jeudi 29 janvier 2009

L'homme qui finalement parlait aussi à l'oreille des cupcakes... et lancement du 1st CUPCAKE DAY ! La folie cupcake continue...

J'ai toujours eu un rapport curieux avec les objets, peut-être parce que je me suis toujours demandé si ces fameux objets n'étaient pas un peu plus que ça... Et c'est sans doute aussi pour ça que je me trouve certaines fois dans de curieuses situations. C'est comme ça, par exemple, que j'étais devant mon four à genoux presque à l'implorer pour qu'il mette un peu du sien pour aider à faire lever les petits cupcakes que j'y cuisais avec amour… Et c'est donc comme ça que Marie m'a trouvé très occupé en argumentant avec mon four… Et juste le temps que je lui explique le cruel de la situation et voilà qu'elle me balance, eh ben si tu arrives à les faire lever tu me diras comment, parce que moi j'ai un cupcake de collé dans le lit tous les matins et pour le lever çui-là...
Et voilà comment va ma vie, ma femme rentre à la maison alors que je suis à genoux en train de parler à mon four et au lieu de s'intéresser à mon équilibre mental, elle me fait la plaisanterie… faut dire que si elle s'étonnait encore au bout de vingt ans...
Pourtant des fois elle remarque encore la curiosité des situations dans lesquelles je me trouve et me le dit, enfin je me demande si c'est pas encore pour me plaisanter... Comme cette autre fois où je pétrissais dans la joie avec Krupsy, mon petit robot préféré, et où je l'ai entendue me dire, tu sais tu peux le caresser longtemps comme ton robot i' ronronnera pas ! Comme si je le savais pas qu'ils ne ronronnent pas comme ça au premier câlin, mais juste au cas où les robots mettent plus longtemps à se mettre à ronronner que les chats, j'insistais un poil sur la papouille, juste au cas où...
Mais finalement ça se passe, j'évite juste les débats gastrophilosophiques avec mon batteur tant que tout le monde n'est pas parti de la maison et de tapoter le front de la cafetière en la félicitant pour le café du matin... et finalement ça se passe.
Et puis l'autre matin alors que je remettais au feu une nouvelle fournée de cupcakes je me suis posé LA question ! Parce que cette fois ils levaient trop, les cupcakes sont décidément contrariants, je me suis dit et si je leur parlaient directement à eux ? Finalement c'est curieux de parler à un four, surtout quand la question ne le concerne pas... Alors j'ai essayé et... rien ! J'ai insisté et... rien ! Et alors que leur mauvaise volonté ostentatoire commençait à me fatiguer, je me suis frappé le front ! C 'était évident, ils ne pouvaient pas m'entendre à travers la porte !
Et après l'avoir ouverte, la porte, et redit ma demande, subitement j'ai constaté qu'ils s'écroulaient à vue d'oeil, ils rentraient dans leur coquille de papier tel l'escargot après une randonnée ! Je venais de découvrir que les portes de four nuisent à la communication entre les humains et les cupcakes.... Et alors que je m'apprêtais à présenter ma découverte à la presse scientifique, je me voyais déjà devant mes pairs des Nobels, le cupcake à la main leur jetant il vit ! il vit !!! Quand mon hamster est passé derrière moi et m'a dit, tu devrais pas ouvrir le four tout le temps papa sinon ils vont retomber tes gâteaux...
Je n'ai rien dit, j'ai juste trouvé touchante son innocence, s'il savait... Mais je n'ai rien dit, j'ai penséqu'il était encore trop petit pour affronter la réalité...
Cupcakes entre rose et rose
Ingrédients :
Pour 12 cupcakes (attention les quantités peuvent varier considérablement selon la taille des cagettes en papier que vous utilisez. Les miens sont très petits n'hésitez à doubler la quantité si nécessaire, Merci Babeth ! ) : 30g de farine – 30g de farine à poudre levante – 60g de beurre – 50g de sucre – 1œuf – 12 framboises congelées (n'hésitez pas à en rajouter un peu si elles sont petites)
Pour le glaçage et la décoration: 1blanc d'œuf – 180g de sucre glace – 1càc de jus de citron - 12 boutons de roses séchés (on les trouve notamment dans certaines épiceries exotiques) – du sirop de rose
Attention la quantité de glaçage et beaucoup trop importante pour 12 cupcakes, donc 2 solutions soit vous faites plus de cupcakes… soit vous partagez le blanc d’œuf, et les autres ingrédients, en deux ou en quatre, mais ce n’est pas évident.
Commencez par réaliser le glaçage. Battez les oeufs en neige sans trop insister. Ensuite toujours en tournant, ajoutez alternativement le sucre glace et le jus de citron. Arrêtez de fouetter quand la préparation est bien homogène. Partagez la en deux dans des bols et versez le sirop de rose dans une et mélangez bien. Laissez reposer une quinzaine de minutes.
Réalisez ensuite les cupcakes. Mélangez les deux farines puis tamisez-les ensemble. Faites fondre le beurre au micro-ondes puis versez-le dans un batteur. Ajoutez le sucre et fouettez le tout. En continuant de fouetter, ajoutez les oeufs un par un. Versez la farine et continuez de fouetter jusqu’à obtention d’une pâte homogène et légère.4. Laissez reposer une quinzaine de minutes.
Ecrasez grossièrement les framboises dans un bol de manière à les faire éclater et mélangez-les avec la pâte.
Répartissez la pâte dans les cagettes de votre choix.
Enfournez à 180 °C pendant 15 à 20mn. Sortez du four et laissez refroidir.
Finissez ensuite en mélangeant les deux glaçages sans insister de manière à garder un côté marbré et répartissez-en sur les cupcakes, posez enfin une rose séchée sur chacun et laissez sécher le glaçage avant de les déguster.
Et comme je suis très cupcakes en ce moment, je vais vous proposer de jouer et de cuisiner avec moi et avec Nolwenn. Avec Nolwenn qui propose de préparer des cupcakes de l’amouuuur (cliquez sur cupcakes de l'amouuuur pour arriver chez elle et avoir tout les détails de son petit jeu) et avec moi pour le 1st CUPCAKES DAY ! Pour participer au 1st CUPCAKES DAY c'est simple, vous avez un peu plus d’un mois pour trouver votre recette, avec vos idées, vos ingrédients, vos proportions…
Ensuite si vous avez un blog, vous publiez votre recette sur votre blog entre aujourd'hui et le 1er Mars prochain et m’envoyez votre prénom, le nom de votre blog et la photo (480x640 c'est bien) de votre plat et hop direction le mail, là : cupcakesday@free.fr

