dimanche 26 février 2006

Comment apprendre quelques gestes de premiers secours culinaires à son IL… afin de ne plus le retrouver errant devant le frigo !

L'autre jour en traînant sur les blogs, je tourne deux fois à gauche et je tombe chez Leilana et sur un de ses messages où j'apprends qu'après une dure journée, en rentrant chez elle, elle a retrouvé son IL errant dans la cuisine qui lui dit, je cite : "j'savais pas quoi préparer, j'voulais faire une pizza, mais j'savais pas....". Le fin mot de l'histoire c'est que Leilana a fait elle-même à manger, comme d'habitude, et que nous échangeons depuis sur les possibilités de mettre au point un programme éducatif titré " la cuisine n'est pas mon ennemi " pour son IL.
Je sais que je peux l'aider parce que moi aussi j'ai été comme son IL … mais j'ai des excuses ! Par exemple ma mère est espagnole, j'en vois déjà qui hochent la tête comme les petits chiens des voitures. Effectivement dire que je ne faisais pas grand chose à la maison quand j'étais petit, c'est peu dire… il a dû m'arriver une ou deux fois d'utiliser mes propres mains pour tenir une fourchette et amener la nourriture de l'assiette à ma bouche mais je n'en suis même pas sûr… Et quand j'étais jeune célibataire ça a continué, c'est bien simple je mangeais pas, je lavais pas, je rangeais pas… Vous voyez la chambre de vos enfants??? refermez la porte, ne dites rien pendant 20 ans, puis ouvrez à nouveau et voilà, vous avez une idée de ce que ça pouvait être… et puis un jour, faut dire que je commençais à mourir de faim devant le frigo à griffer la porte sans la moindre réponse… un jour, j'ai allumé le gaz…
C'est pas rien !!! Vous avez vu la guerre du feu ? ben pareil… houu !!! le feeuuuu !… ensuite j'ai passé la main dessus, évidemment je me suis brûlé… mais surtout ça a senti le cochon brûlé, je crois que ça a été ça le déclic, le cochon brûlé… Quand on a faim et que ça sent le cochon brûlé, on fait des associations, feu-manger d'abord, et après les choses s'enclenchent doucement… j'ai ouvert le frigo, j'ai cuit et pas mal brûlé de choses, j'ai découvert l'évier et le lave-vaisselle… et puis et puis… du coup si vous avez un de ces IL (ou ELLE d'ailleurs…) commencez par des exercices simples, ne l'effarouchez pas d'emblée !!! Essayez par exemple de lui faire préparer les petites tartinades suivantes et peut-être il vous dira alors, humm bon !!! et ira jusqu'à déposer ses instruments directement dans le lave-vaisselle… peut-être mais... ,-)
La première recette est à moi, la deuxième est une des extrêmement trop bonnes recettes de Choupette, même si je n'ai pas pu m'empêcher d'en changer quelques détails…
Sardines écrasées à la crème
Ingrédients : 1 boîtes de sardines de 125g – 2càs de crème fraîche – du piment en poudre de préférence d'Espelette (mais tout autre le fera aussi bien)
Egouttez l'huile des sardines, enlevez les arêtes et les " nageoires ", tout ce que vous n'avez pas envie de manger. Mettez-les dans un plat, ajoutez la crème, écrasez à la fourchette, saupoudrez avec le piment. Servez avec du pain bien toasté.
Maquereau au poivre en rillettes (l'originale de Choupette est !)
Ingrédients : 100g de maquereaux fumés au poivre – 50 de beurre ramolli – ½ échalote finement hachée – ½ de ciboulette ciselée – le jus d'1/2 citron
Enlever la peau des maquereaux et secouer le poivre. Mettez-les dans le bol d'un mixeur avec le beurre et l'échalote. Mixez l'ensemble de manière à obtenir un mélange encore grossier. Mettez dans des petits pots. Au moment de servir saupoudrez avec la ciboulette et faites griller un bon pain tout chaud.

Mais pourquoi est-ce qu'IL… pardon, est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 23 février 2006

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… cette fois je sais, c'est parce que Mathilde me l'a demandé !!!

