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lundi 18 novembre 2019

Crème de chou-fleur au frais de brebis et Saint-Jacques... histoire de prendre un peu d'avance !

Quand je cuisine, contrairement à la tortue qui va bon pas à son rythme pour arriver à l'heure dite, je suis plutôt un lièvre qui court, court... mais au lieu de m'arrêter je continue à courir jusqu'à la ligne d'arrivée que je franchis souvent très très en avance sur l'heure dite... Ce qui veut dire que je cuisine souvent des repas de Noël quand vous rentrez à peine des vacances d'été, qu'à Noël j'ai déjà digéré la Saint Valentin et qu'à Pâques je commence à penser les recettes qui seront dégustées sur les terrasses de l'été...
Forcément en cuisinant comme ça, il m'arrive de devoir aller vérifier sur le calendrier si je suis bien en novembre et pas en janvier ou février, mais ça a quand même quelques avantages... Quand certains commencent à peine à réfléchir aux recettes de certaines occasions et qu'ils se tournent vers moi pour me demander si je n'aurais pas une petite idée, je n'ai pas trop à me creuser la tête, j'ai déjà préparé et goûté tout ce qui pourrait remplir leurs assiettes ! Et quand un peu étonné que je réfléchisse à peine, ils me demandent alors si je sûr qu'il faut faire de telle ou telle manière... un peu amusé je peux leur répondre, t'inquiète je l'ai déjà faite !
Et aujourd'hui et les prochains jours je vous propose de prendre, vous aussi, quelque temps d'avance en découvrant les recettes que j'ai préparées avec Lou Pérac pour cette fin d'année, des recettes que vous pourrez garder pour le mois prochain ou alors déguster sans attendre ! Le plaisir, ça n'attend pas forcément...
Crème de chou-fleur au frais de brebis Lou Pérac et Saint-Jacques
Ingrédients : 1 frais de brebis Lou Pérac – 1 petit chou-fleur – 20cl de lait – 16 coquilles Saint-Jacques - 20g de beurre – 2 feuilles de laurier – 2 branches de persil – sel et poivre
Coupez le chou-fleur en bouquets puis mettez-les dans une grande casserole.
Couvrez d'eau à hauteur, ajoutez le lait et le laurier, salez et poivrez.
Portez à ébullition à feu vif, baissez le feu et faites cuire à petits frémissements 12 à 15 minutes. Videz le liquide de cuisson en le réservant et enlevez les feuilles de laurier.
Ajoutez ¾ du frais de brebis Lou Pérac coupé en cubes dans la casserole avec le chou-fleur et 10cl de jus de cuisson. Mixez finement de tout.
Faites chauffer le beurre à feu assez vif dans une poêle et faites sauter les noix de Saint-Jacques salées et poivrées 1 ou 2 minutes de chaque coté.
Servez la crème de chou-fleur dans les assiettes. Déposez dessus les St Jacques puis des copeaux de fromage réalisés avec le quart restant de frais de brebis Lou Pérac. Terminez et parsemant le persil finement haché.
Mais pourquoi, et demain direction les étoiles... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 31 décembre 2014

Une dernière pour la route à l'image de mon année… Gaufres liégeoises à la cervelle de Canut et au caviar !

Drôle d'année encore une fois, pendant laquelle j'ai dû dire j'suis en r'tard, j'suis en r'tard, j'suis… bien trop souvent ! Des fois le temps c'est comme le sucre dans le lait chaud, plus tu le cherches et moins tu le trouves… ça devait pas être pour le temps qu'il disait ça d'ailleurs l'autre, mais bon ça le fait aussi.
Du coup je n'ai même pas le temps de me retourner, enfin pour l'instant… mais bientôt j'espère… pour voir de quoi était vraiment faite cette année qui vient de filer. Mais si je devais ne sortir qu'un mot de mon chapeau annuel ça serait peut-être… le nom de ce foutu plat pays, de cette Belgique où je prends tellement de plaisir à chaque fois que j'y vais que le temps entre deux de mes passages se réduit chaque fois plus !
Et en attendant mon retour en Belgique, j'ai donc eu envie d'un dernier clin d'œil en donnant un côté très liégeois à mon p'tit grignotage de début de dernier repas… de l'année !
Gaufres liégeoises à la cervelle de Canut et au caviar…
Ingrédients :
Pour les gaufres : 500g de farine – 15 g de levure de boulanger déshydratée - 20 cl de lait tiède – ½ càc de fleur de sel - 2 œufs – 240g de beurre – éventuellement de l'huile si vous devez huiler votre gaufrier
Pour la cervelle de canut : 20cl de faisselle (elle doit être bien égouttée, n'hésitez pas à la faire égoutter depuis la veille) -  1càs de crème fraîche épaisse – 1 échalote – 1petite botte de ciboulette – ½ gousse d'ail – sel et poivre
Pour mettre dessus : 1 petite boîte de caviar (j'ai utilisé le caviar d'aquitaine De Neuvic qui s'est révélé parfait pour cette recette, juste ce qu'il faut de parfum, de délicatesse et de force réunie !) –  10cl de crème liquide – le zeste d'un citron vert
Versez dans le bol de votre batteur équipé d'un crochet la levure et le lait et mélangez.

