mercredi 31 mars 2010

20h20 c'est l'heure du fromage et de Bienvenue au pays du goût, 1er épisode !

J'ai toujours été très très fromage au point que les desserts passent souvent à la trappe si je dois choisir entre un bel odorant et une sucrerie. Du coup quand on m'a proposé de diffuser cette petite série, Bienvenue au pays du goût, consacrée à tous les fromages, j'ai dit oui. Et voilà, le premier épisode ! Le deuxième après-demain même endroit, même heure !

Bienvenue au pays du goût ! 1er épisode
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Et au programme de ce soir il y a...
- Au pays des AOP : Eric Lefebvre, fromager et meilleur ouvrier de France, nous présente 8 fromages AOP de la famille des pâtes pressées non cuites, et nous indique les spécificités et caractéristiques de chacun d’entre eux : Cantal, Laguiole, Morbier, Ossau-Iraty, Reblochon, Salers, Saint-Nectaire, Tome des Bauges.
- AOP au Top : Jean-Luc Poujauran, boulanger, nous donne des conseils sur les alliances pains et fromages pour savourer les fromages AOP.
- AOP Mode d’emploi : Didier Lincet, fabricant de Chaource AOP, nous détaille une des étapes de fabrication de son fromage AOP : l’emprésurage.
- Toqué d’AOP : Flora Mikula, chef du restaurant « Les Saveurs de Flora », nous délivre une recette de Risotto d’épeautre au potiron, champignons et vieux Comté AOP

Mais pourquoi, je me demande bien combien de fromages faut pour faire un plateau... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 30 mars 2010

Les recettes sont mes amies et je ne résiste jamais quand j’en entends une m’appeler… et recette de carbonnade à la bière et au foie gras à adopter…

J’aime les recettes… j’aime toutes les recettes du monde et je les recueille toujours avec plaisir et même plus qu’avec plaisir. A ce point ça tient du père poule inquiet pour les petites recettes perdues et si je les adopte c’est pour qu’elles ne finissent pas dans les bois mangées par des ogres, les pauvrettes !
Le drame, c’est que les gens ne sont pas compatissants comme moi et que la cueillette de recettes n’est pas vraiment reconnue par les droits de l’homme et de la cuisine.
Tiens par exemple, l’autre jour je traînais dans mon Monop’ à la recherche de l’inspiration culinaire, un truc qui peut me prendre des heures pendant lesquelles j’ère les yeux dans le vague en poussant négligemment mon caddie. J’allais et je venais dans les allées quand subitement j’ai entendu le cri de la recette au détour d’un paquet de muffins. Elle était seule collée derrière le paquet à agiter ses petits bras et ses petites jambes de recette, à me lancer des œillades langoureuses qui me faisaient bien comprendre que nous étions fait l’un pour l’autre… et comment je fais pour résister moi !
J’ai alors essayé de la libérer pour qu’elle puisse venir se reposer enfin au chaud dans mon portefeuille posée sur mon cœur. Mais c’est qu’elle était bien collée sur le paquet, j’avais beau tirer sur ses bras et sur ses jambes pas moyen de la libérer ! Quand j’ai vu que je finirais par la déchirer mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai discrètement sorti l’Opinel que j’ai toujours sur moi… Juste une petite découpe qui se verrait à peine et…
Le problème c’est qu’avec mes trois mains gauches le premier coup de lame n’a pas vraiment libéré ma nouvelle amie, par contre les muffins du paquet étaient beaucoup moins vivants après. Tant pis il y a toujours des victimes collatérales que je me suis dis avant de continuer ma chirurgie libératoire. C’est quand j’étais presque arrivé enfin à mon but, qu’elle était presque détachée de sa prison de muffins en miettes que la lumière s’est curieusement mise à baisser.
Alors j’ai levé la tête vers les néons et j’ai vu l’homme montagne à l’œil exorbité qui se tenait près de moi… Il me regardait comme si j’étais en train de d’égorger sa grand-mère au détour du rayon viennoiserie presque incapable de réagir, il restait là, la bouche entrouverte. C’est à ce moment-là que j’ai vu son badge où juste sous son nom il y avait marqué… sécurité.
J’ai balbutié un truc à ce moment-là pour essayer de faire comprendre au géant que moi mourir de faim et que moi juste vouloir manger un petit bout de muffins et que je savais que c’était mal, très mal mais la faim, et que je comptais bien payer le truc en miettes… il n’a rien dit, il m’a juste suivi toujours les yeux prêts à tomber par terre jusqu’à la caisse et quand je suis parti après avoir payé mes courses et le mouchetis de muffins, j’ai senti son regard me suivre jusqu’à l’ascenseur et même plus loin…
Après cette aventure, j’ai attendu quelques mois avant de retourner dans ce Monop’, histoire de me faire oublier un peu. Et le pire c’est qu’en rentrant je me suis rendu compte que je l’avais déjà, la recette… mais ça ne m’a pas empêché de l’aimer…
La recette qui m’a servi de base pour ma carbonnade elle était dans un carnet de recette perdue au fin fond de la Belgique à m’attendre.
Ma carbonnade à la bière et au foie gras
Ingrédients : 750g de joue de bœuf coupée en cube – 2 carottes– 1 gros oignon - 2 ou 3 petites tiges de céleri – 2 ou 3 tiges de persil -1càs d’huile neutre (tournesol par exemple) - 1càc de fond de veau – 33cl de bière blonde – 3 clous de girofle – 3 feuilles de laurier – 3tranches de pain d’épices – de la moutarde à l’ancienne - 4belles tranches de foie gras – 1échalotte – de l’origan frais - sel et poivre
Coupez les carottes en rondelles, coupez l’oignon en cube, émincez le céleri et le persil, regroupez le tout dans un saladier. Ajoutez les clous et le laurier.

