jeudi 29 juin 2006

En attendant samedi... Saveurs mexicaines… enfin brésiliennes, mais aussi mexicaines… enfin aussi… bon c'est l'Amérique du sud quoi !!!

Forcément les premières fois où j'ai entendu parler de cuisine mexicaine, je me suis mis à imaginer sombrero et mantilles et j'étais prêt à reprendre l'air de Mexiiiiiiiiiiiiiiico !!! Sous le beau ciel de Mexicoooooo on dévient fou au son des rrryth'ms trrropicaux...Mexiiiiiico, Mexiiiiiiico... Faut dire j'ai toujours eu une passion pour Luis Mariano donc il ne fallait pas me pousser… à la maison quand je lance à la cantonade, assez régulièrement…bon, tout le temps… Laaaaaa beeeeellé dé Cadiiiiiiisss… la foule reprend en cœur… a des yeux dé vélourrrrrrrr !!! Je pense que mes enfants sont les seuls qui ne pensent pas que Luis Mariano est un coureur de vélo mais bien le roi de l'opérette ! d'un autre siècle, soit ! mais le roi quand même !!! Donc ma vision du Mexique et de la cuisine mexicaine ressemblait à ça Ayayayyyyy !!!
Et puis comme souvent quelques livres plus tard ça commençait à prendre une forme plus… la cuisine tex-mex a rejoint l'autre côté de la frontière pendant que des choses curieuses que je ne maîtrisais pas bien sont apparues dans mon horizon culinaire… des plats étranges avec du chocolat, des fruits et des légumes étranges, du maïs encore du maïs toujours du maïs… et tant d'autres choses… ce n'était pas encore ça… et c'est là que j'ai croisé les Saveurs mexicaines de Laurange !
Et petit à petit ça s'est construit grâce à elle et maintenant je ne pense plus qu'un Capulín est un singe mangeur de fleurs, et je sais que les Chongos ne sont pas la version mexicaine des maracas… et que certains piments peuvent provoquer des tremblements de terre… enfin là je ne suis pas sûr ! Par contre maintenant le tejocote, l'epazote ou l'huitlacoche n'ont plus de secret et je pense faire le meilleur café mexicain de ma rue… au moins ! et tout ça parce que Laurange nous a mis un peu de ça, d'histoire, un peu de ci, découverte, autour de ses recettes ! Du coup quand elle a annoncé son livre je me suis dit cuisine mexicaine forcément… et quand je l'ai eu dans les mains… Y'a plein de pays dedans, Pérou, Chili… Argentine… Mexique bien sûr… et Brésil…Brésil alors en attendant samedi voilà deux petites gâteries extraites de son ouvrage Recettes latinos chez First !
Avocat sucré glacé
Ingrédients : pour un 1 avocat – 3 ou 4càs de sucre glace – 2càs de citron vert
Mettez les avocats au frais bien avant de préparer, au moins deux heures, profitez-en pour mettre les verres de service au congel. Quand tout est frais mettez la chair de l'avocat, le sucre et le citron vert dans un mixer, et mixez ! jusqu'à obtention d'une mousse légère. Remplissez les verres, remettez un peu au congélateur, juste que ça refroidisse… vous pouvez décorer avec quelques zestes taillés en filament (moi j'ai oublié). A déguster doucement avec une cachaça frappée… attention, à l'ombre !
Ananas baignant dans le miel et la cannelle
Ingrédient : 1 ananas – 150g de miel neutre – 1càs de cannelle en poudre (Laurange en propose 2) – 2 clous de girofle
Pelez l'ananas, enlevez le cœur et coupez-le en 4, mettez-le dans un plat pas trop grand allant au four. Ecrasez grossièrement les clous de girofle. Dans une petite casserole, mettez le miel, la cannelle et les clous écrasez, faites chauffez à feu doux en mélangeant jusqu'à que le mélange soit homogène et liquide. Versez ce mélange sur l'ananas et enfournez à four préchauffé à 200° pendant une vingtaine de minutes en arrosant de sauce régulièrement. J'ai choisi de poursuivre la cuisson sous le grill pendant 3min. pour griller légèrement l'ananas. Mangez tiède par exemple avec une glace à la vanille ou au coco propose Laurange.
Enfin tout ça ne m'empêchera pas de…Allez goûter une semaine à l'aventure mexicaine au soleil de Mexico... Mexiiiiiico, Mexiiiicoooo, Meeeeexiiiiiiiiiiiiiiiiicoooooooooo !!! Bon une petite sur Rio??? Non? Bon bon…

Mais pourquoi, et maintenant le Brésil, est-ce que je vous raconte ça…
P.S. : Et n'oubliez pas Tic... Tac… l'heure du Kiki avance Tic… Tac… encore trois jours avant la fin !!! Je sais pas vous mais moi je commence va voir des mille-feuilles partout hummm !!!

mardi 27 juin 2006

Et maintenant l'Espagne, forcément l'Espagne… encore !

Je me souviens encore de… ce billet de 1000 que le riche, Antonio, m'a donné et qui a permis l'achat de mes premières chaussures de foot, des Puma's à crampons métalliques qui faisaient tatak tatak ! sur le béton des vestiaires quand je sortais pour rejoindre le terrain… j'aimais bien insister, tatak tatak ! j'aurais presque fini par faire des claquettes tant je savais que ce cliquetis inquiétait mes futurs adversaires… et je me souviens aussi des tomates du pauvre…
Nous logions dans la grande maison d'Antonio, il y faisait frais et ça piaillait de partout, il y avait une troupe entière de cousins et de cousines, je découvrais ce qu'était une famille… Ils m'emmenaient partout et surtout au lieu de rendez-vous des jeunes du village, la rivière. On s'y baignait avant de dévorer des melons jaunes que l'on mettait à tremper bien au frais, on rentrait au soir, éreintés et je retrouvais toujours ma mère assise avec l'oncle tous les deux avec leur visage buté, ils avaient encore parlé du pauvre, de Paco… lui avait une maison au bout du village… c'était une étable de terre battue où il n'y avait qu'une table, deux chaises et un truc qui ressemblait à un lit. Une des fois où nous sommes passés ma mère a essayé encore et encore de le convaincre qu'il ne pouvait pas rester comme ça… mais lui ne l'entendait pas, avec des tomates et un jambon je peux vivre qu'il a dit, tant qu'il aurait ça… ça c'était son couteau. Et puis il a pris une tomate, il n'avait pas de jambon, une tomate large, rouge et vert, pleine et lourde… il l'a fendue en deux et m'en a tendue une moitié… j'ai regardé ses mains sales, il ne m'a pas laissé le choix, mange ! qu'il m'a dit… et je m'en souviens encore…
Plus tard nous sommes repartis en promettant nouvelles et… je ne les ai jamais revus ni les uns, ni les autres… et puis d'autres souvenirs sont venus se superposer…
Celui des granités au citron qui coulaient des machines réfrigérées que nous buvions avec ma mère cette année-là juste après les grandes chaleurs…
Ceux d'autres vacances, ailleurs, avec des amis de ma mère dans la maison de la Vieille, c'est comme ça qu'on l'a appelée tout le temps et je n'ai jamais su son nom… des vacances pendant lesquelles on passait notre temps à chasser les mouches sur un mur et à se baigner… et il avait la sœur de Santiago et elle était jolie, c'est peut-être la première fois que j'ai trouvé une fille jolie… avant elles étaient juste bêtes…
Celui de ma première sangria au mauvais vin et à la limonade et de ma tête qui tournait…
Ceux d'autres vacances encore, sans ma mère, enfin… et d'un concert de Carlos Santana et de la nuit qui suivit à dormir sur la pelouse de la Plaza de toros en attendant notre bus du petit matin… C'est ce jour-là que j'ai vu deux types assis sur des chaises pliantes avec une minuscule table et des revues anarchistes… et que j'ai vu la guardia civile passer devant eux et juste leur adresser un petit signe… pas même un coup de matraque… ce jour-là je me suis dit que l'Espagne avait changé…
Celui d'un bar… non de beaucoup de bars, plutôt…
Et finalement les souvenirs de vacances avec Marie, et des ruelles de Barcelone arpentées jusqu'à plus soif, les rues et les marchés et ces étals où l'on s'amuse à se perdre juste pour le plaisir de se retrouver et de se sauter dans les bras et… et d'être ensemble… et ceux de chez Viader et du chocolat qui n'est même pas liquide et des journées sur les traces de Gaudi et d'aller voir Floc de neu, le gorille albinos et de traîner sur les plages…
Et ceux de Marie et de Barcelone et de Marie et de Barcelone… et de Marie et de Barcelone !
Et de quelques tapas aussi prises sur la plaza Real de Barcelone ! comme celles qui vont composer mon plateau télé pour ce soir !
Crévétas ail, paprika et xérès
Ingrédients : 10grosses crevettes décortiquées sauf la queue – 2 gousses d'ail en purée – ½ càc de paprika – 1 càs de xérès – 1càc d'huile d'olive
Préparer tout à l'avance il faut tout avoir sous la main c'est une recette minute…Faites chauffer l'huile dans une poêle sur feu vif, quand elle fume légèrement ajoutez les crevettes, retournez-les constamment de manière à ce qu'elles deviennent oranges uniformément, ça dure deux ou trois minutes. Ajoutez l'ail, mélangez bien quelques tours, ajoutez le xérès mélangez bien encore, ajoutez le paprika, on mélange toujours et dès que le mélange est bien homogène on retire du feu et c'est fini… citron, bière et les doigts !
Jamón, jamón et amandes grillées parfumées
Ingrédients : 6 tranches fines de jambon espagnol – 125g de d'amandes entières non épluchées 1càs d'huile d'olive – paprika – sel et poivre
Faites chauffer une petite casserole d'eau et dès quelle est bouillante mettez-y les amandes et laissez-les une minute. Egouttez les amandes, laissez-le refroidir et épluchez-les (comme ça c'est très facile), séchez-les. Sur feu vif, faites chauffer l'huile dans une poêle, ajoutez les amandes quand l'huile commence à fumer. Remuez constamment pendant environ cinq minutes, les amandes doivent colorer mais surtout pas brûler. Essuyez-les alors pour enlever l'excédent d'huile, salez et épicez, deux bonnes pincées de paprika, sans attendre qu'elles refroidissent totalement. Servez avec le jambon, saupoudrez le tout d'un peu de poivre.
La tortilla (et comme un jour Esme, m'a fait le plaisir de me donner dans le détail la recette de son père, je la redonne ici, je ne ferais pas mieux qu'elle… merci Esme y recuerdos a tu padre !)
Ingrédients (ce sont mes proportions un peu différentes de celles d'Esme) : 750g de pommes de terre – 2 ou 3 oignons – 8 œufs – huile d'olive – sel et poivre
Couper en morceaux assez petits et réguliers des pommes de terre selon la faim et le nombre de personnes. Les faire cuire dans de l'huile style pommes de terre sautées mais avec un couvercle, il faut qu'elles soient bien moelleuses donc bien cuites. Dans une poêle à coté faire blondir environ 3 oignons (mais c'est toujours pareil ça dépend du nombre de personnes et de la taille de la poêle qui accueillera la tortilla). Battre les oeufs chez nous c'est 6 pour une poêle diamètre 26 ! Mettre dans un saladier les oignons et les pommes de terre cuites, verser les oeufs battus dessus, bien mélanger pour que les oeufs soient partout autour des pommes de terre (je sais pas si c'est clair au pire demande des explications), tu sales et poivres selon ton goût.
Là commence la difficulté: tu mets un peu d'huile dans ta poêle faut qu'elle soit chaude, tu jettes ton mélange oeufs patates oignons, tu laisses bien roussir dessous et tu fais que le dessus soit plat. Quand elle se décolle toute seule, tu prends une assiette que tu poses sur la poêle tu retournes rapidement la tortilla dans l'assiette (à cette étape tu as le coté cuit sur le dessus et le dessous non cuit) tu fais glisser la tortilla dans la poêle (le coté cuit dessus, tu suis toujours?) tu laisses cuire en ramenant les côtés en dessous pour que ça fasse un joli rond, tu recommences une fois bien cuite avec l'assiette pour que le premier coté soit bien cuit car sinon l'intérieur sera encore cru (enfin l'oeuf) et quand tu voudras la découper elle ne se tiendra pas! Une fois bien cuite tu peux la couper et la manger...
Tortilla et thon pour changer
Ingrédients : 300g de pommes de terre à chair ferme – 1oignon émincé – ¼ de poivron rouge en lamelles – 1 brin de romarin haché très finement – ½ càc de paprika doux et une pincée de piment de Cayenne – 100g de thon au naturel égoutté (poids égoutté) – 6 œufs – huile d'olive – sel et poivre
Couper les patates épluchées en deux puis en tranches. Chauffez dans une poêle 2càs d'huile à feu moyen, ajoutez les pommes de terre, faites cuire 5min puis ajoutez les oignons et poursuivez la cuisson pendant 15min puis ajoutez le poivron, poursuivez encore 5 à 10min, les pommes de terre doivent-être cuites mais sans brunir. Ajoutez alors le romarin, le paprika et le piment, du sel et poivre et remuez bien. Retirez de la poêle et versez dans un plat couvert de papier absorbant, laissez refroidir. Mettez les œufs dans un saladier, mélangez-les rapidement, ajoutez le mélange contenant les pommes de terre, le thon cassé en gros morceaux (surtout pas émietté) et mélangez sans insister. Dans une poêle à feu moyen mettez 1càs d'huile, faites chauffer puis versez le mélange aux œufs, laissez cuire une dizaine de minutes. Après retournez-là, vous savez maintenant comment faire et laissez la à nouveau cuire une dizaine de minutes, on retourne encore et là on laisse cuire jusqu'à ce qu'elle soit bien cuite au cœur, les temps sont très variables il faut regarder dedans il ne faut absolument pas que ce soit baveux ! Ensuite… découpez et mangez !
Bon et maintenant je vais me préparer pour le match… allez d'abord les élongations du décapsuleur…
Mais pourquoi, cuisine brésilienne si... est-ce que je vous raconte ça…