Merci Mathilde d'être avec nous et maintenant à vous... Dorian… Dorian!!!
Pardon… oui moi… d'abord merci de m'accueillir ici au sein des blogueurs anonymes, moi aussi je suis un blogueur ! C'est une vieille et édifiante histoire… au début, au début… j'ai commencé comme beaucoup en allant dans les lieux publics, surtout chez m'dame Toinette. C'était bien, c'était chouette, mais peut-être trop bruyant, faut dire qu'il y en avait du monde… Après je suis allé chez m'dame Taous, une bien belle maison, où on vous accueille dans La cuisine au coin du feu… et puis, avec mon caractère, enfin… mais j'avais vu un lien, un lien qui z'appellent ça, d'une autre dame, ma'ame Kscades, nous, il nous arrive de dire ma'ame Anne, et un jour après avoir beaucoup hésité, j'ai fait clic dessus… et là je suis tombé chez elle et y'avait de la cuisine mais pas seulement, y'avait tout plein d'autres choses, des choses de tout… et là j'me suis dit c'est ça que j'aimerai faire… et puis comme y'avait encore d'autres liens, ceux d'autres dames que je connaissais d'avant, des dames Mercotte, Céline, ou encore Lili… et d'autres, plein d'autres que je connaissais pas… et j'suis allé voir, c'était plein de trucs de partout, c'était tout différent, y'avait plein de choses… C'est là que je me suis dit bougre de d'imbécile, c'est vraiment ça que tu as envie de faire toi aussi !
Et là, ça a vraiment commencé… j'avais attrapé la blogomanie…
D'abord, je me suis bien gratté la tête en me disant qu'est-ce tu vas bien pouvoir raconter, et puis aussi, mais pourquoi est-ce que tu vas leur raconter ça, pourquoi leur raconter ça… et en même temps je l'ai écrit, pourquoi est-ce que je vous raconte ça… et j'avais pas d'réponse alors je me suis dit je vais leur demander, eh bien y m'ont jamais répondu !
Du coup je continue à me poser la poser question tout le temps, au début de temps en temps et pis de plus en plus, et maintenant je me la pose même pendant les vacances !!! Faut dire que ça grouille de plein de bonnes choses dans c't'engeance, et pas seulement des choses qui sont bonnes pour l'estomac, il y en a aussi des qui sont bonnes pour la tête et même des fois bonnes pour le cœur…
Alors en fin de compte mesdames, messieurs, vous êtes bien gentils mais je crois à la réflexion que je vais pas arrêter, pas arrêter du tout puisque finalement j'ai toujours voulu être un bloooooooooooggguueeeeeuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!
Voilà normalement il doit y avoir les réponses au questionnaire que m'a transmis gentiment Mathilde il y a quelque temps (je sais j'en ai d'autres sur la pile…je suis en train) :
1) Comment avez-vous découvert les blogs culinaires ?
2) Quel blog vous a le plus inspiré ?
3) Pourquoi vous êtes vous lancé dans l'aventure ?
4) Pourquoi avez-vous choisi ce nom pour votre blog ?
5) Petit bilan personnel: ce que le blog vous apporte.
Et puisque tout ça c'est surtout d'la faute de mame Anne (merci Anne!!!)… je me suis dit qu'une des recettes que j'ai piquée (et que j'ai à peine changée cliquez pour avoir sa version) chez elle ça serait bien pour finir !!!
Le poulet au thym
Ingrédient : 1 poulet coupé en morceaux (8 normalement) – 20g de beurre – 8 tranches très fines de poitrine fumée – 8 brins de thym – 1càs de farine – 1 ou 2 oignons – 4 gousses d'ail – 3 tomates – 1 verre de blanc – 10 olives (plus si vous aimez moi j'ai la pré-ado qui aime moyen donc…) – sel et poivre
Prenez les morceaux de poulet un par un, poivrez-les puis mettez un brin de thym dessus et entourez-les ensuite avec une tranche de poitrine autour. Attachez le tout avec de la ficelle. Faites chauffer le beurre dans une cocotte minute et mettez le poulet à brunir dedans, il doit être bien doré de partout (faites-le en plusieurs fois si nécessaire). Ajoutez l'oignon émincé pas trop fin, mélangez, ajoutez la farine et mélangez de nouveau. Ajoutez ensuite l'ail tel quel, les tomates pelées épépinées et concassées grossièrement et le vin blanc.
Couvrez la cocotte et laissez cuire 10min. après déclanchement de la soupape.
Anne conseille de blanchir les olives à l'eau bouillante, moi j'ai oublié et c'est passé mais elles risquent d'être trop salées, de plus quand Anne dit… ,-). Ensuite vous ajoutez les olives dans la cocotte et vous redonnez quelques minutes de cuisson à feu doux. Le plus long dans la recette c'est de défaire les nœuds… ,-)

Alors finalement, mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça…

mardi 21 février 2006

La Saint Valentin le 20 février, Pâques en juin et Noël on verra s'il y a de la place en 2007, quand on n'a pas d'mémoire on s'arrange avec les dates!

Il y a quelques jours, un peu avant que je ne parte en vacances, je recevais un petit mot de Cannella de la Zuccheriera, une invitation à publier pour le 14 février, jour de la Saint Tralalin une douceur destinée à l'occasion. Je ne suis pas très Saint Pinvlindin, déjà parce que moi et les dates… donc du coup j'essaye d'éviter les mauvaises habitudes comme de fêter Noël ou les anniversaires, alors la Saint Poilaumin… et en plus le 14 j'étais du côté de Pembury, donc les choses devenaient de plus en plus difficiles ! C'est alors que Cannella a eu la bonne idée de me dire, t'inquiète pas si ce n'est pas le jour, c'est pas grave du moment que tu participes… Fêter quelque chose n'importe quel jour, c'est plus dans mes cordes et puis le faire un jour alors que plus personne ne s'y attend, l'idée m'a bien plu ! Du coup aujourd'hui je me suis lancé dans un " After Saint Valentin pour deux… ", forcément pour deux c'est mieux… reste un problème, il fallait le faire sans que Marie ne s'en rende compte (du coup les photos c'est moi… oui je sais!!!).
Habituellement dans ces cas-là j'use de la ruse de l'expulsion. Pour expulser Marie, quand elle ne travaille pas bien sûr, j'ai une ruse de vieil indien, dite la ruse des comptes positifs… C'est simple je me mets devant les comptes, front plissé, regard mi-hagard, mi-horrifié, normal quoi… et au bout d'un moment quand elle passe par là, je relève la tête les yeux éclairés d'espoir et je lâche : tiens ça va mieux que je pensais les comptes ! et là il n'y a plus qu'à lâcher la phrase magique : " ça serait peut-être le moment d'acheter… ", je laisse un silence… là je prie en espérant qu'elle évite certains articles qui laisseraient notre banquier sans oxygène, mais généralement Marie est très raisonnable, elle propose donc, j'acquiesce d'un mouvement de tête et avant qu'il soit fini j'entends la voiture tourner à l'angle de la rue. Aujourd'hui pas la peine de ruser, Marie est malade (l'Angleterre ça réussit pas à tout le monde, à moins que ce ne soit le retour…), donc j'ai juste fermé la porte et hop direction la cuisine pour faire " l'After Saint Valentin pour deux… " composé d'un Café crémeux à l'amaretto, inspiré de celui vu sur le Food du mois et de deux petites mousses au chocolat, les amandes au caramel, c'est parce juste qu'il en restait…
Café crémeux à l'amaretto
Ingrédients : 2 cafés bien serrés et bien chauds – 2 càs de golden syrup (un sirop de canne ou sirop d'érable c'est bien aussi, évitez quand même les sirops contre la toux) – 4 cl d'amaretto (liqueur d'amande) – Quelques pistaches caramélisées (voir à la fin des recettes) – 10 cl de crème chantilly (de préférence maison, vous faites comment vous ? la mienne était moyenne)
Dans deux verres, versez un café et la moitié de l'ameretto, mélangez, vous pouvez sucrer si vous aimez. Déposez la crème chantilly par-dessus, puis quelques pistaches caramélisées découpées en six, en petit quoi, puis le sirop, puis quelques morceaux de pistaches à nouveaux. C'est prêt !
Mousse au chocolat
Ingrédients : 125g de chocolat à croquer – 60g de beurre – 4 jaunes d'œufs – 3 blancs – 50g de sucre – 1 pincée de sel
Faites fondre le chocolat, au micro-onde c'est bien (je sais j'avais dit que je ferais plus…). Ajoutez le beurre coupé en morceaux, repassez quelques secondes au chaud si c'est trop figé. Mélangez les jaunes d'œufs et le sucre au fouet jusqu'à obtenir une pâte jaune pâle et très légère. Ajoutez au chocolat, il doit encore être tiède mais pas brûlant. Fouettez les blancs et une pincée de sel en neige bien ferme. Incorporez les blancs dans la préparation précédente, doucement en soulevant, sans trop les casser.
A ce moment vous avez deux choix, soit vous mettez dans un joli bol, et au frigo une bonne paire d'heures et vous servez ensuite avec deux cuillères à soupe, ça l'fait. Soit vous faites comme moi petits pots que vous pouvez alors aromatiser ou napper. Pour deux j'ai mis au fond une couche de mousse, une càf de marmelade d'orange déposée au milieu du pot, un couche de mousse et des pluches de peau d'orange dessus. Pour les deux autres j'ai broyé très fin au mixeur des amandes caramélisées et j'ai saupoudré la mousse avec (vous pouvez être plus généreux que moi).
Pour les amandes et les pistaches caramélisées, j'ai pris 50g de sucre - 70g d'amandes grossièrement hachées ou de pistaches, elle doivent être non salés et légèrement grillées - une càs d'eau. Mettez sur le feu dans une casserole le sucre et l'eau et faites cuire jusqu'à obtenir un caramel bien doré (attention ça brûle vite). Mettez les amandes ou les pistaches et donnez quelques tours sur le feu. Etalez sur un papier sulfurisé et attendez que ce soit froid. Découpez en morceau puis utilisez selon les recettes ou grignotez tel quel.

