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mardi 1 novembre 2016

Mon financier à partager à l'orientale parce que le financier ça peut aussi rimer avec partage...

Décidément le financier semble avoir un place à part dans ma cuisine, peut-être à cause de sa simplicité, peut-être parce qu'il fait partie de ces petits plaisirs qui se gardent facilement plusieurs jours... Enfin ça, il faudrait que j'en fasse sans doute plus pour que ce soit le cas. Pour toutes ces raisons et parce qu'il se prête avec amabilité à bien des versions, le financier vient et revient donc régulièrement dans ma cuisine.
Il faut dire que l'odeur du beurre qui grésille doucement dans la poêle pour attraper sa jolie couleur noisette fait partie de ces choses qui m'ouvrent un appétit furieux... C'est d'ailleurs curieux comment des odeurs toutes simples peuvent ouvrir l'appétit aussi sûrement que le bec d'un pingouin traversant un banc de sardines.
Il suffit par exemple que je me trouve pas loin d'une poêle avec un filet d'huile et quelques oignons émincés qui y grésillent joliment pour que je n'aie plus qu'une seule envie, passer à table là tout de suite maintenant ! Et c'est pareil avec un tas de choses, d'ailleurs aussi curieusement il n'y a pas besoin que ça embaume dans ma cuisine pour que mon appétit s’affûte... des spaghettis qui bloblotent dans une casseroles ça ne sent pas grand chose et pourtant... ce qui prouve bien que l'appétit est une chose bien bien compliquée !
En tout cas, là, j'ai de nouveau le beurre noisette qui m'a fait frissonner les narines, et ce joli financier à partager encore plus avec ses senteurs venant de l'orient.
Mon financier à partager à l'orientale
Ingrédients : 120g de beurre doux - 90g de poudre d'amande (bien fine sinon je vous raconte dans la recette) – 150g de sucre glace – 30g de miel liquide - 60g de farine – 120g de blanc d'œuf – 2càs de pistaches – 1càc d'eau de fleur d'oranger – des pétales de roses (facultatif) – 1 pincée de sel
Si votre poudre d'amande n'est pas assez fine, faites comme moi, je l'ai repassée au mixer, et comme je ne voulais pas qu'elle finisse en pâte collée aux parois de l'engin je l'ai mélangée avec le sucre glace avant de mixer le tout et ça a bien fonctionné.
Mettez ensuite le beurre dans une poêle, faites-le grésiller à feu moyen jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Attention noisette pas noir, sinon on recommence ! Ensuite filtrez-le. Pour cela j'utilise une passoire couverte de gaze, ça permet de récupérer toutes les impuretés.
Mettez dans un saladier le sucre glace, la poudre d'amande, la farine et le sel et mélangez bien le tout.
Ajoutez les blancs d'œufs et mélangez, ne fouettez pas, mélangez. Ajoutez le beurre, le miel et l'eau de fleur d'oranger mélangez de nouveau. Laissez reposer une demi-heure au moins.
Beurrez et farinez généreusement un moule à tarte d'environ 24cm de diamètre. Il faut que la couche de pâte soit assez fine ! Parsemez par dessus les pistaches grossièrement hachées et éventuellement quelques pétales de roses.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 20 à 25 minutes. Le temps dépendant comme toujours du four et du moule, surveillez bien, le financier à les fesses qui brûlent facilement !
Mais pourquoi, je me demande s'il n'y a pas un message subliminal dans mon titre... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 30 octobre 2016

Le dernier livre de Chloé Saada est à dévorer sans modération ! Et mon muhallabieh en version très rose...

