dimanche 21 octobre 2018

Vive la sérendipité et les macarons rochers d'Estelle !

Je ne crois pas trop aux vertus de la sérendipité dans le domaine de la cuisine... Rassurez-vous avant que je ne lise l'article d'Estelle je n'avais jamais entendu parler de sérendipité, enfin du mot, parce que du principe qui consiste à découvrir conduit par un heureux hasard, comme Colomb devant l'Amérique, forcément plus... 
On pense bien sûr dans ce domaine, pour peu qu'il s'agisse de la cuisine, aux célèbres sœurs Tatins et à leur tarte, à la bien nommée bêtise de Cambrai, mais aussi à d'autres, comme la célèbre Circumterrestre sauce, le Carambar ou même paraîtrait-il le Nutella et le four à micro-ondes... Tout cela devrait, comme quelques autres, bien des choses au hasard ou en tout cas aurait été produit sans une volonté farouche d'atteindre ce but-là.
Je dois donc dire que je reste sceptique devant ces drôles d'explication, mais comme souvent cela donne aussi de jolies histoires, souvent basées sur d'étonnantes maladresses, je reste incroyant tout en ne cherchant pas une vérité peut-être moins extraordinaire.
Et puis voilà que je tombe donc sur l'article d'Estelle après avoir eu envie d'aller y voir de plus près ses macarons rochers et voilà que j'apprends qu'ils devaient bien des choses à cette sérendipité en question ! Du coup si cette recette doit au hasard et au manque de certains ingrédients dans les placards d'Estelle, je n'ai plus qu'à remercier cette suite heureuse d'événements inattendus qui a fini par produire ces bien jolies petites gourmandises !
Les macarons rochers d'Estelle !
Ingrédients : 180g de blancs d’œufs – 180g de sucre en poudre – 180g de poudre d'amandes - 90g de noix de coco râpée déshydratée – 60g de petites pépites de chocolat noir (attention je n'en ai mis que dans la moitié de la pâte) – ¼ d'extrait d’amande amère
Mettez tous les ingrédients dans un saladier puis fouettez le tout jusqu'à ce que la préparation soit bien homogène. Séparer la pâte en deux dans deux petits saladiers, ajoutez pépites de chocolat dans l'un d'eux puis mélangez.
Couvrez deux plaques de papier de cuisson et là vous avez deux solutions, soit vous faites des jolies tas comme Estelle à l'aide de 2 cuillères à café, soit vous faites comme moi et vous pesez des morceaux de pâte d'environ 30g (donc entre 30g et 30g pour moi, mais vous n'êtes pas obligé d'avoir mes monomanies!) puis vous les roulez en boules et vous les écrasez un peu avant de les placer sur les plaques. Ma manière permet de réaliser des macarons plus « réguliers » mais je préfère vous prévenir que la pâte colle bien aux doigts, même si ma pâte est un peu plus sèche que la sienne (Estelle utilise 75g de noix de coco râpée déshydratée) et qu'au final je ne suis pas sûr que ça change vraiment le goût ! Donc à vous de voir...
En tout cas laissez reposer le tout 1 heure à température ambiante puis enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 18 à 20 minutes. Si vous avez un four à chaleur tournante pensez comme moi à retourner la plaque à mi-cuisson pour avoir une cuisson homogène.
Ensuite vous n'avez plus qu'à laisser refroidir et à déguster !
Une dernière petite chose, j'ai utilisé du chèvrefeuille sur ma photo pour « faire joli » mais attention les baies ne sont pas du tout du tout comestibles ! Donc à éviter de laisser traîner à côté des biscuits surtout si des petites mains traînent par là...
Mais pourquoi, ça serait malin d'avoir deux torchons quand j'essaie de tourner une plaque... est-ce que vous raconte ça...

mardi 16 octobre 2018

Hamburger aux oignons rouges confit au vin... parce que la cuisine au vin se prépare à toutes les sauces !

