jeudi 13 juin 2019

Panzanella et melon... Parce qu'ils ne me laissent plus rien oublier...

En ce moment j'ai la chance d'avoir toute ma tribu sous mon toit et les pingouins sont comme les poules, ils aiment avoir leurs poussins pas loin ! Sauf que les poussins en question ont bien grandi... enfin ça c'est ce qu'ils croient, pour moi ils auront encore fort fort longtemps pantacourts et robes qui tournent... Et ils ont maintenant des idées qu'ils aiment partager avec moi. Bon partager c'est une vue de l'esprit, eux disent et moi... je fais. Mais comme ce sont souvent de bonnes idées, il m'arrive de faire avec envie et bonne humeur.
Tiens par exemple, ils sont beaucoup plus attentifs que moi à ne rien rien rien jeter, et du coup depuis qu'ils sont là j'entends souvent et qu'est-ce tu vas faire avec le p'tit bout de... ou le p'tit rien que t'as laissé papa ? Je dois avouer que selon la taille du bout ou le poids du p'tit rien je n'ai pas toujours le courage envahissant, mais avec eux pas question d'oublier quoi que ce soit ou de laisser traîner dans le frigo jusqu'à ce que...
Et là comme j'avais eu la main un peu lourde sur le melon, j'ai souvent la main un peu lourde quand j'achète, j'avais encore un melon au frigo qui attendait... Et peu à peu j'ai commencé à entendre autour de moi des... dis papa t'avais pas dit que justement ton melon, il était juste à point ? Qui se sont ensuite transformé en... t'es pas en train d'oublier l'melon papa ? Pour finir en plus définitif... Melon papa !
Au bout d'un moment j'ai beau joué les sourds... et voilà donc comment mon dernier melon, un
Le Rouge Gorge donc juste à point s'est transformé en Panzanella et melon, une salade qui j'espère va faire venir enfin l'été !
Panzanella et melon
Ingrédients : 1 melon Le Rouge Gorge – 2càs de petites olives dénoyautées – 1 vingtaine de tomates cerises – 2 belles tranches de pain de campagne – 1 gousse d'ail – ½ oignon rouge – ¼ de concombre - 4 tiges de basilic effeuillées – 4càs de copeaux de parmesan - 4càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre balsamique – sel et poivre
Passez le pain au grille-pain pour qu'il soit joliment doré, frottez-le avec la gousse d'ail et coupez-le en cubes.
Pelez puis coupez le melon en morceaux. Coupez en deux les tomates cerises, le concombre en morceaux et l'oignon en très fines tranches.
Mélangez dans le fond d'un saladier l'huile d'olive, le vinaigre, un peu de sel et de poivre. Ajoutez dans le saladier le pain, le melon, les tomates, le concombre, l'oignon et les olives et mélangez bien le tout.
Servez dans les assiettes et terminez en parsemant sur les salades le basilic et le parmesan.
Mais pourquoi, bon il y a quoi d'autre qui traîne dans l'frigo... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 12 juin 2019

Salade aux perles et melon... parce que c'est l'été... bientôt !

