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samedi 19 octobre 2019

Voyage en direction de Séville le pays des olives de table et magret de canard aux olives...

Dernier regard en direction des olives de table d'Espagne pour un dernier petit plat. J'ai toujours un peu de mal à cuisiner les olives, la même chose m'arrive d'ailleurs avec d'autres ingrédients... Simplement parce que je suis un grignoteur frénétique de ces petites choses. Du coup j'en prends une, deux, trois... j'arrête le temps de peser la quantité nécessaire et puis... une, deux, trois autres... forcément il faut que je re-pèse et comme je re-mange...
Et il arrive que ce petit jeu se poursuive presque sans fin, ou en tout cas jusqu'à la fin du pot d'olives ! Et là je me retrouve devant un presque drame, continuer à grignoter et dire adieu à mon plat ou...
Et comme cette fois comme j'avais vraiment envie de voir ce que donnaient le canard et l'olive, j'ai résisté jusqu'au bout ! Et franchement après goûtage je me suis dit que ces deux-là étaient faits pour se rencontrer !
Magret de canard aux olives...
Ingrédients : 2 magrets de canard – 4 oignons nouveaux - 120g d'olives vertes – 4 tiges d'origan frais - 1càs d'huile d'olive - 1kg de pommes de terre à purée – 20cl de lait – 50g de beurre – sel et poivre
Commencez en faisant la purée. Faites cuire les pommes de terre pelées dans une grande casserole d'eau salée. Mettez les pommes de terre dans l'eau froide, portez à ébullition, baissez le feu et comptez une vingtaine de minutes. Égouttez bien les pommes de terre puis écrasez-les au presse purée, ajoutez le lait bien chaud puis le beurre coupé en cubes et terminez en ajoutant l'huile d'olive et en rectifiant en sel et poivre.
Coupez grossièrement les oignons nouveaux, égouttez les olives. Mettez les oignons dans un mixer et mixez assez finement. Ajoutez la moitié des olives et l'origan effeuillé et mixez de nouveau.
Posez les magrets sur une planche et entaillez-les coté chair, environ tous les deux centimètres, assez profondément mais sans les découper.
Glissez le hachis aux olives dans les entailles du canard.
Déposez les magrets côté peau vers le haut sur une plaque de four et enfournez dix minutes dans un four préchauffé à 210° puis terminez la cuisson en passant les magrets dans une poêle très chaude, rapidement pour moi parce que j'aime le canard très peu cuit, ou un peu plus si vous voulez un canard cuit plus à point.
Servez la purée avec les olives restantes et les magrets, et terminez en parsemant quelques feuilles d'origan et éventuellement un filet d'huile d'olive.
Mais pourquoi, bon et après les olives on reste au sud ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 17 mars 2019

Bœuf purée au bleu à l'irlandaise... parce que c'est la Saint Patrick bordel !