J'ai toujours eu le possessif affectueux... celles et ceux que j'appelle de leur prénom en mettant ma ou mon devant le savent, il n'y a pas une once de possession là-dedans, il y a juste des tonnes d'affection... Et donc, peut-être pas depuis notre première rencontre mais très vite après, j'ai commencé à appeler Chloé Saada, Ma Chloé, tant celle qui fait la joie de la rue Pigalle grâce à ses cupcakes depuis quelques années, a su avec son naturel désarmant, ses grands éclats de rire et son amitié sans absence, attirer mon affection.
Et après plusieurs ouvrages consacrés à des pâtisseries pas toujours très raisonnables mais tellement gourmandes, Chloé s'est lancée maintenant dans un nouveau projet, dans un nouveau livre... Un livre où les cuisines n'ont pas de frontières, où elles se mélangent, où elles se complètent et se répondent... Salam Shalom, le titre de son livre vous indique le voyage proposé et l'espoir contenu dans cet ouvrage qui vient de paraître chez Hachette Cuisine.
Alors si vous êtes prêt à voyager avec Chloé du Moyen-Orient jusqu'au Maghreb, de l'Est à l'Ouest de par là-bas, entre tradition et modernité, si vous avez des envies de challah perdu à la cannelle, de kebbe et de houmous, de tajine et de coucous, de makroud et de cornes de gazelle... Et si vous êtes aussi prêt à découvrir toutes ces cuisines, par petites touches en allant de l'une à l'autre, d'une cuisinière à l'autre, n'hésitez pas à embarquer dans ce voyage-là et vous finirez sans doute pas suivre le dernier conseil de l'introduction de Chloé... à vous de réaliser ces recettes, d'inviter vos amis et votre famille et de leur faire découvrir cette cuisine si riche et délicieuse...
En cherchant une recette pour illustrer ce livre, mon appétit s'est arrêté sur le muhallabieh, cette crème odorante et croquante, d'où s'élèvent les parfums de la fleur d'oranger et de la rose... et juste comme je finissais ma p'tite crème et que je demandais à Marie où donc était les eaux de fleur d'oranger et de rose... je l'ai entendu me répondre de loin les fleurs d'oranger sont dans l'frigo du bas et celle à la rose sur ta liste de courses... Des fois les ingrédients sont cruels avec le cuisinier imprévoyant.
Heureusement j'avais un joli sirop de rose qui traînait par là et qui a un peu transformé la recette de Chloé pour l’entraîner encore plus loin vers l'orient et l'Inde...
Mon muhallabieh en version très rose...

Ingrédients : 50cl de lait – 60g de sucre en poudre – 20g de Maïzena – 1 ou 2càc d'eau de fleur d'oranger – 1càc de sirop de rose (ou si vous avez de l'eau de rose, 1 ou 2càc) – ½ gousse de vanille (facultatif) - 1càs de pistache/ épluchées – quelques pétales de fleur de rose séchées ou de boutons de rose pour décorer
Versez le lait et le sucre dans une casserole, coupez la vanille en deux puis grattez-la au dessus de la casserole.
Portez le tout à ébullition.
Versez la Maïzena dans un grand bol. Quand le lait est chaud versez-en un peu sur la Maïzena et donnez un coup de fouet. Reversez le contenu du bol dans la casserole et faites chauffer de nouveau le contenu de la casserole à petit feu en remuant régulièrement. Laissez la crème épaissir, retirer du feu et ajoutez la fleur d'oranger.
Versez ensuite la crème dans des ramequins en alternant la crème et quelques gouttes de sirop de rose. Terminez en parsemant les pistaches et les pétales de rose sur les crèmes et en terminant par, encore, quelques gouttes de sirop de rose.
Vous pouvez déguster ce dessert diablement parfumé chaud ou froid, personnellement je l'aime entre deux... tiède ! A vous de voir.
Mais pourquoi, bon j'aurais pas une fourma de pâtes au thon sur le feu moi... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 12 décembre 2015

Financiers aux senteurs du Sud parce que finalement j'aime le bruit et les odeurs...