Quand nous partions en direction du sud du sud de l'Espagne il y a fort fort longtemps, quand nous allions nous confronter à la redoutable chaleur qui règne là-bas, je retrouvais avec plaisir, à l'heure de nous remplir la panse, tout ce qui pouvait nous rafraîchir l'intérieur à défaut de faire baisser la température extérieure. A l'époque j'étais déjà un petit pingouin qui craignait la chaleur et j'étais prêt à manger tout ce qui se présentait en échange d'une fraîcheur tant espérée.
Et comme les gens de là-bas craignent eux aussi la chaleur, ce n'est pas parce qu'on vit dans un four qu'on ne préférerait pas batifoler dans la neige, il y avait sur les marchés de Grenade bien des tentations rafraîchissantes. Et c'est comme ça que, pendant ces séjours, je me suis nourri principalement de figues de barbarie, de tranches de pastèque, de tomates juste coupées en deux et de melon en tranches !
Depuis, tous ces fruits et surtout le melon sont pour moi attachés à l'été et aux grandes chaleurs, et dès que les très beaux jours pointent le nez j'ai tendance à aller y voir de leur côté pour rafraîchir les miens. Et comme c'est la saison des melons Le Rouge Gorge, ces melons qui ont l'avantage d'être toujours juste à point, juteux et parfumés comme il faut, je me suis dit qu'une jolie recette de salade était bien de saison, elle aussi!
Salade aux perles et melon
Ingrédients : 2 melons Le Rouge Gorge – 1 vingtaine de grains de raisin blanc sans pépins – ½ avocat – 1 vingtaine de feuilles de menthe – 60g de perles (petites pâtes rondes que vous pouvez remplacer par du boulgour) – 1 oignon nouveau – ¼ de concombre
Pour la sauce : 3 cuil. à soupe d'huile d'olive – 1 cuil. à soupe de jus de citron vert – 1 cuil. à café de miel liquide – ½ cuil à café de gingembre frais râpé finement – sel et poivre
Faites cuire les perles en suivant les indications portées sur l'emballage puis rincez-les sous l'eau froide et égouttez-les.
Coupez les melons en deux, épépinez-les puis à l'aide d'une cuillère parisienne réalisez autant de billes de melon que possible et mettez-les au fur et à mesure dans un saladier.
Émincez finement l'oignon nouveau.
Lavez, séchez le concombre, coupez-le en fines tranches puis coupez les tranches en 4.
Coupez les raisins en deux et l'avocat en petits cubes. Versez le tout dans le saladier avec le melon.
Réalisez la sauce en mélangeant tous les ingrédients dans un bol, ajoutez-les dans le saladier puis mélangez le tout.
Servez dans les assiettes, parsemez les feuilles de menthe et dégustez sans attendre.
Avec les chutes de melon réalisez un smoothie en ajoutant une poignée de framboises et du miel à votre goût !
Si vous voulez découvrir d'autres recettes et apprendre bien des choses sur les melons Le Rouge Gorge, n'hésitez pas à passer sur leur site : Les melons Le Rouge Gorge !
Vous pourrez aussi retrouver d'autres recettes à venir sur notre petit challenge amical entre blogueurs par là : Challenge entre blogueurs !

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Mais pourquoi, une salade c'est bien mais deux... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 8 juin 2019

Roulés de sole au vert... parce que le champagne peut aussi accompagner tout un repas...

Souvent quand je sers du champagne à l'heure de se mettre à table pour commencer un repas gentiment avec l'apéritif et qu'ensuite on passe à des choses plus sérieuses et au plat de résistance, souvent un de mes convives me demande alors, et maintenant on va boire quoi ? Et que je réponds alors ben du champagne bien sûr... mon convive conclu tout aussi souvent d'un ha bon... presque inquiet. Cette inquiétude-là disparaît généralement dès que le plat et le vin sont goûtés, peut-être justement parce qu'on oublie trop souvent que le champagne est un vin, lui aussi !
Comme tous les vins, les champagnes sont aussi divers et variés, tant au niveau des saveurs que des senteurs qu'ils peuvent proposer. Avant de me demander ce que j'allais servir avec ce champagne de la maison Devaux, leur Ultra D pour lequel je dois avouer un gros gros faible, j'ai été le regoûter d'abord. 
Joliment doré, cet ultra-brut-là, très faiblement dosé, a décidément tout pour me plaire, depuis ces senteurs de fleurs blanches jusqu'à sa belle minéralité et ses notes maritimes et salines. Du coup je n'ai pas non plus cherché longtemps le plat auquel j'allais le confronter, direction l'océan, les sous-bois et le potager...
Roulés de sole au vert...
Ingrédients : 4 beaux filets de sole – 90g de pâtes du type perles (ce sont des toutes petites pâtes rondes) - 120g de petits pois frais – les pointes d'une petite botte d'asperges sauvages (vous pourrez utiliser les queues pour un petit velouté) – 1 douzaine de petits radis blancs – le blanc de 6 oignons nouveaux – 30g de beurre – 2càs de jus de citron – 1càs de fumet de poisson déshydraté – sel et poivre
Roulez les filets de sole et ficelez-les. Faites chauffer une casserole d'eau avec le fumet de poisson.
Quand l'eau arrive à ébullition plongez-y les filets de sole et prolongez l'ébullition une minute, retirez du feu et laissez tiédir pour que les roulés finissent de cuire à cœur.
Faites cuire les perles selon les indications portées sur l'emballage puis égouttez-les bien.
Coupez les radis en deux et les oignons nouveaux en quatre.
Faites chauffer une autre casserole d'eau salée. Dès que l'eau arrive à ébullition jetez-y les petits pois, les radis et les oignons et laissez-les cuire 3 minutes. Égouttez les légumes, mettez-les dans un saladier d'eau bien froide puis égouttez-les bien de nouveau.
Faites chauffer deux poêles avec la moitié du beurre dans chacune. Dès que le beurre commence à mousser, faites dorer les filets de sole roulés dans l'une et dans l'autre versez le jus de citron puis les légumes égouttés, les pointes d'asperges et les pâtes et faites juste réchauffer le tout.
Servez les perles aux légumes puis enlevez les ficelles des roulés et déposez-les sur les assiettes.
N'hésitez pas à passer du côté de mon compte instagram par-là : Doriancuisine.com.leblog où une petite surprise vous attends... je ne vous en dis pas plus mais ne tardez pas !
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. »
Mais pourquoi, d'ailleurs pourquoi on boit du vin dans des flûtes... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 5 juin 2019