lundi 26 juin 2006

Et maintenant l'Espagne, forcément l'Espagne…

Moi je suis né dans le 15e et je n'y ai jamais vécu et pourtant j'ai tellement de souvenirs d'un pays où je ne suis finalement pas allé si souvent… des souvenirs… Donc aujourd'hui et mardi souvenirs et tapas à tous les étages !!! Et après le match !!!
La première fois que j'ai mis les pieds dans le pays des gens qui parlent fort, c'est l'année où avec ma mère on était venu pour essayer de retrouver sa famille, perdue depuis bien des années… J'aurais aimé un premier voyage aussi avec mon père mais on lui a refusé tout passeport pendant presque 40ans en souvenir de cette année où il quitta l'Espagne le fusil à la main en criant No passaran ! Les autres ils courraient derrière lui en criant aussi, mais eux c'était Viva la muerte ! et ils sont passés… et ils sont restés… et lui n'est jamais retourné… quand le passeport est arrivé c'était trop tard, sa santé… et cette année il n'était déjà plus là… c'est donc avec ma mère que j'ai visité la première fois l'Espagne.
On logeait dans une posada, une posada c'était le moins cher de l'hôtellerie mais aussi le plus familial, on dormait dans une chambre borgne et on mangeait dans la salle à manger réfectoire. On nous regardait régulièrement avec des regards effarés parce qu'on arrivait avec deux heures d'avance à l'heure des repas, mais avec gentillesse, parce que ma mère disait il a faim, en me montrant, l'homme devant les fourneaux lâchait régulièrement, je vais lui faire du jambon et il jetait alors dans sa poêle pleine d'huile d'olive brûlante une tranche de jambon épaisse comme le doigt pour le petit… le petit c'était moi et je regardais le jambon sauter dans l'huile avec inquiétude…
En attendant de trouver comment rejoindre son village natal nous sommes restés quelques jours à Grenade et nous avons traîné le long des rues et des marchés où nous achetions des fruits pour attendre l'heure si tardive des repas… c'est là que nous croisions régulièrement la vieille qui criait higos chumbos ! higos chumbos !!! pendant qu'elle épluchait ses figues de barbarie que je découvrais… nous la croisions pour aller dans un petit café improvisé au bas d'un immeuble où nous buvions du chocolat en regardant los churros faits au kilomètre et séchant par mètres entiers sur des cordes à linges en attendant le clients pour qui on les découperait…
Finalement, après ces quelques jours, on a quand même retrouvé la famille, une drôle de famille dans un village cul de sac accroché à la montagne qu'un ingénieur avait oublié de relier à la route principale… du coup jusqu'à rejoindre les rues du villages il n'y avait qu'une sorte de piste improbable qui descendait à pic avant de remonter encore plus fort ! C'est là que j'ai rencontré deux de mes oncles, le riche et le pauvre, deux hommes qui se faisaient la gueule depuis 20 ans depuis que ce couillon m'a… mais je ne veux pas en parler, avait dit le riche… ce pauvre idiot il m'a… je n'ai pas envie d'en parler avait complété le pauvre ! Je n'ai vu ces oncles que cette seule et unique année… et pourtant je me souviens encore de…
A Suivre… et pour patienter tapas !!! Des recettes inspirées du numéro de Cuisine Créative consacré aux tapas et antipasti.
Croquetas de crévétas… (crévétas c'est de l'espagnolofranc ! là-bas dites gambas)
Ingrédients : Sauce : 1 petite échalote hachée – 1 gousse d'ail hachée – ½ piment rouge épépiné (ou plus au goût) – le jus d'un ½ à 1 citron vert – 2càs d'huile d'olive – sel
Croquettes : 450g de pommes de terre à purée – 2 oeufs + un jaune - 1càc de fécule (de préférence de pomme de terre) – 150g de chair de crevettes hachée finement (environ 400g de crevettes entières) – 1càs de persil haché – 1càc de coriandre hachée – chapelure – huile de friture
Préparez la sauce, mettez dans un mixer l'ensemble des éléments de la sauce, l'échalote, l'ail, le piment, le jus de citron, l'huile et le sel, mixez jusqu'à obtenir une sauce homogène, laissez reposer au frais au moins une heure. Pendant ce temps cuisez les pommes de terre sans les éplucher. Une fois cuite épluchez-les encore chaudes puis écraser-les à la fourchette et laissez les refroidir. Mélangez 1oeuf + un jaune (il en reste un pour paner) avec la fécule, puis ajoutez cette pâte aux pommes de terre, mélangez bien. Ajoutez alors les crevettes hachées, le persil et la coriandre, mélangez bien, mettez un peu de temps au froid, au moins 30min pour faciliter la mise en forme des croquettes. Formez alors des boulettes rondes, les miennes faisaient une quarantaine de grammes, j'en ai fait une quinzaine. Battez le dernier œuf et passez chaque croquette d'abord dans l'œuf, ensuite dans la chapelure et enfin dans un bain d'huile préchauffée à 160°, le temps nécessaire pour donner une jolie couleur dorée. Recommencez l'opération autant de fois que de croquettes… servez avec la sauce. Attention l'enfant est un dangereux prédateur de ce type de croquettes !
Boulettes de viande à la sauce étonnante
Ingrédients : Sauce : 1 oignon haché fin – 1 gousse d'ail hachée – 1càs d'huile d'olive – 1 poivron rouge haché grossièrement – 1 piment épépiné et haché – 2 tomates pelées et hachées – 1 càs de concentré de tomates - 300ml de bouillon de légumes (fait avec un cube) – 4 ou 5 tiges de coriandre ou de persil haché – 1 càs de xérès sec
Boulettes : 30g d'amandes effilées – 1 oignon haché très fin – 2gousses d'ail hachées très fin – 1 petit piment rouge haché très fin –250g de bœuf haché – 150g de porc haché – 70g de dattes dénoyautées hachées très fin – 1 œuf – 1càc de moutarde – le zeste d' ½ citron vert - ½ càc de garam massala – 2 ou 3 càs de chapelure – sel et poivre – huile d'olive
Griller les amandes à sec dans une poêle jusqu'à une légère coloration, réservez. Dans une poêle faites revenir rapidement dans 1càs d'huile, l'oignon, l'ail et le piment. Dès coloration ajoutez l'amande, remuez et laissez refroidir hors du feu. Pendant ce temps mélangez les viandes, les dattes, l'œuf, la moutarde, le zeste et le garam massala. Mélangez bien puis dès que le contenu de la poêle est froid ajoutez le au mélange de viande et mélangez bien de nouveau. Formez de petites boulettes, environ une vingtaine, passez-les rapidement dans la chapelure. Faites chauffer 2càs d'huile dans une poêle et faites cuire les boulettes à feu moyen, bien dorées dehors, bien cuites dedans. Réservez-les au chaud.
Pour la sauce, dans une poêle faites revenir l'oignon et l'ail dans l'huile à feu moyen. Ajoutez le poivron, le piment et les tomates et faites revenir encore cinq minutes. Ajoutez le concentré de tomate, mélangez bien et ajoutez le bouillon de légumes et laissez mijoter une quinzaine de minutes. Passez la sauce au mixer jusqu'à ce qu'elle soit lisse, ajoutez la coriandre ou le persil et le xérès. Gardez au chaud jusqu'à servir en nappant les boulettes avec.
Et n'oubliez pas Tic... Tac… l'heure du Kiki avance Tic… Tac… encore une semaine avant la fin et les premières merveilles arrivent déjà !!! Je sens que l'on va voir des mille-feuilles partout !!!
Mais pourquoi, porque, porque te vas… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 23 juin 2006

Je comprends pas pourquoi mais quand je regarde un 'tit match… le reste du monde ne semble pas vivre au même rythme que moi !!!