Il y a quelques jours j'ai participé à un cour de cuisine proposé par l'Atelier des chefs en partenariat La Villageoise en cuisine autour de la cuisine... au vin, forcément ! Et dans mes souvenirs cette cuisine au vin, quelque soit sa couleur d'ailleurs, me rappelait des plats bons, bien sûr, mais aussi quelques fois peut-être un peu vieillot, un peu... cela dit je suis un dinosaure né pendant un autre siècle... 
Et en voyant la proposition des plats à réaliser lors de ces cours je me suis dit que certaines fois les idées préconçus pouvaient être balayées d'un simple titre, comme je m'en suis rendu en voyant que j'allais me préparer un hamburger en deux temps trois mouvement et m'en lécher les doigts juste après ! Et que ce hamburger-là allait être accompagné d'un chou à la chantilly, elle aussi réalisée au vin rouge !
C'est donc cette recette, de hamburger, que je n'ai pas pu m'empêcher de mettre à ma sauce, que je vous propose maintenant !
Hamburger aux oignons rouges confits aux champignons et aux tomates séchées
Ingrédients pour chaque hamburger : 10cl de vin rouge La Villageoise en cuisine - 1 pain à burger – 100g de bœuf haché – 50g d'agneau haché – 1tige de persil haché – 1càc de mélange d'épices cajun – 2 oignons – 1càs de miel liquide – 150g de champignons mélangés (pleurote, shitaké, champignons de Paris...) - 2 tiges de ciboulette hachées – 1 belle poignée de roquette – 3 quartiers de tomate confite - de l'huile d'olive – sel et poivre
Commencez en éminçant les oignons et les champignons.
Faites chauffer un filet d'huile d'olive dans une poêle et ajoutez-y les oignons. Quand ils commencent à dorer ajoutez le vin, salez et poivrez et laissez sur le feu le temps que le vin s'évapore. Ajoutez alors le miel, mélangez et laissez une minute ou deux de plus sur le feu puis réservez.
Faites sauter les champignons eux aussi dans une poêle avec un filet d'huile, juste juste le temps qu'ils commencent à colorer, ajoutez alors la ciboulette, salez et poivrez et mélangez seulement puis réservez-les eux aussi.
Mélangez les viandes, le persil, les épices, 1càc d'huile et un peu de sel et de poivre et faites cuire la viande à votre souhait, la mienne est bleue comme toujours.
Pendant la cuisson de la viande faites dorer le pain et vous pouvez alors monter votre burger !
Le dessous du pain, des oignons confits, soyez généreux, la viande, des champignons, la roquette et enfin les tomates confites et on referme et on déguste !
Et si vous aussi vous voulez suivre les cours proposé par l'Atelier des chefs et La Villageoise en cuisine le programme c'est par là : La cuisine au vin...
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« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération »
Mais pourquoi, des oignons confits au vin blanc c'est une idée aussi... est-ce que je vous raconte ça...

C'est l'heure du café time ! Mes p'tits biscuits chocolat cranberries et orange à tremper dans l'café !

C'est curieux comme le tea time a pris une importance particulière par chez nous alors que franchement la tradition du thé à 4 ou 5 heures par ici... C'est dire, même par chez moi un très joli salon de thé vient d'ouvrir, je sens d'ailleurs que je ne vais pas tarder à aller y poser les fesses pour voir de quoi il retourne... Donc même dans mon p'tit village un salon de thé a ouvert, mais pas encore de salon d'café à l'horizon.
Et pourtant les manières de boire le café ont changé et de très beaux endroits consacrés au café ont ouvert dans la capitale, des endroits où on boit du p'tit noir en même temps que l'on peut déguster de jolies gourmandises souvent faites maison. Il faudrait d'ailleurs que je m'y intéresse de plus près un jour... Mais en tout cas pas de salon d'café par chez moi !
Du coup je me suis dit que j'allais me le faire pour moi tout seul et comme le café ne me manque pas, c'est à ce qui se mange avec que je me suis intéressé... comme souvent. Et pour commencer ce qui risque de devenir une série récurrente je me suis dit qu'un p'tit biscuit à tremper... Parce que moi je trempe, les croissants et les biscuits et plein d'autres choses, même si je sais que certains lèveront les yeux au ciel devant de telles pratiques... Donc je me suis dit qu'un p'tit biscuit bien bien parfumé et gourmand... Après vous n'êtes ni obligé de le tremper, ni même de le déguster avec un café... enfin ça...
Mes p'tits biscuits chocolat cranberries orange à tremper dans l'café !
Ingrédients : 90g de beurre mou – 120g de sucre en poudre – 1 pincée de sel – 2 œufs – 150g de farine - ½ càc de levure chimique – 60g de cranberries séchés – 30g d'écorces d'oranges confites - 45g de chocolat noir
Mettez le beurre dans la cuve d'un batteur (vous pouvez aussi utiliser un fouet à main) et fouettez-le. Ajoutez le sucre et fouettez de nouveau. Ajoutez les œufs un par un et fouettez entre chaque. Ajoutez la farine, la levure et le sel et fouettez une dernière fois.
Hachez finement les cranberries, les écorces d'orange et le chocolat et ajoutez presque tout dans la pâte, gardez un peu de tout pour en mettre sur les biscuits.
Mettez la pâte dans une poche à douille, c'est plus facile et déposez la pâte en petit cercles sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Attention la pâte s'étale ! Parsemez dessus le reste de cranberries, d'orange et de chocolat.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pour 12 à 15 minutes en retournant la plaque à mi-cuisson.
Laissez refroidir et dégustez avec un bon café ! Ou pas...
Mais pourquoi, et vous d'ailleurs vous trempez ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 15 octobre 2018

Accords mets et vins en rouge et blanc... Hachis parmentier bicolore et rôti de veau à l'italienne au menu...