L'Irlande me manque, ce qui peut sembler curieux vu mes origines venant d'un sud beaucoup plus aride et chaleureux que la verte république. Bon, mes goûts, vous l'avez sans doute remarqué, sont plus aux petites pluies fines et aux temps rafraîchis qu'à l'écrasante chaleur ibérique, il y a donc une certaine logique à ma passion pour les paysages verts de l'Irlande. Mais il n'y a pas qu'une histoire de climat qui réjouit mon croupion de pingouin dans notre histoire, parce qu'en Irlande, encore plus que cette agréable fraîcheur ce que j'aime, ce sont les... irlandais !
J'aime perdre mon temps là-bas dans des pubs parfois bruyants, parfois un peu sombres, mais en tout cas toujours chaleureux. Et à force d'aller du côté de Dublin et de quelques autres villes, la liste des endroits où j'aime me poser sans me demander quand je vais me relever s'allonge à chacune de mes visites.
Et forcément en ce jour de Saint Patrick, l'Irlande me manque encore plus que d'habitude et si je ne pourrai pas lever la pinte par là-bas aujourd'hui, j'ai quand même eu envie de m'y retrouver un peu en voyageant comme souvent dans les assiettes. Et j'ai choisi de préparer un petit plat composé de quelques produits emblématiques de cette cuisine souvent reconnue comme généreuse mais qui mérite beaucoup mieux que ce simple qualificatif !
Bœuf purée au bleu à l'irlandaise...
Ingrédients : 4 onglets de bœuf irlandais – 60g de Cashel Blue (un fromage bleu irlandais que l'on trouve de plus en plus facilement par chez nous) – 20cl de crème liquide entière – 20g de beurre demi-sel (on trouve maintenant aussi assez facilement un beurre irlandais le Kerrygold) - 2 échalotes – ½ càc de maïzena - sel et poivre
Pour la purée :
1kg de pommes de terre à purée – 90g de Cashel Blue - 30cl de lait chaud – 50g de beurre demi-sel – 2 oignons nouveaux – 6 tiges de persil plat – sel et poivre
Commencez en préparant la sauce. Hachez assez finement les échalotes. Mettez les 20g de beurre dans une petite casserole à feu assez doux, ajoutez les échalotes et faites-les cuire une dizaine de minutes en remuant régulièrement, elles ne doivent pratiquement pas colorer. Ajoutez alors les 60g de Cashel Blue, mélangez, ajoutez la maïzena, mélangez encore et versez la crème.
Salez si nécessaire, attention le fromage est salé, poivrez et mélangez sur le feu jusqu'à ce que la sauce épaississe. Après gardez-la comme ça ou passez-la à travers une passette comme moi puis réservez-la dans un bol filmé au contact.
Préparez ensuite la purée. Coupez les oignons nouveaux en très fines tranches et hachez le persil assez finement.
Pelez les pommes de terre et faites-les cuire une vingtaine de minutes dans une casserole d'eau salée. Égouttez-les puis passez-les au moulin à légumes ou écrasez-les au presse-purée. Remettez-les dans la casserole. Ajoutez le beurre, salez, poivrez et faites chauffer à feu doux jusqu'à ce que le beurre fonde.
Ajoutez alors le lait en remuant jusqu'à obtenir une purée onctueuse. Ajoutez les ¾ de l'oignon nouveau et du persil, les 90g de Cashel Blue grossièrement haché et remuez.
Faites grillez les onglets sur un gril brûlant, faites cuire selon votre goût, depuis bleu comme moi, une grosse minute de chaque côté, jusqu'à à point et là trois minutes de chaque côté. Salez et poivrez en fin de cuisson.
Servez la purée dans les assiettes, déposez la viande par dessus, parsemez les oignons nouveaux et le persil restant et terminez en arrosant de quelques jolis traits de sauce.
Mais pourquoi... et si j'allais du côté de Galway pour changer... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 9 décembre 2018

Accords mets vins le retour ! Mes saint-jacques au beurre d'origan et sa purée de légumes...

J'aime rencontrer les vignerons, comme j'aime aussi rencontrer les producteurs et ceux qui fabriquent ce qui se mange, parce que je ne me lasse jamais d'écouter et d'échanger avec ces passionnés que sont souvent ces gens-là. Écouter un vigneron, c'est souvent apprendre, le vin n'est pas facile d'accès pour celui qui comme moi est totalement autodidacte dans ce domaine et qui n'a pas forcément envie de se plonger dans les livres pour apprendre. Par contre se plonger dans les histoires, dans les descriptions, simplement dans la vie de ces vignerons, là oui sans le moindre doute !

