lundi 31 décembre 2007

Retour de Hollande et dernières petites gourmandises pour une fin d'année qui… finit !

Et voilà j'ai de nouveau les pieds posés dans l'endroit du monde qu'ils préfèrent, mes pieds ! Ils sont posés dans mes vieilles pantoufles toutes pourites, celle que je cache dès quelqu'un arrive à la maison vu qu'elles ressemblent depuis longtemps à des ragondins passés sous les roues d'un camion, et qu'avec ça aux pieds je ne fais pas fâchieune'victim'… mais qu'est-ce que je suis bien dedans !
Ça y est on est revenu de ce pays de " tarés " comme a dit mon ado avec affection en voyant passer une voiture déguisée en arbre de noël, faut dire qu'elle avait tout la voiture, et les branches collés dessus qui la recouvraient et les guirlandes et même les boules… pays d'… mais aussi pays chaleureux, enfin du dedans parce que du dehors… Tellement qu'en franchissant la frontière on s'est tous regardés avec dans les yeux, fermez pas les portes on reviendra !
Juste histoire de retrouver la petite dame du Magic Candy et ses montagnes de beignets de devant Dirrrk van Brrroeuk, ses beignets et les petits sachets de sucre glace pour les transformer en petites montagnes blanches… Et de revoir les enfants tourner sur une patinoire du coin de la rue, pendant que les parents se tapent dans les mains pour se réchauffer avec un air couillon et tout'z'émus, faut dire que c'était leur premier tour… Et le potage aux pois cassés et au chou et aux patates et aux saucisses qui te rempli le dedans d'un bonheur béat, un potage qui nous attendait dans la maison…
Et les voyages en bus et le temps passé à reprendre en cœur les noms des stations, Johrran van Hrrassel… héé il est quoi comme Hrrassel déjà… mais la prochaine s'annonce déjà, Wrraddenw… héééé c'est la nôtre ! Et de manger des harrringss (des harengs), juste comme ça sur une assiette en carton avec autant d'oignons que de poissons, sous les yeux inquiets de mes filles et amusés du vieux avec qui j'ai partagé un hummm ! de bonheur intérieur en les dégustant… Et de nous tous sur un canapé, serrés, tard le soir de noël, à regarder Harry Potter en anglais sous-titré en… hollandais. Tous serrés… et même si j'ai entendu trop de papa mais tais-toi tu vas bien voir ce qu'il va lui arriver ! Arrêter de parler ! comme si je pouvais…
Et mes amis les canards du parc à qui nous avons fêté noël en ruinant un pain entier en bout à canards, même les mouettes du coin parlent encore du festin…Et le quartier chinois d'Amsterdam, avec son voyage dans toutes les Asies et même dans certaines que je ne connaissais pas encore… Et le vieux qui parlait à l'oreille des pelotes de laines avec tellement de charme et de sourires complices qu'un de mes enfants m'a demandé en quittant la boutique, dis, on peut l'adopter comme papi ?… Et les petites pépites au goût d'anis…Et ma petite cinq feux… Et… et… aussi d'autres choses moins…
Comme ce vieux centre d'Amsterdam envahis par les pièges à touristes, petites tasses, petites écharpes, petites m… toutes pareilles. Pas grave, trois rues plus loin la Hollande réapparaît, il suffit de s'écarter un peu… ou d'autres encore beaucoup moins… comme cette jeune et si jolie fille si déshabillée, qui tournait et retournait dans son bocal en verre le regard vide, vide sans doute parce qu'elle sait que ce ne sont pas ses yeux qui vont attirer les regards des hommes… et tout ça aussi parce que tout n'est pas que blanc au royaume de Hollande…
Et finalement si j'aime tant mes pantoufles en peau de rat déplumé, c'est aussi parce que pendant cette semaine j'étais loin d'elles et que c'était aussi bien… à Amsterdam !
Chocolat Voldenpark d'un jour d'hiver… (une recette largement inspiré du magasine AllerHande de AH)
Ingrédients : 75ml de crème fleurette entière - 1 càs de sucre glace - 50cl de lait - 1 gousse de cardamome - 25g de sucre roux - 25g de cacao en poudre - ¼ de càc de cannelle en poudre -
Mettez dans un petit saladier la crème et le sucre glace et fouettez le tout jusqu'à obtenir une belle chantilly et réservez-là.
Mettez le lait et la cardamome écrasée dans une casserole et portez doucement à ébullition. Pendant ce temps mélangez dans un bol le cacao, le sucre roux et la cannelle en poudre. Quand le lait est bien chaud ajoutez l'équivalent de 4ou 5 càs dans le mélange au cacao et fouettez jusqu'à faire bien fondre les ingrédients. Ajoutez le contenu du bol dans le lait chaud et poursuivez la cuisson pendant 1ou 2minutes.
Versez en filtrant le contenu de la casserole dans le petit saladier avec la crème et fouettez le tout vigoureusement. Versez le tout dans des tasses et ne reculez pas devant le plaisir de vous faire des moustaches en chocolat…
Répartissez dans des verres assez larges, versez dessus une belle cuillère à soupe de confiture et finissez par les amandes restantes.

Mais pourquoi… Vaninaaaa ah ah aah ! Vaninaaaa ah ah aah ! Vanina rappelle-toi… Est-ce que je vous raconte ça…

PS : J'ai failli oublié, tête en l'air que je suis…
Très bon réveillon à tout l'monde !
Et très très… très bonne… Année !!!

mercredi 26 décembre 2007

L'aventurier de la cuisine à la recherche des recettes hollandaises… une tournée de vin chaud et autres gâteries aux retour !

