vendredi 29 juin 2007

Et pourquoi on ferait pas des brunchs la nuit… En tout cas Sunday Brunch Meme à tous les étages !

Quand Rosa m'a proposé de participer à son Sunday Brunch Meme, j'ai tout de suite accepté parce que j'aime bien traîner par chez elle, mais aussi poussé par le souvenir de brunchs passés du temps où Marie et moi on brunchait langoureusement posés sur le parquet devant notre fenêtre du 13e à regarder une voie ferrée où les trains ne passaient plus et à échanger des regards où là bien des choses passaient… Du coup je me suis dit on va montrer à la jeune garde comment c'est bien le brunch ! Le problème c'est que je n'avais pas pensé que je suis maintenant trois enfants plus tard et que les choses ont bien changé…
D'abord la première chose qui a changé c'est l'heure des choses et dans ce cas l'heure du brunch. Du temps où nous n'avions que nous à nous occuper, le brunch des jours de congés se déroulait dès que nous ouvrions un œil… vers treize ou quatorze heures… enfin à cette heure nous ouvrions un œil, on se regardait, l'un de nous disait brunch ! et on se rendormait une petite heure… un brunch ça se commence pas à l'aube !
Alors que maintenant il y a une bande de renards affamés qui a pris pension chez moi ! Et le renard affamé le matin il est prêt à tout pour faire comprendre à son cuisinier de père qu'il faut remplir sa panse. Le problème c'est que moi côté réveil c'est pour le moins problématique… ça aussi ça a bien changé. Je me souviens d'un temps où j'étais toujours levé à l'aube à peine naissante, bon si j'étais debout c'était surtout parce que je ne m'étais pas encore couché et généralement si je voyais l'aube naissante je ne voyais pas le reste de la journée puisque je me relevais qu'une douzaine d'heure plus tard… avec la nuit.
Je crois que c'est vers cette époque que je me suis fâché avec le matin et encore plus avec le réveil matin ! C'est pas que je veuille pas me lever, c'est juste que je peux pas… c'est un truc curieux qui se produit le matin je suis plus dense, j'ai pas grossi, ça je peux plus, je suis juste plus dense et forcément quand on est dense comme ça, on a plus de mal à se lever…c'est scientifique ! Marie me dit toujours que c'est l'excuse la plus miteuse qu'elle n'ait jamais entendue, ce à quoi je lui réponds que la densité des garçons est un problème qui échappe notablement aux filles, forcément dès que ça touche à la science… et je me recouche !
Mais pour bruncher il faut forcément se lever, à moins de faire un brunch nocturne, alors mercredi dernier j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai dit à Marie de me réveiller. J'ai compris depuis longtemps que je pouvais appuyer des dizaines de fois sur le réveil et me rendormir ensuite en attendant la sonnette suivante, alors qu'avec Marie j'ai beau appuyer dessus… quand je veux vraiment être sur pieds à une certaine heure mon réveil de sécurité c'est elle !
Au début elle rechignait quand gentiment je lui disais le soir, demain c'est six heures Chouchou ! tout ça parce que justement ce jour-là c'était mercredi et que justement le mercredi elle… et puis j'ai mis au point un mélange de basse flatterie et semi-chantage culpabilisant pour arriver à mes fins ! D'abord on flatte du type… mais comment fais-tu pour te lever si tôt Chouchou, toi mon petit pinson qui égaye ma vie matinale… et après une couche de culpabilité… et dire que moi je n'y arrive jamais, mais tant pis, je vais être licencié, nous vendrons la maison et irons sur les chemins pieds nus… là elle lève les yeux au ciel, c'est bon signe et lâche enfin, bon, à quelle heure tu veux te lever pour ton brunch ?

Et voilà comment j'ai préparé ça pratiquement à l'aube mercredi dernier… pratiquement vers onze heures quoi… Le brunch de midi… midi, midi un quart…
Crevettes acidulées aux deux pomelos
Ingrédients pour une personne : 20g de pistaches – 1càc de sucre roux en poudre – 2càs de jus de pomelos – 1càs de sucre en poudre - 8 grosses crevettes crues épluchées – 1càs de beurre – 2 grosses pincées de sucre roux - 5 quartiers de pomelos coupés à cru – 1 dizaine de petites feuilles de menthe – 5 feuilles de coriandre – 1 ou 2cm de tige de citronnelle émincée très fin – ¼ de càc de piment oiseau émincé très fin - sel
Mettez une poêle sur feu vif, ajoutez les pistaches et laissez-les griller un peu. Dès qu'elles commencent à bien dorer ajoutez le sucre et laissez-le caraméliser en remuant bien. Retirez alors de la poêle et laissez bien refroidir hachez alors assez finement les pistaches.
Mettre dans une petite casserole le jus de pomelos et 1càs de sucre en poudre et faites un joli sirop, laissez ensuite refroidir.
Dans une poêle à feu vif faites chauffez le beurre puis ajoutez les crevettes et faites les cuire en les retournant souvent, quand elles sont à point ajoutez les deux pincées de sucre et retournez-les une dernière fois. Laissez les refroidir
Il n'y a plus qu'à servir, mettez les crevettes et les quartiers de pomelos dans une assiette, versez par-dessus le sirop, saupoudrez des feuilles de menthe et coriandre, de citronnelle, de piment et des pistaches hachées. Remuez juste avant de manger
Pain de chocolat-chocolat
Ingrédients : 4oeufs blanc et jaune séparés – 240g de sucre en poudre – 150g de farine – 50g de maïzena – 100g de chocolat noir râpé – 2càs de cacao en poudre – 1 pincée de sel
Montez en neige bien ferme les blancs avec la pincée de sel et la moitié du sucre. Faites de même avec les jaunes et la moitié du sucre restant. Mélangez les deux préparations battez un peu de nouveau. Ajoutez les chocolats en mélangeant délicatement. Mélangez les deux farines et ajoutez-les ensuite aux œufs toujours très délicatement.
Versez cette sauce dans des moules à bûchettes préalablement beurrés et farinés. Mettez ensuite à four préchauffé à 180° degrés pendant 20 à 25min. Personnellement je les mange coupés en deux dans la longueur avec beaucoup de marmelade d'orange.
Petits beurres parfumés… à manger sur de belles tranches de pain
A l'orange
: 50g de beurre mou – 12g d'écorces d'oranges confites coupées en très très fines lanières
C'est simple il suffit de mélanger les deux et de mettre au frigo pendant quelques temps !
Aux pistaches façon pralines : 50g de beurre mou – 15g de pistaches décortiquées non salées très grossièrement hachées – 1càc de sucre roux
Mettez une poêle sur feu vif, ajoutez les pistaches et laissez-les griller un peu. Dès qu'elles commencent à bien dorer ajoutez le sucre et laissez-le caraméliser en remuant bien. Retirez alors de la poêle et laissez bien refroidir, hachez alors assez finement les pistaches. Mettez de côté 1càc de pistaches, ajoutez le reste au beurre mélangez bien, saupoudrez avec les pistaches restantes.
Et la prochaine fois je me lèverai plus tôt et je ferai le beurre d'érable de Louise qui me fait rêver depuis un moment… plus tôt…
Mousseux rafraîchissant au pomelos et aux framboises
Ingrédients pour 1 mousseux : le jus d'1 pomelos – 1vingtaine de framboises – de l'eau gazeuse
Mixez ensemble le pomelos et les framboises, n'hésitez pas il faut que ça soit bien mixé. Filtrez ensuite le tout, servez dans un grand verre et complétez d'un peu d'eau gazeuse, pas plus du quart de l'ensemble. Servez avec des pailles !