Versez l’huile dans la poêle et faites colorer la viande à feu assez vif. Quand la viande est bien dorée de tous les côtés retirez-là. Versez dans la poêle le contenu du saladier et laissez colorer à feu moyen pendant 3minutes en remuant régulièrement, attention à ne pas laisser brûler les légumes à ce moment là. Ajoutez 10cl d’eau et poursuivez 3minutes de plus.
Pendant ce temps badigeonnez le pain d’épice de moutarde à l’ancienne, assez généreusement. Coupez les tranches en deux de biais.
Ajoutez alors la viande et remuez bien pendant 1 ou 2 minutes. Posez les tranches de pain d’épice sur la viande et arrosez avec la bière à hauteur, ajoutez le fond de veau, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 2h30 à 3h jusqu’à ce que la viande soit bien tendre.
Attention pendant la cuisson de la viande il faut la remuer de temps en temps et ne pas hésiter à ajouter d’abord la bière s’il en reste des 33cl, puis de l’eau. A la fin de la cuisson le jus doit être assez serré.
Quand la viande est à point saisir dans une poêle les tranches de foie gras à feu vif, il faut le dorer très rapidement.
Posez ensuite les tranches de foie gras sur la carbonnade et laissez 2 ou 3 minutes sur le feu toujours à couvert.
Au moment de servir ajoutez l’échalote coupée en tranches les plus fines possibles et quelques feuilles d’origan. Dégustez alors sans attendre.
Si vous êtes amateur de bière pouvez encore tenter votre chance au jeu à la rencontre des Brasseurs de Kronenbourg et gagner un week-end en Alsace, avec notamment une visite de la brasserie d'Obernai, et un diner dégustation en compagnie des Maitres Brasseurs . Mais attention le jeu se termine demain à minuit… alors vite vite !Mais pourquoi, bon et si j’allais chez mon médecin voir s’il a de nouvelles revues avec des recettes à sauver… est-ce que je vous raconte ça...

lundi 29 mars 2010

4h45 du mat’ direction Rungis et le pavillon des viandes à la découverte du métier de boucher !

4h45… du mat’ ! Il est 5heures Paris s’éveille… qu’il disait l’autre, peut-être, mais un quart d’heure avant ce lundi frisquet à part moi je ne voyais pas grand monde du côté de la place Denfert Rochereau.
Quand j’ai reçu l’invitation, j’ai vu seulement ce que je voulais bien lire, venez visiter le pavillon de la viande à Rungis que ça disait… et mon cerveau a juste oublié de lire l’heure.
C’est sans doute parce que c’est une heure qui n’existe pas pour moi qui me couche presque tous les jours vers 2heures. Dans mes nuits il y a 2heures et après il y a le matin, le matin mais pas celui des poules, le matin raisonnable, celui qui pointe son nez quelque temps avant midi.
Avant, il y a longtemps, quand mes pieds couraient plus vite que ma tête et presque aussi vite que les filles, c’était facile, j’aurais balayé ça d’un eh ben on va pas se coucher, y’a le boulot c’est fait pour ça… Mais maintenant si je n’ai pas ma petite nuit j’ai le poil qui rebique en position cactus et l’odeur de l’ours mauvais que l’on réveille à peine après deux mois de sommeil !
C’est donc à peut près dans cet état de bonne humeur matinale que je suis arrivé à notre rendez-vous et là direction Rungis.
C’est ainsi que quelques minutes plus tard je découvrais Rungis depuis notre petit bus, un Rungis au tout petit matin qui lui aussi finissait de se réveiller. Rungis ressemble à une drôle de ville où l’architecte aurait oublié de mettre les trottoirs et les maisons où les entrepôts se suivent, petits ou grands avec chacun sa spécialité, son petit monde à lui, fleurs, marée, fruits et légumes se suivent sans que l’on puisse vraiment deviner la vie qui grouille dedans.
Nous, notre but c’était donc le pavillon des viandes, là où la carcasse est reine, là où il y a pas de place pour la volaille, c’est le pays des géants, bœufs, moutons et cochons passent par ici avant d’arriver dans nos assiettes.
Comme toujours je n’avais pas pu m’empêcher d’imaginer ce qui m’attendait et je me voyais déjà descendre dans l’antre d’une sorte d’ogre au poil gras et désordonné qui mènerait à la baguette une horde de désosseurs le couperet à la main… J’en frissonnais presque d’imaginer cette troupe sanguinolente nous regarder d’un air de dire en voilà de bien jolis petits cochons bien gras !
Et encore une fois aussi j’avais eu l’imagination peut-être un peu trop débordante et quand nous avons été reçus par les patrons bouchers, je n’ai pas retrouvé l’ogre sauvage que j’attendais mais découvert des artisans passionnés par leur métier et bien ancrés dans leur époque.
J’ai toujours été un carnivore, les côtes bien persillées et les jolis rôtis tout bardés, les steaks, petites araignées et belles bavettes mais aussi les bas morceaux, paleron, collier et macreuse… tous le savent, il ne fait vraiment pas bon être rouge et saignant ou tendre et bien mijoté du côté de mon assiette ! Et là, au milieu de toute cette viande, je cherchais déjà comment sortir une de ces carcasses… discrètement…
Et au milieu de cet entrepôt glacé où j’avais déjà perdu quelques orteils sous l’effet du froid, nous avons découvert, entrainés par la passion de ces bouchers qui nous recevaient, une filière, ses manières de faire et ses spécialités, ses problèmes, ses employés et ses difficultés à trouver des apprentis… la vie des boucheries quoi !
Et vers 7h15 après avoir vu les viandes et les découpeurs, les emballeurs et les petites cagettes prêtes à partir nous nous retrouvions devant une entrecôte digne d’un… ogre ! Je savais bien qu’ils vivaient pas loin de là… Et plus tard nous sommes rentrés le matin raisonnable, celui qui pointe son nez quelque temps avant midi… Je n’avais plus qu’à commencer ma journée !
Mais pourquoi, en louchébem ça fait quoi ma boucherie is beautifuuul ? est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : La superbe photo où l’œil du photographe à compris le rapprochement que l’on pouvait faire entre une tête de cochon et moi est à créditer à : SEPETA – S. Baudoin. Elle m’a bien fait rire, merci à lui !