Et si vous n'avez pas de blog envoyez-moi avant le 1er Mars prochain votre prénom et la photo (480x640 c'est bien) de votre plat et hop direction le mail, là : cupcakesday@free.fr
Et moi après le 1er Mars je publierai toutes vos recettes sur mon blog ! Au fait il n'y a rien à gagner si ce n'est le plaisir du partage… c'est déjà bien non ? et n'hésitez pas à reprendre le logo (The 1st CUPCAKES DAY)… mais rien d'obligatoire comme toujours !

P.S. : Je suis en panne de cagettes à cupcakes, alors si vous avez des adresses n’hésitez pas je suis au aguets !

Mais pourquoi, j’ai rêvé d’un autre monde… et bien relève tes manches et creuse répondit le penseur… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 23 janvier 2009

Petite histoire de riens et l'arrivée de la cupcake mania... et je sens que ça va durer, chocolat pour commencer !

Me voilà à attendre que mon train s'en aille, j'ai laissé Adèle et Réquia sur le trottoir de devant l'atelier des chefs après une drôle de séance de testage culinaire, et depuis j'attends... j'attends... maintenant depuis presque une heure...
Et là un peu avant que l'on annonce que les portes vont se fermer, ils sont arrivés tous les deux... Entre deux âges, pour ne pas dire qu'ils devaient avoir à peine un peu plus que le mien... Ils n'avaient pas grand chose pour attirer vraiment le regard, juste comme tout le monde et la conversation qui va avec, le bureau, les rendez-vous, la vie simplement... et puis alors que je n'écoutais presque plus mon oreille culinaire a attrapé un mot, placard, puis après elle a entendu, tu ouvres, et puis la suite, tu regardes ce qu'il y a, tu devrais trouver de quoi manger... Mon oreille culinaire était maintenant en position sauvagement aux aguets !
Il lui parlait comme à quelqu'un à qui on laisse un appartement pour la première fois, disant où se trouvent les choses, les boîtes sont au fond et les couverts en dessous et les assiettes, les assiettes je viens de les laver... et là je me suis laissé avalé par la conversation et par leurs échanges où les mots et les gestes ne disaient pas forcément la même chose... j'ai eu l'impression de basculer d'un seul coup dans une sorte d'Amélie Poulain juste pour moi !
Un peu comme si j'entendais une voix dire,
lui c'est Dorian, il aime manger d'abord les noisettes et après le chocolat, il n'aime pas les pulls avec les étiquettes qui grattent, ça lui fait penser à sa mère qui oubliait toujours de les couper, il aime regarder quand la peau du boudin se rétracte d'un coup dans la poêle, il aime aussi attraper les conversations surtout quand son oreille culinaire se met en action...
Celui qui parle depuis le quai à la fille qui part c'est André, André aime laver les assiettes et après les faire crisser avec son ongle, il n'aime pas quand il ne voit pas les étiquettes des boîtes en ouvrant les portes, il aime penser qu'il pourrait aimer Claudine longtemps...
Elle qui se tient dans le train c'est justement Claudine et, elle, elle n'aime qu'André, depuis hier et jusqu'à...
Et voilà qu'André commence à parler à Claudine de la manière de faire sauter une poignée de pomme de terre de celles qui sont en dessous, d'ailleurs à côté des oignons, tu sais faire des oignons ? un peu d'huile, un peu de beurre, tu vas savoir et puis les oignons et puis les pommes de terre, tu les coupes bien sûr... et moi j'ai l'impression d'avoir les sous-titres en même temps parce qu'il ne dit pas que ça dans les silences il dit aussi,
ce matin je n'ai pas eu le temps de te montrer la maison mais ce soir prend le temps, découvre tout, fait juste attention ne tourne pas les boîtes...
Et jusqu'au moment où la porte va sonner, il parle et elle écoute, et juste quand la porte lance son pchhhhhttttt, leurs lèvres se frôlent et enfin il lui lance dans un dernier regard... les oignons, n'oublie pas les oignons...
Et curieusement en rentrant j'ai eu envie de douceur, de chocolat et de crème et je me suis souvenu d'une curieuse recette de Benoît Molin, celui que je regarde régulièrement pâtisser dans mon poste du côté de la Cuisine Tv... une recette avec laquelle je pourrais moi aussi raconter bien d'autres choses... bien d'autres...