L'autre jour j'étais en train de regarder l'Espagne passer au presse-purée une équipe tunisienne qui méritait mieux, assis dans mon canapé… enfin assis ça veut dire que j'ai atteint un avachissement proche de la liquéfaction, le canapé et moi ne faisant pratiquement qu'un ! Et à un moment je me suis dit tiens, tiens je boirais bien une 'tite bière bien fraîche moi… et là j'ai poussé un cri vengeur… Mariiiiieeee une bière !!! Là je me suis dit, bizarre ça, habituellement quand j'ai envie d'une bière je me pose sur mes pattes arrières et… et… le centre là, le centre ! Bon le problème c'est que Marie n'est pas toujours très réceptive, j'ai donc du réitérer de manière plus vive… Bordel de dieu elle vient c'te bière !!! là Marie s'est exécutée avec diligence, ce qui veut dire que je ne dois ma survie qu'à un reflexe m'ayant permis d'éviter la bière furieusement catapultée par Marie depuis l'autre bout de la pièce accompagné d'un la v'la ta… de bière ! Elle est très joueuse… Une fois la bière à la main j'ai pu repartir dans mon analyse fine du match, p'tain tu vas la passer ta balle ! la balle là !! là !!!
L'analyse c'est prenant, très prenant ! ce n'est donc qu'au bout d'un moment que je me suis rendu compte que Marie était dans la pièce et que curieusement ses lèvres bougeaient mais je n'entendais rien en sortir… et l'avant ! regarde l'avant !!! J'ai levé le bras pour lui dire, attends et quand je l'ai rebaissé pour lui dire vas-y je t'écoute… juste le temps que l'autre il dribble, là à gauche ! à gauche !! l'autre gauche !!! et ben voilà j'avais bien dit… Elle n'était plus là… bizarre non??? Tout allait bien, l'Espagne enfilait les buts, quand mon estomac à fait grrrrouic ! En langage d'estomac veut dire j'ai faim ! Du coup l'estomac a parlé au cerveau qui a déclanché la réaction dite du footballeur affamé, la bouche s'ouvre et… Mariiiiiiiiiiiiiieee manger!!! Là je me suis dit bizarre habituellement je fais des phrases… mais la balle, passe la balle là, tu vas la passer… et comme je ne voyais rien venir j'ai repoussé un cri… puis après quelques minutes un autre… et quelques autres de plus en plus proches du grognement mais rien, j'ai jeûné jusqu'à la fin du match !
Dès le match fini je me suis dit c'est quand même curieux habituellement quand je demande un truc ça arrive… Le temps de me faire mon débriefing d'après match et quelques élongations pour éviter l'accident musculaire, je me suis levé et je me suis rendu compte que tout le monde dormait… la vie avait continué et plus personne ne s'était occupé de moi… du coup j'ai attrapé quelque Oréo's glacés au passage et je suis monté voir si Marie dormait aussi. Sur la porte de la chambre y'avait sur un post-it où elle avait marqué… je suis partie voir des chipendals avec des copines, je t'en ramène une demie douzaine pour t'accompagner pendant le prochain match… Instinctivement j'ai passé la tête pour voir le lit… elle dormait tranquille, paisible… je me suis dit, c'était quoi déjà le résultat du match ? Subitement ça n'avait plus d'importance… c'est curieux les effets du foot…
Enfin on verra ce soir parce que là c'est du sérieux France-Togo ! Et plateau à la togolaise évidemment ! Les recettes sont inspirées de celles proposés dans les merveilles de la cuisine africaine chez Jaguar.
Chips douces et pimentées
Ingrédients : Des patates douces (une de chaque couleur c'est déjà bien) – du piment en poudre (ou une autre épices à votre goût paprika, curry…) – du sel
Taillez les patates douces en fines lamelles. Faites les frire d'abord 2 ou 3 minutes à 150° puis montez à 180° et recommencez 2 ou 3 minutes (attention ça brûle vite). Salez, saupoudrez de piment, mangez avec de la bière togolaise glacée… enfin avec une bière glacée en tout cas !
Poulet trempoté et grillé
Ingrédients : 1 poulet découpé ou des découpes de poulet en équivalence – 5 belles tomates bien mûres – 3 gousses d'ail – 6 échalotes – 2càc de gingembre en poudre – 4 brins de thym – 1 dizaine de branches de persil (la recette précise ou d'herbes odorantes…sans plus de précisions, si vous avez des idées…) – 2càs d'huile d'arachide – 1 ou 2càs de purée de tomate ( type tomacoulis )
Pelez, épépinez et hachez finement les tomates. Hachez très finement l'ail, l'échalote, le persil, effeuillez le thym. Ajoutez le tout aux tomates puis écrasez un peu ce mélange avec le dos d'une louche ou un écrase purée. Ajoutez le gingembre et l'huile, mélangez bien. Ajoutez les morceaux de poulet et mélangez de façon à bien le recouvrir. Laissez mariner pendant au moins 4h, une nuit ce n'est pas de trop.
Retirer alors les morceaux de viande, secouez-les pour enlever l'excédent de sauce. Faites-les griller au barbecue jusqu'à ce que ce soit bien doré (au grill ça doit aussi le faire). Pendant ce temps versez la marinade dans une casserole, ajoutez à votre goût de la purée de tomate, portez à ébullition et laissez blobloter pendant une trentaine de minutes à découvert, le temps que cela se transforme en une sauce épaisse. Servez le poulet avec beaucoup de sauce et éventuellement un riz aux haricots !
Le riz aux haricots
Ingrédients : 200g de haricots rouges secs – 200g de riz – sel
Mettez les haricots à tremper dans de l'eau tiède pendant ½ heure puis faites-les cuire à feu moyen pendant 1h ½ . Quand les haricots sont cuits, rincez les, remettez de l'eau salée dans une casserole, portez-la à ébullition. Versez les haricots, puis le riz préalablement lavé, laissez cuire une vingtaine de minutes. Egouttez et servez
Et maintenant le match... purée et s'ils... non allez ils peuvent pas... la balle là!!!

Mais pourquoi, moi j'fais plus de pronostiques, est-ce que je vous raconte ça…

mardi 20 juin 2006

Dans mes placards il y a… des choses étranges et inquiétantes pour certains mais ce sont des amis !

Mes placards seraient-ils vivants ? Je me suis rendu compte qu'ils renfermaient depuis un certain temps des choses curieuses qui ont certains effets étonnants sur mon comportement !
Je crois que ça a commencé quand j'ai adopté du natto pour la première fois…avant j'allais bien… enfin… Pour ceux qui ne connaissent pas le natto ce sont des graines de soja fermentées, très fermentées même !!! Il dort maintenant en plusieurs exemplaires dans mon congel et j'en réveille de temps en temps un peu… soit pour essayer de le faire goûter à un copain de passage, soit pour… comment dire… le natto quand on l'ouvre, ça colle et ça fait des filaments et ça ressemble à une barre de Lion que l'on casse et donc aussi à un lion qui rugit… du coup moi aussi je rugis et on se fait des concours de rugissements comme ça dans mon sous-sol, le natto et moi ! Bon je sais, mais c'est quand même lui qui a commencé !!! Rrraaaaaooooohhh…
Et puis maintenant il y a aussi Zezette 2 qui repose tranquillement dans mon frigo, Zezette 2 c'est mon levain, 2 parce que le premier levain a fini sous la fesse délicate de Rantanplan ma siamoise décérébrée ! et Zezette… Zezette parce que j'ai pas trouvé autre chose… si quelqu'un a une idée ! Donc l'autre jour je parlais à Zezette 2, la tête dans mon frigo, histoire de la rassurer, y fait noir et froid dans un frigo !!! Quand ma pré-ado est passée par là et a demandé à sa mère, i'parle à qui papa dans le frigo??? Ce à quoi Marie lui a répondu, ton père parle avec Zezette, son levain, t'inquiète pas… je ne sais pas ce que j'ai aimé le moins le, t'inquiète pas de Marie ou le manque de réaction de ma pré-ado qui indique ainsi qu'il n'y a rien là d'étonnant…
Dans un autre placard il y a un futur Kim chi qui fermente aussi… Kim c'est pour l'instant du chou au sel mais ça va pas durer ça… Kim parlant coréen, je ne discute pas avec lui ! Je ne fais pas n'importe quoi non plus!!! Néanmoins nous avons de longues séances de Kung-Fu enfin… moi je lui montre et lui approuve en silence !
Et tout ça c'est sans parler des cubes de levure, des sauces sirupeuses, étranges et gluantes qui règnent un peu partout, les jus qui traînent dans mon congel, des jus à la composition oubliée… et dire que l'ami Louis veut goûter du durian, cet étrange fruit porc-épic interdit dans les avions asiatiques, tellement son odeur… et qui va bien finir à la maison… et avec les autres et tous ceux-là je joue, je discute, je philosophe parfois…
Donc tout ça commence à m'inquiéter… surtout que je vais échanger notre maison… j'vais quand même pas tous les emmener à Grenoble? Quand même pas ? Et si je les emmène pas comment je vais leur expliquer… hein ???
Petits pain Monge
Ingrédients pour 6 petits pains : 500g de farine tradition T65 tamisée - 100 g de levain liquide
(pour avoir votre levain liquide, votre Zezette à vous direction chez Anne, là : Levain liquide en image) – 8g de levure fraîche de boulanger - 10 g de sel - 30 cl d'eau tiède
Mélangez la moitié de l'eau et la levure, réservez un quart d'heure. Pendant ce temps mélangez la farine et le sel dans un grand saladier. Quand la levure est prête, faites un volcan au milieu de la farine salée et versez-y la levure, le levain liquide et l'eau restante, mélangez d'abord le centre puis allez vers les bords de manière à ajouter peu à peu la farine. Quand vous avez fini le mélange, pétrissez ça longuement, une dizaine de minutes, moi je le fais dans le mon plat mais sinon sur une table farinée. Quand c'est pétrit, on remet dans son plat, on couvre d'un torchon humide et on laisse de préférence dans un endroit assez chaud pendant 45 minutes. Au bout de ce temps on découpe en 3 on fait des jolies boules sans trop insister, on remet sous le torchon pendant une vingtaine de minutes… c'est long le pain !
A ce moment coupez en six en partageant bien en deux chaque boule de pâte, la coupe va permettre de faire de jolies pointes. Donnez alors la forme que vous désirez sans écraser la pâte attention elle est fragile ! Après on met sur une plaque ou plusieurs couvertes de papier sulfurisé et… on laisse reposer sous le torchon pendant 1h30.
Il n'y a plus qu'à enfournez les plaques dans un four préchauffé à 220° où l'on a placé un bol ou un plat plein d'eau, puis laisser cuire 25 à 30min. Vous pouvez avant d'enfourner, saupoudrer de farine et mettre quelques coups de lame pour ouvrir le pain… moi je suis pas trop doué pour ça visiblement ! donc…
Cette recette reprise chez Anne s'inspire directement de celle de E. Kayser que l'on peut retrouver dans son ouvrage 100% pain
Et pour mettre dedans une recette inspirée de Cuisine en liberté de G. Choucroune chez Solar.
L'agneau à casse-croûtes
Ingrédients : 1 épaule d'agneau – 8 gousses d'ail non épluchées – 4 échalotes non épluchées coupées en 2 – 4 feuilles de laurier – 1 branche de romarin – 1 branche de thym – 1 branche de marjolaine – 1 aubergine – 1càs d'huile d'olive -
Dans une cocotte allant au four, sur feu vif, mettez l'huile à chauffer et mettez la viande à colorer sur toutes les faces. Puis baissez le feu et ajoutez l'ail, les échalotes, et les herbes, poursuivez la cuisson en retournant régulièrement la viande pendant une petite dizaine de minutes. A ce moment-là enfournez la cocotte au four préchauffé à 160° pendant 2h. Au bout d'une heure rajoutez l'aubergine. La viande est prête quand elle se défait toute seule. Ça peut évidemment se manger tel quel !
Le pistou pour l'agneau
Ingrédients : 3 gousses d'ail – une quinzaine de feuilles de basilic – 5cl d'huile – 40g de pignons de pin légèrement grillés et grossièrement hachés – 40g de parmesan à moitié râpé, à moitié taillé en copeaux.
Passez au mixer l'ail et le basilic, n'insistez pas trop, il faut que ça reste grossier, ajoutez les pignons et le parmesan, mélangez.
Le casse-croûte à l'agneau et au pistou
Ingrédients : L'agneau et le pistou, du pain et quelques feuilles de vert, de préférence avec du goût… roquettes, feuilles d'épinard mais si vous n'avez pas comme moi la salade du frigo…
Sur votre pain placez dans l'ordre les feuilles vertes, la viande en fines tranches, le pistou (quelques feuilles de marjolaine éventuellement) et le pain pour refermer.
Bon comment je vais expliquer à Zezette 2 qu'on va partir en vacances…
Mais pourquoi, je vais leur écrire, est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 18 juin 2006

Aujourd'hui à peine sorti de l'eau, direction foot, canapé, bière et plateau télé coréen !!!

