vendredi 31 juillet 2009

Et voilà que je commence à voir des verrines partout, partout, partout ! 2e épisode…

Depuis quelques jours le défi verrines d'été est parti sur Obiwi et les verrines continuent à arriver de tous les côtés ! Et voilà donc les suivantes !
Framboise et chocolat nous propose Papilles et en plus elle ajoute la violette… en gros un de mes fruits préférés de l'été et même de tous les temps et deux chocolats, ce chocolat qui reste un de mes péchés mignons ! Et moi je devrais résister ?
Verrines aux deux chocolats, gelée de framboises et violette
Face aux grosses chaleurs, je crois que la bonne idée serait de tester le mélange plus que rafraichissant proposé par themaetlouise, concombre, coco et menthe, de la fraîcheur en verrine…
Granité de concombres à la noix de coco et à la menthe
Du tzatziki qui part en vacances en Italie et qui du coup prend en route ricotta et mascarpone, c'est l'idée que propose AliceAsano et qui pourrait me donner envie de voyager vers sa verrine…
Courgettiki alla genovese
Pistache et fruits rouges, une drôle d'association, drôle et tentante… c'est en tout cas celle que propose couleurdevie, décidément très inspirée par le défi verrines !
Panna cotta à la pistache et aux fruits rouges
Et si vous voulez retrouver les recettes de ces nouvelles verrines du défi verrines d'été, c'est tout simple il vous suffit toujours de cliquer sur les titres et vous arriverez directement sur les recettes correspondantes du côté de chez Obiwi… Mais au fait, et vous, elle ressemble à quoi votre verrine de l'été ? Petite, grande, sauvage ou bien sage... j'espère le découvrir très vite.

Mais pourquoi, plus qu'un jour à faire la danse du soleil… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 30 juillet 2009

Pour mon 500e article je ne vais vous dire qu'une chose… Merci ! Merci !! Merci !!! Et cochon pour fêter ça !

C'était le dimanche 3 Octobre 2005, il était trois heures du matin et ce jour-là, à cette heure très tardive pour la première fois j'ai appuyé, pas très sûr de moi, sur la touche publier… quelques heures plus tôt je venais de mettre en route mon blog Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… et voilà ce qui est apparu sur l'écran ce premier jour…
La Majuluta
Dimanche 23h33

Pas encore assez envie de dormir mais déjà les yeux qui clignotent, on connaît tous ça, généralement c'est devant une télé sans intérêt et ça finit par… Mais là j'avais une envie bicéphale (envies bicéphales quand vous nous tenez…) celle de découvrir un nouveau site sur la toile et comme souvent que ça parle de cuisine, donc je fonce vers mes bonnes adresses Cléa, Pascale, Estelle et d'autres et je pars en fouille dans leurs carnets d'adresse… ça se confirme les sacs à main des filles ne sont pas rangés… mais en fouillant bien, on y trouve toujours quelque chose d'intéressant… Après plusieurs essais j'arrive chez La Majuluta, par là > La Majuluta. Il est près de minuit et mes yeux se ferment déjà un peu plus, du coup je ne comprends pas tout de suite où je suis, d'abord je parie sur l'Italie, Ragu' alla bolognese m'indique la première recette… difficile à cette heure-là de s'attaquer à un site en Italien, mais les photos sentent bon… suivante La focaccia de Elisabetta… elle aussi me fait envie, je m'essaye à une improbable traduction… 00h14 je parle couramment italien ??? Je remonte sur la première recette et je ne le parle plus… je m'essaye sur un troisième et je reconnais enfin l'espagnol dans lequel pratiquement tout le site est écrit, sauf la première recette. Sur le coup j'ai failli rire mais penser que subitement je pouvais parler italien suffit à combler mon besoin de ridicule nocturne… je laisse un mot à La Majuluta et je glisse son site dans mes favoris, à vous de voir si vous en ferez autant…
Et Marcela, celle qui tient La Majuluta, un des plus jolis blogs que je connaisse, m'a envoyé ce jour-là mon premier commentaire… et puis un deuxième article est arrivé et petit à petit plein d'autres commentaires sont aussi arrivés... et puis les choses se sont enchainées vite, très vite et l'aventure ne s'est plus arrêtée…
Et me voilà maintenant à mon 500e article avec un mot a vous dire… Merci ! Merci ! Merci !!!
Merci de m'avoir accompagné, de m'avoir soutenu, encouragé ou engueulé, conseillé ou questionné, rencontré et nourri, de m'avoir étonné, rassuré, quelque fois énervé et souvent captivé… et encore de m'avoir fait vibrer, palpiter et aussi rire et finalement donc de m'avoir souvent touché…
Et surtout je voulais vous dire merci de m'avoir lu ! et quelques fois dégusté… Parce que sans vos yeux il n'y aurait jamais eu cette aventure qui dure… encore !
Et si ce premier article n'était donc pas accompagné d'une recette celui-ci le sera, avec une recette comme je les aime, une recette à partager pourquoi pas avec les doigts en prenant tous ensemble au même plat… cuisine et partage, on ne se refait pas…
Cochon mignon d'Asie nourrie aux herbes à déguster avec une petite crêpe… Une envie inspirée par une recette de Donna Hay
Ingrédients :
pour le cochon : 1filet mignon de cochon coupé en deux – 60g de sucre – 2càs de nuoc nam – 2càs de sauce soja – 2gousses d'ail -4oignons nouveaux - ½ càc de gingembre frais râpé – 1trait d'huile de sésame - poivre
Mettez le sucre dans une petite poêle et faites-le fondre à feu moyen. Dès que le sucre a fondu et a commencé à dorer, posez dessus le filet mignon. Laissez le filet comme ça pendant cinq bonnes minutes en le dorant de tous les côtés. Au début le sucre va durcir c'est normal c'est le choc thermique dû au filet, il redevient tout de suite liquide. Il faut bien surveiller pendant cette phase et retirer la poêle du feu immédiatement si le sucre commence à brûler.
Ajouter ensuite le nuoc nam, la sauce soja, les gousses d'ail seulement écrasées, 2 oignons émincés, le gingembre et l'huile de sésame, remuez bien, poivrez généreusement, baisez le feu et couvrez. Poursuivez la cuisson une quinzaine de minutes en retournant la viande régulièrement, n'hésitez pas à ajouter 1 ou 2càs d'eau si nécessaire. Dès que la viande est à point saupoudrez-la avec l'oignon émincé restant et laissez reposer quelques instant à couvert avant de servir.
Pour les crêpes : 120g de farine – 1càs de maïzena – 3ou 4 ciboules émincées bien fin de biais – ½ càc de levure chimique – 1càc de sauce soja – 2pincées de piment en poudre – 25cl d'eau - de l'huile neutre
Mélangez tous les ingrédients solides de la pâte, ajoutez l'eau et mélangez de nouveau. Laissez reposer une quinzaine de minutes.
Mettez un peu d'huile dans une poêle bien chaude et versez une petite louche de pâte, faites cuire des deux côtés. Recommencez autant de fois que nécessaire.
Pour servir : 1 poignée de germes de soja rapidement blanchis – 1 trentaine de feuilles de menthe, de coriandre et de basilic thaï – 1 ou 2 oignons nouveaux finement émincés – poivre
Posez sur un plat ou sur une planche les crêpes repliées et les morceaux de filet mignon, saupoudrez le tout avec le soja, les herbes et les oignons, arrosez avec la sauce, poivrez et partagez le tout la fourchette à la main…
Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… va savoir !