Cupcake chocolat et... betterave (une recette que j'ai à peine mise à ma sauce...)
Ingrédients :
Pour les cupcakes : 60 g de chocolat noir - 90 g de beurre - 90 g de sucre - 2 œufs - 90 g de farine -2 càs de cacao en poudre (j'ai utilisé du chocolat aux épices) - 1/2 càc de levure - 60g de betterave cuite
Pour la crème au beurre : 90g de beurre mou - 300g de sucre glace - 4 càs de lait - 2 càs de betterave cuite - des perles de sucre roooses grossièrement écrasées
Mélangez le chocolat et le beurre dans un bol et faite-le fondre au micro-onde. Battez le tout puis ajoutez les œufs, l'un après l'autre en battant à chaque fois.
Ajoutez ensuite la farine, la levure et le cacao, battez de nouveau le tout.
Hachez finement la betterave et ajoutez-la au mélange.
Remplissez les cagettes à cupcakes et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant environ 20minutes. Sortez et laissez refroidir.
Pendant ce temps réalisez la crème au beurre.
Mettez le lait et la betterave dans un mixer et mixez le tout le plus fin possible, filtrer ensuite le lait à la betterave dans un saladier
Ajoutez le beurre et le sucre et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange aéré et homogène.
Décorez enfin les cupcakes avec la crème au beurre, comme vous voulez, à la poche à douille ou à la cuillère... et finissez en saupoudrant avec les perles écrasées.

Et vous au fait c'est quoi votre liste à l'Amélie Poulain ?


Mais pourquoi, et un petit cupcake day ça serait peut-être une bonne idée ça... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 19 janvier 2009

Le dimanche, c'est jour de repos à la maison ! enfin... et petits plaisirs du dimanche après-midi !

Le dimanche à la maison c'est un jour de repos... enfin... généralement je me lève vers 11h30 quand les bruits que fait Marie deviennent vraiment insupportables au point qu'ils arrivent à gâcher ma profonde concentration matinale. Curieusement j'ai remarqué que plus l'heure avance dans la matinée plus Marie fait de bruit en rangeant, faisant le ménage et même en s'occupant du linge...
Par exemple, au début de la matinée quand elle passe un coup de balai, c'est tout en douceur, du bout du poil de balai, c'est tout juste si elle ne souffle par sur nos petits moutons domestiques pour ramener le petit troupeau pâturer dans la poubelle... et vers 11h c'est un tout autre spectacle ! A cette heure, je ne sais pas pourquoi, c'est à coup de manche qu'elle attaque la poussière réfractaire, je ne sais pas si la technique est efficace mais à ce moment-là j'ai l'impression d'avoir un pivert géant chez moi, un pivert décidé à picorer frénétiquement la moindre poussière.
Et c'est pour tout pareil à chaque fois qu'elle met un linge dans la machine, elle pousse des cris digne de Monica Seles renvoyant les pires services adversaires ... curieux, comme si elle se défoulait... Et quand elle insulte la vaisselle à grand... j'ose même pas répéter ce qu'elle dit mais dans en d'autres temps elle aurait fini au bûcher ma Chouchou, ça aussi c'est quand même curieux... D'ailleurs des fois j'ai l'impression que ce n'est pas à la vaisselle qu'elle s'adresse, je sais pas et puis d'abord pourquoi en vouloir à la vaisselle... Et c'est pour tout c'est pareil...
Finalement quand je me lève elle m'accueille d'un, j'espère que je ne t'ai pas réveillé Chouchou, que je ne t'ai pas gâché ta sieste d'après réveil, j'm'en voudrais ! Là, moi je ne dis rien parce que subitement les bruits furieux s'arrêtent dans la maison... curieux...
Mais cette semaine pas question de repos... pour moi, cette semaine j'avais des envies de pâtisser du simple et quand la pâtisserie me prend, elle est matinale ! Enfin matinale, j'ai demandé à mon pivert de venir ramasser les poussières qui se trouvent sous mon lit à l'aube presque naissance... à 11h moins 5... et du coup la journée a fini avec ça dans les assiettes...
Cake acidulé à l'ananas
Ingrédients : 150g de farine - 120g de sucre en poudre - 60g de beurre - 2 oeufs - 10g de levure chimique - 100g d'ananas confit - 1blanc d'oeuf - 180g de sucre glace - 1càs de citron vert
Coupez 4tranches d'ananas en deux dans l'épaisseur de manière à avoir 8tranches fines. Coupez en petit morceau le reste de l'ananas et mettez-le à cuire dans une petite casserole avec 10cl d'eau. Laissez sur le feu jusqu'à ce que l'eau ait réduit des 2/3. Passez ensuite le tout au mixer, jusqu'à obtenir une purée assez fine.
Versez dans le bol d'un batteur le blanc d'oeuf et le sucre glace puis battre jusqu'à obtenir un mélange bien blanc et homogène, ajoutez le jus de citron vert et continuez de battre encore un peu.
Préparez ensuite la pâte à cake. Versez dans le bol d'un batteur le beurre, il doit être bien mou, et le sucre. Battez jusqu'à obtenir un mélange bien blanchi. Ajouter les oeufs un par un et incorporez-les à la pâte à chaque fois. Mélangez la farine et la levure avant des ajouter à leur tour dans le batteur. Finissez en versant la purée d'ananas et en mélangeant une dernière fois.
Versez alors la pâte dans un moule préalablement beurré. Déposez les tranches d'ananas sur le dessus et si vous avez de la chance elles ne couleront pas toutes pendant la cuisson... et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une trentaine de minutes.
Laissez refroidir le cake. Démoulez-le et posez-le sur une grille. Décorez alors votre cake avec le glaçage à votre goût.