Je n'ai d'ailleurs pratiquement jamais rencontré un de ces hommes du vin qui ne soit prêt à prendre sur son temps pour expliquer, expliquer, expliquer... le vin et son vin en particulier, bien sûr. Et quand le vigneron parle de son vin, souvent c'est avec justesse et raison et du coup avant de me faire ma propre idée, j'aime aussi les écouter me raconter leurs productions.
Je n'ai jamais rencontré Mikaël Bouges mais, avant de découvrir son Clos du chevreau, que mes amis de Vinibee m'ont confié pour que je l'affronte dans un accord mets vins, j'ai lu ce qu'il en disait, on est sur des terroirs qui donnent beaucoup de minéralité et apportent de la finesse aromatique et une bonne longueur en bouche avec de jolis amers nobles...
Et j'ai retrouvé sa description dans ce vin tendu avec de jolis arômes de fruits et une belle longueur, et je me suis dit en le dégustant qu'Aude était décidément une sacrée chercheuse de pépites ! Par contre je vais sans doute avoir du mal à suivre un de ses conseils attendre quelques temps avant de le déguster... un conseil difficile à suivre...
J'ai eu envie d'affronter ce vin à un plat assez simple, de coquilles saint-jacques légèrement aromatisées d'origan, c'est la saison profitons-en, accompagné d'un de mes plats préférés, une purée avec beaucoup de pommes de terre et quelques légumes pour la relever !
Mes saint-jacques au beurre d'origan et sa purée de légumes...
Ingrédients : 12 noix de saint-jacques avec leur corail (vous pouvez aller jusqu'à 16 coquilles si vous êtes aussi gourmands que moi mais 3 par personne c'est déjà bien) – 50g de beurre – 10cl de lait chaud de préférence entier - 500g de pommes de terre à purée – 150g de carottes – 100g de navets – 4 tiges d'origan effeuillées – sel et poivre
Commencez en faisant cuire les pommes de terre pelées et coupées en morceaux, les carottes et les navets, eux pas la peine de les peler, lavez-le en les frottant bien, dans une casserole d'eau légèrement salée. Il faut que tous les légumes soient bien cuits.
Égouttez-les puis passez-les au presse purée, pour mémoire on ne mixe surtout pas la purée !
Mettez tout dans une casserole, salez un peu et poivrez généreusement, et faites chauffer, normalement ça va vite puisqu'ils n'ont pas eu le temps de refroidir. Ajoutez 40g de beurre coupé en morceaux et mélangez, mélangez, jusqu'à ce que le beurre soit bien fondu et incorporé. Ajoutez ensuite le lait chaud toujours en mélangeant. Versez du lait jusqu'à obtenir la consistance désirée. Fouettez le tout vivement, la purée est prête.
Faites chauffer le beurre restant dans une poêle à feu assez vif et jetez-y les ¾ de l'origan, puis déposez les noix de saint-jacques. Faites-les dorer rapidement de chaque côté, 1 minute ou 2 de chaque côté c'est suffisant. Retirez la poêle du feu et ajoutez-y les corails, enlevez les noix et retournez les corails, vous allez voir qu'ils cuisent très vite.
Vous n'avez plus qu'à servir la purée, déposez dessus les noix et leur corail et parsemez quelques feuilles d'origan, un coup de poivre et à table !
Vous pouvez retrouver Le Clos des chevreaux sur Vinibee si vous souhaitez le commander.
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. »

Mais pourquoi, après le blanc... le rouge... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 16 novembre 2017

J'aime la purée même quand il n'y a pas du bon beurre dedans ! Ma purée végan multicolore...

J'aime la cuisine verte, végétarienne ou végan, comme je l'ai déjà dit par ici parce qu'elle me pousse à cuisiner autrement, autres produits, autres manières de faire. Ce qui ne veux pas dire que je cherche obligatoirement à faire différemment, aujourd'hui, jour de purée. Pour la réaliser j'ai utilisé un presse purée et pas une scie sauteuse... ça aurait sans doute été plus original mais tellement moins pratique...