lundi 27 juillet 2009

Pique-nique au jardin… et rappel du pique-nique parisien du 2 août ! Et au menu salade et yaourt familial…

Toujours rêvé d'avoir un jardin, les petits oiseaux, les fleurs qui poussent, les enfants qui jouent et moi qui virevolte au milieu de tout ça telle une Marie Popins en pantalon… J'ai toujours rêvé d'avoir un jardin… jusqu'à ce que j'en ai un ! Un jardin pour moi c'était un paquet de bon souvenirs que j'espérais bien revivre. Et même les mauvais n'arrivaient pas à altérer mes envies, même ces courses effrénées avec mon frère, dit la machine à baffes, même ça, ça ne m'empêchait pas d'avoir envie, et puis il ne courrait pas assez vite de toute manière. Et un jour un jardin est entré dans ma vie, mon jardin, mon mien à moi !
Et ce jour-là, j'ai tournoyé encore et encore au milieu de l'herbe, ivre de joie, j'emplissais mes poumons d'odeurs, accompagné d'un tourbillon de coccinelles, de papillons et de tourterelles… enfin d'un peu de poussière surtout… C'était à tel point que j'ai failli décoller de bonheur… C'est à ce moment, alors que j'allais presque léviter au-dessus de la petite herbe qui chatouillait mes petits pieds délicats, c'est à ce moment-là, que j'ai entendu Marie me dire, eh ben c'est pas tout va falloir demander ma mère qu'elle nous prête la tondeuse, et puis la bêche et pis le truc qui fait des allées avec le fils qui découpent bien les baskets, et pis la grosse cisaille et pis le long… bon le week-end prochain, c'est pas tout ça t'es de garde de jardin Chouchou… tu vas voir que tu vas l'aimer… TON jardin… Marie n'était pas aussi folle que moi de jardin.
Curieusement assez rapidement quand j'attendais Marie crier, Chouchou on va au jardin ? Je ne me voyais plus traversant mon pré fleuri, ma Marie au bout de la main, les lapins sautillant sur notre chemin… allant de bon matin cueillir la fleurette… non je me voyais enchainé à la tondeuse, cette tondeuse qu'il fallait vider quinze fois au mètre carré et qu'il fallait vider au fond du jardin là ou les orties font trois mètres de haut, sont urticantes comme des méduses et couvertes d'animaux à huit pâtes prêts à sauter sur ceux qui survivent jusque là…
Du coup forcément quand j'entendais ce cri, je me carapatais tel superman dans sa cabine téléphonique, sauf que moi c'est déguisé en courant d'air que j'en sortais, et Marie n'entendait alors qu'un lointain j'peux pas Chouchou j'ai la cave à ranger !
Et quand Marie, déguisée en épouvantail, couverte de paille de la tête aux pieds, me retrouvait quelques heures plus tard devant l'ordi et me lâchait ben qu'est-ce que tu fous là ? Je lui lâchais un timide et visiblement peu convainquant, ben sur le chemin je me suis rappelé qu'on avait pas d' cave… La suite de notre conversation ne peut pas se raconter…
Et c'est comme ça que malgré nos efforts, le mien à convaincre ma Marie que le jardinage c'est vachement bien… et ses efforts à elle dans SON jardin… Le paradis est devenu peu à peu un truc galeux où même les mauvaises herbes poussent difficilement. Du coup quand Marie m'a dit, tu te rends compte qu'on fait rien dans le jardin, on n'y mange même plus… j'ai failli être sarcastique quant à l'état du truc, et puis en souvenir de mes rêves j'ai préparé un petit repas à manger sur l'herbe d'à côté. Et y'avait ça…
Salade de bœuf entre Asie et sous-bois
Ingrédients : 300g de steak taillé en fines lanières – 2tiges de citronnelle – 1càs de sauce soja - 2échalottes émincées fin – 1càs d'huile de tournesol – 2càs de jus de citron vert – 2càs de nuoc nam – 1càc de sucre en poudre – 1trentaine de feuilles de menthe, de coriandre et de basilic thaï – 1 poignée de girolles émincées assez finement – 1 poignée de pousses de soja très rapidement blanchies - poivre
Mettez le steak, le soja, la citronnelle écrasée et la moitié de l'échalote dans un petit saladier, poivrez généreusement, mélangez le tout et oubliez ça pendant au moins une heure.
Mélangez dans un bol, le jus de citron vert, le nuoc nam et le sucre.
Mélangez dans un bol, les feuilles, la moitié des échalotes restantes et les pousses de soja.
Puis faites chauffer une poêle le plus fort possible et quand elle est très chaude ajoutez l'huile et dès qu'elle fume, versez le contenu du saladier. Faites très rapidement colorer, sans trop remuer. Dès que la viande est à point, retirez-la dans une assiette.
Versez les giroles dans la poêle et faites-les sauter aussi rapidement que la viande. Retirez-les aussi sur la viande. Retirez la poêle du feu et versez-y le mélange du bol. Raclez le fond et laissez réduire un peu puis versez sur la viande. Laissez tiédir le tout.
Mettez la viande aux champignons sur un plat puis ajoutez le mélange d'herbes et de soja, mélangez très rapidement, poivrez et mangez !
Yaourt familial fruité croquant
Ingrédients : ½ litre de lait entier – 1yaourt – 125g de framboises – 3càs de pistaches décortiquées pelées hachées – 3càs d'amandes effilées – 5 fleurs de violette au sucre hachées – 2càs de miel liquide
Préparez le yaourt la veille, mettez le yaourt dans un petit saladier (à peine plus grand que pour contenir le lait et le yaourt et suffisamment bas pour qu'il entre dans la yaourtière) et battez-le. Faites bouillir le lait puis laissez-le tiédir. Versez-le doucement sur le yaourt en mélangeant doucement.
Déposez le saladier dans la yaourtière et laissez-le pendant 12 à 14 heures.
Le lendemain matin couvrez le yaourt d'un film alimentaire puis mettrez le au frigo pendant au moins 4 ou 5 heures.
Mettez une poêle à feu moyen et faites-y dorer rapidement les pistaches et les amandes. Retirez-les de la poêle, versez-y le sucre et laissez-le rapidement caraméliser. Ajoutez les pistaches et les amandes et mélangez, videz tout de suite la poêle avant que ça brûle.
Laissez refroidir, puis hachez grossièrement.
Mélangez sans insister les framboises avec les pistaches et les amandes.
Versez 1càs de miel sur le yaourt, puis le mélange aux framboises. Saupoudrez avec les violettes et terminez par une deuxième cuillère à soupe de miel ou plus à votre goût.
Mangez de préférence à plusieurs en trempant des cuillères gourmandes qui vont cherchez le yaourt.
Vous pouvez aussi utiliser cette garniture pour simplement couvrir des yaourts nature.
Et si vous voulez faire le plein de recette de yaourt n'hésitez pas à vous procurer une petite bible du domaine : Yaourts cent recettes de saison de Murielle Khamouguinoff chez Tana éditionsPour mémoire le pique nique du mois d'août arrive à grands grands pas et comme toujours vous êtes tous les bienvenus ! Et pour le détail de comment ça fonctionne c'est en dessous !
- Où vient ? Dans les jardins de Bercy (nous serons sous la croix sur la 'tite carte) accolés au métro Cour Saint-Emilion (ligne 14) ou Bercy un peu plus loin… ne vous inquiétez pas cette partie du jardin n'est pas gigantesque et sur l'herbe un tas de blogueurs ça se voit !- Pourquoi vient ? Pour être ensemble et manger un bout…
- Avec quoi vous vient ? Chacun prend son pique-nique, et ça peut être un casse-croûte jambon beurre… et pour les plus courageuses ou courageux, elles ou ils peuvent prendre quelque chose de plus, une boisson, un truc salé, un truc sucré… un truc quoi… à faire goûter à ceux qui sont autour. Ne faites pas pour 15, pour 2 ou 3 c'est déjà bien ! Eventuellement un truc pour manger dessus (nappe, plaid, couverture…), mais l'herbe pour pique-niquer c'est bien aussi !
- Avec quoi moi viens ? Avec un stock d'assiettes, en carton mais avec des petites fleurs, de gobelets et de couverts, en plastique surement… donc n'apportez pas tout ça à moins que vous ne vouliez manger dans votre vaisselle en porcelaine et vos verres en cristal !
Des idées, des questions, des suggestions à vous de jouer maintenant ! Et si vous avez vraiment peur de ne pas nous trouver n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail je vous dirai comment faire sonner mon portable ,-)!!!
Si vous voulez reprendre le logo du pique-nique, vous pouvez mais aucune obligation bien sûr !

