lundi 6 décembre 2021

Cannelés à l'espagnole et petit voyage en compagnie du chorizo du côté de l'Espagne...

De temps en temps, on me demande quel est l'ingrédient ou le savoir faire qui fait que telle ou telle préparation ou plat soit ce qu'il est... ce qui fait son essence même. Et selon les cas, après m'être interrogé parfois longuement, il m'arrive de trouver une réponse qui me satisfait à peu près... 

A peu près donc pour beaucoup, mais pour certains autres je ne réfléchis pas deux secondes et ma réponse m'apparait comme une évidence...

Et quand on me pose la question en ce qui concerne le chorizo, je réponds que pour moi c'est l'Espagne qui fait son essence même, tant cette charcuterie et le pays d'où venaient les miens sont pour moi intimement liés.

Il faut dire que l'histoire qui lie l'Espagne et le chorizo ne date pas d'hier, vraiment pas d'hier... Le chorizo tel que nous le connaissons aujourd’hui, est né au 17ème siècle avec l’arrivée en Espagne, depuis l’Amérique, du paprika. Cette épice qui depuis lui donne sa jolie couleur caractéristique et son goût relevé. Et avant ? Il existait déjà ce chorizo mais il était alors noir ou blanc, selon s’il comportait du sang ou pas...

Vieille histoire donc mais aussi une histoire qui n'oublie pas d'évoluer ! Et cette semaine je vais vous présenter des chorizos particuliers à l'origine inconstestablement espagnole, à la qualité et au savoir faire reconnaisable simplement parce qu'ils portent tous le logo du Consortium du Chorizo Espagnol tel que vous le voyez à côté de mon plat.

Mais avant d'entrer dans le détail de la promesse de ces chorizos, direction la cuisine pour faire voyager le chorizo dans nos provinces en réalisant des... Cannelés salés à l'espagnole ! Parce que le chorizo s'il est porteur d'histoire ne craint pas non plus l'innovation et le métissage...

Cannelés à l'espagnole

Les courses : 45g de petits dés de chorizo Consorcio del Choriso Español - 100g de farine - 2cl d'huile d'olive – 8cl de lait – 90g de mascarpone – 2 œufs – ½  sachet de levure chimique - 60g de fromage râpé (vous pouvez utiliser du Manchego) – 30g de parmesan râpé - 12 olives vertes dénoyautées - 1càs d'origan frais – quelques belles pincées de piment d'Espelette - poivre

La cuisine : Mettez dans la cuve d'un mixeur le chorizo et donnez un tour de mixeur, ajoutez les olives et mixez de nouveau jusqu'à obtenir un joli hachis.

Ajoutez les œufs, l'huile, le lait et le mascarpone et mélangez bien le tout.

Ajoutez la farine et la levure, les deux fromages, l'origan et le piment, et faites de nouveau tourner le mixeur jusqu'à ce que tout soit bien mélangé.

Huilez vos moules à cannelés puis remplissez-les un peu plus qu'à moitié

Enfournez une quinzaine de minutes dans un four préchauffé à 180°C, si vous utilisez un moule à mini-cannelés comme moi ou une bonne vingtaine de minutes s'ils sont de taille normale.

Laissez refroidir ou au moins tiédir et démoulez -les.

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Mais pourquoi, tradition et authenticité au programme du prochain article... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 5 décembre 2021

Rôti de bœuf charolais chutney d'oignon et purée de potimarron parce que le Bœuf Cooking Show est arrivé !

Le Bœuf Cooking Show est officiellement lancé. Les amateurs de bœuf, de cuisine bien ficelée et d’ambiance camarade vont pouvoir suivre sur Internet et les réseaux sociaux, une émission 100% dédiée aux nouvelles tendances culinaires, mettant en scène le bœuf « autrement ».

Des invités, acteurs incontournables de l’univers Food, montreront les multiples possibilités de cuisiner le bœuf, avec des idées recettes inédites !

Le Bœuf Cooking Show, c’est 8 émissions, 8 thématiques, 14 invités et 17 recettes, à découvrir sur Facebook, Instagram et Youtube !