Deux vins aujourd'hui pour ces accords mets et vins que je vous propose par ici de plus en plus souvent. Deux vins des vigneront Plaimont et donc deux vins qui viennent de ce Sud-Ouest où ils sont produits, d'un Sud-Ouest où il fait aussi bon vivre que boire et manger.
Le Géoglyphe que l'on m'a confié est un concentré de Madiran, cette appellation que je décrirais comme aussi authentique que sincère et qui propose des vins qui viennent de loin, de la tradition et du terroir, mais des vins qui ont su aussi s'ouvrir à la modernité, parce que nos goût ont évolué et que le Madiran aussi. C'est un vin que j'aime mettre sur la table pour le partager en famille ou entre amis et que j'aime donc associer avec un plat du dimanche et c'est ce que je vous propose avec ce hachis parmentier, mais un hachis qui a su, lui aussi, changer et prendre de nouvelles couleurs.
Hachis parmentier bicolore
Ingrédients : 800g de steak haché – 2 oignons – 2 gousses d'ail – 1càc de fond de veau déshydraté - 2 feuilles de laurier – 2 tiges d'origan frais - 500g de pommes de terre à purée – 500g de chair de patate douce – 30cl de lait entier – 40g de beurre - sel et poivre
Commencez en préparant les deux purées, faites cuire dans deux casseroles d'eau salée les pommes de terre pelées dans l'une et la patate douce aussi pelée dans l'autre.
Pendant ce temps, pelez les oignons et les gousses d'ail puis hachez le tout assez finement. Faites chauffer 10g de beurre et faites-y revenir l'oignon et l'ail jusqu'à ce que les oignons deviennent transparents. Ajoutez la viande, les feuilles de laurier et les tiges d'origan et faites revenir le tout 5 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez 10cl d'eau et le fond de veau, salez et poivrez et laissez encore sur le feu jusqu'à ce que le jus commence à épaissir, comptez 5 minutes. Vérifiez l'assaisonnement et versez le tout au fond d'un plat.
Quand les pommes de terre et la patate douce sont cuites égouttez-les bien, remettez dans les casseroles, ajoutez 20g de beurre avec les pommes de terre et 10 avec la patate douce puis écrasez le tout au presse-purée. Ajoutez 20cl de lait dans la purée de pommes de terre et les 10cl restants dans celle de la patate douce.
Déposez les deux purées en les alternants sur la viande puis enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une dizaine de minutes.
Parsemez éventuellement un peu d'origan frais à la sortie du four et dégustez sans attendre.
L'autre vin qui m'a été proposé est lui un Côte de Gascogne, un vignoble qui ne demande qu'à être découvert ou redécouvert, parce qu'il a bien de la fraîcheur et bien de la vivacité à faire découvrir comme ce Domaine de Cassaigne. Un vin qui ne manque donc ni de saveurs de fruits blancs ni de senteurs fleuries que j'ai choisi cette fois d'associer à un plat pour profiter de ces derniers jours d'été indien qui ne semble pas vouloir finir, un plat pour faire un détour du côté de la botte avec ses senteurs italiennes.
Rôti de veau à l'italienne
Ingrédients : 1 rôti de veau d'environ 1kg2 – 16 tranches fines de coppa - 8 quartiers de tomates séchées – 4 tiges de basilic effeuillées – 2càs de pignons de pin – 2càs d'huile d'olive – 10cl de vin blanc – 400g de tomates coupées en cubes (vous pouvez aussi utiliser des tomates au naturel en boîte) - 2 carottes nouvelles – 5 gousses d'ail – 1 branche de céleri - 150g de champignons de Paris – 1 vingtaine d'olives dénoyautées – 2 tiges d'origan - 240g de polenta - sel et poivre
Commencez en hachant assez finement les tomates séchées, le basilic et les pignons, hachez au couteau ou mixer. Fendez le rôti de veau en deux dans la longueur, comme un portefeuille puis étalez les trois quarts du hachis à l'intérieur et refermez.
Etalez les tranches fines de coppa sur votre plan de travail de manière à obtenir un rectangle de la longueur du rôti, badigeonnez avec le reste du hachis. Roulez autour du rôti de manière à couvrir tout le rôti avec les tranches de coppa. Ficelez le tout.
Coupez les carottes nouvelles et le céleri en tronçons et les champignons deux ou quatre selon leur taille.
Faites colorer le rôti de tous les côtés dans une poêle bien chaude. Retirez de la cocotte et versez l'huile d'olive et faites-y revenir les oignons et l'ail jusqu'à ce qu'il commence à colorer.
Remettez la viande dans la cocotte, ajoutez le vin blanc, les tomates, le céleri et l'origan, salez, poivrez et faites cuire à couvert à petit feu pendant une quarantaine de minutes.
Ajoutez les champignons et les olives et terminez la cuisson pendant une dizaine de minutes à découvert.
Pendant ce temps préparer la polenta selon les indications portées sur l'emballage.
Servez le rôti coupé en tranche, la polenta et les légumes.
Vous pouvez retrouver toutes les infos concernant les vins Plaimont sur leur site, sur leur page Facebook et sur leur page Instagram.
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Mais pourquoi, d'abord le vin ou d'abord le plat, éternelle question... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 12 octobre 2018