Laissez le tout à température ambiante pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez ensuite les œufs et mélangez rapidement.
Ajoutez la farine, le sel et faites alors tourner le batteur 5 minutes à vitesse moyenne.
Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et faites tourner de nouveau pendant 5 minutes jusqu'à ce qu'il soit bien incorporé.
Couvrez ensuite le bol d'un torchon et laissez lever la pâte pendant une paire d'heures.
Pendant ce temps préparez la cervelle de canut. Epluchez puis hachez finement l'échalote et l'ail, taillez bien finement la ciboulette. Mélangez la faisselle et la crème fraîche, puis l'échalote, l'ail et la ciboulette, salez et poivrez. Réservez au frais.
Quand la pâte a bien levé, partagez-la en parts d'environ 60g, n'hésitez pas à les fariner légèrement pour qu'elles ne collent pas trop et formez de jolies boules avec.
Aplatissez les boules et déposez au centre une belle cuillère à café de cervelle de canut. Repliez la pâte de manière à y emprisonner la farce.
Laissez pousser vos boules de pâte pendant une trentaine de minutes.
Faites chauffer votre gaufrier (à environ 190° si vous pouvez contrôler la température, sinon juste très chaud). Et faites cuire vos gaufres une par une pendant environ 4 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.
Laissez-les refroidir jusqu'à ce qu'elles soient à peine tièdes.
Fouettez la crème liquide.
Vous pouvez maintenant manger vos gaufres liégeoises à la cervelle de canut et au caviar… il vous suffit de tartiner les gaufres de crème, de parsemer un peu de caviar et de zeste de citron vert.
Et en attendant l'année prochaine, je vous souhaite un bien bon réveillon ! Et à… l'année prochaine pour de nouvelles aventures !

Mais pourquoi, et le deuxième mot ça va être quoi ? est-ce que je vous raconte ça…

lundi 31 décembre 2012

La dernière recette de l'année sera… un vin, un Gigondas et juste pour l'accompagner un p'tit Burger Brioche mon canard au Roquefort et à la figue…

