avoir peur, le suisse est foncièrement gentil et accueillant malgré son étrange apparence ! Et puis arrivé au poste de garde, première désillusion, personne… pas l'ombre d'un helvète, pas un chant, pas une danse, on rentrait en Suisse comme dans un moulin, même pas l'ombre d'un portique détecteur de poussière, rien ! Au bout d'un moment que nous tournions à la recherche d'un homme en culotte de peau pour savoir où se trouvait la chocolaterie Suisse, l'un des enfants a lâché, et c'est quand qu'on arrive en Suisse, parce que là la France on connait… Des fois les enfants sont cruels !
Et c'est donc comme ça que je me suis finalement rendu compte qu'il y avait des Suisses de toutes les tailles, que la poussière suisse existe, que le chocolat n'est pas forcément bon et que le fromage si… enfin quand on tombe sur une mauvaise chocolaterie et un bon fromager, que les Suisses sont charmants avec leur petit accent et leurs grands sourires et qu'ils vous demandent des fois si vous voulez la monnaie en euros, et gardent pour eux, leur bien étrange monnaie… le franc suisse !
Et comme la Suisse est à l'honneur à Paris pendant 4jours au Quartier Latin, Rue de Latran Paris 5ème du Jeudi 4 juin au dimanche 7 juin de 11h à 19h je vous propose de venir avec moi jeudi 4 entre 19h et 22h vérifier que la Suisse est toujours bien loin de mes clichés d'antan… enfin je propose à une personne de venir vérifier avec moi… la troisième à m'écrire sur le mail suivant : doriancuisine@free.fr son envie de m'accompagner lors de l'ouverture de cette petite Suisse parisienne…
Mes p'tits suisses croustillants
Ingrédients pour une douzaine de petites brioches :
Pour la pâte à brioche : 350 g de farine – 2grosses pincées de fleur de sel - 30g de sucre - 10g de levure de boulanger - 2 c à s de lait - 3 œufs – 180g
de beurre mou
Pour la crème pâtissière: 25 cl de lait – 25g de sucre vanillé maison - 2 jaunes d'œufs - 20 g de maïzena
Pour finir : 100 g de pépites de chocolat - 30g de sucre en poudre – 3cl d'eau – 1 jaune d'œuf – 60g d'amandes effilées
Commencez par faire la pâte. Faites tiédir le lait et ajoutez-y le sucre et la levure, mélangez.
Versez la farine, le sel, le sucre, le mélange à la levure et les œufs et pétrissez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajoutez alors le beurre et continuez pendant 1 dizaine de minutes. Posez un torchon sur la pâte et oubliez une bonne heure.
Sur une table bien farinée, étalez la pâte en rectangle. Posez-la sur une plaque et laissez au frais (au frigo!) pendant une nouvelle heure (en la laissant étalée).
Vous pouvez pendant ce temps préparez la crème pâtissière. Faites chauffer le lait. Battez dans un saladier les jaunes et le sucre, ajoutez la maïzena et battez encore. Versez le lait chaud sur ce mélange en battant constamment, puis reverser le tout dans la casserole et faites chauffer de nouveau en mélangeant constamment jusqu'à ce que ça commence à épaissir. Réservez.
Quand la pâte a bien refroidi étalez-la en une couche d'environ ½ cm puis coupez-la en deux.
Versez sur la première moitié, la moitié de la crème et le chocolat grossièrement haché. Repliez et recommencez avec la deuxième.
Laissez reposer une nouvelle heure.
Découpez des jolis rectangles d'environ 2 doigts de larges en enlevant les côtés s'ils ne sont pas très nets. Badigeonnez avec du jaune d'œuf, saupoudrez avec les amandes et enfournez le tout pendant une douzaine de minutes dans un four préchauffé à 180°.
Préparez un sirop avec le sucre en poudre et l'eau, faites réduire le mélange jusqu'à obtenir un sirop assez épais.
Juste en sortant du four arrosez légèrement de sirop et laissez tiédir.

Et merci à Bluelaomoon pour tes questions et les précisions qu'elles ont provoqué !

Mais pourquoi, j'en n'ai pas fini avec les régimes moi d'abord… est-ce que je vous raconte ça…

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jeudi 28 mai 2009

Un régime, deux régimes, trois… je crois que j'en ai essayé des milliers alors cet été je dis… NON ! Et dessert plaisir, culinairement incorrect !

La première fois que ça a commencé à me travailler, c'est arrivé sournoisement, juste une toute petite question devant un miroir, juste un… tiens, tiens… en me massouillant la poignée d'amour, tiens c'était là ça… avant ? Et comme je me retournais pour demander à celle avec qui je partageais mon miroir d'alors, qu'elle me rassure, qu'elle me dise des mots qui me rendent mince et svelte comme du temps où je folâtrais avec les poneys sauvages dans les… enfin qu'elle me dise ce que je voulais entendre quoi ! Au lieu de ça, donc juste comme je me retournais, je me suis rendu compte qu'elle avait l'œil levé au ciel, un œil dans lequel je lisais trop clairement… Il en aura mis du temps le grassouillet de la poignée d'amour à se rendre compte qu'il n'a pas que la poignée, et qu'il a aussi la valise et même la malle !
C'était vraiment beaucoup dire à l'époque, mais du coup dès le lendemain je commençais quand même mon premier régime, le tout premier d'une fort fort longue liste… Et la fille plate d'alors à recommencé à me regarder sans que son œil devienne blanc et dédaigneux quand son regard se posait du côté de ma petite bouée de gras, parce qu'elle fondait, fondait… Enfin elle m'a regardé comme ça tant que je maigrissais et puis un jour, comme toujours avec les régimes, un jour l'aiguille de la balance s'est mise à remonter, remonter, jusqu'à ce que je retrouve mon poids d'avant carême… et même un peu plus ! Et puis un autre de ces jours quand il n'y avait plus que du blanc dans l'œil tellement qu'elle le levait au ciel, elle a levé le camp et je me suis retrouvé à partager mon miroir avec seulement mon… gras !
A partir de là, mon corps et les régimes sont devenus à tour de rôle, l'un et l'autre, mon meilleur ami et mon meilleur ennemi…
Et depuis ce temps, depuis que je régime, j'ai perdu un bon petit mammouth de gras par décennie… et à force c'est un peu comme si j'étais suivi par un petit troupeau de gras à poil long, barrissant et sautillant, un vrai bonheur… Et dans le même temps, j'ai repris autant et même un peu plus, parce que les régimes sont comme les banquiers jamais ils n'oublient de faire payer les intérêts !

Et pour me dégraisser, et engrosser ma petite tribu de mammouth, dans le domaine du régime je crois qu'au fil des années j'ai tout essayé. J'ai suivi toutes les modes dans ce domaine, les points, les fibres et les queues de cerises, …ah les queues de cerises ! encore aujourd'hui je n'arrive pas à les regarder sans haine et sans que finir par en mâchouiller une sauvagement en la traitant de bien des noms ! Et puis ceux à base d'aliment unique, les raisins, puis seulement les pépins de ces mêmes raisins, l'ananas ou les pruneaux… j'ai mangé de la vapeur tellement il ne restait plus rien dans le cuit machin en question, j'ai bu 12litres d'eau par quart d'heure, et mangé toutes sortes de plâtres, plus ou moins gluants… Mais surtout, surtout j'ai fait carême durant des jours et des jours…
Certains de ces jours sans bouffe, je finissais par imaginer que les jambes des filles se transformaient en pattes de poulette… des jolies petites pattes bien dorées, croustillantes, fondantes et craquantes à la fois… j'étais à la limite de leur sauter dessus pour les dévorer ! Et à la fin de ces terribles jours d'effort, où plus que difficilement j'avais perdu entre 8 et 9 bons… grammes… je me ruais sur une tablette de chocolat en taille XXL et je ne refermais la bouche qu'après en avoir avalé une bonne demi livre !
Et curieusement le matin suivant… …à suivre !
Et pour fêter ce début de rébellions face aux régimes, deux recettes à 12 millions de calories la bouchées, deux recettes sans prétention à manger avec une certaine modération ou avec beaucoup de déraison… ça c'est vous qui voyez…