Par contre je n'ai pas pensé ma purée comme celle que j'aime tant avec des pommes de terre et du beurre dedans, beaucoup de beurre même... parce que si l'une me semble d'un réconfort total, une sorte de doudou dans lequel je pourrais même m'allonger, enfin à condition d'en faire vraiment beaucoup, l'autre m'a semblé pouvoir devenir un moment de fraîcheur plein d'énergie, ce qui par les temps qui courent...
C'est donc une purée végan et multicolore que j'ai décidé de réaliser aujourd'hui parce que la cuisine verte peut être pour moi bonne et belle et tout un tas d'autres choses ! Mais ça, on commence à sacrément s'en rendre compte et vraiment pas que moi.
Ma purée végan multicolore...
Ingrédients :
Pour les deux purées : 400g de patates douces violettes (sinon prenez des blanches ou des oranges mais là le côté bicolore...) - 400g de potimarron – 20cl de crème de coco – sel et poivre
Pour lui mettre sur la tête : 1 douzaine de brins de coriandre – 2 ou 3 càs de graines de grenade – 2 ou 3 càs de pistaches - ½ càc de curry – le zeste d'¼ de citron vert râpé très finement 
Commencez en pelant et coupant en cubes les patates douces et le potimarron. Faites-les cuire séparément chacun dans sa casserole d'eau bouillante légèrement salée, comptez une petite dizaine de minutes. Comme la cuisson va dépendre de la taille de vos cubes, vérifiez-la en plantant un couteau dans un cube de temps en temps, ça résiste c'est pas assez cuit, ça ne résiste plus c'est bon !
Égouttez le contenu des casseroles (vous allez alors vous rendre compte que le violet des patates douces a viré au bleu...) toujours séparément et remettez dans les casseroles puis faites un peu sécher à feu tout doux. Écrasez toujours séparément les deux purées, au presse-purée si vous avez, sinon au moulin à légumes mais surtout on évite le mixer plongeant. Personnellement j'ai pas mal insisté pour une fois pour faire une purée assez lisse mais ça c'est vous qui voyez. Salez et poivrez à votre goût.
Allongez ensuite avec la crème de coco jusqu'à obtenir la consistance désirée, ne mettez pas tout d'un seul coup, vous aurez peut-être trop. En tout cas une fois la bonne consistance obtenue, donnez un grand coup de fouet dans chacune des purées pour leur donner une jolie onctuosité.
Pendant la cuisson préparez le mélange à lui mettre sur la tête. Hachez grossièrement les brins de coriandre et les pistaches, puis mélangez tous les ingrédients dans un bol.
Servez les purées dans les assiettes, comme moi en lignes ou comme vous voulez puis terminez en laissant chacun se servir du contenu du bol à son goût !
Et si vous voulez retrouver ma version pommes de terre et beurre tout aussi bicolore cliquez sur le visuel si dessous.
https://doriannn.blogspot.fr/2016/10/si-tu-fais-de-la-puree-mets-du-beurre.html
Mais pourquoi, décidément ma 4 saisons du coin de la rue m'étonnera toujours... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 17 octobre 2016

Si tu fais de la purée mets du beurre ! Purée bicolore au bon beurre dedans...

