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lundi 2 mars 2026

Mon p'tit brunch dans une poêle ! Poêlée de tomates et poivrons aux œufs et à l'avocat...

De plus en plus je me rends compte que je manque de courage comme je le faisais avant pour me lancer dans des repas avec des plats, des plats et encore des plats... Je me souviens que pendant un temps ça ne me faisait pas peur de me lancer dans douze ou quinze préparations différentes quand j'avais une tripotée d'amis qui venaient poser leurs fesses à la maison. L'aventure de ses repas-là commençait souvent la veille et je passais plus de temps en cuisine, souvent même tout mon temps, plutôt qu'à profiter des amis.
Et donc avec le temps j'ai un peu inversé le principe, moins de cuisine et plus d'amis ! Je prends toujours autant de plaisir à cuisiner pour eux mais j'ai aussi envie de m’asseoir autour de la table et de profiter du temps qui passe. Et pour ça, y'a pas de secret tu oublies les petits plats pour passer à leur version XXL ! Et je me rends compte que toute ma cuisine a suivi le mouvement !
Tiens, c'est pareil pour les petits brunchs du dimanche, oubliées les p'tites choses et place aux poêlées généreuses qui des fois font même oublier qu'il faut des assiettes et qui nous font tous partir à l'attaque de notre pitance à même la poêle ! Il faut dire que le week-end, je ne suis pas toujours vaillant et quand ça arrive sur la table les ventres de mes affamées crient parfois déjà famine depuis un moment !
Et ce dimanche dernier comme j'avais envie de tester une nouvelle venue parmi les ustensiles que Kitchen Aid a bien voulu me confier, une poêle généreuse aux formes agréables, aux yeux et à la main, au fond épais et accueillant et qui surtout surtout ne colle jamais comme disait l'autre... Je me suis donc dit qu'avec celle-là et sa taille généreuse j'aurais de quoi nourrir largement ma bande. Et c'est comme ça que je me suis lancé dans une poêlée aux tomates et poivrons que j'ai accompagné d’œufs et d'avocat... Enfin je croyais me lancer dans une poêlée mais ce dimanche il en a fallu deux pour calmer leur faim... Aussitôt servie, aussitôt dévorée ! Mais ça, j'ai toujours trouvé que c'était bon signe...
Poêlée de tomates et poivrons aux œufs et à l'avocat...
Ingrédients : 2 boîtes de tomates concassées de 450g – 6 poivrons rouges ronds (comme ceux sur la photo, sinon utilisez trois poivrons « normaux ») - 4 cives ou 4 oignons nouveaux – 1càc de sucre en poudre - 2 petits avocats mûrs à point – 4 œufs (si vous êtes quatre ou deux très gourmands) – 1càs d'huile d'olive – 4 tiges de coriandre – 1 vingtaine de petites feuille de menthe – 1càc de pimenton (du paprika fumé donc, et s'il n'est pas fumé, du paprika, c'est bien aussi) – ½ càc de zeste de citron vert (ou jaune) – 1càc de jus de citron vert - sel et poivre
Hachez les cives ou les oignons nouveaux en séparant le vert et le blanc. Coupez les poivrons en quartiers si vous avez des petits ou en lanière pour les autres. Hachez grossièrement la coriandre.
Versez l'huile dans la poêle et ajoutez les cives et le poivron, remuez et faites cuire à feu moyen pendant une petite dizaine de minutes en remuant régulièrement. Baissez le feu si ça commence à colorer un peu trop fort.
Ajoutez la tomates concassées, le sucre en poudre, la moitié de la coriandre, le pimenton, du sel et du poivre et remuez bien le tout. Prolongez la cuisson une dizaine de minutes de plus, jusqu'à ce que le poivron soit à votre goût, encore un peu croquant comme j'aime ou un peu plus compoté, là c'est à vous de voir et d'ajouter ou pas un peu de temps.
Faites dans votre poêle 4 jolis nids avec le dos d'une cuillère et déposez un œuf dans chaque nid et là attention il ne faut plus quitter la poêle des yeux et faire cuire à couvert deux ou trois minutes, en vérifiant en fin de cuisson qu'il ne faut pas un peu plus.
Pendant la cuisson des œufs, coupez les avocats en tranches puis enlevez la peau, c'est plus facile dans ce sens, si vous pelez puis coupez vous risquez d'avoir de la purée d'avocat... en tout cas arrosez vos tranches de jus de citron.
Là il n'y a plus qu'à servir après avoir déposé les tranches d'avocat et parsemé le vert des cives, le zeste de citron, les feuilles de menthe et la coriandre restante, enfin vous pouvez aussi ajouter une pincée de pimenton à vous de voir ! Et surtout on déguste sans attendre !
Mais pourquoi, et un repas entier dans une poêle... bon le dessert ça va être compliqué ! est-ce que je vous raconte ça...

samedi 2 mai 2020

Ma tortitatin parce que décidément j'aime les noms de recette et les titres à la...

