lundi 14 octobre 2019

Voyage en direction de Séville le pays des olives de table et tartinade chorizo haricot blanc et olives !

Et si nous vous propositions de partir à la découverte de l'olive de table d'Espagne de côté de Séville ? Difficile de refuser quand comme moi on a des origines au pied de ces oliviers-là et en même temps quand on se rend compte que je suis bien bien loin d'eux et que je les connais sans doute aussi bien mal. Et c'est comme ça que nous sommes partis d'exploitation en cortijo, de bar à tapas en oliveraies à la rencontre de ces olives de tables pour apprendre bien bien des choses à leur sujet !
L'Espagne, surtout celle du sud du sud, et l'olive ou plutôt les olives, sont une très très vieille histoire. Certains paysages, ceux où poussent les oliviers aujourd'hui étaient pour certains déjà les mêmes du temps où les romains régnaient sur ces régions, c'est dire... Bien sûr, les oliviers ne sont plus les mêmes, et les boutures des plus jeunes ont remplacé les plus anciens, parce que l'olivier ne vient pas du noyau, simplement pour maîtriser les variétés, il vient d'un rameau, tout un symbole...
Les oliviers marquent les paysages parce qu'ils couvrent par ici près de deux millions d'hectares et sauvegardent les terres de l'avancée des zones arides, car ils sont peu gourmands en eau et très friands de soleil. Il suffit de regarder la terre, souvent si sèche, et de voir les arbres s'écarter les uns des autres pour attraper les rayons du soleil pour le comprendre.
Et depuis ces temps lointains, il en va ainsi dans cette région, on plante des oliviers pour l'huile et pour la table, des oliveraies souvent tenues par de petits producteurs, des agriculteurs qui continuent de récolter l'olive de table de la même manière qu'il y a fort fort longtemps, une façon où la main tient un rôle particulièrement important.
Et si l'olivier attrape l'œil pratiquement partout où l'on regarde, il rythme aussi la vie des hommes le long de l'année. Depuis la taille quand commence l'année, puis la floraison au printemps avant que les olives ne profitent du soleil jusqu'à la fin de l'été. Et en septembre commence enfin la récolte, celle que l'on pratique à la main pour respecter au mieux l'olive de table. On finit l'année avant que l'hiver n'arrive par une autre récolte, celle de l'olive dont on fait l'huile, les olives en sont alors gorgées. Et l'histoire recommence encore et encore et encore...
L'olivier rythme le temps des hommes, l'olivier et l'olive de table parce qu'une fois cueillie le travail est loin d'être fini. N'essayez pas de déguster l'olive à peine cueillie, son amertume est alors redoutable et vous ferait la recracher bien vite, il faut encore des hommes pour la préparer. Il faut lui faire connaître le sel et l'eau pour la faire devenir cette olive que nous aimons déguster.
Si les paysages changent peu, les pratiques agricoles si. Là-bas aussi on devient plus sensible à la nature et on applique dans certaines oliveraies une agriculture qui devient plus respectueuse de son environnement. L'agriculteur a quelque fois lutté contre la nature avant de se rendre compte aujourd'hui qu'il peut être son allié.....
Les olives et pas l'olive, j'ai précisé au début, parce qu'elles sont diverses et variées. Même si à l'origine deux variétés régnaient sur l'Andalousie, l'une du côté de Séville et l'autre de Grenade, aujourd'hui les variétés sont nombreuses, très nombreuses, plus de cinq cents variétés différentes peuplent les oliveraies. Même si bien sûr certaines variétés sont plus nombreuses sur les arbres, la Manzanilla, celle que l'on trouve le plus souvent dans nos régions, la Gordal, cette belle charnue qui vous rempli la bouche de plaisir, l'Hojiblanca et son goût légèrement piquant, sont de celles-là. Mais il y en a tellement d'autres...
Elles sont aussi diverses en couleurs allant du jaune paille, en passant par le vert éclatant, des mauves étonnants des rouges sombres pour aller jusqu'au noir le plus profond. 
Diverses et variées donc par leur taille, leur couleur et bien sûr par leur goût ! C'est ce que nous avons continué à découvrir avec Fermin Lopez, un chef professeur de l’ Escuela Superior de Hostelería Sevilla, qui nous a proposé un déjeuner très olives de tables avec au menu gaspacho d’oranges de Séville à l’huile d’olive, merlu confit à l’ail et glace au vin Pedro Ximenez et biscuits aux olives...
Une histoire à suivre très vite par ici, j'ai encore plein de choses à vous raconter sur l'olive de table d'Espagne !
Tartinade chorizo haricots blancs et olives
Ingrédients : 1 vingtaine d'olives de table dénoyautées d'Espagne - 60g de chorizo - 250g de haricots blancs au naturel - ½ oignon - 1 gousse d’ail - ½ cuil. à café de paprika fumé - 4 càs de crème liquide - 2 tiges de thym – sel et poivre
Hachez grossièrement les olives au couteau.
Pelez l’ail et l’oignon. Mixez-les avec le chorizo coupé grossièrement.
Dans une poêle chaude, faites cuire ce hachis durant 3 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez les haricots égouttés et le paprika, puis faites cuire 1 minute supplémentaire.
Mixez l’ensemble finement.
Ajoutez la crème liquide et le thym effeuillé et mélangez. Ajoutez enfin les olives et mélangez une dernière fois.
Servez avec des tranches de pain grillés et des... olives !

