jeudi 17 septembre 2020

Mes pancakes très fruités... parce que la bouffe ça ne sert pas qu'à se remplir le ventre...

La bouffe c'est quand même un truc particulier... à première vue ça ne pourrait servir qu'à se remplir la panse. C'est ce que pensait ma mère, pour elle ce qui se mangeait n'était que le carburant qui permettait au corps d'avancer et d'aller travailler pour remplir le porte-monnaie... une occupation qui a pratiquement rempli toute sa vie souvent à mi-temps, donc une douzaine d'heures par jour. 

Il n'y a presque qu'à la fin quand son corps ne lui a plus permis le travail qu'elle s'est un peu, un tout petit peu rendu compte que l'on pouvait manger par plaisir.

Et moi, en bon fils, j'ai bien sûr fait tout le contraire et je me suis toujours dit que le plaisir, et quelques autres petites choses, était sans doute tout aussi important que de mettre du carburant dans le moteur. Du coup il m'arrive même d'utiliser ce qui remplit mes assiettes comme anti-dépresseur... Bon, mes petits coups de déprime sont passagers et relatifs et ne résistent pas à la préparation et la dégustation d'un bon plat... Mais des fois j'ai quand même le tempérament, on va dire maussade, et quelques petites choses plaisantes à manger à ces moments-là ne sont donc pas de trop.

Dans ces cas-là il peut y avoir plein de choses réparatrices dans mes assiettes, autant salées que sucrées.

Il ne faut bien sûr pas aller loin dans les lectures pour découvrir le rôle que peut avoir le sucre sur nos petits neurones et se rendre compte qu'il peut provoquer une petite euphorie réparatrice. Et cette fois, pour écarter les quelques nuages maussades qui me passaient au-dessus de la tête j'ai donc choisi de me mettre face à une montagne de pancakes avec autant de fruits que de sirop d'érable pour retrouver l'envie de regarder le soleil se coucher avec le même plaisir que d'habitude...

Mes pancakes très fruités...

Ingrédients : 90g de fromage blanc - 90g de compote de pommes - 90g de flocons d'avoine - 90g de farine T65 - 1 sachet de sucre vanillé (ou l'équivalent de sucre vanillé maison comme moi) - 1 sachet de levure chimique - 3 œufs blancs et jaunes séparés - 30g de sucre en poudre (comme c'est pour monter les blancs en meringue du sucre blanc...) - du lait d'amande... éventuellement si votre pâte est un peu trop épaisse - du beurre pour cuire les pancakes - 240g de fruits rouges mélangés (framboises, myrtilles, groseilles ...) - du sirop d'érable... beaucoup !

Commencez en mixant assez finement les flocons d'avoine puis mettez-les dans un saladier. Ajoutez le sucre vanillé, la farine et la levure et mélangez bien le tout.

Dans un autre saladier, fouettez le fromage blanc, la compote de pommes et les jaunes d’œufs, on n'hésite pas sur le fouet.

Avec votre batteur préféré commencez à monter en neige les blancs d’œufs puis ajoutez le sucre en poudre en pluie tout en continuant de fouetter jusqu'à obtenir une jolie meringue. Si vous êtes plus bec sucré que moi, je le suis de moins en moins, vous pouvez ajouter un peu plus de sucre...

Mélangez bien le contenu des deux saladiers, le sec et le reste puis incorporez les blancs battus, vous pouvez fouettez vivement un tiers de la préparation et incorporez le reste délicatement.

Laissez reposer le temps d'un café ou deux, soit une demi-heure et passez à la cuisson.

Si votre pâte est un peu trop épaisse ajoutez un " chorrito " (un filet) ou deux de lait d'amande comme moi et mélangez de nouveau avant d'utiliser.

Un peu de beurre au fond d'une poêle, une louchette de pâte et quelques fruits, un peu de chaque. Cuisez à feu pas trop fort sinon les fruits risquent de brûler, retournez dès que c'est prêt d'un côté et faites de même de l'autre... logique.

Montez une petite montagne de pancakes, j'ai fait 8 pancakes avec cette quantité, vous pouvez donc doubler... parsemez les fruits restants, il devrait vous en rester, et arrosez le tout de sirop. Personnellement j'ai parsemé quelques feuilles de basilic thaï sur le tout, rien d'obligatoire, mais c'était bien bon... à vous de voir.

En tout cas comme anti-dépresseur c'était la quantité parfaite pour... une personne !

Mais pourquoi, c'est vrai que je passerai mes soirées à regarder le soleil tomber... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 11 septembre 2020

Ma p'tite soupe à la japonaise... parce que j'aime toujours autant me balader par là-bas...