De temps en temps j'ai des velléités à rendre ma cuisine virtuelle un peu plus attractive histoire, par exemple, que nos amis moteurs de recherche la trouve plus facilement... ce qui ne me tracasse pas forcément quand je me rase le matin comme disait l'autre, mais bon des fois on se dit qu'un peu de nouveauté... Et comme j'ai deux ou trois camarades de jeux qui veulent bien m'aider... essayer de m'aider, il m'arrive de leur demander ce qu'ils en pensent... c'est d'ailleurs plus elles qu'il faudrait dire.
Et dans la longue longue liste de choses que je pourrais faire, et quand je dis longue, elle ressemblerait presque à la longue file des pingouins matinaux qui viennent retirer leur casse-croûte -sardines avant d'aller pointer à l'usine de glaçons… Dans cette longue liste il y a donc toujours un moment où l’œil de mes complices devient plus noir et où elle finissent par me lâcher... quand est-ce que tu arrêtes tes noms de recette et titres à la... ! Quand ??!!
Là, je baisse les yeux en me tordant les doigts et je réponds alors j'voudrais bien mais... vous connaissez la suite. Et de me justifier d'un tu sais c'est comme si tu enlevais leur queue de pie aux pingouins, tu les imagines tout blancs valsant sur la glace... et ben mon blog sans ça, j'ai l'impression que ça s'rait pareil ! Ce haut moment philosophique qui n'a finalement ni trop de tête ni de queue a au moins l'intérêt d'emmener mes interlocutrices loin loin de la discussion de départ et comme c'était peut-être sa seule finalité... Je peux faire glisser la conversation vers d'autres horizons !
Et c'est comme ça qu'un jour j'ai préparé un tortitatin que je vous propose de nouveau aujourd'hui !
Ma tortitatin
Ingrédients : 500g de petites pommes de terre primeur – 8 œufs - 2càs d'huile d'olive -1 petit bouquet de persil haché – 4 oignons nouveaux émincés – quelques pincées de piment d'Espelette – sel et poivre – quelques pousses d'oseille rouge
Mettez dans un saladier les œufs, les 2/3 du persil et des oignons et fouettez le tout rapidement. Ajoutez le piment, salez et poivrez et mélangez de nouveau.
Faites ensuite cuire les pommes de terre juste lavées pendant une douzaine de minutes dans une casserole d'eau salée. Retirez de la casserole, égouttez et laissez tiédir puis coupez-les en deux.
Versez l'huile dans une grande sauteuse anti-adhésive d'environ 28cm de diamètre (attention elle doit pouvoir passer au four!) et faites-la chauffer à feu assez vif. Déposez les pommes de terre côté coupé vers le fond de manière à couvrir tout le fond de la sauteuse. Faites dorer environ 5 minutes en surveillant, il faut qu'elles soient joliment dorées. Retirez du feu.
Versez à ce moment-là le saladier contenant les œufs dans la sauteuse et enfournez dans un four préchauffé à 180°, 12 à 15 minutes, le temps que l'omelette soit bien prise.
Vérifiez que l'omelette ne colle pas et retournez-la sur une assiette. Si elle colle légèrement n'hésitez pas à la couper en quatre et à sortir les parts avec une large spatule.
Servez alors sur une assiette et terminez en parsemant le persil, les oignons restants et les pousses d'oseille rouge.
Vous pouvez bien sûr l'accompagner d'une jolie salade de pousses et d'herbes.
Mais pourquoi, et la fin non plus je la changerai pas... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 26 janvier 2020

Curry aux p'tits pois et au paneer parce que les filles vont bientôt revenir... mais aussi pour moi !