Le problème quand je voyage, depuis que j'ai attrapé une bouffomanie fulgurante, c'est que je ne peux pas m'empêcher d'essayer de cuisiner local. Alors forcément quand je traîne du côté du Quercy ou du Berry, de Castelnau ou de Chamalières, de Barcelone ou même de Londres pas d'problème à l'horizon. Un simple aller-retour à la librairie et à l'épicerie la plus proche, le temps de mettre en train la gazinière et c'est parti ! Mais ici à Amsterdam ça s'est cruellement compliqué…
Et pourtant depuis notre arrivée la cinq feux qui trône dans la cuisine me fait des oeillades à te faire bouillir le marmiton, elle a la poissonnière qui frétille et les grands feux qui vrombissent de désir… je l'entends presque me murmurer maaaa tou viens m'incendier grrrand fou ! oui je sais mais moi quand je l'entends elle a un accent italien et puis des grands yeux avec des cils volubiles et elle fait hummm en penchant la tête en arrière… je me demande si finalement elle ne me rappelle pas… Quoiqu'il en soit la belle m'attend moi, et moi, je cherche !
Je cherche depuis notre arrivée la cuisine hollandaise ! Dès le passage de la frontière j'ai dit à Marie, bon c'est pas tout ça Chouchou mais on va se refaire un petit plein des fois qu'Amsterdam soit plus loin que prévu, par ici t'imagine pas ce qu'ils peuvent être coquins ! En fait je ne voulais pas de l'essence mais filer tout droit vers la librairie et me ruer sur le rayon cuisine, ce que j'ai fait à peine la voiture garée. Et là quand je suis arrivé j'ai cherché et j'ai trouvé les sports, l'info, la maison, les jardins, les nains de jardins, les nains de jardins qui font de la musculation… et plein plein d'autres choses mais de la cuisine peau de rien ! pas même l'ombre de son ombre, ni celle de sa main ou de son chien… nibe ! Le Sahara sans le sable ! Bon je me suis gratté la tête perplexe et je me suis dit que je trouverai là-bas, à Amsterdam… et on a repris la route.
Et puis en arrivant dans la maison, à peine installé, la deuxième chose que j'ai remarquée, la première étant la belle enflammée de la cuisine, la deuxième chose que j'ai remarquée donc c'est la bibliothèque culinaire qui m'attendait. Et du coup j'ai dormi tranquille… et le lendemain à l'aube à peine naissante, vers 11h30, le soleil se lève terriblement tard en Hollande, je descendais à l'assaut de la bibliothèque. Et là j'ai rapidement regardé les titres, le Japon, l'Indonésie, les ingrédients, l'Italie… et encore la cuisine du Surinam, celle du River café, les cocktails du Harry's bar… il ne manquait rien, rien sauf la cuisine hollandaise ! L'angoisse commençait à me prendre…
Nous avons écumé toutes les librairies d'Amsterdam à la recherche d'une revue culinaire et… rien ! Et puis alors que nous passions à côté d'un supermarché local, AH pour Albert Heijn, j'ai vu des rangées de revues à l'entrée, des revues comme ces catalogues de supermarchés, et un peu désespéré j'ai dit à Marie, tiens toi qui parle la langue tu veux pas en attraper un… Et en commençant de la feuilleter… une recette, et puis une autre et encore une et il y en avait partout et déjà j'imaginais la fête dans la cuisine en revenant avec tant de choses à cuisiner… et c'est là que tout à ma joie j'ai crié à Marie, Chouchou note note il me faut des fijngesneden et du gerookte zalm et 2 stukken et… et voyant qu'elle ne notait rien et son bec de canard façon cause toujours pour moi c'est du Moldopacoturkistanais, je me suis dit que c'était pas encore gagné…
Poulet du nord aux goûts du sud… (une recette largement inspiré du magasine AlleHande de AH)
Ingrédients : 4cuisses de poulets coupées en deux ou 8 pillons – 4càs de farine – 2oeufs – 3càc pleines de basilic – 3càc pleine de persil – 3càc pleine de thym – 100g de chapelure – 30g de parmesan râpé fin – du beurre – sel – poivre
Mettez la farine dans un plat creux, salez et poivrez. Hachez le plus finement possible les herbes. Battez les œufs et versez les dans un autre plat creux, ajoutez les herbes et mélangez bien. Dans une dernière assiette creuse, versez la chapelure et le parmesan et mélangez.
Versez quelques gouttes d'eau sur le poulet afin de bien l'humidifier.
Passez ensuite chaque morceau dans l'ordre, dans la farine, dans l'œuf aux herbes et enfin dans la chapelure au parmesan. Insistez bien à chaque fois.
Posez sur la grille d'un four et enfournez pendant une trentaine de minutes à four préchauffé à 200°. Au bout de ce temps, badigeonnez généreusement le poulet de beurre fondu au pinceau et poursuivez la cuisson d'une petite dizaine de minutes.
Servez-le comme beaucoup de choses par ici, accompagné d'une bonne louche de mayonnaise, de la sucrée… enfin ce n'est pas obligatoire !


Mais pourquoi, alors les grote kruimige aardappelen, ça meugle ou ça miaule déjà… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 23 décembre 2007

Dans le port d'Amsterdam y'a des… chocolats ! Amsterdam et chocolats et pour les dames… on verra plus tard !

Quand on échange notre maison, il y a toujours une petite seconde de doute intense, juste en arrivant dans cette ville inconnue, souvent de nuit, fatigué d'une longue journée de voiture. Cette seconde de l'arrivée où tout le monde se regarde un peu inquiet… elle est là, c'est bien elle…la maison ? Et pendant cette seconde la machine à imaginer des catastrophes se met rapidement en marche, on imagine tout et n'importe quoi…
Et puis là, il a des lumières qui sont allumées dans la maison… notre maison ! Et pourquoi qu'elles sont allumées ces foutues lumières d'abord, ils sont pas partis de NOTRE maison ? On s'imagine alors annonçant aux enfants, surprise devinez où qu'on passe noël ! A la maison, si, si, si ! y'a quoi, juste 6 heures de route et…on s'effondre en larmes ! Et je vois alors qu'en plus il y a des gens devant et qu'ils parlent les gens comme s'ils étaient chez eux ! Une grosse goutte de sueur me coule alors le long du dos… va voir Chouchou, va voir moi j'ai pas la force… que je dis à Marie avec la voix tremblotante d'une brebis au pied du charcutier.
Elle s'éloigne, le hamster la suit, je suis seul… enfin avec les filles, mais dedans je suis quand même seul, avec mes craintes d'enfant abandonné, comme si j'étais au cœur d'une forêt hostile où des loups rôd… Toc ! toc ! fait un loup sur ma vitre… en fait c'est Marie qui frappe au moment même où je commençais à voir les yeux des loups se détacher dans la nuit de la forêt hostile… t'es folle que je lui dis, t'as failli me faire attraper un déréglage du cœur ! T'inquiète qu'elle me dit viens te mettre au chaud ça ira mieux, c'est les voisins qui sont venu nous accueillir, tout va bien Chouchou ! Alors y'a pas de loups dans la nuit hos… que j'ai failli dire et puis j'ai rien dit finalement...
Les voisins nous attendaient à la porte de la maison et ils avaient illuminé pour nous accueillir… C'est fou ce que vous pouvez vous inquiéter pour rien que j'ai lancé d'un air détaché, avant de compléter d'un bon on y va ou quoi ! Et là les bras chargés de bagages chacun est parti directement vers…
Les enfants à la recherche de la meilleure chambre où s'installer, prêt à défendre leur tout nouveau territoire du reste de fratrie à grand coup de pieds et de c'est moi qui l'ai vu, c'est à moi… Et moi, suivi pas loin de Marie, je fonce directement vers la cuisine.
Et puis le temps de tout déballer voilà qu'on était déjà installé à Amsterdam la froide… Et comme y'a pas de cheminée dans la maison quand j'ai cherché où je pourrais faire vivre une petite flamme. Curieusement je me suis retrouvé dans la cuisine à essayer d'allumer les feux de ma nouvelle amie ! Pas une gazinière cette fois, juste une table de cuisson à gaz, mais quand même cinq feux puissants aux formes accueillantes et rassurantes… je sens la romance de vacances venir… Pas le temps de faire les présentations que déjà ça lui bloblotait au-dessus de la tête, et qu'elle répondait au quart de tour, et que mon p'tit caramel faisait des petites bulles à rythme régulier… C'est presque si j'ai failli râler quand tout le monde m'a lancé allez on sort, faut que tu la lâches ta belle hollandaise papa !
Bon
que j'ai dit mais quand on revient vous me laissez avec elle, on a une conversation sur le feu… j'ai pas râlé parce que finalement je savais que ça devait reposer deux heures… et maintenant à moi Amsterdam et les petites dames que j'ai lancé… mais en voyant le bec de canard de Marie et ses doigts tapotant nerveusement je me suis dit qu'Amsterdam et chocolat c'était bien mieux en fin de compte…
Chocolats et caramel et z'oranges
Ingrédients : 350ml de lait concentré - 150ml de lait - 450g de sucre roux - 100g de beurre - 125g de noix de pécan hachées très grossièrement- 50g de zestes d'orange confits finement émincés - 150g de chocolat noir haché - 75g de chocolat blanc taillé en copeaux – 75g de chocolat noir taillé en copeaux
Versez dans une casserole assez grande le lait concentré, le lait, le sucre roux et le beurre et faites fondre gentiment le tout à feu doux en mélangeant bien. Poursuivez la cuisson jusqu'à ce que le mélange atteigne 115° sur un thermomètre à sucre, attention quand ça commence à attacher c'est difficile à rattraper, donc à surveiller comme le lait sur le feu.
Quand la bonne température de sucre est atteinte, retirer du feu et ajoutez les 150g de chocolat haché. Battez bien la préparation, quelques minutes jusqu'à obtenir un mélange homogène (j'ai même donné à ce moment-là un coup de mixer plongeant).
Ajoutez les noix et les zestes d'orange, remélangez.
Séparez la préparation en deux et ajoutez dans une le chocolat blanc en copeaux et dans l'autre le chocolat noir. Mélangez rapidement si ça reste marbré c'est mieux.
Versez vos deux préparations dans des petites moules carrés environ 15X15 couverts de papier sulfurisé, il faut que ce soit épais d'1cm et demi à 2cm. Laissez refroidir au moins deux bonnes heures (le rebord de la fenêtre c'est parfait en ce moment). Coupez en jolis losanges un peu plus larges que les miens et servez éventuellement avec noix de pécan et des zestes d'orange confits.