Mes huîtres passionnées ! Parce que j'aime les huîtres qui sont à chaque fois un voyage différent...

Je me souviens d'un jour où j'avais la chance d'être en compagnie d'un producteur d’huîtres qui me parlait des prédateurs les plus redoutables avant que j'ajoute je connais un plus terrible prédateur... moi ! Et après que j'ai ouvert et avalé plusieurs douzaines de ces délicieuses productions. Je me souviens qu'il a hoché la tête en l'accompagnant d'un... en effet redoutable... 
 
J'aime les huîtres, pas depuis toujours, enfant je regardais les adultes les avaler, avec curiosité et distance, pensant que c'était une bien drôle d'idée de mettre ça dans sa bouche. Et puis j'ai fini par goûter un jour et par aimer un peu plus tard. J'aime les huîtres parce qu'elles sont aussi diverses que variées, baignées par leur terroir et élevées grâce au savoir faire de leur producteur.
Pour moi, choisir une huître c'est choisir aussi un moment et une manière de les déguster. De la même façon, je ne bois pas le même café le matin, il me faut alors de la douceur pour me réveiller, que le midi, où là j'ai besoin de plus de force, ou le soir...
Et cette fois mon envie d’huîtres a été y voir de plus près du côté des huîtres Charente Maritime, des huîtres pour tous les goûts. Selon leur élevage, affinées en claire ou en pleine mer, elles seront plus douces et parfumées par les marais des claires, ou bien porteuses de toutes les saveurs maritimes et généreusement iodée. Selon leur élevage encore, elle seront fines ou spéciales, légère et iodé ou charnues douces et croquantes. Et pour finir bien sûr il faudra encore choisir la taille...
Du coup mon seul conseil, si vous le pouvez, c'est d'aller faire un tour du côté de Charente Maritime et de vous poser dans une cabane pour trouver l'huître qui vous comblera !
Mes huîtres passionnées !
Ingrédients : 2 douzaines d’huîtres Charente Maritime (de préférence des fines et pas trop grandes) - 2 fruits de la passion – 1càs de jus de citron vert – 1càs de sucre en poudre – 1càs d'eau – quelques graines de grenade – quelques feuilles de basilic thaï – du zeste de citron vert finement râpé
Videz les fruits de la passion dans une petite casserole et ajoutez le jus de citron vert, le sucre en poudre et l'eau, portez à ébullition puis baissez le feu et laissez réduire 3 minutes en surveillant. Filtrez la préparation et laissez réduire de nouveau quelques minutes si nécessaire jusqu'à ce que le tout devienne légèrement sirupeux. Laissez refroidir.
Ouvrez les huîtres, videz l'eau et laissez-les reposer quelques instants.
Arrosez-les alors avec quelques gouttes de sirop passionné puis repartissez quelques grains de grenade et quelques petites feuilles de basilic thaï. Vous pouvez également remettre quelques grains de fruits de la passion juste pour le croquant. Dégustez sans attendre !
Vous pouvez trouver toutes informations sur les huîtres Charente Maritime par là : HCM et tout savoir sur les cabanes à huîtres de la même région par ici : Les cabanes à huîtres.
Mais pourquoi, deux douzaines par personne non ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 28 mai 2019

Mes plats de côte plus que parfumés ! Et si vous profitiez de «  Made in Viande » encore demain...

