mercredi 11 septembre 2019

Lahmacun à ma façon et souvenirs souvenirs berlinois...

Quand je suis devant un restaurant j'ai la patience d'un pingouin attendant le banc de sardine de 16h34 alors qu'il vient d'entendre sonner 14h au clocher. Du coup ça ne m'arrive pratiquement jamais de me coller dans une queue à la porte d'une table en attendant que quelques clients lèvent leurs fesses afin que je puisse enfin poser les miennes. 
Généralement je fuis ce type d'endroits souvent à la mode qu'il faut mériter pendant... longtemps, avant de s'attabler. C'est que j'ai la faim dévorante des enfants quand l'heure du repas s'amène et que faire alors attendre mon estomac au garde à vous sans rien pour le remplir me met de fort fort mauvaise humeur !
Sauf que ce jour-là du côté de Berlin, je crois que j'en ai d'ailleurs déjà parlé par ici, nous avions décidé de goûter le kebab de Moustafa et ça... ça, ça se mérite ! Bon, quand je suis en vacances, en gros une semaine toutes les années bissextiles, j'ai la patience beaucoup plus aimable que le reste de l'année, enfin disons un peu plus aimable... 
Mais quand nous sommes arrivés et que nous nous sommes retrouvé dans une queue à une trentaine de mètre de notre but mon croupion de pingouin a commencé à frétiller pour signifier mon inquiétude et que mon amabilité pourrait connaître quelques soubresauts..
Et forcément plus nous avancions... doucement, plus l'heure, elle, semblait galoper à bride abattue et les minutes passaient, passaient et les heures... Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les files d'attente sont des choses curieuses, loin d'être rationnelles, droites comme un bataillon, elles ressemblent plus souvent à une joyeuse mêlée où il est bien difficile de dire celui qui va finalement passer en tête du peloton dans lequel vous marasmez en avançant à petits pas, tout petits pas...
Du coup, comme d'autres, j'ai toujours tendance à essayer de grignoter une demi-place sur la droite ou sur la gauche et... ça se voit forcément. Mais à cette époque comme j'avais encore de l'enfant sous la main, je les poussais discrètement devant moi en prenant une tête de Bambi voyant sa mère agoniser quand mon voisin me regardait avec dans les yeux un « si tu crois que j'te vois pas » vengeur !
Au bout de deux heures et une demie place gagnée nous avons atteint notre Graal et nous sommes reparti heureux avec un banc de sardine... et surtout quelques savoureux kebabs !
Aujourd'hui je ne sais pas si j'aurais la patience d'attendre de nouveau... longtemps pour un kebab et ça tombe bien, puisque grâce à Valérie j'ai découvert plus proche d'ici, à Nanterre, un kebab tout aussi savoureux et généreusement garni qui porte le nom de Berliner Kebab chez Istanbul Kitchen que j'ai goûté un tout aussi savoureux Lahmacun que j'ai eu envie de refaire à ma sauce, et comme une recette se trouvait aussi chez Valérie... je ne risquais pas la mauvaise humeur de l'attente
Lahmacun à ma façon
Ingrédients (j'ai réalisé avec ces ingrédients 1 grande pizza et 8 petites) : 400g de pâte à pain – 300g de viande hachée – 2 gousses d'ail – 2 oignons nouveaux – 1 petit poivron rouge – 1 tomate pelée – 6 tiges de persil – 2 tiges de thym effeuillées – 2càs de concentré de tomate pour le mélange et 4 càs pour étaler sur les pizzas – 2 jaunes d'œufs – huile d'olive - sel et poivre
Pelez puis coupez en morceaux l'ail et l'oignon, coupez en morceaux le poivron et les tiges de persil puis mettez le tout dans un mixer, l'ail, l'oignon, le poivron et le persil et mixez assez finement. Ajoutez la viande et 2càs de concentré de tomate et mixez de nouveau jusqu'à ce que tout soit bien mélangé.
Étalez très finement la pâte à pain, plus finement que pour une pizza classique. Taillez des ronds d'environ 22cm (la taille d'une assiette) ou d'environ 12 (la taille d'un bol) selon que vous vouliez grand ou petit.
Mélangez les jaunes d'œufs avec 1càs d'eau et badigeonnez rapidement au pinceau le dessus des pâtes. Étalez le concentré de tomates sur les pizza puis étalez la garniture, vous pouvez étaler moins généreusement que moi, j'ai tendance à avoir la générosité généreuse... Glissez les pizzas sur des plaques couverte de papier sulfurisé et arrosez de quelques gouttes d'huile d'olive.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une douzaine de minutes en surveillant bien la cuisson, si vous cuisez comme moi avec de la chaleur tournante retournez la plaque à mi-cuisson.
Il n'y a plus qu'à servir en parsemant, si vous voulez, par-dessus des tomates cerises, oignons nouveaux et persil haché !
Et si vous voulez une version plus authentique c'est chez Valérie que ça se passe là : Lahmacun
Istanbul Kitchen se trouve au 74 rue Maurice Thorez à Nanterre
Mais pourquoi, je me demande si la cuisine turque ne va pas revenir vite... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 9 septembre 2019

