jeudi 24 mai 2018

Quand la coca est là ! Ma coca poivron et poivron...

Je crois que j'ai dû le dire par ici plusieurs poignées de fois, je n'aime pas la pizza... enfin pour être plus précis j'ai tellement mangé de mauvaises pizzas que j'ai fini par penser que ça je n'aimais pas. Bon, c'est un peu comme ceux qui n'ont connu que de tristes endives au jambon des cantines scolaires alors que... je ne vais pas me lancer dans l'éloge des endives au jambon sinon je vais encore m'enflammer, on va donc dire que c'est une autre histoire... la pizza donc !
Et puis j'ai commencé à en faire, à les faire à ma manière donc pas exactement dans les règles de l'art, et j'ai alors commencé à me dire que finalement...
Et puis à l'occasion de la sortie du livre de Marie-Fleur de St-Pierre consacré à la cuisine espagnole j'ai découvert sa version de la coca qui, elle aussi, prend quelques libertés avec les règles de l'art, mais l'important c'est bien que ça soit bon, non ?
Et me revoilà donc aujourd'hui parti à m'étaler la pâte et à mettre des choses dessus et à trouver qu'entre ces deux là, les pizzas et les cocas, il peut y avoir un sacré cousinage !
Ma coca poivron et poivron...
Ingrédients pour 2 cocas :
Pour la pâte de la coca : 500g de farine du T55 – 300g d'eau – 12g de levure fraîche – 1càc de fleur de sel
Pour la garniture : 4 beaux poivrons rouges et jaunes (2 de chaque) - 240g de fromage basque râpé 2 tiges d'origan frais – 2 tiges de basilic ½ càc de pimenton (le paprika fumé espagnol) –
Pour la vinaigrette à l'ail : 3 càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre de Xérès – 1 gousse d'ail passée au presse-ail – sel
Commencez en réalisant la pâte. Faites tiédir l'eau, ajoutez la levure, remuez et laissez reposer une dizaine de minutes.
Mettez le sel et la farine dans la cuve d'un robot muni d'un crochet, commencez à faire tourner le robot et ajoutez l'eau et la levure en filet. Laissez ensuite tourner environ 6 minutes jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène et se décolle des parois du bol.
Sortez la pâte du bol et faites-en une jolie boule sur une table bien farinée, remettez dans le bol, couvrez d'un torchon et oubliez 1 heure ou 2.
Versez de nouveau la pâte sur la table, coupez-la en deux puis roulez de nouveau et déposez les deux pâtes sur une plaque couverte de papier sulfurisé, couvrez d'un torchon et on oublie de nouveau pendant 30 minutes.
Étalez alors chaque pâte, d'abord à la main puis au rouleau de manière à avoir un ovale de pâte d'environ ½ cm d'épaisseur, glissez chaque disque sur une plaque couverte de papier sulfurisé, couvrez d'un torchon et on oublie de nouveau 30 minutes.
Pendant que la pâte passe son temps à lever, occupez-vous des poivrons !
Lavez vos poivrons, étalez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé et enfournez-les une trentaine de minutes en les retournant de temps en temps dans un four préchauffé à 220°. Pour que la peau s'enlève facilement, elle doit alors avoir noirci, regardez là : la tête des poivrons. Sortez la plaque du four, couvrez avec un torchon et laissez refroidir.
Les poivrons seront alors complètement aplatis et la peau va s'enlever très facilement, enlevez donc la peau. Ouvrez ensuite les poivrons en deux, enlevez le pédoncule et les graines se trouvant encore à l'intérieur. Découpez-les alors en bandes.
Écrasez légèrement le centre de chaque pâte avec la paume de la main puis répartissez sur chacune la moitié du fromage, les lanières de poivron en les rangeant comme sur la photo et des feuilles d'origan et de basilic.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une douzaine de minutes.
Pendant ce temps, mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette à l'ail dans un bol.
Quand les cocas sont prêtes parsemez dessus le pimenton, les feuilles restantes d'origan et de basilic et arrosez-les avec la vinaigrette à vôtre goût.
Mais pourquoi, bon et d'abord c'est quand la saison des endives au jambon ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 20 mai 2018

Amours bretonnes et drôles d'histoires... Cake aux pommes et aux deux beurres...