Je ne vais pas revenir sur les rencontres que j'ai faites du côté de Rungis la semaine dernière, vous pouvez les retrouver dans l'article d'hier, mais plutôt vous parler d'une autre plus inattendue pour moi et pour elle sans doute.
Du côté de mon petit village, il a longtemps eu deux boucheries, celle qu'on appelle « de la place » et celle où j'allais souvent que tenait Mr Boucher... Eh oui chez nous un des bouchers s'est longtemps appelé Boucher... Et c'est chez lui que j'ai passé beaucoup de temps et appris beaucoup de chose sur la viande, les morceaux et les découpes, et même sur la façon de les cuisiner. 
Il faut dire que Mr Boucher une fois qu'on l'avait apprivoisé, ce qui m'a quand même demandé un peu de temps, n'était vraiment pas avare de conseils !
C'est donc comme ça que j'ai découvert bien des morceaux et surtout ce qu'on appelle des bas morceaux et que lui qualifiait de... succulents ! Comme quoi les mots sont souvent important pour vous mettre l'eau à la bouche.
Et puis un jour il est parti à la retraite et je l'ai longtemps regretté en regardant avec affection le bord de trottoir sur lequel il avait l'habitude d’aiguiser ses couteaux, en se penchant on voit d'ailleurs encore la marque. Puis Élisabeth et Patrick se sont installés et nous avons pris ensemble de nouvelles habitudes et j'ai aussi avec eux recommencé à apprendre bien des choses. L'avantage des professionnels de la viande c'est que chacun vient avec ses expériences, ses envies et ses manières de faire et qu'ainsi nous qui venons les voir, repartons pour une aventure commune.
Plus tard eux aussi sont partis, pour s'installer du côté de la Normandie...
Et c'est Élisabeth que j'ai retrouvée du côté de Rungis l'autre jour à l'heure du café et nous nous sommes donnés quelques nouvelles des uns et des autres. J'ai appris que leur boucherie se portait au mieux et que maintenant c'était elle qui venait tôt matin toutes les quinzaines du côté de Rungis refaire les stocks.
Et justement eux-aussi ont participé à l'opération « Made in Viande » du côté de la Normandie pour ouvrir leur porte et apprendre aux autres ce qu'est leur métier, leur quotidien et leurs manières de faire... Et si vous aussi vous voulez aller à la rencontre des professionnel de l’élevage et de la viande vous pourrez trouver de très jolies propositions pour en profiter demain ! Mais attention c'est le dernier jour ! C'est par là que vous trouverez tous les renseignements : « Made in Viande »
Pour clore ces articles consacrés à « Made in Viande » j'ai eu envie de vous proposer un de ces morceaux succulents comme disait Mr Boucher que j'ai préparé en m'inspirant d'une recette trouvée sur le très beau blog de Nicky Sanctuary Kitchen, où je trouve souvent des recettes hautes en couleurs et en goûts !
Mes plats de côte plus que parfumés !
Ingrédients : 2kg de plat de côte coupés en morceaux – 1càs d'huile d'arachide – 1gros oignon – 3 gousses d'ail – 400g de tomates concassées – 100g de concentré de tomates - 50cl de bouillon de bœuf – 1càs de Worcestershire sauce – 1càs de sauce bbq – du zeste de citron vert et d'orange – 1 bouquet de coriandre - sel et poivre
Pour la marinade : 1càc de paprika fumé – 1càc de garam massala – quelques pincées de piment de Cayenne – 2càs de sucre brun – 1càs d'eau
Pour le riz : 240g de riz – 120g de haricots verts – 2 oignons nouveaux
Mélangez tous les ingrédients de la marinade dans un bol.
Versez l'huile dans une grande cocotte et faites-y revenir les morceaux de plat de côte de manière à les colorer de tous les côtés, vous pouvez le faire en deux fois.
Déposez les morceaux de viande dans un grand plat, arrosez-les avec la moitié de la marinade et mélangez bien.
Baissez le feu sous la cocotte et faites-y revenir l'oignon haché assez finement. Quand il commence à colorer, ajoutez l'ail passé au presse-ail et continuez de faire revenir deux ou trois minutes. Ajoutez ensuite les tomates concassées, le concentré de tomate, le bouillon, la Worcestershire sauce, la sauce bbq et une longue bande de zeste d'orante et portez le tout à ébullition.
Remettez les morceaux de viande dans la cocotte et faites cuire pendant 3heures dans un four préchauffé à 150°.
Pendant ce temps faites cuire le riz selon les indications portées sur l'emballage en ajoutant les haricots coupés en petits tronçons dans la casserole trois minutes avant la fin de la cuisson du riz. Égouttez le tout.
Coupez les oignons en tranches.
Quand la viande est cuite à point et donc fondante à souhait, retirez-la de la cocotte et placez-la dans un plat en l'étalant bien. Arrosez la viande avec la marinade restante et passez quelques instants sous un gril bien chaud.
Dégraisser la sauce dans la cocotte.
Servez le riz et la viande dans les assiettes, arrosez d'un peu de sauce et terminez en parsemant les oignons nouveaux et éventuellement un peu de zeste de citron vert, et de piment de Cayenne.
La boucherie d’Élisabeth et Patrick Gaudry se trouve 74 grande rue 27520 Bourgtheroulde
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Mais pourquoi, j'aurais bien été à la rencontre d'un éleveur moi... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 24 mai 2019