Mais pourquoi, colchique dans les prés… et dire que j'ai longtemps cru que c'était un verbe colchiquer… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 24 juillet 2009

Et voilà que je commence à voir des verrines partout, partout, partout ! 1er épisode…

Depuis quelques jours le défi verrines d'été est parti sur Obiwi et les verrines commencent à arriver de tous les côtés ! Et voilà donc les premières !
Un voyage en direction de l'enfance avec Mewnewchou avec une verrine où la barbe à papa et le Nutella se balladent en compagnie de la crème chantilly…
Verrine explosion de saveurs
Une douceur à hauts risques d'addiction avec Chouya. Des risques pour les accro au caramel et à la confiture de lait.
Mousse caramel au beurre salé
Un étonnant mélange pour Mimilafee où la douceur du coco et des perles du Japon s'affronte à l'acidité de la rhubarbe.
Verrine perlée de coco sous un lit de rhubarbe
Une verrine en trois couches avec Couleurdevie pour s'attraper le plein de goûts et de fraîcheur et découvrir une association de douceur et de fruits.
Verrine lemon curd, framboises et perles au coco
Un voyage de berger avec de nouveau Mimilafee où les fruits secs et les tomates séchées vont se promener sur les routes des fromages de chèvre
Verrine du berger

Et si vous voulez retrouver les recettes de ces premières verrines du défi verrines d'été, c'est tout simple il vous suffit de cliquer sur les titres et vous arriverez directement sur les recettes correspondantes du côté de chez Obiwi… Mais au fait et vous, elle ressemble à quoi votre verrine de l'été ? Salée, sucrée, rafraîchissante, torride... j'espère le découvrir très vite.

Mais pourquoi, et si on reparlait pique-nique au fait… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 22 juillet 2009

Quand les tomates m'ont pris, elles ne m'ont plus jamais lâché… et forcément petite salade de tomates !