Et c'est dans ce cadre que je vous propose une recette de Camille Maury, accompagnée de Marie Testud de Quitoque. Cette recette, présentée dans le 4e épisode du Bœuf Cooking Show, vous permettra de cuisiner le bœuf vite et bien ! Une recette à retrouver dans la vidéo ci-dessous !

Et si vous voulez suivre les autres vidéos du Bœuf Cooking Show, voilà le programme !

Épisode 1 - L’APÉRO DÎNATOIRE

Épisode 2 - LE BATCH COOKING

Épisode 3 - LA WORLD FOOD

Épisode 4 - CUISINER VITE ET BIEN

Épisode 5 - LA CUISINE NOMADE À retrouver en ligne dès mi-décembre 2021

Épisode 6 - LA CUISINE ANTIGASPI À retrouver en ligne dès mi-janvier 2022

Épisode 7 - CUISINER FACILE ET MALIN À retrouver dès mi-février 2022

Épisode 8 – CUISINE HEALTHY avec À retrouver dès mi-mars 2022

Et maintenant à vous de jouer !

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Mais pourquoi... et maintenant les autres épisodes ! est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 3 décembre 2021

Houmous et croustillant parce que le dernier livre de Marie Laforêt est arrivé !

Il arrive qu'on me demande de temps en temps pourquoi j'ai chez moi des livres végétariens ou végans, souvent avec un regard étonné et la question qui accompagne cette « surprise », tu manges bien toujours de la viande ? Des fois mon interlocuteur se souvient pour avoir mangé à la maison que mes filles sont plutôt végétariennes... plutôt mais très très souvent. Et alors avec un clin d’œil il croit comprendre en me disant... tes filles c'est ça ?

Je « rassure » alors mon interlocuteur sur ma consommation de viande, j'en mange encore... moins mais encore.

Et après ça je commence à piocher presque au hasard quelques livres dans mes étagères bien garnies et je lui passe. Un livre de cuisine californienne, un autre de cuisine pour les étudiants, la cuisine des poissons et un consacré seulement aux milles-feuilles... Des fois, je dois en passer un ou deux de plus parmi lesquels je glisse souvent un étonnant précis de cuisine népalaise médiévale...

C'est généralement à ce moment-là que mon interlocuteur me dit, ça va j'ai compris, ce n'est pas parce que tu n'es pas végétarien, végan, étudiant, pâtissier ou népalais que tu ne peux pas trouver ton bonheur dans tous ces livres... Je souris et je conclue d'un, retournons boire des coups...

Je dis et je redis donc ce que je pense depuis un bon moment les cuisines végétariennes et végans sont des bonheurs d'imagination et de territoires culinaires à découvrir ! Ce sont des nouveaux continents qui s'ouvrent et ceux qui nous accompagnent par là, comme Marie Laforêt, ont souvent bien du talent.

Et le dernier livre de Marie Laforêt, Ma vie végétale paru chez

Gründ porte merveilleusement son nom puisque l'auteur ne nous ouvre pas seulement la porte de sa cuisine, où j'aime toujours autant m'installer, mais toutes celles de sa maison ! C'est ainsi qu'au fil des chapitres vous allez découvrir, maison et bien être végétal, cuisine et déco végétale et un très joli petit chapitre intitulé connexion végétale !

Bien sûr de mon côté j'ai surtout tourné et retourné les pages réservées à la cuisine où de nombreux « marques ta page » sont venus s'installer. Cela ne m'a pas empêché d'en mettre quelques-autres parce que le spray forêt de conifères, l'huile de parfum mystic woods ou le cabinet de curiosité botaniques m'ont fait de l’œil ! Et pour vous mettre encore plus l'eau à la bouche, j'ai choisi de m'inspirer d'une de ses recettes pour vous proposer un houmous et croustillant.