Mon gâteau café chocolat coco... parce que c'est l'heure du café time !

Rencontrer des gens qui font ce que je mange ou que je bois, est souvent un plaisir pour moi. Comme je le dis et redis ici, les gens sont pour moi plus importants que les choses, même si ces choses peuvent faire partie de mon quotidien et en faire partie du matin au soir et du soir au matin comme c'est le cas pour le café !
Je crois que j'ai presque tout dit déjà par ici en ce qui concerne ma relation au café, depuis les premières tasses de... d'un truc que ma mère appelait café, à un âge où généralement on goûte plus les plaisirs chocolatés... En passant par mes cafés du petit matin à un âge où souvent on se couche plutôt à l'heure des poules qu'à l'heure où les éboueurs accompagnent le soleil levant... Enfin donc j'ai déjà beaucoup parlé café café !
Et puis l'autre jour on m'a proposé de rencontrer Anne Caron, Caron comme les cafés Caron, et je me suis dit allons-y voir comment elle parle café, en me disant que l'on trouverait sûrement un terrain d'entente autour d'un... café.
Et j'ai donc découvert Anne et l'histoire des cafés Caron, depuis le parti pris du père, le créateur, de faire « seulement » le meilleur café du monde. Il ne faut rien voir de prétentieux dans cette proposition, c'était sa manière de dire, si j'ai bien compris, qu'il voulait simplement faire LE café qu'il aimerait boire, rien de plus, sinon bien sûr qu'il le voulait bon, très bon... C'est comme ça que l'aventure café a commencé pour la famille Caron avec un premier blend, il y a maintenant une quarantaine d'années, un blend issu de 4 grands crus d'Arabica, un café qui reste toujours la signature de la brûlerie.
Et puis elle m'a raconté comment cette histoire de café est aussi une histoire de famille qui s'est passée de père en fille.
Une fille qui en parlant de café passionne facilement l'amateur que je suis, en lui racontant comment le café est choisi chez eux, comment les grands crus d'arabicas et seulement des arabicas arrivent à la brûlerie, comment ils sont travaillés soigneusement, comment têtue elle a essayé d'être meilleure torréfactrice de France en 2016 et comment elle l'a été en 2017, têtue que je vous dis... Et puis tellement d'autres choses qui font les cafés Caron, comment sont nés les éphémères, ces autres cafés qui font voyager en Amérique du sud, en Indonésie ou en Éthiopie... Et d'autres choses encore... et puis nous avons bien sûr bu... un café, un très bon café.
Et en préparant un café avec le paquet qu'Anne m'a remis en partant, je me suis dit que ce café-là pouvait bien sûr se boire tout seul, mais aussi se déguster à l'heure du café time avec le même plaisir que d'autres le feront à l'heure du tea time, avec un p'tit quelque chose à grignoter. Et c'est pour ça qu'en même temps que le café j'ai préparé ce gâteau café chocolat coco que vous pourrez bien sûr manger seul... mais ça serait tellement dommage...
Mon gâteau café chocolat coco...
Ingrédients :
Pour le gâteau : 150g de beurre mou - 80g de noix de coco râpée déshydratée -180g de farine – 1 sachet de levure chimique – 2 pincées de sel - 3 gros œufs – 210g de sucre en poudre (j'ai mélangé vergeoise et muscavado mais vous pouvez aussi utiliser du simple sucre en poudre) – 15cl de café bien fort – du grué de cacao (facultatif)
Pour couler dessus : 120g de chocolat noir bien noir – 45g de beurre – 12cl de crème liquide entière
Mélangez dans un saladier la noix de coco, la farine, la levure et le sel.
Battez dans un deuxième saladier les œufs et le sucre, insistez bien. Versez ensuite le contenu du premier saladier sur les œufs et mélangez bien. Ajoutez le beurre et le café et mélangez encore.
Versez la préparation dans un moule beurré et fariné, vous pouvez choisir comme moi un moule en couronne ou un simple moule à cake. Enfournez dans un four préchauffé à 180°et faites cuire une cinquantaine de minutes. Vérifiez la cuisson, sortez le gâteau s'il est à point puis laissez-le tièdir, démoulez-le et laissez-le refroidir sur une grille.
Pendant ce temps préparez le dessus, mettez le chocolat et le beurre en morceaux dans un petit saladier, ajoutez la crème et chauffez le tout au micro-onde. Mélangez en partant du centre avec un petit fouet puis couvrez le gâteau avec. Vous pouvez parsemer un peu de grué de cacao par dessus mais ce n'est pas obligatoire.
Vous pouvez retrouver les cafés Caron sur leur site, sur leur Facebook, mais aussi dans leur boutique parisienne 32, rue Notre Dame de Nazareth dans le 3e arrondissement parisien.
Mais pourquoi, un café du soir espoir ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 8 octobre 2018