Quand je me suis dit que j'allais parler tomates, je me suis tout de suite dit que j'allais raconter mon histoire d'amour avec la belle ronde rouge et verte… parce que pour nous, dont les parent viennent d'en dessous des Pyrénées, les tomates ne sont pas rouges mais bien rouge et vert ! Du coup, en arrivant par ici tous regardent ces fruits trop mûrs en s'étonnant des mœurs de ce drôle de peuple qui cueille les tomates toujours trop tard ! Je crois que c'est ce qui a conduit mon père dès qu'il a eu un bout de jardin, à planter en tout premier un pied de tomate.
Et le premier pied, à l'été suivant, a donné des tomates pansues et biscornues, larges comme les mains du père, comme on les trouvait d'ailleurs encore sur les marchés. Mais alors que j'attendais qu'elles deviennent toutes rouges comme le petit français alimentaire que j'étais devenu, il les a coupées bien avant, bien bien avant, leurs côtes était même d'un vert vif éclatant. Ce jour-là il est venu me chercher dans mon lilas bibliothèque où je devais être en train de lire une BD et de sauver le monde en même temps... Ce jour-là il m'a juste dit, viens on va manger des tomates…
Je n'ai pas eu le temps de lui dire qu'elles n'étaient pas mûres ses tomates, même pas rouges, qu'il en tranchait déjà une. Et pendant que je le rejoignais, j'ai commencé à me poser mes premières questions concernant mon père… Les premières, parce qu'avant il n'y avait pas de doute mon père savait tout, connaissait tout, il répondait même aux questions perfides de ma maîtresse d'école, c'était bien là le signe d'une intelligence exceptionnelle… et là il ne reconnaissait même pas une bonne tomate !
En arrivant près de lui j'ai remarqué le petit tas de sel, du gros, qu'il tenait au creux de la main, et dont il a prestement pris une pincée pour la disposer sur la demi tomate qu'il m'a tendue ensuite. Mon père a toujours préféré l'efficacité du silence pour dire les choses, et il a donc juste hoché la tête pour me dire aie confiance je ne suis pas devenu fou… Alors je l'ai prise et je l'ai croquée, surtout pour lui faire plaisir d'ailleurs. Je crois que c'est la première fois que j'ai compris qu'on pouvait me mettre la bouche en révolution et que finalement la révolution avait du bon !
En finissant la chose rouge et verte, juteuse et sucrée, salée et croquante à la fois, j'ai juste hoché la tête sur le côté, à l'époque moi aussi je discutais beaucoup en silence… il avait bien sûr raison… Et quand nous sommes rentré lui et moi, avec sa main posée sur mon épaule, sans m'en rendre compte je venais de basculer dans l'incertitude du goût et plus jamais je ne serais sûr de rien simplement par c'est comme ça…
Par la suite j'ai régulièrement transmis le goût de la tomate verte et rouge, de cette tomate un peu biscornue et larges comme a la main de mon père, de cette tomate qui poussait du côté de notre jardin d'alors...
Et forcément quand Damien m'a demandé, tu viens du côté de Bordeaux pour lancer le concours Tomato Fiesta j'avais toutes les meilleures raisons du monde de dire oui. Déjà pour retrouver certaines mes petites bordelaises préférées, Agnès, Audrey, Babali, Bergeou, Cess, Joëlle, Marie et Anne et puis pour parler et manger tomates ! Ce que je ne savais pas encore c'est que je découvrirais en plus deux drôles de cuisinier, Vincent Poussard et Fabrice Biasiolo qui manient la tomate avec talent…. Et que Fabrice m'entrainerait en deux recettes sur un terrain de traverse où la cuisine n'est pas seulement quelque chose qui se mange, mais aussi quelque chose qui stimule l'imagination…
Ma salade de tomates à moi…
Ingrédients : Des tomates variées, encore un peu verte si possible (pour la salade que j'ai réalisée j'ai utilisé des grosses tomates cerises, des cœurs de pigeon, de l'olivette et une petite marmande) – 1 petite poignée de feuilles de basilic mélangées (vertes, violettes…) – 1 petite poignée de feuilles de menthe mélangées – 4 ou 5 tranchettes de baguette grillées – 1 quinzaine de tranchettes très fines de scamorza fumée (désolé mon 'ternet est tombé en panne alors que je n'avais pas fini l'article !)ou d'un autre formage légèrement fumé – 1gousse d'ail pressée - 2càs de jus de tomate – 3càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre de vin – du sucre - sel et poivre
Lavez puis coupez toutes les tomates en deux.
Réalisez la sauce en mélangeant le jus de tomate, 2càs d'huile d'olive et le vinaigre.
Coupez le pain en petit morceaux, versez le dans la sauce, mélangez bien, puis écrasez le pain sans attendre, entre les mains de manière à enlever la sauce en trop. Il faut réaliser cette opération suffisamment vite pour que le pain ne soit pas complètement trempé et garde un côté encore croquant.
Déposez les deux tiers des tomates dans un plat, parsemez le pain et l'ail dessus. Ajoutez les tranchettes de fromage.
Mettez une poêle à feu assez vif, saupoudrez les tomates restantes avec une belle pincée de sucre sur le côté coupé. Versez l'huile restante et quand elle est chaude posez-y les tomates, coté coupé vers la poêle et laissez juste le temps de caraméliser.
Laissez –les tiédir et ajoutez-les sur la salade.Parsemez toutes les feuilles, versez la sauce, salez et poivrez et mangez sans attendre…

Une petite recette qui va rejoindre la tribu des recettes de tomates de Tomato Fiesta organisé par 750g, la ville de Marmande et l'AAPrA et si vous voulez participer vite vite dernier délais Jeudi (merci Cess ,-)!) 23 à 23h55 !!!

Mais pourquoi, et si faisait des carottes mauves après… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Désolé pour cette article qui est resté un peu nu et incomplet une partie de la journée mais 'ternet tombé en panne sans prévenir...

vendredi 17 juillet 2009

Comment décidément je ne résisterai jamais à un café… au point qu'il finit même par napper mes steaks !