Généralement avant quand une de mes filles avait faim et qu'elle était à la maison, habituée à ma gestion du frigo, entre ça se mange ou pas ou peut-être un jour prochain, elle me demandait prudemment t'as quoi à manger mon papa ? Et moi de lui citer alors tous les p'tits plats que je vois en ouvrant l'frigo... p'tit poulet en curry, paella aux escargots, nouilles sautées aux boulettes de veau... Je vois bien qu'en égrenant ma liste, elle tapote d'un doigt un peu énervé sur le côté de la porte, un peu comme si quelque chose n'allait pas... mais comme j'vois pas trop alors je continue à égrener...
Y'a aussi un peu d'choucoutre avec du lard et des saucisses et peut-être que dans le fond y reste un p'tit bout de pâté en croûte... et voilà que je conclus tout guilleret de voir que ça manque pas de bon manger pour elle dans mon frigo !
Curieusement le tapotage de doigts s'est accéléré et intensifié pendant que je finissais... et là elle me demande et donc je mange quoi ? Je plisse de l’œil et je m'interroge... et avant que j'ai eu le temps de lui demander le pourquoi et le comment, elle m'interroge encore, tu te souviens ce que je suis mon papa ? Je tente alors un tu es ma fille sans trop de conviction sentant bien que ce n'est pas la réponse attendue... Et là, elle dit juste végétarienne je suis papa ! Je suis végétarienne ! Un peu interloqué parce que je le sais bien, je tente un et ? Et je mange pas de viande papa ! Ha ! que je dis alors, végétarienne sans viande, forcément forcément...
Ça se passait donc souvent comme ça. Sauf qu'à force, c'est rentré, et comme je me suis pris au jeu grâce à elles j'explore avec plaisir de nouveaux ingrédients et de nouvelles manières de faire. Et je dois dire que certaines fois ce n'est pas pour elle que je cuisine ces plats-là, mais d'abord pour moi ! Comme ça a été le cas avec ce curry que j'ai cuisiné parce qu'un bloc de paneer traînait dans mon frigo.
Curry aux p'tits pois et au paneer
Ingrédients : 200g de paneer – 1 oignon – 2 gousses d'ail – 6g de gingembre frais – 1 piment vert doux (après vous pouvez en utiliser un fort à vous de voir!) - 1càc de graines de cumin – 1càc de garam massala – ½ càc de curcuma – ½ càc de paprika - 150g de petits pois frais (ou surgelés) – 20g de beurre – 2càs de crème liquide entière – 200g de tomates concassées au naturel – 2cives – 4tiges de coriandre – sel et poivre
Coupez le paneer en petits cubes.
Pelez l'oignon et l'ail et mixez-les avec le gingembre, insistez bien il faut que ça soit réduit presque sous forme de pâte.
Coupez le piment en deux dans la longueur puis émincez en fines tranches.
Faites chauffer le beurre dans une sauteuse et faites griller rapidement le paneer, puis retirez de la sauteuse et réservez.
Mettez le cumin dans la sauteuse et faites-le dorer. Ajoutez le contenu du mixer et le piment et faites revenir à feu doux en remuant régulièrement jusqu'à ce que ça commence à colorer.
Ajoutez les épices, salez, poivrez et mélangez bien et poursuivez pendant une minute.
Ajoutez la tomate, mélangez et laissez encore trois minutes en remuant bien.
Ajoutez la crème liquide, mélangez et continuez encore trois minutes.
Versez 20cl d'eau et les petits pois, remuez bien et faites cuire environ 3 minutes.
Ajoutez les cubes de paneer et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que les petits pois soient cuits, deux ou trois minutes environ.
Au moment de servir parsemez sur les assiettes les cives et la coriandre hachées.
Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec le deuxième bloc de paneer... est-ce que vous raconte ça...

mardi 26 novembre 2019

La grande bleue le livre de Yoni Saada au nom du sud ! Et la ojja de son grand-père à ma manière...