Aujourd'hui pour moi ça a été une journée d'enfer qui s'inscrit parfaitement dans mon programme, je mange et je remodèle mon corps par l'effort… enfin je remodèle tout dans la nuance et la finesse !!! Donc ce matin et de bon matin, direction la piscine ! Et déjà mettre la troupe en marche et trouver le chemin c'est du sport et comme je suis partageur j'ai laissé les enfants à Marie pendant que je me concentrais sur la route… j'ai donc demandé à Mme Mappy comment on allait de Maule à Montigny pendant que Marie faisait déjeuner les "j'aipasfaim", habillait les " j'airienàmettre " et débarbouillait les " y'aquelessalentquis'lavent "… forcément comme je suis assez rapide pour tracer une route… j'ai fini un peu avant ce qui m'a permis de lui citer à la volée l'ensemble des objets qu'elle aurait pu oublier ! Je l'ai sentie un peu tendue à ce moment-là… je n'ai donc pas insisté et j'ai préféré aller boire un café pendant qu'elle finissait de préparer les " elleestoùmagameboy " et autres " maismanamtum'aspasditqueças'rangeaitunechambre " … A peine mon café fini, hop direction la piscine !!!
Ce qui est admirable chez mes enfants c'est cette capacité à sourire Avant et à faire la gueule immédiatement Après les choses qui leur font envie ! C'est automatique !!! Exemple : On va au ciné ! ouuuuaaaaiiiissss !! on sort du ciné… c'est toujours toi qu'es assis à côté de maman! et toi c'est papa ! c'est toujours des pop corn sucrés qu'on prend ! tu le fais exprès j'aime pas ! t'avais qu'à pas bouger tout le temps ! c'est toi qui mets ton coude tout le temps…
Et forcément ce matin en sortant de la piscine, dès la sortie, ça commençait à tirailler, c'était ma serviette ! t'avais qu'à pas sortir si tard ! mais tu m'as marché sur les pieds là !!! Et là au loin j'ai vu le distributeur de boissons fraîches et je me suis dit, lui va me sauver, et j'ai lancé comme un jeu, deux cannettes pour tous ! espérant ainsi ressouder ma " dream team " autour de ce nouveau défi ! Marie m'a regardé d'un air de, t'y crois encore toi aux congés payés… et …et… j'veux du Coca light ou du Gini ! Non pas du light, du Coca mais pas light ou de l'Orangina, c'est ça de l'Orangina… tu prends toujours ça moi j'veux du Fanta y'a que ça de bon là dedans…. Puréeeee… ils n'ont même pas attendu l'Après cette fois !
Du coup, après cris et châtiments, plus jamais, plus jamais on fera… là vous mettez toutes les menaces habituelles des parents…et retour à la maison ça a été sieste!
Surtout que ce soir ça repart, j'ai foot !!! et là moi tout seul, rien que moi devant la télé, moi et mon plateau télé coréen !
Et comme mon dernier plateau télé avait pu paraître un peu… compliqué, j'en ai fait deux, un pour supporters surtout attirés par le foot, c'est du tout prêt, et l'autre pour les fans les vrais les purs, les tatoués quoi ! à préparer... ,-)
Le plateau télé facile
A acheter chez votre Coréen préféré, un des miens Asia Super, rue d'Argenteuil près de l'Opéra… des Kim bab (ne parlez surtout pas de Makis ou de Sushis ! enfin à moins de vouloir passer pour un sauvage ) et une soupe coréenne ! Attention aux palais délicats, la soupe coréenne, ça décoiffe !
Le plateau télé pour tatouées…
Boulettes de viande à la coréenne
Ingrédients : 450g de steak haché de bœuf – ½ oignon râpé (gros trous) – ¼ de carotte râpée (trous fins) – 2 gousses d'ail hachées très fin – 3 oignons verts finement émincés y compris le vert (ou 3 cives) – ½càc de poivre vert frais (sinon en conserve) très finement haché – 2càs de soja – 2càs de sucre – 1càs de farine – 1càc d'huile de sésame – 1càc de gingembre frais râpé – ½càc de sel – ¼càc de poivre – ½ à 1 œuf selon la taille
Pour paner : 3càs de farine – 1oeuf battu salé – Pour frire : de l'huile neutre environ 2càs
Mélangez la viande avec l'ensemble des ingrédients, sauf ceux réservés pour paner, mélanger bien avec les mains. Faites des boulettes, écrasez-les de manière à faire des palets. Passez-les d'abord dans la farine, insistez bien, puis dans l'œuf, puis mettez-les directement dans une poêle et faites cuire avec l'huile à feu moyen jusqu'à la cuisson désirée, il faut que ce soit joliment doré à l'extérieur et assez cuit à l'intérieur.
Riz au chou épicé à la coréenne
Ingrédients : 500g de riz blanc cuit – 250g de Kim chi (le Kim chi c'est du chou chinois confit au sel et à la pâte de piment) – 2 oignons verts émincés y compris le vert (ou 2 cives) – 2 tranches de jambon cuit coupé en lamelles de 1cm – 2càs de d'huile neutre – 1càc de graines de sésame – sel et poivre
Mettez l'huile dans une poêle, faites chauffer à feu moyen puis mettez le Kim chi et faites le revenir jusqu'à ce que les côtes du chou commencent à devenir transparentes. Ajoutez alors le riz et le jambon et remuez bien le tout pendant cinq minutes toujours sur le feu. Quand tout est bien mélangé sortez du feu et ajoutez les graines de sésame. Attention ça… vous verrez bien…
Et avec tout ça évidemment bière glacée… et du Kim chi !

Mais pourquoi, où j'vais trouver des recettes togolaises moi, est-ce que je vous raconte ça…

samedi 17 juin 2006

Ben qu'est-ce tu fais là mon Kiki ? Le KikiVeutKiVientKuisiner 10, le retour!!!

Il y a quelques temps Manue se gratte la tête en ce demandant… comment faire pour s'amuser autour de recettes de cuisine ??? et soudain une pomme lui tombe dessus… là elle crie subitement KikiVeutKiVientKuisiner !!! le Kiki était né ! c'est en tout cas comme ça que l'histoire le retiendra…
Le Kiki c'est donc une manière de s'amuser où Une ou Un propose d'abord une recette et où ensuite tous ceux qui veulent la réalisent… une fois faite ils racontent et montrent ce qu'ils ont fait… et enfin on choisit celle ou celui qui a fait le mieux, le plus intéressant, le plus original… le plus quoi ! en tout cas en votant joyeusement et celle-là ou celui-là proposera la recette suivante… et l'histoire recommence, recommence, re…
Et comme ça la dernière fois pour ça dernière édition le Kiki c'est arrêté chez Nolwenn… et on a tous fait des Sacher Torte… il y a eu partout des Sacher, encore des Sacher, toujours des Sacher, des dizaines, des centaines… tellement on a aimé !!! Et finalement une nous a plus tapé dans l'œil, celle de Carlos… Mais l'Espagne risquant de gagner la coupe du monde Carlos a donc décidé de se consacrer à son soutien sportif et de me passer la main...
Du coup voilà voilà… il faut donc réaliser ça !
Un mille- feuille !!!
Mais d'abord la pâte feuilletée maison…
Ingrédients : 250g de farine tamisée – 1càc de sel – 125ml d'eau – 40g de beurre fondu + 100g de beurre réfrigéré
Sur un plan de travail (moi j'utilise un très grand saladier) le plus froid possible, mélanger la farine et le sel puis faites un puit et versez-y l'eau et le beurre fondu. On mélange le tout à la main jusqu'à obtenir une pâte souple, ne travaillez pas trop la pâte.
Faites une belle boule de votre pâte et avec un couteau faites une incision au centre pour l'ouvrir, emballez dans un film et au frais pendant une heure.
Pendant ce temps prenez le beurre réfrigéré, mettez-le entre deux feuilles de papier sulfurisé et écrasez-le de manière à former un carré de 2cm d'épaisseur puis remettez-le au frais.
Au bout d'une heure reprenez votre pâte posez votre rouleau à trois cm du centre puis écrasez vers l'extérieur, tournez d'un quart posez à 3cm écrasez vers l'extérieur, on tourne encore deux fois en faisant pareil. Au final il y un petit monticule au centre et la pâte à une forme de croix (si vous ne voyez pas je ferai de dessins !). Mettez le beurre sur le monticule repliez chaque extrémité de la croix vers le centre de manière à enfermer le beurre puis aplatissez au rouleau de manière à obtenir un rectangle d'environ 15cm sur 35.
Repliez ce rectangle en trois, comme un portefeuille, filmez et mettez soit 30min au frigo, soit 15 au congel. Reprenez votre pâte, écrasez-la de manière à avoir de nouveau un rectangle de 15 sur 35, puis repliez-la en trois. Recommencez cette opération 3fois en tournant votre pâte d'un quart de tour à chaque fois. Gardez au frais (ça se congèle aussi).
Pour la préparation du mille-feuille
La pâte : Etalez votre pâte au rouleau sur une feuille de papier sulfurisé de manière à obtenir un rectangle de 3mn d'épaisseur puis couvrez-la avec un autre papier sulfurisé, mettez au frais 15min. Enfournez-là ensuite dans un four préchauffé à 210° pendant 15min, puis retournez-là (attention fragile!!!) et réenfournez pour 10min. Réservez-la.
La crème pâtissière : Ingrédients : 70cl de lait – 2 gousses de vanille coupée dans la longueur – 8 jaunes d'œufs – 180g de sucre – 50g de farine – 40g de fécule de maïs
Dans une casserole, portez à ébullition le lait avec la gousse de vanille, réservez. Dans un saladier mélangez les œufs et le sucre, battez bien. Ajoutez la farine et la fécule tamisée, battez bien. Enlevez la vanille du lait puis versez-le sur la préparation précédente, doucement en mélangeant sans arrêt. Remettez le tout dans la casserole et portez à ébullition en remuant constamment, laissez frémir jusqu'à épaississement, à peine une minute puis mettez à refroidir (si ça grumelle un grand coup de rumuage peut rattraper).
Il n'y a plus qu'à monter pâte, crème, pâte, crème… sucre glace sur le dessus et hop au frais…
Sinon avec des fraises et un peu de thé matcha… ou alors… ou alors… enfin à vous de voir !!!
Mes recettes sont données à titre indicatif et sont inspirées de Tartes et pâtisserie chez Könemann ! Amusez-vous !!! vous pouvez en faire des rouges des bleus, les mettre sur la tranche ou sur la tête, enlever un ingrédient, les œufs ou la farine ou ce que vous voulez… le tout c'est qu'on se dise en le voyant : Purée c'mille-feuille !!! ah si juste une chose… un souhait : Pas de pâte toute prête !!! mais ce n'est qu'un souhait... ,-)!
Pour participer :
Vous avec un blog, vous faites, vous publiez, vous me transmettez un lien et une photo (une seule) de votre création… avant la date limite.
Vous n'avez pas de blog, vous faites, vous me transmettez une photo (une seule) de votre création par mail… avant la date limite.
Fin des hostilités, date limite le Dimanche 2 juillet à minuit ! Tic Tac… Tic Tac… c'est parti !!!
Mais pourquoi, attention je recompte les feuilles!!! est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 15 juin 2006

Pique-nique tranquillement au bord de l'eau… enfin on est quand même pas tout seul… pas tout seul du tout !