Il y a des quartiers de Paris que j'aime un peu plus que les autres et " étonnamment " c'est aussi ceux où je vais faire mes petites courses cosmopolites. Du nord au sud et de l'ouest à l'est, j'ai comme ça mes quartiers chinois, turcs ou indiens et bien sûr japonais où ma carte bleue change régulièrement de couleur pour passer au rouge voire certaines fois au cramoisi... 
Et parmi tous ces lieux de la capitale, je dois dire que j'ai une passion particulière pour ces quelques rues qui se trouvent autour de l'Opéra et qui me permettent de me croire pendant quelques heures du côté du Japon. Je peux me balader là pendant des heures juste à regarder... en fait non, je devrais dire que je pourrais si je voulais mais justement je ne veux pas ! Du coup je me promène, flânant a priori sans raison et puis je lâche le monstre et je remplis tous les sacs que je peux de joyeuses emplettes avant de m'arrêter quand je ne peux plus rien porter de plus...
Et c'est comme ça que je retrouve plein plein de choses dans mes placards et que j'ai retrouvé hier un tas de petites choses que j'aime à mettre dans ma petite soupe du soir.
Ma p'tite soupe à la japonaise...
Ingrédients : 75cl de bouillon de légumes bio - 1/2 càc de dashi déshydraté (facultatif si vous voulez que votre soupe soit végétarienne) - 1 ou 2càs de sauce soja - 1càs de mirin - 4 fines tranches de gingembre - 4càc de miso clair - 1 ou 2 cives - 1 douzaine de pois gourmands - 1/2 carotte nouvelle - 1 chou bok choy (selon la taille vous pouvez en mettre 2) - 8 shiitakés frais (s'ils sont secs faites-les infuser dans du thé tiède pour les réhydrater) - 4 jaunes d’œufs - 60g de udons de blé plats secs (ou de ramens)
Émincez finement les cives. Coupez en trois en biseaux les pois gourmands. Pelez puis taillez en julienne la carotte. Coupez le chou bok choy en six ou en huit dans la longueur selon sa taille. Coupez les shiitakés en tranches.
Faites cuire les nouilles  en suivant les indications indiquées sur l'emballage. Egouttez-les puis passez-les sous l'eau froide et réservez-les.
Versez le bouillon dans une casserole et ajoutez le dashi déshydraté, le soja, le mirin et le gingembre et fouettez le tout. Portez à ébullition.
Ajoutez la moitié de la cive, les pois gourmands, le chou et le shiitakés dans la casserole et faites-les cuire assez rapidement. Personnellement comme j'aime les légumes très croquants, cinq minutes ont suffi mais n'hésitez pas à prolonger si vous trouvez que ce n'est pas assez.
En tout cas quand c'est cuit à votre goût ajoutez les udons et laissez-les réchauffer.
Badigeonnez les assiettes avec chacune une càc de miso, vous pouvez le mélanger dans la soupe mais j'aime bien qu'il surprenne mes mangeurs en apparaissant peu à peu... à vous de voir !
Déposez délicatement dessus le bouillon fumant, les légumes et les udons. Parsemez la moitié des cives restantes et terminez en posant les jaunes d’œufs les fesses dans le bouillon histoire de lui réchauffer... les fesses ! Dégustez sans attendre !
Mais pourquoi, vivement que le vieux monde revienne que je retourne au Japon de Paris... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 8 septembre 2020

Spaetzles à ma manière... Parce que je n'ai jamais rien contre un p'tit tour en Alsace...