La première fois que j'ai atterri chez cette drôle de cuisinière... enfin je devrais dire pâtissière tant elle aime les pâtisseries... la première chose que j'ai remarquée ce sont ces curieux titres Les machines à bonheur, A quoi rêvent les cakes au citron, Le Trésor de Rackham le Bleu... et puis j'ai commencé à être attrapé par ces textes, et puis j'ai été harponné en plein estomac par ces recettes...
Drôle de pâtissière qui se décrit en disant qu'il manque la dernière lettre à son prénom fleuri, donnant son âge en disant qu'elle a le même âge que le film dont elle donne le titre ou qu'elle est tombé un jour dans une marmite de potion magique... Vous n'en saurez sans doute pas grand chose de plus sur elle mais ce n'est pas le plus important, allez-y seulement avec l'esprit aussi ouvert que l’appétit et si vous ne tombez pas vous aussi sous son charme...
J'allais oublier de vous dire où la trouver, simplement dans sa pâtisserie virtuelle, son blog, son Gastelovore... Et si vous êtes curieux vous trouverez aussi chez elle l'explication de ce curieux nom de cette drôle de pâtissière !
Et pour vous donner envie de passer par sa cuisine j'ai repris un peu à ma sauce ses amours bretonnes, un 4/4 aussi fondant croquant et parfumé ! En espérant qu'elle ne m'en voudra pas trop d'avoir partagé le beurre en deux entre salé et sans sel, peut-être parce que j'ai l'appétit plus normand que breton...
Cake aux pommes et aux deux beurres...
Ingrédients :
Pour le cake : 180g de farine de blé T55 - 180g de sucre en poudre – 90g de beurre salé – 90g de beurre – 3 œufs (soit 180g) – 1 belle pomme acidulée ou 2 petites – 1càc de levure chimique
Pour les noix et les raisins : 45g de cerneaux de noix - 45g de sucre blanc en poudre – 30g de raisins de Corinthe blond – du thé chaud
Commencez en hachant grossièrement les noix. Versez le sucre dans une grande poêle et faites-le fondre en caramel. Jetez alors les noix dans la poêle, tournez-les bien dedans puis videz-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Quand elles sont froides hachez-les de nouveau si elles ont collées entre elles.
Faites tremper les raisins dans le thé chaud.
Commencez le cake en faisant fondre les beurres au micro-onde puis laissez-les tiédir.
Ensuite fouettez les œufs et le sucre dans un saladier, sans trop insister.
Ajoutez la farine tamisée avec la levure et fouettez le tout jusqu'à obtenir une jolie pâte.
Ajoutez le beurre et fouettez le tout jusqu'à ce que la pâte soit lisse, homogène et forme un ruban lorsque qu'elle retombe du fouet dit la pâtissière.
Coupez la pomme en deux, enlevez le trognon puis coupez-la en très fines tranches, très fines environ 2mm.
Ajoutez-les dans la pâte en même temps que les raisins bien égouttés, mélangez avec la pâte, mélangez délicatement les pommes sont fines et fragiles.
Versez alors 1/3 de pâte dans un moule à cake beurré et fariné, Répartissez alors 1/3 des noix sur la pâte et recommencez l'opération deux fois, de la pâte, des noix, de la pâte et on termine par des noix.
Enfournez le moule dans un four préchauffé à 170° pendant une cinquantaine de minutes en pensant à tournez le moule de temps en temps pour que la cuisson soit homogène. Pensez juste à vérifier la cuisson avant de sortir le cake !
Laissez un peu refroidir puis démoulez et laissez finir de refroidir sur une grille.
Mais pourquoi, finalement je ne sais pas à quoi rêvent les cakes... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 19 mai 2018

Quand Nadia se met aux pâtisseries marocaines forcément je craque ! Triangles aux amandes et aux pistaches