dimanche 28 mars 2010

Le cochon du dimanche c’est du cochon 100% de fainéant et à l’asiatique !

Ça y est j’ai pris LA grande décision LE dimanche… enfin CE dimanche, c’est férié nada chaise longue et doigts de pieds en éventail à me regarder l’orteil qui en frémit de plaisir de ne plus toucher le sol ! Que même pour me gratter le dessus du nez je vais demander à quelqu’un de le faire pour moi…
Et le cochon, forcément, il n’avait pas intérêt être exigeant aujourd’hui, du coup cochon de fainéant au menu, parce que des fois il faut retrouver le pouvoir de dire NON ! Même si je sens que ça ne va pas durer...
Cochon 100% de fainéant à l’asiatique
Ingrédients : 750g de travers de porc coupé en bouchées – 1càs d’huile neutre – 3ou 4 gousses d’ail - 1càs de fond de volaille – 20cl d’eau – 3càs de sauce soja - 2càs de sirop de Miel épicé (Moulin de Valdonne) - ½ càs de sirop de Gingembre (Moulin de Valdonne) - poivre – 2 ou 3càs de noix mélangées salées hachées (facultatif) – 3 ciboules ou 2 oignons nouveaux – 6tiges de fleur d’ail émincées assez fin (facultatif)
Versez l’huile dans un wok et chauffez-la à feu vif. Quand elle commence à fumer, ajoutez le travers de porc et les gousses d’ail simplement écrasées avec le plat d’un couteau. Faites revenir le tout jusqu’à ce que le travers soit bien doré, attention l’ail ne doit pas trop colorer pendant ce temps.
Ajoutez alors l’eau et le fond de volaille, couvrez et laissez bloblotez à feu doux pendant une dizaine de minutes.
Découvrez et laissez réduire à feu doux. Quand le jus est bien réduit ajoutez les deux sirops et faites réduire de nouveau. Dès que la sauce couvre bien le cochon servez sans attendre.
Servez saupoudré avec les ciboules et éventuellement le mélange de noix et les fleurs d’ail.
Si vous voulez vous pouvez remplacer les sirops par un petit mélange maison. Mettez dans une casserole 2càs de miel dilué avec 2càs d’eau, 1 bâton de cannelle, 1étoile de badiane, 1 ½ gousse de vanille, 3clous de girofle, quelques graines de coriandre et quelques tranchettes de gingembre. Faites réduire le tout d’1 tiers et utilisez à la place des deux sirops.
Et si vous ne connaissez pas les sirops Moulin de Valdonne et que vous êtes libre le mardi 8 à partir de 18h j’ai deux places à vous proposer pour venir les découvrir avec moi. Ça se passe à Paris dans le 11e et il a dégustations, ateliers culinaires et de mixologie et performances artistiques au programme. Si vous voulez venir laissez simplement un petit commentaire…

Mais pourquoi, finalement j’ai me demande si c’est le cochon ou moi le fainéant… est-ce que je vous raconte ça…

samedi 27 mars 2010

Plus les journées filent et plus les petits plats minute me font de l’œil… Et presto macaronis en gratin craquant et fraîcheur au menu !