Houmous et croustillant

Les courses :

Pour le houmous : 265g de pois chiches cuits (poids égoutté) – 120g de chair de potimarron cuite – 60g de tahin (pâte de sésame) – 2 petites gousses d'ail passées au presse-ail – 2 cuil. à soupe de jus de citron bergamote (vous pouvez utiliser du citron normal et ajouter comme Marie un peu de citron confit...une petite tranche) – 1 cuil. à soupe d'huile d'olive - sel – sans doute quelques cuil. à soupe d'eau, j'en ai ajouté 3.

Pour le dukkah (le croustillant) (les quantités sont largement supérieures à ce que nécessite le plat mais ce n'est pas grave vous allez trouver mille façons de l'utiliser !): 150g de noisettes entières – 45g de pistaches – 20g de graines de sésame - 1 cuil. à soupe de coriandre en grains (toutes mes cuil. à soupe s'entendent rases) – 1 cuil. à soupe de fenouil en grains – 1 cuil. à café de graines de carvi - 1 cuil. à café d'origan séché – 1 cuil. à café de thym frais (sinon séché) – 1 cuil. à café de sel fin

Commencez par le croustillant. Mettez dans une poêle les graines de sésame, de coriandre, de fenouil et de carvi et faites chauffer le tout en remuant bien régulièrement. Attention ça ne doit pas noircir sinon on recommence, ça doit à peine commencer à dorer ! Mettez tout ça de côté.

Torréfiez ensuite les noisettes et les pistaches, pareil on n'insiste pas trop juste ce qu'il faut... si vos noisettes avaient leurs peaux, hop dans un torchon et on frotte ! Après on laisse refroidir.

On mixe rapidement les noisettes et les pistaches puis on ajoute tout le reste et on re-mixe... pas trop ni trop peu... mi-poudre mi-concassé comme dit Marie. Et vous réservez.

Ensuite vous passez tous les ingrédients du houmous au mixer et là vous insistez bien bien et vous ajoutez un peu d'eau si nécessaire.

Après, pain grillé houmous et croustillant, et c'est le bonheur...

Mais pourquoi, bon je vais relire comment elle fait son liquide vaisselle... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 2 décembre 2021

Le gâteau aux pommes de Marie... et trois livres sinon rien avec Marie et Maud Chioca !

Je suis les aventures culinaires de Marie Chioca depuis... ça commence à faire quelques années maintenant et ses livres peuplent donc régulièrement ma bibliothèque culinaire. J'aime les livres de Marie parce qu'il me font penser à ces réunions amicales qui se déroulent dans une maison de campagne où crépite un feu de bois... Il y a quelque chose d'amical, de réconfortant et forcément de terriblement gourmand dans sa cuisine. 

Moi qui n'ai pas de souvenirs culinaires de mon enfance, j'aurais presque envie de m'en créer avec les recettes de Marie...

Je vous ai annoncé trois ouvrages sinon rien et je vous sens venir à ce sujet avec votre... et s'il ne fallait en garder qu'un ? Mais je ne vais pas vous suivre sur ce terrain ! Les fêtes approchent alors achetez les trois et offrez-en un, deux ou trois... ou aucun comme moi. Trois ouvrages pour ouvrir sa nouvelle collection Saines Gourmandises comme son blog, que Marie produit avec Maud et qui vont sortir chez Terre Vivante. Viennoiseries légères... Légères... Bons gâteaux tout simples... mais qui en jettent ! Et Réussir ses pâtisseries sans sucre ajoutés sont les trois titres qui nous sont donc proposés pour cette première fournée gourmande.

Et c'est dans le dernier titre, après avoir hésité entre jolies tartes, les petits bonheurs du quotidien, les beaux dessert des jours de fête et les petits encas de champions, que j'ai choisis la recette que je vous propose, une recette que j'ai un peu remise à ma sauce ! Un gâteau aux pommes qui fera le plaisir de vos goûters et de vos petits déjeuners...

Le gâteau aux pommes de Marie...