Je connais Nadia maintenant depuis... on va dire fort fort longtemps puisqu'elle fait partie de ces premières que j'ai rencontrées autour de rendez-vous gourmands pendant lesquels nous oubliions vite que nous étions aussi des blogueuses et des blogueurs. Et à chaque fois, à ces occasions, que j'ai goûté sa cuisine je me suis retrouvé avec le sourire béat du mangeur heureux. 
La cuisine de Nadia est aussi variée que parfumée et épicée et elle prépare aussi bien boulange, salades colorées que pâtisseries réjouissantes, viandes et jolis poissons que recettes végétariennes... Mais quand elle fait des livres elle se retourne vers le pays de ses origines, le Maroc !
Et cette fois le voyage qu'elle nous propose de l'autre côté de la Méditerranée va nous faire découvrir ou redécouvrir le côté sucré de cette cuisine puisque son dernier ouvrage paru chez Mango s'intitule simplement Pâtisseries Marocaines ! Je l'ai toujours dit ici je suis plus salé que sucré. Mais...
Quand il m'arrive de passer devant une pâtisserie marocaine généralement je ne m'arrête pas... avant de faire demi-tour et de repasser devant avec un pas de héron tracassé, je passe alors une fois, deux fois, trois... donc un certain nombre de fois... je regarde à gauche, à droite et dès que personne n'est là pour entendre mon cri de dévaliseur gourmand, je le pousse et je me jette à l'intérieur... et là plus de limites, plus de retenue et quelques temps plus tard je ressors caché derrière une pile de boîtes remplies de jolis gâteaux.
Et le problème avec le livre de Nadia c'est que toutes ces pâtisseries, toutes celles avec lesquelles je ressors de ces pâtisseries où je me perds, précieusement serrées entre mes bras sont dans son livre ! Basboussa et ghoriba, fekkas et cornes de gazelle, boules au miel et cigares aux amandes, makrout et chebbakia... et bien d'autres et encore bien bien d'autres que j'ai découvertes au fil des pages et qui m'ont fait abandonner l'envie d'y mettre des marque-ta-page à force d'en mettre à chaque... page.
Du coup si vous passez devant chez moi, il est possible que vous remarquiez un étrange volatile faire des allez-retours devant un livre avant de pousser un cri furieux et de passer aussitôt en cuisine pour préparer une des savoureuses recettes de Nadia !
Et pour illustrer cet ouvrage j'ai eu envie de cigares aux amandes et aux pistaches, sauf qu'après quelques tentatives de roulage je me suis rendu compte que finalement je suis plus doué pour me replier le triangle...
Triangles aux amandes et aux pistaches
Ingrédients : 10 feuilles de brick – 90g de pistaches grillées sans coquille + 30g pour la fin – 30g de noix de coco râpée – 60g de poudre d'amande – 2càs d'eau de fleur d'oranger – 20g de beurre mou – 60g de sucre en poudre – 200g de miel liquide – 1 jaune d’œuf
Mixez les pistaches et le sucre en poudre jusqu'à obtenir un hachis assez grossier.
Versez dans un saladier et mélangez avec la poudre d'amande, la noix de coco, l'eau de fleur d'oranger et le beurre.
Coupez toutes les feuilles de brick en deux et choisissez votre camp, soit vous faites des triangles comme moi, soit des cigares comme Nadia. Pour la manière de roulez les cigares, regardez sa recette de cigares au riz et à la cannelle, c'est le même pliage.
Pour les triangles mettez une feuille de brick devant vous et repliez le côté vers le centre, vous avez donc devant vous une longue bande rectangulaire. Déposez une petite boule de pâte à l'extrémité qui se trouve devant vous et enfermez-la dans la pâte en la repliant en formant un triangle. Ensuite vous allez replier toujours en forme de triangle jusqu'à ce qu'il ne reste plus assez de feuille de brick tout en haut pour replier encore. Mélangez alors le jaune d’œuf avec 1càc d'eau, badigeonnez le morceau de feuille de brick restant avec ce mélange et glissez alors ce petit bout de feuille de brick à l'intérieur du dernier pli pour refermer le tout. Vous pouvez aussi regarder le pas à pas de cette recette pour vous aider à comprendre tout ça... Triangle croustillants pomme châtaigne. Ensuite recommencez jusqu'à utiliser toute la garniture !
Chauffez alors un bain d'huile à 180° et faites dorer vos triangles, attention n'en mettez pas trop dans l'huile de manière à pouvoir les retourner facilement, 2 à 3 minutes de chaque côté c'est suffisant. En même temps chauffez à feu très très doux le miel dans une casserole avec 1càs d'eau. Quand vous sortez un triangle de l'huile, égouttez-le sur du papier absorbant puis mettez-le dans la casserole contenant le miel, 1 minute d'un côté, 1 minute de l'autre et hop sur une grille.
Pour finir hachez grossièrement les 30g de pistaches restantes et saupoudrez-en tous vos triangles.
Mais pourquoi, un p'tit pas à pas spécial triangles ça serait pas de trop... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 18 mai 2018

Quand j'ai envie de faire plaisir... et de me faire plaisir ! Mon trifle framboises et pistaches...

Le cuisinier du quotidien que je suis est parfois un peu fourbe... J'aime faire plaisir, sinon je ne pense pas que je passerai mon temps à cuisiner parce que finalement je mange moins que je ne regarde les autres manger. Mais ce n'est pas pour autant que je néglige mon plaisir à moi de temps en temps... et pas toujours que de temps en temps !
Du coup il m'arrive de préparer des petits plaisirs gourmands avec le secret espoir que les miens ne se rendent pas compte, tout à leur joie de picorer mes gourmandises, que moi, pendant ce temps, j'ai filé ventre à terre m'avaler une double dose de plaisir, bien bien loin de leurs yeux.
Bon généralement quand je reviens repu je me rends compte qu'une fois de plus les miens n'ont pas vraiment été dupes de mes ruses de renard boiteux tellement ils me connaissent bien. Et c'est ce qui est arrivé avec ce trifle, un de mes desserts préférés, que j'ai cette fois choisi d'alléger et de parfumer à la framboise et la pistache.
Mon trifle framboises et pistaches...
Ingrédients : 20cl de crème légère fluide Bridélice - 2 jaunes d'œufs – 40g de sucre en poudre – 25g de farine -15g de Maïzena – 30cl de lait – 4càs de pistaches entières – 4 boudoirs – 150g de framboises – 12cl de coulis de framboises ou de fraise
Commencez en réalisant une crème pâtissière. Faites bouillir le lait. Fouettez le sucre, la maïzena et les jaunes d’œufs jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Versez le lait chaud en filet sur le mélange tout en fouettant.
Faites chauffer la crème à feu doux dans une casserole en mélangeant constamment jusqu’à ce qu’elle épaississe. Laissez refroidir.
Pendant ce temps hachez les pistaches.
Fouettez ensuite la crème légère fluide, puis ajoutez la crème pâtissière et fouettez de nouveau le tout.
Montez les trifles, en écrasant grossièrement les boudoirs au fond de 4 verres ou verrines. Répartissez par dessus la moitié des framboises et arrosez avec le coulis. Versez une couche de crème. Ajoutez les framboises restantes et la moitié des pistaches. Ajoutez une nouvelle couche de crème et terminez avec une ou deux framboises et les pistaches restantes.
Servez ou réservez au frais.
Vous pourrez retrouver cette recette et bien d'autres aussi faciles qu'inratables sur la playlist Bridélice « A moi les compliments » !
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Mais pourquoi, bon si je ne revenais pas avec de la crème plein la bouche... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 16 mai 2018

Aiguillettes de veau poêlées sauce chimichurri au citron vert aux couleurs de Juan Arbelaez...