Pour la première, je me suis très très largement inspiré d'une recette imaginé par chef Martial et Emilie Mazère et réalisée par Emilie, une recette que j'ai donc eu la chance de goûter dans une boutique éphémère crée par Ferrero ou j'étais entré par hasard… une jolie rencontre d'ailleurs…
Cuillérées de glace croquantes et fondantes…
Ingrédients : de la glace à la vanille – des rochers Ferrero (vous pouvez essayez avec d'autres, le tout c'est qu'ils croustillent bien ) – 50g de chocolat – de crème liquide - de beurre salé – un rouleau de cuisine ou un marteau…
Mettez les rochers au congélateur au moins 1heure avant de vous en servir. Sortez la glace une quinzaine de minute avant de vous en servir.
Mettez le chocolat, la crème et le beurre dans un bol et faites fondre le tout au micro-onde ou au bain marie. Battez bien le tout.
Ensuite c'est tout simple, mettez l'équivalent d'une càs de glace dans un bol bien froid, prenez votre rouleau à pâtisserie ou votre marteau et hop un coup bien sec sur le rocher, attention n'enlevez pas le papier avant ! et versez le rocher en miettes sur la glace, si la noisettes centrale à résistée un nouveau petit coup sur la tête pour la réduire en miettes. Mélangez rapidement, donnez une jolie forme avec deux cuillères, posez la glace sur une cuillère bien froide et recommencez autant de fois que nécessaire. Attention les quenelles de glace doivent faire la taille de la cuillère pas plus, elle doivent pouvoir être mangez en 2 ou 3 bouchées.
Quand vous avez le nombre souhaité arrosez les cuillère avec la sauce au chocolat légèrement salée… mangez de suite !
Tiramisu minute au Nutella et aux framboises…
Ingrédients : 5 ou 6 biscuits à la cuillère – 2càs de Nutella – 2càs de mascarpone – 2càs de crème liquide - 10cl de café fort – 1 ou 2spéculoos – des framboises
Commencez par battre la crème. Quand elle sera devenue bien légère ajoutez le mascarpone incorporez-le à la crème sans trop insister, puis faites de même avec la moitié du Nutella. Vous devez alors avoir une crème bien légère. Laissez-là reposer une bonne demi-heure au frigo.
Ajoutez la deuxième moitié de Nutella rapidement à la cuillère, ne cherchez pas cette fois à rendre la crème homogène, au contraire elle doit rester marbrée.
Montez ensuite le petit tiramisu, tremper très vite les fesses des biscuits dans le café, il faut à peine les peine les humidifiez. Posez-en trois les uns à côté des autres, étalez une bonne couche de crème, une nouvelle couche de biscuits, de la crème, les framboise, et pour finir les spéculoos réduits en poudre. Laissez le tout cinq minutes au frais et mangez de suite…


Mais pourquoi, et si j'apprenais à léviter je serais moins lourd moi… est-ce que je vous raconte ça…

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dimanche 24 mai 2009

Le bonheur est dans le pré et le pique-nique aussi… le défi ! Quelle est votre recette préférée de pique-nique ???

Quand Aurélia m'a parlé de concours et de challenge Irrésistable, et qu'elle m'a proposé de lancer le défi de réaliser la photo de recette de plat de pique-nique la plus… le plus… la plus quoi ! J'ai commencé à me mettre en condition.
Il faut dire que j'ai vu toute la saga de Rocky plusieurs fois, on ne me la fait pas à moi ! Du coup après avoir avalé une demi douzaine d'œufs crus à peine battus, je me suis accroché un regard noir, impénétrable, j'étais prêt… Quelques petits pas, quelques esquives, quelques tours de corde à sauter et j'étais prêt, vraiment… tin… tintintin… tintintiiiiinnn… Risin' up, back on the street… j'avais l'œil du tigre et j'étais prêt à affronter le monde entier… au moins !
Et d'un revers précis, pointu, affuté, j'ai ouvert le frigo et tel le cobra j'ai attrapé mon ingrédient principal, l'arme de mon défi… de jolies petites fleurs des champs… Et là subitement je me suis demandé si les gants de boxe étaient vraiment indispensables.
Alors je me suis débarrassé de mes gants, de mes yeux de tigre, de ma corde à sauter et de ma quincaillerie à la Mister T, je me suis mis à rêver de petites maisons et de prairies. Et de feuilles en épis, d'herbes en fraises sauvages, autour du saladier Takeat, petit à petit je me suis créé une petite salade comme une promenade, comme un pique-nique et l'herbe folle dans laquelle on pourrait se rouler…
Salade la saveur est dans le pré…
Ingrédients : deux belles poignées de pousses de salade mélangées (pousses d'épinards, de bettes, de betteraves…) – une poignée de roquette – une botte d'herbes mélangées (menthe, cerfeuil, origan frais, mélisse…) – une botte d'asperges sauvages – une barquette de fraise des bois – 1 trentaine de fleurs de pensées (attention n'utiliser que des fleurs à usage alimentaire !) – un fruit de la passion - 1càc de sucre en poudre - 2càs d'huile d'olive – 2càc de vinaigre balsamique blanc – fleur sel et poivre
Commencez par préparer la sauce. Videz le fruit de la passion dans une passoire posée au-dessus d'un bol et avec un pilon écrasez bien la pulpe et les graines de manière à faire tomber le plus de jus possible. Vous aurez environ 3càc de jus. Versez-le dans une toute petite casserole, ajoutez le sucre et faites réduire de moitié. Dès que c'est prêt, videz sans attendre que cela refroidisse dans un bol contenant, l'huile et le vinaigre, puis émulsionnez le tout.
Puis continuez en faisant blanchir les asperges très rapidement, faites bouillir une grande quantité d'eau salée, plongez-y les asperges, puis retirez-les et plongez-les dans de l'eau glacée, égouttez-les consciencieusement. Effeuillez ensuite toutes les herbes.
Composez ensuite votre salade en commençant par les pousses, puis en poursuivant pas les herbes, les asperges, les fraises et enfin les fleurs. Vous pouvez jouer avec les formes du saladier pour donner du mouvement à votre salade.
Salez et poivrez, si vous avez un vaporisateur, utilisez-le pour vaporiser la sauce de la salade de manière à créer une illusion de rosée. Ne mélangez pas, servez et laissez chacun prélever une partie de votre jardin…Et si vous le voulez à vous maintenant, à vous de nous faire rêver de votre plat, d'un plat de pique-nique, de le créer et de le photographier et ensuite :
Si vous avez un blog, vous publiez votre recette sur votre blog entre aujourd'hui et le 5 juillet prochain et vous nous envoyez votre prénom, le nom de votre blog, la recette et la photo (480x640 c'est bien) de votre plat, là : doriancuisine@free.fr ou là à info@irresistable.fr.
Et si vous n'avez pas de blog n'hésitez pas à participer selon les mêmes indications…
Les recettes seront publiées sur le site d'
Irrésistable tout au long du concours et juste après le 5 juillet l'équipe d'Irrésistable choisira LA recette de pique-nique de l'été ! Celle qui touchera, qui étonnera, qui fera saliver comme aucune autre… gagnera la collection Takeat de Luminarc au grand complet pour mettre en scène vos propres rêves culinaires et qui sera mise à l'honneur sur Irrésistable et sur Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça...
Et bien sûr n'hésitez pas à reprendre le logo du concours… Et moi je vous attends de pied ferme sur le ring, le saladier à la main... !Mais pourquoi, décidément le pique-nique est de saison… est-ce que je vous raconte ça…