Mais pourquoi, et maintenant je vais en faire quoi de mes p'tites olives ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 29 septembre 2019

Petit voyage du côté de Modène et gnoccho fritto !

Le vinaigre balsamique fait depuis quelques années de notre quotidien culinaire mais pour autant le connaissons-nous ? Je dois avouer que si je connais bien son goût et ses nombreuses utilisations possibles, du salé au sucré, j'étais à peu près incapable, sans doute comme beaucoup, d'en connaître la compositions et la manière dont il est produit. Mais ça, c'était avant de partir du côté de Modène en compagnie du Consortium du vinaigre balsamique. Du coup j'ai appris bien des choses par là-bas, bien des choses utiles si l'on veut pouvoir bien choisir son vinaigre balsamique !
 
Modène est une jolie ville où l'on peut se perdre sans le moindre mal tant ses petites rues, ses places et ses marchés attirent facilement le passionné de ce qui se mange en lui donnant l'envie d'y rester à flâner. Mais c'est aussi une ville qui respire le vinaigre balsamique, un vinaigre que l'on peut découvrir en s'y promenant et en visitant les nombreuses maisons qui le produisent en ville ou dans ses environs. Des maisons qui rivalisent d'imagination pour vous accueillir et vous faire comprendre et goûter leurs productions.
Et donc c'est là que j'ai appris à connaître les deux fleurons produits du côté de Modène, Le vinaigre balsamique de Modène IGP et le Le vinaigre balsamique de Modène DOP. Et c'est du premier, celui que nous pouvons utiliser au quotidien dont il va être maintenant question, le deuxième étant une perle beaucoup plus rare et beaucoup beaucoup plus chère.
Si l'on parle donc de vinaigre, il faut d'abord savoir que ce n'est pas lui qui apporte toute la singularité du vinaigre Balsamique de Modène IGP mais bien ce moût de raisin qui entre dans sa composition. C'est ce moût cuit (cotto en italien dans le texte) ou concentré (concentrato) qui lui donne donc toute sa personnalité et qui va passer dans le bois des barriques le temps que l'alchimie entre lui et le vinaigre se produise.
Je ne saurais d'ailleurs trop vous conseiller, de vérifier que le moût est le premier ingrédient, qu'il est cuit et non concentré et par ailleurs qu'il n'y a pas d'ajout de caramel, un ingrédient tout à fait inutile à mon sens quand vous choisissez votre vinaigre Balsamique de Modène IGP.
Qu'il vieillisse rapidement, au moins 60 jours, le minimum pour obtenir l'appellation, ou beaucoup beaucoup plus, à partir de trois ans il deviendra âgé (invecchiato), en perdant de l'acidité et prenant du parfum et de la rondeur, les vinaigres Balsamique de Modène IGP sont donc divers et variés et depuis longtemps chez moi ce n'est pas un vinaigre qui m'accompagne en cuisine mais bien plusieurs...
Et comme j'ai eu la chance de préparer quelques recettes en plus de mes découvertes je vous propose maintenant de passer en cuisine pour une première recette attrapée par là-bas des gnoccho fritto mais attention en préparant ces plats typiques de la ville vous pourriez, vous aussi vous attraper des envies de Modène !
Gnoccho fritto
Ingrédients : 500g de farine T45 (ou de farine italienne 00) – 12g de levure fraîche – 20cl d'eau – 5cl de lait – 7g de sel – de l'huile de friture
Mélanger la levure avec l'eau et le lait et laisser comme ça une dizaine de minutes. Ajoutez la farine puis le sel et mélangez le tout en insistant bien jusqu'à obtenir une jolie pâte bien lisse. Faire une boule avec la pâte puis entaillez-la en croix et laissez reposer deux ou trois heures jusqu'à ce que la pâte ait triplé de volume.
Abaisser la pâte finement (environ 3mm) avec un laminoir puis coupez-la en losanges d'environ 7 ou 8 cm (vous pouvez aussi faire des rectangles).
Faites cuire dans un bain d'huile préchauffé à 180° jusqu'à ce que les gnoccho soient joliment dorés, déposez sur du papier absorbant et dégustez avec du fromage et du jambon.
Mais pourquoi, et si on préparait des tortellini maintenant ? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 11 septembre 2019