C'est curieux comme la mémoire peut nous jouer des tours... Je m'en rends compte, par exemple, quand je parle quelques fois avec d'autres fou'dingues de cuisine et que la purée arrive dans la conversation... Il y a presque toujours à un moment où la question de la quantité de beurre se pose dans le débat et qu'un des participants cite la fameuse recette de Joël Robuchon, sa purée de rattes avec un « peu » de beurre dedans...
Et là visiblement la mémoire de mes passionnés semble leur faire défaut dès lors qu'il faut indiquer la quantité de beurre utilisée dans cette recette. Chacun y va de sa quantité et curieusement elle augmente, augmente, augmente... Jusqu'à ce que finalement l'un de nous annonce la « vérité » autant de beurre que de pommes de terre ! Eh non, bien loin s'en faut, si la quantité de beurre est... importante c'est bien loin de ça, puisqu'il ne s'agit que de 200 à 250g par kilo de pomme de terre... que...
Et si je suis plus raisonnable, je suis d'accord avec lui, sans bon beurre dedans et en bonne quantité point de purée onctueuse ! Après généralement quand nous en avons fini avec le beurre arrive un autre point encore plus épineux, la pomme de terre !
Du temps d'avant, quand mes culottes m'arrivaient encore au dessus du genou, le choix était simple, la Bintje régnait encore sur les étals et elle était sans concurrence. Mais aujourd'hui la belle nordique connait bien des concurrentes et par chez nous elle devient parfois aussi rare qu'un iceberg sous les pieds d'un pingouin ! Pourtant dès que je pense purée je continue à penser Bintje m'éloignant ainsi des choix de Joël Robuchon et de ses rattes...
Je pense Bintje mais je pense aussi aux belles violettes, Vitelotte ou autres, parce que celles-là ont aussi ce farineux qui s'écrase avec joie pour finir en jolies purées !
Du coup comme j'avais les deux types de pommes de terre dans mon panier de retour du marché j'ai eu envie de m'amuser en proposant dans mes assiettes deux purées, histoire de les mettre en couleurs ! Et comme je suis revenu aussi avec un joli poulet rôti, ceux de Serge, et son bon jus... il n'y avait plus qu'à !
Purée bicolore au bon beurre dedans...
Ingrédients : 500g de pommes de terre à purée (donc de préférence de la Bintje) de la même taille de préférence – 500g de pommes de terre à chair mauve de la même taille de préférence – 100g de beurre coupé en morceaux – 30cl de lait chaud – sel et poivre 
Commencez en faisant cuire les pommes de terre séparément dans 2 casseroles d'eau salée bouillante surtout sans les éplucher sinon elles deviendraient des éponges et se gorgeraient d'eau ! Faites-les cuire jusqu'à ce que la pointe d'un couteau rentre bien dedans, donc bien cuites mais pas trop non plus sinon elles vont exploser et forcément se gorger d'eau... Comptez une bonne vingtaine de minutes.
Epluchez-les encore chaudes, attention ça brûle ! Puis directement au moulin à légumes... le vieux truc que l'on tourne, tourne, tourne... il n'y a pas mieux pour une bonne purée !
Mettez alors les pommes de terre dans deux casseroles et faites-les sécher à feu tout doux quelques minutes, deux ou trois. Ajoutez alors la moitié du beurre dans chaque casserole et mélangez bien avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le beurre soit bien fondu.
Commencez alors à ajoutez le lait dans les casseroles, petit à petit jusqu'à obtenir la consistance désirée, vous n'aurez peut-être pas besoin de tout le lait. Mettez un peu de lait, mélangez et ajoutez-en seulement si la consistance vous paraît encore un peu épaisse.
A ce moment-là ça devient sportif ! On sale s'il le faut, on poivre et on sort le fouet et on fouette bien fort ! Et voilà c'est prêt... Il n'y a plus qu'à servir et si vous avez un peu de jus de volaille qui traîne par là ou si vous préférez une version végétarienne une lichette de beurre...
Et si vous voulez donner un peu de goût à votre purée, j'ai mis quelques idées autour de l'assiette... noix de muscade, ail, curry, amandes, laurier, huile d'olive... à vous de voir !

Mais pourquoi, bon en même temps c'est moins gras que les frites qu'il dit Joël... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 11 novembre 2013

Joli parmentier de poisson et de St Jacques pour le plat de mon menu Reconfort'food Marque Repère !