Ah au fait… vous de l'autre côté de l'écran, vous et tous ceux qui vous entourent et qui vous touchent, juste une chose ! Bon Noël !

Mais pourquoi… dans le pooooorrrrtt d'Amsterrrrdam y'a des… et va pleuvoir ! est-ce que je vous raconte tout ça…

mercredi 19 décembre 2007

J'aime pas noël ! Enfin, si c'était si simple ça se saurait… et puis d'abord j'ai des bonshommes en pain d'épices à finir moi…

J'aime pas noël… J'aime pas noël… Et j'ai plein de bonnes raisons pour ça et autant de mauvaises ! Tiens, d'abord pourquoi c'est en hiver noël ? Pourquoi en hiver ! Sans doute juste pour que l'on soit obligé de revenir avec le visage violacé et le souffle court parce que ce foutu sapin n'a pas un seul bon sens pour le prendre, il n'en a que des mauvais… du coup il ne passe jamais nulle part et surtout pas par la porte d'entrée. Alors tu le tournes et le retournes en le menaçant d'une fin rapide au barbecue… et pendant ce temps dedans, dans ta propre maison bien au chaud, on crie à tue tête allez papa arrête de jouer on sait que t'a acheté le sapin… comme si moi je le savais pas ! J'aime pas noël…
Bon forcément quand j'ai finalement réussi à le rentrer et que les enfants sont en train de se disputer pour savoir qui va mettre la boule, la rouge, et la guirlande, et le vieux piaf déplumé que je me traîne depuis l'enfance, et l'étoile… je n'entends pas toujours les cris et je regarde l'arbre se faire enguirlander avec un regard béat… n'empêche, j'aime pas noël !
Et puis j'aime pas qu'on me dise quand je dois me remplir la panse et avec quoi je dois me la remplir ! Et d'abord moi je suis l'ami des canards et des dindes… je sais, dit comme ça… mais j'ai toujours eu une passion pour ces petites bêtes même si j'ai toujours pensé qu'elles n'avaient que deux neurones, un pour la patte gauche et un autre pour… manger ! N'empêche que dès que je croise un troupeau de volatils, le couillon le bout de pain à la main, c'est moi… J'aime pas noël… Même si je me souviens avec émoi de quelques foies bien gras de mes amis à plumes qui m'ont mis presque les larmes aux yeux tellement ce gras… ce gras… J'aime quand même pas noël !
Et puis l'autre là avec son costume rouge, je ne l'aime pas non plus ! Elevé en bon petit hispano, moi ce sont les rois mages que j'espérais en rêvant, los reyes magos comme on dit par là-bas… et quand la dernière fois où je suis allé du côté de Barcelone j'ai vu l'homme en rouge au milieu d'une tourmente d'enfants prêts à tout pour lui arracher un bout de barbe, l'ultime souvenir… Et qu'ensuite j'ai vu Totor, Gaspard et Pasl'bazard dans le froid essayant désespérément d'attirer le client en jetant leur poids de bonbons sur le moindre enfant passant à proximité et le regard dédaigneux du gamin qui montrait bien ce que lui inspirait les trois endimanchés de pacotille… je me suis dit que décidément j'aime pas… noël !Et pourtant je suis prêt à défenestrer depuis mon rez-de-chaussée le premier couillon et tous les suivants qui essayeront d'enlever à mon hamster ses dernières illusions sur l'existence du roi du rappel en cheminée ! Même si d'ailleurs y'a pas de cheminée chez nous…Et du coup j'y réponds quoi moi, à mon hamster quand il me regarde inquiet et me dit… au fait papa le père noël y rentre comment chez nous ? J'y dis quoi moi, qu'en fait son petit nom c'est Joe Passemuraille ! qu'il a un poil d'arthrite en ce moment et que du coup il préfère rentrer par le chauffage central ! qu'il est livré par chronopost… Hein j'y dis quoi ! J'aime pas noël !Mais alors pourquoi cette soirée entre nous, cette nuit où de drôles de paroissiens vont et viennent à la maison à des heures où les tout p'tits dorment, ces yeux embrumés de sommeil et pourtant illuminés, ces sourires sans questions ni conditions devant les paquets, ces moments où je retrouve la main de Marie et que je l'écrase comme quand on avait vingt ans… mais alors pourquoi ces moments je ne les échangerais contre rien d'autre… pourquoi puisque… J'aime pas noël !Mes bonshommes en pain d'épices à l'anis pour…Ingrédients pour 5 ou 6 bonshommes et tout ce qu'il faut en étoiles et sapins avec : 250g de farine – 150g de farine de sarrasin (si vous avez de la farine de seigle vous pouvez aussi essayer) – 75g de vergeoise ou de sucre de canne – 1càc de levure chimique – 2càc rase de mélange d'épices (j'ai utilisé ½ de càc d'anis en grains, ½ de càc de gingembre, ¼ de càc de piment de Jamaïque, ¼ de càc de cannelle et ¼ de càc de clous de girofle, le tout réduit en poudre) – 30g d'écorces d'oranges confites émincées puis hachées assez fin - 225g de miel – 75g de beurre - 1oeuf – 1jaune d'œuf
Mélangez dans un saladier, les deux farines, le sucre, la levure, le mélange d'épices et les écorces d'oranges, mélangez bien.
Faites fondre ensemble au micro-onde le miel et le beurre mélangé. Versez ce mélange dans le saladier, ajoutez l'œuf et mélangez bien le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène.
Faites-la tomber sur une table farinée et travaillez-la jusqu'à ce qu'elle ne soit plus friable. A ce moment-là vous pouvez laissez reposer la pâte pendant une paire d'heure, voire toute la nuit histoire que les saveurs se mélangent, ou si vous êtes en retard comme moi passez directement à la suite.
Etalez au rouleau la pâte bien farinée sur une feuille de papier sulfurisé, la pâte doit faire environ 1cm d'épaisseur. Découper en suivant un modèle en bristol de vos bonshommes et avec différents emporte pièces les morceaux restants. Posez-les au fur et à mesure sur des plaques couvertes de papier sulfurisé.Mélangez le jaune d'œuf avec 1càs d'eau et badigeonnez vos créations au pinceau.
Enfournez 15 à 20 minutes dans un four préchauffé à 180°. Laissez refroidir et décorez si vous voulez !
Au fait ma bonnefemme " très disco " en pain d'épice à l'anis elle est bien sûr pour… le Kiki de Dedicacessen ! un Kiki réjouissant et joyeux !
Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/
Et si j'aime pas noël… j'aime bien les cadeaux, les faire et les recevoir et 750g m'en a fait un sacré ces derniers jours, un cadeau de rêve même, un cadeau grâce auquel le nom de mon blog va certaines fois se promener sur le ventre de cuisinières pendant leurs passages à l'acte… culinaire…
750g a réalisé des tabliers avec nos petits noms de blogs, ceux de Mercotte, Alhya, Anne, Requia, Pascale, Aude, Anaik, Claire, Mamina et du mien ! Et en plus ils vont vous les offrir, alors pour savoir ce qu'il faut faire pour ça, vite vite chez 750g en cliquant là : le tablier des blogs !Et bien sûr merci pour cette très touchante idée à l'équipe de 750g et plus particulièrement au chef Damien !