Les cuisines des uns et des autres sont souvent bien bien différentes... heureusement sinon la cuisine serait bien ennuyeuse et il serait bien difficile pour nous de choisir... Ce qui fait que l'on se sente aussi logiquement quelques fois plus proches des uns ou des autres, d'un cuisinier ou d'un chef, des fois ça ne tient pas à grand chose et d'autres fois au contraire on se sent tellement bien dans une cuisine, dans des recettes, dans des manières de faire...  qu'on aurait presque plus envie de la quitter.
J'ai croisé la route de Juan Arbelaez pour la première fois alors qu'il tenait sa première table du côté de Boulogne et je suis tombé tout de suite sous le charme de... sa cuisine !
Il faut dire que ce garçon a un talent rare pour mettre de l'imagination, de l'explosion et de la gourmandise dans ses plats et que sa manière de présenter l'assiette satisfait très très souvent d'abord mon appétit et mes yeux et ensuite ma faim et mon ventre !
Et quand j'ai vu les recettes qu'il proposait pour le veau de la Pentecôte, une habitude relativement nouvelle de retrouver le veau à cette date, je me suis dit qu'une de ses recettes ne tarderait pas à finir sur ma table... et quelques jours plus tard effectivement elle n'a pas tardé ! Une recette que j'ai à peine mise à ma sauce...
Aiguillettes de veau poêlées sauce chimichurri au citron vert
Ingrédients : 2 belles escalopes de veau d'environ 2cm d'épaisseur – le jus d'1 citron vert et le zeste d'1/2 citron vert -1 gousse d’ail – ½ oignon rouge – 4 tiges de persil de persil plat - 2 tiges d'origan frais effeuillées – 10cl d'huile d'olive – 1càs de vinaigre de xérès – les graines d'¼ de grenade - sel et poivre
Prélevez le zeste d'½ vert puis pressez le jus du citron entier, c'est toujours plus facile de prélever un zeste sur un citron non pressé... Taillez très très finement le zeste.
Hachez assez finement l'oignon rouge, le persil et l'origan, passez l'ail au presse-ail et mélangez le tout dans un bol, ajoutez le zeste et le jus du citron vert. Ajoutez ensuite les graines de grenade, l'huile, le vinaigre, un peu de sel et de poivre et mélangez bien.
Préparez ensuite la viande, taillez-la en tranches de biais d'environ 2cm de manière à obtenir de belles aiguillettes.
Faites chauffer une poêle à feu assez vif et faites-y joliment colorer la viande dans un filet d'huile d'olive. Dès que la viande est bien colorée retirez-la de la poêle, mettez-la dans un plat, couvrez-le et laissez 5 minutes avant de servir.
Vous pouvez alors servir en répartissant la viande dans les plats et en l'arrosant généreusement de l'explosive sauce chimichurri. 
Mais pourquoi, bon et maintenant une autre recette de Juan ? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 15 mai 2018

Cuisiner vite et bon c'est possible ! Mon curry express crémeux et coco...

J'aime prendre mon temps en cuisine et forcément comme j'ai le temps pour ça et ben ça tombe bien. J'aime chercher une recette, chercher les ingrédients, peser le pour et le contre de chacun, et ensuite me mettre en cuisine et tailler, mélanger, assaisonner et des fois ensuite cuire à tout petit feu tout tout doucement. Et quelquefois même après la cuisson je me dis que je pourrais ajouter quelques petites choses au plat... et je les ajoute... 
J'ai le temps, tellement le temps que parfois il semble passer tellement vite que ce petit plat que je prévoyais pour le midi n'arrive sur la table que le soir venu... J'aime prendre mon temps !
Sauf que ce n'est pas le cas de toutes les cuisinières et tous les cuisiniers et que certaines ou certains me disent, moi aussi j'aimerais bien mais j'ai pas l'temps de faire tes p'tits plats quand tu te laisses aller et que tu prends ton temps... et pourtant j'aimerais faire, même vite, quelque chose à mettre sur la table, parce que j'aime cuisiner et j'aime les sourires que provoque l'arrivée d'un plat sur la table... on aime tous ça qu'on ait le temps ou pas...
Du coup de temps en temps au lieu de le multiplier j'essaie de le diviser, le temps, parce qu'on peut aussi faire vite et bon avec peu de choses et peu de... temps en se faisant plaisir et en faisant plaisir et c'est le cas avec cette recette légère, un p'tit curry express tout crémeux et coco
Mon curry express crémeux et coco...
Ingrédients : 20cl de crème légère semi-épaisse Bridélice – 4 blancs de poulets – 1 oignon - 2càs de noix de coco déshydraté – 20g de beurre – 2càc de curry en poudre – sel et poivre – quelques feuilles de coriandre ou de persil plat
Coupez les blancs de poulet en cubes et hachez assez finement l'oignon.
Faites chauffer une poêle à feu assez vif et mettez-y le beurre.
Ajoutez l'oignon et faites le revenir pendant 2 minutes en remuant sans arrêt. Ajoutez le poulet et poursuivez la cuisson toujours en remuant 3 minutes de plus.
Ajoutez la noix de coco et le curry, salez et poivrez et remuez bien le tout.
Ajoutez la crème baissez le feu et poursuivez la cuisson 5 minutes en couvrant la poêle et en remuant assez régulièrement.
Vérifiez la cuisson et poursuivez éventuellement quelques minutes à feu doux toujours en remuant.
Servez dans les assiettes et terminez en parsemant éventuellement sur les plats quelques pluches de coriandre ou de persil.
Vous pouvez servir ce curry avec un riz pilaf.
 Vous pourrez retrouver cette recette et bien d'autres aussi faciles et inratables sur la playlist Bridélice « A moi les compliments » !
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Mais pourquoi, bon et avec le temps gagné si on cuisinait... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 13 mai 2018