Mais pourquoi, Bruxelles, Bruxelles, ma belle, je te rejoins bientôt... est-ce que je raconte ça...

vendredi 16 janvier 2009

Quand la salade me prend... ça finit en tiramisu au chocolat ! Il faut dire que la vie est bien dure avec les bonnes résolutions...

Pour cette année qui commence c'est tout juste si je ne me suis pas peint en vert et badigeonné de vinaigrette pour affirmer ma nouvelle résolution que j'ai à moi, cette année sera ensaladée et allégée ou ne sera pas... enfin... Le problème c'est que ma crise existentielle annuelle je la pique comme toujours en janvier, bonnes résolutions obligent, et qu'en janvier...
Quand j'ai des envies qui me prennent, l'envie chez moi c'est comme les chiens avec le grattage des puces, c'est tout de suite maintenant et c'est frénétique... Donc quand l'envie me prend, y'a pas faut que je règle ça au plus tard dans la demi seconde et forcément quand j'ai l'envie de salade comme je les aime qui me prend, j'enfile un jean d'un saut sur mon caleçon fleuri, je vérifie que je n'ai pas mis mon pull à l'envers comme la moitié des matins et je file, ma liste d'envies en tête, régler le problème à mon 4 saisons du coin de la rue.
Depuis que je fréquente la petite boutique de Gisèle même si elle s'est habituée à mes demandes un peu curieuses mais je sens bien que son œil pense, qu'est-ce qu'il va encore me trouver celui-là... quand j'entre dans le magasin et dès que j'ai posé tous mes petits souhaits l'œil semble penser alors, parce qu'il n'arrête pas de penser l'œil, ah oui quand même... Et donc quand ma saladite aigüe me prend j'arrive chez elle en finissant d'enfiler mon manteau et je me lance, demandant belles tomates de celles gorgées de soleil, melon à point, petites pêches sucrées et plein d'autres choses... tout ce dont je rêve pour une petite salade comme je les aime moi. Et quand j'ai fini j'attends mes petits sachets remplis de mes commandes et là je l'entends seulement me dire, vous trouvez pas qu'il fait un peu froid cet été ?
Je sais que je suis couillon, des fois, mais de là à me croire en été en plein moi de janvier... que je pense alors, avant de réfléchir...
Le problème chez moi c'est que je ne sais pas faire tourner plusieurs petit vélos dans ma tête en même temps, et donc quand le petit vélo manger salade se met en route, tous les autres vont faire une pause au garage... Et du coup le cerveau manger salade ne laisse plus de place à des choses aussi évidentes que quand il gèle c'est que c'est l'hiver et quand tu verras pousser des bonnes tomates, des melons ou des pêches en hiver...
Heureusement, le bon sens m'attend au coin de la rue et quand je reviens je n'ai sous le bras qu'un sachet de frustration pour faire ma salade et quand la frustration me prend, l'envie chez moi c'est comme... enfin du coup il faut que j'ouvre le premier placard venu et que je cuisine la première chose qui me tombe sous la main ! Et chez moi à chaque fois que j'ouvre un placard c'est curieusement une tablette de chocolat qui tombe...
C'est comme ça que le soir en rentrant j'ai entendu Marie, la tête à peine sortie du frigo, me taquiner d'un, j'avais pas remarqué qu'on était déjà en 2010 et que c'était l'année du chocolat... bon j'espère que ça sera pas comme 2009, on n'avait pas eu le temps de se lasser de la salade...
Et tout ça parce que j'ai refait un petit dessert testé pendant les fêtes ! Un tout petit dessert tout léger...
Tiramisu très chocolat et amandes
Ingrédients pour un moule rectangulaire de 10X25cm : 250g de mascarpone - 20cl de crème fraîche liquide - 2 œufs - 100g de sucre en poudre - 12 boudoirs - 150g de chocolat noir aux amandes - 20g d'amandes effilées - 3càc de cacao en poudre - 10cl de café - 1càs d'Amaretto (vous pouvez le remplacer par 1/2 càc d'arôme d'amandes amères) - sel
Commencez par couper le chocolat aux amandes en copeaux, taillez au couteau surtout sans chercher à faire quelque chose de régulier. Faites ensuite dorer les amandes effilées.
Séparez le blanc et le jaune des œufs et montez les blancs en neige avec une pincée de sel.
Mettez dans un saladier le mascarpone, la crème, les jaunes d'œufs, le sucre et deux càc de cacao, battez le tout jusqu'à obtenir un mélange homogène et aéré. Ajoutez les blancs en neige et mélangez délicatement à la cuillère. Finissez la crème en versant la càc de cacao restante et en mélangeant rapidement, mais pas trop pour garder le côté marbré.
Montez ensuite le tiramisu. Tapissez votre moule avec du film alimentaire. Étalez une couche de crème puis posez dessus une couche de boudoirs imbibés de café.
Pour tremper les boudoirs, commencez par mélanger le café et l'Amaretto dans une assiette creuse, puis trempez rapidement (on plonge, on ressort, on retourne, on replonge, on ne laisse surtout pas dans le liquide). Ensuite vous les posez à plat sans les tasser.
Une fois la couche de boudoirs en place saupoudrez généreusement de copeaux de chocolat aux amandes. Versez dessus une nouvelle couche de crème et recommencez l'opération. Finissez par une couche de crème saupoudrée de copeaux de chocolat.
Mettez au frigo jusqu'au lendemain, puis au congélateur une bonne heure avant de servir. Juste avant de servir, démoulez, retirez le film et parsemez des copeaux de chocolat restants, des amandes effilées et de quelques pincées de cacao. Dégustez en jolies tranches en pensant aux bonnes résolutions à venir...