Les courses : 3 belles de pommes – 180g de farine T110° - 1 sachet de poudre à lever – 1 pincée de sel – 45g de sucre vanillé maison (Marie en mets 20g moi j'ai eu la main un peu plus lourde) – 7cl d'huile neutre (j'ai pris de l'huile de colza) – 5cl de jus de pomme – 2 cuil. à soupe de rhum arrangé à l'ananas (ou 1cuil. à soupe de rhum comme Marie) – 2 œufs

Beurrer généreusement un moule à savarin d'environ 22cm de diamètre.

Pelez les pommes enlevez le trognon et coupez-les en petits cubes entre 1 et 1,5cm jusqu'à obtenir environ 350g de petits cubes. Mélangez dans un saladier la farine, la poudre à lever, le sel et le sucre vanillé. Faites un p'tit puit et mettez-y l'huile, le jus de pomme, le rhum et les œufs.

Là on mélange rapidement, on ajoute les pommes et on mélange encore.

Versez le tout dans le moule et enfournez pendant 30 à 35 minutes dans un four préchauffé à 180°. Et c'est tout ! Aussi simple que bon !

Petite précision, je fais mon sucre vanillé avec du sucre de coco et toutes les gousses de vanille que j'ai gratté et qui finissent donc au fur et à mesure dans un pot en compagnie du sucre.

Mais pourquoi... bon et maintenant un bon gâteau qui en jette ??? est-ce que je vous raconte ça..

jeudi 25 novembre 2021

Kakis surprise glacés parce que c'est la saison des kakis Ribera del Xuquer AOP !

C'est la saison pour découvrir les kakis Ribera del Xuquer AOP, des kakis que l'on peut croquer à pleines dents tellement ils sont croquants et juteux, ou alors les préparer en version sucrée, mais aussi salée ! Et justement je vous propose de passer en cuisine pour réaliser un dessert glacé, un peu comme ces desserts d'enfance, comme le citron et les oranges givrées...

Le kaki de la Ribera del Xuquer est issu de la variété rojo brillante et se caractérise par une texture ferme et croquante. Sa saveur, douce et légèrement vanillée, sans astringence, ses qualités gustatives et nutritionnels, sont les atouts de ce joli kaki. D'autant plus qu'il peut se déguster avec la peau et ne contient ni pépins, ni noyaux, voilà donc un fruit facile à vivre, à cuisiner et à déguster !

Kakis surprise glacés

Les courses :

- 4 kakis Ribera del Xuquer AOP - 120g de sucre en poudre - 120g d’eau - le jus d’1/2 citron - ½ gousse de vanille - 1 blanc d’œuf - 1 cuil. à soupe de sucre glace

La cuisine :

Coupez le chapeau des kakis et videz la chair à l’aide d’une cuillère en laissant un bord de 7 à 8mm.

Versez l’eau, le jus de citron et le sucre dans une casserole et grattez la gousse de vanille. Portez à ébullition, baissez le feu et laissez frémir 5 minutes.

Retirez du feu, ajoutez la chair des kakis et mixez finement au mixer plongeant. Versez dans un saladier et laissez refroidir.

Fouettez le blanc d’œuf en neige avec le sucre glace.

Incorporez le blanc en neige au sirop au kaki

Remplissez les kakis de ce mélange et mettez au congélateur jusqu’au lendemain.

Si vous aimez le gingembre n'hésitez pas à en râper un peu et à l'ajouter en même temps que la vanille.

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Mais pourquoi, je me demande s'il me reste un kaki pour le dévorer tout... cru... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 14 novembre 2021

Notre velouté de courge au gingembre... parce que décidément j'aime partager ma cuisine...

Il y a quelques temps Céline et Nicolas sont passés... Et ce que j'aime particulièrement quand ils s'arrêtent par chez moi, c'est bien sûr les retrouver, les occasions de les voir sont trop rares pour s'en priver, mais aussi tout ce qui va se passer dans ma cuisine !

Et ce que j'aime d'abord avec eux, avant de passer aux travaux pratiques, c'est essayer de deviner avec quoi ils arrivent dans leurs sacs...

