lundi 27 avril 2009

Petite recette sans conséquences... Muffins aux courgettes acidulées pour retrouver l’envie de cuisiner…

Et voilà encore une semaine que je regarde dans le rétroviseur sans avoir vraiment eu l’impression de l’avoir vu passée. Encore une de ces semaines à cuisiner, cuisiner, cuisiner… Et heureusement alors qu’un soupçon de lassitude commençait à poindre en fin de semaine, j’ai été sauvé par la cuisine à plusieurs mains.
J’ai toujours aimé cuisiner pour les autres et souvent me tenir derrière la porte de ma cuisine à regarder les autres manger, et ceux qui me connaissent savent que la phrase que je dis le plus souvent pendant un repas c’est, mangez mangez pendant q’c’est chaud, j’ai juste un tout ‘tit truc à finir en cuisine… et je me rends compte que je dis ça même quand je sers de la salade… Mais plus encore que cuisiner pour les autres, finalement ce que j’aime le plus c’est cuisiner avec les autres ! C’est comme ça que ce week-end j’ai retrouvé une furieuses envie de cuisiner.
Déjà samedi , avec plein d’autres mains de blogueuses décidées à faire la peau à quelques patates… mais ça je vous en reparlerai… et aussi dimanche avec des mains amies prêtes à découper, écraser, malaxer, mélanger… prêtes à cuisiner en même temps que les miennes et ça finalement p’tain ce que c’est bien !
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec une petite patate avec laquelle je n'ai pas fini de discuter...
Et voilà une recette donc aussi composée à plusieurs un autre de ces dimanches…
Muffins aux courgettes acidulées
Ingrédients : 180g de farine - 45g de sucre roux en poudre - 45g de miel liquide - 1càc de levure chimique - 60g de beurre - 1càs d’huile neutre- 2 œufs - 90g de courgettes râpées - 60g d’un mélange de noix, pignons et raisins secs - 3càs de jus d’orange - le zeste d’1/2 citron
Pour la couverture :
20g de blanc d’œuf - 90g de sucre glace - 1càsc de jus de citron vert
Mettez dans saladier le sucre, le beurre ramolli et l'huile et battez jusqu'à rendre la pâte bien lisse. Ajoutez les œufs un par un toujours en battant. Ajoutez la farine et la levure et battez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
Versez la courgette, les noix et les raisins au préalablement hachés, le jus d’orange et le zeste de citron, mélangez à la cuillère. Versez dans des moules beurrés.Faites cuire à 180° pendant 20 à 25 minutes.
Pour la couverture, battez les blancs en neige puis ajoutez le sucre toujours en battant, finissez en ajoutant le jus de citron vert.Nappez les muffins au goût de chacun avec la couverture et décorez éventuellement d’un peu de zeste de citron.

Mais pourquoi, le lundi des patates, le mardi des patates… et le samedi des patates aussi ! est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : l’essence de géranium se trouve assez facilement dans les épiceries bio, par contre il vaut mieux pouvoir en faire autre chose qu’une seule goûte dans un crumble parce que ça reste assez coûteux !

jeudi 23 avril 2009

Et si les parfums arrivaient dans notre cuisine… et petit crumble aux fruits et au… géranium !