Mais pourquoi, et le dîner à la place du p'tit dej ? non plus ? est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 27 juin 2007

Recette déconseillée au moins de 18ans et cuisine de terroir… quand la volupté se mélange aux souvenirs faut s'attendre à tout !

Depuis quelques temps Elvira nous propose de parler et de cuisiner les Saveurs de nos Terroirs en réalisant des " recettes typiques de la région du pays où vous habitez ou celle dont vous êtes originaire ". Alors j'ai commencé à chercher autour de chez moi ce que ça cuisinait à la recherche du terroir d'ici et j'ai trouvé le couscous d'en bas de la place et son serveur qui appelle tous ses clients ses gazous et ses gazelles… le petit turc et son kebab et ses yeux qui se plissent nerveusement quand on lui demande un avis sur une équipe de foot… grecque… et puis aussi des crêperies encore des crêpes toujours des crêpes… et les petits menus du P'tit Quinquin, notre repaire, pas forcément pour y manger d'ailleurs… et un ou deux autres… et au final quand j'avais fini mon tour je me suis dit pas vraiment de quoi faire dans le terroir de par ici. Alors direction mes origines… mes origines…
Dire que j'entretiens des rapports difficiles avec mes origines c'est rien dire, je pense que je pourrais user trois douzaines de psy sans que le tour du sujet soit bouclé, faut dire que ça a toujours été compliqué, et changeant, avec moi…
Au début je ne jurais que par mon espagnitude, il faut dire que j'étais jeune ! Foi " d'espingouin " le premier qui me traitait ne serait-ce que de demi-français je me l'attaquais à la banderille, le malfaisant ! Et après je lui coupais les oreilles et… A l'époque j'avais un côté Don Quichotte qui démarre au quart de tour, toujours prêt à défendre la patria… enfin en fait de patria je défendais surtout l'honneur de l'Espagne du foot, de ceux qu'on appelait alors les casseurs de pattes… ce que ça pouvait m'énerver ! Espagnol et rien que ça, j'étais ! Pour un peu je me serais teint en brun corbeau et planté des poils en rang d'oignons sur la poitrine… et puis je suis devenu ado…
Et l'ado forcément il a tout rejeté, les parents, la langue, les origines… tout ! Je suis même devenu supporter du Bayern de Munich c'est dire ! Et quand on me demandait comment ça se dit en espagnol ? je pliais le museau l'air dédaigneux et je lâchais un comment veux-tu que je sache, les espagnols c'est eux là… Eux là c'était mes parents, les amis de mes parents et amis des amis… mais sûrement pas moi. Au final je me suis même décoloré en blond platine pendant un temps… dans ma tête j'étais presque suédois, en tout cas de la partie visible parce que sous la chemise le poil espagnol, lui, avait bien poussé à mon grand désespoir !
Et puis avec le temps l'un et l'autre se sont calmés et je suis devenu un très mélangé qui ne sait pas trop ce qu'il est… Mais du coup je me suis dit ce n'est pas non plus part là qu'il fallait chercher une recette.
Alors j'ai de nouveau réfléchi et le " d'où vous êtes originaire " d'Elvira m'est revenu en tête… et j'ai repensé à l'endroit de mon enfance, de mon adolescence, de mes premiers baisers… et là où j'aimerai retourner… un jour… Boulogne ! Et comme le terroir de là-bas il est aussi plutôt rare, en cherchant je me suis souvenu de deux charmantes vieille dames qui tenaient un troquet face au marché et qui régnaient là sur une tripotée de maquignons, de crémiers et de laitiers… il faut dire qu'elles avaient leur caractère ! Et comme c'était souvent menu unique, celle qui servait nous disait souvent à la fin du repas avec son regard de cantinière décidée il restera bien une petite place pour la mousse ! Et comme on la connaissait, elle et sa mousse, on ne pouvait pas dire non...
Finalement mon terroir, il n'est peut-être pas tel qu'on l'entend, mais il correspond bien à une recette typique d'où mon cœur se sent originaire… et voilà comment pour Elvira la mousse au chocolat devient une spécialité boulonnaise ,-)…
Mousse au chocolat lascive, fraise et encore plus chocolat !
Ingrédients pour deux : 4 louches de mousse au chocolat – 1càs de lait – 1càs de crème fraîche liquide – 50g de chocolat noir - 2poignées de fraises – quelques petites feuilles de menthe fraîches
Faites fondre le chocolat noir au micro-onde et faites chauffer le lait et la crème. Ajoutez le lait au chocolat et mélangez puis la crème et mélangez encore.
Coupez les fraises à votre goût et selon leur taille, vous pouvez "déguiser" les plus petites en plantant dedans des feuilles de menthe à la place des feuilles de la fraise.
Versez délicatement la moitié de la mousse dans chaque assiette, posez les fraises dessus, arrosez de chocolat fondu, parsemez de feuille de menthe… mangez avec gourmandise !
Et si vous voulez une autre recette de mousse tonka tonka passez par chez Clem (cliquez sur Clem...), vous verrez que nous avons eu des envies ressemblantes... mais pas la même façon de faire ! à découvrir donc !

Mais pourquoi, moi la mousse au chocolat ça me fend le cœur et à toi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 25 juin 2007

Et maintenant des recettes partout et un petit regard en arrière au pays de Maggi… juste pour le plaisir d'un dernier clin d'œil !