Cette fois pour Céline c'était plus facile vu qu'elle est arrivée avec les bras chargés de plusieurs caisses de fruits et de légumes variés... Alors que Nicolas, comme toujours, a posé son sac sur la table en disant, avec un peu de malice dans les yeux, j'ai quelques petites choses...

Le sac de Nicolas est assez mystérieux pour moi parce que curieusement quand il le vide, ma table qui est pourtant bien grande, se retrouve à chaque fois couverte de ses achats alimentaires et même quelques fois de quelques livres... Curieux sac qui ne semble jamais avoir de fond !

Et quand chacun a étalé ce qu'il a amené, la table ressemble souvent à un étal bien garni, il ne reste plus qu'à passer à ce qui reste notre grand plaisir commun... cuisiner, cuisiner, cuisiner... ensemble.

Notre velouté de courge au gingembre

Les courses :

- 900g de chair de courge - 3 petits oignons - 1 morceau de gingembre frais de 2 cm - 1 gousse d'ail

- 1 bonne pincée de chili flakes ou de piment en poudre - 10cl de crème de coco - 1 cuil. à soupe d'huile de coco – Sel et poivre

Pour la déco :

- 3 cuillères à soupe de cacahuètes non salées - 1 cuil. à café de curry - 4 brins de coriandre - 1 cuil à soupe de graines de sésame - quelques gouttes de crème de coco - huile d'arachide ou de tournesol

- Sel et poivre

La cuisine :

Coupez la courge en deux. Ôtez les filaments et les graines puis pelez-la et coupez la chair en cubes. 

Pelez les oignons, la gousse d'ail et le gingembre. Coupez le tout en petits morceaux. Faites revenir le tout dans une cocotte avec l'huile de coco pendant 7 à 8 minutes. Ajoutez la courge. Laissez cuire 3 minutes supplémentaires en remuant. Versez de l'eau à peine à hauteur des légumes. Portez à ébullition. Salez. Couvrez et laissez cuire une vingtaine de minutes à couvert. La courge doit être bien tendre.

Mixez finement au mixeur plongeant tout en versant la crème de coco. Ajoutez les chili flakes ou le piment. Poivrez. Mixez un dernier coup. Si votre velouté vous paraît encore trop épais, ajoutez un peu d'eau et mixez. Personnellement j'aime les soupes épaisses donc je rajoute rarement du liquide. Mais c'est vous qui voyez !

Pour la déco, là c'est Nicolas qui était à la manœuvre... bon pour la soupe aussi ! Donc faites revenir les cacahuètes à la poêle avec un filet d'huile quelques minutes pour qu'elles prennent de la couleur. Ajoutez le curry et assaisonnez en cours de cuisson. Débarrassez sur une assiette recouverte de papier absorbant. Hachez grossièrement les cacahuètes. Ciselez la coriandre.

Servez la soupe dans des bols ou des assiettes. Décorez avec les cacahuètes, un peu de coriandre et du sésame. Vous pouvez ajouter quelques gouttes de crème de coco. Servez la soupe bien chaude !

Mais pourquoi, vous revenez quand au fait ??? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 3 novembre 2021

La niniche bordelaise un fondant... fondant, fondant, fondant ! Parce qu'on va se balader du côté de Bordeaux !

Quand je visitais une région, qu'elle soit de par ici ou de par là-bas... Ma première préoccupation était de me trouver un p'tit livre racontant les recettes du coin, histoire de voir ce qu'on pouvait trouver traditionnellement dans les assiettes. 

Et plus le coin était petit et plus le livre devenait ma quête... c'est facile de trouver un livre racontant la cuisine Alsacienne, Wallone ou Asturienne... mais trouver un p'tit bouquin, même avec trois recettes, qui raconte celle de Trifouilli-les-bégonias ou de Pétaouchnock-sur-lanieuvreuse, eh ben là y'a de l'exploit et bien du plaisir dans l'air ! Bon je dois avouer que j'en ai peu comme ça, des livres qui racontent la cuisine d'un seul village, d'un bourg ou d'une petite contrée... mais ne pas trouver n'enlève pas le plaisir de la recherche !

