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dimanche 8 avril 2018

Et si mes recettes étaient trop compliquées ? Mes poivrons multicolores grillés et marinés !

C'est toujours une question que je me pose quand je dépose une de mes recettes par ici, est-ce qu'elle est trop difficile, est-ce que ma foutue tendance à mettre quelquefois trente-six ingrédients pas toujours facilement trouvables... Est-ce que tout ça ne rend pas certaines des recettes que j'espère pourtant partager, trop trop compliquées. Parce que finalement j'ai toujours eu envie de rendre la cuisine accessible à toutes et à tous...

La cuisine n'a pas toujours pris le pouvoir sur ma vie comme c'est le cas maintenant, il en fallait même de beaucoup, puisque avant, il y a maintenant fort fort longtemps, la simple cuisson d'un œuf coque me posait plus d'interrogations que la compréhension de la pensée kantienne.
Il faut dire qu'en ce temps où l'on payait dans une monnaie aujourd'hui disparue, que l'on faisait tourner les cadrans des téléphones et qu'il fallait des galettes en vinyle pour écouter nos musiques préférées... il faut dire qu'à cette époque-là je n'avais aucun livre de cuisine, aucune revue et qu'internet n'était alors qu'un projet dans la tête de ce que l'on considérait encore comme des olibrius de la communication. Du coup connaître le bon temps de cuisson d'un œuf...
Il y avait bien un sablier dans un des tiroirs de la maison mais après avoir essayé un jour de l'utiliser pour la cuisson de mes œufs et les avoir retrouvés, le sable passé, aussi durs à avaler qu'un repas sans pain je me suis dit que le sablier en question me serait plus utile pour chronométrer un marathon que pour cuire des œufs ! Du coup je suis resté longtemps longtemps avec mes interrogations face aux œufs, jusqu'un jour où une fille qui passait par là assez longtemps pour avoir faim, ne me dise, j'vais m'faire des œufs coques t'en veux ? Et que sans doute en voyant mon incrédulité devant une telle aventure elle finisse en disant, tu sais y'en a que pour trois minutes...
J'étais donc à cette époque bien loin de maîtriser quoi que ce soit en cuisine et j'aurais sans apprécié quelques petites recettes toutes simples pour me changer d'un jambon purée en sachet que j'ai longtemps pratiqué. C'est en tout cas ce que je me suis dit en voyant deux poivrons bien mûrs sur mon petit arbre à poivrons, trop petits pour finir marinés mais assez gros pour provoquer une envie irrépressible de me griller... le poivron !
Mes poivrons multicolores grillées et marinés !
Ingrédients : 6 beaux poivrons de toutes les couleurs, ou pas selon ce que vous trouvez (ils doivent être bien lourds signe que leur chair est bien épaisse) – 10cl d'huile d'olive – 1càs de vinaigre balsamique – 2 belles gousses d'ail – 2 belles tiges de basilic effeuillées - sel et poivre
Lavez vos poivrons puis étalez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé et enfournez-les pendant une trentaine de minutes en les retournant de temps en temps dans un four préchauffé à 220°. Pour que la peau s'enlève facilement, elle doit alors avoir noirci comme sur la photo. Sortez la plaque du four, couvrez avec un torchon et laissez refroidir.
Les poivrons seront alors complètement aplatis et la peau va s'enlever très facilement, enlevez donc la peau. Ouvrez ensuite les poivrons en deux, enlevez le pédoncule et les graines se trouvant encore à l'intérieur. Découpez-les alors en bandes.
Hachez finement l'ail et mélangez-le avec l'huile et le vinaigre, un peu de sel et de poivre.
Versez la moitié de ce mélange dans une assiette creuse puis rangez-y les poivrons et arrosez avec la deuxième moitié du mélange. Filmez l'assiette et mettez-la au frais pendant une journée.
Avant de manger les poivrons sortez-les deux bonnes heures avant et juste au dernier moment parsemez le basilic sur l'assiette. Avec des jolies tranches de pain à l'heure de l'apéritif c'est juste un bonheur mais vous pouvez aussi bien les égoutter et dans une omelette avec des œufs...
Mais pourquoi, bon et maintenant simple ou compliquée la prochaine... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 23 juillet 2016

P'tite terrine fraîcheur au fromage de cabrette et aux courgettes parfumées... parce que la mode en cuisine comme partout finit toujours par tourner...