Lahmacun à ma façon et souvenirs souvenirs berlinois...

Quand je suis devant un restaurant j'ai la patience d'un pingouin attendant le banc de sardine de 16h34 alors qu'il vient d'entendre sonner 14h au clocher. Du coup ça ne m'arrive pratiquement jamais de me coller dans une queue à la porte d'une table en attendant que quelques clients lèvent leurs fesses afin que je puisse enfin poser les miennes. 
Généralement je fuis ce type d'endroits souvent à la mode qu'il faut mériter pendant... longtemps, avant de s'attabler. C'est que j'ai la faim dévorante des enfants quand l'heure du repas s'amène et que faire alors attendre mon estomac au garde à vous sans rien pour le remplir me met de fort fort mauvaise humeur !
Sauf que ce jour-là du côté de Berlin, je crois que j'en ai d'ailleurs déjà parlé par ici, nous avions décidé de goûter le kebab de Moustafa et ça... ça, ça se mérite ! Bon, quand je suis en vacances, en gros une semaine toutes les années bissextiles, j'ai la patience beaucoup plus aimable que le reste de l'année, enfin disons un peu plus aimable... 
Mais quand nous sommes arrivés et que nous nous sommes retrouvé dans une queue à une trentaine de mètre de notre but mon croupion de pingouin a commencé à frétiller pour signifier mon inquiétude et que mon amabilité pourrait connaître quelques soubresauts..
Et forcément plus nous avancions... doucement, plus l'heure, elle, semblait galoper à bride abattue et les minutes passaient, passaient et les heures... Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les files d'attente sont des choses curieuses, loin d'être rationnelles, droites comme un bataillon, elles ressemblent plus souvent à une joyeuse mêlée où il est bien difficile de dire celui qui va finalement passer en tête du peloton dans lequel vous marasmez en avançant à petits pas, tout petits pas...
Du coup, comme d'autres, j'ai toujours tendance à essayer de grignoter une demi-place sur la droite ou sur la gauche et... ça se voit forcément. Mais à cette époque comme j'avais encore de l'enfant sous la main, je les poussais discrètement devant moi en prenant une tête de Bambi voyant sa mère agoniser quand mon voisin me regardait avec dans les yeux un « si tu crois que j'te vois pas » vengeur !
Au bout de deux heures et une demie place gagnée nous avons atteint notre Graal et nous sommes reparti heureux avec un banc de sardine... et surtout quelques savoureux kebabs !
Aujourd'hui je ne sais pas si j'aurais la patience d'attendre de nouveau... longtemps pour un kebab et ça tombe bien, puisque grâce à Valérie j'ai découvert plus proche d'ici, à Nanterre, un kebab tout aussi savoureux et généreusement garni qui porte le nom de Berliner Kebab chez Istanbul Kitchen que j'ai goûté un tout aussi savoureux Lahmacun que j'ai eu envie de refaire à ma sauce, et comme une recette se trouvait aussi chez Valérie... je ne risquais pas la mauvaise humeur de l'attente
Lahmacun à ma façon
Ingrédients (j'ai réalisé avec ces ingrédients 1 grande pizza et 8 petites) : 400g de pâte à pain – 300g de viande hachée – 2 gousses d'ail – 2 oignons nouveaux – 1 petit poivron rouge – 1 tomate pelée – 6 tiges de persil – 2 tiges de thym effeuillées – 2càs de concentré de tomate pour le mélange et 4 càs pour étaler sur les pizzas – 2 jaunes d'œufs – huile d'olive - sel et poivre
Pelez puis coupez en morceaux l'ail et l'oignon, coupez en morceaux le poivron et les tiges de persil puis mettez le tout dans un mixer, l'ail, l'oignon, le poivron et le persil et mixez assez finement. Ajoutez la viande et 2càs de concentré de tomate et mixez de nouveau jusqu'à ce que tout soit bien mélangé.
Étalez très finement la pâte à pain, plus finement que pour une pizza classique. Taillez des ronds d'environ 22cm (la taille d'une assiette) ou d'environ 12 (la taille d'un bol) selon que vous vouliez grand ou petit.
Mélangez les jaunes d'œufs avec 1càs d'eau et badigeonnez rapidement au pinceau le dessus des pâtes. Étalez le concentré de tomates sur les pizza puis étalez la garniture, vous pouvez étaler moins généreusement que moi, j'ai tendance à avoir la générosité généreuse... Glissez les pizzas sur des plaques couverte de papier sulfurisé et arrosez de quelques gouttes d'huile d'olive.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une douzaine de minutes en surveillant bien la cuisson, si vous cuisez comme moi avec de la chaleur tournante retournez la plaque à mi-cuisson.
Il n'y a plus qu'à servir en parsemant, si vous voulez, par-dessus des tomates cerises, oignons nouveaux et persil haché !
Et si vous voulez une version plus authentique c'est chez Valérie que ça se passe là : Lahmacun
Istanbul Kitchen se trouve au 74 rue Maurice Thorez à Nanterre
Mais pourquoi, je me demande si la cuisine turque ne va pas revenir vite... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 9 septembre 2019