Petit voyage du coté Rungis pour la 5e édition de « Made in Viande » !

Ce n'est pas la première fois que je vais du côté de Rungis à une occasion ou une autre, j'ai cette chance d'avoir déjà été invité plusieurs fois pour visiter cette drôle de ville qui se trouve à quelques encablures de Paris. Rungis est une ville qui vit au rythme de ce que nous mangeons et forcément pour moi qui cuisine, cuisine, cuisine... c'est un endroit où je me sens comme un poisson dans un court-bouillon !
Et cette fois je me suis donc retrouvé là-bas tôt matin, Rungis vit très très tôt, en compagnie de Valérie pour assister à la 5e édition de « MADE in VIANDE ». Une opération qui permet à chacun de rencontrer les hommes et les femmes de la filière viande sur leur lieu de travail partout en France et de découvrir leur quotidien et leurs manières de faire, ce qui finalement fait qu'ils se lèvent tous souvent très tôt matin pour nous nourrir !
J'aime la cuisine, sinon je ne passerai pas mes journées entières devant des fourneaux, mais j'aime, comme je l'ai souvent dit par ici, encore plus les gens, ceux avec qui je partage cette passion. Et du côté de Rungis ceux-là sont nombreux, très nombreux. Et c'est donc comme ça que ce matin-là, encore un peu embrumés par le sommeil, nous avons rencontré bien des personnes et écouté bien des histoires.
Nous avons croisé des bouchers, des grossistes et des cuisiniers qui ne demandaient qu'à nous ouvrir leur porte et nous raconter leurs histoires, très souvent des histoires de passion, leurs pratiques et même quelques bouts de vie...
Nous avons appris bien des choses, sur les formations des uns et des autres, sur ce qui en a poussé à se lancer dans des aventures inattendues, parce qu'un chemin professionnel a subitement bifurqué ou qu'un mariage a finalement composé un nouveau futur.
Nous avons découvert des gens qui quelquefois ne se connaissaient pas avant, avant Rungis, mais qui ont composé du commun, de la complicité et quelquefois échangent bien des sourires même avec des inconnus de passage... 
Et nous avons aussi appris en traversant ces longs pavillons consacrés à la viande, comment elle arrivait là, comment elle était traitée, découpée, préparée et finalement vendue, comment le prix varie en fonction de bien des choses, parfois étonnantes, comme le temps qu'il fait, il faut toujours penser que nous ne mangeons pas la même chose selon qu'il pleuve, qu'il vente ou que le plein beau nous accompagne.
Nous avons vu cette ville vivre à un tout autre rythme que celui que nous avons habituellement et amuser le cuisinier de l'Aloyau quand il nous a vu étonnés d'apprendre l'heure à laquelle il jette ses premières entrecôte sur son gril, une heure à laquelle je ne suis pas souvent debout...
Rungis et ces acteurs de la viande nous ont donc ouvert leur porte et pas qu'à nous d'ailleurs, puisque plus de 350 élèves, collégiens et lycéens étaient aussi accueillis et donnaient un air bouillonnant et joyeux à ces allées habituellement foulées seulement par les professionnels. 
Et si vous aussi vous voulez aller à la rencontre de ses professionnels pendant l'opération « Made in Viande » n'hésitez pas, il vous attendent la porte grande ouverte et la main tendue. Pour tout savoir sur cette opération et sur ceux qui sont prêts à vous accueillir depuis le 22 mai et jusqu'au 29, allez sur cette page où vous retrouverez toutes les informations : les rencontres MADE in VIANDE par chez vous...
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Mais pourquoi, j'ai même retrouvé mon ancienne bouchère... mais pourquoi, est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 19 mai 2019

Le veau façon gravlax au cidre de Benjamin Darnaud à ma manière...