Plus ça va et plus le temps me file entre les mains, j’ai l’impression que chaque journée ressemble à un verre d’eau qu’on me verserait entre les mains, j’essaie de l’attraper… et ça file, ça file et je n’attrape rien…
Du coup je passe tout en version accélérée, mes journées ont un goût de lecture rapide. C’est un peu comme si en marchant toujours vers l’est le jour suivant ne se levait jamais. Un matin, je me suis même demandé si je ne gagnerai pas du temps en buvant mon dernier thé du soir et mon premier café du matin dans le même bol. Et puis je me suis dit que ça ferait peut-être beaucoup avec mon p’tit dej’ diner du midi…
Et forcément quand il s’agit de faire la bouffe, c’est pareil et depuis quelques temps adieu ragoûts, mijotages et cuissons lentes. Il me faut du minute, de l’express, du pour hier ! Mais comme les miens ne sont pas du genre à se laisser entraîner dans mes coups de vents actuels, ils veulent quand même du savoureux, du goûteux et si je leur parle de déjà prêt à manger ils me font les yeux de hiboux reprocheux !
Et me voilà du coup parti à la recherche de petits plats réalisés plus vite que la lumière et c’est comme ça qu’est arrivé ce petit gratin croustillant et rafraîchissant sur notre table, un gratin en 15minutes chrono...
Gratin d’macaronis minute crousty frais
Ingrédients : 250g de macaroni – 120g de Cantal jeune – 30g de parmesan – 10cl de crème liquide – 1gousse d’ail – ½ piment rouge séché – 3tranches de pain séché – 2tomates – 2branches de basilic – 2càs de pignons – sel et poivre
Commencez par cuire les pâtes selon les indications du paquet en les laissant al dente.
Pendant ce temps, émiettez le Cantal avec une fourchette et râpez le parmesan. Râpez la gousse d’ail et émincez très finement le piment. Emiettez le pain. Mélangez l’ensemble de ces éléments.
Quand les macaronis sont à point, versez en la moitié dans un plat et répartissez dessus la moitié du mélange au pain. Versez le reste des pâtes et couvrez avec la moitié restante du mélange.
Arrosez le tout avec la crème fleurette.
Enfournez dans le Duo Chef LG et mettez-le en marche en position cuisson combinée micro-ondes et grill pendant 8minutes.
Pendant ce temps émondez les tomates et écrasez-les à la fourchette de manière à obtenir une pulpe grossière. Effeuillez les feuilles de basilic et déchirez-les. Faites rapidement dorer les pignons à la poêle et écrasez-les avec le plat d’un couteau.
Dès que la cuisson est finie, répartissez sur le gratin bien chaud et croustillant, les tomates, le basilic et les pignons. Servez sans attendre avec un petit pot de crème que chacun pourra se servir à son goût.
Cette recette a été réalisée avec le four Duo Chef LG et permet d’utiliser une fonction particulièrement intéressante la cuisson combinée micro-ondes et grill.

Produit offert

Mais pourquoi, le gigot de 7’heures en 7’minutes je me demande si… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 26 mars 2010

Je cuisine, tu cuisines, nous avons cuisiné tous ensemble… Et l’ultime crumble au chocolat pour accompagner quelques photos souvenirs souvenirs !

Si vous mettez dans une cuisine une bande de blogueuses et de blogueurs culinaires dans une cuisine que peut-il bien se passer ? La réponse en images…
Ce soir-là Guy Degrenne a donc eu la bonne idée de lancer dans les cuisines de la Fraich’Attitude une Cooking Party et forcément en mettant Adèle, Sandrine, Philo, Ann'So, Carine, Anna, Hervé, Anne Hélène, Sophie, Clémence, Delphine et moi dans une même cuisine, ce qui devait arriver est arrivé tout le monde s’est donc mis à cuisiner, cuisiner, cuisiner…
Et puis, plus tard quand tout le monde avait usé poêle, couteaux et casseroles, spatules et moules… Alors que nous étions en train de déguster le petit crumble pomme mangue au sirop de passion et citron vert que nous avions préparé à six mains, Romain a parlé du crumble de sa mère, de ce crumble sur lequel elle faisait couler le chocolat… Et il m’a donné envie d’un crumble au chocolat réconfortant avec son chocolat qui coule dessus jusqu’à vous emporter d’envie !
Crumble croquant au chocolat coulant
Ingrédients : 1 pomme – 1 poire – 2càs de sucre roux en poudre – 5g de beurre doux – g de chocolat au lait à pâtisser – 5cl de crème fraiche liquide – 10g de beurre demi-sel – 20g de beurre bien froid – 20g de farine – 20g de sucre en poudre - 1 digestive biscuit (j’ai utilisé des Mc Vities …) - un bâton de cannelle
Commencez par peler puis couper en cubes assez petits la pomme et la poire.
Mettez ensuite une poêle au feu avec le beurre doux et faite-le fondre à feu moyen. Quand il est bien chaud ajoutez les fruits et faites-les revenir pendant quelques minutes le temps qu’ils
commencent à peine à fondre et qu’ils aient pris une belle couleur. Ajoutez à ce moment-là le sucre en poudre et laissez le tout sur le feu jusqu’à ce que le sucre fonde et qu’il caramélise autour des fruits.
Posez un emporte pièce, il doit être assez haut, sur du papier sulfurisé, puis remplissez-le avec les fruits caramélisés en tassant bien.
Mélangez dans une assiette le beure coupé en tout petits cubes, le sucre et la farine, mélangez avec le bout des doigts jusqu’à obtenir un sablé. Emiettez alors le biscuit et mélangez
rapidement.
Plantez le bâton de cannelle dans les fruits puis versez
tout autour le crumble.
Enfournez dans un four préchauffé à 200° pendant 15 à 20 minutes.
Pendant ce temps préparez la crème au chocolat. Versez tous les ingrédients dans un bol et faites fondre le tout au micro-ondes puis mélangez jusqu’à obtenir un mélange bien onctueux.
Démoulez avec délicatesse le crumble sur une assiette et commencez à versez le chocolat chaud dans le bâton de cannelle qui va vite déborder. Arrêter quand vous voulez, si vous arrivez à arrêter avant la fin du chocolat…


Mais pourquoi, je me demande si je ne vais pas finir par y prendre goût à faire couler du chocolat comme ça… est-ce que je vous raconte ça…
Toutes les photos de l'atelier ont été réalisée par Fabrice.


