Et puis des fois en chemin j'ai une petite dame qui se souvient que dans son village on faisait un plat qu'on ne rencontrait que là... et là j'ai l’œil qui s'allume avant de s'embuer d'affection pour la gente dame si elle veut bien me lâcher la recette en question.

J'ai mis ces recherches au passé, parce qu'aujourd'hui à peine je m'approche d'un livre de cuisine qu'on commence à me demander si j'ai un avocat au cas il faudrait parler livres de cuisine et... divorce... Du coup je cherche moins... enfin... Mais des fois j'ai de la chance et un éditeur m'envoie pour le découvrir un livre qui parle de la cuisine d'un coin plus ou moins grand.


Et cette fois le coin est grand puisqu'il s'agit de la cuisine bordelaise, une grande ville avec une grande cuisine ! Bordeaux dans ma cuisine signé par Bruno Oliver avec des photographies de Camille Perin paru aux Éditions Sud-Ouest est une gourmandise de livre, parce que l'auteur au nom bien célèbre a évité l'écueil de quelques recettes traditionnelles plus très au goût du jour pour s'attacher à des recettes réalisables aujourd'hui et largement aussi enviables.

Bruno Oliver nous met donc l'eau à la bouche avec des recettes simples sans être simplettes, gourmandes et donc dans l'air du temps. Acras de morue de Bacalan, huîtres gratinées aux amandes, pavé de thon croustillant sauce bordelaise ou cajasse ultra-fondante aux pommes se suivent comme bien d'autres sans qu'on sache bien par quoi commencer... parce que c'est bien ce qu'on se demande avec ce livre-là, par où commencer...

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, j'ai choisi de mettre un peu à ma sauce une niniche bordelaise, une pâtisserie fondante très chocolaté que je ne connaissais pas encore !

La niniche bordelaise un fondant... fondant, fondant, fondant !

Les courses :

- 250g de chocolat noir – 180g de beurre demi-sel – 120g de sucre en poudre – 45g de Maïzena – 4 œufs – 1 cuil. à café de café lyophilisé

La cuisine :

Faites fondre au micro-ondes le chocolat noir et le beurre dans un saladier. Ajoutez le sucre, la Maïzena et fouettez le tout assez doucement. Ajoutez les œufs battus en omelette et le café lyophilisé et fouettez une nouvelle fois.

Versez dans un moule à manqué beurré et fariné de préférence à charnière de 20cm de diamètre.

Enfournez une petite vingtaine de minutes dans un four préchauffé à 160°.

Laissez tiédir ou refroidir avant de déguster. 

Mais pourquoi, je me ferais bien une cajasse après ça moi... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 2 novembre 2021

Tourte d'hiver poireaux pommes de terre... parce qu'il fait bien bon s'installer dans la cuisine d'Alice...

J'aime les livres de cuisine, difficile de le cacher à ceux qui ont déjà mis les pieds chez moi. Ils ont du coup vu ma maison commencer à plier sous le poids des livres de cuisine qui l'ont envahie... Et j'aime les livres de cuisine qui sont un peu plus qu'une suite de recettes, j'aime aussi beaucoup ceux-là, mais quand il y a un peu d'histoires, un peu de voyages... c'est encore mieux. Et souvent ces livres-là passent bien du temps dans ma cuisine.

 Et le livre d'Alice Roca titré Alice in food, paru chez First, est de ceux qui apportent ce supplément d'âme qui fait qu'un livre de cuisine est un peu plus que ça. Alice s'est installée en Normandie il y a quelques années et son livre nous propose de découvrir cette nouvelle vie et la cuisine qui va avec. La cuisine d'Alice Roca est comme ces maisons de campagne où l'on sent en franchissant la porte que l'on va s'y sentir bien et que l'on risque de regretter le moment où l'on va refermer la porte, ou dans notre cas, son livre...