Dans une autre vie j'ai dû être une vache ou un animal du même type, avec plusieurs estomacs et le manger qui se balade dedans, un animal qui doit donc être du genre à ruminer les choses comme moi… j'avale, j'avale et pendant que j'avale je ne sais pas encore ce que je vais en penser et puis après je me rumine tout ça et là seulement j'arrive à me dire si ça va… Par exemple l'autre jour lors de l'atelier Maggi ce n'est qu'après avoir déposé Murielle et avoir emboîté l'autoroute toutes vitres… Enfin ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça…
Le problème c'est ma main droite, enfin gauche ou droite les deux sont un problème pour moi parce que si je sais que j'ai deux mains je n'ai jamais su à quelle place elles étaient ! Je sais la main qui écrit c'est la… droite… Mais ça je peux le dire tranquillement devant mon écran parce que je ne risque pas de subitement taper des p à la place de a… mais quand je suis au volant j'ai pas le temps pour la philosophie et que tu écrives ou que tu écrives pas… y'a un croisement et on me dit à droite ! alors je tourne… et puis finalement j'ai quand même une chance sur deux ! Marie qui me pratique depuis un chouille de temps sait qu'il vaut mieux attendre que je demande heu c'est cette droite ? en levant une main pour qu'elle puisse rectifier, non c'est l'autre droite ! et que je tourne du bon côté…
Mais ce soir-là, au retour, pas de Marie, alors je me suis bien demandé c'est celle-là la bonne droite ? Mais comme c'est moi qui ai répondu ben oui… pas d'chance c'était pas la bonne ! Et me voilà parti dans le mauvais sens et dans l'exploration tardive d'une banlieue inconnue… et finalement de mauvaise droite en mauvaise gauche j'ai fini par atteindre l'autoroute, qui était juste à côté, juste de la première à droite et après… une bonne demi-heure plus tard. Faut croire que c'était le temps qu'il me fallait pour ruminer ma soirée.
Et c'est donc seulement là que j'ai enfin baissé les vitres, que je me suis pris une claque de vent rafraîchissant et seulement là que me sont revenus tous ces petits détails avalés souvent sans y prêter attention…
Ces regards, tour à tour interrogateurs, inquiets, amusés, qui disent hoo ça pique… où on peut lire… c'est quoi ce sucre ? c'est quoi cette cuisson ? c'est quoi… ca ! et pleins d'autres choses encore…Ces étonnements et les découvertes qui vont souvent avec… Et aussi et surtout ces sourires attrapés, échangés parce qu'on n'a pas fait comme il fallait, on n'a pas oublié un truc là ?… parce qu'on fait ensemble, parce qu'on fait… t'es vraiment sûr qu'on fait comme ça ? Et aussi ces sourires volés parce que finalement on est sur la route même s'il n'est pas pour vous, tant pis il était bien agréable à attraper…
Et le temps de me rappeler tous ces instants qui semblent sans conséquences... et pourtant... et j'étais arrivé chez moi, et j'ai tourné à droite, l'autre droite… et je me suis garé chez le voisin…
Gaspacho de melon aux pignons parfumés
Ingrédients : 400g de melon bien mûr – 2càc d'huile d'olive – 1càc de vinaigre balsamique – 3ou 4 belles pincées de Kub Or Maggi en poudre - 40g de pignons - 1 ou 2 petits oignons nouveaux – 1 douzaine de feuilles de menthe - 1 douzaine de feuilles de cerfeuil – Sel et poivre
Mettez le melon, l'huile, le vinaigre et le Kub Or dans un mixeur et réduire le tout en mousse onctueuse, n'hésitez pas à insister, puis réservez au froid. Dans une poêle à feu assez fort mettez les pignons et faites gentiment dorer. Mettez ensuite dans un mixeur l'oignon et les herbes, hacher assez fin, puis ajouter les pignons, assaisonner avec du sel et poivre et redonnez un coup rapide, les pignons doivent être hachés grossièrement pas plus. Verser le jus de melon dans des petits verres et poser dessus environ 1 grosse càc de mélange aux pignons, poivrez légèrement. Décorer d'une petite feuille de menthe… à manger bien bien frais !
Et pour les autres recettes c'est simple un petit clic sur les photos et direction le Blog des astucieuses où les recettes vous attendent…
Et encore une fois merci à tous ceux qui ont rendu possible cet atelier Maggi Freshness et Wellness et à tous ceux qui y ont participé ! et enfin merci à toi Cédric

Mais pourquoi, à gauche c'est à gauche ou à droite ? est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 21 juin 2007

Paaaaaaris Paaaaaaaaarrrris !!! C'était pas New-york, New-York la chanson… pas grave aujourd'hui la balade est parisienne !