Petites visite à la table du restaurant Les Climats...

Un climat du côté de la Bourgogne ne renvoie pas à ce qui risque de nous tomber sur la tête mais à ce sol où nous avons les pieds ancrés, à cette terre où pousse la vigne. Un climat est donc une parcelle de vigne avec son histoire et ses caractéristiques particulières. Et l'histoire du restaurant Les Climats commence par une passion, celle de Carole Colin et Denis Jamet pour ces vins aussi diverses que variés que l'on tire des climats.
J'ai toujours aimé monter les quelques marches du restaurant Les Climats, j'ai déjà eu cette chance plusieurs fois, et ensuite pousser la porte de l'établissement et m'y glisser avec l'espoir de nouveaux plaisirs que je sais, là, certains.
J'aime choisir l'endroit où je vais m'attabler selon les saisons, mon humeur ou les circonstances. Dans la grande salle baignant dans l'Art Nouveau où j'aime me lover au cœur de l'hiver ou pour y partager un repas plus intime, le long des verrières du jardin d'hiver pour retrouver le printemps ou profiter des derniers rayons de l'automne, au bar autour de quelques verres et quelques planches généreuses ou dans le jardin terrasse comme aujourd'hui pour le déjeuner sous la fraîcheur ombragée de ce jour d'été.
Les Climats se déguste donc dès l'entrée et jusqu'au dessert... Tout comme les vins pour lesquels je ne saurais trop vous recommander de prendre conseils auprès des femmes et des hommes du vin de l'établissement qui sont à l'écoute de vos goûts et de votre budget. Ici on vous on raconte le vin, le climat et les gens qui le produisent, on vous guide et on vous régale comme lors de ce repas ou chaque vin, parfaitement choisi, a accompagné, souligné, relevé tous les plats proposés.
Et puis il y donc bien sûr la table... Et ce jour-là j'ai découvert les plats d'Emmanuel Kouri qui a pris possession des cuisines du restaurant. Sa cuisine irréprochable, sensible et délicate, est à l'équilibre entre la tradition et une innovation sans esbroufe inutile, rien n'est de trop, tout à un rôle dans ses assiettes... Ses plats saisonniers, la carte tourne tous les mois, sont à l'image du lieu, ils laissent une place très agréable à la surprise et au plaisir ce qui a donné au menu que j'ai eu la change de déguster, un piquant ludique qui forcément ne pouvait que me plaire...
L'artichaut à la grecque tout croustillant se prélasse dans une crème fondante rafraîchie par le citron et la menthe poivrée, laisse découvrir un cœur de chèvre frais. La belle sardine bretonne, juste poêlée au beurre et farcie à la ricotta lézarde sous son parasol dans un jus d'herbe.
Le rouget se pare étonnement de ses écailles devenues terriblement croustillantes et est accompagné de chipirons, de pâtes à l'encre et d'une salsa verde qui vient relever le tout. Le ris de veau est joliment accompagné par le citron confit et le concombre Battaglione à l'ail nouveau et un jus aussi court que savoureux. 
Et enfin le melon vient réponde au... melon en chiffonnade, en marmelade et en sorbet et à l'amande d'un financier qui vient conclure un repas tout en fraîcheur.
Après ce repas je sais que je retrouverai cette table-plaisir prochainement tant j'aime m'y attabler, il ne me reste plus qu'à choisir la saison, l'humeur ou la circonstance qui me ramera par ici...
Le restaurant Les Climats se trouve au 41 de la rue de Lille dans le 7e arrondissement parisien.
Et si jamais vous avez un peu de temps en sortant du restaurant n'hésitez pas à passer à la Cave des Climats qui se trouve à quelques mètres de là au 35 rue de Verneuil d'où vous pourrez repartir avec quelques jolies bouteilles...
Mais pourquoi, vivement l'automne... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 6 septembre 2019