jeudi 25 mars 2010

Les boulettes de mis amores… las albondigas ! Ou comment à force de rien vouloir faire j’ai fini par m’attraper une boulette obsession…

Quand j’étais petit et qu’on me demandait ce que je voulais faire dans la vie, je répondais invariablement rien, j’veux rien faire ! A cette époque-là, j’étais l’ami du radiateur du fond de toutes les classes où je passais et rien que de penser qu’il fallait faire quelque chose me fatiguait… me fatiguait… Et longtemps le verbe faire a été mon plus féroce ennemi parce qu’il m’attendait toujours au détour des jours, il y avait toujours quelque chose à faire !
Et puis plus mes pantalons se sont allongés, plus j’ai éloigné le mot faire de mes pratiques régulières.
C’est ainsi que j’ai balancé par-dessus bord la moitié de la vaisselle familiale pour ne pas avoir à laver le moindre plat d’après repas. Heureusement à l’époque je mangeais peu et pour les verres, je faisais comme on dit dans les troquets, tiens remet’z’en par-dessus… et plus besoin ni de laver ni de casser. Et pour tout c’était pareil, l’obsession de ne pas faire me guettait !
Heureusement pour moi dans les boites de nuit et les bars où je vivais à mi-temps, 12 heures par jour, on ne me demandait rien. Et vu le ramassage de râteau dans lequel je m’étais aussi spécialisé à l’époque, quand je rentrais au petit matin, seul, je n’avais rien d’autre à faire qu’à dormir jusqu’au prochain jour… avant de recommencer…
Plus tard, avec le temps je me suis mis à faire. C’était pas que j’étais subitement devenu un stakhanoviste du faire c’est juste que je n’ai jamais trouvé comment devenir un Alexandre le bienheureux. J’ai fait souvent sans passion un tas de métiers, mais il fallait bien que je remplisse des poches qui semblaient ne pas avoir de couture de fond… et puis j’ai commencé à cuisiner…
C’est à ce moment-là que j’ai mon obsession a changé et que j’ai voulu faire certaines choses et pire encore, je voulais bien les faire, le mieux du monde même ! Par contre je suis resté raisonnable, je n’ai jamais cherché à faire des chefs d’œuvre aux merveilleuses complications comme ces magnifiques pièces que les plus brillants des artisans proposent à la fin de leur tour de France. Moi, sans doute parce que j’ai encore un radiateur dans un coin de la tête, j’ai l’obsession raisonnable. Un de ces petits vélos qui n’arrêtent pas de faire des tours dans ma tête porte un nom venant de là-bas du sud du sud qui commence de l’autre côté des Pyrénées, ces boulettes que l’on appel le albondigas !
Et j’ai beau faire et refaire, il n’y a rien à faire, ce n’est pas que les albondigas que je fais soient mauvaises, ma tribu remue même régulièrement la tête avec une mine réjouie quand je les sers, mais pour moi il manque toujours un je ne sais quoi, quelque chose… et si seulement je savais quoi !
Alors je recommence, je pèse au gramme près chacune de ces foutus boulettes, chaque ingrédient a été pensé de longues heures et quand enfin je tiens la première entre mes doigts, je la regarde l’air mauvais comme pour lui dire, toi t’as intérêt à être bonne !
Cette fois encore, c’est ce que j’ai fais pour ma 354 874 version des albondigas qui ne seront dans doute pas les dernières…
Las albondigas béta version 354 874
Los ingredientes :
Pour les boulettes : 500g de steak haché – 300g porc haché –1càs d'huile d'olive - 1oignon râpé – 1gousse d'ail râpée – 1 jaune d'œuf – 2 tranches de pain de mie – du lait - 1càs de persil – sel et poivre
Pour la sauce : 2boîtes de tomates en cubes – 1càs d'huile d'olive - 1oignon haché – 1gousse d'ail en chemise écrasée avec le plat d’un couteau –3 feuilles de laurier– de l'origan - du basilic - sel et poivre
Commencez en faisant tremper dans du lait les tranches de pain dont vous aurez enlevé la croûte. Essorez bien le pain puis émiettez-le très finement.
Mélangez dans un saladier les deux viandes, l’oignon, l’ail, le jaune d’œuf, le pain et le persil, salez et poivrez et insistez bien pour obtenir un mélange homogène.
Réalisez alors des boulettes d’environ 30g, bien rondes.
Versez une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle et à feu assez vif, faites colorer les boulettes assez rapidement, elles doivent être saisies mais surtout pas cuites à cœur.
Retirez-les alors de la poêle, ajoutez un peu d’huile si nécessaire, versez l’oignon et l’ail et faites colorer le tout à feu moyen. Quand les oignons commencent à peine à colorer ajoutez les tomates, le laurier et l’origan, remuez bien et laissez sur le feu pendant 3 minutes.
Ajoutez les boulettes, baissez le feu et faites blobloter pendant une dizaine de minutes puis découvrez et prolongez d’une autre dizaine de minutes. Remuez régulièrement pendant toute la cuisson.
Quand les boulettes à la sauce tomate sont prêtes ajoutez le basilic, soyez généreux, mélangez une dernière fois et servez sans attendre.


Mais pourquoi, et si je les faisais de 33g ça changerait la face de la boulette ? est-ce que je vous raconte ça…

mardi 23 mars 2010

Quand plus personne n'écoute ce que je dis, moi je me mets à faire des moelleux au pamplemousse... drôle de vie !