Les Mille et une escales de Murielle et Stanislas commencent par Paris, avant que la balade en cuisine qu'ils nous proposent sur leur site tout nouveau tout beau, La table monde, continue à tourner autour du monde… Alors j'ai commencé la balade et j'ai cuisiné à Paris… il faut dire que Paris c'est un peu ma ville à moi, moi qui suis du sud, du sud mais peut-être pas celui qu'on croit…
Souvent quand on a un nom comme le mien, qu'on imagine facilement être celui d'un de ces illuminés à cape rouge qui taquine régulièrement le taureau ou d'un chanteur d'opérette, quand on a donc ce genre de nom qui rime avec Olé ! Olé !!!… et qu'on dit qu'on est du sud, on voit tout de suite dans les yeux de ses interlocuteurs s'afficher paella, éventails et castagnettes et toutes ces images liées au sud… au sud de là-bas ! Et c'est généralement là que je précise, …de Paris, le sud ! moi j'suis né dans l'quinzième !
Là, je sens mes interlocuteurs décontenancés et je vois dans leur yeux la paella se mélanger au pot-au-feu, les éventails aérer de fiers gaillards aux allures de boucher des halles et plus de belles andalouses et les castagnettes… rester des castagnettes ! Et pour se rassurer ils concluent la discussion d'un, oui mais tes origines elles sont quand même au sud de là-bas…
Mais si je suis de là-bas, je suis d'abord d'ici !
Parce que je suis bien né dans le sud du 15e de Paname de la rencontre d'une paysanne de la pampa grenadine et d'un tailleur castillan… et alors que j'aurais pu être un bel andalou en d'autres lieux, ici je finis parigot tête de veau ! Et si je devais retenir quelque chose de Paris ce sont sans aucun doute les longues marches qui m'ont fait le traverser alors que j'étais encore adolescent, le traverser de long en large et de large en long… pas pour visiter mais pour rentrer à la maison vu qu'on avait encore loupé ce foutu dernier métro !
Il faut dire qu'à l'époque j'avais deux activités principales, les filles, je sais j'en ai déjà beaucoup parlé, et tout ce qui tournait autour, les chercher, les attendre, les attendre encore, les espérer… et puis finalement terminer la soirée au bistro à jouer au flipper parce que de toute manière à cette heure-là… elles viendront plus ! Et le flipper ! Forcément vu le temps que je passais dessus, j'ai fini par m'attacher.
Et comme on n'arrivait pas tôt à Paris, on avait attendu les filles... qu'il nous fallait quand même un temps pour dire tout ce qu'on avait à dire sur ces filles qui n'étaient pas venues… quand on se réveillait les grilles des métros parisiens avaient fermé depuis longtemps. Et bien sûr nos poches au moment de repartir étaient vides comme un rayon d'œufs au chocolat le jour de Pâques, alors pas question d'attraper un taxi, il fallait rentrer à pieds…
C'est comme ça que j'ai découvert mon Paname du petit matin, celui des derniers noceurs à la démarche hésitante, celui des éboueurs qui vous dépassent en criant, faites gaffe les vampires le soleil arrive ! faut dire qu'on avait de ces têtes des fois… celui des petites rues où soudain les lumières s'éteignent et où on se rend compte surpris qu'il fait jour, celui de ce couple qui s'embrasse comme pour repartir avec un bout de l'autre… encore un dernier baiser… celui des grilles de métro qui s'ouvrent mais où on ne se glisse plus, 'y reste que deux stations ça vaut plus le coup… celui de la première averse de la journée, qui douche tout de la veille et vous fait danser bien plus mal que Gene Kelly, celui du dernier café brûlant pris au pied de la maison où on trempe un croisant tout chaud sortant du four du boulanger voisin, avant d'aller enfin dormir… dormir… dormir et rêver… aux filles !
L'amandine aux poires de Mme Wells (une recette largement inspirée de celle de P.Wells extraite de son ouvrage incontournable : Les meilleurs recettes de la cuisine de bistrot chez J.C. Lattès)
Ingrédients : 150g d'amandes entières épluchées (P.Wells utilise des amandes entières non blanchies) – 1oeuf – 75g de sucre vanillé maison (ou de sucre mélangé avec un sachet de sucre vanillé) – 20cl de crème fraîche épaisse – 3 poires (j'ai utilisé des conférences) pelées et coupées en 2 puis chaque moitié en 4 dans la longueur – ½ càc d'essence d'amande amère – 1 càc de sucre vanillé de préférence maison – une pâte brisée (je l'ai acheté toute faite mais vous pouvez la faire)
Commencez par précuire à blanc la pâte brisée, pour cela mettez votre pâte dans le moule, vous pouvez utilisez du papier sulfurisé entre la pâte et le moule, mettez une autre feuille de papier sulfurisé et remplissez de haricots secs ou de poids spécialement fait pour ça. Enfournez à 175° pendant une quinzaine de minutes, puis retirer les haricots et poursuivez la cuisson une dizaine de minutes, poursuivez quelques minutes si la pâte n'est pas assez cuite. Attention il ne faut pas qu'elle brunisse trop. Laissez refroidir.
Mettez les amandes dans un mixeur et réduisez-les en poudre la plus fine possible, ajoutez ensuite l'œuf légèrement battu, le sucre et l'extrait d'amande et refaite tourner le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène. Versez dans un grand bol, ajoutez la crème, mélangez bien à la cuillère et réservez.
Posez les quartiers le poires sur la pâte précuite en faisant un joli cercle, versez par-dessus la crème, n'étalez pas trop et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une quarantaine de minutes. Vérifiez que le dessus ne brunisse pas trop et que l'intérieur est bien cuit.
Dès qu'il est prêt, versez dessus la càc de sucre et glissez sous un grill très chaud quelques minutes, 2 ou 3 juste le temps que le sucre chauffe et caramélise à peine, attention ça peut brûler très vite ! Il n'y a plus qu'à déguster à température avec si vous êtes gourmand une grosse cuillère de crème fraîche dessus… si vous êtes gourmand…
Et parce que je trouve que c'est une très bonne idée, je rajoute une proposition de Valérie, remplacer l'amande amère par une fève tonka râpée... à essayer !
Et comme je sais que Stanislas a besoin de réconfortant en attendant d'être encore plus beau qu'un camion… voilà un compagnon de route pour lui passer certaines douleurs…
La folle passion...
Ingrédients pour 1 cocktail : 1 fruit de la passion (du type de ceux en photo) – 2càs de Folle Blanche – 1càs de sirop de canne
Coupez le haut du fruit de la passion comme un œuf le plus haut possible, mélangez la pulpe à l'intérieur avec une petite cuillère. Posez le fruit dans un petit verre pour le faire tenir droit versez la Folle Blanche et le sucre et si vous avez le temps mettez au frigo et oubliez le tout une paire d'heures. Au bout de ce temps videz le tout à travers un tamis, et avec le dos d'une cuillère ou un pilon faites bien passez toute la pulpe, au final il ne doit rester dans le tamis que les grains du fruit. Faites tomber un glaçon dans le verre et laissez-vous allez à la passion…
La Folle Blanche est une eau de vie de raisin titrant 40° que vous pourrez si vous n'en avez pas, soit essayez de remplacer par un autre alcool ou eau de vie blanche, ou essayez de trouvez, ce qui est de plus en plus facile chez les cavistes. Et si vous ne trouvez pas passez par la maison on ira faire un saut à l'Entre Pots ma petite cave préférée…

Mais pourquoi, Paaaaaaaaris, Paaaaaaaris… ça sonne bien Paris… est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: La fin de l'étape parisienne est reportée jusqu'à dimanche soir... alors à vos recettes !

mercredi 20 juin 2007

Petit cocktail et fond d'écran…

Il y a quelques temps Cathy m'a demandé ce qui me servait de fond d'écran… alors voilà ce qui m'accompagne depuis un certain match de football et que j'ai découvert ce petit cocktail à boire avec modération… enfin au début !
Ma Caïpirinha
Ingrédients : ½ citron vert – 3càc de sucre – 6cl de Cachaça – quelques feuilles de menthe – des tranches de citron pour servir - de la glace, beaucoup de glace
Mettez dans un bol le citron et le sucre et écrasez le tout au pilon, insistez bien, verser la cachaça dessus et remettez quelques coups de pilon. Versez le tout dans un shaker (si vous n'avez pas de shaker utilisez un bocal qui ferme bien et ça le fait) ajoutez quelques glaçons et secouez très vigoureusement. Servez dans des verres en filtrant à travers une passoire avec 1ou 2 glaçons, quelques feuilles de menthe et une demi-rondelle de citron.
Et pour ceux que ça peut intéresser je vous rappelle que Laurange sera à Paris très bientôt et a la bonne idée de proposer de faire découvrir la cuisine mexicaine lors d'un stage gourmand le mardi 10 juillet, de 18h à 22h. Pour ceux que ça intéresse… cliquez là : La cuisine mexicaine avec Laurange ! Et je suis sûr que vous pourrez lui parler de sa recette de Caïpirinha… et de bien d'autres recettes...

Bais bourquoi… bourquoi abec podération hein ! est-ce que je vous raconte ça…

lundi 18 juin 2007

Kikiveutkivient pique-niquer 2 ! Et si nous retournions pique-niquer du côté de Bercy… deuxième édition !