Mon taboulé de quinoa aux carottes et plein de choses ! Avec l'Omnicuiseur Vitalité...

Depuis quelques temps l'Omnicuiseur Vitalité a pris une place dans ma cuisine à côté de quelques autres instruments culinaires. Et je dois avouer que j'ai un peu tâtonné dans les premiers temps, ce qui m'arrive d'ailleurs régulièrement en découvrant une nouvelle machine qui me simplifie la cuisine.
Heureusement pour m'aider dans ces premiers pas, mais aussi pour me donner bien des idées, mon Omnicuiseur est arrivé avec quelques livres dans lesquels j'ai pu trouver mes premières recettes et me permettre maintenant de me sentir beaucoup beaucoup plus à l'aise avec lui. 
Et il y a quelques jours j'ai reçu Recettes de printemps de la collection Les besoins saisonniers du corps, qui va bien sûr me permettre de préparer mes recettes de printemps mais pas seulement, j'ai déjà glané dans l'ouvrage quelques recettes que je peux transposer maintenant, toujours le même principe d'une idée peuvent en naître bien d'autres !
Pour illustrer ce que l'on peut faire en partant d'une des recettes du livre, j'ai mis à ma sauce une recette de taboulé de millet aux carottes & miel que je vous propose maintenant.
Mon taboulé de quinoa aux carottes et plein de choses !
Ingrédients : 200g de quinoa – 2 fois le volume du quinoa en eau – ½ cube de bouillon de légumes –2 oignons nouveaux - 1 belle carotte – 4 ou 5 radis roses – 20g de pistaches – 20g de graines mélangées (tournesol, courge, sésame... ) - 4 tiges de menthe effeuillées - 3 càs d'huile d'olive - 2 càs de jus de citron vert – 1 càs de miel liquide – sel et poivre
Lavez puis égouttez le quinoa. Émincez finement les oignons nouveaux.
Mettez dans le fond de la petite cocotte le quinoa, l'eau, le bouillon cube émietté et les oignons nouveaux, mélangez le tout puis refermez la cocotte. Faites cuire pendant 20 minutes le haut au mini et le bas au maxi.
Pendant la cuisson lavez la carotte et les radis, pelez la carotte si nécessaire, puis râpez le tout avec une râpe à gros trous. Mélangez dans un bol l'huile, le jus de citron et le miel.
Quand les 20 minutes sont passées, ouvrez délicatement la cocotte, ajoutez les carottes et les radis et la sauce, mélangez et refermez et laissez reposer 5 minutes. Le quinoa va alors se gorger de tous les parfums.
Ouvrez la cocotte, versez dans un plat et laissez refroidir. Quand le taboulé est froid ajoutez les pistaches hachées, les graines et la menthe et... dégustez !
Mais pourquoi, et si je rejetais un œil sur l'automne... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 5 septembre 2019

Petite visite chez Chiquette le restaurant du Cinq Codet !

Je l'ai déjà dit par ici et je le pense de plus de plus, il faut aujourd'hui aller voir du côté des restaurants d'hôtel parce qu'il s'y passe des choses aussi réjouissantes que gourmandes. Et ça s'est confirmé lors du déjeuner que j'ai eu la chance de prendre à la table de Chiquette, le restaurant du Cinq Codet, l'hôtel qui lui sert d'écrin. 