Drôle d'endroit pour une rencontre... Et si un hôtel avait trouvé la réponse à mon éternel pourquoi lui ? L'hôtel Cayré !

Je n'ai jamais caché que je suis plus hôtel que camping, en même temps comme je passe souvent mes vacances dans des capitales ou des grandes villes européennes, les campings s'y font plutôt rares... Et comme bien des personnes, je me suis rendu compte que le plus proche...
Je vis à quelques encablures de Paris et si j'y vais régulièrement y faire mes courses ou y manger, donc ce qui tient à mon activité, je ne profite plus vraiment de la ville, je ne m'y balade plus depuis... Je crois qu'on pouvait encore acheter des carnets de tickets dans les bus... Donc fort fort longtemps !
Du coup je redécouvre la capitale, de temps en temps, en allant d'hôtel en hôtel parisien histoire d'y passer une nuit et retrouver ainsi le plaisir de redevenir parigot pendant quelques heures, le temps d'une journée ou d'une belle soirée. 
Reste une question difficile quand il s'agit de choisir un établissement ou un autre, et pourtant une simple question, pourquoi lui ! Pourquoi lui et pas un autre...
Bien sûr il y a des choses qui font la différence, une chambre est une chambre, mais on sent souvent très vite ce qui fait la différence entre un standard toujours dupliqué et ces petites choses qui... Une jolie petite table et un fauteuil rouge pour y prendre un café, un bureau avec son caractère personnel, un lit XXL qui vous tend les bras... Et quand vous passez le nez sur le balcon, les toits parisiens et les fenêtres parisiennes qui ne vont pas tarder le soir venu à s'illuminer et à vous raconter autant de vies... C'est ce que j'ai trouvé en rentrant dans ma chambre de l'hôtel Cayré.

Autant dire que l'impression était bonne et elle n'a fait que se confirmer, parce que le lieu est agréable depuis le lobby jusqu'au bar où vous pouvez vous attabler et profiter tranquillement de la vue sur le boulevard, où courent les parisiens et les parisiennes, jusqu'à la salle de déjeuner qui se transforme en jolie table tous les midis.
Un jolie table à prix tout en douceur surtout compte tenu du quartier où se trouve l'établissement, où l'on propose des assiettes inspirées, tout en fraîcheur et de saison et en y déjeunant je me suis dit que l'adresse pourrait vite devenir un des nouveaux rendez-vous gourmands du quartier.

Et puis il y a ce qui fait vraiment la différence entre un hôtel et un autre, il y a l'accueil, l'attention, il y a les gens qui y travaillent et leur capacité à se rendre disponible, à vous rendre les choses faciles et agréables, accompagnées qu'elles sont d'un sourire et d'une bonne volonté qui ne semble pas coûter. L'accueil et la gentillesse de chacun dans cet hôtel Cayré est ce qui fait vraiment la différence, sans aucun doute encouragé par la direction de l'établissement,  et aussi ce qui me donne vraiment l'envie d'y repasser quelques nuits.