J’ai toujours été très sensible aux parfums et aux senteurs, il faut dire que la nature m’a doté d’un aspirateur à odeur plus dans le style pic et péninsule que dans le genre petite trompette mutine. Du coup je ramasse toutes les odeurs aussi sûrement que le petit ramoneur la suie dans les cheminées... Mais malheureusement je ne ramasse pas que les odeurs, je ramasse aussi des allergies à la pelle, elles me guettent au détour de la moindre senteur de fleur fraîchement poussée, et pas le moindre besoin de pollen pour que je me transforme en canard enrubhé, juste un filet d’odeur et je deviens une bondaine à bleenex !
Forcément avec un tel nez j’ai dû apprendre la prudence. Le problème c’est qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut… Et je me souviens encore de ces dimanches de mon enfance, passé avec les amis de mes parents et les amis des amis… Je me souviens de ces dimanches avec tendresse parce que j’y ai appris des choses aussi essentielles qu’à boire le vin avec la bouche ouverte, à boire al pito comme ils disent par là-bas, ou à tacler sauvagement un ami footballeur au risque de lui casser les deux jambes tout en gardant un air de saint innocent. Mais je me souviens aussi de ces dimanches en odorama et là j’ai moins de tendresse pour ces souvenirs.
Dès que nous arrivions à portée du bois je pouvais pratiquement dire qui nous attendait au loin sur la seconde pelouse, celle des espagnols, qu’on ne voyait même pas encore. Je savais déjà qu’il y avait là-bas la plantureuse Maria, la plantureuse Antonia, la plantureuse… c’était à croire que toutes les espagnoles de l’époque étaient plantureuses, avaient un prénom qui se finissait par A et portait un de ces redoutables parfums espagnols pour brune brune très brune ! Et forcément moi avec mon mètre 27 de l’époque j’arrivais juste à la hauteur de l’endroit le plus redoutable de l’univers, juste entre les seins volumineux des amies de ma mère, cet endroit terrible où coulait des fleuves de parfum. Et j’avais beau essayer de m’échapper, d’éviter leurs bras, elles finissaient toujours toujours par m’attraper, par m’embrasser et par me frotter la tête d’une main aussi vigoureuse qu’amicale, sans que je puisse m’évader, coincé que j’étais entre deux montagnes odorantes...
Je détestais ça, et je ressortais de leurs bras le cheveu plus en bataille que les plumes d’une caille machouillée par un renard pendant une semaine, couvert de rouge à lèvre et à moitié ivre de la dose de parfum que je venais d’ingérer, et quand je dis parfum… C’était plutôt un mélange redoutable de toutes les choses les plus odorantes de la terre, un mélange qui réduisait en cendre tout ce qui volait, rampait ou poussait pour peu qu’il soit sous le vent ! Et curieusement bien que les amies de ma mère n’étaient pas des fleurs… c’est là que j’ai attrapé mes premières allergies…
Depuis j’ai appris des ruses de lapin sioux et je ne me fais plus attraper par aucune plantureuse espagnole depuis bien longtemps… mais je suis toujours aussi sensible aux parfums. Et quand j’ai lu les recettes de Michèle Gay que je devais rencontrer quelques jours plus tard, j’ai d’abord tordu le nez me demandant si j’aimerai svraiment manger à sa sauce parfumée.
Et puis j’ai essayé, parce que forcément la curiosité… et finalement si la première cuillérée a été prudente la deuxième a été plus vigoureuse et les suivantes de plus en plus, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien dans mon assiette, si ce n’est le parfum d’un souvenir bien agréable…
Crumble aux fruits rouges parfumé au géranium - recette de Michèle Gay (à peine remise à ma sauce…)
Ingrédients : 800g de fruits rouges (fraises, framboises, groseilles…) - 30g de sucre en poudre - 25g de poudre d’amandes – 4 spéculoos - 10cl de smoothie aux fruits rouges - poivre noir au moulin (de Sarawak dans la recette originale).
Pour le crumble :
100g de farine, 100g de sucre, 75g de beurre, 1 pincée de sel
Pour la crème fouettée au géranium :
2 dl de crème liquide, 20g de sucre glace, 1 goutte d’huile essentielle de géranium (une seule pas plus !)
Commencez par préparer la base du crumble bien à l’avance, vous pouvez même le faire la veille. Mettez la farine, le sucre et le beurre assez froid et en petits cubes dans un saladier et mélangez le tout du bout des doigts de manière à former un sablé assez fin, attention il ne faut surtout pas amalgamer le tout en pâte. Réservez ensuite au frais.
Au moment de préparer le crumble, mélangez les 30g de sucre en poudre et la poudre d’amandes et réduisez les spéculoos en poudre en les écrasant.
Mélangez la crème liquide et le sucre glace, ajoutez l’huile essentielle de géranium et fouettez le tout en chantilly, réservez ensuite au frais.
Répartissez 600g de fruits dans le plat, saupoudrez avec le mélange de poudre d’amande sucrée, puis avec le crumble.
Enfournez dans un four préchauffé à 190° pendant 25 minutes.
Au moment de servir, versez le smoothie de manière à ce qu’il coule sous le crumble, saupoudrez de spéculoos, nappez de crème, parsemez les fruits restants et finissez les spéculoos. Ajoutez un tour de moulin de poivre. Dégustez sans attendre !

Et pour retrouver la recette de crème de champignons au pralin de noisettes en photo ici et découvrir Michèle Gay cliquez là : Irrésistable !