Habituellement on parle pique-nique à la maison c'est qu'on va se regarder un film devant la télé et manger par terre devant le poste ou qu'on passe le dimanche au bord de la mer et qu'on se fait un pique-nique voiture ! Quand on parle pique-nique il s'agit donc rarement d'aller poser nos fesses au milieu de la nature hostile et sauvage… Bon depuis un temps ça a un peu changé mais il faut dire que la nature hostile et moi avons un vieux passif !
Tout ça date du temps où à peine passé l'adolescence un de mes amis avait réussi à m'entraîner dans des vacances sous la tente, tu verras le camping c'est vachement bien… qu'il m'avait dit et, sentant ma réticence pour la vie sauvage, il avait alors balancé et pour les filles j't'en parle même pas… ça effectivement il n'aurait pas dû m'en parler parce que dès lors je n'ai plus eu qu'un objectif, atteindre ce nouveau paradis ! Et pendant des mois cette phrase n'arrêtait pas de rebondir dans ma tête… les filles je t'en parle même pas… et comme la carotte de l'âne elle m'a fait avancer jusqu'à là-bas.
C'est comme ça que quelques mois plus tard nous sommes partis plein sud vers le bonheur et arrivés une journée d'août à notre camping, une de ces journées de plomb où même les corbeaux semblent fondre sur le bord de la route. El Toro Bravo, qu'il s'appelait notre camping !
Et dès l'arrivée nous nous sommes mis à monter la tente, et c'est là que j'ai réalisé que la chose qui pesait le poids d'une demi-carcasse de bœuf et m'avait ruiné le dos, au final nous permettrait à peine de tenir couché tous les deux et encore à condition de tenir nos sacs dans les bras ! et c'est aussi là je l'ai entendu crier p'tain y manque un bout…T'inquiète qu'il m'a dit alors je vais te bricoler un truc avec une pince à linge ! La seule chose que ce garçon ait jamais eu de commun avec Mc Gyver c'est l'imagination… mais pour le reste… du coup pendant tout notre séjour il a tout imaginé et tout essayé pour remplacer la pièce manquante sous l'œil goguenard de tous nos voisins qui voyaient notre tente pencher, pencher, pencher toujours plus… mais ce n'était pas si grave il restait les filles… et puis on avait nos lits à gonfler… heureusement que j'ai changé ceux qui fuyaient qu'il a dit alors…
Du coup nous nous endormions chaque soir sur des matelas magnifiquement gonflés, et à même le sol le matin… j'comprends pas, comprends pas qu'il balbutiait, les nouveaux y fuient aussi ! C'est en me disant que ça suffisait bien comme malheur pour une journée, que juste à ce moment-là j'ai entendu le premier moustique…
Puis un autre et encore un, puis son frère et son cousin et le frère de son cousin et puis finalement tous les moustiques du monde ! Tous ceux qui vivaient dans le marais longeant le camping… Du coup pendant ce séjour nous avons donc dormi par terre à moitié asphyxié par l'insecticide que rependait chaque soir un pulvérisateur géant, et à moitié mangé par des moustiques qui faisait pratiquement la taille d'un albatros… et résistaient à l'insecticide…
Ce qui fait qu'en sortant de la tente le matin après des nuits apocalyptiques nous ressemblions à des lémuriens passés dans une cocotte minute en compagnie d'un essaim d'abeilles… du coup bizarrement quand par hasard il nous arrivait de croiser une de ces filles tant espérée… je t'en parle même pas… Parce que vraiment pendant ce séjour il n'y a vraiment rien eu à dire à ce sujet !
Et pourtant maintenant il m'arrive de me retrouver dans la nature avec plaisir et même d'y pique-niquer… avec ça par exemple au menu…
Mon thon sous les œufs…
Ingrédients pour 4 : 250g de haricots à écosser (il faut doubler le poids pour les acheter non écossés) – 2 gousses d'ail - 150g de thon à l'huile égoutté – 2tomates de type olivettes - 2poignées de roquette – 1douzaine de tiges de cerfeuil effeuillées – 4oeufs
2càs d'huile d'olive – 2càc de worcestershire sauce - 1càc de vinaigre de vin – ½ de moutarde – sel et poivre
Faites cuire les haricots et les gousses d'ail dans un grand volume d'eau les miens ont cuit une quarantaine de minutes, le temps dépendant très largement des haricots, il faut bien surveiller la cuisson et ne pas attendre qu'ils se défassent. Laissez refroidir. Coupez les tomates en tranches, réservez. Faites cuire les œufs mollets et réservez.
Faites la sauce en mélangeant l'huile d'olive, la worcestershire sauce, le vinaigre de vin et la moutarde.
Répartissez dans des assiettes ou des bols, la roquette et le cerfeuil, les haricots et l'ail si vous aimez, et la tomate, assaisonnez largement, répartissez le thon et posez un œuf sur chaque assiette, poivrez. Il n'y a plus qu'à crever l'œuf et le laissez couler doucement, doucement… et le manger !
Mousseux joli coquelicot
Ingrédients pour 4 : 2oranges – 1belle mangue bien mûre (la mienne pesait 500g) – 2yaourts – 2càs de sirop de coquelicot (vous pouvez utiliser un sirop plus classique pour le remplacer voire du sirop de rose) – 5ou 6 glaçons
Pressez les deux oranges. Coupez la mangue en morceau. Mettez les deux fruits et les glaçons dans un blender, ou dans un récipients permettant d'utiliser un mixer plongeant et réduisez le tout en une mousse homogène et très onctueuse. Ajoutez les yaourts et le sirop et redonnez un coup de mixer, servez avec des pailles et éventuellement un dernier petit glaçon.
Depuis un certain temps je me suis un peu réconcilié avec " la nature " et ça va mieux à tel point que l'année dernière nous nous étions retrouvé à une vingtaine de blogueuses et blogueurs joyeux autour d'un Kikiveutkivient pique-niquer sur les pelouses de Bercy et le moment fut tellement agréable pour moi que je vous propose de remettre le couvert ! Alors je vous propose le Kikiveutkivient pique-niquer 2 le retour ! Même lieu et pratiquement même date Dimanche 5 août ! Alors vous venez poser vos fesses sur le gazon et grignoter ? Si vous pouvez et vous voulez bien sûr… Pour les détails à suivre… mais retenez déjà le jour !

Mais pourquoi, ayé je vais me remettre à faire des danses étranges pour qu'il ne pleuve pas… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 14 juin 2007

Raconte-moi un curry - Vindaloo...oolala!! dans la cuisine de Dorian!

Bonjour les gens !