La première fois que j'ai rencontré Yoni Saada, il devait animer un atelier matinal et moi le suivre … Et ce matin-là nous sommes arrivés tout les deux avec la tête bien coincée dans un endroit incongru... Des fois les soirées trop longues ont ces drôles d'effets matinaux surtout quand on est plus taillé pour la nuit que pour les réveils tôt matin. Mais ça ne l'a pas empêché de nous faire passer un très bon moment avec assez de bonne humeur et de cuisine dans les mains pour que même un peu fatigué tout se passe de manière gourmande.
Depuis je le croise de temps en temps, souvent virtuellement et d'autres fois du côté de ses tables où il nous réjouit l'appétit et l'humeur et j'attendais de tenir son livre, La grande bleue paru aux éditions Solar avec impatience...
Il faut dire que je partage avec lui un goût assez immodéré pour cette cuisine qui me fait frémir d'envie, cette cuisine vivante et réjouissante que l'on retrouve autour de la Méditerranée et qui donne le titre à son livre, La Grande Bleue !
 En plus je lui dois un peu plus que ce goût commun, celle d'avoir remis au goût du jour ce pan bagnat que j'allais il y a fort fort longtemps déguster les week-ends, tardivement dans un boui-boui tunisien, beaucoup pour ce généreux casse-croûte, un peu pour la fille du patron... Les choses étaient donc bien parties avant que j'ouvre le livre et se sont confirmées au fil des pages.
Je l'ai toujours dit, j'ai l'imagination qui n'a pas besoin de grand chose pour se mettre à me faire partir quelques fois très loin, et là j'ai trouvé un sacré moteur pour mettre en route cette imagination. Il faut dire que ce livre-là est un voyage odorant et gourmand en direction du sud !
Une focaccia et me voilà du côté de l'Italie, un Bombolini et je traverse d'un coup la mer pour me poser en Tunisie, un bœuf confit à la sangria et je suis dans le sud du sud de mes origines, des couteaux à la plancha et son pesto de roquette et des éperlans frits et je suis les pieds dans l'eau de La Grande Bleue... et ça continue comme ça tout au long des pages de Jérusalem à la Grèce, de la Sicile à la Turquie...
Si comme moi vous aimez cette cuisine et les voyages, vous savez maintenant que ce livre pourrait entrer dans votre cuisine et sans doute ne plus en ressortir ! Et pour illustrer son livre j'ai eu envie d'une de ses recettes, cette ojja qu'il doit à son grand-père et que j'ai à peine remis à ma sauce...
La ojja de son grand-père à ma manière...
Ingrédients : 4 belles merguez – 300g de petites pommes de terre du type rattes – 2 oignons nouveaux – 1 dizaine de tomates cerises – 10cl de coulis de tomate – ¼ de citron confit – 1 vingtaine de petites olives noires à l'huile d'olive – 1 botte de coriandre – ½ càc de pimenton – 1 càs d'huile d'olive – des œufs, au moins un par personne - sel et poivre
Faites cuire les pommes de terre puis coupez-les en deux, je n'ai pas pelé les patates mais c'est à votre goût.
Émincez finement l'oignon.
Versez l'huile dans une poêle et faites-y dorer les merguez de tous les côtés, retirez-les de la poêle et videz le gras si nécessaire. Coupez les merguez en morceaux.
Mettez les oignons et les pommes de terre dans la poêle et faites colorer le tout. Ajoutez les tomates faites revenir un peu, ajoutez le coulis et le pimenton, vous pouvez ajouter un peu d'eau et faites revenir le tout. Ajoutez les merguez et réchauffez-les en les mélangeant bien.
Faites des petites places pour les œufs et déposez-les. Couvrez le temps de cuire les œufs, attention pas trop.
Posez la poêle sur la table et terminez en parsemant la coriandre hachée, les olives et le zeste du citron confit taillé finement.
Mais pourquoi, bon et maintenant je pars pour où... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 4 janvier 2017

Et si finalement c'était plutôt l'année des röstis ? Rösti à l'oignon rouge avec un œuf poché et des radis sur la tête...