La capacité à ne plus s’étonner de rien de ma petite tribu me turlupine depuis un moment.
L’autre jour je devais aller piquer niquer au bord d’une piscine en compagnie d’une montagne de pamplemousses et de quelques autres blogueuses et blogueurs, et en partant j’ai juste lancé j'me sauve je fais un saut en Floride et si je peux j’vais essayer de vous ramener quèques pamplemousses… Sans savoir, je disais ça histoire de faire le plaisir en partant, de laisser de la bonne impression dans l’air et peut-être de ramener le petit plaisir qui fait… plaisir.
J’aurais très bien pu dire que j’allais me faire des longueurs dans une piscine où j’allais glisser sur l'eau avec la grâce d’un éléphant de mer en écartant d’une main les sirènes, de l'autre la myriade de pamplemousses qui flottaient autour de moi, tout en m’abreuvant à une fontaine de champagne qui flottait par là de… ma troisième main...
Sauf que la dernière fois que j’ai eu le départ comique, j’ai eu le retour aigri… Et vas-y que je te demande si la sirène elle est mâtinée de saumon ou de morue et que si je fais toujours aussi bien la ventouse de fond de piscine... et que, et que, et autres boutades taquineuses.
Du coup j’évite, j’esquive, je me glisse entre la rocaille et je pars sur la bonne impression, et j'atteins comme ça la pleine mer sans encombre.
Et d’un coup comme si de rien n'était, v’là ma Marie qui me dit, tiens pendant que t'y es à ramener des courses, au fait y’a plus de yaourts pour les enfants… et avant qu’elle ait eu le temps de finir sa phrase voilà que tous commençaient à me faire, eux aussi, leur petite liste de courses. Et trois minutes plus tard je me retrouvais à devoir ramener crème au chocolat et saucisses, les yaourts pour les enfants de Marie et le pain de mie parce que le Nutella sans le pain de mie… et un charriot d’autres choses à ramener de Floride !
Plus rien ne semble les étonner. A moins que finalement ils n’entendent peut-être pas tout ce que je dis... pas tout. Du coup ce matin où je m’en allais du côté de chez Stéphanie pour cuisiner et bien d’autres choses, quelques petites recettes d’inspiration américaine.
J’ai lancé avant de lâcher la porte, c’matin je vais m’enfiler mes deux castors marcheurs tabernacle pour m’faire la pêche au saumon noceur, quand ils rentrent d’after ils ne font pas la différence entre un taxi et une glacière. Y’a besoin d’aut'e chose qu'une paire de saumons, tabernacle ? Et là, ma Marie sans même sourciller me dit après un temps de réflexion songeur… je crois qu’il n’y a plus de yaourts pour les enfants… et deux secondes trente-six plus tard, toute la famille était en train de faire sa petite liste de courses…
Produit offert
Tout moelleux au pamplemousse de Floride
Ingrédients : 45g de farine - 45g d'amande en poudre – 60g de sucre roux – 80g de beurre – 20g d'amandes effilées - 2blancs d'œuf – 70g de sucre en poudre - ½ càc de zeste de pamplemousse – 1 pamplemousse de Floride – 2càs de pistaches émondées hachées
Commencez en faisant légèrement dorer les amandes effilées.
Faites ensuite ramollir le beurre au micro-ondes.
Mettez dans un saladier la farine, l'amande en poudre et le sucre roux, mélangez bien.
Ajoutez le beurre et les blancs d'œuf et battez bien le tout.
Ajoutez enfin les amandes effilées et mélangez délicatement.
Versez la pâte dans un petit moule et enfournez à 180° pendant une trentaine de minutes.
Pendant ce temps, préparez le pamplemousse.
Pelez à vif le pamplemousse puis écrasez le cœur restant pour récupérer le jus.
Versez le jus dans une poêle et ajoutez 10cl d'eau, versez le sucre et mettez à feu moyen.
Faites diluer le sucre, puis réduire légèrement en sirop. Ajoutez alors les quartiers de pamplemousse et laissez sur le feu 3 ou 4 minutes en retournant les quartiers de temps en temps. Il faut alors bien surveiller et éviter de trop cuire, sinon le pamplemousse va commencer à se défaire.
Retirez alors les quartiers de la poêle et laisser le jus épaissir en sirop pas trop serré.
Quand le gâteau est prêt, laissez-le tiédir puis versez un peu de sirop dessus, ajoutez les quartiers de pamplemousse et finissez avec du sirop à votre goût. Finissez en saupoudrant avec la pistache hachée. Mangez sans attendre.
Et si vous aimez le pamplemousse vous pouvez aussi allez voir sur I Love Pamplemousse où vous trouverez des recettes et plein d'autres choses sur le pamplemousse et aussi voir cette jolie recette de salade colorée chez Audrey dans sa cuisine fraîchement repeinte !

