qu’avec plaisir. A ce point ça tient du père poule inquiet pour les petites recettes perdues et si je les adopte c’est pour qu’elles ne finissent pas dans les bois mangées par des ogres, les pauvrettes !Tiens par exemple, l’autre jour je traînais dans mon Monop’ à la recherche de l’inspiration culinaire, un truc qui peut me prendre des heures pendant lesquelles j’ère les yeux dans le vague en poussant négligemment mon caddie. J’allais et je venais dans les allées quand subitement j’ai entendu le cri de la recette au détour d’un paquet de muffins. Elle était seule collée derrière le paquet à agiter ses petits bras et ses petites jambes de recette, à me lancer des œillades langoureuses qui me faisaient bien comprendre que nous étions fait l’un pour l’autre… et comment je fais pour résister moi
!J’ai alors essayé de la libérer pour qu’elle puisse venir se reposer enfin au chaud dans mon portefeuille posée sur mon cœur. Mais c’est qu’elle était bien collée sur le paquet, j’avais beau tirer sur ses bras et sur ses jambes pas moyen de la libérer ! Quand j’ai vu que je finirais par la déchirer mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai discrètement sorti l’Opinel que j’ai toujours sur moi… Juste une petite découpe qui se verrait à peine et…
Le problème c’est qu’avec mes trois mains gauches le premier coup de lame n’a pas vraiment libéré ma nouvelle amie, par contre les muffins du paquet étaient beaucoup moins vivants après. Tant pis il y a toujours des victimes collatérales que je me
suis dis avant de continuer ma chirurgie libératoire. C’est quand j’étais presque arrivé enfin à mon but, qu’elle était presque détachée de sa prison de muffins en miettes que la lumière s’est curieusement mise à baisser.Alors j’ai levé la tête vers les néons et j’ai vu l’homme montagne à l’œil exorbité qui se tenait près de moi… Il me regardait comme si j’étais en train de d’égorger sa grand-mère au détour du rayon viennoiserie presque incapable de réagir, il restait là, la bouche entrouverte. C’est à ce moment-là que j’ai vu son badge où juste sous son nom il y avait marqué… sécurité.
J’ai balbutié un truc à ce moment-là pour essayer de faire comprendre au géant que moi mourir de faim et que moi juste vouloir manger un petit bout de muffins et que je savais que c’était mal, très mal mais la faim, et que je comptais bien payer le truc en miettes… il n’a rien dit, il m’a juste suivi toujours les yeux prêts à tomber par terre jusqu’à la caisse et quand je suis parti après avoir payé mes courses et le mouchetis de muffins, j’ai senti son regard me suivre jusqu’à l’ascenseur et même plus loin…
Après cette aventure, j’ai attendu quelques mois avant de retourner dans ce Monop’, histoire de me faire oublier un peu. Et le pire c’est qu’en rentrant je me suis rendu compte que je l’avais déjà, la recette… mais ça ne m’a pas empêché de l’aimer…
La recette qui m’a servi de base pour ma carbonnade elle était dans un carnet de recette perdue au fin fond de la Belgique à m’attendre.
Ma carbonnade à la bière et au foie gras

Ingrédients : 750g de joue de bœuf coupée en cube – 2 carottes– 1 gros oignon - 2 ou 3 petites tiges de céleri – 2 ou 3 tiges de persil -1càs d’huile neutre (tournesol par exemple) - 1càc de fond de veau – 33cl de bière blonde – 3 clous de girofle – 3 feuilles de laurier – 3tranches de pain d’épices – de la moutarde à l’ancienne - 4belles tranches de foie gras – 1échalotte – de l’origan frais - sel et poivre
Coupez les carottes en rondelles, coupez l’oignon en cube, émincez le céleri et le persil, regroupez le tout dans un saladier. Ajoutez les clous et le laurier.
Versez l’huile dans la poêle et faites colorer la viande à feu assez vif. Quand la viande est bien dorée de tous les côtés retirez-là. Versez dans la poêle le contenu du saladier et laissez colorer à feu moyen pendant 3minutes en remuant régulièrement, attention à ne pas laisser brûler les légumes à ce moment là. Ajoutez 10cl d’eau et poursuivez 3minutes de plus.
Pendant ce temps badigeonnez le pain d’épice de moutarde à l’ancienne, assez généreusement. Coupez les tranches en deux de biais.
Ajoutez alors la viande et remuez bien pendant 1 ou 2 minutes. Posez les tranches de pain d’épice sur la viande et arrosez avec la bière à hauteur, ajoutez le fond de veau, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 2h30 à 3h jusqu’à ce que la viande soit bien tendre.
Attention pendant la cuisson de la viande il faut la remuer de temps en temps et ne pas hésiter à ajouter d’abord la bière s’il en reste des 33cl, puis de l’eau. A la fin de la cuisson le jus doit être assez serré.
Quand la viande est à point saisir dans une poêle les tranches de foie gras à feu vif, il faut le dorer très rapidement.
Posez ensuite les tranches de foie gras sur la carbonnade et laissez 2 ou 3 minutes sur le feu toujours à couvert.
Au moment de servir ajoutez l’échalote coupée en tranches les plus fines possibles et quelques feuilles d’origan. Dégustez alors sans attendre.
Si vous êtes amateur de bière pouvez encore tenter votre chance au jeu à la rencontre des Brasseurs de Kronenbourg et gagner un week-end en Alsace, avec notamment une visite de la brasserie d'Obernai, et un diner dégustation en compagnie des Maitres Brasseurs . Mais attention le jeu se termine demain à minuit… alors vite vite !
Mais pourquoi, bon et si j’allais chez mon médecin voir s’il a de nouvelles revues avec des recettes à sauver… est-ce que je vous raconte ça...











