Le dimanche soir c'est salade ! Ma salade à plein de choses et à la tomme de Savoie...

Le dimanche est un jour particulièrement problématique pour un faignant qui... travaille beaucoup. Parce que forcément le faignant se rappelle le temps d'avant où son but, son objectif, celui qu'il attendait comptant seconde après seconde, c'était le vendredi soir ! Ce vendredi soir qui lui permettait d'oublier tout et surtout son travail pendant quelques heures de plaisir.... et seulement de plaisir. Mais ça c'était avant, quand le faignant s'ennuyait dès le lundi matin jusqu'au vendredi soir. Et puis la cuisine...
C'est curieux comment les secondes si longues avant me paraissent si courtes aujourd'hui quand je vois les recettes à faire sur mon tableau hebdomadaire et je dois avouer que je ne cherche même pas à en éviter une, au contraire même, si je peux j'en glisse une toute petite de plus parce qu'il reste de la place entre les lignes. N'empêche que certains dimanches soirs quand mon regard se perd en cherchant Bat-man notre chauve souris derviche tourneur qui n'arrête pas de tourner et tourner et... autour de notre maison... eh bien à ces moments il m'arrive de me dire que je faignantiserais bien un p'tit moment le dimanche soir avant de recommencer lundi.
Et puis j'ai la p'tite recette qui commence à me travailler, celle que j'ai casée entre deux lignes, et quand je me dis qu'après tout c'est juste une p'tite salade, je sais déjà que quelques minutes plus tard je serai de retour dans ma cuisine...
Et c'est encore ce qui s'est passé ce soir avec cette « petite » salade qui finalement ne pas m'a pris... enfin un peu de temps quand même, une recette que j'avais trouvée il y a quelques temps du côté de chez Lindsay et Bjorg qui tiennent cuisine sur leur Pinch of Yum, une bien agréable cuisine ! Une recette que j'avais envie d'associer avec un nouveau fromage de Savoie, une jolie tomme de Savoie aussi délicate que parfumée.
Ma salade à plein de choses et à la tomme de Savoie...
Ingrédients : 120g de tomme de Savoie AOC – 240g de petits bouquets de chou-fleur – 150g de pois chiche – 1 petite pomme rouge – 1 avocat – 1 oignons nouveaux – 2 tiges de menthe effeuillées - 1càc de graines mélangées (lin, tournesol, sésame...) - 1càs d'huile d'olive – sel et poivre
Pour la sauce : 3càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron – 1/2càc de miel liquide - 1 sel et poivre
Commencez en étalant les pois chiche bien égouttés sur une plaque couverte de papier sulfurisé, arrosez-les avec l'huile d'olive et un peu de sel et de poivre, mélangez tout puis enfournez la plaque dans un four préchauffé à 210° pendant une quinzaine de minutes en pensant à les mélanger à mi-cuisson. Laissez-les ensuite refroidir.
Mixez le chou-fleur pour le réduire en une sorte de semoule, assez fin donc. Vous pouvez l'utiliser cru mais moi je préfére le cuire très très rapidement, une minute dans une casserole d'eau bouillante légèrement salée. Ensuite dans une passoire et sous l'eau froide pour le refroidir. Après il faut le presser dans un torchon pour lui enlever toute son eau. A vous de voir si cru ou cuit...
Préparez la sauce en mélangeant tous les ingrédients.
Lavez la pomme, coupez-la en 4 puis en tranches fines, mettez-les dans un saladier et arrosez avec la sauce. Coupez l'avocat en 2 enlevez le noyau et la peau puis coupez-le en tranches et ajoutez à la pomme et mélangez. Coupez l'oignon en fines tranches et hop dans le saladier. Coupez la tomme de Savoie en cubes, et dans le saladier aussi. Ajoutez dans le saladier le chou-fleur et les pois chiches et mélangez très rapidement.
Versez la salade dans les assiettes et terminez en parsemant les feuilles de menthe grossièrement déchirées et les petites graines. Vous pouvez déguster !

Mais pourquoi, bon une p'tite dernière recette ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 10 mai 2018

Quand la cuisine espagnole voyage elle me surprend... Cocas au chorizo et au fromage...