Je précise, quand il s'agit d'une recette traditionnelle, que je la fais à ma manière juste pour m'éviter les foudres de certains qui dès que l'on touche à la recette, la seule la vraie, pour peu qu'il puisse vraiment y en avoir une... certains donc qui se mettent à virer au cramoisi et me proposent de passer une soirée sur un bûcher parce que j'ai ajouté telle ou telle chose qu'il ne faut surtout surtout pas... ajouter justement !
Sauf que pour moi la cuisine reste un jeu, et quand on joue ce qui m'amuse certaines fois c'est justement de ne pas forcément respecter les règles... Du coup, comme pingouin à la broche ça me tente moyen moyen comme fin, je préviens avant qu'un orage de vaches néphrétiques ne s'abatte sur moi, que c'est juste une p'tite recette à moi, et rien d'autre, et rien de grave, d'autant plus que personne n'est obligé de... la cuisiner !
Rien de grave donc, de toute manière, ça me permet juste d'aller me mettre dans ma chaise longue avec mon plat à la main sans sentir comme une gène dans le dos. Donc cette fois encore ce sont des spaetzles à ma manière que je vais vous proposer. Ça tombe bien, puisque j'ai craqué pour un rabot à spaetzles d'où je regarde tomber les gouttes de pâtes avec passion !
Et si vous n'avez pas de rabot passez donc voir chez Adeline sur son savoureux blog, la cuisine d'Adeline, elle vous montrera comment s'en passer et les réaliser avec une simple passoire à gros trou ! C'est par là : les spaetzles d'Adeline...
Spaetzles à ma manière...
Ingrédients :
Pour les spaetzles : 300g de farine - 2 œufs - environ 10cl d'eau - 1/2 càc de sel - 20g de beurre
Pour les oignons : 3 beaux oignons - 20g de beurre - 10cl d'eau - 1càc de fond de volaille (facultatif) - 1 càc de sauce soja - 4 tiges de thym ou de marjolaine effeuillées - sel et poivre
Commencez en vous occupant des oignons ça vous laissera le temps pour les spaetzles.
Épluchez-les, coupez-les en deux puis en tranches d'environ 1/2 cm. Faites chauffer le beurre dans une petite poêle puis faites-les cuire avec un peu de sel et de poivre à feu tout doux. Et vraiment tout doux pour qu'ils deviennent translucides sans colorer, ça demande un peu de temps...
Pendant que les oignons cuisent doucement, faites chauffer une grande casserole d'eau salée.
Mélangez dans un saladier la farine, les œufs, l'eau et le sel et fouettez le tout jusqu'à obtenir une jolie pâte ni trop liquide, ni trop peu... vous verrez quand elle passera dans les trous, trop ça coule trop vite, pas assez, eh ben ça coule pas...
Quand les oignons sont translucides, ajoutez l'eau, le fond de volaille, la sauce soja, le thym et laissez sur le feu jusqu'à ce que tout ça épaississe, ça va aller assez vite.
Passez alors aux spaetzles. Mettez une louche de pâte dans le rabot ou dans une passoire à gros trous comme Adeline, et laissez couler la pâte à petites gouttes dans l'eau à peine frémissante. Je crois que je pourrais regarder ça pendant des heures... mais vous n'êtes pas obligé !
En tout cas quand la louchée de pâte est tombée dans la casserole attendez que les gouttes remontent, ramassez-les avec une écumoire et mettez-les dans un saladier d'eau froide. Recommencez autant de fois que nécessaire.
Égouttez bien les spaetzles, faites chauffer les 20g de beurre dans une grande poêle et faites rapidement colorer. Ajoutez les oignons et laissez une paire de minutes en remuant.
Vous pouvez servir en parsemant un peu de persil haché, ou pas, et éventuellement du thym ou de la marjolaine selon ce que vous avez utilisé.
Pendant ce temps moi je retourne regarder les gouttes qui tombent...
Mais pourquoi, finalement c'est comme la pluie ça finit toujours... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 28 août 2020

Mon minestrone presque express... parce que des fois on essaie de gagner du temps...

La cuisine express est une chose relative... essaie donc de me faire un bon cassoulet en express... et l'important dans l'histoire, c'est le bon devant cassoulet ! Donc il y a des choses que l'on peut accélérer un peu parce que le temps file pour tout et que l'on voudrait faire tellement tellement de choses !
Et du coup tu te lances dans une recette en te disant que justement tu vas en gagner du temps de telle ou telle manière, tu te lances, par exemple, dans un minestrone comme moi et... quand tu l'as fini, tu as bien gagné un peu de temps, mais juste un peu !
Pas grave ça t'en donnera quand même un peu plus pour le déguster avec tes mangeurs et tant qu'au final ton plat est apprécié, le reste...
Mon minestrone presque express...
Ingrédients : 90g de petites pâtes - 1 oignon nouveau - 60g de petits pois écossés - 60g de haricots verts - 2 petites carottes fanes - 1/2 bulbe de fenouil - 1 petite courgette verte et une autre jaune - 90g de haricots blancs cuits - 1 litre de bouillon de légumes - 4 tiges de basilic effeuillées - 1càs d'huile d'olive -1càc généreuse de pesto - sel et poivre
Pelez et hachez finement l'oignon, si l'envie vous prends une gousse d'ail c'est possible. Pelez les carottes et coupez-les en petits morceaux. Hachez finement le fenouil.
Taillez les courgettes en quarts de rondelles et les haricots en petits tronçons. Hachez grossièrement 2 des tiges de basilic.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte puis faites-y revenir l'oignon, les carottes et le fenouil. Remuez souvent et quand l'oignon devient transparent sans colorer ajoutez le basilic haché et donnez un tour de mélange.
Ajoutez le bouillon, salez léger et poivrez et faites cuire le tout une dizaine de minutes.
Ajoutez vos pâtes et faites-les cuire à moitié, donc si c'est dix minutes vous faites cuire cinq.
Ajoutez alors les courgettes, les petits pois, les haricots verts et les haricots blancs et prolongez la cuisson jusqu'à ce que les pâtes soient cuites. Attention, moi j'aime les haricots et les petits pois encore bien croquants, si vous les aimez plus cuits mettez-les en même temps que les pâtes.
Quand tout ça est prêt, diluez le pesto avec une louchette de jus de cuisson et répartissez au fond des assiettes. Versez la soupe par dessus et le basilic restant par dessus. S'il vous reste des pluches de fenouil n'hésitez pas ! Servez sans attendre !
Mais pourquoi, bon un cassoulet express en trois ou quatre heures c'est express... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 23 août 2020

Mes canistrellis à l'anis... parce que j'aime les canistrellis à... l'anis !