Mais pourquoi, tu vois Juliette j'voudrais bien mais... enfin j'y arriverai bien un jour... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 12 janvier 2009

Petit retour tout en image au pays des galettes et nouvelles idées pour les rendre un peu plus folles...

Juste un tout en image pour reprendre la recette de la galette de dimanche dernier parce que des fois une photo vaut mieux qu'un long discours... et quelques petites idées de plus...










Ingrédients pour 4 petites galettes (chaque petite galette peut être coupée en deux ou mangée par un seul gourmand) :
Pour la base :35g de beurre à température ambiante - 35g de sucre - 50g d'amandes en poudre - 1 œuf - 1/2 à 1càs de sirop d'orgeat - 2 rouleaux pâte feuilletée - 1 jaune d'œuf - des fèves...
Pour la version au chocolat : 2càc d'amandes effilées - 4carrés de chocolat noir (environ 15gr)
Pour la version au pistaches : 30g de pistaches émondées - 2càs de sucre en poudre Commencez par découper 4 cercles de pâte dans chaque rouleau avec un bol d'environ 12cm de diamètre, soit 8 cercles. Avec la pâte en excédent vous pourrez faire des petits tortillons dorés pour l'apéritif... Réservez les cercles. Mettez dans le bol d'un batteur, avec une pale à mélanger, le beurre, le sucre, la poudre d'amande, les œufs et le sirop d'orgeat et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange bien homogène et presque mousseux.
Séparez cette préparation en deux. Et préparez alors les deux garnitures.
Hachez grossièrement les pistaches. Mettez une petite poêle à feu assez vif et quand elle est bien chaude versez-y le sucre en poudre. Quand il a fondu ajoutez les pistaches et remuez bien jusqu'à enrober les pistaches avec le caramel, versez aussitôt sur une planche à découper.
Attention dès que l'on manie du caramel il faut prendre garde aux brûlures ! Laissez refroidir et hachez le tout, cette fois assez finement.
Hachez le chocolat.
Versez le jaune d'œuf dans un petit bol avec 1càs d'eau et mélangez. Avec un pinceau, badigeonnez le tour de 4 pâtes, attention ne débordez pas. Étalez ensuite au centre une bonne càs de crème aux amandes, en laissant 2cm tout autour sans garniture. N'oubliez pas de déposer la fève dans la crème ! Saupoudrez alors deux cercles avec les pistaches caramélisées et deux autres avec d'abord les amandes et ensuite le chocolat haché.
Posez le deuxième cercle de pâte sur le premier (étirez-le un peu si nécessaire), ajustez bien les bords, écrasez un peu la pâte tout autour avec les doigts, puis avec la pointe d'un couteau faites le tour en tassant un peu les bords vers l'intérieur.Si vous craignez les fuites intempestives, vous pouvez aussi écraser le tour avec le bout des dents d'une fourchette, mais alors votre galette va lever différemment.
Faites une petite cheminée encore avec la pointe d'un couteau au centre de la galette.
Badigeonnez-la de jaune d'œuf pour qu'elle dore bien, attention ne débordez toujours pas sinon le feuilletage va moins bien lever. Faites quelques jolies décorations sur le dessus avec la pointe du couteau.Enfournez enfin dans un four préchauffé à 180° pendant une quinzaine de minutes, n'hésitez pas à poursuivre la cuisson 5 minutes de plus si nécessaire.
Ensuite il n'y a plus qu'à la laisser un peu tiédir et vous choisir des reines et des rois...



Et encore merci pour les centaines de mails plus amicaux les uns que les autres que vous m'avez envoyés à la suite du journal de France 2 du dimanche 4, je vous demande juste encore un peu de patience mes dernières réponses arriveront cette semaine... j'espère !
Et si vous voulez encore d'autres idées de galettes n'hésitez pas à aller du côté de chez Anne ou de Réquia ou de Mercotte par exemple ou de chez Manue si vous avez envie de réaliser votre propre pâte feuilletée... et chez bien d'autres blogueuses et blogueurs ou la galette est de sortie... N'hésitez pas à indiquer vos propres recettes dans les commentaires !

Mais pourquoi, bon et après la galette c'est la saison de quoi maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 9 janvier 2009

L'homme qui parlait à l'oreille des foies gras... Et pourquoi on ne mangerait pas du foie gras toute l'année d'abord !