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vendredi 22 mai 2009

Le lundi des patates, le mardi des patates… et le vendredi aussi ! Petites patates et poissons fumés, et drôles de rencontres…

Il y a quelques temps, j'ai eu la chance de me faire regrouper par les Fous de pommes de terre du côté de chez chef Martial, un passeur de cuisine que je ne connaissais pas encore (mais ça je vous en reparlerai bientôt…), et de me retrouver à cette occasion avec une jolie brochette de blogueuses… Il faut dire que j'avais reçu quelques jours plus tôt un bien drôle d'ordre de mission, une mission qui se révélait pratiquement impossible pour moi !
Rendez-vous avec drôles de dames, stop, pour se faire la peau des patates, stop, spontanéité indispensable, stop, identité de substitution, blogueur culinaire maladroit… stop.
J'essayais de deviner les sous-entendus du message… depuis un certain jour où on m'avait annoncé une démonstration de kebab, et où je m'étais retrouvé accroché au dessus d'un feu entouré d'une armée de turcs malfaisants répétant nerveusement chiche… kebab ! Chiche ! le rasoir à casse-croûte à la main… depuis ce jour donc, j'avais le sous-entendu plutôt méfiant !

Mais l'aventure c'est l'aventure, et une mission… une mission… Ce n'était donc pas le moment de trembler et le temps de demander à Elodie, notre Miss Moneypenny à nous dans cette aventure, pourquoi la spontanéité était indispensable et j'étais prêt, tout prêt à partir en courant fort fort loin de là ! Et peut-être même plus loin encore !
Il faut dire que sa réponse représentait pour moi une catastrophe bien pire que la
mutinerie du cuirassé Potemkine ou l'augmentation des polonaises… la pâtisserie, pas les habitantes de la Pologne… une véritable catastrophe quoi ! La spontanéité était obligatoire parce qu'on ne saurait que sur place la manière dont on ferait la peau aux patates ! Tout en réduisant en copeaux depuis mes ongles jusqu'à mon coude du bras gauche, je réfléchissais avec calme et raison. Ce n'est qu'en m'attaquant au bras droit que je cédais à la panique en me rendant compte que j'ai toujours eu la spontanéité de l'huître à marée basse et que le simple fait de m'imaginer bataillant avec les petites rondes sans préparation était pour moi simplement… inimaginable.
Mais malgré toute cette adversité, je décidais d'abandonner mes a priori et d'aller au combat la fleur au fusil, tranquille et sans pression… et puis il me restait quelques jours pour apprendre par cœur l'ensemble des recettes de pommes de terre depuis leur importation jusqu'à aujourd'hui…
Et le jour est arrivé, et finalement, par hasard et parce que le temps que je choisisse il ne restait pratiquement plus que ça, je me suis retrouvé à combattre la patate le hareng à la main, pour au final vaincre les petites rondes sous la forme d'une drôle de salade ressemblant à ça…
Et comme j'ai beaucoup aimé la recette de Pascale Weeks, j'ai moi aussi eu envie d'un petit curry où patates et crevettes baignent ensemble, une recette qui doit pas mal à la sienne.
Maintenant j'attends la recette d'Adèle, un mémorable hachi-parmentier à sa manière, que je n'ai pas fait que dévorer des yeux et bien sûr toutes celles des autres participantes !
Curry et patates et crevettes
Ingrédients pour 2 gourmands affamés : 350g de rattes ou de petites grenailles – 12grosses crevettes – 20cl de lait de coco - 2càc d'huile de tournesol – 2càc de pâte à curry orange – 1tige de citronnelle coupée en tronçons – 1 ou 2 càc de gingembre râpé – 2 càc de nuoc nam -1càs de jus de citron - 1 càc de sucre en poudre – 4ou 5 oignons nouveaux émincés – 5ou 6 tiges de coriandre effeuillées
Commencez en faisant cuire les pommes de terre sans les éplucher dans une casserole d'eau salé
e, il faut qu'elles restent assez fermes, elles finiront de cuire avec le curry, une dizaine de minutes suffisent. Dès qu'elles sont à point les refroidir et les égoutter.
Mettez ensuite l'huile dans une poêle à feu moyen, faites-le chauffer et ajoutez-y la pâte de curry, remuez bien et laissez sur le feu pendant 2 ou 3 minutes. Retirez du feu et ajoutez la citronnelle, le gingembre, le nuoc nam, le jus de citron et le sucre en poudre, remuez bien et remettez au feu pendant 2minutes. Ajoutez alors le lait de coco et laissez épaissir pendant 5 minutes.

Coupez les pommes de terre en deux et ajoutez-les dans la sauce, prolongez la cuisson 5 minutes. Ajoutez enfin les crevettes et poursuivez encore pendant 3minutes.
Servez de suite en parsemant sur le plat les oignons nouveaux et la coriandre et si vous voulez rafraîchir le plat ajoutez un peu de lait de coco.
Pommes de terre aux deux poissons fumés
Ingrédients : 350g de petites patates nouvelles – 100g de hareng fumé – 100g de haddock – ½ oignon rouge – 1 petit bol de chou blanc (ne le cherchez pas sur les photos je l'ai oublié dans le frigo !) - 30g de noisettes – 1càc de sucre en poudre – un bouquet d'herbe composé de persil, de cerfeuil et de ciboulette – 3càs de crème liquide – 1càc de pâte de curry orange – 1càc de Savora
Commencez en faisant cuire les petites patates nouvelles sans les éplucher dans une casserole d'eau salée. Dès qu'elles sont à point,refroidissez-les et égouttez-les. Quand elles sont froides coupez-les en deux.
Emincez ensuite le hareng et le haddock en fines lanières, et l'oignon et le chou le plus finement possible.
Hachez grossièrement les noisettes. Mettez le sucre à caraméliser dans une poêle et dès qu'il commence à colorer, ajoutez les noisettes et enrobez-les bien de sucre. Retirez de la poêle et hachez de nouveau grossièrement si les noisettes forment un bloc.
Effeuillez les herbes.
Mélangez la crème, le curry, et la Savora et mélanger rapidement.
Posez les pommes de terre sur un plat puis ajoutez joliment tous les autres ingrédients en finissant par les noisettes, les herbes et la sauce. Servez avec de belles tranches de pain et du beurre salé.


Et pour mémoire… n'oubliez pas nos petits rendez-vous pique-niques…

Mais pourquoi, et le dimanche ??? eh ben des patates aussi… est-ce que je vous raconte ça…

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lundi 18 mai 2009

Le dimanche à la maison c'est pas raviolis… c'est kedgeree ! Petite recette du dimanche midi…