Je croise Benjamin Darnaud depuis... Lors de notre dernière rencontre quelqu'un lui a parlé de sa lointaine participation à Top Chef et un peu comme si c'était déjà dans une autre vie, il a compté jusqu'à arriver à dire... c'était il y a dix ans, déjà ! Et c'est vrai qu'il est bien loin ce temps-là pour lui qui a connu bien d'autres expérience depuis.
J'aime bien croiser Benjamin parce que j'apprécie sa cuisine aussi inspirée que décomplexée et que je sais qu'avec lui il y a toujours autant de bonnes recettes que d'éclats de rire. Et comme je n'étais pas passé depuis longtemps dans sa maison, du coté de la rue de Lancry où il a trouvé un équilibre que le titre du lieu résume bien, Viande & chef, une boucherie donc mais pas que... Je me suis dit que c'était une bonne occasion de le retrouver pour découvrir les associations qu'il allait nous proposer entre sa cuisine et le cidre Val de Rance.
Et je dois dire que je n'ai pas été déçu, ni en terme de bonne humeur, ni de bonne cuisine !
J'ai aimé ses rillettes de veau au cidre que j'ai étalé généreusement sur du pain, j'ai croqué avec plaisir ses rouleaux de printemps au cidre et surtout surtout j'ai failli rester toute la nuit pour finir son plat de côte de bœuf accompagnée d'une salade de fenouil-citron et boulgour de raisin vinaigré au cidre ! Une recette que je vous proposerai sans doute un jour...
Et bien sûr j'ai aussi aimé son veau façon gravlax au cidre, que j'ai goûté et re-goûté sur place dans sa version aux baies de genièvre, poivre et coriandre que je vous propose maintenant dans une autre version plus personnelle !
Le veau façon gravlax au cidre de Benjamin Darnaud à ma manière...
Ingrédients :
Pour préparer : 300 à 400g de rond de sous noix de veau bien épluché (demandez à votre boucher) – 100g de sel – 200g de sucre en poudre – 5 cl de cidre brut Val de Rance – 1càc de graines de coriandre – 1càc de graines de fenouil – 1càc de baies roses - ¼ de càc de poivre en grains – 2 tiges de feuilles d'origan frais – 2 tiges de thym frais
Pour servir : 4 tige de coriandre fraîche effeuillée – 1 tige de thym frais effeuillé – 1càs d'huile d'olive
Mettez les épices, coriandre, fenouil, baies roses et poivre dans un mortier et écrasez le tout grossièrement.
Mélangez dans un saladier le sel et le sucre puis ajoutez le contenu du mortier et les herbes, l'origan et le thym. Arrosez le tout avec le cidre puis mélangez de manière à obtenir une pâte grossière. Mettez la viande dans le saladier et couvrez-la bien avec la pâte.
Là vous pouvez au choix mettre la viande dans un sachet pour la mettre sous-vide ou simplement dans un sachet congélation fermant bien. Dans les deux cas mettez-y la viande et le reste du contenu du saladier et refermez. Mettez au frais pendant 2 ou 3 jours.
Sortez la viande du sachet et passez-la rapidement sous l'eau pour la nettoyer, puis séchez-la bien.
Coupez-la alors en très très fines tranches, déposez-les sur une assiettes, en chiffonnade comme moi, ou comme un carpaccio, parsemez les feuilles d'origan et de thym et arrosez avec l'huile d'olive. Filmez et mettez au frais pendant une heure. Sortez du frigo 10 minutes avant de déguster ! 
Et comme vous avez ouvert une bouteille de cidre vous pouvez bien sûr servir le reste avec ce veau façon gravlax.
Vous pouvez retrouver Benjamin Darnaud 38 rue de Lancry dans le 10e arrondissement parisien.
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. »

Mais pourquoi, surtout ne pas oublier d'acheter du plat de côte... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 17 mai 2019

Curry de gambas et saumon... parce que je suis toujours furieusement épicé...