Mes parents venaient du Sud du Sud et l'Espagne, je l'ai souvent dit par ici, et les premières fois où je me suis retrouvé par là-bas la première chose qui m'a étonné ce sont les bruits et les odeurs...
Il faut dire que ça parlait avec générosité, à chaque rencontre avec la famille de mes parents, j'ai toujours eu du mal à penser que c'était aussi ma famille... A chaque rencontre, donc, je finissais toujours décoiffé par une vieille tante et à moitié étouffé par une autre. A chaque fois ça criait, ça se tapait dans le dos, los abrazos qu'ils appellent ça, et moi le petit français bien poli j'étais presque horrifié par tout ce bruit si... bruyant !
Et puis une fois que les retrouvailles étaient scellées, la cuisine n'était jamais loin.
Et là le bruit était oublié tellement il me paraissait anodin par rapport aux odeurs. Il faut dire que l'odeur la plus terrible que ma mère était capable de produire était celle d'un steak cuisant à petit feu dans une poêle bien couverte et celle de quelques légumes en boîte se réchauffant dans l'eau. Alors que là-bas l'huile d'olive était à grand feu et on y jetait des tranches de jambon longues comme un cochon qui y crépitaient de bonheur! Et si ce n'était que ça... Tout passait à l'huile d'olive bouillonnante, veau, vache, cochon et même les oignons et même la crémière y serait sans doute passée s'il y avait eu des crémières par là-bas.
Bon, en même temps si les odeurs m'affolaient, je n'allais pas jusqu'à me sauver parce que j'avais bien entendu une autre tante, je n'ai jamais su combien j'avais de tantes, je l'avais entendue dire que c'était pour el pequeno... et que le petit il aimait foutument ce qui sortait de ces casseroles odorantes !
Et puis nous sommes allés par là-bas de moins en moins souvent et puis je n'y suis plus allé et puis j'ai eu ma propre maison et ma propre cuisine...
Et aujourd'hui je me rends compte qu'à mon tour j'aime quand ma cuisine se remplit de tous ces bruits, de toutes les voix qui y passent et qu'elle parfume la maison d'odeurs que certains trouveront sans doute trop vives. Je me rends compte que j'aime les embrassades et tenir les autres dans mes bras quand on arrive chez moi, je me rends compte que j'aime ce bruit et ces odeurs... que j'aime cette vie...
Va savoir pourquoi je vous raconte ça aujourd'hui, va savoir...
Du coup j'ai eu envie d'emmener mes financiers en balade encore plus loin que ce Sud du Sud, juste un peu plus loin...
Financiers aux senteurs du Sud
Ingrédients :
Pour les financiers : 150g de beurre doux - 90g de poudre d'amande – 180g de sucre glace – 60g de farine – 150g de blanc d'œuf – 1 càc d'eau de fleur d'oranger
Pour le voyage au Sud : 50g d'abricots secs hachés grossièrement - -50g de dattes hachées grossièrement - -50g de noix mélangées (noix, amandes, pignons) hachées grossièrement - 5càs de miel liquide -5càs d'eau -2 bâtons de cannelle
Commencez en préparant les financiers. Mettez le beurre dans une poêle et faites-le grésiller à feu assez vif jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Attention noisette, pas noir sinon on recommence ! Ensuite filtrez-le. Pour cela j'utilise une passoire couverte de gaze, ça permet de récupérer toutes les impuretés. C'est la partie la plus importante des financiers plus le beurre noisette sera réussi, plus vos financiers seront bons !
Mettez dans un saladier le sucre glace, la poudre d'amande et de noisette et la farine et mélangez bien le tout.
Ajoutez les blancs d'œufs et mélangez, ne fouettez pas, mélangez. Ajoutez le beurre et mélangez de nouveau. Laissez reposer une demi-heure au moins.
Beurrez généreusement vos moules surtout s'ils sont en tôle puis remplissez-les de pâte, pas trop, le financier aime prendre ses aises en cuisant ! Cette fois j'ai utilisé des moules ronds mais rien d'obligatoire.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant quinze à vingt minutes. Le temps dépendant comme toujours du four et du moule vérifiez après votre première fournée.
Occupez-vous ensuite de la garniture. Chauffez les noix, la cannelle et les fruits dans une poêle, versez 2càs de miel et 2càs d'eau et mélangez. Laissez réduire 3 minutes. Réservez dans un bol.
Versez le miel et l'eau restant dans la poêle, portez à ébullition et coupez le feu.
Répartissez les financiers dans des assiettes, mettez le mélange de fruits secs et de noix par dessus et un peu à côté puis arrosez le tout avec le sirop de la poêle.
Mais pourquoi, bon et demain y'a plus qu'à aller... pour qui vous voulez... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 6 mars 2013