Il y a des choses que je n'ose pas encore faire en cuisine, pas des choses forcément très compliquées d'ailleurs... Par exemple, j'ai mis longtemps à mettre un gigot au four, un petit gigot avec les petites pommes de terre joliment mises tout autour... c'est tout bête un gigot et bien moi je n'osais pas !
Je faisais le mijauré, non je peux pas vraiment pas que je pensais... C'est que c'est impressionnant un gigot d'abord quand on n'en a jamais connu un personnellement ! Il faut dire que chez mes parents le gigot n'était pas notre ami, le poulet je dis pas, le steak tous les jours, mais le gigot jamais.
Et puis un jour ma Marie est arrivée avec un gigot, me l'a mis sous le nez et m'a balancé un Toi cuire lui ! qui ne laissait pas la place à la moindre contestation. Alors il a bien fallu que j'en tâte du gigot, la gousse d'ail et la branche de romarin à la main, et depuis je dois avouer que ça va mieux...
Le gigot est ainsi devenu mon ami et nous vivons maintenant des jours heureux à chacune de nos rencontres... Mais ce n'est pas pour autant que je cuisine tout et n'importe quoi avec la même facilité, et jusqu'à peu m'imaginer le foie gras à la main je n'y arrivai vraiment pas, alors le passer à la casserole... Pour moi le foie gras, c'est tout juste s'il ne faut pas lui présenter son pédigrée avant d'oser lui demander pardon d'imaginer qu'on pourrait le manger un jour ! Et puis j'ai encore en mémoire quelques déboires arrivés à des amies qui n'avaient pas dû faire assez bien la révérence à la bête avant de la passer à la casserole, et qui s'étaient retrouvées avec du gras et pas de foie ou presque... Et puis à Soissons j'ai vu Stéphanie s'occuper d'un foie gras...
Quand elle l'a déballé c'est tout juste si je n'ai pas mis mes mains dessous, des fois qu'il tombe et se fasse mal. Et voilà qu'elle le jette à même la table et qu'elle commence à me le dénerver, et alors que j'imaginais cette opération comme dans Nip Tuck, bistouri tranchant et masque de chirurgien voilà donc qu'elle enfonce les mains à même le foie et en ressort avec les nerfs sans en laisser une trace. Là j'ai pensé, elle va se retourner et me dire, bon on le referme et me demander le fil à suture et non elle l'étale au contraire, le malaxe, le tire et après l'avoir assaisonné d'une curieuse manière, qui se révélera être à s'en lécher les doigts, elle décide de l'envelopper dans pratiquement un demi rouleau de film alimentaire !
J'ai bien failli lui demander s'il n'allait pas manquer d'air, si juste un petit trou de rien du tout... Mais j'ai bien senti qu'il valait mieux pas et que mes histoires de foie gras qui n'arrivent plus à respirer je devais me les garder pour moi tout seul.
Et l'autre jour très inspiré par la recette de Stéphanie et remonté comme un coucou suisse, j'avais décidé de me faire moi aussi la peau d'un foie ! Mais là quand on s'est retrouvé lui et moi, seuls, face à face, les yeux dans le foie, j'ai eu subitement la main moins sûre et l'œil qui s'attendrissait presque... Alors j'ai pris mon courage et le foie à deux mains et je me suis lancé, juste pour que ça ne soit pas trop dur je lui ai expliqué ce que j'allais lui faire... comme si moi ça me rassure de savoir ce que le dentiste va me faire... En tout cas à lui je ne sais pas, mais à moi ça m'a fait le plus grand bien. Et c'est comme que je l'ai dénervé, assaisonné d'une autre curieuse manière puis emballé...
Et Marie qui rentrait juste m'a alors demandé, t'es pas tout seul, tu parlais à qui ? Un peu penaud j'ai juste murmuré, c'est rien j'expliquais au foie gras... et elle, habitué à mes lubies, a juste conclu d'un si tu veux Chouchou j'ai acheté deux steaks et une andouillette tu peux peut-être les informer des cours de la bourse...
Foie gras vapeur, la recette de base
Ingrédients : 1 foie gras frais (environ 500g) - de la fleur de sel et du poivre - du film alimentaire
Commencez en déroulant une bonne longueur de film alimentaire, vous pouvez pour plus de sécurité dérouler deux rouleaux en même temps en laissant 5 à 10cm se superposant, pour qu'ils se déroulent bien ensemble.
Posez votre foie dessus puis déveinez-le (merci Mercotte ,-))le mieux possible. Pour cela n'hésitez pas, suivez les veines en écrasant le foie avec un doigt pour en retirer le maximum. Ne vous inquiétez pas même complètement défait, le foie gras aura la même forme au final.
Mettez le foie de côté et saupoudrez votre film d'un peu de sel et d'un peu de poivre, comme pour un steak nous a conseillé Stéphanie. Personnellement j'assaisonne assez fade pour pouvoir mettre un pincée de sel et un coup de moulin à poivre sur les tartines, à vous de faire à votre goût.
Étalez votre foie toujours à la main et donnez lui une forme rectangulaire d'environ 25cm de longueur, il faut penser qu'au final il devra entrer dans votre cuit vapeur. Assaisonnez de nouveau le dessus.
Roulez ensuite le foie en vous aidant du film de manière à faire un joli rouleau comme sur les photos. Quand le rouleau est formé, faites des tours avec le film, n'hésitez pas sur la quantité, c'est le film qui doit préservez le foie de la vapeur d'eau. Fermez ensuite les côtés en tournant les extrémités du film, serrez franchement c'est à ce moment que vous donnez la forme à votre foie. Repliez le film vers l'intérieur et remettez encore une bonne couche de film dans le sens de la longueur de manière à refermer hermétiquement le tout.
Passez ensuite au cuit vapeur pendant 12 à14 minutes. Personnellement j'ai utilisé un cuit riz et la cuisson a duré 14minutes. Mon conseil c'est de commencer avec un demi foie et de tester votre goût au niveau de l'assaisonnement et de la cuisson.
Laissez refroidir puis oubliez votre boudin entortillé au frigo 1 jour ou 2.
Déballez et servez avec un peu de pain grillé, de la fleur de sel et du poivre...
Foie gras avec un p'tit goût d'Inde
Ingrédients : 1 foie gras frais (environ 500g) - du sel - 1/2 càc de curry en poudre - 1càs de confiture de prune - 1càs d'amandes effilées légèrement dorées - du film alimentaire
Mélangez du sel, le curry et les amandes
Pratiquez exactement comme pour la recette précédente, remplacez le sel et le poivre sur le film par le mélange aux amandes et au curry, étalez la confiture sur le dessus, puis finissez d'assaisonner encore une fois en remplaçant le sel et le poivre par le mélange.
Déballez et servez avec un peu de pain grillé, de la fleur de sel et du curry en poudre...