Je vous conseille donc de la suivre et de découvrir sa manière de penser la cuisine, quelques indispensables, bouillons, pesto et sauces, tisanes, pâtes variées et pains... pour ensuite la suivre à travers les saisons et vous verrez qu'il n'y a pas que la cuisine...

Et pour vous donner envie, j'ai choisi une recette d'hiver, peut-être parce que le jour où je l'ai choisi était d'un automne bien bien frais... une tourte d'hiver poireaux et pommes de terre que j'ai remise à ma sauce et que vous pouvez faire maintenant ou dans quelques temps.

Tourte d'hiver poireaux pommes de terre

Les courses :

- 850g de pommes de terre à chair ferme – 2 poireaux moyens - 6 oignons nouveaux – 1 douzaine de tranches de bacon – 2 pâtes feuilletées – 180g de cheddar râpé – 20cl de crème fraîche entière – 6 tiges de persil – 2 tiges de thym frais effeuillé – 1 jaune d’œuf - Huile d'olive - Sel et poivre

La cuisine :

Remplissez une casserole d'eau légèrement salée et plongez-y les pommes de terre. Portez le tout à ébullition et faites cuire une vingtaine de minutes. Les pommes de terre doivent rester assez fermes. Épluchez-les puis coupez-les en tranches.

Coupez le bacon en petits cubes. Coupez les oignons en deux puis émincez-les finement. Coupez les poireaux en deux dans la longueur, émincez-les puis lavez-les.

Versez un filet d'huile d'olive dans une grande poêle et faites-y colorer rapidement le bacon et retirez-le. Mettez le poireau et l'oignon dans la poêle et faites sauter le tout jusqu'à ce que ça commence à joliment dorer. Remettez le bacon, salez légèrement, poivrez généreusement, mélangez bien et retirez du feu.

Hachez le persil et mélangez-le avec le thym. Parsemez le tout dans la poêle et mélangez.

Beurrez et farinez un moule à manqué de préférence à charnière d'environ 20cm de diamètre.

Tapissez le moule avec une pâte feuilletée, la pâte doit arriver au ras du moule.

Étalez une couche de pommes de terre, la moitié, puis la moitié du contenu de la poêle, la moitié du cheddar et enfin la moitié de la crème que vous allez étaler avec le dos d'une cuillère. Recommencez l'opération avec tous les ingrédients restants.

Découpez la deuxième pâte un peu plus grande que votre moule, posez-la dessus et scellez les deux pâtes ensemble. Normalement il devrait vous rester de la pâte avec laquelle vous allez pouvoir décorer votre tourte. Taillez donc le reste en bandes, tortillez les bandes, faites le tour puis un quadrillage sur votre tourte.

Mélangez le jaune avec une cuillère à soupe d'eau et badigeonnez la tourte au pinceau.

Enfournez dans un four préchauffé à 180°, 30 à 40 minutes en tournant le moule de temps en temps. Dès que c'est bien doré sur le dessus vous pouvez sortir du four.

Après il n'y a plus qu'à démouler et déguster avec une jolie salade verte...

Mais pourquoi, pourquoi j'ai pensé que ça pouvait déjà être l'hiver moi ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 1 novembre 2021

Canard et pommes rôties sauce au cidre parce qu'il faut profiter des pommes du Limousin dès maintenant !

Je crois que si nous demandions à chaque personne qui laisse tomber un filet de pommes dans un supermarché disons vers le mois d'avril, de mai ou de juin... si nous lui demandions donc quand sont récoltées les pommes, e bien je pense que l'on pourrait être surpris par sa réponse...

Quant à moi j'ai la chance d'avoir deux pommiers dans mon jardin qui me rappellent quand est le temps des pommes, de les cueillir et de les dévorer au meilleur moment ! Enfin les miennes je dois les partager avec quelques bestioles... un jour il faudrait que je m'achète quelques poules...