A la maison le dimanche c'est le jour où on répète quelques uns de nos grands classiques, d'ailleurs ça commence même le samedi soir… Le samedi soir, je lance traditionnellement à Marie, allez demain on s'lève tôt ! Et je dis ça avec les poings serrés pour bien montrer que ma détermination s'en est de la… détermination, et de la bonne ! Là, Marie décode le message et comprend, demain tu fais comme d'hab tu passes une heure pour me décoller du lit, mais essaye de commencer juste un poil plus tôt… et t'inquiète pas si tu n'y arrives pas je te le reprocherai toute la journée comme toujours ! Donc elle soupire et moi je me couche heureux, sûr d'avoir au moins un bon motif de râlerie pour le lendemain…
Et justement le dimanche matin forcément comme j'ai eu foot ou film d'horreur devant la télé jusqu'à plus d'heure, je n'arrive pas à me lever avant un bon dix heures, dix heures cinq, voire… onze heures. Là, je râle, on entre alors dans un intéressant débat sur le qui a pondu le premier reproche de la poule ou de l'œuf… et à midi moins cinq, un des deux crie bordeldebondieuxd'merde y'a l'épicerie qui ferme dans cinq minutes et tout le monde se met à crier mais quoi qu'on bouffe… mais quoi qu'on bouffe…
Ça comme numéro, on est vachement au top, rodé à 5000, pas une faute, pas un oubli, pas une pliure… des fois l'autre n'est même pas là qu'on s'en rend pas compte et qu'on la joue en one-man-show.
Mais forcément des fois à force se remonter la même pièce, il y a comme une lassitude qui s'installe, un peu comme quand on regarde pour la quinzième fois Le gendarme se marie et qu'on récite les dialogues en même temps que les acteurs en se demandant pourquoi… comme une lassitude qui s'installe…
Du coup j'ai décidé de tout changer ! Samedi, je l'ai dit à Marie, hop hop demain on change tout j'me lève tôt et tu vas voir ce que tu vas voir… et je me suis couché heureux ! J'ai quand même eu l'impression qu'un regard interrogateur, se demandant i's'fout de moi ou alors i's'rend vraiment pas compte ? s'est posé sur moi plusieurs fois dans la nuit, mais ça m'a pas empêché l'bonheur nocturne !
Donc dimanche de bon matin je me suis levé, 9h55, cinq minutes d'avance sur mon meilleur horaire et je suis descendu tout guilleret. J'ai fait la blagounette à deux balles en lançant, Chouchou t'as vu l'aube naissante et me voilà, je vais avoir encore plus de temps pour te faire des reproches ! Avant de préciser, j'plaisante c'est de la taquinerie ! Je me demande si à ce moment-là elle n'a pas eu la main qui s'est décrispée de la queue de la poêle…
Et quelques cafés plus tard, toujours aussi sautillant de bonne humeur, je suis allé en cuisine, juste en disant ce dimanche c'est pas raviolis, c'est kedgeree ! Marie en est restée assise ! C'est que son Neness quand il fait, il ne fait pas à moitié, c'est du ficelé, du rondement mené, du velours !
Ce n'est qu'à midi moins cinq que j'ai repassé la tête par la porte et que j'ai dit doucement pendant qu'elle tapotait d'un ongle nerveux sur la table… heu je crois que j'ai oublié les œufs, tu voudrais pas aller m'en chercher ma caille… ???
Et voilà comment j'ai décidé que la matinalité et la prévision allaient maintenant régner sur mes dimanches matins ! Enfin si j'oublie rien bien sûr…
Kedgeree du dimanche midi aux épices et aux œufs de caille
Ingrédients : 350g de haddock – 10cl de lait -6oeufs durs de caille (4 minutes de cuisson) – 2 œufs durs de poulette - 300g de riz - 60cl de bouillon de volaille – ½ càs d'huile de tournesol – 1 oignon haché fin - 2 feuilles de laurier - le zest d'1/4 de citron vert – 2càc de curry – 4capsule de cardamome verte – ½ càc de cumin – ½ càc de coriandre – 1pincée de safran en pistils - 1 ou 2 tiges d'aneth – de la crème liquide - sel et poivre
Versez l'huile de tournesol dans une casserole à feu assez fort. Ajoutez l'oignon et laissez-les cuire jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides. Ajoutez alors le curry et le laurier et mélangez bien. Ajoutez le riz et mélangez encore, il faut que le riz blanchisse et soit bien couvert par l'huile. Ajoutez le bouillon, salez, portez à ébullition, puis baissez le feu, couvrez et laissez tranquillement cuire jusqu'à complète absorption de l'eau. Ajoutez alors le safran, remuez un peu et laissez reposer à découvert.
Mettez ensuite les 10cl de lait dans une casserole, ajoutez le haddock et versez de l'eau jusqu'à couvrir le poisson. Portez le tout à ébullition à feu vif, retirez alors du feu, couvrez et laissez comme ça dix minutes. Sortez ensuite le haddock essuyez-le avec du papier absorbant puis effeuillez-le.
Passez les cumin et la coriandre rapidement dans une poêle chaude de manière à bien faire dorer les épices sans les bruler, puis écrasez-les grossièrement au pilon.
Il n'y a plus qu'à mélanger le riz avec les deux sortes d'œufs, le haddock, à saupoudrer avec le zest de citron vert et le mélange de cumin et coriandre et de parsemer de pluches d'aneth. Ensuite chacun arrose à son goût de crème liquide et déguste tout chaud tout chaud !

Mais pourquoi, le prochain journal qui parle régime j'me la fait ma colère… est-ce que je vous raconte ça…

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vendredi 15 mai 2009

Soissons, Bordeaux, Paris… la saison des pique-niques des blogueurs culinaires est ouverte ! Et salade brebis et agneau dans la verdure…