Mais pourquoi, et maintenant si j'osais la trompe d'éléphant farcie... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 6 janvier 2009

Mes bonnes résolutions sont-elles bonnes pour... les autres ??? Et dix petites recettes de 2008 qui s'en va...

Depuis quelques années à chaque fois que le mot résolution sort de ma bouche généralement il y a le mot régime qui suit pas loin derrière... Et depuis le temps, je crois que j'ai essayé à peu près tout ce qui se fait dans le domaine ! Depuis la queue de cerise jusqu'au noyau de goyavier sauvage, depuis la cure de bouillon clair jusqu'au gavage à la peau de raisin, tout ce qui un jour a porté le nom de régime est dans doute passé par moi... et souvent quand on me demande ce que j'ai mangé il m'est arrivé de répondre, un bon bol d'air ! Et grâce à tout ça j'ai dû perdre le poids du troupeau d'éléphant du livre de la jungle et repris... exactement le même poids en bonne graisse toute fraîche et revigorée, enfin exactement à quelques kilos de plus près !
Du coup depuis deux ans avant de prononcer le mot maudit, régime, je me mange un doigt et je me dis que comme perte de poids c'était bien suffisant pour une année. Mais avec ça j'ai toujours cette affaire à régler avec les résolutions qui n'avancent pas vraiment...
L'année dernière j'avais décidé de faire Mieux, je m'étais dit que Mieux c'était de la résolution de qualité. Mieux partout et pour tout, enfin en théorie et au moins comme ça j'avais au moins une chance d'atteindre un but... Je ne savais pas trop lequel, mais un but... c'est un but...
Et tout content y'a pas deux jours je demandais aux miens en forme de bilan, alors c'était Mieux c't'année ? hein ? hein... hein... et après un silence général assez inattendu et presque inquiétant, ma Marie à moi, mes yeux, ma vie, ma joie, m'a empoigné par la main comme un saucisson qu'on emmène à la trancheuse et ma propulsé en direction de mon bureau... Et là elle a juste dit, là c'est quoi c'est du Mieux en couches superposées ?! c'est ton mont Everest du Mieux peut-être !!! montrant d'une main contrariée les quelques petits dossiers harmonieusement enlacés que j'y laisse... moi j'ai juste alors demandé, tu parles d'un tas en particulier Chouchou ou de l'ensemble ?
Vu le tournoiement frénétique de la main j'ai deviné que le stade de l'agacement avait maintenant été dépassé, elle devait parler de l'ensemble de mon œuvre. Et malgré mon incompréhension, j'ai cherché à détendre l'atmosphère avec une évocation bucolique de mon bureau... Eh bien tu vois ce sont de belles collines et des vallées profondes... Mais voyant qu'elle était passée en mode cocotte minute prête à me faire un décollement du couvercle j'ai osé une remarque à but décontractant, bah de toute manière les piles n'atteignent pas le plafond, enfin pas toutes...
Là, j'ai bien senti la soupape de Marie avait un surplus de vapeur à lâcher et qu'elle allait m'expliquer sa vision de mon Mieux dans le domaine du rangement ! Et là-bas les 162 chaussettes que j'ai lavées, pliées et posées sur ton placard depuis... c'est parce que tu te lances dans l'élevage des moutons et que tu attends la transhumance pour les ranger ! Et puis le tas de pulls en train de stagner là depuis des mois c'est les peaux de mouton et tu attends de les tanner pour les ranger peut-être ! et puis les tas de factures... et puis tes bouts d'ordinateurs... et puis ta vaisselle... et pis.. épis... Quand la boîte à épiépis est ouverte moi je sais qu'il faut juste que je hoche la tête à chaque nouvel épis comme les petits chiens des voitures en attendant que le fleuve se tarisse...
Et quand elle s'est arrêté quelques petites heures plus tard, je l'ai regardée et je l'ai rassurée, touché que j'étais par son léger agacement, l'année prochaine Chouchou ça va être ma grande année du Rangement, tu vas voir que ça va de la résolution qui va changer la vie, le Rangement, que le Rangement, tout le Rangement... et juste quand je commençais à voir la petite flamme de l'espoir s'allumer dans ses yeux, j'ai eu le malheur d'ajouter, tu vas voir que le rangement c'est rien si tu suis bien mes instructions... et là je me suis dit qu'il faisait bien chaud sous le lance flamme de ses yeux...

Et pour tourner définitivement la page de l'année passée je vous propose dix photos de dix plats, parce que j'ai aimé les faire, parce qu'ils ont aimé les manger... et si vous voulez les recettes cliquez sur les photos, vous arriverez directement sur les articles contenant les recettes...
Et encore une fois bonne année tout l'monde !

Mais pourquoi, faudrait que j'écrive un jour ma théorie de la relativité à moi, celle pour le rangement... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 4 janvier 2009

Petite recette sans conséquences... Ma petite galette à moi du jour... de la galette !