Dorian m’a filé les clefs pour la journée… Il m’a dit : « Fais comme chez toi, les épices sont là, les casseroles ici… Pis si t’as envie de raconter une petite histoire indienne à mes lecteurs en attendant que je revienne, ben ne te gêne pas ! »
Il est trop sympa, ce Dorian… Alors moi, comme j’adore raconter des histoires (un truc de maîtresse, ça…), surtout des indiennes (un truc de Bollyholic) ben je vais me lancer ! Et comme dans la cuisine de Dorian, il y a tout ce qu’il faut, on va y aller pour un petit curry, qu’est-ce que vous en dites ?!!
Les petits currys, à la maison, sont devenus une vraie institution… Souvent, quand le Doudou rentre du boulot, à peine un pied posé hors de la voiture, il sent l’odeur de la cardamone, du cumin, de la cannelle s’échapper de sous la porte (il est bien sûr tout à fait incapable de nommer ses odeurs, mais il les reconnaitrait entre mille, car elles sont annonciatrices de : « Bon manger ! »)…Et là, ses sentiments sont partagés. Je vous raconte ce qui se passe dans sa tête : « Bon manger indien = miaam… Mais bon manger indien = film indien = Shah Rukh qui meurt = femme pénible qui pleurniche…»
Là, il pousse la porte de chez lui, parce qu’il n’a nulle part ailleurs où aller, le pauvre, et en effet… Des mouflettes qui virevoltent en chantonnant sur un ton haut perché, qui lui lancent un « Coucou papa ! T’as vu, on est déguisées en Anjali !! » sans même s’arrêter pour lui planter une bise sur la joue…
Une femme aux yeux humides qui désespère de voir (encore ?!!) son beau ténébreux mourir, et qui dit : « Ah oui, t’as eu une journée difficile ??? Ben Shah Rukh, lui, il est MOURANT !!! Alors te plains pas… »
Même la minette est lovée sur le canapé et semble regarder ce type avec son gros nez et son mauvais jeu d’acteur avec de la dévotion dans les yeux…
Et puis surtout, et ça ça l’achève… deux bonnes heures qui restent encore avant la fin du film (« Ah, tu voulais regarder la Formule 1 ? ben une autre fois, d’accord ? »)

Alors du coup, le Doudou, qui en a marre de passer inaperçu pour cause de bel indien mourant dans l’écran de télé, a trouvé des astuces : il efface, cache, range, tout ce qui pourrait faire germer l’envie d’une Bollyparty dans la tête de sa chère et tendre folledingue.Les bracelets multicolores achetés dans le quartier indiens (« pour les filles, qu’elle disait, ouais tu parles !! »)…Les foulards brillants, les saris soyeux…
Les bouquins de cuisine pleins d’épices et de photos de plats dorés…
Les DVD…Zou ! Tout au placard, caché bien habilement sous un tas de draps pas repassés.Et le Doudou pense « Ouais, je suis tranquille pour un bout de temps ! »

Mais…Malheureusement pour lui…
Il y a une chose à laquelle il n’a pas pensé…Une chose contre laquelle il ne peut pas lutter !
Le blog de Dorian !!!!

Le jour où j’ai mis mes pieds chez Dorian pour la première fois, je me rappelle m’être tout bonnement marré comme une baleine… Une histoire de barbecue, et d’homme qui se la joue guerre du feu… Drôle, juste, et si proche de ma vie, à moi qui appelait tendrement mon homme « l’Australopithèque » dès qu’il touchait à un sac de charbon.
Et puis au fil du temps, j’ai découvert que Dorian avait parfois du mal à faire court dans les boutiques indiennes du 18ème… Qu’il voyait des bonshommes à six bras assis dans sa cuisine… Et puis surtout, que Dorian aussi regardait des Bollys en se déhanchant !!! (c’est aussi dans cet article que Dorian nous apparaît avec ses lunettes cœur et ses tongs compensées… je le redis juste au passage ! :-D)

Et voilà, comment premièrement, Mais Pourquoi etc… est devenu l’un de mes blogs préférés, et deuxièmement comment, régulièrement, Dorian met de l’huile sur le feu dans ma famille, en relançant la machine infernale du Bolly !
« Commence à m’énerver çui-là » maugrée mon Doudou de temps en temps, en me voyant tour à tour pliée de rire derrière mon écran, ou bave aux lèvres à la vue de ses recettes à tomber…
En général, quand même, il arrête de râler quand les plats arrivent sur la table…
Pour marquer le coup, parce que c’est pas tous les jours que j’utilise les casseroles de Dorian quand même!! j’ai décidé de faire un truc qui déchire grave, mais vraiment, qui arrache gavé !!!

AGNEAU VINDALOO…OOOLALAla !!
*Pâte de curry : 1 càc de graines de cumin, 3 clous de girofle, 1 càc de graines de pavot, 1 petite càc de grains de poivre noir, 1 morceau de gingembre de 4 cm, 4 gousses d’ail, 1 càs de pâte de tamarin, 2 beaux piments rouges séchés (des grands de 6cm, ou alors 4 piments oiseaux) 4 càs de vinaigre de cidre.*1 bâton de cannelle, 1 beau morceau d’agneau (compter 150g par personne), 1 bel oignon émincé finement 2 tomates concassées, 2 càs de concentré de tomates, 2 càs de sucre, 1 pincée de colorant tandoori (facultatif)
- Préparer la pâte d’épices : mixer toutes les épices avec le vinaigre et la pâte de tamarin.
- Couper un beau morceau d’agneau en petits cubes (j’ai choisi du gigot, carrément, pour marquer le coup !)
- Verser la pâte d’épices sur la viande et laisser mariner un quart d’heure.
- Dans une poêle bien chaude, faire rissoler l’oignon émincé finement avec le bâton de cannelle.
- Ajouter l’agneau mariné, laisser rissoler quelques minutes.
- Verser les tomates concassées et le concentré avec le sucre, bien mélanger.
- Mouiller d’un petit verre d’eau et laisser mijoter une vingtaine de minutes.
Et voilà !
Ce plat est nettement meilleur réchauffé, si vous y pensez, faites-le le matin pour le soir !Attention vos papilles vont danser la salsa !!! Avec ça, forcément, un petit raïta de concombre, rien de tel que le yaourt et la menthe pour éteindre le feu !!!

Raïta de concombre - Mélanger 1 yaourt nature brassé, 1 càc de poudre de cumin, ½ concombre épluché et coupé en petits cubes, 1 belle poignée de menthe fraîche ciselée, et 1 pincée de sel.

Servir avec des chapatis tartinées d’une lichette de ghee, et cuites sur une poêle bien chaude.







Je saute le dessert, parce que je pense au maillot de bain léopard qui attend peut-être Dorian cette année encore ( :-D), et je sers un petit café tout doux, doux, doux !!!



Café Masala (y a pas de Masala dedans, mais j’aime bien ça me fait penser à un film de Shah Rukh !) pour 4 personnes
- Dans une casserole, faire chauffer ½ litre de lait sur feux doux.
- Ajouter une belle tranche de gingembre frais, 3 graines de cardamone légèrement écrasées, 1 petit bâton de cannelle, 2 cas de sucre de canne non raffiné.
- Ajouter le café : j’ai mis deux cafés Nespresso (petites tasses), mais sinon 2 càs de café moulu.
- Laisser infuser sur petit feu, puis filtrer.
- Verser dans une tasse, puis transvaser le café d’une tasse à l’aute plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il soit bien mousseux.
- Au moment de boire, saupoudrer d’une pincée de cacao en poudre non sucré.