L'hôtel Cayré se trouve 4 Boulevard Raspail dans le 7e arrondissement et vous pourrez retrouver l'établissement sur son site, sur son Facebook ou son Instagram. Et surtout n'oubliez pas qu'il se trouve à quelques pas de la rue du Bac qui est en train de devenir une des rues les plus gourmandes de la capital pour peu que vous aillez le Bec sucré...
Mais pourquoi, je me demande combien de nuits il me faudrait pour goûter tout les pâtissiers du coin... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 5 octobre 2018

Gnoccho fritto et passata à l'ail brulé et aux herbes pour un petit apéro à l'italienne... en prenant tout son temps !

C'est curieux comme le sud peut me faire un drôle d'effet, plus je descends du nord vers le sud et plus je sens mon moteur interne ralentir. Bon, vu que la chaleur augmente souvent en même temps que je descends et ma capacité à y résister, c'est presque normal que je ralentisse, ralentisse... Sauf que des fois le temps n'a rien à yvoir, je pars d'ici sous la douceur et il fait plus frais en arrivant du côté de l'Italie ou de l'Espagne, et pourtant je ralentis quand même...
Et du coup forcément certaines occupations durent plus longtemps, forcément si tu vas moins vite... Tiens l'apéro par exemple, il s'étire, s'étire... quand je suis là-bas. Mais curieusement quand je reviens au nord, ma vitesse met bien bien bien longtemps à se remettre en position nordique et il arrive même qu'elle ne retrouve pas sa vitesse quand je me retrouve à table avec quelques recettes de là-bas comme ces délicieux gnoccho fritto !
Gnoccho fritto et passata à l'ail brulé et aux herbes
Ingrédients :
Pour les gnoccho : 15cl de lait – 1càc de levure de boulanger – 350g de farine – 30g de saindoux (vous pouvez le remplacer par du beurre ou de l'huile d'olive) et du saindoux (environ 300g pour faire frire les gnoccho – sel et poivre
Pour la passata à l'ail brulé et aux herbes : 40cl de passata (j'ai utilisé la passata bio Mutti) – 1càs d'huile – 4 gousses d'ail – 4 tiges d'origan frais – 2 tiges de basilic – 20cl d'eau – ½ càc de sucre en poudre - sel et poivre
Commencez en préparant la sauce. Piquez les gousses d'ail (sans les éplucher) sur un pique et passez-les rapidement sur le feu. Mettez-les ensuite dans une petite casserole ajoutez l'huile et faites revenir doucement pendant 3 minutes en remuant souvent. Ajoutez alors la passata, les herbes, l'eau et le sucre, poivrez et faites cuire une dizaine de minutes jusqu'à ce que la passata ait retrouvé son onctuosité puis retirez du feu.
Faites tiédir le lait, versez-le dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet et ajoutez la levure, mélangez et laissez reposer à chaleur ambiante une dizaine de minutes.
Ajoutez le saindoux fondu, la farine et trois pincées de sel et faites tourner le batteur jusqu'à obtenir une jolie pâte bien lisse. Posez un torchon sur le bol et laissez reposer au moins une heure.
Farinez alors votre plan de travail et étalez la pâte au rouleau jusqu'à obtenir une feuille de pâte d'environ ½ cm d'épaisseur.
Découpez la pâte en forme de losanges, vous pouvez comme moi en faire de différentes tailles, puis faites les frire dans un bain de saindoux à environ 160° (vous pouvez aussi utiliser un bain d'huile).
Déposez les gnoccho au fur et à mesure sur du papier absorbant.
En Italie ils sont servi avec de la charcuterie et du fromage vous pouvez faire ce choix ou comme moi les proposer avec une trempette très entomatée ou même avec les deux !
Mais pourquoi, je me demande si le Sud ne me manque pas d'ailleurs... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 4 octobre 2018

La cuisine portugaise entre tradition et modernité... Et tijelada à ma façon !