Mais pourquoi, je me demande si je saurais encore boire la bouche ouverte sans m’étouffer moi… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 21 avril 2009

Un p’tit cube, deux p’tits cubes, trois… petits cubes et tartines ensoleillées pour un nouveau rendez-vous des Ateliers Maggi !

La nuit souvent je compte pour m’endormir, enfin je compte mais de là à m’endormir… J’ai toujours été un peu un inquiet, t’es un stressé de la seconde qui vient me dit de temps en temps Marie pensant que si on reconnait le mal il est à moitié soigné, alors que moi quand on me parle de stress… ça me stresse ! Je compte, donc, et pas que des moutons.
Au début les moutons ça m’amusait, ces petits tas de coton à pattes qui folâtraient dans les champs de mon esprit, ces petits moutons sauteurs qui me passaient devant les yeux à rythme régulier. Mais l’inquiet qui ne sommeille pas a vite commencé à se poser des questions, et pourquoi ils sautent d’abord et après ils vont où et pourquoi et comment… jusqu’à ce que je réveille finalement Marie en lui demandant, Chouchou tu crois qu’ils ont un berger qui s’occupent d’eux les moutons, dis tu crois ils ne tombent pas dans le vide de nulle part hein hein Chouchou hein ??? Heureusement Marie a toujours quelque chose à me répondre même à trois heures du matin quand je la réveille l’œil exorbité… Compte autre chose qu’elle m’a dit moi j’m’occupe de ranger tes kebabs sur pattes… qu'elle m'a dit et elle s’est rendormie… Et depuis je compte selon mes occupations à venir je compte les pièces jaunes, les cartes routières, les plats ou les cocottes… en sachant que Marie rangera tout ça au matin et curieusement en ce moment la nuit on peut m’entendre compter un p’tit cube, deux p’tits cubes… toujours des p’tits cubes, encore des p’tits cubes… Et tout ça parce que les ateliers Maggi sont de retour le Mercredi 29 avril à l’Atelier des chefs ! Et que du coup, forcément je vais vous proposer de venir jouer entre 18h30 et 22h avec les trois mousquetaires des p’tits cubes qui seront comme toujours quatre ! Adèle, Réquia, moi et une petite nouvelle chez les Maggi… ques, Joëlle qui nous rejoint pour l’occasion ! Au programme cette fois soleil, soleil et nouveaux rendez-vous Maggi. Rendez-vous avec le nouveaux Kub Or aux herbes de Provence, et avec deux grands classiques réduits en sel. Alors si vous voulez nous rejoindre c’est simple, il faut juste que vous n’ayez jamais participé à un atelier et être parmi les deux premiers à mettre un petit commentaire ! Et en attendant pour se mettre dans l’ambiance une petite tartine toute ensoleillée ! Mais pourquoi, je me demande si je ne vais pas me mettre à compter les pissenlits de mon jardin maintenant moi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 20 avril 2009

Légumes et grandes décisions ou quand je remarque enfin que le chocolat, le sucre et les légumes… et tout ça à cause de Lavande !