Mais pourquoi est-ce que, c'est quand déjà au fait l'anniversaire de Marie… ah oui le 37 juillet ! je vous raconte ça…

samedi 18 février 2006

Il a neigé sur Yesterdaaaayyyyyy… et sur Pembury il ne pleut pas !!! Même pas pour nous donner envie de partir…

J'ai dit à Marie que j'allais installer la galerie pour mettre les vélos… mais comme on n'a pas pris les vélos… je sens donc que j'ai pas des heures !
Ca y est c'est fini, dommage je commençais à m'y faire sacrément moi à Pembury ! Je sais pas vous, mais moi à chaque fois je pars avec l'envie de faire ou de refaire encore mille choses comme de revoir les maisons d'Hastings par exemple, ou d'aller enfin à ce foutu marché londonien encore un fois loupé, de reprendre une portion de cod and chips chez Marino juste au bout de la rue, d'éviter les vagues à Brighton, de courir les fermes le long des routes de campagnes, de découvrir d'autres parcs, de revoir les enfants sauter sur trampoline de Robert et Caroline, de crier une nouvelle fois : " je suis le maître du monde!!! " sur les rochers de Royal Tunbridge Wells, oui je sais… c'est aussi ce que les anglais avait l'air de penser en nous regardant… d' aller dans les mille pubs que l'on a croisé sans pouvoir s'arrêter, de goûter encore ces trucs-là avec le fudge et le chocolat par-dessus qu'on a trouvé dans ce snack de Tonbridge et d'essayer après celui d'à côté qu'on n'a pas pris parce qu'on n'en pouvait plus, d'entendre encore Hermione, un des chats de la maison, ronronner toute la nuit, de refaire les libraires parce que décidément si j'achetais juste un dernier petit bouquin de recettes… de rentrer avec les mains et le nez froid et de réchauffer tout ça en plongeant dans un thé brûlant… et puis et puis… et puis mille choses. Et puis je sais qu'avec le temps dès demain je vais en oublier certaines, puis de plus en plus et encore en plus jusqu'à… heureusement, on a pris quelques souvenirs, des valises de photos et d'autres de qui se mangent comme souvenirs ! La dernière fois avec Marie on avait dit promis, juré on revient plus avec la voiture qui fait des appels de phares aux avions… ben c'est réussi là c'est carrément aux satellites qu'on les faits !!! C'est peut-être notre manière de dire qu'on a vraiment envie de revenir, d'emmener comme ça un bout d'Angleterre dans le coffre… et de faire ou refaire certains plats, comme celui qui nous a servi de conclusion à notre semaine, un plat typically que plus tu meures comme ils disent au sud de Pembury… très au sud ! Elle est issue du dernier Good Food et, bien sûr, revue et modifiée !
Country-style Toad in the hole
Ingrédients : 6 saucisses anglaises évidemment – 1 pomme plutôt acide (peu de recettes utilisent des pommes à vous de voir donc) non épluchée coupée en 8 – 1 oignon coupé en 8 – 100g de farine – 1 œuf légèrement battu – 250ml de lait – 1 càs de beurre fondu - sel, poivre éventuellement une pointe de muscade .
Versez la farine dans un grand bol, mettez une pincée de sel et poivrez généreusement, ajoutez de la muscade si vous aimez, creusez un cratère, versez l'œuf et un peu de lait, mélangez bien, puis versez peu à peu le reste de lait en mélangeant.
Mettez les pommes et l'oignon dans un plat rond de 26cm de diamètre (le mien était trop petit, du coup tout était trop recouvert par la sauce), versez le beurre fondu et mélangez bien, ajoutez les saucisses et mélangez de nouveau. Enfournez à four préchauffé à 200° pendant environ 15 à 20min. Les pommes et les oignons doivent commencer à fondre légèrement. Sortez alors le plat du four et verser la pâte dessus, ça ne doit surtout pas couvrir, au contraire. Remettez au four cette fois pour environ 50min, le tout doit être bien bruni, c'est prêt! Bière, salade et jour de pluie sont les bienvenues (la pluie c'est pour le cliché nous n'avons eu qu'un jour de pluie… celui du crumble) ! Dans une autre recette les petites saucisses sont enroulées avec amour dans de fines tranches de lard… et je sens que…
Mais pourquoi, tiens les prochaines vacances c’est en Bretagne… est-ce que je vous raconte ça…
P.S.: Je me demande si Marie a vraiment cru tout ça, quand je suis revenu en disant, j'avais oublié qu'on n'avait pas d'vélos, elle avait un étrange sourire en me disant tu vas retrouver ton blog à la maison… va savoir elle s'est peut être douté en fin de compte… ,-)

mercredi 15 février 2006

Moi comme troisième langue j'ai choisi cuisine anglaise… pendant ce temps les enfants conjuguent "j'aime pas" dans toutes les langues !