Me voilà donc ce jour-là du côté de la Madeleine chez Senderens pour assister à un repas tout café réalisé par le vieux maître à l'œil malin à l'occasion de la présentation de la toute nouvelle Quadrante de Philips… Prévenu que j'étais par Amandine, je savais que je mettais les pieds dans un endroit dangereux, un véritable lieux de perdition pour le cafémaniacovore que je suis ! Alors je me suis consciencieusement préparé, je devais être froid et acéré tel le sabre forgé dans le plus ferme des aciers, prêt à trancher toutes les tentations d'un revers de lame… J'allais sans doute être cruel mais il le fallait pour qu'aucune tentation caféinée n'ait prise sur moi… Et pour décharger ma tension je n'ai jamais trouvé de meilleure solution que de transmettre mon stress aux autres et surtout de partir en courant une fois qu'ils le tiennent bien !
Et c'est ce qui s'est passé de manière tout à fait fortuite et pratiquement à l'insu de ma volonté… Et tout ça pour presque rien, juste parce qu'après avoir répété pendant trois heures, j'vais être en retard, j'vais être en retard, p'tain j'vais… et être passé en mode j'suis en retard, j'suis… j'ai posé une simple question toute innocente, dis Chouchou t'aurais pas vu les clés de ma voiture parce que là visiblement tu les as pas rangées à leur place… Je n'ai jamais compris pourquoi cette simple question déclenchait régulièrement des ouragans domestiques.
Pourtant c'est pas compliqué mes clés sont toujours aux mêmes endroits, dans la petite poche de mon jean, enfin sinon dans une des autres… ou sur la serrure du coffre de la voiture qu'il m'arrive d'oublier ouvert… ou accrochées sur les branches du framboisier parce que je me suis arrêté pour en cueillir une ou deux et que je ne savais pas quoi faire de ces foutues clés… ou dans le bac à légumes posées sur la salade ou simplement sur la table… sous la pile du courrier de la semaine ou… Enfin toujours aux mêmes endroits quoi ! Il suffirait donc de les ramasser pour les mettre à leur place, ça serait tellement facile et ben non ! Et quand je le dis à ma Marie subitement elle se retourne avec une tête de chacal dont on aurait trempé les fesses d'abord dans du miel puis dans une fourmilière… et là elle se met à me parler mal… Et tout ça pour rien, puisqu'elle finit toujours par les chercher et les trouver et par me les tendre en me disant tiens Chouchou tu te les prends et tu te tires avec tes clés de… généralement je n'entends pas la fin, je préfère la laisser exprimer seule sa joie de la tâche accomplie…
Détendu que j'étais donc, j'ai profité du voyage pour me transformer en roc, en pic, en péninsule de volonté ! Rien de n'atteindrait ! J'étais fort, j'avais les lunettes noires d'Horacio Caine et dessous le regard méprisant qu'il prend face aux malfaisants, et quand je suis entré dans la salle du restaurant en enlevant mes lunettes noires je répétais encore entre mes dents, roc, pic, péninsule… Et là je l'ai entendue me lancer, un p'tit noir beau gosse ?
J'ai tout de suite reconnu sa voix, c'était la Quadrante, la blanche, les dossiers d'Amandine m'avaient renseigné sur elle, et elle avait surligné, fais attention c'est une charmeuse et ses formes… fais attention… Alors je me suis retourné, j'ai enlevé ma deuxième paire de lunettes, je les porte toujours par deux, on n'est jamais assez prudent, je l'ai bien regardée, les yeux dans les dosettes à café. Et là tel un sabre d'acier trempé, je n'ai pas hésité, je n'ai pas eu peur, je n'ai pas reculé, j'ai juste répondu… café… oui oui m'dame… café sans sucre siouplait…
Et après, je n'ai plus été qu'un oui oui… et les plats et les cafés se sont succédés et je n'ai résisté à rien, et vas-y le saumon et la pastilla et vas-y le fondant au chocolat et vas-y les cafés et même le " je-t'en-remettrais-pas-un… " tout oui oui… Et c'est après tout ça, alors que je disais à Amandine que j'allais juste faire le tour du pâté de maison, j'ai entendu la Quadrante, la noire, me lancer, un dernier café beau gosse… ? Subitement je me suis dit que bientôt j'aurais sans doute envie de poncho et de jungle tropicale et de courir, courir, courir… et je lui ai dit oui…
Petits steaks hachés juste saisis aux herbes et au sirop de café furieux…
Ingrédients pour 1 : 90g de steak haché – 1càs d'huile neutre - 3 ou 4 feuilles de basilic thaï – 3 ou 4 feuilles de menthe – 1 ou 2 feuilles de basilic violet – 1ou 2 tiges de ciboule – 5cl de café (utilisez un café bien parfumé) – 1càs de rhum ambré - 2 capsules de cardamome – 1 piment lampion (tout petit piment antillais qui ressemble à un poivron en miniature) - sel – des feuilles d'herbes mélangées pour décorer le plat.
Commencez par réaliser le sirop furieux, mettez le café, le sucre en poudre et la cardamome dans une petite casserole et faites chauffer à feu moyen. Dès qu'il commence à blobloter, montez le feu, ajoutez le rhum et faites flamber. Baissez ensuite à feu moyen, posez le piment dedans et laissez le tout sur le feu jusqu'à obtenir un sirop pas trop serré. Vous pouvez goûter le sirop régulièrement et enlever le piment quand il sera à votre goût. Sinon enlever le piment en fin de cuisson.
Découpez ensuite les feuilles, pour cela enroulez-les ensemble puis émincez-les finement, puis émincez aussi finement la ciboule. Prélevez une pointe de couteau de piment confit au café, hachez-le et mélangez-le aux herbes (encore une fois à vous de trouver votre équilibre entre le piquant du piment et les herbes).
Mettez dans un cercle de pâtisserie (de préférence petit et haut le mien fait 6cm de diamètre et si vous n'avez pas de cercle des boîtes de conserve entièrement métalliques font l'affaire !) la moitié de la viande, puis les herbes et la ciboule émincée, puis l'autre moitié de viande. Tassez bien le tout.
Mettez une poêle à feu très vif, quand la poêle commence à fumer ajoutez l'huile et quand elle commence à fumer, salez les deux cotés de la viande et posez-la de suite dans la poêle surtout dans enlever le cercle ! Laissez à peine une minute, la viande doit juste être saisie en surface.
Retournez alors le cercle et posez-le dans la poêle appuyez un peu sur la viande pour qu'elle descende (normalement le cercle n'est pas rempli avec cette quantité de viande) et saisissez-la de ce côté.
Quand la viande est à votre goût (prolongez si vous voulez une viande plus cuite), posez le cercle sur une assiette sur laquelle vous aurez mis quelques feuilles d'herbes mélangées, faites glissez pour libérer la viande et nappez le tout avec belle cuillère à soupe de sirop furieux que vous aurez réchauffé et quelques feuilles. Dégustez de suite.

Mais pourquoi, ça serait pas l'heure de la pause… café, par hasard… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : à cette occasion j'ai rencontré une drôle de fille qui signe The Best Brunette Ever ! et qui tient un blog qui promet du design, des voyages, du miam et plein d'autres trucs chouettes dedans... et comme elle tient ses promesses... vous pouvez allez voir : The Best Brunette Ever !

lundi 13 juillet 2009

Quand le café et le chocolat font front commun pour me mettre les sens à l'envers… et petites gourmandises très café et chocolat… forcément !