Décidément quand je partage ma cuisine avec ma fille, eh ben elle se transforme à grand coups de végétal ! Et une fois de plus comme je lui ai cédé la place, enfin bon c'est un prêt, ma cuisine reste ma cuisine,  et surtout le droit de choisir notre plat du jour, c'est sans surprise que nous avons tourné la tête du côté des recettes végétariennes !
C'est qu'elle est vigilante en plus, et quand j'essaie de glisser un p'tit quelque chose qui ne pousserait pas dans la terre et qui aurait plutôt des plumes ou des poils, elle me regarde avec des gros yeux et lance un m'enfin papa ! qui ne me laisse pas d'espoir.
Et donc aujourd'hui elle est arrivée avec un numéro de Slowly Veggie ! Un magazine avec lequel elle dort pratiquement en le tenant serré sur son cœur, elle l'a ouvert à une page, elle a pointé le doigt sur une page et m'a annoncé sans hésitation, on cuisine ça ! Et ce 'ça' tombait bien puisque en ce moment je suis assez furieusement rösti... Une recette que nous avons à peine changée pour la mettre à notre goût.
Röstis oignon rouge avec un œuf poché sur la tête...
Ingrédients : 600g de pommes de terre (j'ai utilisé des pommes de terre à purée) – 5 œufs – 1oignon rouge coupé en tranches fines – 4 branches de basilic effeuillées – 4 branches d'origan effeuillées – 30g de beurre – 1càs d'huile de tournesol (ou d'une autre huile neutre) – 2càs de vinaigre de cidre – 1 poignée de radis coupés en deux - et poivre 
Pelez, lavez puis plongez vos pommes de terre dans une casserole d'eau froide légèrement salée. Légèrement parce qu'elle me fait aussi la guerre au sel... portez à ébullition et laissez cuire pendant 15 minutes. Laissez-les ensuite complètement refroidir puis râpez-les avec une râpe à gros trous.
Mettez le râpé de pommes de terre dans un saladier, ajoutez l'oignon, 1 œuf et les herbes, salez, poivrez et mélangez le tout.
Faites chauffer dans une poêle la moitié du beurre et la moitié de l'huile et déposez-y le contenu du saladier. Tassez bien à l'aide d'une spatule et laissez cuire à feu assez doux pendant une douzaine de minutes. Vérifiez la cuisson, ça doit être joliment doré, si c'est le cas faites glisser sur une assiette puis retournez dans la poêle. C'est un peu sportif mais avec un peu d'attention et des torchons pour ne pas se brûler, on y arrive !
Versez l'huile restante sur le pourtour de la poêle pour qu'elle se glisse sous le rösti et faites de même avec le beurre coupé en tout petits morceaux. Laissez sur le feu toujours assez doux pendant une dizaine de minutes. Vérifiez de nouveau la cuisson et si c'est joliment doré, retirez du feu.
Préparez alors les œufs pochés, en faisant chauffer une casserole d'eau où vous aurez versé le vinaigre. Quand l'eau commence à frémir, attention pas de gros bouillonnements, cassez l’œuf dans un petit bol, puis avec une cuillère faites tourbillonner l'eau de la casserole. Ça, c'est simple on met la cuillère et on tourne ! Faites alors glisser l’œuf dans la casserole et laissez-le cuire pendant 2 ou 3 minutes. Retirez-le de la casserole avec une écumoire et recommencez avec les autres. Personnellement je passe un peu d'huile avec un papier absorbant sur mon écumoire ça permet de faire glisser l’œuf sans qu'il reste collé dessus.
Une fois que les œufs sont prêts vous pouvez servir ! Glissez le rösti sur une assiette, déposez dessus les œufs et les radis, un peu de sel et de poivre si nécessaire et dégustez ! Vous pouvez bien sûr découper des parts mais à quatre dans le plat...
http://doriannn.blogspot.fr/2016/12/les-jours-dapres-on-retrouve-une.html
Si vos voulez aussi la recette du paillasson de pommes de terre aux légumes multicolores, cliquez sur la photo.

Mais pourquoi, bon et au fait un potager on en fait quoi en hiver... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 3 juillet 2016

Et si les bowls j'y fous tout arrangeaient bien la cuisine quotidienne ? Guaca'bowl et tutti quanti !

Les modes dans la bouffe comme pour le reste passent ou ne passent pas, nous surprennent certaines fois et d'autres... Depuis quelques temps la mode des bols complets que ce soit pour le petit déjeuner, pour un dej' sur le pouce ou pour un dîner à deux dans les yeux s'est largement développée et presque installée.
Et je dois dire que cette mode-là m'arrange bien, moi le cuisinier du quotidien, à l'heure de préparer mes assiettes pour mes affamés ! Parce que là, pas question de plats multiples où chaque élément vient se poser dans son assiette et donc d'une multitude d'assiettes... Là, il est juste question de trouver de jolies associations, des ingrédients qui se complètent autant de manière nutritionnelle qu'esthétique et l'affaire est dans le bol !
Du coup voilà une petite idée pour un brunch tardif ou un p'tit dîner léger léger et surtout totalement végétarien puisque encore une fois une de mes merveilles veillait quand je l'ai préparé...
Guaca'bowl et tutti quanti !

Ingrédients :

Pour le guacamole : 2 avocats mûrs à point - ½ oignon nouveau – 1 petite poignée de tomates cerise pas trop mûres (sinon une petite tomate) –1 petit bouquet de coriandre - ½ càc de piment haché (facultatif) – le jus d'un citron vert – du sel

Pour le tutti quanti : 1 petit bol de maïs cuit – 3 ou 4 càs d'edamames cuits écossés - 1 oignon nouveau émincé finement - 1 petite poignée de germes mélangés (j'ai utilisé radis roses, alfalfa, roquette et trèfle) – 1 ou 2 tiges de coriandre effeuillées - 1càs d'huile d'olive – 1càs de citron vert – sel et poivre

Commencez en réalisant le guacamole.

Hachez bien finement l'oignon, la coriandre et le piment.

Pelez et écrasez à la fourchette la chair des avocats, n'insistez pas trop.

Mélangez l'avocat avec l'oignon, la coriandre, le piment et le jus de citron et versez dans un bol.