J’ai toujours eu des intentions, des intentions de bien faire ou de mieux faire les choses… depuis longtemps par exemple j’ai décidé d’être un père tolérant, aimable et accueillant avec les éventuels copains de mes filles, ceux qu’on qualifie de petits et qui en fait ne sont pas petits mais minuscules, malfaisants, putrides… enfin ça c’est ce que je pensais avant, maintenant j’essaye d’être au moins aimable avec ces… ces éventuels quoi ! J’ai aussi décidé de ne plus rappeler à me filles de prévenir, ces… ces futurs martyrs que l’on marche beaucoup moins bien avec les deux jambes cassées ! Et que moi je pourrais leur en casser trois, voire quatre un mauvais jour !
Et depuis cette grande décision j’essaye… j’essaye de ne plus me lever en sursaut en criant
Chouchou charge au gros sel dès que j’entends une mobylette passer à moins de cinq cent mètres de la maison… J’essaye de ne plus broyer la main des malheureux qui osent franchir ma porte, jusqu’à ce qu’une de mes filles, la responsable de cette invasion, me dise papa il sourit encore mais ça fait un bon quart d’heure qu’il ne respire plus et s’il tombe je te préviens je lui fait du bouche à bouche ! Comme électrocuté je lâche mais l’infâme ne perd rien pour attendre et si j’attrape sa main moite une nouvelle fois j’en fais du ket… enfin ça c’était avant…
J’essaye mais… l’autre jour alors que je venais de lâcher ma merveille au lycée, je n’ai pas pu m’empêcher de grogner, la babine retournée, l’œil noir sur un pauvre
homme et son chien et tout ça parce qu’il fallait que je me débarrasse d’une légère tension sur quelqu’un… et tout ça pourquoi ? parce qu’un garçon avait fait un signe à fille, un signe de loin ! Mais comme un signe qui marche est aussi un signe qui s’approche j’ai senti la moutarde dans mon nez ! Et quand j’ai commencé à aboyer sur le pauvre homme, je l’ai vu partir en courant… là après quelques coups de pattes derrière l’oreille je me suis calmé, en plus ce n’était pas à ma fille qu’il avait fait signe le minuscule mal…
J’ai donc des intentions mais je n’y arrive visiblement pas toujours…
Depuis encore plus longtemps, j’avais aussi décidé de manger des légumes, matin, midi et soir ! que j’avais même lancé à la cantonade devant ma petite bande de carnivores affamés. Il faut dire que chez nous le légume est à peu près aussi rare que les buts du PSG. Et depuis il y en a toujours un qui demande de rejouer la scène des légumes et surtout quand je jure matin, midi et soir ! Et là mes loupiots se tordent de rire se tenant les côtes
en répétant nerveusement des légumes ! des légumes… avant de retourner déchiqueter un sanglier ou deux…
Et puis notre Lavande , Nathalie Cahet m’a gentiment envoyé son livre Savez-vous planquer les choux ? Mes idées l(ég)umineuses pour faire manger du vert sans en avoir l’air chez Tana Edition. Et là j’ai découvert que les légumes pouvaient être beaux et même pire ils pouvaient me mettre la faim aux lèvres ! Et aussi qu’ils pouvaient être associés à d’autres aliments et que l’on pouvait réaliser ainsi des recettes ludiques et appétissantes. Et du coup après avoir donc remarqué que je pouvais baver devant un smothie malin, des gaufres aux légumes ou des feuilletés apéritifs à l’endive… pour ne citer que quelques recettes de Lavande, du coup je me suis dit que je pourrais peut-être avec ma meute…
Et voilà comment en attendant de réaliser quelques belles recettes de Lavande, je me suis lancé dans une série de muffins étonnants où les légumes…
Muffins très chocolat à la betterave
Ingrédients : 90g de sucre roux en poudre - 90g de farine - 75g de chocolat noir - 90g de beurre - 2 œufs - 60g de betterave râpée
Pour la couverture :
90g de chocolat noir - 60g de sucre glace - 60g de crème fleurette
Mettez le chocolat cassé en morceaux et le beurre dans un saladier et faites-les fondre au micro-ondes. Battez le tout puis ajoutez les œufs, l'un après l'autre en battant à chaque fois.Ajoutez ensuite la farine et la levure, battez de nouveau le tout.Ajoutez la betterave et mélangez à la cuillère.Remplissez les moules à muffins et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant environ 20minutes. Sortez et laissez refroidir.
Pour la couverture, mélangez le sucre glace et la crème fleurette dans un bol.
Ajoutez le chocolat cassé en morceaux et passez-le au micro-ondes jusqu’à le faire fondre.
Nappez les muffins au goût de chacun avec la couverture au chocolat et décorez éventuellement d’une petite tranche très fine de betterave.
Muffins aux courgettes acidulées
Ingrédients : 180g de farine - 45g de sucre roux en poudre - 45g de miel liquide - 1càc de levure chimique - 60g de beurre - 1càs d’huile neutre- 2 œufs - 90g de courgettes râpées - 60g d’un mélange de noix, pignons et raisins secs - 3càs de jus d’orange - le zeste d’1/2 citron
Pour la couverture :
20g de blanc d’œuf - 90g de sucre glace - 1càsc de jus de citron vert
Mettez dans saladier le sucre, le beurre ramolli et l'huile et battez jusqu'à rendre la pâte bien lisse. Ajoutez les œufs un par un toujours en battant. Ajoutez la farine et la levure et battez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
Versez la courgette, les noix et les raisins au préalablement hachés, le jus d’orange et le zeste de citron, mélangez à la cuillère. Versez dans des moules beurrés.Faites cuire à 180° pendant 20 à 25 minutes.
Pour la couverture, battez les blancs en neige puis ajoutez le sucre toujours en battant, finissez en ajoutant le jus de citron vert.Nappez les muffins au goût de chacun avec la couverture et décorez éventuellement d’un peu de zeste de citron.