A la maison du temps où j'étais haut comme mon hamster de fils, le premier dimanche de l'année c'était le jour de LA galette. LA galette parce qu'il n'était pas question de galettesss à cette époque là, elle arrivait le jour dit, le premier dimanche de janvier et repartait ensuite pour un an et il n'y avait plus qu'à l'attendre, pas de deuxième tour à espérer à la maison.
Bon, comme chaque dimanche d'alors était aussi le jour du poulet rôti, lui qui ne manquait aucun dimanche, ce dimanche-là ce n'était donc pas un, mais deux jolis paquets tout chauds et odorants que nous ramenions du marché... Et après avoir dévoré le poulet nous passions à un autre rituel celui qui me voyait devenir le petit roi ! Parce que comme si c'était écrit, ce jour-là, c'était mon jour à moi, celui où je devenais le petit roi du monde... de mon monde...
Sur le coup je ne m'en rendais pas compte... ou peut-être que finalement j'évitais de me rendre compte que chaque année c'était le petit qui devenait roi, et comme le petit c'était moi, à franchement parler je m'arrangeais de cet étrange hasard qui me faisait tomber la couronne sur la tête chaque année.
Curieusement mon frère, lui, ça l'amusait moins, beaucoup moins... Et dans son regard se levant au ciel, je lisais que, lui, il avait bien identifié la main du hasard, celle de ma mère ! Ma mère qui s'enfermait en cuisine juste avant de servir et qui visiblement, vu l'état des parts qui arrivaient dans nos assiettes, s'était livrée à quelques fouilles spéléogalettiques... Et voilà comment je finissais toujours par avoir la fève et toujours aussi me trouver avec la jolie couronne sur la tête, pendant que le regard de mon frère devenait de plus en plus noir...
Du coup durant la semaine qui suivait mon intronisation, je faisais de gros progrès en course à pied, vitesse et endurance comprise, ce qui m'évitait la pluie de baffes qu'il voulait faire tomber sur ma royale personne...
Et ça a duré comme ça des années et des années... jusqu'à ce que le petit devienne trop grand...
Aujourd'hui, jour de la galette à la maison, pas de fouilles et pas de courses des uns derrière les autres parce que c'est le hasard et le hasard seulement qui a fait que le roi ça a été...
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec une fève avec laquelle je n'ai pas fini de discuter...
Ma petite galette à moi...
Ingrédients : 75g de beurre à température ambiante- 75g de sucre - 100g d'amandes en poudre - 2 œufs - 1 ou 2càs de sirop d'orgeat - 25g d'amandes effilées légèrement dorées - 2 rouleaux pâtes feuilletées - 1 jaune d'œuf - 1 fève -
Commencez par découper un cercle de pâte avec une assiette d'environ 24cm de diamètre et la deuxième avec une autre un tout petit peu plus grand, 1cm de plus c'est bien. Avec la pâte en excédent vous pourrez faire des petits tortillons dorés pour l'apéritif... Réservez les deux cercles.
Mettez dans le bol un batteur avec une pale à mélanger le beurre, le sucre, la poudre d'amande, les œufs et le sirop d'orgeat et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange bien homogène et presque mousseux. Ajoutez alors les amandes effilées et mélangez délicatement à la cuillère.
Versez le jaune d'œuf dans un petit bol avec 1càs d'eau et mélangez. Avec un pinceau, badigeonnez le tour de la plus petite des pâtes, attention ne débordez pas.
Étalez ensuite au centre la crème aux amandes, en laissant 2cm tout autour sans garniture. N'oubliez pas de déposer la fève dans la crème!
Posez le deuxième cercle de pâte sur le premier, ajustez bien les bords, écrasez un peu la pâte tout autour avec les doigts, puis avec le plat d'un couteau faites le tour en tassant un peu les bords vers l'intérieur.
Faites une petite cheminée avec la pointe d'un couteau au centre de la galette. Badigeonnez-la de jaune d'œuf pour qu'elle dore bien, attention ne débordez toujours pas sinon le feuilletage va moins bien lever. Faites quelques jolies décorations sur le dessus avec la pointe du couteau.
Enfournez enfin dans un four préchauffé à 180° pendant 25minutes.
Ensuite il n'y a plus qu'à la laisser un peu tiédir et vous choisir une reine et un roi...

Mais pourquoi, et puis d'abord c'était que de la jalousie qu'il avait mon frère... enfin presque... est-ce que je vous raconte ça...

P.S. : A l'occasion jettez un coup d'oeil sur le journal de France 2 ce soir et peut-être que vous saurez qui a été finalement... la reine... Comme quoi il se passe de bien drôles de choses à Maule...

vendredi 2 janvier 2009

Pour vous souhaiter la bonne année comme un dessert...

Je mets 3 ou 4 cuillères à café de crème de marron dans chaque verre... J'écrase un marron glacé et je le pose sur la crème de marron...
Je hache 2 carrés de chocolat aux amandes et je les ajoute dans le verre...
Je fais une jolie chantilly avec 20cl de crème liquide, 2 càs de sucre glace et une petite càc d'arôme de vanille... et quand c'est fait j'en ajoute une belle couche dans le verre...
Je hache 2 nouveaux carrés de chocolat aux amandes, 1 marron glacé et 2 ou 3 belles càs de meringue, je mélange et ensuite je répartis tout autour...


Après... après je le mange en pensant à vous qui m'avez accompagné toute cette année, à vous que j'aimerai retrouver encore sur ma route et à vous à qui je souhaite une foutue bonne année gourmande, pleine de vie, de joie, de rencontres et d'amitié !
Et si les temps qui viennent nous semblent durs, n'oublions pas qu'à plusieurs on a toujours plus chaud...

Bonne année à toutes et à tous !

Et juste une petite pensée de plus pour Clémence et sa famille... et pour Julie... parce que leur année n'a pas été simple et que j'espère que celle à venir sera d'autant plus belle...

Mais pourquoi, parce que vous êtes toujours là... est-ce que je vous raconte ça...