Du coup les premiers pas vers Chiquette se passe à travers le grand hall du Cinq Codet et on peut s'attraper là comme une envie de s'y arrêter... une autre fois. Et puis le couloir et la première salle design, contemporaine et chaleureuse, un feu crépite dans une cheminé virtuelle, on se dit que quand viendra l'hiver... On passe devant le bar en découvrant une nouvelle ambiance et vue la chaleur de ce jour-là, c'était fin juillet, on est aspiré par le patio que l'on a déjà découvert à travers les baies vitrées. 
 

L'accueil se fait là, un accueil juste à l'équilibre, c'est quelque chose de difficile à trouver, juste ce qu'il faut d'amical, juste ce qu'il faut de distance... un équilibre parfaitement maîtrisé par le personnel de Chiquette. On suit notre guide en se disant que le temps doit filer sans qu'on s'en rende compte dans ce patio apaisant entre modernité et végétation ombragée.
 
Mais comme on vient aussi pour manger on commence à dévorer la carte concoctée David Maroleau et son équipe, une carte voyageuse qui aime s'arrêter souvent du côté du pays du soleil levant. Une carte courte mais suffisante pour hésiter, une carte qui change toutes les six semaines pour mieux suivre l'air du temps et les saisons.
Et puis les assiettes arrivent... Un avocat cocktail malin où l'avocat finit en cromesquis accompagné des crevettes et d'une espuma de sauce cocktail, une simple et rafraîchissante salade de tomate éclatante croquante et fondante grâce à la burrata qui l'accompagne.
Et puis les plats arrivent, un bœuf black Angus généreusement entouré de pomme Anna et de girolles, une pêche du jour où le nacré du poisson à la cuisson parfaite répondait à celui du riz. 
Et enfin en dessert, mon coup de cœur, un dessert simplement appelé citron niçois une douceur faites de miel et de gingembre, posée sur une nage d’orange à la cardamome et couverte opaline de citron... un dessert que j'ai eu du mal à ne pas recommander à peine terminé ! 
J'avoue qu'après ce repas j'ai eu du mal à repartir ce jour-là mais, comme j'ai lu la carte des brunchs, je sais que je reviendrai sans doute et peut-être même que je ne repartirai pas tout de suite...
Chiquette se trouve 5 rue Louis Codet dans le 7e arrondissement parisien.
Mais pourquoi, et maintenant si je m'installais au coin du feu... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 3 septembre 2019

Arroz a banda et nouvel accord mets et vins !

Je ne bois que très rarement le même vin, tout comme je ne mange vraiment pas souvent le même plat, et ça me va bien de voyager comme ça de plat en plat et de vin en vin. Sauf que des fois j'ai bien envie de revenir et de re-goûter tel ou tel plat qui m'avait fait furieusement frétiller le palais ou de remplir de nouveau mon verre pour les mêmes raisons.
J'avais déjà rencontré un vin bien élevé et surprenant de Stéphane Rocher, son KGB un Cabernet, Grolleau Gris, Blanc... l'explication du fameux nom. Un vin qui m'avait déjà donné envie d'y retourner. Et puis Vinibee a eu la bonne idée de me faire découvrir une de ses autres cuvées, son K.Blanc, toujours une histoire de Cabernet... un vin tout aussi étonnant avec sa jolie couleur coquille d'œuf, son intensité mesurée et son acidité équilibrée. Et maintenant je suis sûr que ce viticulteur-là va revenir dans mes verres, histoire de voyager dans ses différentes cuvées.
En attendant j'ai eu envie d'affronter son K.Blanc et un riz venant du sud du sud, un arroz a banda, et bien m'en a pris tellement ces deux-là ont bien des choses à se répondre.
Arroz a banda
Ingrédients : 300g de petites sèches (vous pouvez les acheter surgelées) - 200g de crevettes - 600g tomates pelées et hachées - 3 gousses d'ail - 400g de riz rond - 1 càc de paprika fumé - 2 pincées de filaments de safran – 2 càs huile d'olive – 80cl d'eau – 2càs de fumet déshydraté - quelques tiges de persil haché - sel et poivre