Mais pourquoi, j'ai pas un atelier Maggi sur le gaz moi au fait... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 11 avril 2009

A Pâques, moi je ne fais pas la cloche mais le loup conspirateur… Œufs au chocolat et chouquettes à trempouiller dans mon petit panier…

Je n’aime pas les fêtes imposées, ces dates qui tombent comme des métronomes chaque année pour nous dire quand la dinde doit craindre le pire ou quand il ne faut pas aller au travail parce que justement on lui fait sa fête… je n’aime pas ces fêtes-là… Alors est-ce que quelqu’un peut me dire ce que je fais tous les ans avec mon air de conspirateur dans mon jardin un curieux panier sous le bras ! Est-ce que quelqu’un pourrait me le dire !!!
En plus moi qui suis aussi matinal qu’une marmotte un 15 décembre il m’arrive ce jour-là d’être à pied d’œuvre à l’aube naissante… enfin à peu près à l’aube, en tout cas avant celles des enfants… Et tout ça pour couvrir mon jardin de jolis petits œufs multicolores, et de curieux lapins tout raides, et de grosses cloches et…
Ce jour-là je me lève donc tôt, et tout de suite après avoir avalé mon premier café j’enfile ma tenue de conspirateur, et quand moi je joue les conspirateurs je ne fais pas les choses à moitié. Il faut dire que quand j’entre dans un rôle il arrive souvent que j’aie face à moi un public médusé, la mâchoire presque à terre, stupéfait qu’il est par la finesse de mon interprétation, par la justesse de mon jeu. Marie m’a même dit un jour, sans aucun doute bluffée par mon interprétation, ben toi alors quand tu joues, tu joues… à côté de toi Sarah Bernardt c’est l’Actors Studio ! De la finesse, toujours de la finesse, rien que de la finesse c’est ma devise !
C’est donc comme ça que je me retrouve au coin du mur de mon jardin, tenant d’une main les replis de ma cape sous laquelle je me cache et scrutant de l’autre l’horizon pour voir s’il est bien dégagé. Et je me glisse ainsi à pas de loup, et le loup est l'un des personnages que je tiens le mieux, je me glisse donc de long en large dans mon jardin jusqu’à avoir vidé mon petit panier enchocolaté. Et quand je reviens heureux d’avoir accompli ma mission avant même que le moindre enfant n’ait levé une paupière je demande toujours à Marie comment elle m’a trouvé. Cette année elle m’a d’abord comparé à une dinde hystérique avec des oreilles de lapin cherchant à attraper des vers de terre supersoniques, puis elle a conclue d’un t’es encore trop bien Chouchou, vraiment trop … bien… C’est curieux j’avais l’impression que je tenais bien le loup…
Et cette année, comme les autres, je vais donc reprendre ma cape et mes pas de loup, je vais peut-être retravailler mes oreilles de loup, mais ce n’est pas mon jardin que je couvrirai mais un jardin du côté de Limoges où la tribu migre pour quelques jours de vacances… à moins que je ne remplisse la maison d’œufs au chocolat coulant et de chouquettes comme des mouillettes qui vont si bien avec, deux petites recettes que j’ai réalisées pour Irrésistable et dont vous pourrez avoir le détail en cliquant sur n’importe quelle photo.
Mais pourquoi, Limoges… Limoges… je me demande bien ce qu’on peut trouver d’intéressant par là… est-ce que je vous raconte ça…

P. S. : Joyeuses Pâques à tout l’monde ! Et à très vite… après ces petites vacances. Enfin si je ne craque pas avant !

mardi 7 avril 2009

Comme si la crise ne suffisait pas, faut en plus que je vieillisse tous les ans ! Et le retour du cupcake maniak’s !