Pour moi le mot pique-nique reste associé à ceux de mon enfance et ce n’est pas vraiment fait pour m’entraîner à y regoûter… Ces pique-niques se déroulaient un dimanche sur deux dans le meilleur des cas mais le plus souvent tous les dimanches… ces dimanches où on allait rejoindre les autres espagnols du coin et leur famille, qui constituaient alors la tribu bruyante, sur la deuxième pelouse du bois de Boulogne…
Ces pique-niques étaient pour moi de vrais cauchemars… Déjà il y avait l’avant et l’inévitable, change-toi, lancé par ma mère et généralement suivi de, tiens, voilà tes pantalons courts ! je n’y coupais pas, j’avais beau répéter mon âge, faire noter un début de poils aux pattes, ma taille en centimètres et en volume… rien à faire je finissais toujours par me retrouver avec ces foutus pantalons courts sur les fesses… les pantalons courts… mon père était tailleur et ma mère a toujours été très économe, tout était donc réuni pour que mes pantalons soient raccourcis et connaissent une deuxième vie… quand les trous aux genoux n’étaient plus ni raccommodables, ni cachables par une pièce, d’un coup de ciseaux experts mon père raccourcissait, ourlait et c’était reparti pour une autre vie !!! et voilà comment à 12 ans je me retrouvais en culottes courtes et chaussettes hautes juste histoire que ça soit bien visible, tous ces foutus dimanches avant de partir pour le bois !
Je partais donc déjà d’assez mauvaise humeur et quand j’arrivais ça ne s’arrangeait pas parce que j’avais droit au rituel à chaque fois… On était sur la deuxième pelouse du bois de Boulogne sept ou huit familles espagnoles à venir tous les dimanches, du coup ça faisait une bonne trentaine de personnes et en arrivant tous les adultes m’embrassaient, les hommes qui piquaient et les femmes qui… piquaient aussi certaines fois… à moitié en me bavant dessus à moitié en s’essuyant des rouges à lèvres allant du plus flamboyant ou plus rosissant… il faut dire qu’une mère espagnole, à l’époque quand ça embrassait, ça embrassait ! Et ça continuait en me pinçant les joues, à grand coup de, comme il a encore grandi, un jour on ne va pas le reconnaître ! forcément en une semaine j’avais dû prendre au moins 2 mm… au moins… et finalement en passant leurs grosses mains, quelques fois sortant d’une tortilla ou d’une tomate, dans mes cheveux !!! Au trentième je finissais avec des joues d’indien, peinturlurés et meurtries, couvert de bave et le cheveu gras en bataille, le bonheur quoi !
Après on écoutait les histoires et on buvait avec ces foutus trucs en terre qu’on n’avait pas le droit de toucher avec les lèvres grâce auxquels je m’inondais de différents liquides et puis… et puis… ça durait, durait, durait… Bon bien sûr, on mangeait aussi de la tortilla et des fois les hommes allaient jouer au foot et que moi aussi je jouais… mais je savais aussi qu’à la fin j’aurais droit à une nouvelle séance d'embrassades et ça me suffisait pour relativiser ces quelques bons moments arrachés dans cet océan de " malheurs ", c'est en tout cas ce que je pensais à 12 ans !
Du coup quand Marie m’a dit, dimanche c’est pique-nique au bois de Boulogne avec des amis… j’ai juste dit heuuuuuu !!! et puis je me suis pris au jeu de la préparation mais rien d'espagnol au menu…
Pain œuf et verdure
Ingrédients : pour deux sandwichs : 4 tranches de pain de mie complet – 2 œufs – une poignée de feuilles de mâche ou de cresson pour une version plus typiquely – 2 càs de mayonnaise - sel et poivre
Dans une casserole avec de l'eau à ébullition faites cuire vos œufs pendant 7 min, le jaune ne doit surtout pas être dur. Laissez les refroidir, écalez-les, écrasez-les très grossièrement à la fourchette, ajoutez la mayonnaise, mélangez rapidement, ça ne doit pas être homogène. Etalez cette pâte grossière sur les tranches de pain, couvrez des feuilles de salade, salez poivrez, refermez, mangez !
Concombre entre pain :
Ingrédients : pour deux sandwichs : 4 tranches de pain de mie complet – ½ concombre environ en tranches très fines – ½ càc de gros sel – du beurre - poivre
Saupoudrez le concombre avec le sel, mélangez bien puis mettez à dégorger dans une passoire une quinzaine de minutes. Pendant ce temps beurrez vos tranches de pain de deux côtés (d'un seul en cas de régime draconien, vous pouvez aussi utilisez de la mayo, mais là adieu régime). Passez vos tranches de concombre sous l'eau, goûtez, si c'est trop salé laissez un peu de temps sous l'eau, sinon séchez bien et étalez joliment en deux couches sur le pain, poivrez. Refermez, coupez les tours puis en deux en diagonale, c'est prêt !
Les trois recettes suivantes s'inspire très largement de celles présentées dans le dernier Saveurs… qui est beau ! et très pique-nique…
Salade à plein de choses
Ingrédients : 150g de fèves surgelées et pelées de chez Mr Pic ou fraîches c'est encore meilleur – 4 bonnes poignées de feuilles, pour moi c'était un mélange de mâche et de roquette mais vous pouvez aussi mettre d'autres choses à votre goût - 1 boule de mozzarella coupée en petits cubes – 120 g de jambon fumé tranché très fin – 1càs de menthe fraîche et 1 càs de ciboulette fraîche ciselée pas trop fin – pour la sauce : 4càs d'huile d'olive – 1càs et ½ de vinaigre balsamique – ½ càs de vinaigre de vin – sel et poivre.
Cuisez les fèves un peu moins que les indications de Mr Pic, passez-les sous l'eau froide, séchez-les et mettez-les dans un saladier. Coupez le jambon en petits morceaux et mettez-le dans une poêle à feu vif jusqu'à ce qu'il colore et devienne craquant, c'est assez rapide. Laissez-le refroidir puis ajoutez-le aux fèves, ajoutez ensuite la mozzarella, les feuilles de salade, les herbes fraîches et mélangez le tout. Préparez la sauce, ajoutez là dans la salade remuez bien et servez en allant bien cherchez tous les ingrédients au fond.
Cerises confites au vin et au romarin
Ingrédients : 250g de cerises (je sais plus le type mais des plutôt rouge orangée comme sur la photo…) – 25 cl de vin rouge pas trop corsé – 50 g de sucre – ½ branche de romarin – ½ càc de fécule délayé dans 1càc d'eau

Mettez les cerises lavées et séchées dans un petit saladier ou un moule. Mettez le vin dans une casserole à feu fort et dès que ça bout on appelle les enfants et on flambe… le vin !!! Ajoutez le sucre et le romarin, (gardez-en quelques épines pour la fin) et laissez bloblotez 15min. Retirez du feu et ajoutez la fécule diluée, remettez au feu fort et portez à ébullition en remuant constamment pendant 3 minutes. Versez au sortir du feu sur les cerises, au frigo une nuit !
Melon au sirop des deux anis
Ingrédients : ½ Melon – 2 étoiles de badiane – 2 càs de miel relativement neutre – 1 càs de sucre brun ou de muscovado – ¼ de càc d'anis vert en graines - 12 cl d'eau j'avais oublié l'eau !
Enlevez tous les pépins du melon et essayez de faire des boules ou alors faites des cubes ! au final le goût est le même… réservez le résultat. Dans une casserole mettez tout le reste la badiane, le miel, le sucre et l'anis (gardez-en quelques graines pour mettre à la fin), ajoutez les pépins du melon et les éventuels restes de votre découpe et l'eau. Mettez à bon feu jusqu'à ébullition, baissez le feu et laisser frémir 5 min en remuant souvent. Filtrez le tout encore chaud et versez sur les morceaux de melon… au frigo une nuit et c'est bon !
Et une fois fini notre dimanche, je me suis dit j’y retournerais bien… du coup si vous connaissez un endroit vert et pique-niquable à Paris et que ça vous tente… j’en suis !
Mais pourquoi, y'a pas d'foot là? est-ce que je vous raconte ça...

mardi 13 juin 2006

J’aime le pain, j’aime vraiment le pain… mais lui je ne suis pas sûr qu’il m’aime !!!