Comment faire pour écrire un livre de cuisine sur une région ou un pays, comment écrire un livre sur la cuisine portugaise par exemple ? Faut-il aller au cœur de l'esprit et de la lettre pour proposer la tradition et rien que la tradition. Fouiller chaque recoin du pays pour trouver LA recette, celle qui a été faite et refaite par la grand-mère, la mère et la fille et qui un jour... Il ne manque pas de belles recettes de ce genre dans toutes les régions et tous les pays et un tel livre remplirait de plaisir bien des amateurs de cuisine et de voyages dans les assiettes.
Et puis on peut les faire autrement comme a choisi de faire Anaïs Delon Lugassy dans son tout premier livre, La cuisine portugaise, entre tradition et modernité paru chez Hachette Cuisine et très joliment illustré par les photos de Nicolas Lobbestaël ! Anaïs le dit très justement dès les premières pages, son livre est une ouverture sur ce que ce pays a de plus riche, d'unique, de positif, de lumineux, de talentueux et de vibrant... et je serai tenté d'ajouter, et aussi de l'air du temps ! Et c'est ce qui fait le goût, le bon goût de son livre. Il est question de cuisine mais aussi de ceux qui la font aujourd'hui, chacun sa manière avec juste les saveurs portugaises en tête.
Et à travers les pages de son livre on prend un grand coup de fraîcheur lusitanien, les sardines frétillent au milieu des herbes fraîches, le porc s'accoquine en sandwich, le chouriço se met à flamber de bonheur, l’entrecôte devient brésilienne et la morue finit dans une salade aux pois chiches qui me fait sacrément de l’œil. 
Et tout ça n'empêche pas non plus de retrouver quelques classiques, quelquefois un peu bousculées, bacalhau à bràs, caldo verde ou même pastéis de nata... Entre tradition et modernité, elle a très justement sous-titré son ouvrage, et c'est donc bien ça qui m'a plu dans ce livre-là !
Et pour l'illustrer cet article j'ai eu envie de mettre à ma sauce une recette traditionnelle en la passant de la version individuelle classique à une version familiale.
Tijelada à ma façon
Ingrédients : 3 œufs – 120g de sucre en poudre (j'ai utilisé moit'/moit' vergeoise et muscavado) – 30g de farine – le zeste d'1/2 citron râpé finement – 45cl de lait entier – de la cannelle en poudre
Commencez en mettant dans un four préchauffé ce qui va vous servir de contenant. Au Portugal on utilise des plats en terre non vernis dans lesquels on prépare des versions individuelles, moi j'ai donc choisi une poêle en fonte pour une version « familiale » ! A vous de vous de voir... en tout cas donc au four dans un four préchauffé à 210° le temps de préparer de quoi faire l'appareil à tijelada.
Commencez en portant à ébullition dans une casserole, le lait et le zeste de citron. Dès que ça bout coupez le feu.
Mélangez dans un saladier la farine, le sucre et les œufs. Laissez reposer les deux préparations pendant une dizaine de minutes puis versez le lait dans le saladier tout en fouettant puis continuez de fouetter encore pendant 3 minutes.
Versez le tout dans la poêle en fonte qui doit donc maintenant être brûlante, refermez le four et laissez cuire entre 15 et 20 minutes, jusqu'à ce que le dessus soit bien doré.
A la sortie du four parsemez de cannelle, si vous aimez, et laissez refroidir ou au moins tiédir avant de déguster.
Mais pourquoi, je sens que ça va bientôt sentir la sardine chez moi... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 2 octobre 2018

Et si finalement j'avais le légume et la légumineuse qui me travaillaient... ma p'tite soupe très courge et pois chiche !

En ce moment j'ai la chance d'avoir une de mes merveilles à la maison en plus de mon hamster de rocher... enfin ça serait plutôt une huître de rocher, bien accroché à son lit/rocher mais ce n'est pas à son âge que je vais lui changer son surnom animalier. J'ai donc une de mes merveilles sous la main et comme elle est passée du côté végétarien de la force je m'amuse à lui trouver des plats qui correspondent à ses envies actuelles.
J'ai toujours trouvé que le monde de la bouffe est tellement riche, varié et divers qu'il permet de faire plaisir à chacun selon ses envies. Et je peux redire ici que moi le carnassier sauvage, que je suis sans doute un peu moins, je prends bien du plaisir à ces nouveaux plats et ces tours de main différents où les légumes, les légumineuses et quelques autres petites graines n'attendent d'être accompagné que par un furieux appétit et rien d'autre ! Et c'est donc un de ces plats que je vous propose aujourd'hui, une jolie p'tite soupe toute orange et pleine de saveurs !
Ma p'tite soupe très courge et pois chiches
Ingrédients : 1kg de potimarron – 1 poireau – 150g de pois chiche cuits au naturel – 1bouquet garni - 1càc de curry en poudre – 2càs d'huile de coco – 4càs de mélange de graines ou de graines de courges – 1 filet d'huile de pépin de courge toasté (j'ai utilisé l'huile Emile Noël aussi bio que bonne) – sel et poivre
Coupez le potimarron en deux et enlevez les graines puis coupez-le en tranches assez fines jusqu'à obtenir environ 1kg de chair.
Étalez les tranches sur une plaque couverte de papier sulfurisé et arrosez avec la moitié de l'huile de coco.
Étalez les pois chiche sur une autre plaque couverte aussi de papier sulfurisé et arrosez les avec l'huile de coco restant et le curry puis remuez.
Enfournez les deux plaques dans un four préchauffé à 210°. Sortez les pois chiche au bout de 10 minutes et celle du potimarron au bout de 15.
Pendant ce temps, faites chauffer 75cl d'eau et jetez-y le poireau coupé en tranches assez fines, le bouquet garni, du sel et du poivre et faites-le cuire une dizaine de minutes.
Retirez le bouquet garni de la casserole, ajoutez le potimarron et mixez le tout avec un mixer plongeant jusqu'à obtenir un velouté bien onctueux, n'hésitez pas à ajouter un peu d'eau si vous trouvez la soupe trop épaisse.
Vous n'avez alors plus qu'à servir la soupe et terminer en parsemant les pois chiche, le mélange de graines et un filet d'huile de pépin de courge toasté.
Mais pourquoi, les grandes marées sur un lit c'est souvent ??? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 30 septembre 2018