Enfin quoi qu'il en soit la récolte des Pommes du Limousin AOP a commencé il y a plusieurs semaines et nous pouvons maintenant en profiter... On pourra bien sûr, grâce à des systèmes de conservation efficaces qui la préservent longtemps en profiter un bon bon moment, mais pourquoi se priver, pourquoi ne pas les déguster dès maintenant et profiter de leur goût, de leur croquant... et peut-être les passer à la casserole, comme moi dans une recette sucrée-salée !

Canard et pommes rôties sauce au cidre

Les courses :

- 2 pommes du Limousin AOP - 2 magrets de canard - 450g de petites pommes de terre à chair ferme - le blanc de 6 oignons nouveaux - 20cl de cidre brut - 10cl de crème liquide - 2 cuil. à café de sucre en poudre - Sel et poivre

La cuisine :

Lavez les pommes de terre puis faites-les cuire une douzaine de minutes dans une casserole d'eau salée. Les pommes de terre doivent être cuites en restant bien fermes. Passez-les sous l'eau froide puis coupez-les en deux.

Pelez les oignons nouveaux puis coupez-les en quatre.

Lavez les pommes du Limousin puis coupez-les en huit quartiers en retirant les trognons.

Faites chauffer une grande poêle à feu assez vif. Déposez-y les magrets de canard côté peau et faites-les dorer 2 à 3 minutes selon la cuisson souhaitée. Retournez-les et faites dorer le même temps.

Déposez les magrets dans une assiette, salez, poivrez et couvrez-les.

Faites dorer les pommes de terre du côté coupé dans la poêle. Réservez-les.

Étalez les quartiers de pommes dans une assiette puis poudrez-les avec le sucre en poudre.

Faites-les dorer dans la poêle dans la graisse de canard restante puis réservez-les.

Faites rapidement dorer les oignons nouveaux dans la poêle. Ajoutez le cidre et faites réduire en mélangeant régulièrement. Quand le cidre a réduit des 2/3, versez la crème puis retirez du feu.

Versez la sauce dans les assiettes, déposez-y les magrets coupés en belles tranches puis les pommes de terre et les belles tranches de pommes du Limousin.

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Mais pourquoi, bon je sens que maintenant je vais me la croquer... la pomme... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 25 octobre 2021

One pot pasta fusillis d’automne... parce qu'aujourd'hui c'est la Journée internationale des pâtes !

Qu’elles soient fraîches ou sèches, al dente ou fondantes, en sauce ou en gratin, il existe mille et une façons de manger les pâtes. Aujourd’hui les Français consomment près de 8kg de pâtes par an et par personne... et moi je crois que je suis largement au-dessus de la moyenne... très très largement au-dessus...

A l’occasion de la Journée internationale des pâtes, Schär, spécialiste du sans gluten, m'a demandé de préparer une recette gourmande de saison pour nous changer les pâtes et les déguster sans gluten.

Mon one pot pasta fusillis d’automne est la preuve qu’il n’est pas nécessaire de se livrer à des préparations complexes pour avoir une recette gourmande et originale ! La simplicité a toujours du bon. Allez, direction la cuisine !

One pot pasta fusillis d’automne

Les courses :

- 240g de fusillis sans gluten Schär - 200g de chair de courge - 90g de pousses d'épinards - 90g de feta - 30g de noisettes - 4 feuilles de sauge - 90cl de bouillon de légumes - 10cl de crème liquide - 30g de Grana Padano râpé - Poivre

La cuisine :

Coupez la chair de courge en petits morceaux et la feta en petits cubes.

Hachez les noisettes grossièrement.

Mettez dans une grande casserole, les fusillis sans gluten Schär, la courge, la sauge, la feta et les pousses d'épinard. Poivrez puis arrosez avec le bouillon de légumes.

Portez le tout à ébullition puis baissez le feu et prolongez la cuisson une dizaine de minutes. Mélangez assez régulièrement. Vérifiez la cuisson et quand les pâtes sont à point retirez du feu. Ajoutez la crème liquide et le Grana Padano et mélangez.

Servez dans les assiettes et parsemez les noisettes.

Mais pourquoi, le lendemain de la Journée internationale des pâtes on peut aussi manger des... est-ce que je vous raconte ça...