Versez l'eau et le fumet dés hydraté dans une casserole et portez à ébullition.
Pelez les gousses d'ail.
Versez l'huile dans un plat à paella d'environ 35cm de diamètre sur feu assez doux et mettez-y les gousses d'ail. Faites-les à peine dorer puis retirez-les de l'huile.
Montez un peu le feu et faites revenir les sèches et les crevettes 3 minutes en remuant régulièrement, puis retirez de la poêle et réservez.
Mettez les tomates et faites-les revenir 5 minutes en mélangeant régulièrement.
Ajoutez le riz, les sèches, les crevettes, l'ail doré que vous aurez passé au presse-ail et le safran, salez, poivrez et mélangez le tout pendant 3 minutes.
Ajoutez le bouillon, mélangez une dernière fois délicatement et portez à ébullition à feu assez vif, il ne faut d'ailleurs plus mélanger le riz !
A ce moment-là vous avez deux solutions, mettre au four dans un four préchauffé à 210° (attention pas en chaleur tournante ! En chaleur « traditionnelle ») en posant le plat en bas du four et en le laissant cuire une vingtaine de minutes.
Ou continuer sur le feu, dans ce cas laissez frémir cinq minutes après ébullition puis baissez et prolongez la cuisson 20 minutes, coupez le feu et laissez reposer 3 minutes en couvrant le plat avec du papier aluminium (attention sans le mettre au contact).
En tout cas quand la cuisson est terminée, parsemez avec le persil et dégustez sans attendre.
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. » 
Mais pourquoi, et maintenant Strawberry Fields for ever ? est-ce que je vous raconte ça...

samedi 31 août 2019

One pot pasta à la mexicaine à l'Omnicuiseur...

La rentrée se profile déjà... Le temps d'un été ne dure décidément pas assez longtemps, à peine nous avons profité des fruits et légumes gorgés de soleil que voilà donc la rentrée qui s'amène déjà avec son cortège de retour à nos obligations et à ses jours où nous allons courir courir d'une chose à l'autre, du travail à la cuisine...

Enfin profitons encore de ces derniers jours, peut-être de vacances, pour certains, il sera toujours bien temps de courir...
En tout cas je me suis dit que c'était peut-être le moment de profiter de plats aussi faciles à faire que réjouissants à déguster. Des plats comme le one pot pasta, ce plat de pâtes pour lequel le principe est de tout mettre dans le pot et ne rien faire d'autre ! D'autant plus qu'encore une fois c'est à l'Omnicuisseur Vitalié que j'ai confié cette recette, une recette qui lui va parfaitement lui qui est là pour nous faciliter la vie et les cuissons !
One pot pasta à la mexicaine
Ingrédients : 300g de pâtes du type farfale (temps de cuisson 10 minutes) – 250g de haricots rouges au naturel (poids égoutté) – 140g de maïs au naturel (poids égoutté) – 500g de tomates – 4 tiges d'origan effeuillées – 8 tiges de coriandre fraîche – 1càc de paprika – 1càs d'huile d'olive - 60g de fromage râpé – quelques gouttes de Tabasco – 60cl de bouillon de légumes chaud (en utilisant un cube) - sel et poivre
Lavez, séchez puis coupez les tomates en cubes.
Déposez les pâtes au fond de la cocotte et ensuite dans l’ordre, la moitié de l'origan, les haricots rouges, le maïs, et pour finir les tomates en cubes.
Ajoutez le paprika, l'huile d'olive et quelques gouttes de Tabasco, salez et poivrez légèrement, puis versez le bouillon, couvrez et mettez en cuisson.
Maxi en haut et en bas pendant 15 minutes, inversez la cocotte, puis mini en haut et en bas pendant 10 minutes.
Après ouvrez la cocotte et remuez bien l’ensemble. Refermez la cocotte et attendez 3 min avant de déguster.
Servez dans les assiettes et terminez en parsemant le fromage râpé, l'origan restant et la coriandre grossièrement hachée.
Article sponsorisé
Mais pourquoi, je n'aurais pas quelques coquelets en cuisson moi... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 17 août 2019

Notre salade de betteraves aux baies... Dernière recette à quatre mains en attendant les prochaines !