J'ai toujours eu un faible pour les charcuteries corses et ça depuis fort fort longtemps. Depuis que dans une autre vie j'ai vendu des produits de là-bas dans les comités d'entreprise. ça n'a pas duré bien longtemps mais assez pour que je me prenne de passion pour ces lonzus, figatellus, coppa et autres salcicettas... tous ces jolis produits que j'installais sur mon étal et qui me remplissaient le nez d'odeurs de là-bas et les yeux d'envie.
Mais même si je garde de l'affection pour ces cochonnailles, ça serait une erreur de résumer la Corse qui se mange et se boit seulement à cette partie de leur gastronomie.
Et j'ai donc eu envie de faire des canistrellis, ces petits gâteaux aussi secs que parfumés pour mettre à l'honneur deux autres fleurons de là-bas, le vin et l'huile d'olive !
J'ai choisis d'utiliser un vin de là-bas pour mes biscuits, un joli blanc IGP île de beauté, le Primiza du domaine Mondage, dont l'arôme des fruits à chair blanche appelle le verre et le partage... Avec modération bien sûr !
Et quant à l'huile d'olive, forcément je ne pouvais pas utiliser autre chose qu'une huile d'olive AOP de Corse. L'olivier et la Corse, c'est une histoire millénaire. Ce qui fait que l'on peut croiser dans les oliveraies des arbres multicentenaires issus de variétés endémiques qui n'attendent qu'une chose, que l'on vienne les cueillir sur l'arbre comme on le fait encore par là-bas.
Des fruits à maturité rapidement conduits aux moulins et préparé aussitôt. Il n'y a plus qu'à leur faire une beauté, en enlevant les feuilles et en les lavant, pour que les jolies olives soient prêtes à être triturées... Drôle de mots pour dire que les olives sont alors écrasées et malaxés avant d'être décantées pour enlever l'eau que contiennent encore les olives.
Et à la fin de tout ça et quelques autres petites choses, l'huile gorgée de soleil et de goût peut enfin remplir les bouteilles... et nous donner bien du plaisir comme cette huile d'olive extra vierge, l'Ilusone de Christelle Berge que j'ai utilisée aujourd'hui.
Mes canistrellis à l'anis...
Ingrédients : 250g de farine T55 - 60g de sucre en poudre - 1càc de graines d'anis vert - 90g d'amandes (les miennes n'étaient pas émondées mais c'est au choix) - 1càc de levure chimique - 9 cl de vin blanc sec de Corse - 6 cl d'huile d'olive de Corse Aop (vous pouvez inverser les quantités de vin et d'huile d'olive si vous voulez des biscuits plus marqués huile d'olive) - de la cassonade
Hachez très grossièrement les amandes, vous pouvez choisir de les laisser entières mais pour couper les canistrellis ça va être plus compliqué !
Mettez dans un saladier, la farine, la levure chimique, le sucre en poudre, l'anis et les amandes.
Faites un puits et versez-y le vin et l'huile.
Mélangez le tout, je pense d'ailleurs que la prochaine fois j'utiliserai mon robot rouge avec son crochet, n'insistez pas trop en tout cas.
Étalez la pâte en rectangle d'environ 1cm d'épaisseur. Saupoudrez une belle càs de cassonade et redonnez un coup de rouleau pour l'incruster dans la pâte. Ensuite taillez le tout soit en losanges comme moi, soit en carrés, soit en rectangles... enfin vous voyez ! En tout cas, déposez les canistrellis sur une plaque couverte de papier de cuisson.
Enfournez dans un four préchauffé à 160° pendant 20 à 25 minutes.
Ensuite vous n'avez plus qu'à laissez refroidir sur une grille et... ne partagez pas !
Produits offerts
Si vous voulez en savoir plus c'est par-là pour l'huile d'olive de Corse Aop. Et par là pour le vin de Corse. Et vous verrez qu'il y a bien des choses à découvrir sur ces deux produits issus de l'Île de Beauté !
« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à boire avec modération »
Mais pourquoi, je me ferais bien une p'tite charcuterie Corse après tout ça... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 16 août 2020

Notre wrap très chou-fleur et halloumi... parce qu'on peut se rouler le wrap en mode végé !