J'ai toujours eu plein de raisons de ne pas aimer les pique-niques, déjà ma mémoire et ces foutues souvenirs des pique-niques de mon enfance, ces pique-niques au milieu de la tribu de ceux qui parlent fort, de ces familles espagnoles qui ont peuplé et même envahi mon enfance. Mais ça j'en ai déjà parlé un autre jour et puis avec les années j'ai fini par m'arranger avec mon espagnitude, enfin j'ai réussi à vivre avec elle… Par contre ce qui ne s'est jamais arrangé c'est une autre cohabitation avec un autre peuple, le peuple de l'herbe !
Je n'ai jamais été un ami des petites bêtes qui font creck-creck-creck dans l'herbe comme disait la pub du Baygon, le vert, qui lui était mon ami. Je n'ai jamais été leur ami sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, parce que je sais que je suis beaucoup beaucoup beaucoup plus grand que la plus terrifiantes des bestioles qui courent à ras de terre, je sais… Mais si c'était le genre de chose qui avait à voir avec le rationnel, ça se saurait ! Du coup les p'tits bestioles et moi…
Quand j'étais petit, j'avais un stratagème qui me permettait de m'allonger dans les pires forêts vierges que l'on pouvait trouver du côté de Boulogne Billancourt, des forêts profondes, sombres et terrifiantes... Enfin relativement… C'était simple dès que je m'allongeais je rentrais dans la peau de Foudrax Insectivodor le terrible homme insecticide… et je savais que mes sécrétions chassaient le peuple de l'herbe à plusieurs lieues ! Et des fois il m'arrivait même de ne pas me laver les dents le matin histoire d'avoir l'haleine encore plus fétide que d'hab et faire reculer les bestioles encore plus ! Mais depuis j'ai compris que ne pas se laver les dents, à par faire fuir un peu plus vite les filles… le peuple de l'herbe ça ne lui fait pas plus d'effet que ça…
Alors si lors d'un prochain pique-nique vous croisez un drôle de type qui passe le gazon au peigne à poux, pas d'inquiétude, c'est juste que je n'ai pas encore arrangé mon petit problème de cohabitation avec ceux qui marchent dans les hautes herbes et que vous ne devez pas être loin du lieu de rendez-vous !
Et pour me remettre de m'être imaginé, là perdu au milieu de l'herbe sauvage et hostile, j'ai fait une petite salade où brebis et agneau se retrouvent dans la verdure !
Petite salade de brebis et d'agneau aux herbes folles…
Ingrédients : 150g de gigot d'agneau (de préférence une tranche épaisse) – 60g de fromage de brebis du type Ossau-Iraty – ¼ de concombre – 2 ou 3 oignons nouveaux – 4ou 5 tiges de menthe (vous pouvez mélanger les variétés) – 2 tiges de cerfeuil – 3càc de poivres mélangées (noir, blanc, baies roses, piment de Jamaïque, long, cubèbe… donnez toujours la majorité du mélange aux véritables poivres) – 3càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre balsamique blanc – 5g de gingembre confit – 5 feuilles de menthe – fleur de sel
Commencez par concasser le poivre dans un bol avec un pilon. Ajoutez du sel et versez le tout sur une planche.
Ecrasez la viande dessus en insistant bien. Secouez pour faire tomber le poivre en excédent puis mettez la viande dans une poêle bien chaude. Dorez bien de tous les cotés à feu vif. En fin de cuisson si vous voulez une viande bien cuite laissez la viande dans la poêle et couvrez, laissez comme ça 2 ou 3 minutes, pas plus sinon gare à la semelle !
Laissez refroidir la viande puis coupez-la de biais en lamelles.
Emiettez ensuite le fromage en l'écrasant avec une fourchette. Emincez les oignons et effeuillez les herbes. Coupez le concombre en 4 dans la longueur puis en morceaux.
Réalisez ensuite la sauce. Mettez l'huile d'olive, le vinaigre, le gingembre et la menthe dans un bol, salez et mixez finement le tout avec un mixeur plongeant.
Il n'y a plus qu'à monter le plat. Un peu d'oignon, de concombre et d'herbes, un peu de fromage, un peu de viande et on recommence jusqu'à épuisement des ingrédients… ensuite on arrose de sauce et d'un peu de sel et de poivre et on mange…
Et maintenant le qui, le quand, le pourquoi, le quoi et tout l'toutime, toutes les propositions pour les pique-niques parisiens...- Qui vient ? Les amateurs de blog… ceux qui ont un blog et ceux qui aiment les lire ! et on peut venir avec amies, maris, amants, grand-mères, oncles, enfants… ou tout seul ! mais pas d'animaux… interdits dans les jardins de Bercy…
- Quand vient ? Les dimanches 28 juin (pour que ceux qui sont ensuite en vacances puissent aussi participer…) et/ou 2 août à partir de midi… mais vous pouvez arriver plus tard ! Nous y serons jusqu'à… je pense la fin de la sieste mais chacun peut partir quand il le veut bien sûr.
- Où vient ? Dans les jardins de Bercy (nous serons sous la croix sur la 'tite carte) accolés au métro Cour Saint-Emilion (ligne 14) ou Bercy un peu plus loin… ne vous inquiétez pas cette partie du jardin n'est pas gigantesque et sur l'herbe un tas de blogueurs ça se voit !- Pourquoi vient ? Pour être ensemble et manger un bout…
- Avec quoi vous vient ? Chacun prend son pique-nique, et ça peut être un casse-croûte jambon beurre… et pour les plus courageuses ou courageux, elles ou ils peuvent prendre quelque chose de plus, une boisson, un truc salé, un truc sucré… un truc quoi… à faire goûter à ceux qui sont autour. Ne faites pas pour 15, pour 2 ou 3 c'est déjà bien ! Eventuellement un truc pour manger dessus (nappe, plaid, couverture…), mais l'herbe pour pique-niquer c'est bien aussi !
- Avec quoi moi viens ? Avec un stock d'assiettes, en carton mais avec des petites fleurs, de gobelets et de couverts, en plastique surement… donc n'apportez pas tout ça à moins que vous ne vouliez manger dans votre vaisselle en porcelaine et vos verres en cristal !
Des idées, des questions, des suggestions à vous de jouer maintenant ! Et si vous avez vraiment peur de ne pas nous trouver n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail je vous dirai comment faire sonner mon portable ,-)!!!

Si vous voulez reprendre le logo du pique-nique, vous pouvez mais aucune obligation bien sûr ! Et si vous voulez vous pouvez aussi rejoindre les autres pique-niques à Soissons le 6 juin ou à Bordeaux le 7 juin, à... à suivre pour les autres !

Mais pourquoi, je sens qu'on va reparler pique-niques et concours très vite… est-ce que je vous raconte ça…

PS : si vous êtes du côté de la Lorraine le 6 juin, Mari, Sandra et Cendrine propose un pique-nique à Metz !

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mercredi 13 mai 2009

Dernier regard dans le rétroviseur pour se souvenir d’un atelier Maggi… et poulet en salade et en folie !!!

Il se passe toujours quelque chose lors des ateliers Maggi, et je ne parle même pas de cuisine et de partage, ça c’est notre lot commun lors de ces petites rencontres, son sel habituel et ce qui nous donne envie de s’y remettre vite, vite ! Il se passe toujours des petites choses sans importance mais qui peuvent déclencher un surplus de mémoire… des clés de voitures oubliées curieusement sur le contact, des trains qui n’arrivent plus, des coups de fil affolés, des sourires de retrouvailles et d’autres de découvertes…
Il y a plein de jours que j’aurais oubliés sans… j’aurais oublié ce repas entre amis si entre la poêle et le feu je n’avais pas oublié mon torchon, t’as pas un truc qui brûle ? que m’a dit un d’eux en se tordant le nez, brûler c’était pas le mot vu qu’il ne restait plus rien de l’ex-torchon. J’aurais aussi oublié cet autre repas où le service ne s’est pas fait à l’assiette mais directement à l’invitée et où, à la suite d’une glissade malencontreuse, ma petite salade et sa petite robe n’ont fait plus qu’un… Et même si elle me regarde maintenant avec inquiétude dès que je m’approche quelque chose à la main, je sais qu’elle ne m’en veut plus… enfin j’espère…
Et il y en a plein des jours comme ça où des petites catastrophes sans importance font qu’on se souvienne, comme je me souviens plus particulièrement d’un déménagement juste parce que le déménagé avait oublié qu’il y avait une petite différence entre haricots rouges en boîte et les mêmes secs… une toute petite différence, une nuit de trempage et une heure ou deux de cuisson… T’es sûr que t’as assez cuit tes trucs là ? qu’on a tous dit ce jour-là et qu’on lui redit encore régulièrement depuis accompagné d’un tu t’en rappelles du jour des haricots !
Et puis d’autres fois ce sont des petits bonheurs qui ouvrent notre mémoire, un petit bouquin de cuisine … en russe, justement ramené de la lointaine et terrible Russie, que je regarde l’œil inquiet me demandant de quoi il peut bien parler, ce petit bouquin me rappelle une de ces journées. Une petite rencontre autour d’un lieu éphémère où je me suis retrouvé face à face avec une de mes lectrices… mais ça je vous en reparlerai plus tard… fait que je n’oublierai pas cet autre jour. Et comme à cet atelier je ne me suis ni coupé, ni brûlé, ni cogné… ce sont ces petits plaisirs qui m’y feront repenser.
Des petites choses comme la découverte de ma troupe de vaillantes et souriantes cuisinières, Mamina, Silvia et Nathalie, prêtes à tailler, couper, déchiqueter tout sur son passage. Les petits petits mots échangés avec Cédric croisé trop rapidement, souvent entre deux portes. La manière de raconter ses lectures de mon petit chez moi de la Chocolat girl's qui m’a mis un poil d’émotion au coin de l’œil. Les sourires échangés, parce que nous n’avons pas eu le temps d’en dire assez avec Marjolaine, Hanane, Pouce, Zaïna, Vivi… le verre qui tching quand j’ai trinqué avec Anna. L’œil inquiet de Charles le couteau à la main. Les clopes d’Adèle dont je gobe la fumée pas du tout passivement. Les petites " catastrophes " de Diane… Et puis plein d’autres petites choses comme ça, visiblement sans importance… enfin peut-être pour les autres !
Il me reste tout ça pour me souvenir, tout ça et nos petites recettes Kubistes, celles d’Adèle, de Réquia, de Joëlle et les miennes à découvrir très bientôt du côté du Blog des Astucieuses… et celle-ci qui n’y était pas.
Poulet rafraichissant aux épices et à la grenade

Ingrédients : 250g de blancs de poulet – 1yaourt – 2càc de curry – 4 ou 5 tiges de coriandre (vous pouvez aussi utiliser du cerfeuil ou du persil plat) – 2càs d’amandes effilées – 150g de riz – 30cl de bouillon de volaille – 1oignon – 2 ou 3 pincées de curcuma – 4 ou 5 capsules de cardamome – 1feuillle de laurier - 1citron vert – 3 ou 4 càs de graines de grenade – 5g de beurre – ½ piment oiseau
Commencez par faire mariner le poulet dans le yaourt mélangé au curry et oubliez-le pendant une petite heure au moins.