Il suffit que l'on me dise chocolat pour que je m'affole comme une boussole dans un orage magnétique et pour que je perde pratiquement la raison. Et quand j'en tiens un bout dans ma main j'oublie tout et surtout les six mois d'efforts et de salade à l'eau, qui m'ont permis de perdre 1gramme 25, je me jette sur le bout et plus rien n'existe tant que je ne l'ai pas fini… et cela même s'il fait la taille de la moitié des Pyrénées.
Qu'il soit blanc, noir, entre les deux, aux noisettes, aux éclats de fèves ou même au riz soufflé… le chocolat est mon ami et je crois qu'il le serait même s'il était fourré à la bolognaise…
Et pourtant un seul mot peut effacer cette passion, un seul mot peut balayer tous mes rêves d'un jour, me jeter dans un bain de chocolat fondu aux noisettes et courir après dans les rues en criant 'chuis une tablette ! 'chuis une tablette comme les autres!!! Un mot et un seul effacer mes envies et me faire oublier ma passion chocolatée… et ce mot c'est… Café !
Le café m'a accompagné pratiquement depuis toujours. Déjà petit, le café a été mon premier petit déjeuner, enfin à l'époque je croyais que le jus de café mâtiné à la chicoré que faisait ma mère était du café… et puis d'autres cafés sont venus…
Ceux que je prenais du côté de Victoria Station et qui me permettaient au petit matin après des nuits... compliquées, de me souvenir où j'avais déposé la veille mon petit linge de rechange … Ceux, plus noirs, des matins de boulot, qui n'arrivaient pas à me donner envie d'aller dans cette foutue usine à papier où je travaillais plus pour ne pas gagner grand-chose, mais qui me faisaient tenir jusqu'au soir, où là je revivais enfin… Et puis ceux que je buvais seul dans notre cuisine quand il m'arrivait encore de me lever avant Elle, ces cafés clopes comme je les prenais alors et pendant lesquels je me demandais le pourquoi et le comment d'Elle et moi, des questions qui s'effaçaient d'un coup quand je l'entendais me dire depuis le pas de la porte, t'as l'air pensif, tu m'en sers un…
Beaucoup de cafés m'ont donc toujours accompagné du matin jusqu'au soir et du soir au petit matin… et aujourd'hui encore j'ai toujours une bonne ou une mauvaise raison pour faire la pause café.
Alors quand Amandine, une de mes miss Moneypenny à moi, m'a glissé, ce soir James - je crois qu'elle m'appelle James parce qu'elle a oublié mon prénom et que ça doit lui faire penser à quelqu'un, je me demande bien à qui d'ailleurs… - James, me dit-elle donc, tu as rendez-vous chez Senderens pour un diner café café… café ! Ta cible c'est une certaine Quadrante une nouvelle faiseuse de café qui vient de sortir du côté de chez Philips… mais attention tu sais ce qui t'arrive quand tu craques pour une de ces tentatrices et que tu abuses du café ! Tu te rappelles de la dernière fois quand il a fallu aller te chercher alors que tu courrais nu sous un poncho dans la jungle amazonienne en criant el gringo veut boire un bon café, el gringo veut… et tout ça parce que tu ne sais pas dire non à un bon café et qu'à ton 72e tu es juste sorti faire le tour du pâté de maison tu nous avais dit… J'ai plissé l'œil, je ne sais pas trop pourquoi mais comme Horatio Caine le fait… et j'y suis allé fier et sans peur, en me disant que ce n'était quand même pas une cafetière qui allait me faire tourner la tête !
Enfin je pensais ça avant de la voir, ou plutôt de les voir, la noire et la blanche… et là moi et ma foutue habitude de ne pas considérer les objets comme des… objets… enfin pour tout dire ça ne c'est vraiment pas passé comme je le pensais entre Quadrante, moi et Senderens… à suivre…
Et comme j'hésite encore entre chocolat et café, j'ai essayé de faire un petit dessert très chocolat et très café !
Très chocolat au café d'orient
Ingrédients :
Pour la crème très chocolat : 160g de chocolat noir (pas trop amer) – 12cl de lait – 12cl de crème liquide – 2 jaunes d'œuf – 30g de sucre en poudre
Pour le croustillant : 80g de chocolat noir aux noisettes et éventuellement au caramel ou aux fèves de cacao tout ce qui croustille (j'ai utilisé du chocolat noir noisettes, caramel et crêpes dentelle) - 20g de crêpes dentelles
Pour la couverture au café : 10cl de café fort – 8 capsules de cardamome – 2càs de sucre en poudre – ½ feuille de gélatine
Commencez par le croustillant. Hachez très fin le chocolat aux noisettes et les crêpes dentelle.
Préparez ensuite la crème chocolatée. Hachez le chocolat noir.
Fouettez le sucre et les jaunes ensemble dans un saladier.
Faites chauffer le lait et la crème dans une casserole et quand c'est bien chaud versez sur le mélange du saladier, versez en filet en fouettant le tout. Remettez sur le feu et faites épaissir en remuant constamment avec une cuillère en bois. Dès que le mélange commence à épaissir, versez-le sur le chocolat en trois fois (merci Christophe Felder !), on verse, on bat au fouet fort et rapidement, et surtout on n'attend pas, on verse de nouveau, tout ça donc trois fois. Laissez tiédir.
Préparez le sirop de café épicé. Mettez le café, le sucre et la cardamome dans une petite casserole et faites réduire environ de moitié à feu moyen. Pendant ce temps faites tremper la gélatine dans de l'eau froide. Quand le café est à point, égouttez la gélatine et ajoutez-la au café, remuez jusqu'à ce qu'elle fonde, laissez ensuite tiédir.
Montez ensuite, dans des petits cercles ( 5 ou 6cm) si possible avec du rhodoïd (film plastique épais), une petite couche de croustillant, une belle couche de crème, une couche de croustillant et une dernière de crème, recommencez autant de fois que de cercles. Réservez au frais pendant une petite heure. Démoulez doucement, n'hésitez pas à utiliser un couteau pour décoller les bords, il est possible que le résultat ne soit pas forcément très " présentable ", mais comme j'ai toujours eu un faible pour les desserts un peu sauvages...
Laissez une dizaine de minutes à température ambiante et versez enfin un peu de sirop au café et mangez de suite.
Je vous conseille vraiment de mangez cette gourmandise en petites quantités la mousse étant terriblement chocolat et bien sûr de la proposer avec un bon café moussant et presque brûlant…

Mais pourquoi, James… Moneypenny… décidément ça me dit quelque chose… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 10 juillet 2009

" Avis de Défi " à la recherche de la verrine perdue avec Obiwi… et verrine toute mélangée, pêche chocolat et amandes à l'italienne…