La der des ders il faut bien que ça arrive un jour… Et comme toujours la choisir m'a mis presque dans une transe hypnotique et inquiète ! Choisir, si on devait prendre une bonne résolution ça serait bien qu'on se dise qu'on n'utilisera plus ce mot avant 2023… au moins !
Et puis alors que je m'enfonçais sauvagement dans le marasme du doute, un de mes neurones s'est connecté et je me suis souvenu ce matin que j'avais rendez-vous avec un vin depuis un moment, le Gigondas rouge de 2009 du domaine  Boussière et  le défi de l'accompagner de manière sympathique. C'était comme reculer pour mieux sauter dans le vide…
Quand je bois du vin, souvent, je bois du vin… Ce qui veut dire que je n'ai pas forcément envie de manger avec mais bien juste me laisser au plaisir du vin, le vin n'a jamais eu pour moi besoin d'autre chose que de l'envie. Et avec ce vin-là, après l'avoir goûté, je me suis dit que la rencontre risquait de durer et d'être bien plaisante.  
Gigondas rouge de 2009 du domaine  Boussière est un vin puissant, sans détour, tout en franchise et en intensité. C'est un vin qui vous envahit avec ses senteurs de bois maîtrisé et de fruits rouges, un peu comme ces confitures qui ont trainées longtemps et se sont concentré en plaisir.
C'est un vin avec lequel je me serais bien contenté d'une longue discussion juste entre lui, moi et un verre…
Mais comme il fallait manger, j'ai eu envie de quelques bouchées lui tenant tête, du goût du canard, accompagné d'une pointe de Roquefort et de la senteur des figues presque trop mûres. Et comme en ce moment  je parle souvent à l'oreille des burgers, j'ai eu envie de mettre tout ça entre deux tranches, mais pas de pain, de brioche, sans doute pour mettre un peu de douceur dans ce monde de… 
P'tit Burger Brioche mon canard au Roquefort et à la figue
Ingrédients :
Ingrédients pour les brioches (vous obtiendrez une dizaine de brioches, mais quand on brioche difficile de n'en faire qu'une…) : 300 g de farine type 55 - 40 g de sucre - 15 g de levure fraîche de boulanger - 1 càs de lait - 3 œufs moyens + 1 jaune - 120 g de beurre froid - 1 càc de sel
Délayez la levure fraîche dans le lait. Versez la farine, le sel, les œufs entiers, le sucre, le lait avec la levure dans le bol de votre mixeur équipé d'un crochet malaxeur, surtout pas avec le fouet.
Placez le bol sur l’appareil, et faites tourner à petite vitesse pendant 4 minutes. Ajoutez ensuite progressivement le beurre froid. Pétrissez encore 6 minutes environ (toujours à petite vitesse). Arrêtez quand la pâte se décolle bien des parois du bol.
Couvrez le bol avec un torchon et laissez reposer à température ambiante 2h. 
Chassez le gaz de la pâte en la pliant plusieurs fois sur elle-même. Divisez la pâte en morceaux d'environ 60g. Roulez-les en boules et laissez  de nouveau monter à température ambiante 1h ou 2, jusqu’à ce que la pâte ait au moins doublé de volume.
Allumez le four à 160°C. Battez le jaune d'œuf avec un peu de sel dans une tasse et badigeonnez les brioches à l’aide d’un pinceau avant de la mettre au four pour 20 à 25 minutes en surveillant la cuisson.
Pour le reste, pour 4 Burger Brioche :
360g de magret de canard haché au couteau – 1oignon taillé en très fines lamelles – 20cl d'eau gazeuse (de l'eau plate c'est possible aussi) et l'équivalent en volume de farine (soit 20cl) - 4càs de crème fraiche – 4càc de moutarde forte de Reims – 40g de Roquefort en fines lamelles – 1 poignée de pousses de salades mélangées – 2 figues bien mûres coupées en 4- de la graisse de canard - Sel et poivre
Mélangez dans un petit saladier la farine et l'eau. Trempez-y les lamelles d'oignon en petits paquets et faites-les frire dans un bain d'huile à 160°. Réservez-les sur du papier absorbant.
Salez et poivrez la viande de canard puis faites 4 beaux palets à l'aide d'un cercle, puis faites-les dorer dans la graisse de canard. Si vous hachez vous-même la viande utilisez la peau pour en récupérer la graisse.
Mélangez dans un bol la crème, la moutarde et le Roquefort, mélangez très rapidement.
Il ne reste plus qu'à monter les p'tits Burger Brioche, sur la moitié des brioches dorées commencez par la sauce, puis les pousses de salades, la viande, de nouveau de la sauce, les oignons et la figue… et à le dévorer un verre de Gigondas à la main.
Vin offert

Et bien sûr un très bon réveillon M'sieur 'Dame !

Mais pourquoi, bon qu'est-ce qu'on pourrait encore oublier comme mot l'année prochaine… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 30 décembre 2012

Un petit menu Irresistable à prix raisonnable pour votre réveillon… Parce que vous n'avez peut-être pas encore choisi votre menu de lundi !

Ce mois-ci sur Irresistable c'était petit menu de réveillon à prix raisonnables et cocktails revigorants et si comme moi vous n'avez pas encore choisi ce que vous allez mettre sur la table de votre réveillon voilà donc quelques idées de dernière minute !
Cappuccino aux champignons parisiens, Risotto comme une paella et Panna cotta à la mangue acidulée pour ce menu dont vous pourrez retrouver les recettes en cliquant sur les photos et deux petits cocktails pour avant, pendant ou après ce repas.




Mais pourquoi, ça ne me dit toujours pas ce que je vais préparer demain… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 23 décembre 2012

J'vais me la faire, je sens que je vais me la faire ! Ma mission, si je l'accepte, me farcir la dinde… Me la farcir d'accord mais avec quoi !!! 24 heures avant le drame...