Faites alors griller le poulet. Secouez la marinade en excès et mettez le poulet sur un grill brûlant, vous pouvez aussi réaliser cette cuisson au barbecue. Quand il est bien grillé, enlevez le grill du feu et posez une assiette dessus, de manière à laisser cuire le poulet bien à cœur. Laissez ensuite tiédir.
Préparez ensuite le riz. Hachez finement l’oignon et faites-le à revenir dans une casserole avec le beurre. Quand il commence à brunir, ajoutez le riz et remuez, laissez-le sur le feu jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Ajoutez la cardamome et le laurier, mélangez et ajoutez le bouillon que vous aurez réalisé avec de l’eau et un cube de volaille Maggi réduit en sel. Couvrez et laissez cuire jusqu’à ce que presque toute l’eau soit absorbée par le riz, ajoutez alors le curcuma, remuez à peine et finissez la cuisson toujours à couvert, il faut que toute l’eau soit absorbée et que le riz soit bien moelleux.
Découpez le poulet en assez fines tranches, mélangez avec le riz. Saupoudrez le tout avec le piment oiseau émincé très très finement, avec les amandes rapidement dorée, avec les graines de grenade, et avec la coriandre effeuillée. Mangez de suite !

Poulet en salade de roquette et de menthe aux noisettes

Ingrédients : 400g de blancs de poulet – 20g de noisettes – 1càc de sucre en poudre - 1 dizaine de tiges de thym ou de marjolaine – 1 gousse d’ail – ¼ de citron confit – 1càc de miel liquide – 1 poignée de roquette – 1 poignée de mesclin – 1 dizaine de tiges de menthe – 3càs d’huile d’olive – 2càc de vinaigre balsamique blanc – 1 cube de bouillon de volaille Réduit en sel – sel et poivre
Coupez le blanc de poulet en petits triangles de la taille d’une bouchée.
Ecrasez grossièrement la gousse d’ail. Coupez le citron en 4.
Mélangez les salades et ajoutez la menthe effeuillée et 2 tiges de thym.
Préparez la sauce, mettez dans un bol, 2càs d’huile d’olive, le vinaigre et le cube, émulsionnez le tout avec un mixer plongeant.
Hachez grossièrement les noisettes. Mettez une poêle à feu assez vif et versez-y les noisettes, quand elles commencent à dorer ajoutez le sucre en poudre et laissez caraméliser quelques secondes. Retirez de suite du feu et versez dans une assiette. Laissez tiédir puis hachez plus finement.
Mettez une poêle à feu bien vif, versez 1càs d’huile d’olive et faites bien chauffer. Versez-y le thym ou la marjolaine, la gousse d’ail et le citron confit. Ajoutez la viande et mélangez bien le tout, laissez sur le feu jusqu’à ce que la viande commence à peine à colorer. Ajoutez alors le miel et remuez bien. Laissez encore sur le feu jusqu’à ce que la viande soit à point. Elle doit être bien dorée mais encore tendre à l’intérieur, il ne faut donc pas trop la cuire. Versez dans une assiette et enlevez le thym.
Posez la salade mélangée aux herbes dans un plat, ajoutez une partie des noisettes, puis le poulet, mélangez rapidement, saupoudrez avec le reste des noisettes et finissez en assaisonnant avec la sauce.
Et si vous voulez nous rejoindre n’hésitez pas à venir poser vos fesses avec nous lors de deux pique-niques de blogueurs à venir… voici les dates , le détail à venir…
Mais pourquoi, je me demande si ça sent pas la grosse colère contre les régimes d’été là… est-ce que je vous raconte ça…

PS : ce soir Cook toys sur le 100% Mag de M6 !

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lundi 11 mai 2009

Drôle de repas où j’ai failli finir habillé en goudron et en plume… et petites recettes pour ne pas passer son dimanche en cuisine…

Depuis un quelques temps certains de mes amis se demandent encore plus qu’ à l’habitude si ma raison ne serait pas définitivement en train de partir en vrille… et tout ça à cause de quoi ? d’une simple assiette en plastique… Et ça parce que je suis un des agents infiltrés et secret de chez secret des Friends of Glass, un bien étrange groupe de passionnés du verre qui se recycle, se recycle et se recycle encore… du verre quoi !
Du coup les Friends of Glass m’ont proposé pour mission qui s’autodétruit bien sûr dès écoutée, ils m’ont donc proposé de monter un petit repas où le verre et le plastique seraient confrontés. Comme je voulais rester secret de chez secret, je n’ai donc pas prévenu mes invités que j’allais les transformer en petites souris de laboratoire pour essayer de deviner leurs réactions. Le problème avec mes amis c’est qu’entre le moment où ils pensent et celui où ils me disent ce qu’ils pensent, il n’y a même pas le temps de déclencher un chrono… du coup je n’ai pas eu à deviner grand-chose…
J’avais donc décidé pour ce curieux repas, d’alterner, un invité aurait assiette et verre en plastique, le suivant en verre et ainsi de suite. Généralement comme ceux qui viennent à la maison sont plutôt des mange-sans-fin et des boit-sans-soif, il ne mettent pas longtemps à se ruer à table dès que j’apporte la moindre cahuète et le moindre jus de pomme… enfin y’a pas que de la pomme dedans… Et là, je les ai vu planer au dessus de la table, passer et repasser tel un vol de vautours cherchant un caillou bien frais sur un volcan en irruption, et d’un coup les premiers ayant compris que toutes les places n’avaient pas les mêmes avantages se ruer sur les places en verre.
Et ceux qui sont restés sur le plastique m’ont vite indiqué leur point de vue par des… bon je vois que je suis punis ou autres… t’as prévu un pique-nique sur la table là ? Quand ils pensent ils le disent… Et puis est arrivé le moment du vin et là ceux qui avaient de jolis petits verres en… plastique…
Faut dire que j’avais sortie une jolie bouteille… et en la versant dans les verres, je n’ai pas vu la même chose dans tous les yeux… chez les uns il y avait du mais pourquoi il s’arrête de verser… et chez les autres, regardant tour à tour leur godet en plastique, puis moi, puis le godet, puis… et plus ils allaient de l’un à l’autre plus je les entendais se demander, faut vraiment le ressortir du goudron avant de mettre les plumes ?