Le lundi normalement c’est le pain à la maison sauf que…
J’ai deux chattes, Einstein et Rantanplan… Einstein, ce n’est pas son vrai nom, n’est pas une chatte, c’est une fille comme vous et… enfin comme vous quoi… elle fait semblant d’être une chatte pour nous faire plaisir ! Et de l’autre côté il a Rantanplan qui ne pense pas non plus être une chatte, mais elle n’a pas décidé si elle était végétale ou minérale ! Rantanplan, c’est pas son nom, a une petite poignée de neurones qui ont du mal à fonctionner en même temps, voire à fonctionner les uns après les autres, voire à fonctionner tout court !!! Elle ne sait pas toujours comment il faut mettre ses pattes quand elle saute, du coup on entend régulièrement des grands bruits, on ne fait plus attention, on sait qu’elle vient de tomber de la table, d’une chaise ou de s’écraser contre une vitre… Ouvert/fermé sont des concepts qu’elle ne maîtrise pas complètement… Certaine fois il lui arrive aussi de ne plus savoir où elle est et peut-être même qui elle est…un neurone s’est éteint et là… ben où j’suis moi et qui j’suis… et ooooh je suis suivie par un truc long qui arrête pas de bouger…et pourquoi ça fait mal à moi quand je mords la chose, qu’elle se dit en mordant SA queue… là elle panique devant tant de questions et se met à miauler pour voir si quelqu’un des fois la reconnaîtrait et lui indiquerait le chemin… généralement ça se passe la nuit et, comme ce sont des siamoises, on arrive au galop pour la sauver, parce que les siamois quand ça miaule… Et il y a un truc que Rantanplan aime faire, beaucoup, beaucoup, quand elle ne mange pas bien sûr, ce qui reste sa principale occupation, c’est se vautrer dans les endroits chauds et confortables…
Donc le lundi c’est le pain et j’avais tout bien fait comme dit Anne pour faire le fameux foutu levain de… enfin dont je rêve depuis trois semaines !!! Et tout allait bien, si bien… trop bien… jusqu’à ce dimanche soir où en revenant d’un petit pique-nique j’ai retrouvé Rantanplan tranquillement étalée sur un confortable coussin tout chaud et tout mou composé des plusieurs épaisseurs du torchon posé sur un plat où mon levain… voilà, voilà… donc la semaine prochaine si je ne fais pas cuire un chat j’essayerai de faire du pain !!!
Du coup j’étais un peu désorienté ce lundi, quand subitement le poste s’est mis à hurler que je ne sais plus quelle équipe avait battu je sais plus quelle autre… le championnat du monde de foot j’ai failli louper le championnat ! Alors que je suis en pleine période sportive… je continue à marcher sur une jambe… enfin un pas sur deux… maintenant je pose même le savon de la douche dans l’évier de la cuisine, bon ça surprend un peu quand je traverse la maison, le matin, en courrant moitié mouillé moitié gelé après mes 15 longueurs de douche, mais ça m’oblige à courir et vite ! Et pour tout c’est pareil… alors un bon match de foot ça peut pas me faire du mal !
Mais comme le sport ça creuse je me suis dit qu’un petit plateau télé ça serait bien et qu’un petit plateau d’inspiration Suisse ça serait encore mieux ! Forcément France-Suisse c’est le match que je vais faire !!!
Petits pieds de porc confits aux vins et aux herbes (une recette adaptée des Pioutons à Farinet vue dans les
Saveurs de la Suisse gourmande)
Ingrédients : 6 pieds – un mélange de légumes coupés en cube d’1cm composé de 2 oignons, 3 carottes, 1 poireau, 1 branche de céleri… vous pouvez ajouter d’autres légumes à votre goût, navets, rutabagas… - 3 càs de concentré de tomate (1 petite boîte) – un bouquet garni composé de thym, de romarin, de laurier et de marjolaine – 2 càs d’herbes fraîches mélangées thym, marjolaine… - 3 clous de girofle – 35cl de vin rouge pas trop corsé (normalement un vin suisse) – 15cl de madère – 2 cubes de bouillon (Kub or ou autre) – 1càc de farine – 1càs d’huile neutre – 1 gousse d’ail écrasée - sel et poivre
Dans une poêle à feu moyen avec l’huile faite sauter les pieds de manière à leur donner un peu de couleur sur toutes les faces, côté peau c’est le moins évident attention de ne pas brûler. Mettre les pieds dans une casserole. Dans la poêle toujours à feu moyen, avec l’huile restante faites sauter pendant cinq minutes le mélange de légumes en remuant bien, ajoutez ensuite aux pieds. Faites chauffer l’ensemble à bon feu 2 ou 3 minutes en remuant bien, ajoutez le concentré de tomate, le bouquet garni, les clous puis salez et poivrez, remuez bien. Ajoutez 30cl de vin et 10cl de Madère, remuez encore puis couvrez d’eau à hauteur des pieds. Ajoutez les cubes de bouillon puis portez à ébullition, puis baissez. Laissez blobloter 2 bonnes heures à couvert.
Le mieux c’est de faire cette partie la veille et après hop une nuit au frigo et dégraisse au matin et on repart… mais sinon à ce moment dégraissez le plus possible. Retirez ensuite les pieds et enlevez tous les os que vous pouvez (normalement on désosse complètement mais…) et réservez. Puis mettez la sauce sur le feu moyen et laissez réduire d'un quart, ensuite prenez-en un peu et délayez dedans la farine, ajoutez ce mélange à la sauce, ajoutez l’ail écrasé, mélangez bien, laissez 3min sur le feu. Retirez ajoutez le vin et le Madère restant (5cl de chaque normalement), mélangez, ajoutez les 2 càs d’herbes et servez avec des pommes de terre en nappant généreusement ! Allez les… !! le baaaaalon là !!! purée…
Bon France-Suisse c’est fait mais j’suis chaud là je vais me faire France-Corée du sud la prohaine fois !!! un plateau télé coréen ça doit être bien ça… hop hop allez le ballon lààààà !

Mais pourquoi est-ce que, 1 partout j’dis moi, est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 11 juin 2006

Et si en fin de compte je me remettais à manger… à manger, oui, mais aussi à…(Version avec supplément chantilly !)

Depuis un certain temps mes poignées dites d’amour m’inquiètent… bon j’ai renoncé à jouer les Tarzan en string léopard sur les plages, je porterai mon éternel bermuda qui remonte bien jusque sous les bras… mais ça ne m’empêche pas de m’inquiéter pour mes poignées… du coup j’ai essayé de suivre certains de vos conseils… régulièrement le chante dans la maison j’suiiiis fraîcheeee ! j’suiiiis fraîcheeee ! en mangeant des feuilles de salades et des haricots verts… je mange des potages transparents le soir en me répétant, p’tain c’que c’est bon les potages à l’eau ! mais j’y arrive pas. Quand frappent les douze coups de minuit, je suis pas un matinal, donc la nuit est à moi… donc quand la pendule cogne douze, moi j’ai un trou de la sécurité sociale à la place de l’estomac et je redescends en bavant et en grognant vers la cuisine ! Prudent, j’ai demandé à Marie de planquer les objets les plus dangereux, surtout le chocolat et les petits gâteaux, les Oréo, les blancs, ceux avec la couche de chocolat par-dessus, celle qui fond et pis ça craque !!! enfin tout ça… du coup je fouille, je m’énerve, je refouille… ça devient rapidement sauvage et je finis toujours par trouver un truc gras-sucré que j’avale alors par terre en poussant des cris proches de l’extase.
Du coup forcément le matin quand il m’arrive de monter sur…la chose, même en me tenant aux murs ça descend pas ! C’est exactement ce que je me disais ce matin en me réveillant… et j’ai allumé machinalement la télé sur Direct 8 vu qu’il était quand même 9h30 et que je pensais à l’émission de cuisine… Mais avant la cuisine chez eux, c’est la gym ! et là ça m’est apparu… lumineux ! et j’ai crié : Mariiiiiiiie j’vais E L I M I N E R !!! c’est ça que je dois faire !!!... Marie lisait à côté, elle m’a regardé et… a continué à lire… pas grave rien ne m’empêchera de suivre ma nouvelle voie !!! Du coup j’ai descendu les marches 4 à 4, pas longtemps on n’a que douze marches, mais c’est l’intention qui… j’ai plongé dans la salle de bain où j’ai fait quelques brasses sous la douche et je suis ressorti frais et pimpant !!! prêt à tous les efforts… et là je me suis dit, puisque je vais éliminer sauvagement je peux peut-être… juste un peu… presque pas… me permettre un tout petit plaisir ! J’ai foncé vers la cuisine, sur un pied, maintenant je fais tout sur un pied, du coup j’ai bu aussi moins de thé, et j’ai eu envie de préparer deux petits desserts… légers, légers…enfin…
Pavlova for ever… ou chocolat, crème et petites framboises (une recette de ma cuisinière brune préférée)
Ingrédients : 6 blancs d’œufs – 300g de sucre en poudre – 3 càs de cacao en poudre tamisé – 1/2 càs de vinaigre balsamique – 40g de chocolat noir haché assez finement (avec un couteau donc c’est forcément irrégulier) – 500g de crème liquide entière fouettée en chantilly – 500g de framboises – 3 càc de chocolat noir taillé en copeaux – 1 pincée de sel
Montez les blancs en neige ferme avec une pincée de sel. Et continuez à battre en ajoutant le sucre peu à peu (une cuillérée à soupe, battez et continuez jusqu’à la fin du sucre). Arrêtez de battre le mélange, ajoutez le cacao, le vinaigre, le chocolat haché puis mélangez le tout délicatement à la cuillère en soulevant bien jusqu’à obtenir un mélange homogène. Tapissez une plaque de papier sulfurisé, versez sur le papier, votre mélange chocolaté, délicatement de manière à former un cercle d’environ 20cm de diamètre (prenez un plaque plus grande car le mélange va s’étaler un peu), lissez le dessus de votre cercle. Enfournez la plaque à four préchauffé à 180° et dès que vous avez enfourné baissez la température à 150°. Faites cuire environ 45 à 50 min. Pendant ce temps vous pouvez monter votre crème en chantilly. Quand la préparation est cuite elle ressemble à une meringue à l’extérieur mais avec un cœur encore crémeux (l’effet vinaigre). Laissez bien refroidir, couvrez avec la crème, puis avec les framboises et enfin avec les copeaux. C’est assez difficile à couper proprement mais ça ne fait rien, même directement à la cuillère ça se mange !
Si vous avez des idées pour remplacer la chantilly…
Le deuxième dessert ? je le fais demain pour le A vos casseroles de Marie-Laure et je le rajoute… mais il est tout léger, léger lui aussi… enfin… Et voilà la deuxième :
Trifle fraise et framboise sous la neige… (une recette inspirée du Sherry trifle de J. Betham dans Avec un nuage de lait s'il vous plaît chez Minerva)
Ingrédients pour 4 Trifles: 5 jaunes d’œufs – 50g de sucre – 30cl de lait – 1 gousse de vanille - 1 paquet de Jelly à la fraise – 8 biscuits à la cuillère –10cl de Jerez doux (ou un autre alcool doux de votre choix en faisant attention avec la fraise association difficile !) - 20cl de crème fleurette entière battue en chantilly – Une douzaine de fraises– 250g de framboises
Faites d’abord une crème anglaise, pour cela dans un saladier battez énergiquement les jaunes d’œufs et le sucre. Dans une casserole, faites chauffer le lait et la gousse de vanille coupée en deux dans la longueur, jusqu’à ébullition puis retirer-le du feu. Versez le sur le mélange contenant les œufs tout doucement en mélangeant au fouet constamment, si le lait cuit les œufs c’est une omelette…donc on verse doucement et on mélange vigoureusement. Versez l’ensemble dans la casserole, mettez à feu doux et sans arrêter de remuer avec une cuillère en bois continuer de faire chauffer jusqu’à ce que la crème anglaise s’épaississe, retirer alors du feu et laisser refroidir complètement. Faites la Jelly selon les indications données, souvent il faut bien mélanger avec de l’eau, puis mettez-là de côté. Coupez les biscuits en deux ou trois selon le verre que vous allez choisir puis trempôtez-les rapidement dans le Jerez. Coupez les fraises en 4 ou plus si elles sont vraiment grosses.
Dans les verres, pour le montage vous mettez la moitié des fraises au fond, puis les biscuits, puis les fraises, vous versez sur l’ensemble la Jelly, normalement ça ne va pas couvrir. Ensuite de la crème anglaise, vraiment froide sinon… puis la chantilly et enfin les framboises. Avant de manger, si vous êtes au milieu d’autres humains munissez vous d’un bâton… solide le bâton ! et mangez !!!
Et gare au premier qui se met à me fredonner toutouyoutou !!! depuis un certain 218 cette musique me sort un chouya par les yeux… ,-) !!!

Mais pourquoi est-ce que, tout me paraît tellement plus loin, je vous raconte ça…

jeudi 8 juin 2006

Toute la cuisine que j’aime, elle vient de la… elle vient du… bon ça tombe pas juste avec Bombay !!!