Généralement quand je discute cuisine avec beaucoup d'amis à l'heure de préparer ce que l'on va engloutir quelques heures plus tard et que j'arrive avec des idées... farfelues disent les plus polis, je ne vous dirais pas ce que disent les autres... Ils tordent donc le nez comme un pingouin à qui on annoncerait que son maquereau du jour va être préparé à la gelée de groseille, enfin autant qu'un pingouin puisse tordre le nez.
Par contre quand j'ai les mêmes discussions avec Nicolas, c'est plutôt le contraire qui se produit et nos yeux qui s'illuminent au fur et à mesure que certaines de nos idées apparaissent, des idées qui pourraient paraître comme abracadabrantes à certains autres. Et c'est encore ce qui est arrivé quand il a commencé à proposer de préparer un wrap au... chou-fleur ! Une idée que j'ai donc approuvée en hochant la tête comme les petits chiens à l'arrière des voitures avec un grand sourire en plus...
Notre wrap très chou-fleur et halloumi...
Pour préparer le chou-fleur : 1 petit chou-fleur - 2càs d'huile d'olive - 2càc de curcuma en poudre - 1 belle pincée de piment en poudre - sel et poivre
Pour la purée de chou-fleur : 3càs de tahini - 1càc de zaatar - 1 belle pincée de piment en poudre - 1càs de jus de citron - 2càs d'huile d'olive - sel et poivre
Pour finir : 200g d'halloumi - 1càs de tahini - 1càs de yaourt à la grecque - 1 ou 2 càs d'eau - 1/2 petit piment oiseau - 6 tiges de coriandre - 1 poignée de feuilles d'oseille rouge ou de roquette - des wraps au blé -poivre
Mélangez dans un saladier les deux càs d'huile d'olive pour préparer le chou-fleur, le curcuma, le piment, du sel et du poivre. Coupez le chou-fleur en petits bouquets, mettez-les dans le saladier et mélangez bien pour les enrober de sauce. Déposez le chou-fleur sur une plaque couverte de papier sulfurisé et arrosez-le éventuellement de la sauce restante.
Enfournez dans un four préchauffé à 180°. Faites dorer 15minutes, mélangez et poursuivez la cuisson 10 minutes à 160°. Surveillez pour que ça ne brûle pas.
Prélevez la moitié du chou-fleur mettez-le dans un mixer et ajoutez le tahini, le zaatar, le piment, le jus de citron, l'huile d'olive, du sel et du poivre et mixez le tout assez finement.
Faites chauffer un gril ou une poêle légèrement huilée. Coupez l'halloumi en tranches d'environ 1/2cm et faites-les griller à feu assez vif des deux côtés.
Fouettez dans un bol la càs de tahini, le yaourt à la grecque et 1 ou 2càs d'eau pour que la sauce soit assez liquide mais pas trop.
On est prêt, on peut monter les wraps ! Prenez un wrap et tartinez-le généreusement de la purée de chou-fleur, parsemez dessus quelques bouquets de chou-fleur, normalement il reste la moitié du chou-fleur sur la plaque, et les tranches d'halloumi. Parsemez la coriandre grossièrement hachée, les feuilles d'oseille rouge et le piment en très fines tranches (à votre goût le piment!) et terminez en slachant un peu de sauce.
Recommencez autant de fois que vous avez envie !
Mais pourquoi, je sens que ça va devenir de plus en plus végé par ici... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 13 août 2020

Notre tartinade totalement tomate ou presque... parce que si tu ne manges pas des tomates maintenant...