On m'aurait dit il y a quelques années qu'il y avait des modes en cuisine, j'aurais regardé mon interlocuteur en pensant, i'va aussi me dire qu'un jour l'homme va marcher sur la lune, qu'un comédien sera président des USA et que la prochaine star interplanétaire chante chez les Jackson Five, j'te jure y'en a des qui doutent de rien… oui je sais, j'ai le regard qui date un peu…
Et puis un jour les verrines sont arrivées dans les cuisines comme une mode et petit à petit elles sont devenues incontournables. Pendant un temps je m'étais même demandé comment je pourrais faire rentrer un petit salé aux lentilles dans une verrine. Et le coq au vin, comment il va rentrer lui aussi ? le vin, je dis pas mais le coq… l'obsession verrine m'avait attrapé à la tête ! Et puis je suis devenu plus raisonnable mais les verrines sont restées dans ma cuisine, la mode était passée mais elles étaient restées, et quand je vais préparer une petite entrée ou un petit dessert, je regarde de leur côté, des fois qu'elles apportent un p'tit plus…
Du coup quand Elisabeth d'Obiwi m'a proposé de lancer un Défi commun consacré aux verrines, j'ai dit oui, d'abord parce qu'on ne dit jamais non à l'enthousiasme et la bonne humeur d'Elisabeth, et ensuite parce que les défis Obiwi permettent à chacun de proposer ses petites recettes et de les échanger, sans enjeu et avec comme principale conséquence de donner envie aux autres.
Alors si ça vous tente, lancez-vous, Verrines salées, Verrines sucrées… n'hésitez pas ça commence aujourd'hui et ça finit le 31 août. Et comme en plus il y aura quelques jolies petites verrines Luminarc, un livre et plein d'occasion de parler verrines ici ou chez Obiwi, qui finiront chez les plus inspirées ou inspirés… à vos recettes ! Pour le comment faire c'est là-dessous…
Les modalités du Défi Verrines Le défi commence le 8 Juillet et prendra fin le 31 Août. Tout le monde peut participer à ce défi, si vous n'êtes pas inscrit, l'inscription sur Obiwi est gratuite et rapide, cliquez sur "s'inscrire" : votre mail et un pseudo suffisent. Puis lancez-vous et publiez votre article et les photos de votre verrine ainsi que la recette sur Obiwi. (Si vous rencontrez des difficultés, n'hésitez pas à envoyer un mail à elisabeth.guillaud@obiwi.com) Vos photos seront également publiées et commentées sur le blog de Dorian "Pourquoi est-ce que je vous raconte ça… Les 4 verrines les plus inspirées (premier prix salé et sa dauphine et 1er prix sucré et sa dauphine) recevront de ma part un livre de cuisine, des lots de vaisselles Luminarc, et Obiwi fera une interview croisée des quatre toqués!
Et forcément verrine au menu…
Verrine toute mélangée, pêche chocolat et amandes à l'italienne…
Ingrédients : 1pêche blanche - 1càs de sirop d'érable (ou de miel liquide)- 120g de Ricotta (vous pouvez aussi utiliser du Bruccio) – 120g de crème fraiche liquide – 2càs d'amandes effilées – 4càs d'Amaretto – 2càs de sucre - du chocolat en copeaux
Mettez l'Amaretto et les 2càs de sucre dans une petite casserole et laissez réduire le tout en sirop.
Coupez la pêche en petits cubes. Mettez une poêle antiadhésive sur feu assez vif, videz-y les cubes de pêches et faites-les dorer rapidement et dès qu'elles ont pris une jolie couleur, ajoutez le sirop d'érable et laissez-le réduire une minute. Réservez à couvert.
Battez la crème comme une chantilly, puis écrasez la ricotta à la fourchette et mélangez-la rapidement avec la crème.
Faites rapidement dorer les amandes.
Il n'y a plus qu'à monter les verrines … Versez la moitié du sirop d'Amaretto avec la crème à la ricotta, mélangez à peine il faut que ce soit très marbré, et déposez un peu de ce mélange au fond des verrines, ensuite un peu de pêche, des copeaux de chocolat à votre goût, des amandes, un peu du sirop restant… et on recommence ! Et on mange de suite…

Mais pourquoi, et maintenant je passe en mode pause-café… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 8 juillet 2009

" Avis de concours " et mini pizza à manger sur le pouce… sans manger le pouce !

Les jeux et concours se suivent et ne se ressemblent pas, cette nouvelle rubrique " Avis de concours " en annoncera certains… Et pour tous les autres n'oubliez pas les Culinodates d'Anne !
Quand m'a fille m'a appelé, alors que je rentrais de vadrouille dans ma petite auto, elle n'a pas vraiment été capable de me dire ce qui venait d'arriver à la maison dans un bien drôle de colis…
Moi je savais que la seule chose que j'attendais, c'était quelques lots de pâte à Mini pizza Herta puisque je faisais partie du jury avec
Manue et Requia pour le petit jeu lancé par la marque, mais ça n'avait pas l'air d'être ça d'après ses descriptions curieuses, très curieuses…
Et au final tout ce que j'ai pu déduire de ses explications, c'est que je venais de recevoir une sorte de méduse mal-aimable dont l'aquarium était en train de se répandre dans ma salle à manger… Ma fille a des fois des approximations quand elle me raconte les choses mais là… là… en arrivant, je
trahissais plus que quelques inquiétudes !!!
En fait, j'avais bien reçu ce que j'attendais mais la poste, très joueuse certaines fois, avait dû faire passer mon expédition par l'Afrique du Sud puis par l'Australie ! Cela dit le livreur avait conscieusement marqué sur le colis en bouillie d’où coulait une sorte de liquide curieux et l'odeur de mes pauvres pâtes visiblement en stade de reproduction… Colis possiblement abimé… possiblement…

Du coup je ne suis passé en cuisine qu'après quelques coups de balai espagnol et un passage dans ma petite superette du coin pour faire ça…

Mini pizza à plein de choses… Ingrédients pour 4 mini : 1 boule de mozzarella – 4 petites giroles – 4 tranches très fines de courgette (utilisez l'économe) - 1càs de pignons – quelques traits de sirop d'érable – 2càc de ricotta (facultatif) – quelques petites feuilles de basilic et d'origan - poivre Laissez d'abord tranquillement lever les pâtes pendant 20minutes. Posez ensuite dessus, une tranche assez fine de mozzarella, les giroles taillées en lamelles ou en deux selon leur taille, les lamelles de courgette et quelques pignons grossièrement concassées. Enfournez dans un four préchauffé à 220° pendant environ 10minutes. Juste à la sortie du four saupoudrez de quelques feuilles, d'un peu de ricotta, d'un trait de sirop d'érable et de poivre.
Et si ça vous tente de concourir à votre tour suivez les flèches : Mini-pizza et attention la date limite est pour très très bientôt, le 12 juillet, alors à vos cuisines !!!