Ce que j'aime bien avec ceux qui viennent cuisiner à la maison, c'est que généralement ils n'arrivent jamais les mains vides ! Ils arrivent souvent avec des trucs et des machins dans leur sac, des choses qui forcément se cuisinent... Que ce soit parce que ça traînait dans un frigo et qu'il était temps de le passer à la casserole ou parce qu'ils étaient passés par telle ou telle boutique et qu'ils ont craqué pour ces si jolies petites courgettes ou ces betteraves colorées... ou juste parce qu'ils ont envie de faire une recette en passant par ma cuisine... Toutes ces raisons sont bonnes pour moi pour peu que tout ça finisse sur les fourneaux.
Et justement Nicolas, ce jour de cuisine à quatre mains, est arrivé avec quelques betteraves et un fromage de chèvre aussi sec qu'un jour sans pluie. Et comme Stéphane, un de mes fournisseurs de fruits et légumes bio, était passé la veille pour me déposer quelques barquettes de groseilles, nous n'avons pas longtemps cherché comment unir les deux pour en faire une bien jolie salade !
Notre salade de betteraves aux baies...
Ingrédients:
Pour la salade : 6 betteraves (jaunes, violettes) - 1 betterave chioggia crue - 1 càs de groseilles rouges - 1 càs de groseilles blanches - quelques framboises – ½ crottin de chèvre bien sec - quelques feuilles de menthe - quelques feuilles d'oseille rouge
Pour la sauce : 50g de framboises - 4 càs d'huile d'olive - 1 càs de vinaigre de cidre - 2 càc de sucre en poudre – sel et poivre
Placez les 6 betteraves sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfournez dans un four préchauffé à 180º et laissez cuire environ 1h15. Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau. Laissez-les refroidir avant de les peler et de les couper en quartiers.
Pelez la betterave chioggia. Taillez-la en très fines tranches avec une mandoline. Coupez le fromage en copeaux.
Préparez la sauce, mixez les framboises avec le sucre, versez le tout dans une petite casserole, portez à ébullition et retirez du feu (attention que ça ne brûle pas!). Passez le tout dans une passoire pour éliminer les graines. Placez le coulis obtenu dans un petit saladier. Ajoutez le vinaigre et l'huile. Assaisonnez et mélangez bien. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement si besoin.
Placez les quartiers de betterave dans un plat. Ajoutez les pétales de betterave crue et les copeaux de fromage. Parsemez de feuilles de menthe et d'oseille. Ajoutez les groseilles et les framboises. Arrosez de sauce. Donnez un tour de moulin de poivre, ajoutez une pincée de sel et dégustez sans attendre !
Mais pourquoi, bon qui sera le prochain à passer dans ma cuisine ? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 12 août 2019

Notre bruschetta en rouge et noir... Parce que des fois les chansons deviennent des plats...