Généralement je ne suis pas très respectueux de la tradition en cuisine, je dois même dire que certaines fois cette tendance qui enferme un peu trop la cuisine à mon goût m'agace un peu... un peu... Du coup à chaque fois que prépare à la maison une quiche lorraine alors qu'un ami qui vient de par là-bas passe chez moi, il arrive qu'il me fasse les gros yeux quand j'ajoute des trucs et des machins dans ce qui n'a plus grand chose à voir avec La quiche lorraine... des yeux que je remets en place en lui disant simplement... goûte tu me diras après !

Et puis voilà qu'en attrapant le livre de Marie-Fleur de St-Pierre, le meilleur de la cuisine espagnole paru chez Les éditions de l'homme, j'ai commencé à tourner les pages et j'ai bien senti que j'avais le nez qui fronçais au fur et à mesure sans trop savoir pourquoi. Et très vite mes diablotins intérieurs ont commencé à prendre la parole et l'un d'eux m'a fait comprendre les raisons de mes étranges mouvements de nez d'un... sont quand même curieuses les recettes là... sont quand même curieux les ingrédients là...
Et au bout d'un moment mon hispagnitude commençait à lui donner raison puisqu'au fil des pages je découvrais ici une truite gravlax, là de la sauce worchestershire, encore plus loin un poulets de Cornouailles se prélassant dans le beurre ou encore bien des recettes à la crème... C'est alors qu'un de mes autres diablotins intérieurs m'a rectifié le froncement en lançant à son tour...tu s'rais pas en train de t'emballer sur la tradition au lieu de te demander si tout ça ne t'interpelle pas l'appétit ? Et j'ai bien dû avouer que mes deux tiraillements intérieurs avaient raisons chacun à sa manière.
Du coup si vous cherchez un livre qui reste droit dans ses bottes de la tradition ibérique je vous dirais sans doute d'aller voir ailleurs, mais par contre si vous cherchez un livre inspiré, respirant l'Espagne mais se permettant quelques écarts avec la tradition, où la gourmandise et l'imagination vous attirent l'appétit à chaque page vous êtes au bon endroit !
A vous de choisir votre camp, moi au vu du nombre des recettes qui me font furieusement envie dans l'ouvrage, j'ai choisi le mien...
Et pour illustrer l'ouvrage j'ai eu envie de mettre un peu à ma sauce une coca, cette sorte de pizza à l'espagnole, proposée dans l'ouvrage et que vous pourrez décliner de bien des manières !
Cocas au chorizo et au fromage...
Ingrédients pour 2 cocas :
Pour la pâte de la coca : 500g de farine du T55 – 300g d'eau – 12g de levure fraîche – 1càc de fleur de sel
Pour la garniture : 240g de fromage basque râpé – 180g de chorizo, de préférence ibérique, coupé en fines tranches – 2 oignons nouveaux émincés en tranches fines – 2 tiges d'origan frais – 2 tiges de basilic ½ càc de pimenton (le paprika fumé espagnol) –
Pour la vinaigrette à l'ail : 3 càs d'huile d'olive – 1càs de vinaigre de Xérès – 1 gousse d'ail passée au presse-ail – sel
Commencez en réalisant la pâte. Faites tiédir l'eau et ajoutez la levure, remuez et laissez reposer pendant une dizaine de minutes.
Mettez le sel et la farine dans la cuve d'un robot munie d'un crochet, commencez à faire tourner le robot et ajoutez l'eau et la levure en filet. Laissez ensuite tourner pendant environ 6 minutes jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène et se décolle des parois du bol.
Sortez la pâte du bol et faites-en une jolie boule sur une table bien farinée, remettez dans le bol, couvrez d'un torchon et oubliez pendant 1 heure ou 2.
Versez de nouveau la pâte sur la table, coupez-la en deux puis roulez de nouveau et déposez les deux pâtes sur une plaque couverte de papier sulfurisé, couvrez d'un torchon et on oublie de nouveau pendant 30 minutes.
Etalez alors chaque pâte, d'abord à la main puis au rouleau de manière à avoir un disque de pâte d'environ ½ cm d'épaisseur, glissez chaque disque sur une plaque couverte de papier sulfurisé, couvrez d'un torchon et on oublie de nouveau 30 minutes.
Ecrasez légèrement le centre de chaque pâte avec la paume de la main puis répartissez sur chacune la moitié du fromage, des oignons nouveaux, des tranches de chorizo coupées en deux et des feuilles d'origan et de basilic.
Enfournez dans un four préchauffé à 210° pendant une douzaine de minutes.
Pendant ce temps mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette à l'ail dans un bol.
Quand les cocas sont prêtes parsemez dessus le pimenton, les feuilles restantes d'origan et de basilic et arrosez-les avec la vinaigrette à vôtre goût.
Mais pourquoi, bon en même temps il y a une Espagne qui boit du cidre... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 8 mai 2018

Pour que les fromages ne disparaissent pas complètement cuisinons-les ! Ma tarte au reblochon et aux courgettes !