Mais pourquoi, j'ai même failli donner un petit nom à mon confit tellement j'aime les canards… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 16 décembre 2007

Petites recettes sans conséquences… Quand les chocolats croisent l'Angleterre dans une cuisine il se passe de drôles de choses…

Toujours en apnée, je crois maintenant que je ne reprendrai mon souffle qu'en partant en vacances… quand nous aurons oublié ce que nous aurons… oublié et fait ce que nous aurons pu, que la porte de la voiture aura enfin fait clac et que j'aurai prononcé la fameuse phrase... Tant pis Chouchou là on peut vraiment plus faire demi-tour, c'est trop tard… on se passera de toutes ces choses qui nous reviennent en cours de route... tes lunettes, ma revue que je m'étais préparée dessus la table, le numéro du banquier pour lui souhaiter une bonne année avant qu'il regarde nos comptes, de fermer le gaz et d'éteindre les lumières du sous-sol, ta mère... non elle on a fait exprès de l'oublier… de tout ce qu'on va oublier de faire et de prendre, comme toujours ! Mais ça c'est samedi prochain et jusque là la grande course contre la montre continue ! Tic tac… je suis à la bourre… tic tac… de plus en plus…
Mais au moins j'ai presque fini mes carabistouilles de noël et j'ai enfin réussi à faire un clin d'œil très britannique à Murielle et Stanislas dont la Table Monde s'est arrêtée en Angleterre avec une spécialité anglaise d'Angleterre, le mince meat… mais je parle… je parle alors que tic tac… Alors une nouvelle fois ce sera sous forme de petites recettes sans conséquences… et donc pas d'histoire, juste des recettes.
Mince meat pies très irrespectueux…
Ingrédients pour 6 petits moules de : 100g de farine – 50g de beurre bien froid – 1càs de sucre roux – ¼ de càc de mélange d'épices pour cake ou pain d'épices - 6càs bien pleine de Mincemeat (le mincemeat est un mélange de fruits secs et de pleins de choses… ) – 30g de noix de pécan hachées – 1pincée de gingembre, de cannelle et noix de muscade - 1carré de chocolat noir haché par tartelettes
Mettez la farine, le sucre roux et les épices dans un mixer, et mixez jusqu'à obtenir une sorte de sablé. Laissez tournez le mixer et ajoutez en filet 1càs ½ d'eau très froide, il faut que la pâte reste sablée. Faites une boule avec cette pâte, écrasez-la de manière à en faire un disque, filmez et laissez reposer au frais une bonne heure.
Pendant ce temps, mélangez les noix de pécan hachées et les trois pincées d'épices avec le mince meat. Laissez aussi reposer.
Quand la pâte est prête, beurrez puis poudrez de sucre glace vos moules. Etalez la pâte, si elle est trop friable humidifiez-là légèrement. Découpez des ronds légèrement plus grands que les moules, recouvrez-les avec la pâte. Découpez éventuellement des décorations pour vos tartelettes (j'ai choisi de décorer seulement celles qui ne finiront pas enchocolatées), des étoiles par exemple.
Répartissez dans les moules le mince meat au noix et aux épices, couvrez avec la décorations si vous voulez. Enfournez dans un four préchauffé à 190° pendant une vingtaine de minutes.
Si vous voulez restez dans la tradition arrêtez-vous là… Sinon quand ils sont cuit vous pouvez à la sortie du four les saupoudrer de chocolat noir haché (du chocolat aux amandes c'est bien aussi), ensuite il n'y a plus qu'à démouler et à déguster.
Deux chocolats et fruits confits croustillants piquants
Ingrédients : 150g de chocolat noir (j'ai mélangé du noir à pâtisser et un Extra-fondant arrivé tout droit de Suisse grâce à
Claude-Olivier) – 100g de chocolat blanc – 15g d'amandes entières hachées et légèrement grillées – 20à 25g de gingembre confit émincé le plus finement possible – 20à 25g de kumquats confits émincés le plus finement possible - 20à 25g de papaye confite découpée en tout petits cubes – du piment d'Espelette
Faites fondre le chocolat noir au micro-ondes ou au bain marie. Répartissez le ensuite dans des moules en flexipan, j'ai utilisé des petits moules à muffins, ne faites pas une couche trop épaisse pour que ça reste agréable à manger. Laissez refroidir.
Quand le chocolat noir est dur faite de même avec le blanc, faites-le fondre et versez sur la base de noir. Remuez un peu le chocolat blanc encore chaud à la cuillère pour faire un peu fondre le noir et qu'il adhère bien. Posez ensuite de l'amande, de la papaye, un peu de gingembre et de kumquat et finissez par une pointe de piment. Recommencez autant de fois que nécessaire. Laissez prendre le chocolat blanc, en ce moment sur le rebord d'une fenêtre vous aurez juste le temps de faire un café… et ce sera prêt !