Quand tu as quelques origines du sud du sud de l'Espagne comme moi, il peut arriver que tu aies dans ton patrimoine génétique un drôle de truc rouge qui ressemble à... une tomate ! Oui je sais, je n'aimerais pas avoir à décrypter un de mes gènes.. Il va donc de soi que la simple vue de jolies fesses rouges et rebondies me mettent en émoi... En plus pour ne rien arranger pour ces pauvres tomates face au prédateur que je suis, je pourrais passer des heures à les regarder pousser dans mes carrés potagers en attendant qu'elles soient à point et que je puisse leur tomber dessus !
Je sais bien qu'il faudrait que je reste des heures et des heures, voire des jours, pour voir la moindre évolution. Mais ce n'est pas grave ce n'est pas forcément ce que l'on voit qui est le plus excitant et je peux ainsi les imaginer rougir, rougir, rougir... devant mes yeux. La tomate et moi, c'est donc une véritable histoire d'amour qui dure depuis.... fort fort longtemps.
Enfin à condition que la tomate soit bonne, parce que si je peux laisser passer bien des choses en cuisine, à elle je ne lui passe rien !
Et en fouillant le livre Falastin de Sami Tamimi et Tara Wigley avec des photos Jenny Zarins, paru seulement en V.O. pour l'instant chez Ebury Press, je me suis arrêté sur bien des pages. Je me suis arrêté puis reparti, sauf quand je suis tombé sur cette recette furieusement entomatée que j'ai pointé du doigt avant de dire, elle, il me la faut ! Et comme Nicolas était du même avis, aussitôt dit, aussitôt...
Notre tartinade totalement tomate ou presque...
Ingrédients : 800g de tomates - 4 gousses d'ail - 1/2 piment vert (plus ou moins selon votre envie de piquant) - 1 càc d'oignon séché - 4 càs d'huile d'olive - 2 tiges de menthe effeuillées et autant d'origan et de coriandre le tout effeuillé - 1càs de pignons de pin - sel et poivre
Commencez en pelant les tomates. Vous pouvez choisir de les ébouillanter ou comme nous utiliser un économe à tomates.
Coupez-les ensuite en cubes. Émincez finement le piment vert et 2 gousses d'ail pelées.
Versez 2càs d'huile d'olive dans une grande sauteuse ou une grande poêle et faites chauffer à feu moyen. Ajoutez les tomates, le piment, l'oignon séché et les 2 gousses d'ail restantes pelées et passées au presse-ail un peu de sel et de poivre. Faites cuire 15 à 20 minutes en remuant régulièrement. Au final vous devez obtenir une purée épaisse comme sur la photo.
Faites chauffer les 2càs d'huile d'olive restante et faites-y dorer ensemble les gousses d'ail finement émincées et les pignons de pin. Attention ail brûlé, ail foutu ! donc à feu moyen en surveillant bien.
Versez la tomate dans une assiette et parsemez par-dessus les gousses d'ail et les pignons, vous pouvez aussi verser un peu d'huile de cuisson à votre goût.
Il ne vous reste plus qu'à parsemer les herbes et servir avec des jolies tranches de pain de campagne bien dorées et croustillantes et je vous assure qu'il ne restera très vite plus rien de cette version cuisinée du pan con tomate des espagnols.
Dans la recette originale on ajoute 1càc de menthe séchée dans les tomates une fois cuites mais comme je n'en avais pas...
Mais pourquoi, bon le pan con tomate c'est bien aussi ! est-ce que je vous raconte ça...

mardi 11 août 2020

Pains briochés roulés à l'oignon aux herbes et au sumac... parce que j'aime toujours autant voyager dans les assiettes...