J'suis sensé regarder un match sur internet et j'ai tout l'écharpe, le maillot que j'ai piqué au jeune de la famille… du coup vous étonnez pas si je crie de temps en temps… Arsenaaaal ! Arsenaaaaal !! Arsenaaaaaaal !!! Ça y est, je suis presque anglais… bon il ne me reste plus qu'à apprendre la langue et c'est tout… parce que pour le reste, en tout cas la partie qui m'intéresse le plus, le manger, c'est bon je suis acclimaté! Je bois du thé à longueur de journée, la boîte de bière arrive dans ma main sans que je m'en rende compte, les saucisses frétillent dans la poêle pour tenir compagnie au bacon dès l'aube, et il y a même du crumble au dessert… c'est au point que je me demande si c'est réversible tout ça !!! Reste à convaincre ma tribu et plus précisément les enfants… les enfants… ce n'est pas gagné…
Par exemple, hier nous sommes partis tôt matin vers les plages anglaises, précisément à Hastings, une petite ville perchée sur la côte anglaise avec des maisons comme on les imagine plutôt en Hollande, toutes pareilles, très étroites, mais aussi toutes d'une couleur différente, on dirait qu'un cuisinier fou a construit une pâtisserie géante, presque sans fin, composée fines tranches de crème au beurre de toutes les couleurs… c'est donc là que nous avons atterri ce matin avec l'espoir de découvrir une plage… la plage c'est stratégique, essayez de réveiller des enfants en leur disant, allez dans la joie et la bonne humeur, on va à… Hastings !!! Je sens que vous imaginez bien là… par contre, dites, on va à la plage et vous avez voyez les mêmes nains se mettre en action comme des toupies frénétiques, pas forcément efficace mais en tout cas rassurant… Et la plage était au rendez-vous, bon on ne s'est pas baigné, ça ne vous étonne pas… Par contre les enfants ont joué à cache cache vague, on attend que la vague arrive le plus près possible avant de reculer, pendant que les parents essayent de leur expliquer qu'il ne faut pas se mouiller les pieds… et, est arrivé ce qui devait arriver, c'est moi qui ai fini avec les pieds mouillés, je ne l'ai pas vue arriver cette foutue vague et puis Marie me criait en même temps que j'avais plus l'âge …
Pour se remettre de nos émotions aquatiques, nous sommes allés manger chez Yate's, un bar à jeunes branchés qui le midi arrondit ses budgets en nourrissant aussi des familles, les enfants voulaient des saucisses et des frites, mais un anglais malin a ajouté une autre garniture et quand ils sont arrivés là sur la table, Marie et moi on s'est regardé sans rien dire… ils en ont mangé un chacun, sans doute pour éviter nos éternels " goûte au moins "… ils ont mangé un petit pois anglais, après… après je ne peux pas répéter ce qu'ils ont dit… mais c'est effectivement pas gagné !!!
Du coup en rentrant j'ai un peu détourné une recette trouvée dans le Delicious du mois pour laquelle il me manquait la moitié des ingrédients pour essayer de continuer la conversion… du coup c'est devenu ça :
Fudge and walnuts Pembury pancakes
Ingrédients : Comme je n'ai ici qu'une balance qui pèse environ au kg près, je confirmerais les poids et mesures quand je serais de retour dans la civilisation ,-) 10 càs de sucre muscavado (ou de sucre brun) – 8 càs de beurre fondu + un peu pour cuire les pancakes – 15 càs de crème liquide entière (double cream ici) – 12 càs de noix hachées grossièrement – 150g de farine – 1 càs de sucre en poudre – 300ml de lait – 2 œufs – sel
Préparez la pâte, mélangez la farine, le sucre et une pincée de sel, ajoutez ensuite le lait et les œufs légèrement battus, mélangez et laissez reposer une ½ heure. Ensuite faites cuire les pancakes, mettez un peu de beurre dans une petite poêle bien chaude, versez de la pâte de manière à faire des crêpes un peu épaisses, laissez cuire jusqu'à obtenir une couleur dorée mais sans laisser brûler, retournez et dorez de même. Quand vous aurez fini la pâte, réservez les pancakes au chaud.
Dans une petite casserole mettez le sucre brun, le beurre fondu et 5càs de crème liquide, sur feu moyen faites chauffer afin de bien dissoudre le sucre (ne mettez pas trop fort mais ça peut bloblotter un peu). Quand le sucre est bien dissout, toujours sur le feu, ajouter le reste de crème et laisser 2 ou 3 minutes en remuant, le temps que tout ça prenne belle couleur. Ensuite, quelques crêpes dans un plat, des noix par dessus et on nappe le tout généreusement de sauce…


Mais pourquoi est-ce que je… Arrrrrsennaaaaaaaaal goooooooooooooooooooooall !!! vous raconte ça…
P.S.: Je viens de me rendre compte que j'ai oublie le sel dans la sauce... une pincee de sel au debut ! c'est tout...

dimanche 12 février 2006

Quand il pleut sur Pembury que faire d'autre que de préparer du crumble en buvant du thé chaud ???