Mais pourquoi, bon j'ose plus dire que je vais partir à Londres sinon j'imagine pas la liste de courses... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 21 mars 2010

J’ai l’printemps contrarié, mais heureusement je l’ai retrouvé, mon printemps, dans la plus ensoleillée des tartines…

La brouillasouille, cette sorte de purée de poix humide qui repeint les paysages en tout gris, je ne l’aime que dans un seul endroit au monde, Londres !
J’ai toujours aimé là-bas cette sorte de brouillard mouillé, et même très mouillé, qui enveloppe les rues et le passant. J’ai toujours aimé ce drôle de phénomène qui rend les rues fantomatiques et que l’on croit traverser sans encombre mais dont on ressort toujours trempé comme après être passé sous une pluie battante. J’aime ça là-bas… et uniquement là-bas !
Et aujourd’hui premier jour de printemps, j’ai la météo à peu près aussi joyeuse et porteuse d’avenir radieux qu’un discours de Margaret Tacher du temps où la dame était inoxydable. Un dimanche d’Angleterre à Maule sur plage en quelque sorte, et ça je trouve ça vraiment insupportable !
Curieusement avec le temps, sans doute poussé par l’habitude de les retrouver, j’ai commencé par m’attacher aux dates. Enfin à certaines dates, c’est que j’ai l’attachement sélectif. Aucune chance que je ne me souvienne jamais de la Saint Valentin, de la fête des grand-mères ou de celle de Jeanne d’ Arc et de quelques autres du même type. Par contre l’heure du petit brin de muguet, le temps des rois ou l’arrivée du printemps sont mes repères, des repères rassurants qui rendent le temps qui passe plus facile à laisser couler…
Mais faut encore que les choses soient bien faites ! Moi je veux du muguet le premier mai et de la galette le jour des rois… Et le premier jour du printemps, c’est du soleil que je veux bordel !
Du coup, vu l’entrain du soleil à sortir, j’ai passé ma matinée le nez sur la vitre à grogner sur chaque gouttelette qui venait embrumer un peu plus mon horizon. Et puis comme je n’arrivais même pas à changer la météo à coups de grognements, je suis allé chercher du soleil dans les assiettes. Et c’est chez Marion, une jeune cuisinière débordant d’idées et de talent, que je l’ai trouvé avec une tartine qui m’a remis l’humeur dans le bon sens.
Et comme depuis quelques jours vous pouvez retrouver le tout nouveau magazine consacré au fromage, Fromage Gourmand, quand je suis arrivé en cuisine pour mettre à ma sauce la Tartine méridionale de Marion, c’est le reblochon qui m’a fait un clin d’œil.
Tartines comme une ratatouille et reblochon
Ingrédients : 150g de reblochon en tranches d’environ 1cm - 1 courgette -1poivron rouge – 1 oignon – 1gousse d’ail – 1quinzaine de tomates cerise - 2 ou 3 tiges de basilic – 5 ou 6 branches de thym frais – 4càc d’huile d’olive – 2 cas d’amandes effilées - des tranches de pain de campagne - sel et poivre
Commencez en coupant le reblochon d’abord en cubes d’environ 1cm de côté, puis en petits triangles en coupant les cubes en deux. Réservez le fromage au frais.
Coupez la courgette, le poivron et l’oignon en petits cubes. Coupez en deux les tomates cerise. Ecrasez l’ail avec le plat d’un couteau.
Mettez 1càc d’huile d’olive dans une petite poêle, versez-y la courgette et le thym, salez et faites sauter à feu moyen jusqu’à ce qu’elle soit à point, c'est-à-dire dorée, bien cuite mais encore croquante. Réservez.
Versez de nouveau 1càc d’huile d’olive et faites cuire le poivron et réservez-le.
Faites de même avec l’oignon et l’ail mélangé.
Terminez la cuisson des légumes avec les tomates cerise, cuisez-les rapidement de manière à ce qu’elles se tiennent encore bien.
Mélangez les légumes, salez et repassez-les 2 ou 3 minutes à la poêle en les mélangeant bien. Laissez tiédir le mélange.
Ajoutez alors le reblochon et mélangez le tout.
Faites rapidement griller les amandes dans une poêle sur feu moyen.
Faites griller le pain et répartissez dessus le mélange aux légumes et au reblochon.
Parsemez les feuilles de basilic, quelques feuilles de thym et les amandes grillées sur les tartines, rectifiez éventuellement l’assaisonnement, dégustez sans attendre.

Mais pourquoi, bon j’en reprends juste une toute petite lichette… une petite… le fromage je sais pas résister… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 18 mars 2010

Dédicace gourmande au Cookcoon et voyage dans les assiettes ou comment cuisiner va être mis à toutes les sauces ! Vous venez ???

La cuisine est l'ensemble des techniques de préparation des aliments en vue de leur consommation par les êtres humains.
La cuisine est diverse à travers le monde, fruit des ressources naturelles locales, mais aussi de la culture et des croyances, du perfectionnement des techniques, des échanges entre peuples et cultures.
Ça, c’est la définition que l’on trouve si l’on tape Cuisiner sur Wikipédia…
Si je devais donner ma définition de Cuisiner, de ce foutu mot qui arrive encore à chaque fois à me faire briller les yeux quand je le prononce il faudrait que j’arrive à placer Stéphanie et Marie dans ma définition…
Si vous voulez savoir pourquoi c’est facile, passez du côté du Cookcoon de Stéphanie entre 10h et 20h, samedi prochain le 20 mars, lors de la dédicace gourmande de Marie Naël. Il y aura Marie et son livre " Ecaille et Plume, une histoire de bouche écrite à mille mains" et Stéphanie bien sûr, mais aussi Pascal Guillemin qui cuisinera le matin et Arnaud qui parlera de vin et moi… Alors vous venez ? juste pour goûter ça et quelques autres petites choses... :

Pour savoir où, quand, pour quoi, pour qui… et tout l’reste c’est la : Dédicace gourmande au Cookcoon.