C'était le jour de la grande chaleur sur Paris et ce jour-là nous avions décidé de parcourir quelques adresses qui se mangent... une drôle d'idée pour un pingouin comme moi qui fond comme neige au soleil, même quand il n'y a pas de soleil... mais l’enthousiasme de mon compère Nicolas et quelques litres d'eau m'ont fait presque fait oublié la chaleur ambiante, presque !
Une promenade gourmande donc, sauf que nous sommes plus spontanés que vraiment organisés, sans doute parce qu'il était surtout question du plaisir de nous balader ensemble et que le reste... Du coup nous nous sommes cassés le nez sur certaines des adresses que nous avions prévu de visiter, parce que les unes n'ouvraient que le soir, parce que d'autres, plus prudent que nous avaient fermé pour cause de... canicule ou enfin simplement parce que justement c'était le jour où il n'ouvraient pas.
Mais heureusement Nicolas est un têtu ! Et quand nous nous sommes retrouvés quelques jours plus tard à la maison, il était repassé chez les French Bastards, fermé ce jour-là donc pour causse de... fermeture hebdomadaire, il est arrivé avec leur pain noir au charbon et l'intention de le faire passer à la casserole sous forme d'une jolie tartine ! Il ne restait plus qu'à les cuisiner et à leur trouver un nom... En rouge et noir a proposé Nicolas en se rappelant d'une chanteuse qui le répétait le long d'une de ses célèbres chanson d'il y a... quelques temps. Nous avions le pain, l'idée et le nom il n'y avait plus qu'à passer en cuisine.
Notre bruschetta en rouge et noir
Ingrédients : 4 tranches de pain noir au charbon (ou d'un autre si vous n'en trouvez pas) - 4 belles tomates (des petites tomates cœur de bœuf c'est parfait) - 6 tiges de thym - 1 càs de petites feuilles de basilic - 1 càs de feuilles d'origan - 1/4 de crottin de chèvre un peu sec – 1 ou 2 pincées de sucre en poudre - 1 càs d'huile d'olive - quelques gouttes de crème balsamique – sel et poivre
Rincez et séchez les tomates puis coupez-les en 8 en éliminant le pédoncule. Faites chauffer l'huile dans une poêle. Quand elle est chaude, déposez-y les tomates. Laissez cuire une dizaine de minutes en les retournant de temps en temps (délicatement pour ne pas les écraser). Ajoutez le sucre à mi-cuisson. Assaisonnez et ajoutez le thym ainsi que l'origan quand les tomates sont presque cuites. Laissez-les refroidir.
Sur une tranche de pain, déposez 1/4 des tomates.
Parsemez sur les bruschetta les feuilles de basilic et le crottin en le taillant en très fines tranches, vous pouvez aussi ajouter quelques feuilles d'origan. Terminez en arrosant d'un filet d'huile d'olive, quelques gouttes de vinaigre balsamique et en donnant quelques tours de moulin à poivre.
Recommencez avec les autres ingrédients et dégustez sans attendre en chantant...
Mais pourquoi, il ne resterait pas une p'tite recette de plus ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 11 août 2019

Nos aubergines à la Coréenne... Parce que Nicolas c'est mes p'tites vacances à moi !

Je l'ai souvent dit, je cuisine beaucoup beaucoup... beaucoup ! Je cuisine pour mon blog, mes livres, pour mes articles et pour quelques marques qui me font suffisamment confiance pour me confier leurs produits. Ce qui fait qu'au final quand je compte les recettes que je prépare sur une année, je commence par compter en dizaines, je continue en centaines et quelque fois il m'arrive de dépasser le millier... ce qui fait donc beaucoup ! Surtout quand au final j'additionne en plus les années.
Et forcément, même si je reste un passionné de cuisine et que je n'échangerai pas ce métier qui m'est un peu tombé dessus contre aucun des nombreux autres que j'ai pratiqué durant ma vie professionnelle, il m'arrive quand même de temps en temps d'avoir moins envie d'allumer les fourneaux.
Du coup de temps en temps il me faut retrouver le plaisir de la cuisine juste pour... le plaisir. Et heureusement dans ce domaine-là j'ai quelques complices comme Nicolas qui me rappellent que pour moi la cuisine c'est d'abord un jeu. Et que ce soit quand nous nous baladons dans les rues parisiennes, parfois sous une chaleur torride, ou que nous nous retrouvions devant les fourneaux, avec lui je retrouve ce plaisir simple de m'amuser et de cuisiner !
Et cette fois encore, lors d'une journée où nous nous sommes beaucoup demandé ce que nous allions bien pouvoir passer à la casserole, nous nous sommes amusé avec avec des aubergines et quelques autres choses... je vous reparle très vite des autres choses mais en attendant, les aubergines !
Nos aubergines à la Coréenne
Ingrédients : 6 aubergines chinoises (longues et fines) - 50g de pâte de soja coréenne (vous pouvez aussi utiliser du miso japonnais) - 50g de miel - 3cl d'eau tiède - 1càc de pâte de piment coréenne (que vous pouvez par une autre pâte de piment) - 1 càc d'huile de sésame - 1 oignon frais - 5 brins de coriandre - huile de tournesol
Rincez et séchez les aubergines. Coupez-les en deux dans le sens de la longueur en gardant les queues. Quadrillez-les avec la pointe d'un couteau (en veillant à ne pas transpercer la peau). Badigeonnez-les d'huile. Enfournez-les à 180ºC pendant 15 minutes. La chair doit être cuite mais encore un peu ferme.
Pendant que les aubergines cuisent, préparez la sauce en mélangeant dans un bol la pâte de soja, la pâte de piment, le miel, l'eau et l'huile de sésame. Vous devez obtenir une sauce bien lisse.
Quand les aubergines sont prêtes, badigeonnez-les de sauce avec un pinceau de cuisine. Remettez au four pour 10 minutes supplémentaires de cuisson.
Pelez puis émincez l'oignon très finement. Rincez, séchez puis ciselez la coriandre. Laissez les aubergines refroidir quelques minutes à la sortie du four. Remettez un petit coup de sauce pour qu'elles soient bien brillantes. Parsemez-les de coriandre et d'oignon.
Servez-les avec du riz basmati et le reste de sauce. J'ai aussi ajouté quelques feuilles de basilic thaï mais comme c'est loin de la Corée ce n'est pas obligatoire.
Mais pourquoi, et après l'aubergine, la... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 3 août 2019