Petites visite à la table du restaurant Les Climats...

Un climat du côté de la Bourgogne ne renvoie pas à ce qui risque de nous tomber sur la tête mais à ce sol où nous avons les pieds ancrés, à cette terre où pousse la vigne. Un climat est donc une parcelle de vigne avec son histoire et ses caractéristiques particulières. Et l'histoire du restaurant Les Climats commence par une passion, celle de Carole Colin et Denis Jamet pour ces vins aussi diverses que variés que l'on tire des climats.
J'ai toujours aimé monter les quelques marches du restaurant Les Climats, j'ai déjà eu cette chance plusieurs fois, et ensuite pousser la porte de l'établissement et m'y glisser avec l'espoir de nouveaux plaisirs que je sais, là, certains.
J'aime choisir l'endroit où je vais m'attabler selon les saisons, mon humeur ou les circonstances. Dans la grande salle baignant dans l'Art Nouveau où j'aime me lover au cœur de l'hiver ou pour y partager un repas plus intime, le long des verrières du jardin d'hiver pour retrouver le printemps ou profiter des derniers rayons de l'automne, au bar autour de quelques verres et quelques planches généreuses ou dans le jardin terrasse comme aujourd'hui pour le déjeuner sous la fraîcheur ombragée de ce jour d'été.
Les Climats se déguste donc dès l'entrée et jusqu'au dessert... Tout comme les vins pour lesquels je ne saurais trop vous recommander de prendre conseils auprès des femmes et des hommes du vin de l'établissement qui sont à l'écoute de vos goûts et de votre budget. Ici on vous on raconte le vin, le climat et les gens qui le produisent, on vous guide et on vous régale comme lors de ce repas ou chaque vin, parfaitement choisi, a accompagné, souligné, relevé tous les plats proposés.
Et puis il y donc bien sûr la table... Et ce jour-là j'ai découvert les plats d'Emmanuel Kouri qui a pris possession des cuisines du restaurant. Sa cuisine irréprochable, sensible et délicate, est à l'équilibre entre la tradition et une innovation sans esbroufe inutile, rien n'est de trop, tout à un rôle dans ses assiettes... Ses plats saisonniers, la carte tourne tous les mois, sont à l'image du lieu, ils laissent une place très agréable à la surprise et au plaisir ce qui a donné au menu que j'ai eu la change de déguster, un piquant ludique qui forcément ne pouvait que me plaire...
L'artichaut à la grecque tout croustillant se prélasse dans une crème fondante rafraîchie par le citron et la menthe poivrée, laisse découvrir un cœur de chèvre frais. La belle sardine bretonne, juste poêlée au beurre et farcie à la ricotta lézarde sous son parasol dans un jus d'herbe.
Le rouget se pare étonnement de ses écailles devenues terriblement croustillantes et est accompagné de chipirons, de pâtes à l'encre et d'une salsa verde qui vient relever le tout. Le ris de veau est joliment accompagné par le citron confit et le concombre Battaglione à l'ail nouveau et un jus aussi court que savoureux. 
Et enfin le melon vient réponde au... melon en chiffonnade, en marmelade et en sorbet et à l'amande d'un financier qui vient conclure un repas tout en fraîcheur.
Après ce repas je sais que je retrouverai cette table-plaisir prochainement tant j'aime m'y attabler, il ne me reste plus qu'à choisir la saison, l'humeur ou la circonstance qui me ramera par ici...
Le restaurant Les Climats se trouve au 41 de la rue de Lille dans le 7e arrondissement parisien.
Et si jamais vous avez un peu de temps en sortant du restaurant n'hésitez pas à passer à la Cave des Climats qui se trouve à quelques mètres de là au 35 rue de Verneuil d'où vous pourrez repartir avec quelques jolies bouteilles...
Mais pourquoi, vivement l'automne... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 6 septembre 2019