Ayé j'ai fini par choisir mon plat de réveillon, celui qu'on va se partager avec ma petite famille de castors affamés au pied du sapin, j'vais me faire une dinde !
Ça n'a pas été sans effort vu que si j'écoutais chacun et chacune je me serais retrouvé avec au moins cinq entrées et autant de plats différents et que pour les desserts ça aurait été encore pire… Du coup j'ai dû trancher dans le vif et imposer le repas unique.
Donc je me suis réuni avec moi-même et crac boum tagada en deux temps et trois mouvements hop hop j'ai décidé que ça s'ra d'la dinde !
Bon à vrai dire j'ai accouché de la dinde après une bonne semaine de marasme pendant laquelle selon les jours on a failli se retrouver dans l'assiette avec tous les poissons de l'océan, tout ce qui a des pattes sauf une chaise et tout ce qui vole sauf un avion comme dit un penseur asiatique quand il parle de ce qu'il mange. Et quand à force de chercher j'en étais à me demander si j'arriverai à m'attraper une autruche ou combien de tranches on fait dans une trompe d'éléphant, je me suis dit que je m'égarais peut-être un chouille, juste un chouille, et qu'une petite recentration sur l'essentiel ne me ferait pas de mal.
Et la dinde est alors devenue comme une évidence, elle est apparue comme une vision, c'était elle qu'il me fallait, la dinde de la concorde !
Et c'est comme ça que me voilà parti ce midi à ma petite boucherie pour m'acheter ma volaille, ma dinde à moi ! C'est aussi comme ça que je suis rentré dans ma maison avec ma prise volaillère et que je l'ai fièrement posée sur la table en disant à l'assistance présente et voilà c'est elle qu'on va se faire à noël !
Et là même pas de persifflage, j'ai senti à ce moment-là que j'avais réussi la synthèse de tous les courants et que le parti de la bouffe familiale était tout entier derrière moi, prêt à me soutenir, à me porter jusqu'au repas tant attendu, j'allais crier crier Veni, vidi, vici un pied sur la bestiole quand j'ai entendu…
Et tu vas la préparer comment la dinde papa, tu vas te la farcir ???
Préparer que j'ai balbutié ??? Préparer…  Cuire… Préparer… Ces mots n'arrêtaient plus de résonner dans ma tête ! C'est là que je me suis rendu compte que j'avais oublié un tout tout tout petit détail, tout à ma joie d'avoir trouvé la bonne idée, je  n'avais pas la moindre foutre de début d'idée de comment j'allais préparer la bestiole !
Et forcément, vu ma spontanéité à trouver des idées et que c'est ma première dinde, j'ai toutes les chances de trouver la recette de mes rêves vers le 15 février et de servir une bestiole un peu ridée et bien vieillissante !
Alors si vous avez des idées, n'hésitez pas… Aidez-moi à trouver LA recette qui va aller avec ma copine à plume !!! Parce que là, il ne me reste même plus 24heures chrono pour me décider ! Et que pour l'instant à part m'exiler au Mexique avec ma dinde ben j'vois pas !

Mais pourquoi, tic… tac… 24heures avant le drame purée… tic… tac… Est-ce que je vous raconte ça…

samedi 15 décembre 2012

Yum ! Yum ! Yummy le Yummy ! Magazine est sur vos écrans ! Et c'est le spécial fêtes qui vient d'arriver !!!

Ayé le nouveau Yummy ! Magazine est paru sur nos écrans numériques ! Yum Yum Yummy ! 
Et comme beaucoup je suis déjà en train de me demander… Mais qu'est-ce que je vais leur préparer ? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur préparer !!!
Heureusement le Yummy Magazine arrive et va vous apporter bien des propositions et des solutions pour que vous passiez encore une fois le meilleur des réveillons !
Vous trouverez dans ce nouveau numéro du plus classique au plus… Vous y retrouverez du foie gras dans tous ses états, un voyage entre épices et fruits de mer, d'étonnantes volailles, de nouvelles idées d'accompagnements, des desserts pour tous les goûts et tous les âges et même des idées pour ceux qui mangent sans gluten, sans œuf ou sans lactose, parce que ce jour-là personne ne doit être oublié ! Et encore tant d'autres choses…
Alors prenez votre Yummy Magazine, feuilletez-le tranquillement, découvrez l'entretien de Patrick Roger, un chocolatier passionnant, et composez ensuite en notre compagnie ce menu si attendu, ce menu de partage et de bonheur, votre menu de fête !
Alors n'hésitez pas, jetez-vous sur le nouveau numéro du Yummy ! Magazine, il vous attend là : 
- Pour le feuilleter en ligne : cliquer ICI 
- Pour le télécharger : cliquer ICI 

Mais pourquoi, bon va quand même falloir que je me décide moi… Est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 31 décembre 2009

C'est la der des ders et ce soir c'est réveillon... étonnant non ! Et plein d'idées de plats de fêtes en direct de 750 Grammes !