Je sais ! je n'ai pas pu résister… Ne parlez pas trop fort Marie croit que je suis parti parier sur les courses de lévriers et ensuite boire des pintes au pub avec une tripotée de jolies filles, si elle savait qu’à la place je suis sur mon blog… je ne préfère pas y penser…
Donc voilà, on est dans le Kent et par chance il y a même une connection internet ici !
ça fait du bien d'être arrivé après toute cette route et ce bateau… tiens, parlons-en du bateau après l'avertissement de 20min nous indiquant que le bateau est plus sûr que sûr, mais aussi toutes les solutions pour le quitter en urgence, nous sommes partis à la recherche du pont avant… Ben y'en a pas, du coup pas moyen d'y crier : " je suis le maître du mondeeeeeeeeuuuuuu ", bon si l'avant y'en a pas, on s'est dit l'arrière fera l'affaire ! Le problème sur ce type de bateaux c'est que ça tangue sacrément, ce qui veut dire que pour avancer vous faites trois pas en avant gauche, trois en avant droite et trois… et ainsi de suite… or le passage entre les sièges ne fait que deux pas ! évidemment votre troisième pas vous le faites donc sur le pauvre passager assis là! Du coup, quand je suis allé de l'avant à l'arrière, un monsieur anglais s'est pratiquement jeté à terre quand il m'a vu arriver les mains tendues en direction de ses yeux, plus loin j'ai eu l'impression de prendre une barbe à papa déjà machouillée à pleine main quand je me suis arrêté dans les cheveux de cette charmante vieille dame visiblement shocking… Mais malgré tout je suis arrivé au pont arrière et là j'ai vite compris en passant un œil dans le vent que je n'irai pas plus loin, d'ailleurs si quelqu'un sur la côte française retrouve un jour ma lentille de contact, merci de me la rapporter, mon fantasme post-Titanic s'est donc arrêté là ! Le temps de remettre une nouvelle lentille et de passez le volant à Marie (droite et gauche étant des concepts relatifs pour moi, il vaut mieux que je ne conduise pas en Angleterre), et quelques heures plus tard nous arrivions donc chez Robert et Caroline, dans un charmant petit village du Kent. Vous imaginez une longue rue de la midle-classe avec ses petites maisons alignées? Et bien c'est exactement ça ! et c'est dans la salle manger d'une de ces petites maisons que Caroline nous a préparé pour ce premier soir un plat typically english, des lasagnes! Bon, elles étaient super-bonnes et accompagnée de pain à l'ail, celui que mangent souvent les français d'après Caroline… puis est arrivé un apple-crumble, c'est en le mangeant que je me suis dit, ça y est nous sommes en Angleterre !!! du coup entre la recette de Caroline et celle du dernier Good Food voilà le Pembury apple crumble préparé lors d'un dimanche à l'anglaise :
Pembury apple crumble
Ingrédients : 1kg de pommes de préférence des Cox – 4 càs de confiture d'abricot – le jus d'une ½ orange – 140g de flocons d'avoine – 80g de farine – ¼ de càf de cannelle en poudre – 100g de beurre ramolli – 100g de sucre muscovado (ou de sucre brun) – 1 càs de golden syrup
Délayez la confiture dans le jus d'orange. Dans un plat rond de 28cm de diamètre (le mien était trop petit) allant au four, disposez les pommes pelées et coupées en quartiers, versez dessus le mélange précédent.
Dans un grand bol, mélangez les flocons d'avoine, la farine et la cannelle. Coupez le beurre en petits cubes, et avec les doigts mélangez-le au contenu du bol, il faut prendre son temps, ça ressemble à une sorte de sablé grossier. Ajoutez le sucre et mélangez à nouveau. Versez le golden syrup en filet très fin de manière à couvrir le plus possible le mélange. Mélangez cette fois avec un couteau, ça va former comme des petits tas. Verser ce crumble par-dessus, étalez bien de manière à ne pas faire une couche trop épaisse. Mettez au four préchauffé à 170° environ 45min. C'est prêt quand les pommes bloblottent sous le crumble et qu'il commence à dorer légèrement. On sert alors avec plein de trucs légers… de la glace, de la crème… on mange dès que c'est tiède devant la fenêtre en se demandant quand il va arrêter de pleuvoir…
Bon, demain on va voir la mer, ça me laissera du temps pour trouver une idée qui me permettra de passer par ici…

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… ça va pas être facile demain...

jeudi 9 février 2006

To be or not to be… pour le coup ce n'est pas vraiment la question, mais bon, j'ai trouvé que ça !

Hummmm sentir les embruns, leur fraîcheur vivifiante… comme tu as raison Leonardo, c'est vraiment la meilleur place, accroché à l'avant du bateau penché vers l'avenir !!! L'avenir c'est aussi ces nouvelles connections qui me permettent de rester avec vous depuis le milieu de la Manche, Wifi quand tu nous tiens… je suis donc là accroché d'une main à la pointe de Speed One le catamaran qui fend la Manche, tenant mon portable de l'autre et tapant avec la… enfin… enfin… avec dextérité !!! J'adore affronter comme ça les éléments, voir le bateau s'envoler et retomber de hauteurs qui paraissent alors vertigineuses… pendant ce temps j'ai laissé femme et enfants à l'intérieur ce que je fais là n'étant pas tout à fait autorisé, mais une fois de temps en temps il faut aller chercher l'aventure même si c'est une aventure d'un instant et que je ne me briserais pas sur un quelconque géant de glace!!! et même si c'était le cas je nagerais traînant les miens, avec les dents s'il le faut, j'en ai beaucoup !!! des dents et des miens !!! Mais je m'emballe alors que ce n'est qu'une aventurette que d'être accroché comme ça à quelques dizaines de mètres d'un océan bouillonnant… Mais j'entends, j'entends Marie qui me demande si j'ai quoi??? avec le bruit des vagues j'ai du mal… si j'ai mis dans les valises mon caleçon à rayure et pi l'autre avec les fleurs ? Et pourquoi je suis accroupi sur ma chaise en me tenant au dossier et en tapant avec une main, alors que quoi ??? que j'ai le vertige sur un tabouret ? Et que pourquoi que je me suis mouillé les cheveux et qu'en février je vais attraper la mort… Bien, bien, bien… je disais donc vendredi c'est les vacances et normalement si tout va bien après une traversé tranquille on devrait arriver dans le Kent pour une semaine de repos!!! forcément, dit comme ça c'est moins excitant !!! du coup je risque d'être rare par ici et je vous laisse la maison en garde… avant de revenir avec les bras chargés de souvenirs et de recettes !!! Et avant ça, juste une dernière recette d'acclimatation extraite d'un vieux Delicious :
Poulet en ragoût aux panais, sauge et crème
Ingrédients : 1 poulet fermier - 250g de petits poireaux – 500g de panais pelés – 300g de carottes – 225g d'échalotes – 10 feuilles de sauge + 1càc de feuilles ciselées – 3 branches de thym – 3 feuilles de laurier – 600ml de bouillon de volaille – 4 càs de crème fraîche – 1càs d'huile de tournesol – 1càs de beurre – 1 càs de farine – sel et poivre
Coupez les poireaux en tronçons de 5cm. Pelez et coupez en deux dans la longueur (ou en quatre selon la taille) les panais et les carottes. Mettez l'huile dans votre cocotte (choisissez-la plutôt large) et faites colorer le poulet salé-poivré sur toutes les faces à feu assez vif. Réservez dans un plat, dans la même cocotte faites maintenant colorer les échalotes seulement pelées. Quand elles ont pris une jolie couleur, remettez le poulet, ajoutez les poireaux, les carottes et les panais, les herbes, remuez bien et enfin ajoutez le bouillon. Couvrez et faites blobloter pendant une demie heure, mettez de préférence le poulet en dessous et les légumes au dessus. Au bout de ce temps retirez de la casserole le poulet et les légumes, réservez les au chaud. Faites réduire le jus restant pendant 10min. Pendant ce temps mélangez bien le beurre fondu et la farine. Quand les 10min sont passées, ajoutez le mélange beurre/farine, mélangez bien et coupez le feu. Ajoutez alors la crème et la sauge ciselée. Remettez l'ensemble des éléments et mélangez… à table !!! Attention ce plat perd un peu de son intérêt s'il est réchauffé le lendemain… donc n'en laissez pas, sur le coup il est déliciousssssss !!!