Quand j’ai repris le questionnaire de Déborah auquel Adèle m’a proposé de répondre, Quelle " Gourmande "…. j’ai commencé par le lire à l’envers, oui je sais… les questionnaires c’est souvent à l’envers déformation professionnelles sans doute… et par m’arrêter sur la dernière question… Ma cuisine du monde préférée... et là j’ai une petite musique indienne qui... et j’ai repensé aussi à notre sortie de la semaine dernière avec ma tribu en direction de l’Inde in Paris…
Jusqu’à maintenant pour moi l’Inde à Paris c’était le passage Brady et rien d’autre. Donc on a foncé avec Marie et la marmaille dans cette direction et là on a descendu le boulevard de Strasbourg une fois… oh papa on pourra acheter ça… au retour !… oh papa et ça… et puis le passage et puis les épiceries… assez rapide d’ailleurs et on ressort avec quelques kilos de plus… et puis je dis, tiens j’ai vu qu’il y avait aussi quelques boutiques du côté de la gare du Nord (derrière, juste derrière !)… on pourrait faire un tour… dis papa t’avais pas dit qu’on pourrait au retour… heu si on peut au retour on va faire un tour là-bas ? C’est fou ce qu’on peut négocier !!! Donc après achat la meute accepte un dernier effort, mais cinq minutes hein papa… pour me faire plaisir… et nous voilà reparti… nouvel arrêt un peu derrière la gare du Nord et là… là… y’en a partout, mais alors partout !!! et des boutiques, et de bouffe, et de fringues, et de films… et de tout !!! Forcément moi je tire vers la bouffe et les enfants… les filles vers les fringues à coups de whaoooo qu’est-ce qu’elles sont belles ! Elles veulent des robes indiennes ??? Je regarde mon hamster… on se regarde effarés sous-entendant décidément on ne comprendra jamais les filles ! J’arrive quand même à les pousser dans un magasin alimentaire… et là c’est moi qui trouve tout beau ! le problème c’est que j’avance avec une fille à chaque bras qui me tire vers la sortie… J’arrive quand même à arracher quelques bricoles, moules à glaces, poêle à pain, graines et épices… et subitement je sens que je fais du ski nautique avec deux hors-bords qui me tirent vers la sortie… après les fringues et avec mon hamster on les attend assis devant les magasins !
C’est là en discutant avec mon fils qu’à un moment il m’a dit… tu sais papa, toi et les filles vous êtes quand même pas très raisonnables ! Je n’ai su dire que oui peut-être… il a sept ans mon hamster et il est donc, lui, terriblement raisonnable ,-) !!!
Finalement deux heures plus tard après avoir fait tous les magasins de vêtements indiens et acheté quatre ensembles et rappelé 34528 fois que c’était juste cinq minutes, on est rentré ! enfin…
Purée j’ai répondu qu’à une question… donc à suivre Adèle ,-) ! et du coup recette indienne évidemment !
Boulettes à l’agneau baignant lascivement dans la tomate et les épices
Ingrédients : Pour les boulettes : 500g d’agneau haché – 1 oignon râpé fin - 1 morceau de gingembre de 2cm râpé fin – 3 gousses d’ail hachées très fins – 1 piment vert haché (plus si vous aimez) – un œuf – Pour la sauce 2càc de coriandre en poudre – 2càc de cumin en poudre – 1 bâton de cannelle – 6 clous de girofle – 6 gousses de cardamome vertes – 1 oignon haché fin – ½càc de curcuma - 1càc de paprika – 1càc de garam masala – ½ càc de sel – 250g de tomates concassées en boîte – un yaourt – de la coriandre fraîche
Mettez tous les ingrédients des boulettes, la viande, l’oignon, le gingembre, l’ail, le piment et l’oeuf dans un saladier et mélangez bien, c’est gluant à souhait ! Façonnez avec ce mélange une vingtaine de boulettes, placez-les sur un plat et mettez-les au froid, frigo ou congèl pendant deux heures.
Au bout de ce temps, dans une poêle mettez l’huile à feu doux pour la sauce et ajoutez l’oignon, la cannelle, les clous, la cardamome et faites revenir jusqu’à ce que l’oignon commence à prendre de la couleur. Ajoutez alors les épices en poudre, coriandre, cumin, curcuma, paprika, garam massala et le sel, et faites revenir une petite minute sans arrêter de remuer. Ajoutez les tomates en boîte, mettez la poêle hors du feu et ajoutez le yaourt, mélangez bien. Ajoutez les boulettes, portez à ébullition à feu fort, puis rebaissez et laisser blobloter sans couvercle environ 45 min. Remuez de temps en temps mais pas trop, et ajoutez un peu d’eau si la sauce devient trop sèche, il faut que ça reste une sauce… saupoudrez généreusement de coriandre… et avec du riz… mangez !
Mais pourquoi, décidément l’Inde Gracianne…est-ce que je vous raconte ça…
P.S. : Au fait New Yoooooooorrrrk ! New Yooooooorrrk !!!... oups pardon Grenoooooble ! Grenoooooooble !!! quoi vous n’avez jamais rêver de chanter comme Liza Minelli ? bon c’est pas ça le problème, c’est juste pour dire que mes vacances à Grenoble se confirment (sans doute entre le 18 et le 28 juillet) donc je suis à l’affût de tous vos conseils sur la région !!!
Mon « ami » Blogger a eu hier un p’tit coup de fatigue et certaines ou certains d’entre vous n’ont pas pu mettre leurs commentaires… certains me sont arrivés en mail, d’autres sont sans doute restés dans les esprits… j’espère que tout va se remettre en place aujourd’hui…
Merci en tout cas de m’avoir signalé ces disfonctionnements de la chose ! et si vous le voulez, à vous de jouer maintenant ,-)

mardi 6 juin 2006

Le lundi c’est l’pain… enfin on va faire comme on peut finalement !

La semaine dernière j’ai commencé à faire du pain et comme j’ai aimé je m’étais dit, allez le pain du lundi ça semble une bonne idée… et puis comme je ne travaille pas trop en ce moment quelques repères ça ne peut pas me faire de mal… ça m’évitera de me réveiller le dimanche en hurlant p’tain d’bordel Mariiiiiiie il est onze l’heure, vite l’école, les mômes, vite le déjeuner… et de me retrouver à la porte de notre chambre avec un tee-shirt à demi enfilé, moitié brassière moitié turban, et je ne parle pas du reste… sous le regard hilare de Marie qui attend que j’en sois là pour me dire, C’est dimanche ! mais puisque t’es levé fais donc le petit déj… je sais pas pourquoi mais ça la fait rire à chaque fois…
Du coup ce lundi j’avais décidé de m’attaquer à la baguette Monge que j’avais vue notamment chez Anne… Marie qui ne travaillait pas, traînait autour de la table avec un paquet de pansements avec lequel elle jouait ostensiblement… j’ai préféré ne pas relever l’allusion…
Il faut dire que Marie a une certaine habitude du pansement dès lors que je suis dans la cuisine avec un couteau dans les mains, je ne sais pas pourquoi... et en plus dès que ça saigne, dès que JE saigne, je ne supporte pas, enfin avec l’âge ça va mieux, mais avant c’était radical, une coupure et pouf je tombais… comme quoi on peut être tatoué et avoir du sentiment !!! Une fois, comme ça, j’avais décidé de faire du thon, des tranches de thon sautées basquaises et j’ai été cherché mon thon dans le congèl… moi ça me fait toujours ça quand j’ai besoin d’une tranche, elle est toujours collée sur une deuxième et pour séparer des tranches congelées… du coup grand couteau de cuisine, j’te le coince pour faire levier, j’t’appuie dessus… ça veut pas… purée d’thon !!! et puis à un moment je sais pas comment y’avait plus que le thon entre mes doigts et le couteau et c’est là qu’il a décidé de se séparer… forcément… du coup le couteau il passe par les doigts et continue… je jette le couteau, j’ai les doigts… faut pas que je regarde… et là je crie… Mariiiiie va voir dans l’évier y’a peut-être des bouts doigts !!! en courant vers un canapé avant de m’écrouler…cette fois-là j’avais eu quand même quatre doigts abîmés et cinq points de suture sur le pouce…
Bon, j’ai donc pas relevé l’allusion des pansements et je suis allé ramasser la recette chez Anne, les ingrédients… et subitement j’ai vu le lien concernant le levain liquide et sa préparation… et là premier mélange, le lendemain, et encore le surledemain, et l’aprèsdusurledemain… je me suis décomposé… et j’ai reporté la baguette Monge à l’aprèsdulendemainedusurlendemain c’est-à-dire lundi prochain et je commence mon levain aujourd’hui !!! y’a pas, le pain ça se mérite !!! Du coup, tout dépité j’me suis bu une Boddingtons dans une pinte qui me fait penser à un inoubliable dimanche à la campagne… et là Marie m’a dit pourquoi tu refais pas la recette de pain à la bière ? La recette de pain à la bière… Mon lundi boulangerie était sauvé ! Et du coup j’ai préparé des tartines en plus !!!
Pain en boules à la bière une recette tirée de La cuisine de Jamie Oliver chez Hachette
Ingrédients (vous pouvez augmenter les quantités pour avoir un pain plus haut): 400g de farine de type 55 et 350g de type 45 mélangés - 20g de levure de boulanger – 20g de miel liquide - 45cl de bière blonde tiède de bonne qualité (pas trop amère) – 1 et ½ càc de sel
Mélangez dans un bol la moitié de la bière avec la levure et le miel. Mélangez les farines tamisées et le sel sur votre plan de travail (personnellement j’utilise un grand plat). Faites un creux au milieu, versez-y le mélange du bol et commencez à mélanger avec les doigts en allant du centre vers l’extérieur. Quand vous n’arrivez plus à mélanger, ajoutez la bière restante et continuez, vous allez obtenir une pâte assez humide mais relativement homogène (qui colle bien aux doigts !). Pétrissez cette pâte pendant 5 bonnes minutes en la retournant régulièrement. Mettez votre pâte dans un saladier, couvrez-là d’un film plastique huilé et laissez reposer dans un endroit plutôt chaud pendant environ 1h30. Posez votre pâte sur votre plan de travail, allongez-là en forme de pain de manière à pouvoir la couper facilement en six. Une fois coupée, formez des boules légèrement ovales sans trop écraser la pâte, huilez très légèrement le moule que vous avez choisi (un moule rond à gâteaux fait très bien l’affaire), mettez une boule au centre puis les autres autour. Laissez lever environ 45min. Enfournez à four préchauffé à 220° (pensez à mettre une soucoupe pleine d’eau dans le four) pendant environ 30min, puis laissez refroidir sur une grille avant de le manger !
Tartines à en mettre partout (une recette attrapée à la volée lors d’un Bon appétit bien sûr)
Ingrédients (pour environ quatre tartines) : 4 tranches de pain toastées (ce que vous aimez !) - Pour la tapenade verte : 5 filets d’anchois - 120g d’olives vertes dénoyautées – 1càc de câpres – 8cl d’huile d’olive – 1 ou 2 càs de jus de citron – Pour le reste : 3 ou 4 encornets de petite taille (après c’est selon la taille) nettoyés et ouvert en 2, les tentacules à part – 4 oignons nouveaux émincés - 100g de chorizo pas trop fort – Poivre
Dans un mixer mettez tous les ingrédients de la tapenade, les anchois, les olives, les câpres, l’huile et le jus de citron, mixez jusqu’à obtenir un pâte avec encore des petits morceaux dedans, réservez. Couper le chorizo en tranche puis en bâtonnets, mettez-les dans une casserole couvrez d’eau et portez à ébullition. Dès l’ébullition atteinte retirez le chorizo de la casserole, égouttez et réservez-le. Dans une poêle avec un peu d’huile à feu assez fort, mettez les corps des encornets et cuisez-les jusqu’à coloration, faites ensuite de même avec les tentacules. Laissez refroidir puis coupez en assez fines lamelles, détaillez les tentacules. Dans la même poêle avec l’huile restante, passez une minute les trois quarts des oignons, réservez puis mélangez avec ceux que vous n’avez pas cuits. Mélangez les calamars coupés, les oignons et le chorizo.
Prenez tranches de pain, étalez la tapenade généreusement puis une petite montagne de mélange, du poivre, de l’huile d’olive, un peu, quelques olives coupées en tranches, quelques câpres pour faire beau ! Au four 2min et puis la bière à la main sur la pelouse ou le tapis de la salle à manger ! Et si vous n’aimez pas un ingrédient… oubliez-le !