Et pour ceux qui veulent tout savoir sur le Mincemeat direction chez Pascale, C'est moi qui l'ai fait !, qui vous raconte tout là : Le Mincemeat

Mais pourquoi, je vais finir par penser que j'ai avalé une pendule à force de faire tic tac… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 13 décembre 2007

Petites recettes sans conséquences… truffes au chocolat pour tout le monde ! enfin tout le monde…

Et pourquoi il n'a pas dix jours de plus ce foutu mois de décembre et pourquoi… pourquoi… pourquoi ! Parce que ce que comme ça je pourrais m'arrêter de courir et tranquillement profiter de ce soleil que je vois couler à travers les fenêtres… Ce soleil qui vient frapper la famille de bêtes à pattes et à poils qui habite sur mes canapés, elles me regardent d'un air de dire tu veux pas venir me gratouiller le ventre pour que j'atteigne vraiment le nirvana… et moi je cours… Alors une nouvelle fois ce sera sous forme de petites recettes sans conséquences… et donc pas d'histoire, juste des recettes. Et cette fois ce sont des truffes, des petites truffes tout chocolat en trois versions, toutes les trois fondantes et croquantes et toutes les trois parfumées…
Truffes aux parfums croquants… la base
Ingrédients pour la base : 200g de chocolat noir (plus le chocolat sera bon, plus les truffes… aussi !) – 15cl de crème fleurette entière – 20g de beurre
Cassez le chocolat en petits morceaux et mettez-les dans un saladier, personnellement je le passe à ce moment-là rapidement au micro-onde afin de le tiédir. Mettez la crème et le beurre dans une casserole et portez le tout à ébullition. Quand le contenu de la casserole est bouillant versez sur le chocolat et mélangez de manière à obtenir la consistance d'une mayonnaise.
Réservez au froid au moins une paire d'heures ou faites comme moi préparez cette partie la veille. Par contre si vous choisissez de parfumer vos truffes il faut le faire avant de mettre le chocolat au froid.
J'ai ensuite choisi de partager cette base de chocolat en trois pour faire trois versions différentes.
Truffes croquantes et… piquantes !
Ingrédients pour environ 8 truffes : 1/3 du mélange de base – 15g de noix de pécan - ½ càc de sucre roux non raffiné - 1càc de sucre d'érable (merci Ninnie !) et si vous n'en avez pas de très bon sucre roux non raffiné – 2 pincées de piment d'Espelette
Le lendemain sortez le mélange de base du frigo.
Coupez grossièrement les noix de pécan, et faites les rapidement dorer à la poêle, ajoutez le sucre roux et laissez caraméliser rapidement. Laissez refroidir puis hachez assez fin.
Mélangez sur une planche la noix de pécan hachées, le sucre d'érable et le piment d'Espelette.
Commencez à façonner des petites boules de chocolat en prenant l'équivalent d'une cuillère à café de chocolat et roulez-la entre les paumes des mains. Dès que vous avez formé une boule roulez-la dans le mélange aux noix de pécan, puis recommencez jusqu'à épuisement des ingrédients.
Réservez au frais avant de déguster.
Truffes croquantes acidulées
Ingrédients pour environ 8 truffes : 1/3 du mélange de base – 10g de gingembre confit - 15g de noix de pécan – ½ càc de sucre roux non raffiné
Emincez le plus fin possible le gingembre en copeaux, puis hachez le tout en donnant quelques coups de couteau en travers sur le gingembre. Mélangez le gingembre à la pâte de base puis mettez le tout au frigo.
Le lendemain sortez le mélange de base du frigo.
Préparez les noix de pécan comme dans la recette précédente, puis roulez les truffes comme indiqué dans la recette précédente.
Truffes croquantes orange-orange
Ingrédients pour environ 8 truffes : 1/3 du mélange de base – 1càc rase de zeste d'orange râpé fin – 1càs de Cointreau - 15g de noix de pécan – ½ càc de sucre roux non raffiné
Mettez dans une casserole le Cointreau et le zeste d'orange et portez à ébullition, faites alors rapidement flamber, puis arrêter la cuisson et mélangez avec le mélange de base.
Le lendemain sortez le mélange de base du frigo.
Préparez les noix de pécan puis roulez les truffes comme indiqué dans les recettes précédentes.
Et dire que dans tout ça le Kiki s'approche… s'approche… s'approche ! décidément je n'ai pas de temps à perdre !

Mais pourquoi, j'avais pas un gingermachin en attente quelque part moi… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 11 décembre 2007

Petites recettes sans conséquences… essayez donc de me prendre mon Carot's cake perso pour voir !

C'est noël ! C'est noël… purée j'aime pas ce mois où je n'ai jamais le temps de rien alors que pourtant j'en aurais du projet ! Mais en plus partant à la fin du mois pour une semaine de vacances terriblement attendue en Hollande, difficile de tout faire… C'est noël ! C'est noël… et comme chaque année pas de Christmas pudding attendant sagement dans le frigo. Et pourtant je l'avais dit l'année dernière, si j'oublie je vais en enfer, et j'avais même craché par terre… bon l'enfer on doit aussi s'y faire… C'est noël ! C'est noël… et je vais quand même essayer de tester mes petites recettes de douceurs avant de partir… Mais pour y arriver, ce sera sous forme de petites recettes sans conséquences… donc pas d'histoire, juste des recettes. Et pour commencer des Carot's Cake perso, donc juste pour un et n'essayez même pas de l'enlever des mains de celui qui les mangent… ou alors c'est que vous êtes une aventurière !
Carrot's cake perso que t'essaye même pas de me le prendre…
Ingrédients :
Pour les cakes : 100g de sucre roux – 75g de beurre – 3cl d'huile d'arachide – 2 œufs –100g de farine – 5g de levure chimique – 1càc bien pleine de mixed spices (mélange pour les cakes) - 120g de carottes râpées – 25g de noix hachées – 25g de noix de pécan hachées – 25g gingembre confit - 1càs de zestes d'orange
Pour le nappage : 75g de beurre coupé en petit cubes - 50g de St Moret coupé en petit cubes - 125g de sucre glace - 1càs de miel liquide clair le plus neutre possible
Il faut commencer par la crème de couverture en utilisant du beurre et de la cream cheese bien froide. Mettez le beurre et la cream dans un mixer et mélanger bien. Ajoutez ensuite les ingrédients restant et faites tourner jusqu'à obtenir un mélange bien homogène. Dès que c'est le cas, hop au moins une heure au frigo !
Pour le cake, mettez dans un mixer le sucre, le beurre et l'huile et faites tournez jusqu'à rendre la pâte bien lisse. Ajoutez les œufs un par un toujours en mixant. Ajoutez la farine, le mixed spices et la levure préalablement mélangée. Faites tournez jusqu'à obtenir une pâte mousseuse. Versez dans un saladier et ajoutez les carottes, les deux sortes de noix, le gingembre confit et le zeste d'orange, mélanger rapidement. Versez dans des moules que vous aurez au préalablement beurrés (vous pouvez alors choisir de faire un modèle plus familial dans un moule à cake classique).
Faire cuire à 180° pendant une vingtaine de minutes (attention le temps diffère selon la taille).
Ensuite il faut attendre qu'il soit bien froid, lui mettre sur la tête un peu de nappage, de lui arranger le nappage joli, une petite écorce d'orange et… essaye pour voir de me le prendre !