But why on earth am I telling you this ?… oups… Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Bon c'est pas tout ça faut que je fonce chez Pascale et Julie pour attraper quelques idées de bouquins à ramener… hummm Deliciousssss… hummm Nigellaaaaaaa !!!
P.S. 2: La première photo était de moi (celle qui ressemble à un poisson...), la deuxième (celle d'en haut) de Marie... pas la peine de me dire qu'elle est mieux, je sais !!!

lundi 6 février 2006

Mon bon monsieur y'a plus d'saisons… et bien le bon monsieur il pense qu'il y a des saisons et justement en ce moment…

Il y a quelques années avec un ami nous sommes partis à l'aventure en Angleterre, plus précisément nous avions décidé de conquérir Londres… enfin une partie précise de la capitale britannique : ses disquaires, ses pubs et ses night-clubs… Dès notre arrivée nous avions décidé de nous loger dans un des petits hôtels bon marchés qui s'y trouvaient alors, à quelques pas de Victoria Station… pas la peine de me dire que tout ça a changé, je sais que ce n'était pas hier !!! En arrivant nous avons donc pris la direction des hôtels et c'est là que nous sommes tombés sur une charmante vieille dame anglaise qui arpentait furieusement le trottoir en abordant visiblement les étrangers qui passaient par là… je vous précise que mon anglais se limite à : My english is not rich… par contre mon ami parlait presque couramment anglais, enfin d'après lui… Du coup, c'est seulement quand elle a ajouté quelques gestes en s'adressant à nous que nous avons compris qu'elle proposait un Bed and Breakfast !!! Vu le prix qu'elle demandait nous avons accepté… Dire que la chambre était petite est une insulte à ce qui est petit : il y avait deux lits et des murs autour, deux petits lits… mais bon c'était pas cher ! On s'installait à peine quand soudain nous avons entendu retentir quelque chose entre le barrissement et le tremblement de terre Heeeeeennnrryyyyyyy !!! un autre être vivait dans la maison : Henry ! Ce cri retentissait à espace régulier, il sonnait pratiquement les heures et les demies… mais bon on se fait à tout… enfin presque. Un peu plus tard sont arrivés deux autres jeunes dans la chambre, sur le coup on n'a pas compris, mais avec des signes, la vérité nous est apparue, nous n'avions pas loué la chambre mais un lit !!! à deux c'était juste, à quatre… mais nous avions payé d'avance, donc nous avons décidé de faire avec et de partir le matin après le petit déj… la nuit a été… bon passons, mais le matin nous étions prêts, les dents en avant, prêts à dévorer un cheval… jusqu'au moment où notre logeuse est arrivée sur le pas de la porte avec son plateau, du thé brûlant embaumant la pièce, et… (je me souviendrais toujours des mots qu'elle a alors prononcé en nous tendant notre tasse) One bed, one toast… en nous donnant une demie biscote chacun…
En partant, vite, vite, vite, nous avons vu Henry, il déjeunait sur un coin de table dans la cuisine, un thé et une biscote entière !!! je crois qu'on ne l'a même pas envié…
Du coup quand j'ai vu que c'était la saison des… oranges amères j'ai eu envie d'un autre petit déjeuner, un peu plus copieux !!!
L'autre jour je disais à Sandra (j'aimerai vraiment avoir ton avis sur cette recette… peut-être un peu trop de levure…) que moi le pain… ça fait partie des choses où je ne me sens pas du tout à l'aise en cuisine et pratiquement la seule chose que j'ai réussi ce sont les Baps dont voilà la recette, une recette extraite de 50 recettes de pain de Tom Jaine chez Grund.
Les baps
Ingrédients : 450g de farine de blé T.55 – 30g de levure fraîche – 35 cl d'eau et de lait moitié-moitié - 1 càs de sel – du lait pour glacer
Délayez la levure dans le mélange lait/eau. Mélangez la farine et le sel et tamisez le tout dans un grand bol. Creusez un puits et verser le mélange liquide. Incorporez peu à peu la farine en allant vers les bords. Mélangez bien jusqu'à obtenir une pâte homogène. Laissez dans le saladier, filmez et laissez reposer pendant une heure, le temps du café donc ! Ensuite mettez la pâte sur la table et coupez-là en huit. Faites des boules de pâte, couvrez d'un torchon et laissez reposer une dizaine de minutes. Ensuite avec un rouleau aplatissez les boules de pâte de manière à avoir des disques d'environ une dizaine de centimètres de diamètre. Graissez et farinez des plaques et posez vos disques dessus, recouvrez et laissez à nouveau reposer, cette fois 30 min. Vos baps doivent alors avoir bien gonflé, badigeonnez-les de lait et poudrez de farine, n'hésitez pas ! Enfoncez un doigt au centre de chaque baps et enfournez ensuite 15 min au moins à four préchauffé à 220°. Attendez que ça refroidisse et étalez un bon beurre et une bonne marmelade d'oranges amères dessus!!!
Quand j'ai pensé pain j'ai donc pensé Sandra, quand j'ai pensé marmelade évidemment j'ai pensé Pascale et je suis passé en début de semaine dernière voir si… et non pas de recette donc je choisis celle de Gary Rhodes extrait de New British Classics aux éditions de la BBC, une recette que j'ai remaniée. Je refais un petit tour plus tard dans la semaine et je tombe sur ce billet de Pascale : Marmelade d'oranges amères, comme en Grande Bretagne, du coup maintenant vous avez deux recettes de marmelade à tester !!!
Marmelade d'oranges amères
Ingrédients : 450g d'oranges de Séville – le jus d'1 citron – 1,2 litre d'eau – 900g de sucre (j'ai utilisé à moitié du sucre et du confisuc)
Lavez vos oranges, coupez-les en deux puis pressez le jus. Recoupez vos écorces ensuite et nettoyez les peaux de manière à enlever tous les restes de petites peaux blanches, de pulpes et les pépins… Normalement tout ça est gardé dans une mousseline et utilisé lors de la cuisson du jus, personnellement je ne l'ai pas fait, ne voulant pas une marmelade trop amère…
Occupez-vous maintenant des zestes. Enlevez plus ou moins de blanc sur le zeste, c'est ce qui va déterminer en grand partie l'amertume de la marmelade, j'ai presque tout enlevé et pour moi c'était largement assez amer. Taillez alors vos zestes d'oranges selon votre goût, moi j'aime très fin… mais c'est vraiment au goût.
Mettez dans une grande casserole, les zestes, le jus d'orange, de citron et l'eau. Faites cuire à petits bouillons, soit pendant environ 1h30, il faut que ça réduise de moitié. Ajoutez le sucre et remuez bien. Amenez à ébullition et faites cuire à nouveau à petit bouillon pendant 10 min en écumant régulièrement. A ce moment-là il faut tester la marmelade, si une goûte ne coule pas trop sur une assiette, remettez à cuire dix minutes de plus et refaite le test, vous pouvez encore ajouter un peu de temps mais ça devrait suffire… Il n'y a plus qu'à mettre en pots… attendre que ça refroidisse un peu et déguster sur un baps coupé en deux avec un bon thé… hein Henry !