Mes pancakes au lait d'amande et au cassis... parce que les pancakes sous le sirop c'est comme une idée du bonheur !

Il y a des aliments qui parlent directement à mon estomac et qui lui parlent avec tellement d'envie et d'appétit que je ne sais pas y résister longtemps ! Tiens, les pancakes par exemple... Comment tu peux résister à une envie furieuse de pancakes ? Eh bien franchement je suis devant mes pancakes comme le pingouin sortant d'un sauna avec une furieuse envie de bain glacé, je ne sais pas y résister.
Il faut dire que ces petites choses moelleuses sont irrésistibles à bien des égards pour moi. D'abord préparer un pancake ne demande que trois tours de mains et moins de trois minutes... bon d'accord après il y a la cuisson qui peut être un peu plus longue, mais c'est aussi le début du bonheur ! Le bonheur de voir la pâte s'étaler dans le beurre, de voir les petites bulles gonfler, gonfler et puis vient le moment de les retourner et le léger spalsh que fait la pâte en arrivant alors dans la poêle... et elle gonfle, gonfle de nouveau...
Et quand dans mon assiette j'ai une petite montagne de pancakes, là je peux me lâcher sur le sirop d'érable, parce que pour moi c'est deux-là ne vont pas l'un sans l'autre. Après je ne vous raconte pas la gourmandise et ce qu'on ressent à ce moment-là, ça ne se partage pas... en tout cas si on veut garder un tant soi peu de décence ! Du coup forcément pancakes ! Des pancakes au lait d'amande et aux cassis ! Avec toute la douceur et l'acidité de ces deux-là.
Pancakes au lait d'amande et aux cassis
Ingrédients : 180g de farine – 3 œufs – 30g de sucre en poudre – 60g de lait d'amande – 60g de beurre fondu – 1 sachet de levure chimique – 120g de cassis
Versez dans le bol de votre blender tous les ingrédients et laissez tourner 2 ou 3 minutes, en insistant bien !
Vous n'avez plus qu'à cuire les pancakes en versant dans une poêle chaude avec un peu de beurre, une belle tombée de pâte et quelques cassis dessus, une pâte que vous allez donc voir gonfler, gonfler, gonfler sous l'effet de la levure et vous donner des pancakes aériens en diable.
Comme toujours avec les pancakes, ils ne seront jamais meilleurs que tombés de la poêle directement dans l'assiette, donc encore chauds généreusement couverts de sirop d'érable.
Il va de soi que si vous n'avez pas de blender vous pouvez réaliser cette recette à la main dans un saladier, fouettez alors tous les ingrédients 2 ou 3 minutes en insistant bien.
Et si vous pensez connaître le goût du sirop d'érable, essayez un jour de goûter un des sirops d'érable Escuminac, je dis un parce que vous verrez chez eux que le sirop d'érable n'est pas unique mais varié, 100% bio et surtout diablement bon dans toutes ses versions ! Pour découvrir ces divins sirops, c'est par là : Escuminac !

Mais pourquoi, le problème avec le sirop d'érable c'est que ça coule tout seul... ou presque... est-ce que je vous raconte ça...