Mais pourquoi, pour un paquet visiblement abimé j'préfère pas imaginer… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Des fois les idées les plus simples sont les meilleurs... alors je ne résiste pas à la recette que Marisa a laissé dans les commentaires...
Des tranches de pain, des tranches de tomates, sel, poivre, tranches de mozzarella di Buffala, origan séché, des anchois à l'huile, une feuilles de basilic et op ! au four à gratiner... Moi j'y vais de suite...

dimanche 5 juillet 2009

Dernier regard sur une péniche qui passe ou quand Passard préfère un frigo… et tarte aux pêches et framboises pour m'en remettre…

Et voilà ma semaine à suivre à la péniche LG s'est terminée il y a quelques temps et je l'ai enfin croisée et tout ça s'est fini sur l'eau, avec Alain et moi… Oui, Alain Passard maintenant pour moi c'est Alain, bon il faudrait peut-être que je lui annonce parce que j'ai pas encore osé, mais depuis qu'il m'a tutoyé au pied d'un plan de poireau, pour moi Alain Passard est devenu Alain… Pour lui, vu le regard étonné qu'il m'a lancé quand je suis venu lui serrer la main lors de cette nouvellesrencontre, je dois être un " qui c'est celui là qui semble me connaître et qui a bien une tête qui me dit quelque chose mais que j'sais plus bien de quoi et de quand… c'est pas le plombier... ", mais ce n'est pas grave tout ça n'était pas grave…
Surtout que j'étais prêt à lui pardonner bien des choses depuis que je savais qu'il m'avait préparé un petit pique-nique de ses propres mains, avec ses couteaux et ses légumes… bon il l'avait aussi préparé pour les autres, les dizaines d'autres invités, mais ça non plus ce n'était pas grave, puisqu'il l'avait aussi préparé pour moi !
Et puis je l'ai vu s'arrêter devant un des fameux frigos et je l'ai vu le regarder bien autrement que moi, j'ai bien vu tous ses signes, ses attentions, et vas-y que je te passe la main sur la carrosserie et vas-y que je te remets la clayette en place et que je te secoue le tiroir à légumes. Un peu plus et je le sentais prêt à hurler oooooh mon frigooo oooo oooo ooooo tu es le plus beau des frigooooo oooo… Et même si je sais qu'il est grand, qu'il est beau, qu'il sent bon le sable chaud et que moi je ne fais même pas de glaçons à la demande et même pas le vide quand on me referme le tiroir, et même si je sais donc tout ça, moi j'ai quand même un cœur !!! un petit cœur qui souffre…
Et puis quand après avoir couru voir passer la péniche, il m'a remis mon petit panier avec dans l'œil un " c'est à lui que j'ai serré la main mais… d’où j'le connais… y'serait pas venu relever le gaz…" je n'ai pas eu le cœur à m'asseoir sur l'herbe au milieu des rires et des chants sur… enfin de pique-niquer au milieu des autres et je suis donc rentré le faire dans mon petit jardin et en dégustant sa tarte bouquet de rose je me suis dit qu'Alain resterait sans doute Passard maintenant qu'il y avait un frigo entre lui et moi, le plus grand du monde…
Pour La Curieuse et Elvira qui ont dit dans les commentaires d'un précédent article qu'elles ne connaissaient pas " Alain " Passard, et pour toutes celles qui sont comme elles. En deux mots ,Alain Passard est le chef multi-étoilé de l'Arpège et un cuisinier qui après avoir été un cuisinier " comme tout le monde " selon ses mots, parce qu'il pratiquait aussi la viande, a décidé de travailler les légumes en les mettant au premier plan de ses assiettes… Cela étant dit quelque soit son grand talent on peut évidemment vivre très bien sans jamais en avoir entendu parlé… en tout cas pour plus d'info sur lui c'est par là : Alain Passard
Tarte au pêches confites et aux framboise fraîches
Ingrédients : 5 pêches blanches – 1càs de miel d'acasia (ou un autre miel assez liquide et pas trop fort) – 1 pincée de coriandre (facultatif) - 125g de farine – 60 g d'amandes en poudre – 60g de sucre - 80g de beurre – 1oeuf - 1 pincée de sel
Commencez par préparer la pâte. Versez dans un saladier la farine, l'amande en poudre, et le sucre et mélangez le tout. Ajoutez 75g de beurre assez froid et coupé en petits cubes et mélangez du bout des doigts jusqu'à obtenir une sorte de sablé. Ajoutez l'oeuf et mélangez cette fois rapidement. Mettez la pâte en boule, filmez-la et laissez au frais pendant une heure.
Pendant ce temps préparez les pêches. Mettez les 5g de beurre restant dans une poêle qui ne colle pas... et faites-le bien chauffer, ajouter les pêches et laissez-les sur petit feu jusqu'à ce qu'elles aient rendues presque tout leur liquide, on doit encore voir les morceaux même si elles sont alors proche de la compote, ajoutez le miel et remuez rapidement.

Versez le tout dans un tamis posé au dessus d'un saladier et laisser égoutter pendant la réalisation de la pâte.
Etalez la pâte dans le moule, elle est très friable, n'hésitez pas à colmater les fissures puis à la lisser avec le dos d'une cuillère. Piquez-la avec une fourchette et faites-la cuire pendant 5minutes à 180°.
Etalez sur la pâte la compote de pêche et enfournez de nouveau pendant une quinzaine de minutes toujours à 180°. Vous pouvez en fin de cuisson passez la tarte très rapidement sous le grill pour caraméliser légèrement le dessus.
Pendant que la tarte cuit, versez le liquide qui s'est écoulé des pêches dans une petite poêle et faites réduire jusqu'à obtenir la consistance d'un sirop. Retirez du feu et quand la tarte est prête versez les framboises dans le sirop (si le sirop est devenu trop compact, ajoutez un tout petit peu d'eau et réchauffez-le rapidement), remuez rapidement et versez-les sur la tarte.
Dégustez cette tarte sans attendre, et surtout évitez de la préparer trop à l'avance, la garniture humide risquerait de détremper complètement la pâte et de la rendre beaucoup moins bonne.


Mais pourquoi, et d'abord s'il veut jouer la mijaurée direction chez Senderens… est-ce que je vous raconte ça…