Ça y est j’ai encore payé une année de plus, ça y est j’ai quatenrroisetetuite ans ou quelque chose comme ça… Cette année j’avais essayé de me la jouer discret juste des fois que ça serait une année bissextile sans que je m’en rende compte et que justement comme c’est exceptionnel on aurait décidé que c’est pas le 29 février qui sautait pas mais le 3 avril ! Du coup j’aurais eu le droit à une année qui compte pas comme dit mon hamster… Et pas d’bol, Marie m’a expliqué que non, que j’étais bien gentil mais que l’inexorable roue du temps continuait de tourner… Marie a toujours eu le chic pour me dire Chouchou tu vieillis et point barre, alors tais-toi et souris parce que sinon tes fleurs l’année prochaine tu vas te les chercher à l’Inter… Elle a donc toujours eu le chic pour me dire ça en douceur, la roue du temps… et elle a conclu d’un, de toute manière t’es pas le seul même tes enfants ils grandissent !
Comme si je n’avais pas remarqué… J’ai toujours eu un problème avec l’âge de mes enfants, trop nombreux, trop d’changements, à chaque fois que l’on me demande leur âge je me gratte la tête et puis je me lance en regardant Marie, guettant sa réaction. A ce moment-là j’ai plus l’impression d’être un pronostiqueur fou, à la recherche du tiercé dans l’ordre qu’un bon père de famille tracassé par le grandissement de ses poussins. Et régulièrement ça loupe pas et je mets à côté… pas mal qu’elle me dit alors Marie avant de préciser mais t’aurais pas dû jouer un tiercé parce que là t’en a qu’un ! Faut dire que souvent je me creuse les méninges, j’essaye de retrouver un événement qui se serait déroulé en même temps que la naissance de mes enfants… l’élection de Mitterrand, trop vieux, la dernière victoire du PSG, trop vieux aussi… je cherche encore et encore mais visiblement ma mémoire est bloquée en mode préhistoire de leur naissance. Et comme je vois bien qu’on attend que je réponde quelque chose je me lance… 9… et 11 et puis la dernière… la dernière… allez 14 !
Là, celui qui m’a posé la question, et le reste de l’assistance publique, me regarde curieusement, sans doute se demandant pourquoi je fais semblant de ne pas connaître l’âge de mes enfants… s’ils savaient… Et là je vois aussi Marie au fond qui a des yeux de hiboux en faisant deux ronds avec ces doigts autour des yeux, moi je sais qu’elle me dit juste, zéro pointé Chouchou pas un de bon !
Et puis l’autre jour quand elle m’a annoncé que le grand sablier de l’âge continuait à se remplir et que mes enfants… là j’ai juste dit, je sais qu’ils grandissent, je sais bien qu’ils ont 10, 14 et 16… je sais bien…
J’ai vu ma Marie me regarder comme si une tribu de mygales avaient subitement décidé de migrer sur mes épaules ou qu’un gouffre sans fin s’était ouvert sous moi et que je lévitais au dessus… enfin une de ces situations que j’adore… J’ai discrètement regardé mes épaules puis sous moi et je lui ai demandé y’a quoi là ? Elle a juste balbutié, Chouchou t’as dit tout les âges tout bon, t’as enfin gagné ton tiercé d’enfants ! Et puis elle est partie, avec une petite larme d’émotion au coin de l’œil, ranger la cuisine où un être sauvage avait dû y faire son nid vu le désordre qui y régnait…
Facile que j’ai alors pensé, je ne vois pas pourquoi elle en fait tant ! 10, 14 et 16… 16ans… là je me suis gratté le sommet du crâne et je me suis demandé, mais qui a 16ans dans cette maison d’abord moi j’ai que des enfants… 16ans c’est bizarre quand même… Et j’ai crié à Marie, t’es sûre que c’est bien 16ans parce que j’ai dû l’avoir tout minot alors vu que moi j’ai que… quatenrroisetetuite ans ! 16 ans faut que je même l’enquête !
Et comme mon gâteau d’anniversaire était un cupcake acheté chez Cupcakes and Co qui se trouve du côté de la rue de la forge royale dans le 11e (merci Diplo !), une furieuse envie de refaire des cupcakes m’a pris… et voilà…