Il y a fort fort longtemps... Je me rends compte en avançant un peu en âge... enfin un peu plus qu'un peu, que quand je fais appel à mes souvenirs subitement j'ai l'impression qu'un dinosaure pourrait apparaître au détour de l'un d'eux. Enfin ça c'est une autre histoire. Donc il y a fort fort longtemps, je vivais à Boulogne pas loin d'un marché...
Ma tarte au reblochon et aux courgettes
Ceux qui me connaissent aujourd'hui commencent sans doute à friser du nez en pensant que je vais encore leur parler de courses, de fraîcheur et d'étals luxuriants... Sauf que ceux qui me suivent depuis un moment savent aussi qu'à cette époque lointaine je n'avais que des rapports très très lointains avec la cuisine et que du coup moi et les courses au marché... 
Ce qui m'intéressait alors ne se trouvait pas dans le marché mais en face. Il y avait là un de ces bistrots où vont ces gens qui arrivent très tôt matin pour justement remplir les étals et nous servir le long des matinées de... marché. Et chez ces gens-là, comme disait l'autre, on avait souvent le coup de fourchette généreux !
C'est en remarquant qu'il y avait là bien des choses, souvent simples mais encore plus souvent savoureuses à manger, que j'ai commencé à prendre mes habitudes chez les deux vieilles dames qui tenaient le lieu, mais je crois d'ailleurs que je vous en ai déjà parlé par ici...
Et c'est aussi comme ça que j'ai remarqué, dans un coin, le présentoir à fromage ! Si on me donne le choix entre fromage et dessert, je ne mets pas longtemps à choisir, mais il se trouve que là ce n'était pas ou mais et ! Mais donc comme je suis beaucoup, beaucoup, beaucoup... plus fromage souvent j'arrivais au dessert avec une faim toute relative, voire plus de faim du tout, alors je finissais pas avouer à celle qui me scrutait en attendant ma commande sucrée... ça s'ra juste un café.
Et depuis je dois dire que je regrette ces endroits qui me donnaient ce bonheur odorant, ces présentoirs à fromage que je ne rencontre plus guère, les choses changent depuis le temps d'avant... Du coup pour que les fromages ne disparaissent pas complètement de nos plats, enfin chez moi ils continuent à peupler largement mon frigo, je me suis dit qu'un petit voyage culinaire du côté du fromage et pour le coup des fromages de Savoie ça ne pouvait pas faire de mal !
Ma tarte au reblochon et aux courgettes
Ingrédients : 150g de reblochon AOP (si possible fermier) – 1 petite courgette (environ 200g il doit en rester environ 150g en lanières) – 30g de crème liquide entière – 4 œufs – 1càc de maïzena – 1 ou 2 tiges d'origan frais – quelques pincées de carvi en graines – 1 rouleau de pâte brisée - sel et poivre
Couvrez un moule à tarte d'environ 24cm beurré et fariné avec la pâte sablée.
Couvrez-la d'une feuille de cuisson puis remplissez-la avec des poids de cuisson (haricots secs ou billes de céramique…) ou comme moi avec de la farine.
Faites précuire le fond 10 minutes dans un four préchauffé à 180°, sortez le moule du four, retirez délicatement le papier sulfurisé et son contenant puis remettez à cuire 10 minutes.
Diluez la maïzena dans un bol avec une cuillère à soupe d'eau.
Fouettez dans un saladier les œufs, ajoutez la maïzena et la crème liquide et fouettez de nouveau. Salez légèrement, poivrez puis ajoutez l'origan et le carvi.
Taillez la courgette en fines lanières dans la longueur avec un économe puis répartissez-les sur le fond de tarte en les chiffonnant. Taillez le reblochon en copeaux, je vous conseille de le mettre quelques minutes au congélateur avant de l'attaquer et autre conseil, là, évitez l'économe sinon vous allez écraser du reblochon au lieu d'en faire des copeaux. En tout cas répartissez les copeaux dans les lanières de courgette.
Versez le contenu du saladier en remplissant bien entre les courgettes et le fromage et enfournez, toujours à 180°, pendant une trentaine de minutes.
Après chaud ou froid avec une jolie salade...
Ma tarte au reblochon et aux courgettes
Et si vous cherchez une adresse où le présentoir à fromages vous fait de l'œil et du nez et que vous passiez par chez moi, arrêtez-vous chez l'ami Thomas Mattei qui a reprit il y a peu l'Auberge de Montainville. L'adresse est amicale, Thomas a toujours su y faire et la table est plus que réjouissante, ça aussi il sait faire ! Je vous en reparle très prochainement et en attendant si vous passez par là, voilà où la trouver sur Facebook : l'Auberge de Montainville (attention il est recommandé de réserver le week-end !)

Mais pourquoi, bon et y'a quoi d'autre comme fromage de Savoie... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 4 mai 2018

L'homme et le feu... et trois recettes de mon nouveau livre I Love Barbecue !