Mais pourquoi, bon et maintenant gingerbread man or not gingerbread man… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 7 décembre 2007

La bolognaise est mon amie ! la bolognaise est votre amie ? Et voilà comment on finit par lancer un bolognaise day !

Je vais faire de la nouille… souvent quand j'étais encore tout seul et que quelques amis passaient à la maison, c'était ma réponse vite fait bien fait… je vais faire de la nouille… Et c'était parti ! de l'eau, quand j'y pensais du sel, hop sur le feu, hop les nouilles… et hop on mange… Bon, ça c'est la théorie ! Il faut dire qu'à l'époque j'avais des amis prévenants qui venaient presque toujours accompagnés de la copine, celle qui justement n'a personne en ce moment… alors entre la fille et les nouilles… le choix était vite fait !
Dans la pratique, la vie de la nouille était très aléatoire et sa fin souvent dramatique, tout pouvait lui arriver ! Elle pouvait cuire quelques heures, proposant au final comme une sorte de soupe à la farine, t'es sûr qu'il y a eu des nouilles là-dedans ? qu'on me demandait… A un moment je suis même devenu " celui qui arrive même à carboniser des nouilles " et tout ça pour une toute petite casserole de spaghetti's que j'avais réussi à réduire à l'état de charbon de bois… c'est quand on a commencé à sentir la fumée, très forte, très acre, que je me suis levé tel Zébulon en criant p'tain les pâtes !
Et puis un jour, un de mes amis a craqué, un qui avait encore faim après avoir consciencieusement jeté le contenu de son assiette dans ma plante verte, il a craqué et il m'a dit, tu sais tu devrais peut-être faire une petite sauce, ça pourrait peut-être sauver le truc… Une sauce comme dans la salade tu veux dire que j'ai répondu ? Là, j'ai lu dans ses yeux tout ce qu'il pensait que j'étais capable d'inventer des pâtes à la main et une sauce salade pas loin et après un frisson il a juste précisé… non pas comme dans la salade, comme dans les pizzerias, une bolognaise quoi ! De la bolo… de la bolo… le temps que je me gratte la tête, il précisait déjà, cherche pas la prochaine fois j't'en fais une, t'auras qu'à copier !
Et effectivement la fois suivante, il me l'a faite sa petite sauce. Elle n'avait rien d'extraordinaire d'ailleurs, un peu de
viande revenue dans l'huile d'olive, un oignon, quelques herbes, une petite boîte de sauce toute faite… j'ai dû en oublier des bouts depuis. Mais finalement en deux coups de cuillère à pot la sauce était là, et puis les pâtes comme elles sont juste à point tu les mets dans la sauce et c'est tout ! qu'il a précisé. C'est tout… que j'ai répété imaginant déjà ce que je pourrais en faire… c'est tout ! qu'il a insisté.
Par la suite on a continué à se retrouver régulièrement et aussi régulièrement je disais, bon je vais faire de la nouille… mais ce qui avait changé c'est que tout le monde me suivait alors vers la cuisine le temps que je les fasse et le temps qu'on les mange. Et on les mangeait et curieusement j'ai remarqué que les filles repartaient moins souvent avec mes amis…
Une d'elles un matin en partant m'a même regardé avec une petite flamme dans les yeux et là elle m'a dit… c'était bien hier soir, vraiment bien… tes pâtes… Pendant une seconde je me suis demandé si je n'allais pas refaire de la colle à la farine histoire de lui apprendre qui c'était Raoul ! Mais le clin d'œil qu'elle m'a alors envoyé m'a tout fait oublier… C'est depuis ce jour-là que j'ai toujours considéré la bolo comme une amie… Et vous ???
Mon ragout de pâtes à la bolognaise…
Ingrédients : 500g de pennes - 600g de viande hachée de bœuf et 150g de veau haché – 1càc de fenouil en grain – 1càs de beurre – 1càs d'huile d'olive – 75g environ de céleri branche émincé – 5oignons nouveaux émincés - 5gousses d'ail en chemise écrasées – 1/2càc d'origan – 3 feuilles de laurier - 2 pincées de piment d'Espelette - 50g de tomates séchées – 10cl de vin blanc sec – 800g de tomate en boîte – 1càc de sucre en poudre – 150g de cèpes coupés surgelés – 100g de lard fumé coupé en très fines tranches - 2ou 3càs de persil plat haché – sel - parmesan
Faites cuire les pâtes selon les indications du paquet. Si vous le pouvez, finissez la cuisson des pâtes en même temps que celle de la sauce.
Versez dans une grande sauteuse l'huile et le beurre et faites chauffer à feu moyen. Ajoutez les graines de fenouil, laissez griller 1ou 2 minutes. Ajoutez ensuite 50g de céleri, les oignons, et l'ail, mélangez et faites fondre les légumes pendant 3ou 4 minutes. Ajoutez les viandes hachées et émiettez-les dans la cocotte tout en les mélangeant autres éléments. Ajoutez l'origan, le laurier et le piment, montez le feu et laissez colorer la viande de tous les côtés. Ajoutez les tomates séchées, versez le vin, et laissez cuire jusqu'à ce que le vin soit pratiquement évaporé.Versez enfin les tomates en boîte et le sucre en poudre, salez, remuez bien, couvrez et baissez le feu. Laissez blobloter pendant au moins 20minutes. Découvrez alors et laissez la sauce se concentrer jusqu'à la consistance voulue.
Pendant ce temps dans une autre poêle sur feu vif faites colorer rapidement les tranches de lard et ajouter les champignons jusqu'à ce qu'ils soient dorés eux aussi. Ajoutez alors le persil et le céleri restant, mélangez bien le tout et coupez le feu.
Mélangez rapidement le contenu de la poêle avec la sauce à la tomate. il n'y a plus qu'à mélanger avec les pâtes, que vous n'aurez pas trop égouttées, à servir et à couvrir généreusement de parmesan et si vous aimez d'une pointe de piment.
Et si la bolognaise est aussi votre amie, retrouvons-nous pour la fêter le 12 janvier prochain avec toutes vos recettes ! Et peut-être trouver à cette occasion la reine ou le roi de la bolo ! Pour participer c'est simple, vous avez un mois pour trouver votre recette, avec vos ingrédients, vos proportions… et surtout avec quoi vous la mangez… les pâtes ne sont qu'une possibilité…
Ensuite si vous avez un blog, vous publiez votre recette sur votre blog entre aujourd'hui et le 12 janvier prochain et vous m'envoyez votre prénom, le nom de votre blog et la photo de votre plat
(n'hésitez pas à raconter votre histoire avec la bolo…) et hop direction mon mail, là : Mon mail
Et si vous n'avez pas de blog vous m'envoyez votre prénom et la photo de votre plat (n'hésitez pas à raconter votre histoire avec la bolo…) et hop direction mon mail, là : Mon mail
Et moi le 12 janvier je publierai toutes vos recettes !
Au fait il n'y a rien à gagner si ce n'est le plaisir du partage… c'est déjà bien non ? et n'hésitez pas à reprendre le logo… mais rien d'obligatoire bien sûr !