Préparez ensuite le tutti quanti. Mélangez dans un petit saladier, le maïs, les edamames, l'oignon nouveau, les germes et la coriandre. Arrosez le tout avec l'huile d'olive et le citron vert, salez, poivrez et mélangez.

Déposez d'abord le guacamole dans un bol ou une belle assiette bien creuse puis couvrez-le avec le tutti quanti... vous n'avez plus qu'à déguster, à deux dans les yeux c'est pas mal !
Guaca’bowl and tutti quanti
Ingredients:
For the guacamole: 2 ripe avocados - 1/2 spring onion - 1small handful cherry tomatoes, not too ripe (or a small tomato) - 1 small bunch coriander - 1/2 tsp chopped chilli (optional) - juice of a lime - salt
For the “tutti quanti” bit: 1 cup cooked corn - 3 or 4 Tbsp cooked and shelled edamame - 1 spring onion, finely sliced - 1 small handful sprouts (I used radish, alfalfa, rocket and clover) - 1 or 2 sprigs coriander, leaves picked - 1 Tbsp olive oil - 1 Tbsp lime juice - salt & pepper
Start with the guacamole.
Very finely chop the onion, coriander and chilli.
Peel and mash the avocado with a fork. Don’t overwork it, though.
Mix the avocado with the onion, coriander, chilli and lime juice. Put aside in a bowl.
Then, make the tutti quanti thingy. In a bowl, mix the corn, edamame, spring onions, sprouts and coriander. Add the olive oil, lime juice, salt and pepper and mix.
Serve the guacamole in a pretty bowl or a nice and deep soup plate and top with the tutti quanti… enjoy, just one-on-one, it’s nice!
Mais pourquoi, et si je passais aux bowls du p'tit dej' maintenant ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 13 décembre 2015

Et si on préparait une blanquette vite vite ? Blanquette et Morteau en 30 minutes chrono !

En ce moment le temps me manque pour tout et forcément pour cuisiner. Du coup à chaque fois que je pense à un plat je me demande si je ne peux pas réduire les temps, ceux de préparation comme de cuisson, tous les temps sauf bien sûr celui de la dégustation et du plaisir !
C'est avec cette idée qui n'arrête pas de me tourner dans la tête que je me suis retrouvé il y a quelques temps à un p'tit atelier organisé du côté de l'atelier 750g avec pour mission de cuisiner en bande, boudin blanc et saucisses de Morteau et de Montbelliard sans autre forme de procès que d'y prendre du plaisir.
Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai la spontanitée du bulot face à la marée et que si on me met plein de choses qui se mangent devant les yeux généralement après m'être gratté longuement la tête et bien... je commence à la recherche d'une idée bondissant soudainement de mon cuir chevelu !
Heureusement ce soir-là je cuisinais avec Thierry et Aude qui, eux, ne manquaient pas d'idées et c'est Thierry qui a eu pitié de mes derniers cheveux en me soufflant... et si tu faisais une blanquette à la Morteau ? Il n'en fallait pas plus pour me mettre en cuisine !
Blanquette et Morteau en 30 minutes chrono
Ingrédients : 1 saucisse de Morteau – 1 bouquet garni - 2 carottes – 2 panais – 4 ou 5 cerfeuils tubéreux – 2 navets (j'ai utilisé des navets boule d'or) -1 poireau - 1 oignon - 2 cives ou 1 oignon nouveau –
Pour la sauce: 25g de beurre - 25g de farine - 25cl de crème fraîche épaisse - 2 jaunes d'œufs - le jus d'1/2 citron -sel et poivre
Mettez dans une casserole d'eau frémissante la saucisse de Morteau et le bouquet garni, salez très légèrement et poivrez généreusement, portez à ébullition et laissez frémir pendant 10minutes.
Pendant ce temps épluchez les légumes et coupez la carotte, le panais et les cerfeuils tubéreux en tronçons, les navets en quatre et le poireau en deux. Quand les dix minutes sont passées ajoutez-les dans la casserole. Poursuivez la cuisson pendant 20minutes.
Pendant ce temps, mélangez dans un bol la crème et les jaunes d'œufs. Faites fondre le beurre dans une autre grande casserole à feu moyen. Quand il commence à frémir ajoutez la farine et remuez bien. Prélevez 3 ou 4 louches de bouillon de cuisson, et ajoutez-les, louche par louche au le beurre et la farine et mélangez jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse.
Ajoutez alors le mélange crémeux aux œufs et fouettez le tout.
Quand les trente minutes de cuisson sont terminées, égouttez la saucisse  et les légumes. Mettez les légumes dans la sauce crémeuse. Coupez la Morteau en quatre dans la longueur puis en jolis morceaux et ajoutez-la aussi dans la sauce crémeuse. Mélangez le tout délicatement.
S'il vous reste 5 minutes de patience couvrez et laissez le tout infuser avant de déguster... après avoir parsemé sur la blanquette les cives hachées.
Pendant cette soirée réjouissante Thierry a cuisiné un boudin blanc flambé comme une banane pendant qu'Aude, elle, s'attaquait à un mille-feuille à la Montbelliard, deux recettes que je ne saurais trop vous conseiller d'aller découvrir chez mes deux complices d'un soir !
Et si vous voulez en savoir plus sur les charcuteries et sur les manières de les cuisiner, n'hésitez pas non plus à passer par là : InfoCharcuteries
Article sponsorisé