Et si vous avez envie de changer des oranges allez donc voir chez Leeloo, elle propose une petite recette avec des mandarines qui me tente bien… allez voir !

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… bientôt l'Angleterre !!!

samedi 4 février 2006

Bretzel liquide !!! s’écria le concombre masqué, c’est le Kikiveutkikivientkuisiner 5 qui est de retour !!!

L'aventure Kiki… a commencé le jour où Manue a eu cette bonne idée de nous proposer de cuisiner autour d'une même recette et de choisir le résultat qui nous plaisait le plus de manière à passer le témoin à un autre qui propose alors une nouvelle idée et ainsi de suite… depuis le Kiki a pas mal voyagé et il s'est posé pour sa 5e édition dans le Pétrin de Sandra, qui a donc proposé que nous fassions tous des Bretzels !!! Le Kiki passait donc du côté sombre de la force puisqu'il devenait salé pour la première fois… en voici le déroulé vu de chez moi !
Les Bretzels de Sandra :
Ingrédients : 500g de farine – 15g de levure fraîche – 35cl de liquide (moitié eau – moitié lait) – 1 càs de sel fin – 7g de sucre brun – 30g de beurre fondu – 1càs de bicarbonate – 1 œuf – du gros sel – cumin – graines de pavot – graines de sésame – graines de nigelle… on peut sans doute utiliser d'autres choses…
Mélangez la farine avec le sucre. Délayez la levure dans le liquide. Mettez la farine dans un grand bol, creusez un puits et versez le liquide dedans. Mélangez en partant du centre en incorporant la farine peu à peu. A ce moment, là j'ai une pâte assez ferme mais encore collante chez moi. Pétrissez pendant quelques minutes (5 normalement mais je pense que j'ai été seulement jusqu'à 3), ajoutez ensuite le beurre, pas tout d'un coup, enfin moi je ne conseille pas, vu que petit à petit ça commençait déjà à faire Interville, la pâte d'un côté, le saladier de l'autre… mais à vous de voir si vous êtes joueur !!! Quand le beurre est bien absorbé, passez la pâte sur un plan de travail fariné et on retourne en salle de gym pour à nouveau 5 min. de pétrissage ! Après ça on ajoute le sel dans la pâte et on recommence pendant 5 nouvelles minutes… au total moi j'ai du pétrir trois fois trois minutes mais si vous voulez brûler quelques calories et que ce soit encore meilleur…
A ce moment-là, tout le monde mérite du repos, vous et la pâte, donc vous la mettez dans un saladier et vous filmez (c'est un running gag, à la maison, y'en a toujours un pour aller vers le caméscope pour filmer… oui je sais ils tiennent de leur père, désolé)… et là : café ! tranquillement en examinant vos épices pour choisir ce que vous allez utiliser pour couvrir vos bretzels.Au bout d'une heure, jetez la pâte sur le plan de travail, écrasez-là et découpez-là en en morceaux d'environ 100g, j'en ai fait neuf. Refaites un café, buvez-le et commencez à faire des grand boudin d'environ 50cm, si vous sentez que la pâte ne s'étire pas attendez un peu, étirez à nouveau, finissez en effilant les pointes, pour donner un petit côté moustaches 1900 à vos bretzels.
Attention, maintenant c'est la confection, et là je me demande bien comment expliquer sans montrer, j'essaye, mais avec la forme des bretzels vous devriez comprendre (même moi…), sinon passez par chez Sandra, il y a plein de jolies photos !! Prenez un boudin faites une boucle, le boudin doit se croiser environ à sa moitié quand vous refermez la boucle, on pause, on croise les bras deux fois (pas les vôtres, enfin les vôtres après), et on rabat cette torsade sur le cercle, et voilà en gros ça doit ressembler à un bretzel quoi !!!Au fur et a mesure que vous les faites, posez-les sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Couvrez d'un torchon et préparez le jus de pochage. Dans une casserole ou une grande sauteuse mettez une bonne quantité d'eau, pas trop non plus, de toute manière les bretzels flottent, et ajoutez le bicarbonate. Portez à ébullition, puis baissez le feu de manière à laisser frémir. Passez chaque bretzel dans l'eau pendant une minute d'un côté puis une de l'autre.
Comme je n'ai pas de minuteur, je compte jusqu'à soixante, c'est pas précis précis mais bon… forcément au début ça va, et puis 32 il faut que je rince la spatule, 33 mon café est froid, 34 bon je le bois quand même… non vraiment c'est pas bon, 34 est-ce que j'ai le temps d'aller jusqu'au micro-ondes, j'en suis à combien là, 34 oui j'ai le temps, 34 j'ai pas déjà 34??? allez trent'cinq'six'sept'huit, ça doit être ça 40… pas très précis donc… Continuez comme ça jusqu'à la fin des bretzels et oubliez d'en passer un ou deux dans l'eau pour voir la différence… sans passage ils sont plus croustillants mais vieillissent beaucoup, beaucoup plus vite. Quand c'est fini mettez l'œuf entier dans un bol et ajoutez une càs d'eau, battez, et badigeonnez bien tous vos bretzels avec ce mélange, n'hésitez pas ! Parsemez avec du gros sel, pas trop, et ajoutez si vous voulez du cumin, du pavot ou du sésame… à votre goût !Passez-les ensuite une vingtaine de minutes dans un four préchauffé à 200° en surveillant la cuisson. Quand c'est bien doré, vous sortez, vous laissez refroidir sur une grille, pendant ce temps vous choisissez un petit blanc, une bière bien fraîche ou un grand cocktail de jus de fruits… Quand les bretzels sont tièdes vous pouvez commencer à les manger, moi je les ai découpés en tranches d'environ un centimètre… Vous faites quoi là ? arrêtez de lire, l'apéritif est servi, vous venez oui ?!
Voilà à partir de dimanche passez chez Sandra (passez-y dès maintenant vous y serez encore dimanche le temps de noter ses recettes !), vous y trouverez des tonnes de bretzels, allez lire comment chacun a vécu cette aventure, voyagez de site en site, et si l'un ou l'autre… votez pour qui vous voulez, mais ce n'est pas le plus important, d'abord prenez du plaisir… après… bon et cet apéro…
Mais pourquoi, ils sont encore en retard là, est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 2 février 2006