Mais pourquoi, et la définition de recette au fait c’est quoi déjà… est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: Désolé Marie je n'ai pas résisté au chocolat qui traînait...

mercredi 17 mars 2010

Rencontre avec un cuisinier de demain… ou la grande répétition d’avant concours !

La première fois que j’ai rencontré François Poulain, c’était après la première phase du concours " Le bœuf les races à viande " organisé par le CIV. Ce jour-là on nous avait demandé à Adèle et moi d’être juré d’un concours réservé aux élèves cuisiniers et François avait remporté cette première étape.
Drôle de moment d’ailleurs de se retrouver en face d’assiettes anonymes et de devoir les juger… de jauger, goûter, regarder, explorer d’une fourchette curieuse pour finir par poser une note sur la feuille… avant de la gommer et recommencer… j’ai toujours eu la certitude incertaine.
La deuxième fois, c’était il y a quelques jours dans son lycée professionnel du côté de Clichy.
Quand je l’ai retrouvé vers quatorze heures François était déjà à la tâche en train de réviser ses gammes, trente minutes qu’il m’a dit, j’ai commencé depuis trente minutes, il me reste juste trois heures et demie pour finir. Quatre heures pour un plat, c’est la règle du concours et à chaque étape passée on recommence tout et on améliore… on essaye en tout cas.
Le gros ça ne change pas mais j’ai quelques idées… Et ces idées il va les présenter aujourd’hui à André Le Letty le chef de L'Agassin, un de ces chefs dont l’expérience pourrait servir à écrire plusieurs encyclopédies culinaires.
En attendant son arrivée François continue imperturbable, les cuissons avancent, les feux se couvrent, un, deux, trois… les casseroles se multiplient, un plat et déjà six gamelles qui bloblotent… Rien ne semble le perturber, ni le robot résistant, ni l’huile oubliée trop près du feu qui s’enflamme subitement… Il ne faut surtout pas s’arrêter à ça qu’il me dit sentant peut-être qu’à sa place j’aurais déjà tout lâché et me serais reconverti dans la cordonnerie. Pas lui, il continue, vérifie, sonde, goûte, rectifie, on m’a dit qu’il y avait trop d’ail dans mon plat, je dois m’adapter même si moi j’en mettrais plus.
Il faut tout lisser, le concours ne permet pas la moindre aspérité, pas la moindre erreur et André Le Letty qui arrive alors n’est pas de ceux qui laissent passer quoi que ce soit.
Le cuisinier de l’Agassin regarde, il ne dit pas grand chose, juste ce qu’il faut, il laisse travailler et puis quand il faut il s’approche, tâte une viande, goûte une sauce et se penche pour dire. Ses phrases commencent souvent par attention juste avant le conseil, la cuisine se joue maintenant à quatre mains. L’ancien et le futur cuisinier unissent leurs efforts et quand la pâte du ravioli fait mine de résister au pliage, elle ne résiste pas longtemps à leurs efforts conjugués et il en sera de même pour toutes les difficultés.
Et quand le second conseil arrive, un des professeurs du lycée, il s’allie aux deux autres comme s’ils étaient en cuisine ensemble depuis des années… à ce moment-là je comprends mieux l’étrange réponse de François quand on lui a demandé son ustensile culinaire préféré il a répondu la brigade… avant de parler d’échange et de solidarité. Ces concours demandent de la liaison de l’écoute et de l’échange, et surtout de ne jamais quitter la ligne de mire des yeux, le plat et uniquement le plat, tel est le but des trois hommes derrière les fourneaux.
Et peu à peu il se compose, se monte…
Quand je suis arrivé, quelques minutes après quatorze heures, je m’étais donné une grosse heure avant de repartir et quand je m’arrache difficilement quatre heures plus tard c’est désespéré de ne pas avoir vu le plat complètement réalisé et de ne pas avoir pu le goûter…
Et comme j’avais très envie de retrouver ce talentueux jeune cuisinier je ne lui ai surtout pas souhaité bonne chance, il a y des choses qui ne se font pas, je lui ai juste donné rendez-vous lors de la finale…
La finale se déroulera dans les cuisines de l’Ecole Ritz Escoffier le 12 mai 2010 et j’espère bien pouvoir y assister et vous raconter après…

Mais pourquoi, y’a pas c’est beau une cuisine le jour… est-ce que je vous raconte ça…

Les cuisiniers ressemblent parfois à de drôles de bestioles… la preuve en quelques photos…

Les cuisiniers ressemblent donc parfois à de drôles de bestioles… penchés, voutés, passionnés, concentrés sur le fil tranchant à jouer avec les limites…
J’ai toujours aimé les regarder avant de les écouter, plus tard, ensuite seulement. Mathieu Guibert est cuisinier au Parc à Carcasonne et lors des qualifications pour les Bocuses d’Or Europe je suis resté face à lui à le regarder préparer ces étranges plats de concours qui ne me parlent pas forcément… Mais restent les gestes du cuisinier affrontant la matière, et là je pourrais les regarder pendant des heures.

Ces photos ont été prises lors des Bocuse d’Or Europe, Concours National de Cuisine Artistique où j’ai été invité par Pilsner Urquell, une bière lointaine qui va vite faire partie de notre quotidien. Et si vous voulez plus d’images de cette rencontre n’hésitez pas à aller chez Alexandra, Carine, Anne, Silvia, Letitia et Mamina

Mais pourquoi, et samedi c’est cuisine à tous les étages… vous v’nez ? est-ce que je vous raconte ça…