Mais pourquoi, j’ai pas parlé de régime moi au fait, est-ce que je vous raconte ça...

samedi 3 juin 2006

Le samedi matin moi j’regarde Direct 8 ! Mais si, ça existe, non c’est pas une légende urbaine et même que ça mange dans l’poste !!!

Le samedi matin quand j’ai un peu de temps, je me colle devant mon écran et je regarde… ça ça change pas beaucoup de d’habitude… je regarde de la cuisine, ça non plus ça change pas… je regarde de la cuisine qui bouge ! qui bouge un peu, faut pas abuser non plus, puisque le samedi matin quand j’ai le temps c’est Direct 8 que je regarde et leur émission de bouffe, A vos assiettes !
J’ai commencé à regarder ça par hasard, depuis que j’ai un blog la télé c’est plus un souvenir qu’une habitude, la télé pour moi c’est le truc dans la pièce du fond qui est loin loin, si loin de l’ordinateur et où il y a plein d’enfants qui se battent pour avoir une place sur l’canapé et une femme qui crie tu viiiiiens c’est biiiiien en espérant me piéger comme ça ! Alors que l’ordinateur, c’est le truc qui rend généralement heureux les hommes, parce que là au moins le Il peut devenir le maître du monde, voire de l’univers, voire de la galaxie… voire plus encore ! et certaines femmes… pour bien d’autres raisons ! Donc j’ai vite choisi entre l’ordinateur bonheur et la télé du bout d’la maison !
Mais Direct 8 c’est aussi sur le net alors une fois où ‘Rope 1 m’a énervé je me suis dit, tiens et si j’écoutais Direct 8… et comme c’était un samedi à 10h quand j’ai entendu le mot Cuisine et que j’ai su que c’était celle de Babette de Rozière j’ai tendu l’oreille, et puis finalement j’ai même regardé… et… j’ai découvert Grégory Galiffi et les quelques chroniqueuses qui gravitaient autour de lui… Elles ont d’ailleurs disparu aujourd’hui les donzelles, qui étaient au demeurant très… très… enfin très ! mais qui certaines fois aussi lisaient leurs chroniques avec les connaissances et l’entrain d’une télévendeuse découvrant l’existence delapoileuuuquifaitfrireuulesoeufs… qu’elles sont en train de vendre, disparu donc… dommage elles étaient… elles étaient quoi !! Du coup l’beau brun se retrouve seul aux manettes ce qui donne plus de rapidité et cohérence à l’ensemble ! mais ça n’engage que moi !!!
Depuis cette découverte je suis donc ses aventures et ses visites des cuisines, puisque c’est le principe de l’émission d’aller filmer des recettes in vivo dans les cuisines et d’en discuter en plateau avec les cuistots… Ce matin c’était l’Inde et Kirane Gupta… du coup mon carnet de recettes indiennes à encore grossi… enfin il s’est enrichi de ce que j’ai deviné des recettes, la précision n’étant pas le point fort de l’émission, j’te mets des crevettes… combien demande Grégory… comme ça, c’est pour deux ou trois… et puis j’ajoute ça et je laisse cuire comme ça 5 ou 10 minutes… heu combien demande Grégory, pas plutôt trois minutes ? si si trois en fin de compte… donc faut regarder et prendre des notes (je sais que les recettes sont sur le site… mais pour le coup je ne préfère même pas en parler ! ) et puis faire avec !!! mais bon si vous avez cinq minutes jetez-y un coup d’œil… et vous m’direz !!
Du coup j’ai eu envie de faire une recette réalisée ce matin et dont j’avais déjà une version… L’halwa de semoule à l’indienne, une sucrerie dont le nombre de calories frise avec les cinq chiffres… mais c’est boooon ! donc avec sa recette et quelques éléments de la mienne ça a donné ça !
Halwa de semoule à l’indienne
Ingrédients : 80g de ghee (beurre clarifié, la recette originale propose 175g de ghee, là c’est vous qui voyez…) – 175g de semoule fine (attention semoule, pas couscous) – 15 cl d’eau – 50g de raisins secs trempés dans l’eau tiède – 30g de noix de coco déshydratée – 35g d’amandes effilées – 35g de pistaches hachées grossièrement – 1 càc de cardamome verte moulue – 100g de sucre en poudre (75g de blanc + 25 de muscovado pour moi)
Dans une poêle faites légèrement griller à feu moyen, les amandes et les pistaches ensemble, réservez-les. Faites fondre le ghee dans une poêle, toujours à feu moyen, puis ajouter la semoule. Remuez-la sans arrêt pendant 5 à 10 min le temps de la colorer légèrement. Ajoutez ensuite en même temps l’eau, les raisins, la noix de coco et la moitié des amandes, des pistaches et de la cardamome, remuez jusqu’à ce que l’eau se soit évaporée, ça va très vite. Versez alors le sucre et mélangez bien en égrenant grossièrement la semoule. Versez dans un ou plusieurs plats puis saupoudrez les amandes, les pistaches et la cardamome restantes… allez dire adieu à votre petit maillot de bain pour l’été et mangez tranquillement avec un thé ou un café… en vous disant c’est beau la vie !

Mais pourquoi, il est toujours sur Inter le Coffe ? est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Les hasards des échanges de maison font que cette année ça ne sera pas l’Angleterre pour nous mais Grenoble pendant une dizaine de jours… et vous savez quoi ? sans les enfants ! du coup à vos agendas, je prends toutes vos bonnes adresses !!!

jeudi 1 juin 2006

Quand je ne sais plus comment m'en sortir ou que j'ai une idée vraiment tordue je pousse mon cri de guerre préféré : Mariiiiiiiiie!!!

Ce que j'aime chez Marie… je reprends… une des choses que j'aime chez Marie c'est ça la facilité avec laquelle elle accepte certaines de mes lubies, plus ou moins importantes… c'est comme ça qu'au bout de quelques années de vie commune, j'ai réussi à l'entraîner à la campagne, moi j'ai toujours aimé les grandes maisons et les jardins alors qu'elle était une urbaine, une vraie parigote… bon faut quelque fois batailler et trouver l'argument qui fait mouche, là ça été de lui dire qu'avec une grande maison on voit moins le bordel, forcément c'est la loi de l'étalement, plus tu étales la confiture moins tu as l'impression d'en avoir mis…bon au final le rangement reste un sujet " sensible ! " mais on a une grande maison avec jardin… C'est aussi comme ça qu'on a failli se retrouver il y a deux ans à vivre aux Canaries, j'avais alors une grosse envie d'expatriation, j'avais réussi à la persuader de demander sa mutation, mais ce n'est malheureusement pas notre candidature qui a été retenue… puis il y a eu les échanges de maison, l'Angleterre et tout un tas de trucs encore… et donc quand elle est rentrée hier soir et que je lui ai dit à 22h30, on fait une Sachertorte j'ai oublié que demain… avec mes yeux de cocker amoureux… elle a simplement dit oui et m'a passé tous les ingrédients pour que je puisse arriver à la faire… et quand ce midi je suis rentré la mine défaite parce que je n'avais pas les fleurs que j'espérais pour cuisiner… elle a même devancé la pire des idées que j'aurais pu avoir, en me lançant, tu voudrais pas m'offrir des fleurs ?… sur le coup j'ai pas compris, c'est seulement quand elle a lâché chez la fleuriste, ça se mange pas ces petites pensées, d'un air détaché comme si la réponse ne l'intéressait pas, elle a d'ailleurs accompagné le oui de la fleuriste d'un, les gens ont des drôles d'idées qui m'a fait réfléchir sur ses capacités au mensonge.. du coup à la caisse en payant la suspension que nous avons trouvé, la seule contenant des pensées… comestibles, je n'ai pas pu retenir un, n'emballez pas c'est pour consommer de suite…! là j'ai senti un coude s'enfoncer dans mes côtes… comme quoi elle a quand même ses limites ;-)!
Grâce à quoi j'ai enfin réalisé et le petit plat fleuri que j'avais promis à Leeloo pour la 2eme édition de l'Imagination culinaire au pouvoir et le la Sacher torte que Belleble nous proposait pour la neuvième édition du Kiki ! la preuve !!!
Riz fleuri à la japonaise une salade qui doit beaucoup à une recette de l'ouvrage Tout sushi de K. et C Masui chez Octopus et voilà un oubli de réglé !
Ingrédients pour deux : 300g de riz rond cuit – 2 à 3 càs de vinaigre japonnais pour riz à sushi (pour le faire vous-même c'est 3càs de vinaigre de riz, 2 càs de sucre, 1càc de sel) – 50g de saumon fumé défait en petits morceaux à la main(ou 100g de saumon cru) – 2càc d'œufs de poisson (ici de la truite) – 2 càc filaments d'omelette (1oeuf battu et étalé le plus finement possible sur une poêle) – 2 càc de filaments de concombre – 1 dizaine de pétales de pensées comestibles ! – Une pincée de mélange pimenté japonais – une pincé de graines de sésame
Mélangez le riz encore tiède et le vinaigre en l'égrenant bien pour qu'il soit bien imbibé. Ajoutez le saumon, les œufs de poisson, les filaments d'omelette et de concombre mélangez délicatement. Saupoudrez avec le mélange pimenté et les graines de sésame, placez les fleurs… prenez le temps puis mangez…
Ma tarte Sacher
Ingrédients : Pour le gâteau : 4 œufs – 250g de chocolat noir – 125g de beurre fondu – 120g de sucre en poudre – 125 de farine – Pour le glaçage : 200g de chocolat noir – 120g de beurre – 1càc de miel – Pour la garniture : ½ pot de confiture d'abricot - quelques abricots secs émincés en filaments pour décorer
Faire fondre le chocolat et le beurre au micro-onde, mélangez bien et réservez. Séparez les jaunes et les blancs d'oeuf en les mettant dans deux saladiers. Ajoutez
le sucre aux jaunes et fouettez jusqu'à que cela forme un mélange crémeux. Versez alors peu à peu le chocolat et le beurre mélangeant bien au fur et à mesure. Ajoutez la farine en la tamisant. Montez alors les blancs en neige et ajoutez-les au mélange précédent. Versez le tout dans des moules beurrés et farinés puis enfournez à four préchauffé à 180° pendant environ 30min pour les petits et 1h pour les grands. Laissez refroidir et démoulez, vous devrez sans doute couper le haut des gâteaux qui montent pour avoir une surface bien droite. Coupez chaque gâteau en trois tranches égales, badigeonnez un côté de chaque tranche avec de la confiture d'abricot puis recomposez le gâteau. Faites chauffez tous les ingrédients du glaçage puis un peu comme vous pouvez, étalez le mélange sur vos gâteaux de manière à les recouvrir entièrement, moi ça a été à la cuillère et à la spatule. Ensuite il ne reste plus qu'à attendre que ce soit un peu froid, à décorer et à manger !
Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça… enfin !!!