Mais pourquoi, bon et maintenant un cassoulet en dix minutes... et un ouvre-boîte ! est-ce que je vous raconte ça...

mardi 26 mai 2015

Julie Andrieu et moi deuxième rencontre… virtuelle… Tagliatelles de carottes et de blé, citron et Grillis doré au menu…

La première fois que j'ai rencontré Julie Andrieu c'était il y fort fort longtemps comme disait l'autre, c'était il y a presque dix ans autour des micros de Droit dans le buffet, l'émission qu'elle animait alors sur 'Rope 1.
Mon blog avait alors quelques mois à peine et je dois dire que d'entendre un de mes p'tits textes lu par Julie Andrieu à cette occasion, ça m'avait quand même fait quelque chose Droit dans le buffet… ça avait bien sûr passé bien vite cette émission-là, mais je me souviens encore de son accueil attentif et amical et des quelques mots que j'avais échangé avec son autre invité du jour… Marc Lévy.
Depuis je recroise Julie régulièrement, enfin, elle est dans le poste et moi devant, ça reste donc très très virtuel ! Et puis il y a quelques temps Christophe et Mia deux provocateurs d'idées que j'aime bien bien et les équipes de Salakis m'ont proposé d'illustrer une recette de la fine cuisinière d'une de mes photos… Inutile de dire que je n'ai pas vraiment réfléchi…
Tagliatelles de carottes et de blé, citron et Grillis doré
Ingrédients : 300 g de tagliatelles - 2 carottes - 1 petite gousse d’ail (ou 2 gousses d’ail frais) - 1 brin de romarin - 150 g de tomates cerises - 5 c.à.s. d’huile d’olive - 1 c.à.s. de vinaigre balsamique - 1 citron non traité - 1 tranche de Grillis (180g) - sel et poivre 
Sortez Grillis du réfrigérateur.

Portez à ébullition une grande casserole d’eau salée.
Pelez, lavez les carottes et taillez des tagliatelles en les longeant avec un économe.
Faites-les cuire 1 minute dans l’eau bouillante.
Égouttez-les (garder l’eau pour la cuisson des pâtes) et passez les carottes sous l’eau froide.
Pelez et émincez finement l’ail. Lavez le citron et prélevez le zeste à l’économe. Émincez-le finement ainsi que le romarin.
Dans une poêle, versez 3 c.à.s. d’huile et faites fondre à feu doux l’ail avec le zeste de citron et le romarin. Ajoutez les carottes dans la poêle, arrosez-les d’une cuillère à soupe de jus de citron, remuez et retirez du feu.
Chauffez une autre poêle à feu vif, jetez-y les tomates, arrosez d’un trait d’huile d‘olive et de vinaigre balsamique, salez et laissez saisir 3 minutes en remuant souvent. Réservez.
Plongez alors les pâtes dans l’eau bouillante.

Coupez Grillis en tranches de 1 cm d’épaisseur maximum.

Nettoyez la poêle avec un essuie tout et déposez les tranches de Grillis. Faites-les dorer 2-3 minutes sur chaque face à feu assez vif.
Egouttez les pâtes al dente et reversez-les dans la poêle des carottes, ajoutez 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, remuez quelques instants, ajoutez un peu d’eau de cuisson pour qu’elles ne collent pas, poivrez généreusement et salez légèrement. Ajoutez les tomates.
Servez Grillis bien chaud sur un lit de tagliatelles. Arrosez d’un filet de jus de citron et d’huile d’olive avant de servir. Vous pouvez également ajouter quelques brins de thym frais.
Recette de Julie Andrieu.

Mais pourquoi, et si je refaisais le chocolat tout simple de Marc Lévy d'ailleurs… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 23 novembre 2014

Et si le poulet du dimanche était remplacé par les One Pan Pasta ? OPP de Spiraline entomaté à la mortadelle et aux épinards !