Moi qui ai souvent affirmé quand j'étais père au foyer, je suis « une mère » comme les autres pour dire que je me sentais souvent plus proche des mères nourricières que des pères, j'ai toujours été étonné de voir ces garçons se transformer devant un barbecue, oublier leur rôle de chasseur, de chasseur de salaire, pour devenir enfin cuisinier... enfin surtout le temps d'allumer le feu !
Hamburger Manhattan recette barbecue
L'homme et le feu, c'est donc toujours un étonnement pour moi, dites qu'il y a un barbecue à allumer et vous allez voir briller leurs yeux et chacun commencer à fourbir sa méthode d'allumage, parce que si tous se retrouvent devant le barbecue éteint, chacun a sa méthode pour allumer le feu ! Allumer le feu !... enfin vous connaissez la chanson.
Il y a le destructeur de cagettes, qui va réduire en tout tout petit bois la moindre de ces malheureuses qui lui tomberait entre les mains, il y a l'enfouisseur qui va faire des boulettes, des boulettes et encore des boulettes de tous les journaux de la maison avant de les couvrir de charbon... et puis encore l'arroseur qui va vous vider un bon litre d'alcool à brûler avant de jeter une allumette et... d'y laisser quelquefois la moustache... et quelques autres...
https://amzn.to/2HRO0vmEt dès que le feu commence à peine à apparaître, ils vont encore essayer de prouver que leur manière de faire... Il y a alors celle du souffleur qui s'époumone pour allonger la moindre flamme ou celle du ventilateur espagnol qui vous attrape n'importe quoi du moment qu'à renfort de poignet il puisse ventiler, ventiler, telle une belle andalouse l'éventail à la main jusqu'à ce que le feu en rougisse enfin... ou encore celle de l'acharné du soufflet, qui comme un shadok va pomper, pomper, pomper... et encore quelques autres...
Et puis au bout d'un moment l'homme se réjouit, les flammes sont là, et là... là... quelques fois un peu perdu, la cuisine est si loin, il attend alors que la pitance arrive depuis cette cuisine où je suis en bonne compagnie avec mes congénères féminines qui, elles, ont souvent préparé tout le reste... Et là quelquefois l'allumeur de feu se transforme en rôtisseur, quelquefois.
Alors pour encourager ceux qui ont perdu l'adresse de leur cuisine et pour tous les passionnés de barbecue, avant d'aller s'installer devant le feu, je vous propose de jeter œil sur mon nouveau livre paru chez Solar ces jours-ci I Love Barbecue histoire de trouver de quoi allumer ou alimenter une autre flamme, celle du cuisinier !
Et pour vous donner envie du livre voilà trois recettes extraites de ses pages, trois recettes un peu particulières, qui vous donneront peut-être autant envie de cocktails que de barbecue... avec modération bien sûr !
Salade d’avocat Américano
Ingrédients : 4 avocats pas trop murs sans la peau coupés en 4 - 200g de feta coupé en cubes - 40g de feuilles de pourpier - 40g d’olives à l’huile - 2 càs de vermouth - 4 càs de Campari - 2 càs d’huile d’olive - 1 càs de jus de citron - Sel et poivre
Dans une casserole versez le Campari et le vermouth, portez à ébullition et laissez réduire 3 minutes à feu moyen.
Ajoutez l’huile, le jus de citron et mélangez rapidement.
Faites griller les quartiers d’avocats 1 minute de chaque côté sur le barbecue.
Sur des assiettes déposez les feuilles de pourpier, les quartiers d’avocat, la feta et les olives, salez, poivrez puis versez un trait de sauce au vermouth par-dessus.
Salade d’avocat Américano recette barbecue
Hamburger Manhattan
Merci Valérie d'avoir été mon modèle main pour cette recette !
Ingrédients : 8 steaks hachés de 100g - 16 tranches fines de poitrine fumée - 4 pains à burger coupés en 2 -2 tomates coupées en tranches - 1 oignon rouge coupés en fines tranches - 1 bol de pousses de salade - 4 càs de germes de radis - 40g de pousses de salade - 1 càs de whisky - 1 càc de vermouth - 20cl de sauce barbecue - Sel et poivre
Dans un bol, mélangez la sauce barbecue, le whisky et le vermouth.
Sur le barbecue, faites griller les moitiés de pains à burger 1 minute côté mie.
Répartissez les pousses de salade sur chaque fond puis les tranches d’oignon.
Faites cuire les steaks 3 minutes de chaque côté et les tranches de poitrine 1 minute de chaque côté. Déposez un steak sur le burger, salez, poivrez, puis versez une cuillerée à soupe de sauce. Déposez des tranches de tomate, le second steak, salez et poivrez à nouveau et versez une nouvelle cuillerée de sauce.
Ajoutez les tranches de poitrine sur le burger avec les germes de radis, refermez avec le haut du pain à burger.
Ananas colonel
Ingrédients : 8 tranches d’ananas au sirop avec leur sirop - 5 cl de vodka - 4 boules de glace au citron - 1 càc de zestes de citron vert râpés très finement
Dans une casserole versez la vodka et 5 cl du sirop d’ananas, portez à ébullition puis laissez réduire durant 5 minutes à feu moyen et laissez refroidir.
Placez les tranches d’ananas dans un sac congélation, ajoutez la marinade, fermez le sac et secouez jusqu’à ce que les tranches en soient totalement recouvertes.
Placez le tout 30 minutes au réfrigérateur.
Faites cuire les tranches d’ananas 1 à 2 minutes de chaque côté sur le barbecue.
Laissez-les refroidir 5 minutes dans le reste de marinade puis servez accompagnées d’une boule de glace avec le zeste de citron saupoudrés par-dessus et éventuellement d’un trait de vodka.
Ananas colonel recette barbecue
Mais pourquoi, du coup avec un barbecue à gaz l'homme... est-ce que je vous raconte ça...