J'ai toujours été le roi du volcan et de la petite rivière qui va avec dès lors que j'ai une purée devant les yeux et surtout sous la fourchette…
J'ai toujours aimé manger de la purée mais surtout ce que j'aime donc c'est jouer les Haroun Tazieff et les Indiana Jones dans ces plats fumants et onctueux. C'est sûrement que j'ai la machine à imagination qui tourne un peu trop vite parce que je ne peux pas m'empêcher de me voir, là au milieu de mon assiette, au pied d'un volcan furieux d'où dévale une lave en fusion ressemblant étrangement à du beurre fondu. Et alors de m'imaginer en train de courir de pentes raides en vallées, de bord de rivière en buttes escarpées…  Y'a pas il y a quelque part en moi un aventurier de la purée qui sommeille…
Et forcément en pensant mon menu Reconfort'food Marque Repère la purée… Une purée dont j'ai couvert un petit mélange de poisson et de St Jacques parce que j'ai aussi un bonnet rouge qui sommeille quelque par en moi…
Parmentier de poisson et de St Jacques
Ingrédients : 400g morue dessalée surgelée - 150g noix de st jacques surgelées - 200g champignons de Paris surgelées - 60g d'oignons surgelés - 600g purée surgelée - 55g beurre – 1 càs de farine - 10cl de crème liquide – 1càs de persil surgelé - sel et poivre
Faites décongeler à l'avance la morue selon les indications de l'emballage et les noix de saint jacques en les faisant tremper dans un mélange d'eau et de lait à moitié.
Préparez la purée selon les indications et quand elle est chaude incorporez 20g de beurre coupé en petits morceaux.
Séchez bien la morue et les noix et réservez.
Mettez 20g de beurre dans une casserole et faites-y revenir les oignons pendant 3 minutes.
Ajoutez les champignons et prolongez la cuisson pendant 5 minutes.
Coupez la morue en gros cubes puis ajoutez-la dans la casserole et prolongez la cuisson pendant une dizaine de minutes, le temps de cuire. Elle va se défaire à la cuisson.
Ajoutez les noix de St Jacques coupées en deux et prolongez la cuisson d'encore 3 minutes en mélangeant délicatement.
Retirez tous les éléments de la casserole avec une écumoire en les égouttant bien.
Réservez le jus de cuisson.
Faites fondre 15g de beurre dans une casserole et incorporez la farine au fouet. Ajoutez le jus de cuisson filtré et laissez épaissir en fouettant. Ajoutez enfin 10cl de crème liquide en fouettant toujours.
Disposez le poisson dans votre plat. Nappez-le de sauce à la crème. Poivrez et saupoudrez généreusement de persil.
Recouvrez le plat de purée et parsemez quelques copeaux de beurre et éventuellement d'une pincée de persil.
Glissez sous un grill bien chand juste le temps de faire joliment dorer le parmentier.
Article sponsorisé
Fish and scallops shepherd's pie
Ingredients: 400g frozen desalinated cod - 150g frozen scallops - 200g frozen white mushroom - 60g frozen onions - 600g frozen mash potatoes - 55g butter - 1 Tbsp flour - 10cl single cream - 1 Tbsp frozen parsley - salt & pepper



Thaw out the cod following the instructions on the packet and the scallops, soaking them in half water - half milk.
Make the mash potatoes following the instructions on the packet and when it's hot, blend in 20g diced butter.
Dry the cod and scallops.
Put 20g butter in a saucepan and brown the onions for 3 minutes.
Add in the white mushrooms and keep cooking for 5 minutes.
Cut the cod into big dice and add it in the saucepan, cooking for another 10 minutes or so, time to have it done. It should come apart.
Add in the scallops, halved, and cook again for 3 minutes, stirring gently.
Take everything out with a skimming ladle to drain it well.
Keep the cooking water.
In a saucepan, melt 15g of butter, and whisk in the flour. Add the cooking water, filtered, and let it thicken while whisking. Then, blend in the single cream, still stirring.
Place the fish in a dish and coat it with the creamy sauce. Season with pepper and generously sprinkle with parsley.
Cover it all with the mash and top with some pieces of butter (and maybe a little more parsley).
Put under the hot grill and leave it just enough time to have it nice and golden.

Mais pourquoi, je me demande si je peux faire encore plus reconfort'food pour mon dessert… j'me demande… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 17 octobre 2011

Quand je mets la tête dans le frigo c'est souvent pour en ressortir avec une tranche de jambon entre les dents ! Purée et jambon, l'inévitable duo !