Et comme je suis joueur mais que j’ai quand même mes limites, quand j’ai senti l’odeur du goudron et compris que le verre avait gagné par jet de l’éponge au premier round, j’ai tout avoué et tout expliqué du pourquoi et du comment de cette curieuse table et tout, tout à repris sa place et la bonne humeur… tout ? Presque pendant ce temps moi je rangeais mes assiettes en plastique tout en enlevant mes dernières plumes…
Petite friture minute
Ingrédients : 250g de friture – 1càs de farine – 1càs de maïzena – du curry en poudre – des feuilles de curry – sel et poivre
Nettoyez bien la friture plus séchez-la bien. Versez dessus la farine et la maïzena, saupoudrez de curry à votre goût, salez et poivrez. Secouez bien pour enlever l’excédent de farine puis passez dans un bain d’huile à 190° le temps que les petits poissons prennent une jolie couleur dorée, ajoutez alors les feuilles de curry et poursuivez la cuisson quelques secondes. Attention la friture doit être saisie mais pas trop cuite sinon elle se transforme vite en carton gras… Mangez à peine sorti du bain de friture en soufflant dessus.
Cabillaud bien roulé et roulé aux herbes parfumées

Ingrédients : ½ cabillaud coupé dans la longueur – 1oignon – 1 tomate – 1 bouquet de thym, de sarriette et de marjolaine mélangé – 2 ou 3 petites feuilles de laurier – ½ càc de sucre – huile d’olive – sel et poivre
Posez en les décalant légèrement 3 ou 4 épaisseurs de papier aluminium, les feuilles doivent être un peu plus longues de le cabillaud. Posez le filet dessus salez et poivrez, verser le sucre et répartissez au centre les herbes, la tomate coupée en quartier fins, l’oignon émincé. Repliez le cabillaud de manière à avoir une sorte de rouleau, repliez également l’extrémité de la queue vers le haut pour bien refermer le rouleau. Puis enfermez-le bien dans le papier alu, serrez-le plus possible. Refermer ensuite les extrémités toujours en serrant bien et faites cuire soit au barbecue soit sur un grill bien chaud pendant environ une trentaine de minutes en le retournant régulièrement. Attention la cuisson dépend largement de la taille du cabillaud donc n’hésitez pas à réduire si nécessaire ce temps.
Laissez ensuite reposer 5 minutes puis défaites le papier aluminium sur la table de manière à ce que tous profitent des bouffées odorantes et parfumées qui vont se libérer…
Salade de fraises et de mangue au sirop de menthe poivrée
Ingrédients : 250g de fraises – ½ mangue – 1quinzaine de feuilles de menthe – 6morceaux de sucre – 10cl d’eau – quelques branches de sarriette ou de marjolaine
Lavez puis coupez les fraises en 2 ou en 4 selon leur taille. Coupez la mangue épluchée en fines lamelles.
Ecrasez au mortier les sucres sur les feuilles de menthe, insistez bien. Versez ensuite le mélange dans une petite casserole, ajoutez l’eau et faites réduire jusqu’à obtenir un sirop pas trop serré. Donnez alors un beau tour de moulin à poivre sur le sirop et laissez tiédir.
Répartissez les fruits et les herbes dans un plat, et versez le sirop filtré par-dessus. Laissez tranquillement refroidir le temps que tous les parfums se mélangent.


P.S. : Si vous voulez découvrir Hank la nouvelle mascotte de cette opération autour du verre cliquez sur l’image ci-dessous… et n’hésitez pas à la reproduire…


Mais pourquoi, et si je les faisais manger dans des écuelles maintenant… est-ce que je vous raconte ça…

Ah une dernière chose, les Kikivientpiqueniquer sont de retour… aujourd’hui les dates et bientôt le détail !

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samedi 9 mai 2009

Petites recettes sans conséquences… Soissons, Stéphanie et le plus classique des marbrés qui deviendra…

L’année dernière à Soissons pour moi ça a été un peu comme l’île aux enfants mais en mieux, forcément cuisiner au milieu de plein de blogueuses et de blogueurs, de plein de gens venus gentiment nous voir, et de Damien et Benoît Molin et de… En plus j’ai eu la chance de passer ma journée à cuisiner avec Stéphanie pratiquement toute une journée et presque toute une soirée aussi… et forcément quand Soissons a repointé son museau et que Damien à commencé à demander qui revient les 21 et 22 novembre prochain pour le deuxième salon des blogs culinaires et qui cuisine à quatre mains nous avons répondu tous les deux spontanément… Nous m’sieur ! Nous !!!
Ça c’était facile, restait à savoir ce que nous allions faire à 4 mains… et la Stéphanie a eu l’idée de nous transformer en Docteur Jekill et Mister Hyde des fourneaux. Notre défi devenait dès lors de réaliser deux versions de la même recette l’une, le plus classique possible et l’autre… la plus folle !
Il ne restait plus qu’à choisir sur quoi nous faire les dents, les griffes et surtout l’imagination… et la semaine dernière Stéphanie m’a déposé ma lettre de mission, Gâteau au yaourt !
Et cette semaine je lui rend la pareil, c’est un marbré, un marbré dont Stéphanie fera… si seulement je le savais… Mais ce que je sais c’est qu’il y aura du Hyde en lui ! Rendez-vous à Soissons !
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec un gâteau au yaourt avec lequel je n'ai pas fini de discuter...
Marbré choco-vanille qui deviendra…
Ingrédients :
Pour la pâte à la vanille : 60g de beurre – 70g de sucre – 1oeuf – 70g de farine à gâteaux (avec poudre levante) –1 càc d’arôme de vanille
Pour la pâte au chococat : 60g de beurre – 70g de sucre – 1oeuf – 70g de farine à gâteaux (avec poudre levante) – 2càs de cacao en poudre
Commencez par la pâte à la vanille. Mettez dans un bol le sucre et le beurre, et battez jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez alors l’œuf et incorporez-le bien. Ajoutez la farine et l’arôme de vanille, mélangez bien une dernière fois.
Faites ensuite la pâte au chocolat. Mettez dans un autre bol le sucre et le beurre et battez le jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez l’œuf et incorporez-le bien en battant. Ajoutez la farine et le cacao en poudre mélangez une dernière fois.
Tapissez un moule à cake d’environ 10x24cm de papier sulfurisé puis versez les deux pâtes en alternance, une couche assez fine de l’une puis une couche assez fine de l’autre. Réalisez cette opération autant de fois que nécessaire.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° entre 35 et 40 minutes. Laissez juste refroidir avant de le déguster en jolies tranches.
Et si vous voulez une version coco-chocolat cliquez là : Cake marbré coco et chocolat
A toi de jouer Stéphanie, montre-nous le Hyde qu’il a en lui !
image hébergée par photomaniak.com
Mais pourquoi, j’ai pas déjà fait le coup du vase l’année dernière moi… est-ce que je vous raconte ça…

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mardi 5 mai 2009

Retour vers le passé au pays des gourmandises d’y’a longtemps ! Et l’ultime caramel croquant au chocolat craquant pour fêter ce temps… lointain…