P.S. : Et pendant ce temps le confit qui finira dans le cassoulet fait blob blob blog...

Mais pourquoi, maintenant un p'tit cassoulet et je suis prêt pour les fêtes… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 6 décembre 2007

Entre le cassoulet et moi c'est une veille histoire, et les veilles histoires, elles finissent mal… en général !

Je sentais bien depuis le temps que je ne pourrais pas lui échapper, qu'un jour il finirait bien par me rattraper, qu'on se retrouverait finalement. Un peu comme dans ces films américains où le témoin protégé a beau avoir changé de tête, de ville, de femme et d'enfants et être sous la protection du FBI et de la NSA réunie… rien n'y fait, rien. Un jour ou l'autre, à l'angle d'une rue il est toujours rattrapé par son passé et il fait la mauvaise rencontre au mauvais moment ! ça finit toujours mal, y'a pas. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé quand je me suis retrouvé face à face avec lui chez Gracianne et Estèbe où il se tenait fièrement, un défi dans les yeux… Dessine-moi un cassoulet… si tu l'oses, semblait-il me dire !
Il faut dire que moi je n'ai tué personne, ni même témoigné contre personne, que moi finalement je n'ai rien fait… enfin presque… J'ai juste cuisiné un cassoulet et après je l'ai enterré dans le jardin ! Forcément, dit comme ça… C'est d'ailleurs pour ça que je n'en parle jamais et que je porte ma croix en silence, parce que sinon il faudrait raconter l'histoire, toute l'histoire…
Tout ça a commencé il y a quelques années à quelques jours de mon anniversaire où comme souvent j'étais en train de me triturer l'esprit à la recherche du menu que je ferais à cette occasion. A l'époque la cuisine et moi on était déjà en couple et c'était encore la période heureuse des grandes découvertes et de la vie facile, quand on se prend encore par la main et que l'on redécouvre le monde dans les yeux de l'autre, la cuisine et moi c'était comme ça à l'époque on vivait dans une béatitude heureuse !
Alors j'ai joué les fièrots, les gros bras, les tatoués quoi… sûr que ma cuisine ne me lâcherait pas, elle ne pouvait pas… alors j'ai lancé fièrement à Marie, ça sera cassoulet ! Comme elle a une petite habitude de mes emballements subits et des catastrophes que cela peut entraîner… parfois ! Elle a bien tenté un t'es sûr Chouchou, un p'tit truc plus simple, c'est non… Mais j'étais comme les chutes du Niagara, incontrôlable, bouillonnant, rien ne pouvait plus m'arrêter ! Et puis j'avais déjà tâté du confit de canard et puis j'avais déjà tâté du haricot, alors un cassoulet with all the fingers in the nose que je me le ferai et qu'on m'appelle Niagara d'abord ! Et ça s'est passé comme dans un rêve, au début…
J'avais même sorti la cocotte en fonte noire, celle que Marie appelle Haaa la cocotte… avec une voix pesante, chargée de reproches. Faut dire que celle-là c'est du modèle XXXL où un demi mouton entre debout. Ma mère l'avait achetée au cas où elle aurait du monde, un jour… Et puis ne voyant venir ces vieilles amis qu'une part une, elle me l'avait donnée en me disant toi qui a une famille nombreuse… Et j'ai eu beau lui dire qu'il me faudrait au moins une équipe de rugby pour utiliser un tel monstre, elle a insisté, insisté, et je suis reparti avec… Et moi j'ai convaincu Marie en lui disant que ça nous ferait une baignoire de secours au cas où on aurait du monde, un jour… et depuis elle attendait en nous encombrant la moitié de la cave.
A suivre…
En attendant, je me suis préparé à cette nouvelle rencontre en cuisinant une recette de faux cassoulet très métissé… une recette qui doit beaucoup à Murielle qui remplit parfois mon frigo de choses bien étranges et à une recette de boucané de Mimosa.
Faux cassoulet métisse du boucaneur
750 g de viande boucanée (viande de porc fumée à la manière réunionnaise) - 2càs d'huile de tournesol - 2 oignons rouges émincés - 10 oignons grelots coupés en 4 - 5 petites gousses d'ail épluchées, dégermées et écrasées - 5 tomates pelées hachées grossièrement - 1 càc rase de curcuma - 2 ou 3 petites branches de thym frais - 2 ou 3 feuilles de laurier - 2 piments oiseaux rouges - 20cl d'eau - 1boîte de 450g de haricots blancs – sel – piment d'Espelette - origan
Faites bouillir une marmite d'eau et dès ébullition mettez les morceaux de boucané, laissez-les cuire une dizaine de minutes. Egouttez ensuite la viande, puis coupez-la en tranches d'environ 2cm.
Mettez l'huile dans une cocotte sur feu moyen et quand elle commence à être bien chaude ajouter la viande et faites-la dorer sans trop insister. Ajoutez les oignons, mélangez bien et laissez-les jusqu'à ce qu'ils deviennent transparents. Ajoutez l'ail, le thym et le laurier, remuez bien, ajoutez le curcuma et remuez encore. Versez l'eau en raclant bien le fond de la cocotte. Ajoutez la tomate et les piments, salez et mélangez une nouvelle fois.
Couvrez et laissez blobloter à feu modéré pendant 30 à 40 minutes.
Ajoutez les haricots et mélangez puis prolongez la cuisson pendant une dizaine de minutes à couvert et 5 à découvert. Il n'y a plus qu'à servir comme vous voulez avec une pincée de piment d'Espelette ou d'origan.

Mais pourquoi, et dire que j'ai une bolognaise sur le feu depuis une semaine moi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 3 décembre 2007

Quand les croquetas sont là maintenant moi je crie épicez... épicez-moi !

Huyyyyy las croquetas del niño pero dónde están las croquetas ! Quand nous entrions chez Maria, c'est le cri qui était réservé à mon entrée, un cri qu'elle poussait juste avant de m'étouffer entre les deux montagnes qui lui servaient de poitrine… Il faut dire qu'elle avait l'affection débordante, elle me décoiffait en me frottant le cuir chevelu en m'embrassant les joues et le front à pleine bouche, cette bouche qui restait dessinée au rouge à lèvres… Je ressortais toujours de ses bras avec une tête de piaf peinturluré passé au presse-purée.
Maria, la Maria comme on disait à la maison, était une amie de mes parents et elle l'est restée très longtemps, jusqu'à ce que ma mère lâche son inévitable elle est gentille mais elle aime vraiment trop critiquer… Une phrase qui signifiait que ma mère, qui elle détestait critiquer, allait passer en revue les trop nombreux défauts de celle qui à la fin de sa tirade ne serait plus qu'une ex-amie, comme toutes les autres…

Mais avant ce moment et pendant longtemps Maria était donc la bonne amie de la famille et ce qu'elle aimait plus que tout c'était que sa maison se remplisse d'amis et d'enfants, de rires et de chants comme sur… Enfin Maria aimait le bruit rassurant de l'amitié. Et moi j'aimais bien aller chez elle parce que les gens ne vivaient pas exactement comme chez nous, on parlait très fort, encore plus que chez des espagnols "normaux", et on chantait encore plus fort et les éclats de rire couvraient le tout et surtout on y mangeait… mes croquettes préférées !