Lors d'un petit atelier réjouissant consacré à la charcuterie nous nous sommes retrouvés face à un des défis amicaux comme nous les prépare régulièrement Damien. Et cette fois il s'agissait entre autre de s'attaquer au boudin, à une flamiche et à une tranche de jambon !
Dans ma vie j'ai mangé tellement de tranches de jambon qu'à chaque fois que je rencontre un cochon je sens comme un reproche dans son œil… tant il est vrai que le jambon a accompagné toutes les périodes de ma vie.
Adolescent le jambon accompagnait mes soirées, simplement roulé j'avalais les tranches encore plus vite que les affranchisseuses de la poste, j'avais à peine déballé l'emballage que je commençais à rouler-avaler, rouler-avaler… Je crois qu'à l'époque il y avait trois étagères à jambon dans mon Monop', une avec couenne, une sans et la mienne ! Et puis petit à petit j'ai appris à découvrir d'autres plaisirs enjambonnés.
J'ai commencé à ramasser ma purée d'une tranche gourmande, c'était bon et ça m'arrangeait, tant l'ado que j'étais était l'ennemi de la vaisselle, une assiette en carton de la purée et quelques tranches de jambon pour toute fourchette, si j'avais pu j'aurais même mangé l'assiette.
Et plus tard beaucoup plus tard j'ai transmis ma passion du jambon à ma petite bande de nains. Maintenant quand je vois l'un deux la tête dans le frigo, que j'entends le ziiip de l'emballage qui se défait et que je devine le geste furtif du rouleur de jambon, je sais que quand ils se relèveront la tranche ne sera déjà plus qu'un souvenir et qu'ils auront un sourire gourmand en me disant, c'était juste un coup d'fringalojambon !
Du coup forcément lors de cet atelier nous avons eu envie de revisiter la purée au jambon et nous l'avons transformée en étranges makis purée-jambon. Et c'est aussi pour ça qu'en repensant à cette soirée j'ai eu encore envie de m'amuser avec un peu de ce luxe de tout les jours qu'est une tranche de jambon et une assiette de purée avec à peu près les même ingrédients que ce soir-là...
Purée jambon autrement
Ingrédients : 500g de pommes de terre à purée – 75g de beurre – 1càs d'huile d'olive bien parfumée – du lait – 4 tranches de jambon – le blanc d'un poireau – 4 oignons nouveaux – 1 douzaine de radis coupés en tranches (vous pouvez aussi utiliser du radis noir) – 1 ou 2 tranches de pain d'épices – quelques pincées de moutarde en grain – sel et poivre
Commencez par la purée. Pelez puis faites cuire les pommes de terre dans une grande casserole d'eau salée. Quand elles sont bien cuites, égouttez-les puis remettez-les dans la casserole à feu très doux.
Commencez à les écraser au presse-purée tout en nourrissant votre purée avec le beurre, l'huile d'olive et un peu de lait si nécessaire. Salez et finissez de bien l'écraser, personnellement j'aime bien quand il reste des petits morceaux de patate. Réservez au chaud.
Coupez le pain d'épice en petits cubes puis faites-les dorer dans un four à 150° jusqu'à ce qu'ils commencent à bien dorer. Laissez-les ensuite refroidir sur une grille.
Emincez ensuite en tranche fine le poireau et l'oignon, mettez un peu de beurre dans une poêle bien chaude. Faites revenir le tout très rapidement, il faut que le mélange garde du croquant.
Mixez rapidement le jambon puis videz-le dans la poêle, donnez un tour et retirez du feu.
Servez la purée dans des assiettes, mélangez rapidement les radis avec le mélange au jambon et placez ce mélange sur la purée.
Si vous avez la chance d'avoir un petit jus de rôti de porc qui traîne arrosez-en alors le tout. Vous pouvez aussi utiliser un peu de beurre fondu ou un trait d'huile d'olive. Finissez en parsemant avec les cubes de pain d'épices (ne faites pas comme moi, versez le jus avant les croûtons ! et pas le contraire), les grains de moutarde et quelques tours de poivre.
Merci à la CNCT (Confédération Nationale des Charcutiers Traiteurs) et la FICT (Fédération Française des Industriels Charcutiers, Traiteurs, Transformateurs de Viandes) pour cet atelier marquant l'arrivée d'une marque que vous retrouverez bientôt sur la charcuterie industrielle de qualité chez les artisans charcutiers-traiteurs: Savoir-Faire Charcutier Français. Et merci aussi à la bande des 750g et à Sandrine pour l'invitation !

Mais pourquoi, avec tout ça j'ai une furieuse envie de charcutaille moi maintenant… est-ce que je vous raconte ça…