Je suis gourmand et j’aime ne pas être raisonnable et tout ça ne me rend pas la vie facile… C’est comme ça que j’ai commencé un article du côté d’Irrésistable… et c’est tellement vrai… Un jour la gourmandise m’a pris dans ses bras et elle ne m’a plus lâché depuis. Et elle m’a pris tôt, tellement tôt que j’ai du mal à me souvenir de la première fois.
Le problème c’est qu’à chaque fois que j’essaye de me souvenir de cette première fois, de ce premier émoi irraisonnable qui a failli m’en retourner les yeux et m’a mis mon premier hummm extasié au bord des lèvres, le problème c’est que je ne sais plus ou plutôt j’en sais trop parce que trop de tout me vient à l’esprit.
J’ai longtemps pensé que c’était les caramels à 1 centimes, ceux grâce auxquels nous rendions à moitié fou le pauvre épicier du coin de la rue, le dernier à proposer des sucreries à ce prix. Nous venions et revenions le voir avec quelques dizaines de centimes et nous lui demandions avec un sourire d’ange, j’peux en avoir pour 27centimes… et le voilà parti à compter… et dès qu’il avait fini, il nous fallait bien moins longtemps pour les avaler qu’à lui pour les compter
Et puis je me suis aussi rappelé des berlingots de lait concentrés aromatisés… Une tuerie comme on dit maintenant, enfin je devais être de seul de l’univers à trouver que c’était une tuerie vu à quel vitesse la marque a retiré cet étrange produit, mais pendant un temps entre les berlingots et moi ça a été l’amour fou. Je les achetais en douce avec mes quelques pièces d’argent de poche et après je courrais me cacher dans ma cache de pirate, dans ma grotte… en fait dans le grand meuble de couture de mon père, celui où finissais toutes mes aventures et dans lequel je partais à la recherche du réconfort procuré par mes gourmandises préférées.
Le problème pour le pirate ou le super héros intergalactique que j’étais alors c’est que ces foutues berlingots étaient encore plus invincibles que Galactus l’avaleur de planète lui-même…
Et me voilà donc dans mon fond de placard à moitié dans le noir le berlingot à la main, à essayer de le déchiqueter sauvagement avec les dents tel un teckel enragé, à secouer la tête, à montrer les crocs, à grogner… et là subitement au plus sauvage du combat quand je croyais avoir cause perdue, d’un seul coup le berlingot lâchait totalement…
Il a des choses difficiles à vivre, la première contravention, quand l’agent vous verbalise pour défaut de permis et qu’il vous regarde ensuite d’un air un peu sadique en vous ajoutant et dire qu’en plus vous avez des pneus lisses… le premier râteau de compet’, quand après avoir hésité entre les deux copines vous avez enfin choisies une, et quelle vous dit ben non sûrement pas avec toi et qu’alors sa copine vous regarde, dédaigneuse, et précise ben moi c’était oui si seulement tu m’avais demandé la première… il y a des choses difficile à vivre mais tout ça n’est rien quand on vient d’être vaincu par un berlingot explosif à la banane qui s’est répandu sur vous comme si un poulpe s’était liquéfié sur votre front… et là alors que vous êtes prêt à avaler votre fierté sûr que vous êtes de croiser votre grand frère et ses moqueries avant d’arriver à la salle de bain… là, juste là, vous vous rendez compte que vous venez de poser vos fesses sur le reste des berlingots et subitement vous remarquez qu’ils sont infiniment moins résistants à la pression… infiniment moins…
Mais finalement est-ce que c’était vraiment ma première gourmandise… parce que je me souviens aussi des têtes de nègre par paquet de six, des petits sachets d’arrache dents acidulés et tout ces petits bonbons de toutes les couleurs…
De toutes ces petites choses auxquelles je ne résistais pas étant jeune, de toutes ces petites choses que je ne craignais pas alors, parce que j’avais une bonne nature, une nature de celles qui avalent 20kg de sucreries et finissent quand même par peser quelques grammes de moins le lendemain...
A suivre…
Et comme il n’y a pas de raison pour que je sois le seul à me demander si je vais résister à la gourmandise… en voilà deux redoutables, à vous de jouer ! La recette du petit cake se trouve là : Le cake couleurs orange et chocolat…

Caramel et chocolat sur une plage ensoleillée… une recette dont la base est tiré du côté de chez Donna Hay
Ingrédients : 450g de sucre – 15cl d’un bon miel liquide bien marqué – 120g de beurre (si vous êtes aventurier vous pouvez tenter l’expérience avec du beurre salé) –1càs de bicarbonate de soude - 100g de chocolat noir pas trop noir (j’ai mélangé 50g de noir avec 50g de au lait) – 30g de pistaches – 5g d’amandes effilées – le zest d’une demie orange – 2 ou 3 branchettes de thym frais (attention le thym donne un goût très particulier vous pouvez essayer d’en mettre sur une toute petite partie pour une première)
Mettre le beurre coupé en morceau, puis le miel et le sucre dans une casserole. Mettez-là à feu moyen et laissez fondre le tout. Attendez ensuite que le tout atteigne 150° sur un thermomètre à sucre (il faut compter une dizaine de minute, la couleur est alors caramel assez claire).
Remuez bien le tout puis retirez du feu et ajoutez en une fois le bicarbonate. D’un seul coup le caramel va se mettre à mousser, pas d’inquiétudes c’est normal ! Remuez bien pour faire descendre un peu le caramel, il doit descendre d’un quart environ, pas plus.
Videz-le ensuite sur une plaque beurrée d’environ 25 cm sur 25 et laissez refroidir une bonne heure.
Pendant ce temps hachez les pistaches et les amandes, passez les rapidement à la poêle pour les dorer un peu puis videz les sur une assiette. Ajoutez –y le zest d’orange et le thym effeuillé, mélangez.
Faites fondre le chocolat au micro-onde en faisant attention à ne pas le bruler, puis étalez-le sur le caramel. Finissez en saupoudrant le mélange aux pistaches.
Laissez de nouveau refroidir en vous demandant à quel point vous allez résister…

Mais pourquoi, et dire que j’ai oublié les autres parfums de mes p’tits berlingots… est-ce que je vous raconte ça…

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lundi 27 avril 2009

Petite recette sans conséquences... Muffins aux courgettes acidulées pour retrouver l’envie de cuisiner…

Et voilà encore une semaine que je regarde dans le rétroviseur sans avoir vraiment eu l’impression de l’avoir vu passée. Encore une de ces semaines à cuisiner, cuisiner, cuisiner… Et heureusement alors qu’un soupçon de lassitude commençait à poindre en fin de semaine, j’ai été sauvé par la cuisine à plusieurs mains.
J’ai toujours aimé cuisiner pour les autres et souvent me tenir derrière la porte de ma cuisine à regarder les autres manger, et ceux qui me connaissent savent que la phrase que je dis le plus souvent pendant un repas c’est, mangez mangez pendant q’c’est chaud, j’ai juste un tout ‘tit truc à finir en cuisine… et je me rends compte que je dis ça même quand je sers de la salade… Mais plus encore que cuisiner pour les autres, finalement ce que j’aime le plus c’est cuisiner avec les autres ! C’est comme ça que ce week-end j’ai retrouvé une furieuses envie de cuisiner.
Déjà samedi , avec plein d’autres mains de blogueuses décidées à faire la peau à quelques patates… mais ça je vous en reparlerai… et aussi dimanche avec des mains amies prêtes à découper, écraser, malaxer, mélanger… prêtes à cuisiner en même temps que les miennes et ça finalement p’tain ce que c’est bien !
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec une petite patate avec laquelle je n'ai pas fini de discuter...
Et voilà une recette donc aussi composée à plusieurs un autre de ces dimanches…
Muffins aux courgettes acidulées
Ingrédients : 180g de farine - 45g de sucre roux en poudre - 45g de miel liquide - 1càc de levure chimique - 60g de beurre - 1càs d’huile neutre- 2 œufs - 90g de courgettes râpées - 60g d’un mélange de noix, pignons et raisins secs - 3càs de jus d’orange - le zeste d’1/2 citron
Pour la couverture :
20g de blanc d’œuf - 90g de sucre glace - 1càsc de jus de citron vert
Mettez dans saladier le sucre, le beurre ramolli et l'huile et battez jusqu'à rendre la pâte bien lisse. Ajoutez les œufs un par un toujours en battant. Ajoutez la farine et la levure et battez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
Versez la courgette, les noix et les raisins au préalablement hachés, le jus d’orange et le zeste de citron, mélangez à la cuillère. Versez dans des moules beurrés.Faites cuire à 180° pendant 20 à 25 minutes.
Pour la couverture, battez les blancs en neige puis ajoutez le sucre toujours en battant, finissez en ajoutant le jus de citron vert.Nappez les muffins au goût de chacun avec la couverture et décorez éventuellement d’un peu de zeste de citron.

Mais pourquoi, le lundi des patates, le mardi des patates… et le samedi des patates aussi ! est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : l’essence de géranium se trouve assez facilement dans les épiceries bio, par contre il vaut mieux pouvoir en faire autre chose qu’une seule goûte dans un crumble parce que ça reste assez coûteux !