Moi, le vert ça m'rend heureux… mais heureux ! J'en pleurerais ! Petites madeleines très orange et orange pour se remettre de toute cette chlorophylle !

La campagne a toujours eu un drôle d'effet sur moi, quelque soit le temps qu'il y fait, beau ou mauvais, ça me transforme toujours au final en marmotte neurasthénique au bord de l'hibernation ! 
C'est curieux parce que d'autres sont tout ravigotés par la chlorophylle ambiante et s'ébrouent en arrachant joyeusement l'herbe à pleine main, ne craignant même pas de se rouler à même le sol, en criant de drôles d'histoires de belle des champs… Alors que moi, y'a rien à faire, non rien de rien, le vert ça m'émeut pas, mais alors pas du tout du tout du tout…
C'est même pire que ça, et quand je regarde le lointain à travers la fenêtre de notre maison de l'Yonne la seule chose que j'imagine dans les nuages, ce sont les voitures et la vie de la ville, les bruits et la fureur ! Des bruits et des lumières que j'imagine là-bas fort fort loin !
Du coup je passe mes journées, droit dans mes bottes comme disait l'autre, droit et horizontal, plus proche de l'état de canapé y'a pas, je suis un coussin au milieu des coussins. Et le seul signe qui fait penser que je suis encore en vie est le mouvement mécanique et régulier qui fait aller ma main depuis l'assiette jusqu'à ma bouche en ramassant à chaque voyage une de ces petites madeleines que j'avais eu la bonne idée de faire hier… alors que j’étais encore en ville… encore en vie…
Enfin les vacances ça dure jamais ! Et puis les madeleines, c'est tellement bon…
Petites madeleines très orange et orange
Ingrédients : 100 g de beurre ½ sel – 2 œufs – 90g de sucre en poudre – 90 de farine – ½ càc de levure – le zeste d'¼ d'orange – 1càc d'eau de fleur d'oranger
Versez dans un saladier le zeste d'orange, l'eau de fleur d'oranger et le sucre et mélangez bien.
Ajoutez la farine tamisée avec la levure, puis les œufs et mélangez tout ça.
Ajoutez le beurre fondu et mélangez très rapidement.
Versez la pâte dans des moules à madeleine beurrés et mettez-les au frais le temps de préchauffer le four à 200°C.
Enfournez, laissez trois minutes, baissez à 180° et terminez la cuisson pendant 5 à 6 minutes selon la taille des madeleines.
Small madeleines with orange
Ingredients: 100 g butter - 2 eggs - 90g caster sugar - 90g flour - ½ tsp baking powder - zest of ¼ orange - 1 tsp of orange blossom water 
Pour into a bowl orange zest, the orange blossom water and sugar and mix well. 
Add the sifted flour and baking powder and eggs and mix. 
Add the melted butter and mix quickly. 
Pour batter into greased madeleine molds and put them in a cool Preheat oven to 200 ° C. 
Bake for three minutes, then turn the oven to 180 degrees and finish cooking for 5-6 minutes. 

Mais pourquoi, et en plus on est en pleine… c'est vert à perte de vue !!! est-ce que je vous raconte ça…