Rien, je n'ai rien fait ! nous disait-elle toujours. Mais en arrivant dans la cuisine on était à chaque fois surpris que l'on puisse en mettre autant, partout, sur chaque centimètre de table, d'étagère, tout était couvert de nourriture et quelques fois sur plusieurs étages, il y en avait jusqu'à sur les rebords des fenêtres. A cette époque c'était un classique chez les espagnoles que mes parents
fréquentaient de remplir les tables de nourriture jusqu'à ce que plus rien ne puisse y rentrer. Mais chez Maria c'était pathologique, il en fallait encore et toujours plus, on ne va quand même pas manquer chez moi se défendait-elle quand on s'étonnait qu'elle ait fait à manger pour 80 alors que nous étions une douzaine autour de la table !
Et le pire c'est qu'elle remarquait les petits points faibles de chacun… les petites olives fourrées de l'un et los boquerones, comme on disait pour parler des anchois, pour l'autre et à qui le chorizo coupé plus que fin et à qui las croquetas… las croquetas pour c'était moi ! Et je savais qu'elle ne les avait pas perdues mais bien cachées pour pouvoir mieux les trouver et me les donner.

C'était un rituel enfantin mais il m'allait bien du haut de ma douzaine d'années, elle courrait dans la cuisine en agitant les bras dans tous les sens et en criant mais où sont-elles ! mais où sont-elles ! et invariablement après avoir ouvert tous presque tous les placards, elles apparaissaient ces merveilleuses croquettes de poisson derrière une des dernières portes qu'il restait à ouvrir. Elles étaient là, toutes chaudes, toutes croquantes comme si le placard les gardait au chaud ou comme si Maria nous avait guetté pour les y cacher au dernier moment… Là, elle m'installait sur son grand canapé avec ma montagne de croquettes personnelles et partait s'occuper des autres pendant que je me perdais dans la gourmandise… et curieusement sa fille m'attendait toujours là, et curieusement ce n'était pas les croquettes qu'elle regardait en souriant… mais à cette âge c'est vrai que les filles sont bêtes !
Et comme je n'ai jamais retrouvé le goût des siennes, mes croquettes à moi ont voyagé pour finir toutes épicées…
Indian's fish cake épices et compagnie
Ingrédients : 400g de filet de cabillau coupé en cube – 250g de pommes de terre à purée cuites et pelées – 1càs d'huile de tournesol ou d'une autre huile neutre – 1oignon moyen grossièrement haché – 2gousses d'ail dégermés et grossièrement hachés – ½ ou 1petit piment oiseau coupé en deux et épépiné - 1càc de gingembre râpé – 1càc de curcuma – 2càc de garam massala – 3càc de coriandre en grain – 5tiges de coriandre fraîche hachées grossièrement – 1blanc d'œuf - du sel – de la maïzena – de la chapelure – de l'huile pour la friture
Commencez par mélanger le curcuma, le garam massala et la coriandre en grain dans un mortier et écrasez le tout ensemble, ne réduisez pas totalement en poudre.
Mettez ensuite la càs d'huile dans une poêle sur feu moyen, puis versez-y l'oignon. En remuant souvent attendez que l'oignon soit devenu bien transparent, qu'il commence à peine à colorer. Ajoutez alors l'ail, le piment et le gingembre, remuez et poursuivez la cuisson de 2 ou 3 minutes. Ajoutez ensuite la moitié du mélange d'épices et poursuivez encore la cuisson pendant une minute, coupez alors le feu.
Mettez dans le bol d'un mixer les cubes de poisson et hachez-les jusqu'à obtenir un mélange filandreux. Ajoutez les pommes de terre et redonnez quelques tours de mixer. Versez ensuite sur ce mélange le contenu de la poêle et les tiges de coriandre hachées, salez. Mixez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène mais où il peut encore y avoir des petits morceaux, n'insistez pas trop. Laissez reposer une petite heure au frais.
Façonnez les boulettes de la taille d'une bonne cuillère à soupe, passez les d'abord dans la mazaïna, donnez leur une forme de palet, passez ensuite dans l'œuf et finalement dans la chapelure. Il n'y a plus qu'à les frire dans une huile à environ 180° jusqu'à ce que les croquettes soient bien dorées et croustillantes, à les posez ensuite sur du papier absorbant, à saupoudrer avec les épices restantes. Couvrez-les de différents chutney et essayez de les fournir aussi vite qu'elles sont mangées…
Salmon fish cakes aux parfums Thaï
Ingrédients : 500g de saumon coupé en gros cubes – 1 ou 2càc de pâte de curry rouge toute prête – 1jaune d'œuf – 3 ou 4cm de tiges de citronnelle émincées le plus fin possible – 2 càs de jus de citron vert – 1càs de nam pla (ou de nuoc nam à défaut) – 1càs de sucre de palme (ou roux à défaut) – 3càs de Maïzena – quelques feuilles de coriandre - sel et poivre
Mettez le saumon et la pâte de curry dans un mixer et donnez quelques tours de manière à bien mélanger les deux éléments. Ajoutez alors le jaune d'œuf, la citronnelle, le jus de citron, le nam pla, le sucre et 1càs de Maïzena, faites tournez le mixer jusqu'à obtenir un mélange homogène encore assez grossier, il ne faut surtout pas trop mixer.
Façonnez les boulettes de la taille d'une bonne cuillère à soupe, donnez leur une forme de palet, posez une feuille de coriandre sur chaque boulette et appuyez bien, passez ensuite dans la mazaïna.
Il n'y a plus qu'à les frire dans une huile à environ 180° jusqu'à ce que les croquettes soient bien dorées et croustillantes, à les poser ensuite sur du papier absorbant. Servez-les avec des petites sauces à base de sauce soja et de sauce pimentée.
Et pour retrouver la recette de Croquetas de crévétas… cliquez sur la photo.
miam miam cours de cuisine 80 épices ou 40 épices épice par épice
Et comme les épices sont au programme, je vous rappelle qu'un stage de cuisine consacré aux épices est encore à gagner ce mois-ci ! Le mois dernier Patrick de l'association Miam Miam a joué les pères noël en faisant gagner trois stages à la place d'un. Et ce sont donc Aurore, Nedra et Edith qui vont aller passez ce moment privilégié à la découverte des épices ! Si vous voulez tenter votre chance, vite vite des épices, vite vite votre petite recette et rendez-vous à la fin décembre pour les résultats !
Pour déposer votre recette cliquez là : Epices !

Mais pourquoi, bon il serait temps de se préparer l'estomac aux fêtes à venir maintenant, est-ce que je vous raconte ça…