Cupcakes au chocolat au lait
Ingrédients : - 130g de beurre – 250g de chocolat au lait à pâtisser – 5oeufs, jaunes et blancs séparés – 200g de sucre – 50g de farine avec poudre levante – 100g de farine
Mettre le beurre coupé en cubes et le chocolat grossièrement concassé dans un grand saladier. Passez le saladier au micro-ondes de manière à faire fondre le tout. Ajoutez le sucre et les farines, mélangez bien, ne vous inquiétez pas trop si la pâte prend alors un côté grumeleux. Ajoutez les jaunes et mélangez bien.
Montez les blancs en neige, puis ajoutez-les délicatement dans le saladier. Laissez reposer une trentaine de minutes.
Remplissez vos cagettes aux deux tiers avec ce mélange et faites cuire dans un four préchauffé à 180° pendant 10 minutes pour des petites cagettes et 15 pour des grandes.
Laissez refroidir puis enchapeautez avec la ganache au chocolat au lait.
La ganache montée utilisée pour réaliser ces cupcakes a été réalisée selon la recette que Mercotte nous avait fait découvrir et remis dans un petit classeur qui est encore en bonne place sur mes étagères culinaires !
Ganache montée au chocolat au lait
Ingrédients : 150g chocolat au lait à pâtisser –120g de crème liquide – 8gr de miel liquide
Faites fondre le chocolat au bain marie ou au micro-ondes. Faites chauffer 50g de crème liquide. Puis ajoutez-la en trois fois en remuant à chaque fois à comme si vous faisiez une mayonnaise. Ajoutez le miel puis incorporez-le bien. Ajouter enfin la crème restante en remuant bien une dernière fois.
Mettez ce mélange au frigo et oubliez-le jusqu’au lendemain.
Donnez alors un bon coup de fouet à la crème de manière à la faire monter, il n’y a plus qu’à sortir la poche à douille ou une simple cuillère pour la mettre sur les cupcakes.
Cupcakes noirs et framboises
Ingrédients : - 130g de beurre – 250g de chocolat noir à pâtissser – 5oeufs, jaunes et blancs séparés – 200g de sucre – 50g de farine avec poudre levante – 75g de farine – de la confiture de framboises – des framboises fraîches
Mettre le beurre coupé en cubes et le chocolat grossièrement concassé dans un grand saladier. Passez le saladier au micro-ondes de manière à faire fondre le tout. Ajoutez le sucre et les farines, mélangez bien, ne vous inquitez pas trop si la pâte prend alors un côté grumeleux. Ajoutez les jaunes et mélangez bien.
Montez les blancs en neige, puis ajoutez-les délicatement dans le saladier. Laissez reposer une trentaine de minutes.
Mettez un peu du mélange dans les cagettes puis déposez bien au centre ½ càc de confiture de framboises. Remplissez ensuite vos cagettes au deux tiers avec la crème au chocolat et faites cuire dans un four préchauffé à 180° pendant 10 minutes pour des petites cagettes et 15 pour des grandes.
Laissez refroidir puis enchapeautez avec la ganache au chocolat au lait.
Pour la ganache montée au chocolat noir reprenez la recette précédente en mettant du chocolat noir à la place de celui au lait.
A la fin décorez d’une petite framboise fraîche.
Si vous voulez plus de cupcakes vous pouvez donc aller chez Cupcakes and Co, faites juste attention les prix ne sont pas très très raisonnables... où vous retrouverez les cupcakes à la violette, celui aux petites billes de toutes les couleurs et mon cupcake d’anniversaire. Et si vous voulez les faire vous-même allez chez Marjolaine, En cuisine c’est tout !, voir ses très appétissants cupkakes amandes-abricots et chez Lilizen, Gastronomades qui propose elle plusieurs versions de superbes cupcakes salés . Et enfin si vous avez encore envie de jouer autour des cupcakes, Alyson, Sugar and salt
organise un Cupcakes Week, n’hésitez pas à participer !