Et voilà, à la bonne vôtre !




Bon, ben, voilà, monsieur Dorian !

En dégustant ce Vindaloo et en rédigeant ce billet, je repense à….
Un petit Cash’n Carry dans le 18ème, juste derrière la gare du Nord…
Une caverne d’Ali Baba pleine d’épices, de ghee, de bindis, de daal de toutes sortes…
Et puis là, dans un petit coin un peu à part, où un petit éclat doré m’a attirée plus sûrement qu’un aimant… ma main se tend pour attraper l’objet de ma convoitise… une assiette en métal décoré qui serait parfaite pour mes currys... mais la main de quelqu’un d’autre a déjà attrapé l’objet aussi !! Et au bout de cette main , il y a … M’sieur Dorian himself, les yeux tout brillants devant les moules à kulfi, les assiettes argentées, les soupières dorées…
Regards complices … heureusement pour nos banquiers y avait pas assez d’assiettes pour qu’on reparte chacun avec notre petit service !

Voilà pour la petite histoire indienne du jour…
Qui est-ce qui veut raconter une histoire indienne, maintenant ??? Mitonner, pis raconter une recette, un film, un livre, une rencontre… pourvu que ça sente bon le garam masala ou la cannelle ! :-)
Moi y en a trois que j’aime trop entendre raconter : Auntie Joe, Gracianne… et Tit’ !! Ca vous dit ? (je sais pas pourquoi j’ai peur que Tit’ ne se sente un peu cerné sur ce coup-là !! :-D)

Et pour laisser un petit repère à tes lecteurs, Dorian…
Mais pourquoi, oh lala ça sent bon dans ma cuisine aussi ! je file lire l’histoire de Dorian moi !, est-ce que je vous raconte ça…

Juste une petite précision sur notre petit jeu " Raconte-moi un curry ", il s'agit seulement de préparer un plat indien, un curry ou un autre plat, et quand vous publiez chez vous, vous accompagnez ce plat d'une petite histoire " indienne ", quelque chose qui raconte votre plat, ou une rencontre, un film, une épice... ce que vous voulez. Voilà le principe de " Raconte-moi un curry ", Véronique et moi avons décidé d'échanger nos blog pour lancer le jeu mais c'était juste pour cette occasion... voilà voilà mais je ne suis pas là ,-) !

mercredi 13 juin 2007

Hier c'était soirée Maggi et c'était vraiment… ensorcelant ! c'est bizarre y'avait pas un jeu de mot dans ce titre…

Et voilà hier c'était l'heure H du jour J de l'atelier Freshness et Wellness Maggi à L'atelier des chefs… Et ça a donné à peu près ça… à peu près ! et si vous voulez voir toutes les preuves allez donc faire un tour sur Le Blog des astucieuses !
Je suis déjà passé 14 fois devant la porte, je vais finir par me faire repérer, je pourrais dire que je me suis fait mordre par un renard, un qui avait peste et choléra et la lèpre… et même la myxomatose, un renard avec les yeux rouges ça fait peut-être beaucoup… pas grave je dis ça et je retourne me coucher…

Bon je vais quand même rentrer mais juste pour voir, pas plus ! Trop tard Cédric m'arrive dessus avec son sourire désarmant… Cédric je voulais te dire… subitement le renard me reste dans la gorge… tu vas bien ? Moi tu dis ? sur un nuage… Purée y'a même un vrai chef ! là c'est décidé je m'en vais, je m'en vais… il m'a vu, je peux plus m'enfuir… 'jour monsieur Philippe… Oh Adèle !… bon y'a pas faut que je reste… Oh Réquia… je suis cerné !
Et la caméra, j'avais oublié la caméra qui va nous filmer pour la postérité… C'est fou comment j'arrive à zapper certaines choses, mais je sens bien dans le regard que me lance Stéphane que j'y couperai pas… il est plus grand et plus fort que moi, j'oublie la force je vais ruser ! Je peux pas ramper quand même… enfin si c'est pas beaucoup y'a pas de honte… et si je m'évanouissais ? je m'évanouis d'abord et je rampe ensuite…
Bon et puis c'est rien à faire en fait il suffit de se mettre en face et de prendre un air dégagé… je sais même plus si j'épluche la tomate ou ma main… mais je continue…
Et quand c'est fini je me rends compte qu'il y a plein de monde derrière la vitre, ils ne me regardaient pas quand même! Et j'ai pas le temps de répondre qu'un verre arrive en même temps que tout le monde et j'ai à peine le temps de réaliser à qui je dis bonjour que… on y va !
Heureusement elles sont là pour m'
aider… Pauline, Murielle, Déborah et Charline (elles sont dans cet ordre de gauche à droite sur la 1ère photo) ça fait deux heures que je me répète d'abord tu marines le poulet ensuite les patates tu cuiras après les herbes tu… et ainsi de suite je me redis tout ça comme une comptine !
Elles sont quatre et moi je suis tout seul… pourquoi elles me regardent, pourquoi elles attendent… pourquoi moi ! Simple, faire simple… utiliser un minimum de mots… de toute manière dès que ça fait plus de trois mots je m'attrape une voix de canard avec une pince à linge en travers de la gorge ! Les regarder avec l'œil humide et suppliant et cuiiire ? cuiiiire…
Elles ont fait des miracles, épluché, taillé, mis en rondelles, en cube et même en suprême… Audrey nous a rejoint ! Elles ont fait des miracles et moi je ne sais plus où finissent les épluchures et où commencent les plats, je suis toujours aussi bordélique… je viens même d'éplucher une tomate pour la deuxième fois … et si je commandais des pizzas…
Mais les plats se montent, j'ai douze bras ! je suis Shiva ! enfin dix puisque les miens ne font plus grand-chose depuis longtemps… et les plats partent tous comme s'ils marchaient, c'est déjà fini ? On mange à grand coup de Hummm en goûtant les plats des autres… et le temps d'échanger les avis et les sourires et le dessert arrive… je suis comme un flan aux œufs dehors ça tient mais dedans ça bloblote terrible ! Et je me retrouve avec un bouquet dans les mains, j'hésite à le lancer pour faire ma midinette… mais comme j'ai envie de le lancer à plein de monde, finalement je le garde… Cette fois c'est vraiment fini… on recommence quand alors ?
Et juste parce que j'avais vraiment besoin d'un réconfortant le lendemain, je me suis refait une petite recette Confort'Fresh'&'Maggi pour me remettre de toutes ces émotions…

Tartines crémeuses aux artichauts
Ingrédients : 200g de mascarpone battu - 1 cube Noix de saveur ail et persil - des artichauts marinés à l’huile d’olive - des tranches de pain grillé - huiles d’olive - poivre
Battre le mascarpone au batteur jusqu'à ce qu'il devienne onctueux et aéré. Faire fondre la Noix de saveur au micro-onde avec 1càs d'eau, puis l'ajouter rapidement au mascarpone, réserver. Etaler sur une tranche de pain grillé du mascarpone (1càs selon taille du pain), puis des morceaux d'artichauts marinés, poivrer et verser un très léger filet d'huile d'olive.