Des fois je me dis que je suis un peu paradoxal, je suis du genre poulet sensible qui se stresserait la plume parce qu'il y a un trou dans le planning entre 13h17 et 13h19... Et ces deux minutes d'incertitudes peuvent me retourner la journée complètement à l'envers et me peigner la plume à l'explosif.
C'est à tel point que toute la journée peut se passer à essayer de combler ces deux foutues minutes... et à la fin de la journée, généralement j'ai comblé ces deux minutes, mais le reste de la journée est passé à la trappe et du coup ça complique considérablement le programme du lendemain... considérablement ! Surtout qu'entre 15h52 et 15h56...
C'est un peu comme si j'étais un poulet qui se stresse en imaginant qu'un vélo pourrait passer dans sa rue et qui passerait toutes ses vacances au milieu d'une autoroute à essayer d'éviter les trente-cinq tonnes avec l'œil légèrement exorbité, légèrement... Paradoxal quoi !
Du coup imaginer et préparer un menu de fête, surtout si j'ai du monde à la maison, c'est un peu comme si un esprit malin faisait rouler des TGV sur mon autoroute de poulet sensible...
Heureusement cette année j'ai plein de recettes en stock, j'ai tous les menus réalisés pour 750 Grammes dans lesquels je n'ai plus qu'à choisir. Plus qu'à choisir et justement c'est bien ça mon drame, choisir ! choisir ! Et dire qu'il ne me reste plus que...
Et si vous vous êtes capable d'improviser ou de changer au dernier moment voilà quelques petites idées de menu de fête classique mais pas trop, tel qu'il est apparu la semaine dernière du côté de 750 grammes ! Cliquez sur les photos pour avoir les recettes et si vous voulez quelques idées encore moins raisonnables, c'est là : Quand le réveillon s'amuse !
Très très bon réveillon à tout l'monde ! et on se retrouve l'année prochaine pour plein plein plein de nouvelles aventures !
Vaiselle Guy Degrenne - Produits offerts
Mais pourquoi, et d'abord je commence l'année par le premier moi ou par le deux... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 27 décembre 2009

Des coquillettes à Noël ! Et réveillons autour du monde pour 750Grammes de bonheur...

Depuis deux ans Marie et moi, après grandes discussions et quelques hésitations, on a décidé de demander à notre bande d'enfant, de presque ado et d'ado ce qu'ils veulent manger pour le réveillon de noël. Pour nous c'était une manière de les accompagner sur le chemin de l'épanouissement et de l'indépendance, d'être des bons parents comme dans les livres quoi, et de pas seulement être les chiants qui répètent en boucle, range ta chambre, range ta chambre, range... Et puis comme ça on s'est dit qu'au moins ils mangeraient peut-être avec plaisir !
On s'est donc pointé un jour de l'année dernière fiers comme des bars-tabacs, les bras dans le dos et le regard réjouis. On s'est dit vas-y toi, non toi, et puis Marie s'est lancée et a lâché, bon les enfants maintenant que vous êtes grands c'est vous qui allez choisir ce qu'on va manger pour le réveillon ! C'est bien hein hein... Là, on a entendu passer un ange et une mouche... et puis ils nous ont dit en chœur, super... super... avec à peu près la même vitalité qu'un pneu en train de se dégonfler.
Bon pas grave qu'on s'est dit, on est des bons parents et tout va bien, va bien... Et après tout l'important c'est quand même qu'ils choisissent et qu'on se régale tous ensemble.
Alors on a repris notre sourire de bon parents et on a demandé alors alors qu'est ce qu'on mange ? hein hein ?
Et là alors que l'on s'attendait à une longue liste et tout et de n'importe quoi à partir de laquelle on pourrait se faire un petit réveillon aux p'tits oignons, l'ado s'est avancé et nous a dit, on s'est mis d'accord, on sait ce qu'on veut... on veut... des coquillettes !
Là, les p'tits oignons ont subitement disparu et le menton presque tremblant ma Marie a juste dit, coquillettes... noël... coquillettes... Mais comme si elle nous faisait un Hitchcock gastronomique, l'ado a ajouté mais c'est pas tout ! Et nous avons retrouvé nos yeux rêveurs en forme de foie gras... nos coquillettes on les veut avec du lard ! Avec du lard voilà voilà, avec du lard... On est des bons parents, et tout va bien, va bien...
Et voilà comment depuis deux ans nous mangeons des pâtes au gras lors du réveillon de noël pour que nos chers, très chers enfants puissent s'épanouir et grandir dans le bonheur et l'équilibre, comme dans les livres quoi ! Et si quelqu'un avait l'adresse d'un bon livre qui explique comment passer une déprime comestible de réveillon de bons parents due à quelques nouilles, n'hésitez pas !
Heureusement je continue à vivre le bonheur du côté de 750Grammes et les réveillons s'enchaînent les uns après les autres. La semaine dernière le réveillon est parti se promener autour du monde, alors si vous voulez retrouver les recettes cliquez sur les photos et vous arriverez directement sur les recettes du côté de 750Grammes !
Vaisselle Guy Degrenne - Produits offerts
Bollywood Boulettes