Mon taboulé de quinoa aux carottes et plein de choses ! Avec l'Omnicuiseur Vitalité...

Depuis quelques temps l'Omnicuiseur Vitalité a pris une place dans ma cuisine à côté de quelques autres instruments culinaires. Et je dois avouer que j'ai un peu tâtonné dans les premiers temps, ce qui m'arrive d'ailleurs régulièrement en découvrant une nouvelle machine qui me simplifie la cuisine.
Heureusement pour m'aider dans ces premiers pas, mais aussi pour me donner bien des idées, mon Omnicuiseur est arrivé avec quelques livres dans lesquels j'ai pu trouver mes premières recettes et me permettre maintenant de me sentir beaucoup beaucoup plus à l'aise avec lui. 
Et il y a quelques jours j'ai reçu Recettes de printemps de la collection Les besoins saisonniers du corps, qui va bien sûr me permettre de préparer mes recettes de printemps mais pas seulement, j'ai déjà glané dans l'ouvrage quelques recettes que je peux transposer maintenant, toujours le même principe d'une idée peuvent en naître bien d'autres !
Pour illustrer ce que l'on peut faire en partant d'une des recettes du livre, j'ai mis à ma sauce une recette de taboulé de millet aux carottes & miel que je vous propose maintenant.
Mon taboulé de quinoa aux carottes et plein de choses !
Ingrédients : 200g de quinoa – 2 fois le volume du quinoa en eau – ½ cube de bouillon de légumes –2 oignons nouveaux - 1 belle carotte – 4 ou 5 radis roses – 20g de pistaches – 20g de graines mélangées (tournesol, courge, sésame... ) - 4 tiges de menthe effeuillées - 3 càs d'huile d'olive - 2 càs de jus de citron vert – 1 càs de miel liquide – sel et poivre
Lavez puis égouttez le quinoa. Émincez finement les oignons nouveaux.
Mettez dans le fond de la petite cocotte le quinoa, l'eau, le bouillon cube émietté et les oignons nouveaux, mélangez le tout puis refermez la cocotte. Faites cuire pendant 20 minutes le haut au mini et le bas au maxi.
Pendant la cuisson lavez la carotte et les radis, pelez la carotte si nécessaire, puis râpez le tout avec une râpe à gros trous. Mélangez dans un bol l'huile, le jus de citron et le miel.
Quand les 20 minutes sont passées, ouvrez délicatement la cocotte, ajoutez les carottes et les radis et la sauce, mélangez et refermez et laissez reposer 5 minutes. Le quinoa va alors se gorger de tous les parfums.
Ouvrez la cocotte, versez dans un plat et laissez refroidir. Quand le taboulé est froid ajoutez les pistaches hachées, les graines et la menthe et... dégustez !
Mais pourquoi, et si je rejetais un œil sur l'automne... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 5 septembre 2019

Petite visite chez Chiquette le restaurant du Cinq Codet !