Mais pourquoi, 16ans c’est pas possible… 16ans… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 3 avril 2009

Et c’est comme ça que je suis parti chercher ma plus belle brioche en Roumanie… drôle d’aventure…

J’ai toujours aimé m’amuser en cuisine, et puis simplement m’amuser ! Et quand j’ai vu que Mamzelle Gwen proposait de l’accompagner dans un tour du monde… je n’ai pas pu résister…
Mon problème de cyclothymique lunatique c’est que justement je suis et cyclothymique et lunatique, et que des fois je suis même les deux en même temps. Du coup quand j’ai dit oui j’étais aux anges et la minute suivante… en enfer ! Il faut dire qu’en plus, c’est pas que je sois un inquiet, c’est plutôt que je suis un très très inquiet de nature… Sur le coup je ne m’étais pas posé de question, le projet et Gwen c’était largement plus qu’il n’en fallait. Et puis la question est arrivée posée par une de mes petites voix, celle qui justement annonce les mauvaises nouvelles… et tu t’es demandé où tu allais atterrir au moins ?
Eh non je ne savais pas puisque le but du jeu c’est justement d’attraper au vol le billet d’avion tendu par Gwen et de foncer… foncer… comme si je savais faire ça moi d’abord.. . Alors avant qu’elle ne m’envoie dans l’endroit le plus improbable du monde, je me suis préparé et j’ai révisé tous les pays improbables du monde que je connaissais, enfin au moins ceux pour lesquels j’ai quelques livres. Et me voilà parti en Patagonie, au fin fond d’une terre française sur le continent américain, j’ai même révisé ma petite cuisine tibétaine et celle des andins, je suis allé au fin fond de l’Afrique et revenu du plus profond de l’Asie… J’ai crapahuté culinaire à travers le monde et en revenant de ma bibliothèque, ma saharienne couverte de sable d’étagère, je me suis senti prêt, prêt à tout !
Et quand Gwen m’a tendu ma destination j’avais le regard serein de l’aigle volant au dessus d’un troupeau de moutons, prêt à foncer sur son kebab à pâtes… Roumanie, qu’elle m’a dit alors… Roumanie... que j’ai répété… Subitement l’aigle avait perdu de sa superbe, il faut dire qu’un aigle qui se gratte le menton, ça ne grandit pas l’aigle en question. La Roumanie… je crois qu’elle m’aurait demandé de lui citer le nom, prénom et numéro de téléphone de tous les joueurs de rugby de l’équipe des territoires pygmées que ça m’aurait paru finalement difficile mais pas impossible. Mais la cuisine Roumaine…
Alors je suis reparti vers ma bibliothèque et… rien ! Seul le net pouvait me sauver et il m’a sauvé. Enfin au début j’ai trouvé des recettes et il a fallu que ma petite voix du dedans celle qui… enfin celle du Jiminy infernal… se mette en tête de se mêler de ça aussi. Bon tu as trouvé la recette de tes rêves ? qu’il m’a demandé avant d’ajouter… enfin la recette de rêve… au fait tu es sûr qu’elle est vraiment roumaine…? le fourbe il avait planté la graine du doute dans les sillons de mes certitudes culinaires !
Et c’est comme ça que le soir même Marie a retrouvé l’aigle se triturant la tête au dessus d’une recette roumaine en… roumain, que j’essayais de vaincre grâce à la traduction automatique et mes souvenirs de latin datant de… de y’a longtemps. Et après avoir perdu quelques plumes du dessus de la tête j’ai fini par faire cette drôle de brioche à la roumaine ! Cozonac qu’ils disent et pound cake qu’il a traduit l’automatique… Brioche que j'en ai déduit en la voyant.
Brioche aux noix et chocolat à la roumaine
Ingrédients :
Pour la pâte à brioche : 60gr de beurre – 1 œuf – 25g de levure fraîche de boulanger – 60gr de sucre en poudre – 10cl de lait – 300g de farine – 1 jaune d’œuf
Pour la garniture : 150g de noix – 3càs de cacao en poudre – 3càs de sucre roux en poudre
Faites fondre le beurre, laissez-le tiédir puis ajoutez l’œuf et mélangez bien. Ajoutez le sucre, la levure, le lait et 1càs de farine, mélangez bien le tout et oubliez le mélange pendant une trentaine de minute.
Ajoutez la farine et pétrissez longuement la pâte, cette partie est particulièrement importante, personnellement j’ai mis la pâte dans mon Krupsy avec le crochet pétrisseur pendant une bonne quinzaine de minutes. Oubliez ensuite la pâte pendant 1h30 en la couvrant d’un torchon.
Pendant ce temps mettez dans un mixer les noix et réduisez-les en une poudre grossière. Mélangez les noix avec le cacao et le sucre, ajoutez 2càs d’eau et mélangez la pâte.
Quand elle a fini de reposer, coupez la pâte en trois, puis étalez-la au rouleau de manière à lui donner une forme ovale allongée. Etalez un tiers du mélange aux noix sur chaque pâte, puis roulez les pâtes de manière a avoir 3 rouleaux, pensez à mouiller les bords de la pâte pour qu’elle ferme bien. Oubliez encore une fois la pâte pendant 30minutes.
Tressez vos rouleaux ensemble de manière à obtenir une tresse dont vous collerez un peu à l’eau les extrémités.
Passez le tout au jaune d’œuf avec un pinceau.
Enfournez à 170° pendant 35 à 40 minutes. Laissez refroidir et servez en belles tranches…
Merci Mamzelle Gwen pour le voyage !

Mais pourquoi, cu o lingura mixati… Cu ? j’ai cu au fait…? est-ce que je vous raconte ça…