Ingrédients :
Pour les boulettes : 500g de steak haché – 1jaune d'œuf - 1petit oignon – 1gousse d'ail – ½ càc de gingembre râpé - 2tiges de coriandre – 1càc de pâte de curry orange – 1cas de beurre clarifié ou de ghee
Pour la sauce : 400g de tomates concassées en boîte (vous pouvez bien sûr utiliser des tomates fraîches quand ça sera la saison !) - 1oignon – 2tiges de coriandre – ½ càc de garam massala - ½ càc de graines de coriandre – ½ càc de graines de cumin
Commencez par réaliser les boulettes. Hachez très finement ensemble, oignon, ail et coriandre, n'hésitez pas à bien insister pour hachez fin. Verser la viande dans un saladier puis le mélange haché, le jaune d'œuf, le gingembre et la pâte de curry, salez et mélangez le tout.
Faites ensuite des boulettes d'environ 25g. Mettez le beurre clarifié dans une poêle, faites-le bien chauffer puis dorez les boulettes rapidement, réservez-les dans un plat.
Emincez les oignons assez finement, et versez-les dans la poêle où ont été dorées les boulettes, si le beurre clarifié des boulettes a un peu brûlé changez-le.
Faites dorer les oignons rapidement. Ajoutez ensuite la pâte de curry et mélangez bien, ajoutez les tomates concassées et 5cl d'eau, remuez et laissez sur le feu 3minutes.
Versez alors les boulettes dans la poêle, remuez bien et poursuivez la cuisson pendant une quinzaine de minutes en laissant blobloter doucement, n'hésitez pas à ajouter un peu d'eau si nécessaire.
A la fin de la cuisson, mélangez les épices dans un mortier et écrasez-les rapidement avec un pilon. Saupoudrez les boulettes avec ce mélange et la coriandre hachée et dégustez de suite.

Mais pourquoi, et dire qu'on a failli leur demander où ils voulaient partir en vacances... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 23 décembre 2009

Quand la Suède me prend... elle me prend ! Et pourquoi ne pas mettre un peu plus de Suède sur les tables de fête et de réveillon !