A la maison, le poulet du dimanche ne s'est installé que partiellement, les miens n'ayant ni le même passé, ni la même passion pour la bestiole rôtie. C'est peut-être aussi parce que du temps d'avant, le poulet rôti était un festin pour nous, alors que maintenant chez moi, c'est juste un poulet rôti…
Il faut dire aussi que le poulet rôti pour moi ça ne se prépare pas dans le four familial, ça s'achète sur le marché, encore un souvenir du temps d'avant, et on revient avec encore tout chaud dans son sac en papier bien serré contre soi. Et que chez nous le marché et le stand de Serge, notre monsieur poulet à nous, et ben c'est le samedi qu'il s'installe, pas l'dimanche !
La bouffe est souvent pour moi histoire de rituels, le poulet au marché, le retour à la maison avec la bestiole bien chaude, le plat sur lequel on le vide et sur lequel on ajoute ensuite le jus, les petits morceaux chapardés avant qu'il arrive à table… c'est souvent une histoire de rituels qui ne changent pas…
Alors c'est vrai que ce poulet arrivé le samedi et souvent à moitié dépouillé quand il revenait sur la table pour la repasse du dimanche et ben ce n'était plus la même chose ! plus du tout même…
Alors je me suis dit qu'un autre plat pourrait peut-être le remplacer mais là ça devient difficile c'est que la barre est haute ! Et c'est en cherchant un plat autour duquel tout le monde pourrait s'attabler que les One Pan Pasta me sont revenus en tête, ces drôles de plats de pâtes ou presque tout cuit en même temps, et qu'ils pourraient bien…
OPP entomaté à la mortadelle et aux épinards
Ingrédients : 250g de Spiralines Lustucru (ou d'autres pâtes qui attrapent aussi bien la sauce, celles-là sont de vrais pièges) – 1 belle tranche de mortadelle d'environ 1cm d'épaisseur – 1 boîte de tomate concassée – 1 bel oignon – 1 gousse d'ail - 2 belles poignées d'épinard (plutôt des petites feuilles ou des pousses) –1 ou 2 tiges de basilic – 1 petit crottin de chèvre bien sec - 60cl de bouillon de légumes – 1càc de sucre en poudre - huile d'olive - sel et poivre
Hachez assez finement l'oignon et l'ail, coupez en cubes la tranche de mortadelle. Lavez et séchez consciencieusement les épinards.
Versez un joli filet d'huile dans une cocotte et faites-y revenir l'oignon et l'ail jusqu'à ce qu'ils  deviennent transparents. Ajoutez la mortadelle et poursuivez la cuisson jusqu'à ce qu'elle commence à colorer.
Ajoutez alors les pâtes et la tomate, remuez bien, salez et poivrez, ajoutez le sucre en poudre, remuez encore. Ajoutez le bouillon et faites cuire les pâtes jusqu'à ce qu'elles soient presque à point, cuites très al dente.
Toujours sur le feu ajoutez les épinards, mélangez bien, retirez du feu, couvrez et laissez comme ça pendant 3 minutes. Le plat est alors presque prêt.
Vous n'avez plus qu'à vider les pâtes dans le plat de service et à parsemer par dessus les feuilles de basilic et des copeaux de fromages de chèvre.
One Pan Pasta with Mortadella, spinach and tomato sauce
Ingredients: 250g pasta that trap loads of sauce - 1 thick slice of Mortadella (about 1cm) - 1 tin chopped tomatoes - 1 large onion - 1 clove garlic - 2 generous handfuls spinach (small leaves or even sprouts) - 1 or 2 sprigs basil - 1 small and dry Crottin goat cheese - 60cl vegetable stock - 1 tsp caster sugar - olive oil - salt & pepper
Finely chop the onion and garlic and cut the Mortadella slice into cubes. Wash and thoroughly dry the spinach.
Pour a good lug of olive oil in a heavy bottom pot and fry the onion and garlic until translucent. Add the Mortadella and keep cooking until it starts to brown. Add the pasta and tomatoes. Give a good stir and season with salt and pepper. Add the sugar and stir again. Add the stock and cook the pasta until slightly undercooked (or VERY al dente).
Add the spinach. Give a good stir and turn off the heat. Cover and let rest for 3 minutes. The dish is almost done.
Place in a serving dish and sprinkle basil and cheese shavings on top.


Mais pourquoi, bon les pâtes le dimanche et le poulet le samedi ça me parait pas mal… est-ce que je vous raconte ça…