Quand je dis que je vais faire un plat furieusement épicé, il y a toujours quelqu'un qui tord le nez et me dit que les plats pour lesquels il faut appeler les pompiers... eh ben c'est pas trop son truc ! Et là d'expliquer pour la 352 952 fois qu'épicé ne veut pas forcément dire que la bouche de mes convives va entrer en fusion mais juste que bien des goûts vont accompagner mon p'tit plat, bien des goûts épicés !
Forcément le piment et quelques autres petits plaisirs piquants peuvent mettre le palais en ébullition mais ce n'est vraiment vraiment pas le seul effet que peuvent provoquer les épices dans les bouches.
Elles peuvent aussi réconforter, parfumer, réjouir, ensoleiller et provoquer de bien beaux voyages lointains, lointains...
Et le curry que j'ai eu envie de préparer avec les épices Albert Ménès, un curry à préparer en quelques minutes, m'a encore une fois fait partir bien loin de chez moi juste en soulevant le couvercle de la casserole où mon petit curry commençait à frémir...
Curry de gambas et saumon
Ingrédients : 300g de gambas – 2 pavés de saumon (400g environ) – 30 cl de lait de coco – 10 cl de crème de coco – 1 gousse d’ail - 4 oignons nouveaux émincés finement – 20 g de ghee ou de beurre - 4 tiges de coriandre effeuillées – 2 feuilles de laurier – 2 càs d’amandes hachées grossièrement - 1 càc de citronnelle Albert Ménès - ½ càc de gingembre en poudre Albert Ménès - 1 càs de curry vert Thaï en poudre Albert Ménès - sel et poivre
Dans un bol, versez le lait de coco chaud, ajoutez la citronnelle et laissez infuser 1 à 2 heures puis filtrer pour récupérer seulement le lait de coco.
Faites chauffer le ghee dans une grande poêle puis ajoutez l’ail, le laurier et les 2/3 des oignons nouveaux et faites revenir le tout 3 à 4 minutes sans faire colorer.
Ajoutez le saumon coupé en cubes et faites-le rapidement colorer 2 à 3 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez les gambas et les épices, mélangez et faites colorer les gambas rapidement.
Ajoutez le lait de coco infusé, mélangez et laissez cuire encore 2 à 3 minutes à couvert.
Servez dans les assiettes et finissez en parsemant les feuilles de coriandre, le reste d’oignons nouveaux et les amandes.
Mais pourquoi, d'ailleurs j'ai rendez-vous avec un piment moi... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 16 mai 2019

Mes p'tites madeleines aux framboises parce que maintenant je ne choisis plus vraiment mes recettes...

Comme bien des blogueuses... et quelques blogueurs, le moment de choisir une recette est un moment comment dire... compliqué ! Fut un temps j'étais un collectionneur compulsif de recettes à faire et je me retrouvais, je ne pense pas que je sois le seul, avec des « marque-ta-page » plein mes dizaines de livres, avec des dizaines d'onglets ouverts un peu partout sur la toile, et des bouts de recettes copiées sur des post-it, des papiers ou même certaines fois au dos de mes mains... quand tu n'as que ça, tu fais avec !
Et puis à force d'avoir des milliers de recettes en attente j'ai commencé à renoncer et à devenir très très spontané. Et maintenant quand j'ai un coup de cœur, je fais ou je ne fais pas et si je ne fais pas j'oublie, avant parfois de retomber sur la même recette et de me redemander si...
Du coup cet après-midi en passant chez Tiphaine, je passe souvent chez elle me mettre l'appétit en effroi tant ses recettes me tapent directement au ventre, donc en passant chez elle après avoir traîné dans mon jardin, je suis tombé sur ses madeleines à la confiture et là je me suis rappelé de ces premières framboises... Et comme je n'avais pas encore assez chaud j'ai allumé les fourneaux et je me suis fait madeleine !
Mes p'tites madeleines aux framboises
Ingrédients pour une vingtaine de madeleines : 120g de beurre fondu – 90g de sucre en poudre – 2 gros œufs – 2càs de lait – 150g de farine – ½ sachet de levure chimique – 1 vingtaine de framboises
Tiphaine n'a pas utilisé les ingrédients dans le même ordre que moi,parce qu'en fait je me suis trompé en suivant sa recette et ça a très bien marché... de la à penser que l'ordre...
Fouettez le beurre avec le sucre en poudre, ajoutez les œufs et le lait et fouettez encore. Ajoutez la farine tamisée et la levure et cette fois mélangez bien à la spatule.
Mettez votre pâte au frais au moins une heure.
Beurrez vos moules même s'ils sont en silicone. Avec le dos d'une cuillère à soupe tapissez-les d'un peu pâte. Déchirez une framboise en deux de manière à l'étaler et déposez-la sur la pâte. Remplissez avec de la pâte de manière à couvrir la framboise. Il faut que la pâte arrive juste à hauteur du moule.
Remplissez toutes les alvéoles de la même manière.
Avec un couteau ou une spatule ramassez tout ce qui déborde des moules, la pâte doit donc être totalement lisse à hauteur du moule.
Enfournez dans un four préchauffé à 220°, baissez de suite à 200° et faites cuire 5 minutes. Baissez ensuite à 180° et poursuivez la cuisson 5 à 7 minutes, les miennes c'était 7.
Il ne vous reste qu'à les laisser refroidir dans leur moule puis sur une grille. Ne les mettez pas trop vite sur une grille sinon elles vont prendre sa forme.