Je connais la Suède sur le bout des doigts, il faut dire que j'ai fait de longues études sur le pays pour tout connaître et tout savoir... Enfin relativement tout, c'est que je suis quand même allé faire mes courses chez le marchands de meubles tout merdiques et auxquels y manque toujours au moins une vis. C'est souvent la 53c, celle qui doit bloquer la tige ABF avec la ABG et enfin faire tenir la foutue étagère... qui ne tiendra donc jamais à cause d'une foutue vis manquante !
J'suis donc allé chez Ikéa quoi, et plusieurs fois même, et j'ai pratiquement goûté à tout ce qui se mange de là-bas, moi je me suis donc attrapé de Suède par ingestion ! Ça fait bien de moi au moins un spécialiste du pays du Vänern, de Gustave V et... d'ABBA !
C'est curieux comme j'ai toujours eu l'oreille paradoxale, je suis capable de m'enflammer pour le dernier Sonic Youth après avoir suivi leur traversée du désert, leur reprochant l'abandon de leur identité bruitiste, ou pour les ballades envoutante Alexi Murdoch ou les mélodies de Martin McFaul... Autant de petites perles musicales sensibles et rares, autant de chansons que je décortique avec l'oreille du chercheur d'or, prêt à rejeter la moindre pépite trop abimée, pas assez grosse, qui ne me ferait pas vibrer l'oreille... Avec certains je suis donc exigeant à l'extrême...
Et d'autres fois il suffit que par hasard j'entende Aha-ahaaaaa All the things I could do If I had a little money It's a rrrich man's world... Money !, money ! money !... Pour que ce soit une autre partie de mon cerveau, mon cerveau primitif, qui se mette à chauffer et à virer dans le rouge presque immédiatement. Et là pas de réflexion, pas d'écoute attentive, juste du sang et de la sueur, juste un balai pour micro et mes chaussettes pour patiner sur le carrelage... Et me voilà parti au pays de la transe ultime, un pays virtuel où je porte des chemises argentées à col jabot, des gilets ridicules qui me transforment en une sorte de saucisse enserrée, et une paire de caniches morts sur la tête en guise de coiffure. Et dans ce pays, vous pouvez croire que je me lâche quand la musique a pris possession de mon corps et de mon cerveau !
Là, je danse comme un endiablé au son des I do, I do, I do, I do, I do... au point que Travolta passerait presque pour un danseur de salon. Il faut dire que j'ai fière allure avec mon micro-balai me jetant dans des glissades dignes de Candéloro, en glissant à genoux à travers ma salle à manger ! Bon des fois j'ai le grand écart un peu excessif et je dois patienter jusqu'au retour de Marie pour me sortir d'une position un peu difficile... mais je garde la foi et le rythme, même blessée la bête bouge encore ! Et tout ça à cause d'un disque d'ABBA... comme quoi j'ai vraiment la Suède dans la peau !
Avec tout ça pas étonnant que la cuisine de ce pays me parle et que j'ai eu envie de beaucoup de Suède du côté d'Irresistable où vous pourrez retrouver toutes les recettes en cliquant sur les photos... Des recettes qui ont vu le jour grâce à Anna chez qui vous trouverez bien d'autres recettes du grand nord et plein d'autres choses d'ailleurs, tout comme chez Birgit !
Boulettes à la suédoise et à ma manière aussi...
Ingrédients : 500g de viande hachée de bœuf – 200g de chair à saucisse – 300g de pomme de terre à purée cuite – 1 petit oignon – 1càs de persil – 1càc d'origan – 1œuf – 2càs de chapelure – 1càs d'huile neutre – 1 càs de beurre - 3ou 4 càs de crème liquide – 2ou 3 traits de sauce soja – sel et poivre
Hachez très finement l'oignon, vous pouvez même le râper avec les gros trous d'une râpe. Hachez bien finement les herbes.
Mettez les viandes, la pomme de terre écrasée, l'oignon et les herbes dans un saladier et mélangez bien, n'hésitez pas à y aller à la main. Ajoutez ensuite l'œuf et la chapelure et mélangez de nouveau.
Formez des petites boulettes d'environ 20g et quand vous avez fini, mettez-les au frais une bonne paire d'heures au moins.
Faites alors chauffer une poêle à feu moyen, versez-y l'huile et le beurre et laissez bien chauffer. Quand le mélange est bien chaud posez délicatement les boulettes dedans, il faut cuire les boulettes en plusieurs fois sinon elles vont se coller les unes aux autres et perdre leur rondeur. Remuez-les constamment jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées de tous les côtés mais n'insistez pas trop sinon elles vont sécher.
Retirez-les au fur et à mesure et quand elles sont toutes cuites versez la crème dans la poêle, portez à ébullition puis retirez du feu, versez la sauce soja à votre goût et couvrez les boulettes avec cette sauce. Vous pouvez, si vous aimez, servir les boulettes avec de très fines tranches d'échalotes et des herbes.

Mais pourquoi, je ne sais pas pourquoi mais j'ai goulash no goulash dans la tête... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 19 décembre 2009

Jours de fêtes et de réveillons, 750 Grammes de bonheur et réveillon britanique au programme ! Et la mémoire toujours aux aguets...