Grand large et bucatini au veau et au thon à l'italienne... Pour le retour des accords mets et vins !

Depuis ma rencontre virtuelle avec Aude et son Vinibee, le vin nature a pris pratiquement le pouvoir dans ma cave, « cave » étant comme je vous l'ai déjà dit par ici est une jolie manière de parler mon triste sous-sol. Pratiquement, parce qu'il reste par là encore bien des vins « classiques », des vins qui pourraient bien être en sursis et donc se faire des soucis si Aude continue à me proposer de si belles découvertes...
Cette fois elle m'a proposé de découvrir le Grand large d'Eric Sage, un vin produits à partir d'un vignoble en transition biologique, pour essayer de lui trouver un partenaire, un met qui irait bien avec ce vin-là. Ce Grand large, décliné pour cette fois en blanc, les autres couleurs étant au catalogue, ressemble au climat et aux frimas vendéens où vivent les vignes qui permettent de le produire, tant il est vif, frais et tranchant ! Mais contrairement aux embruns de par là-bas, lui est sec et fuité en même temps, ce qui en fait un vin plaisir à boire et à partager en toute simplicité ! Parce que la simplicité lui va vraiment bien.
Si j'avais ouvert la bouteille plus près de l'été je n'aurais pas longtemps hésité et j'aurais proposé de le déguster avec quelques jolis filets de sole juste posés sur un barbecue brûlant et généreusement arrosés de citron mais maintenant je n'ai plus envie de sortir pour cuisiner... Alors j'ai choisi de le confronter avec un plat plus riche, plus parfumé, un plat de copains, avec qui son acidité a fait merveille, un plat de veau et de thon avec quelques pâtes généreuses...
Bucatini au veau et au thon à l'italienne
Ingrédients : 800g de veau à braiser – 200g de thon à l'huile d'olive (poids égoutté) – 1càs d'huile d'huile d'olive - 4 gousses d'ail – 1 petit oignon – 500g de tomates assez mûres - 4 carottes nouvelles - 1 vingtaine d'olives vertes (les miennes étaient dénoyautées) – 20cl de vin blanc sec - 1càs de câpres - 8 tiges d'origan frais effeuillées – sel et poivre – du parmesan râpé pour servir
Pelez l'ail et l'oignon, coupez le tout en morceaux, mettez dans un mixer, ajoutez la moitié de l'origan et mixez sans trop insister.
Coupez les tomates en cubes.
Faites chauffer 1càs d'huile dans une cocotte minute et faites-y revenir les morceaux de veau de tous les côtés puis réservez la viande. Dans la même cocotte ajoutez le hachis d'oignons, d'ail et d'origan et faites revenir le tout jusqu'à ce que l'oignon commence à peine à colorer. Ajoutez alors les cubes de tomates et faites revenir le tout une dizaine de minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez le vin blanc et remettez les cubes de veau et là, deux solutions, une plus rapide, fermez la cocotte-minute et faites cuire 15 minutes sous pression ou 1 heure en position normale, donc sans pression.
Pendant la cuisson, lavez puis coupez les carottes en tronçons.
Ensuite ouvrez la cocotte-minute, attention à l'ouverture si vous êtes en pression, ajoutez le thon, les carottes, les olives et les câpres et faites cuire pendant une trentaine de minutes à découvert. Ajoutez un peu d'eau si le ragoût devient trop sec.
Servez alors les pâtes généreusement arrosées du ragoût et terminez en parsemant sur les assiettes, l'origan restant et du parmesan au goût de chacun.
Vous pouvez sortir le vin du frais et appeler les copains !
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. »
Mais pourquoi, et dire que j'ai un petit vin dont je ne vais pas pouvoir vous parler... est-ce que je vous raconte ça...