Je l'ai déjà dit par ici et je le pense de plus de plus, il faut aujourd'hui aller voir du côté des restaurants d'hôtel parce qu'il s'y passe des choses aussi réjouissantes que gourmandes. Et ça s'est confirmé lors du déjeuner que j'ai eu la chance de prendre à la table de Chiquette, le restaurant du Cinq Codet, l'hôtel qui lui sert d'écrin. 

Du coup les premiers pas vers Chiquette se passe à travers le grand hall du Cinq Codet et on peut s'attraper là comme une envie de s'y arrêter... une autre fois. Et puis le couloir et la première salle design, contemporaine et chaleureuse, un feu crépite dans une cheminé virtuelle, on se dit que quand viendra l'hiver... On passe devant le bar en découvrant une nouvelle ambiance et vue la chaleur de ce jour-là, c'était fin juillet, on est aspiré par le patio que l'on a déjà découvert à travers les baies vitrées. 
 

L'accueil se fait là, un accueil juste à l'équilibre, c'est quelque chose de difficile à trouver, juste ce qu'il faut d'amical, juste ce qu'il faut de distance... un équilibre parfaitement maîtrisé par le personnel de Chiquette. On suit notre guide en se disant que le temps doit filer sans qu'on s'en rende compte dans ce patio apaisant entre modernité et végétation ombragée.
 
Mais comme on vient aussi pour manger on commence à dévorer la carte concoctée David Maroleau et son équipe, une carte voyageuse qui aime s'arrêter souvent du côté du pays du soleil levant. Une carte courte mais suffisante pour hésiter, une carte qui change toutes les six semaines pour mieux suivre l'air du temps et les saisons.
Et puis les assiettes arrivent... Un avocat cocktail malin où l'avocat finit en cromesquis accompagné des crevettes et d'une espuma de sauce cocktail, une simple et rafraîchissante salade de tomate éclatante croquante et fondante grâce à la burrata qui l'accompagne.
Et puis les plats arrivent, un bœuf black Angus généreusement entouré de pomme Anna et de girolles, une pêche du jour où le nacré du poisson à la cuisson parfaite répondait à celui du riz. 
Et enfin en dessert, mon coup de cœur, un dessert simplement appelé citron niçois une douceur faites de miel et de gingembre, posée sur une nage d’orange à la cardamome et couverte opaline de citron... un dessert que j'ai eu du mal à ne pas recommander à peine terminé ! 
J'avoue qu'après ce repas j'ai eu du mal à repartir ce jour-là mais, comme j'ai lu la carte des brunchs, je sais que je reviendrai sans doute et peut-être même que je ne repartirai pas tout de suite...
Chiquette se trouve 5 rue Louis Codet dans le 7e arrondissement parisien.
Mais pourquoi, et maintenant si je m'installais au coin du feu... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 3 septembre 2019

Arroz a banda et nouvel accord mets et vins !

Je ne bois que très rarement le même vin, tout comme je ne mange vraiment pas souvent le même plat, et ça me va bien de voyager comme ça de plat en plat et de vin en vin. Sauf que des fois j'ai bien envie de revenir et de re-goûter tel ou tel plat qui m'avait fait furieusement frétiller le palais ou de remplir de nouveau mon verre pour les mêmes raisons.
J'avais déjà rencontré un vin bien élevé et surprenant de Stéphane Rocher, son KGB un Cabernet, Grolleau Gris, Blanc... l'explication du fameux nom. Un vin qui m'avait déjà donné envie d'y retourner. Et puis Vinibee a eu la bonne idée de me faire découvrir une de ses autres cuvées, son K.Blanc, toujours une histoire de Cabernet... un vin tout aussi étonnant avec sa jolie couleur coquille d'œuf, son intensité mesurée et son acidité équilibrée. Et maintenant je suis sûr que ce viticulteur-là va revenir dans mes verres, histoire de voyager dans ses différentes cuvées.
En attendant j'ai eu envie d'affronter son K.Blanc et un riz venant du sud du sud, un arroz a banda, et bien m'en a pris tellement ces deux-là ont bien des choses à se répondre.
Arroz a banda
Ingrédients : 300g de petites sèches (vous pouvez les acheter surgelées) - 200g de crevettes - 600g tomates pelées et hachées - 3 gousses d'ail - 400g de riz rond - 1 càc de paprika fumé - 2 pincées de filaments de safran – 2 càs huile d'olive – 80cl d'eau – 2càs de fumet déshydraté - quelques tiges de persil haché - sel et poivre