Les jours de fêtes de fin d'année et leurs réveillons ne sont pas mes moments préférés sans doute parce que je me traîne quelques vieux souvenirs de jours de fêtes où nous ne regardions que nos assiettes pour ne pas être confrontés à notre tristesse réciproque... être triste un jour de noël ce n'est déjà pas terrible, mais avoir la tristesse des autres comme seule réponse... Du coup, j'ai longtemps pensé que plus les fêtes passaient vite mieux je me portais.
Enfin avec le temps et entouré par ma bande j'ai repris un peu de plaisir à ces jours et j'arrive même à me souvenir du temps d'avant avec seulement une nostalgie apaisée...
Il faut dire que les noëls d'avant son départ étaient heureux, forcément avec mon père nous n'avions pas le choix il taillait du bonheur pratiquement aussi bien qu'il cousait les costumes.
A la maison nous n'avions pas de trop, ce qui veut dire que souvent le jour de la paye et celui où il n'y avait déjà plus de sous étaient des fois le même... Du coup à la maison nous recyclions à tous les temps et nos cadeaux de noël avaient souvent comme un air de déjà vu, mais ce n'est pas pour autant qu'ils ne nous éclairaient pas les yeux.
Neuf était chez nous un concept relatif qui pouvait se traduire par n'a jamais été utilisé sous sa nouvelle forme. C'était un peu comme ces séries ou ces films annoncés comme inédit alors qu'ils sont déjà passé sur d'autres chaines, mais ce n'est pas la même chose qu'ils disent... Les vêtements que je recevais pour noël étaient aussi inédits mais peut-être déjà vus... Il faut dire que quand les sous manquent et qu'on a un tailleur à la maison.
D'ailleurs la retouche ne me dérangeait pas trop, elle était encore courante à cette époque où on ne jetait pas tout au moindre accroc, il n'y avait d'ailleurs pas que moi à arriver à l'école avec ces drôles de gros pansements bleus ou noirs cousus aux genoux et au coudes. La seule différence c'est que moi j'avais du pansement home made, du fait maison ce qui me transformait assez régulièrement en une sorte de patchwork multicolore sur lequel on pouvait retrouver les commandes de mon père.
Le genou gauche le costume de monsieur Enriquez le syndic de l'immeuble, le droit le petit gilet à carreaux qu'avait voulu le monsieur du premier bâtiment malgré les conseils désapprobateurs de mon père. Il faut dire que cintré comme ça l'homme ressemblait à une sorte de saucisse écossaise, trop serré qu'il était, débordant de partout... et ainsi de suite pour les coudes, ou les poches ou... J'avais souvent l'habit coloré et varié, rayures, carreaux tout y passait !
Bon le problème c'est que je devinais ce que j'allais trouver au pied du sapin vu que j'avais le droit à 36 essayages avant d'avoir ma « surprise ». Mais comme moi, ça m'amusait ces essayages, forcément parce que mon père ne ratait pas une occasion de me défier d'un, je suis sûr que tu ne peux même pas garder les bras en l'air... et forcément sous ses chatouilles... du coup j'oubliais presque que ça allait être ma surprise sous l'arbre... Ainsi allaient nos noëls avec ces drôles de cadeaux très très faits maison dont je commence seulement à me souvenir avec nostalgie...
Cette année, mon premier cadeau c'est l'équipe de 750 Grammes qui me l'a fait en me proposant d'être leur « rédac chef » pendant tout le mois de décembre... Quand Damien m'avait parlé de l'idée, je m'étais gratté la tête et puis j'avais dit oui, parce que l'enthousiasme de Damien est quelque chose qui me ferait sans doute marcher jusqu'en Chine ! Un cadeau qui m'a mis des petites étoiles dans les yeux.
Du coup pendant tout ce mois vous allez retrouver mes articles, mes idées et mes recettes par là-bas, comme ces recettes de réveillon britannique à la une la semaine dernière dont vous retrouverez les recettes sur 750 Grammes en cliquant sur les photos... Merci les 750 Grammes !
Vaisselle Guy Degrenne - Produits offerts
Choux de Bruxelles, châtaignes et lard

Ingrédients : 500g de choux de Bruxelles – 250g de châtaignes cuites au naturel – 6tranches très fines de lard – 3ou 4 tiges d'origan frais – 1càs d'amandes effilées – 1càs de beurre – sel et poivre
Commencez par enlever les feuilles abimées des choux et par couper la partie du pied qui dépasse. Mettez une grande casserole d'eau salée sur feu assez vif et ajoutez les choux dès que l'eau arrive à ébullition. Laissez-les cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes. Quand ils sont cuits, faites-les refroidir en les mettant dans de l'eau froide. Égouttez-les bien puis coupez-les en deux.
Mettez le beurre dans une poêle et faite le chauffer à feu assez vif. Coupez le lard en larges bandes. Quand le beurre commence à moussez ajouter le lard et faites-le colorer.
Quand il est bien doré ajoutez les châtaignes, remuez bien, ajoutez les choux et remuez.
Ajoutez l'origan, couvrez et prolongez la cuisson pendant 3minutes.
Faites légèrement dorer les amandes effilées et parsemez-les sur le plat juste avant de servir, rectifiez en sel, poivrez, il n'y a plus qu'à manger !

Mais pourquoi, noël exotique cette semaine et noël quoi la semaine prochaine... on verra... est-ce que je vous raconte ça...