My raspberry madeleines
Ingredients for 20 madeleines: 120g melted butter - 90g caster sugar - 2 large eggs - 2 Tbsp milk - 150g flour - 5g baking powder - 20 raspberries
Beat the butter and sugar. Add the eggs and milk and beat again. Add the sifted flour and baking powder and mix with a spatula this time.
Put the batter in the fridge for an hour.
Brush the moulds with butter, even if they are made of silicone. With the back of a spoon, coat the bottom of each mould with batter. Tear a raspberry in half to make it flat and put it on the batter. Add more batter to cover the raspberry. It should just fill the mould.
Repeat with all the madeleines.
With a knife or spatula, scrape the batter that’s run out of the moulds so that it is perfectly flat and even on top, up to the rim.
Put in the oven — preheated at 220°C/430°F — and immediately turn it down to 200°C/390°F. Bake for 5 minutes and turn down to 180°C/350°F and bake for another 5 or 7 minutes. Mine needed 7 minutes.
When they’re done, let them cool down in their moulds and then on a rack. Don’t put them too soon on the rack or the wires will imprint.

Mais pourquoi, bon je râle tout de suite à cause de la chaleur ou j'attends... un peu... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 13 mai 2019

Mon tartare printanier aux condiments... parce que j'aime condimenter ce qui se mange !

Il y a des mots que j'aime plus que d'autres en cuisine, je ne sais pas toujours pourquoi, juste parce qu'ils sonnent bien ou parce qu'ils évoquent plein de choses pour moi... le pourquoi n'est pas toujours le plus important. Et le mot condimenter fait partie de ces mots-là !
Celui-là je l'aime bien parce qu'il apporte ce qui nous importe tellement en cuisine, le goût ! Condimenter, c'est apporter quelques chose de plus, comme cette force inattendue au premier hot dog que j'ai mangé du temps de mes culottes courtes et qui m'a mis la bouche presque en feu pour la première fois de ma vie. Ce n'est pas celui-là qui m'a coûté quelques larmes étonnées au coin des yeux qui m'a fait aimer les condiments, mais c'est sans doute celui qui m'a fait comprendre à quel point ils pouvaient changer ce que l'on mangeait. Et depuis je condimente, je condimente, je...
Et en participant à un dîner printanier que nous a proposé de partager Maille, pendant lequel Sandra nous à cuisiné un joli tartare de poisson à sa façon, je me suis attrapé l'envie d'en faire un autre tout aussi printanier en version végétarienne !
Mon tartare printanier aux condiments...
Ingrédients :
Pour le tartare : ½ pomme verte – ½ pomme rouge – ¼ de fenouil – 1 douzaine de framboises – 4 tiges de menthe – 8 tiges de coriandre effeuillées – 8càs de noix - 1càs de condiment balsamique blanc Maille
Pour la sauce : 3càs de moutarde Fins gourmets pointes d'épices Maille – 4càs de crème liquide – 1càs de condiment balsamique blanc Maille – sel et poivre
Mélangez tous les ingrédients de la sauce.
Coupez les deux pommes et le fenouil en tout petits cubes, mettez le tout dans un saladier et arrosez-les avec la càs de condiment balsamique. Hachez les noix et ajoutez-les dans le saladier.
Ajoutez les feuilles de menthe et de coriandre et mélangez-les rapidement.
Arrosez de sauce et mélangez le tout. Coupez les framboises en petits morceaux.
Servez le tartare et parsemez dessus les morceaux de framboises.
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Mais pourquoi, et si maintenant je me condimentais aussi un tartare de poisson... est-ce que je vous raconte ça...