Et quand vous vous y attendez le moins, ils se mettent à aimer… et si vous saviez quoi !!!

Les livres de cuisine ne sont plus ce qu’ils étaient… ce que je veux dire c’est qu’ils sont mieux qu’ils étaient ! Je ne sais pas si c’est l’influence des blogueuses et des quelques blogueurs qui testent les recettes à tour de bras mais on est bien loin du temps où les recettes ressemblaient aux descriptions de Kas et où l’on cuisinait en mettant comme ça, des choses dans un four très chaud le temps qui faut pour qu’ça cuise… avec un résultat souvent à l’image de la recette… alors pourquoi garder les vieux livres ? Pour s’amuser bien sûr, notamment à trouver des recettes curieuses, improbables, souvent drôle à force d’être approximatives ou hors du temps, à la mode d’y a 20 ans, mais aussi certaines fois étonnantes, étonnantes parce qu’elles sont capables de plaire ! un exemple ? un exemple !
Avant-hier je passais par le site de Mathilde, Chez Omelette, et je lis qu’après s’être rendue compte de l’absence de recette d’omelette chez elle, que Mathilde lance un appel à la blogsphère pour composer une omelethèque ! Du coup j’me demande qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui passer… spontanément je ne trouve rien qu’elle n’ait déjà, donc je décide d’aller voir mes bouquins et je tombe sur « L’œuf quotidien » une merveille des éditions Sand de la fin des années 60… et à l’intérieur deux recettes une que j’ai osé, l’autre pas, celle que j’ai osé c’est l’omelette pizza ! Avec un nom comme ça je craignais au mieux déclancher l’hilarité générale… mais comme je suis joueur j’ai donc préparé ça :
L’omelette pizza
Ingrédients : 6 œufs – 75g de chester ou autant de gruyère râpé – 100g de jambon blanc – 200g de tomates – 25g de beurre – ½ càf de fines herbes (j’ai utilisé un mélange d’herbes sèches, marjolaine, thym, romarin) – 3 càs de ketchup – sel, poivre.
Battez les œufs et assaisonnez-les. Faites chauffer le beurre à feu vif dans une poêle et mettez-y les œufs. Faites cuire l’omelette jusqu’à ce qu’elle soit baveuse. Faites-la alors glisser sur un plat allant au four et étalez dessus dans l’ordre, les herbes, le ketchup, le jambon, les tomates coupées en rondelles, et pour finir le fromage. Passez ensuite le tout sous un grill préchauffé à 220° le temps que ça gratine bien. Servez et demandez si on aime…
Moi à ce moment-là je n’en ai pas cru mes yeux, j’ai vu une forêt de bras se lever (une petite forêt…), TROIS VOIX POUR !!! La dernière fois que j’ai eu trois voix c’est la fois ou j’ai proposé qu’on mange des frites trempées dans de la purée… et depuis j’ai fait deux voix au mieux !!! Du coup un classique familial semble être né… l’improbable omelette pizza !
J’oublie pas pour autant celle que je n’ai pas osé, l’étrange omelette soufflée farcie, v’là la r’cette, si quelqu’un… :
Omelette soufflée farcie
Ingrédients : 8 œufs – 200g de poulet cuit émincé – 4 bananes – 100g de beurre – 8 càs d’eau – sel – poivre.
Séparez les blancs et les jaunes. Battez les blancs en neige et incorporez-les délicatement aux jaunes. Débitez les bananes en tranches et mettez les à cuire à feu doux dans 40g de beurre. Salez et poivrez et ajoutez le poulet finement émincé, laissez cuire à point (là je suis beaucoup plus précis que la recette du bouquin !!!). Réservez au chaud. Faites cuire les œufs en quatre fois. Quand chaque omelette est encore baveuse étalez ¼ de la farce sur une moitié de l’omelette et repliez-la. Finissez la cuisson et faites de la même manière jusqu’à finir les ingrédients.
Ensuite vous tracez un trait par terre à environ deux mètres, deux mètres cinquante de votre poubelle, ni trop prêt, ni trop loin et faites vous un bon concours de jeté d’omelette à la poubelle, allez on éparpille, on disperse !!! Parce que franchement je ne vois pas quoi en faire d’autre ! Comme ça au moins elle vous fera passer un bon moment, sinon vous pouvez toujours la goûter mais moi je décline toute responsabilité !
Et ne comptez par sur moi pour la faire je fais plus dans les tests impossibles !!!
Bon c’est pas tout ça faut que j’file à Orly c’est que j’ai un zébu à réceptionner moi maintenant… un zébu… comme si j’avais pas passé l’âge… !!!

Mais pourquoi, ça peut pas toujours être moi… est-ce que je vous raconte ça…
P.S.: Désolé pour les oeufs Anne, mais omelette sans oeufs je n'ai pas trouvé ,-)