Je l'ai souvent dit si je voyage beaucoup c'est souvent sur place, et en ces moments difficiles pour les déplacements, ce sont des voyages que je peux faire toujours avec le même plaisir. Et comme Nicolas est aussi poussé vers le même type de voyage, il n'en faut pas beaucoup pour que nous partions loin loin... en cuisine !
Cette fois c'est un livre de Sami Tamimi et Tara Wigley avec les superbes photos de Jenny Zarins, qui a provoqué le voyage, un livre titré Falastin et pour l'instant paru seulement en anglais chez Ebury Press, mais ça ne devrait pas durer. L'ouvrage est préfacé par Yotham Ottolenghi avec qui Sami Tamimi est un complice habituel et cette simple signature forcément... et qui plus est les deux complices ont les mêmes passions culinaires. C'est donc sans surprise que les recettes que l'on y trouve son inspirées, diablement parfumées, fraîches et colorées... en deux mots, elles sont comme je les aime !
Le plus difficile avec ce type de livre, c'était déjà le cas avec le Jerusalem d'Ottolenghi son proche cousin d'inspiration, c'est de choisir quelques recettes à essayer sans se lancer dans la réalisation de toutes les recettes de l'ouvrage !
Du coup Nicolas l'autre jour est arrivé avec une " petite " liste de pages qui nous faisaient de l’œil et en les comparant nous nous sommes rendu compte que nous avions presque noté les mêmes... et forcément ce pain, généreux ne pouvait pas nous échapper. Et ce jour de grande chaleur il nous a fait même oublié les degrés devant le four...
Pains brioché roulé à l'oignon aux herbes et au sumac...
Ingrédients :
Pour le pain : 530g de farine T55 - 6g de levure de boulanger sèche - 30g de sucre en poudre - 3 œufs - 150g de beurre à température ambiante - 12cl d'eau - 1/2 càc de sel
Pour la garniture : 9cl d'huile d'olive - 600g d'oignons - 3 pincées de cannelle (si vous aimez la cannelle vous pouvez être plus généreux) - 1càc de sumac - 6 tiges de thym effeuillées - 6 tiges d'origan effeuillées - sel et poivre
Pour l'huile de la fin : 5cl d'huile d'olive - 1càs de zeste de citron - 1/4 de piment oiseau (si vous aimez le feu vous pouvez être plus généreux) - sel
Pour vraiment finir : 1 petit bouquet de persil et 1 autre de menthe effeuillée - 1/2 càc de sumac
Commencez en préparant la pâte à pain. Mélangez dans la cuve d'un batteur équipée d'un crochet la farine, la levure et le sucre. Donnez quelques tours pour mélanger.
Ajoutez les œufs rapidement battus avec l'eau et le sel et faites tourner jusqu'à former une pâte.
Toujours en tournant ajoutez le beurre peu à peu et une fois qu'il est bien incorporé continuer à faire tourner 10 minutes environ.
Versez la pâte dans un grand saladier légèrement huilé, couvrez et laissez doubler de volume au frigo, compter 3 ou 4 heures.
Pendant ce temps préparez la garniture, hachez assez finement les oignons.
Versez la moitie de l'huile dans une grande sauteuse et faites-y revenir les oignons à feu moyen pendant une quinzaine de minutes en remuant bien régulièrement. Ajoutez la cannelle et remuez bien pendant une minute. Laissez tiédir puis ajoutez l'huile restante, le sumac, le thym et l'origan, salez et poivrez et mélangez bien le tout.
Étalez la pâte à pain sur un plan de travail fariné de manière à obtenir un rectangle d'environ 55 cm sur 35. Étalez les oignons parfumés sur la pâte.
Roulez la pâte en escargot en serrant bien de manière à obtenir un long rouleau d'environ 55cm.
Coupez légèrement les extrémités puis coupez la pâte en 12 tronçons. Les nôtres faisaient 4cm.
Déposez les tronçons dans un plat d'environ 20cm sur 30, regardez le visuel pour comprendre dans quel sens les mettre.
On laisse de nouveau lever 1 heure 30 à température ambiante. Attention plus il fait chaud plus ça lève vite ! et en ce moment il fait chaud !
Enfournez le plat dans un four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes. Baissez ensuite le four à 160°, retournez le plat et prolongez la cuisson une dizaine de minutes. Coupez alors le four et laissez le plat une dizaine de minutes de plus.
Pendant ce temps préparer l'huile de la fin. Hachez bien finement le piment et mélangez-le dans un bol avec l'huile, le zeste de citron et un peu de sel.
Sortez du four et laissez tiédir. Quand le pain est tiède badigeonnez généreusement au pinceau avec l'huile parfumée. Laissez ensuite refroidir complètement.
Quand le pain est froid jetez dessus le persil, la menthe hachée et le sumac restant, vous pouvez déguster !
Si vous voulez le conserver couvrez-le avec un film alimentaire, il a tenu 3 jours comme ça, toujours très moelleux.
Mais pourquoi, je me demande où va nous entraîner notre prochain voyage... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 9 août 2020

Notre mouhallabieh parfumé et cerises amarena... Parce que la cuisine amicale ne s'arrête jamais...

Je ne vais pas revenir pour la 253 623 fois sur ma difficulté à supporter la chaleur, je ne vais pas vous raconter comment je frétille de mon croupion de pingouin quand je tape frénétiquement sur le bouton de la clim' de la voiture jusqu'à atteindre les 14° en regrettant que la bougresse n'aille pas jusqu'au négatif... enfin ça je vous l'ai quand même raconté...
Mais il y a un truc que j'aime moins encore que la chaleur, c'est ne pas pouvoir cuisiner quand mon complice Nicolas s'installe devant mes fourneaux pour cause de canicule galopante. Alors on cuisine quand même et je regarde au fil des plats mon thermomètre monter, monter, monter... mais ce n'est pas grave, le plaisir de la cuisine...
Et une fois encore nous avons cuisiné quelques jolis plats en nous faisant plaisir, même si à certains moments la chaleur... Et voici l'un des premiers, un dessert venant du Moyen-Orient que nous avons remis à notre sauce en lui donnant des airs de Dolce Vita.
Notre mouhallabieh parfumé et cerises amarena...
Ingrédients : 50g de maïzena - 50cl de lait - 20cl d'eau - 60g de sucre en poudre - 6 brins de thym - 1càs d'extrait d'amande amère - 12 cerises amarena et autant de càc de sirop des cerises - 6 framboises - Quelques fleurs de thym si vous avez la chance d'avoir du thym en fleur comme moi
Portez à ébullition 40cl de lait, l'eau, le sucre en poudre et le thym. Retirez du feu puis laissez infuser pendant une dizaine de minutes puis retirez le thym.
Mélangez les 10cl de lait restant avec la maïzena.
Faites réchauffer le contenu de la casserole puis ajouter le lait restant avec la maïzena et mélangez bien. Laissez sur le feu jusqu'à ce que le mélange épaississe et prenne la consistance d'une crème anglaise assez ferme mais pas trop ! Ajoutez l'extrait d'amande amère et mélangez une dernière fois.
Versez dans des verres ou des verrines, laissez refroidir puis faites prendre au frigo pendant 3 ou 4h.
Il ne reste plus qu'à mettre dessus les cerises et le sirop, les framboises et éventuellement les fleurs de thym et c'est prêt !
Mais pourquoi, de toute manière il fait chaud ! alors... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 7 août 2020

Ma brioche au lait à la japonaise... parce que je n'ai pas de mémoire...