Et juste pour finir comme à Cannes… merci à Déborah, Pauline, Charline, Murielle et Audrey d'avoir fait avec talent et bonne humeur tout ce qu'il y avait à faire… à Adèle et Réquia d'être mes meilleures copines de jeu ! à Stéphane pour son œil numérique et ses conseils… et à Cédric ! et à tous et toutes celles que je ne cite pas mais qui ont permis cette soirée !
Et merci enfin à tous les voleurs du monde qui n'ont pas volé ma voiture que j'avais laissé au parking toutes portes déverrouillées et les clés sur le contact… moi stressé quelle idée…



Mais pourquoi est-ce que, j'ai pas remercié mon producteur et ma mère... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 11 juin 2007

Et dire que je me demandais ce que j'allais manger… et maintenant je me demande quand je vais le manger !

Salade de fruits bollywoodienne
Ingrédients pour 2 : 1 petite tranche de pastèque découpée en cube – 2 pêches plates (de préférence sinon n'importe qu'elle autre pêche) coupées en quartiers – 1orange pelée à cru (les quartiers sans la peau) – 6 à 8 framboises – 1 dizaine de myrtilles – 2càc de sirop de canne – 2 càc de sirop de rose – 2càs de lait de coco – un peu de piment oiseau finement émincé
Répartissez l'ensemble des fruits dans deux verres et mélangez-les délicatement. Versez dessus le lait de coco et ensuite les deux sirops, ne mélangez pas, ajoutez un poil de piment et servez tout frais. Vous pouvez évidemment changer le mélange de fruit et profiter de la saison pour explorer tous les mélanges possibles.
Généralement avant, du temps d'avant le blog et tout ça… donc avant d'y a longtemps, quand on voulait savoir ce qu'on allait manger le soir, le lendemain ou le samedi suivant parce qu'une bande d'amis avait décidé de s'arrêter à la maison… la vie était simple ! Je regardais Marie et je lâchais, ben alors qu'est-ce qu'on bouffe ? Là elle répondait ben j'sais pas… et je concluais la discussion d'un bon ben on verra alors ! Et voilà c'était plié.
Un peu plus tard on allait traîner dans l'Monop d'à côté, celui de l'avenue d'Italie, et là on folâtrait joyeusement dans les allées, allant de l'une à l'autre en vagabondant sans véritable but avant de finalement nous arrêter devant le rayon viande, on a toujours été très carnivore… Là on regardait distraitement en attendant qu'au bout d'un moment l'un de nous lance une proposition comme… poulet ? L'autre regardait la bestiole, lui tatouillait un peu la cuisse, vérifiait la fraîcheur de l'œil quand y'en avait, la soupesait d'un air inspiré et finissait invariablement par acquiescer d'un… poulet ! ça c'est c'était à l'époque du temps d'alors...
En ce temps de folle insouciance quand nous rentrions joyeux tous les trois, Marie, moi et la poulette… il nous suffisait de mettre trois trucs et deux machins dans une casserole et l'affaire était dans le sac.
Ça c'était avant… et puis il y a eu le temps des livres. Et là on a commencé à faire
des Haaaaaa ! et des Hooooo ! en tournant les pages et forcément avec l'envie d'en faire de ces si jolies recettes et d'en essayer une et puis une autre et… tout le livre et puis tous les livres et de plus en plus… Déjà à ce moment-là quand nous arrivions à notre Monop ce n'était plus pareil, fini les décisions de dernière minute, les coups de cœur pour l'œil amoureux d'une volaille aguicheuse ou pour la roseur avenante d'un cuissot d'agnelet ou pour la sauvagerie toute saignante d'un steak attendrissant… Tout ça était bien fini, quand nous partions en course un nouveau rituel s'était installé, on se posait toujours la même question avant de partir… T'as la liste ?
Et puis le blog est arrivé… Et là ça s'est pas arrangé ! La nouveauté a commencé à régner sur notre cuisine… forcément un blog culinaire qui propose 52 fois par an, tous les mercredis, la même recette de poulet rôti ça pouvait pas le faire ! Il a fallu alors organiser tout ça et puis sont arrivés les jeux et les concours, les partenariats et toujours mille envies au milieu de tout ça… alors j'ai essayé de planifier, de classer et prévoir…
Mais forcément comme je suis toujours aussi bordélique qu'un champ d'ortie au printemps, la maison est régulièrement envahie de post-it multicolores, de bouts d'papiers et de bouts d'trucs et de machins… de bouts de tout ! où tout et n'importe quoi est marqué… et forcément tous mes efforts sont réduits pratiquement à néant et à chaque fois que Marie me réveille d'un… au fait Chouchou tu n'avais pas dit que tu devais… mes poils de bras se hérissent, j'attrape des palpitations et je me rends compte qu'effectivement il me reste un demi quart d'heure pour rendre ma copie !
Et des fois quand nous craquons vraiment je prends Marie par la main et je l'emmène au Franprix d'à côté et devant le rang de volaille, je lui dis tout ému… Poulet ? elle hoche la tête aussi un peu émue en répondant… Poulet… et là nous rentrons parce que j'ai un curry de cou d'autruche farci sur le feu…
Mousseux Cocofraises
Ingrédients : 20cl de lait de coco – 200g de fraises lavées et équeutées – 10 framboises – 2càs de sirop de canne – des glaçons et des pailles
Mettez les framboises dans une passoire et écrasez-les de manière à recueillir le jus et la pulpe sans les pépins. Versez le jus dans un pot assez grand et ajoutez le lait de coco, les fraises et le sirop de canne, ajoutez ensuite 4 ou 5 glaçons (ils sont nécessaires pour rafraîchir et pour liquéfier un peu le mélange). Mixez ensuite le tout avec un mixeur plongeant (si vous avez un tumbler vous pouvez l'utiliser) très longuement jusqu'à avoir un mélange très très onctueux. Il n'y a plus qu'à servir avec autant de pailles que de participants… dites stop et le temps de le dire il n'y en a plus !
Si le mélange et trop épais vous pouvez ajouter un peu de lait (de vache !) et remixer un peu.
Et maintenant pour ne plus oublier je l'écris ici ! 750g.com propose aux blogueurs de s'amuser avec des fraises et de la ramener… sa fraise, justement avec une recette de fraises. Et pour celle ou celui qui sera choisi, pour la plus belle recette, un stage avec Christophe Felder ! Cliquez sur le petit logo pour avoir le détail… et moi il faut maintenant que je trouve une recette avant le… heu… chouchou… chouchouuu ?

Mais pourquoi, je me le farcis ou je ne me le farcis pas le cou d'autruche, est-ce que je vous raconte ça…