Versez l'eau et le fumet dés hydraté dans une casserole et portez à ébullition.
Pelez les gousses d'ail.
Versez l'huile dans un plat à paella d'environ 35cm de diamètre sur feu assez doux et mettez-y les gousses d'ail. Faites-les à peine dorer puis retirez-les de l'huile.
Montez un peu le feu et faites revenir les sèches et les crevettes 3 minutes en remuant régulièrement, puis retirez de la poêle et réservez.
Mettez les tomates et faites-les revenir 5 minutes en mélangeant régulièrement.
Ajoutez le riz, les sèches, les crevettes, l'ail doré que vous aurez passé au presse-ail et le safran, salez, poivrez et mélangez le tout pendant 3 minutes.
Ajoutez le bouillon, mélangez une dernière fois délicatement et portez à ébullition à feu assez vif, il ne faut d'ailleurs plus mélanger le riz !
A ce moment-là vous avez deux solutions, mettre au four dans un four préchauffé à 210° (attention pas en chaleur tournante ! En chaleur « traditionnelle ») en posant le plat en bas du four et en le laissant cuire une vingtaine de minutes.
Ou continuer sur le feu, dans ce cas laissez frémir cinq minutes après ébullition puis baissez et prolongez la cuisson 20 minutes, coupez le feu et laissez reposer 3 minutes en couvrant le plat avec du papier aluminium (attention sans le mettre au contact).
En tout cas quand la cuisson est terminée, parsemez avec le persil et dégustez sans attendre.
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. » 
Mais pourquoi, et maintenant Strawberry Fields for ever ? est-ce que je vous raconte ça...

samedi 31 août 2019

One pot pasta à la mexicaine à l'Omnicuiseur...

La rentrée se profile déjà... Le temps d'un été ne dure décidément pas assez longtemps, à peine nous avons profité des fruits et légumes gorgés de soleil que voilà donc la rentrée qui s'amène déjà avec son cortège de retour à nos obligations et à ses jours où nous allons courir courir d'une chose à l'autre, du travail à la cuisine...

Enfin profitons encore de ces derniers jours, peut-être de vacances, pour certains, il sera toujours bien temps de courir...
En tout cas je me suis dit que c'était peut-être le moment de profiter de plats aussi faciles à faire que réjouissants à déguster. Des plats comme le one pot pasta, ce plat de pâtes pour lequel le principe est de tout mettre dans le pot et ne rien faire d'autre ! D'autant plus qu'encore une fois c'est à l'Omnicuisseur Vitalié que j'ai confié cette recette, une recette qui lui va parfaitement lui qui est là pour nous faciliter la vie et les cuissons !
One pot pasta à la mexicaine
Ingrédients : 300g de pâtes du type farfale (temps de cuisson 10 minutes) – 250g de haricots rouges au naturel (poids égoutté) – 140g de maïs au naturel (poids égoutté) – 500g de tomates – 4 tiges d'origan effeuillées – 8 tiges de coriandre fraîche – 1càc de paprika – 1càs d'huile d'olive - 60g de fromage râpé – quelques gouttes de Tabasco – 60cl de bouillon de légumes chaud (en utilisant un cube) - sel et poivre
Lavez, séchez puis coupez les tomates en cubes.
Déposez les pâtes au fond de la cocotte et ensuite dans l’ordre, la moitié de l'origan, les haricots rouges, le maïs, et pour finir les tomates en cubes.
Ajoutez le paprika, l'huile d'olive et quelques gouttes de Tabasco, salez et poivrez légèrement, puis versez le bouillon, couvrez et mettez en cuisson.
Maxi en haut et en bas pendant 15 minutes, inversez la cocotte, puis mini en haut et en bas pendant 10 minutes.
Après ouvrez la cocotte et remuez bien l’ensemble. Refermez la cocotte et attendez 3 min avant de déguster.
Servez dans les assiettes et terminez en parsemant le fromage râpé, l'origan restant et la coriandre grossièrement hachée.
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Mais pourquoi, je n'aurais pas quelques coquelets en cuisson moi... est-ce que je vous raconte ça...