Est-ce qu'on peut oublier que l'on a fait une recette, surtout quand elle est aussi particulière que l'est le Hokkaido Milk Toast, cette étonnante et réjouissante brioche japonaise, a priori on dirait non. Et pourtant...
Moi je l'ai oubliée, elle s'est envolée de ma mémoire au milieu de quelques autres.
Du coup ce jour de confinement, il y a quelques temps quand Nicolas me l'a proposée pour un de nos ateliers à distance, je lui ai répondu que volontiers et que ça faisait longtemps que j'avais envie d'essayer ! Comme quoi la mémoire est quand même quelque chose de relatif, même quand il s'agit d'une brioche filante, filante de plaisir et dont je me suis donc délecté deux fois ! Et ce n'est donc que bien plus tard que...
Qui sait, d'ici quelques années je vais peut-être vous la re-proposer... En tout cas j'ai pris le même plaisir à la préparer et encore plus de plaisir à la photographier, j'ai toujours eu un faible pour les brioches devant mon objectif.
J'espère en tout cas que si vous la préparez à votre tour, vous n'allez pas l'oublier !
Et comme la première fois j'ai utilisé la recette de Christine (que j'ai juste un peu rectifié de quelques coquilles...), je vous conseille d'ailleurs d'aller voir son pas à pas si vous voulez la réaliser sur son savoureux Christine's Recipes ! Une recette que vous trouverez là : Hokkaido Milk Toast
Ma brioche au lait à la japonaise...
Ingrédients :
Pour le tangzhong (la curiosité de cette brioche, si quelqu'un a une idée de la traduction...) : 50 gr de farine - 12cl d'eau - 12cl de lait
Pour la brioche : 540g de farine de blé (j'ai utilisé de la T55) - 90g de sucre en poudre - 6g de sel fin - 12g de lait écrémé en poudre – 12g de levure de boulanger déshydratée - 90 d'œuf (soit un très très gros œuf) - 60g de crème fraîche épaisse (ou de crème liquide entière) - 6cl de lait – 60g de beurre bien mou – 180g de tangzhong – 1 jaune d'œuf pour dorer
Commencez en préparant le tangzhong. Versez la farine tamisée, l'eau et le lait et faites chauffer à feu doux. Remuez, remuez, remuez jusqu'à ce que la préparation arrive à 65°, donc avec un thermomètre ou comme le dit Christine jusqu'à ce que la pâte soit suffisamment épaisse pour que l'on voie les traces de la cuillère dans la pâte. Personnellement j'ai utilisé le thermomètre.
Laissez complètement refroidir. Vous pouvez comme moi le préparer la veille.
Versez tous les ingrédients de la brioche sauf le beurre,dans le bol de votre batteur équipé d'un crochet et faites tourner 3 minutes. Ajoutez alors le beurre fondu et continuez à faire tourner 6 à 7 minutes. A ce moment-là vous avez une bien jolie pâte homogène.
Couvrez le bol d'un torchon... propre ! Et oubliez une bonne heure.
Écrasez la pâte puis coupez-la en trois. Faites trois boules, écrasez-les au rouleau de manière à obtenir des disques de pâte d'une vingtaine de centimètre de diamètre. Repliez les côtés de manière à obtenir des rectangles de pâte, étalez un peu au rouleau puis roulez-les en escargot. N'hésitez pas à aller voir le pas à pas de Christine il est parfait.
Mettez vos trois escargots de pâte dans un moule à cake un peu large (le mien fait 12cm de large) d'environ 25cm de long, généreusement beurré, vous pouvez même le tapisser de papier de cuisson.
Oubliez de nouveau une petite heure.
Badigeonnez le jaune d'œuf mélangé avec peu d'eau au pinceau. Enfournez 35 à 40 minutes dans un four préchauffé à 180°.
Démoulez quand la brioche est tiède et laissez refroidir sur une grille.
Elle est bonne toute fraîche et s'il en reste le lendemain, mais je parie que non, toasté et beurre salé... redoutable !
Mais pourquoi, je vais quand même attendre un peu pour la refaire... est-ce que je vous raconte ça...