Je suis une sorte de grand malade de la conservation de tout ce qui parle de bouffe. Bon, on dit que quand on reconnaît une névrose, on est déjà à moitié guéri ! Enfin si c'est vrai chez moi c'est une toute toute toute petite moitié ! Parce que je continue à stocker et à faire des piles de plus en plus improbables avec plein de choses, livres, revues, bouts de papier, morceaux d'emballage... enfin avec plein de choses quoi !du moment que ce soit écrit et que ça concerne la bouffe !
Du coup de temps en temps quand je vois arriver une « nouvelle » mode, je me gratte la tête en me disant que ça me dit bien quelque chose d'avoir vu ça il a cinq, dix, quinze, trente... enfin il y a quelques années !
Et c'est comme ça que je vois revenir depuis quelques temps des recettes de terrines froides, les chaudes ne vont sans doute pas tarder non plus d'après moi, que je n'avais plus vu depuis fort fort longtemps comme disait l'autre en vert.
Et pourtant en ces temps qui feraient fondre un pingouin plus vite qu'un esquimau passé au micro-ondes... la glace pas l'habitant d'Esquim... enfin de là-haut quoi, il y a bien de ces terrines qui feraient le bonheur du gourmand. C'est sans doute pour ça que j'ai eu envie de me lancer dans une version très chèvre et courgettes, tout en fraîcheur donc !
P'tite terrine fraîcheur au fromage de cabrette et aux courgettes parfumées...
Ingrédients : 450g environ de Chavroux (soit 3 pyramide de Chavroux) – 1 belle courgette verte et 1 jaune –  10cl de crème liquide entière - 1càs de pignons légèrement dorés – une vingtaine de feuilles de basilic  – 4 feuilles de gélatine (4g) – sel et poivre
Taillez les 2/3 des courgettes en très fines tranches, très très fines même, avec une mandoline ça va tout seul, avec un économe ça se fait, avec un couteau il faut de la patience... Coupez le reste des courgettes en tout petits morceaux.
Mettez séparément les deux sortes de découpes dans deux saladiers, donc un pour les bandes et un pour les petits morceaux. Portez à ébullition environ 1 litre d'eau salée, ajoutez éventuellement une belle pincée de bicarbonate dans l'eau, puis versez la moitié de l'eau dans chaque saladier. Laissez comme ça trois minutes, égouttez puis versez les courgettes toujours en séparant les découpes dans deux saladiers remplis d'eau bien froide. Egouttez de nouveau toujours sans mélanger.
Mettez les feuilles de gélatine à tremper dans de l'eau froide.
Commencez en tapissant votre moule, le mien était un moule à cake d'environ 16cm de long.
Séchez les bandes fines de courgettes sur du papier absorbant, séchez bien ! C'est important pour que votre terrine ne parte pas en eau... de boudin.
Et tapissez entièrement votre moule, personnellement j'ai étalé mes courgettes sur un papier de cuisine de manière à avoir un rectangle qui couvre le moule dans la longueur. Et j'ai retourné le tout dans le moule pour le couvrir avec mes courgettes. Je vous conseille si vous faites comme moi d'être deux à ce moment-là. Terminez ensuite en couvrant les deux côtés aux extrémités du moule.
Sinon vous pouvez aussi couvrir le moule avec les bandes de courgettes une par une... c'est plus facile.
En tout cas il faut couvrir bien bien tout le moule en appuyant contre les parois et en découpant tout ce qui dépasse !
Faites ensuite chauffer la crème liquide au micro-ondes, bien chaude. Fouettez le Chavroux avec un peu de poivre dans un saladier. Essorez bien la gélatine puis mettez-la dans la crème chaude et mélangez bien jusqu'à ce qu'elle soit bien dissoute. Versez-la ensuite sur le Chavroux et mélangez bien.
Séchez bien les petits morceaux de courgette, n'hésitez pas à les écrasez un peu dans du papier absorbant, toujours le risque du boudin...
Montez alors votre terrine, une belle couche de fromage, la moitié des courgettes en morceaux, la moitié des feuilles de basilic finement émincées, la moitié des pignons parsemés, quelques pincées de curry et un coup de poivre et on recommence le fromage et le reste et on termine par une couche de fromage. S'il vous reste de la préparation au Chavroux sur des petits toasts avec quelques herbes...
Couvez ensuite le dessus de votre terrine avec quelques tranches de courgette.
Il n'y a plus qu'à attendre ! Et je vous conseille d'attendre jusqu'au lendemain avant de démouler et de servir en coupant de jolies tranches !
Article sponsorisé

Mais pourquoi, il y a deux ou trois modes dont j'attends aussi le retour de pied ferme ! est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 29 mai 2015

Petit détour par où poussent des choses dans la terre et des vaches dans les prés… et p'tit pot fraises rhubarbe et graines de chia au menu…

J'ai depuis longtemps quelques convictions au sujet de ce qui pousse dans la terre et qui finit dans mon assiette, des convictions qui me font penser que si l'on respecte la terre où ça pousse, ça finit aussi par nous faire du bien à nous…
Et comme une chose en entraîne souvent une autre, je me dis aussi que ce respect ne serait rien s'il ne concernait pas aussi toutes ces femmes et ses hommes qui poussent aussi sur les terres qu'ils cultivent, parce que finalement ça serait pas mal que le bonheur soit vraiment dans le pré et pour tous…
Mais j'ai aussi mes contradictions, et même si souvent j'essaye d'être en accord avec mes convictions, j'ai mes faiblesses et mes failles ce qui fait que le joli composteur du fond du jardin attend encore d'être autre chose qu'un projet ou que mes courses ne sont pas toujours… pas toujours quoi !
Du coup c'est avec plein plein de questions que j'ai accepté d'aller y voir de plus près du coté de Blois et de rencontrer en compagnie de Greenpeace ces drôles de gens qui font pousser autrement toutes ces choses dans la terre ou d'autres choses qui ont quelques fois 2 ou 4 pattes.
Et c'est comme ça que nous avons passé une journée à rencontrer Margaux et Corentin, Anne et Gilles et d'autres, à les découvrir, eux et leurs exploitations, leurs envies et leurs projets… et tout un tas d'autres choses finalement assez inattendues pour moi.
Et si je ne devais retenir qu'une chose de cette journée, c'est que ces paysans-là sont têtus et obstinés, bien plus que moi d'ailleurs… Têtus et obstinés à mettre en accord leurs convictions avec leurs pratiques, têtus et obstinés à chercher une solution à chaque question que pose la pousse d'une fraise ou l'élevage d'un veau, la mise en vente d'un fromage frais ou la fabrication de pâtes, le passage d'une production plus industrielle à une plus respectueuse ou  bien d'autres choses… Têtus et obstinés donc, mais aussi et d'abord ouverts et accueillants...
Ces paysans cherchent donc sans arrêt, avec détermination et inventivité et ce qui est le plus réjouissant c'est que souvent, ils trouvent ! Mais ils ont aussi besoin d'aide, d'aide pour chercher encore et toujours ou pour développer leurs projets…
Si vous aussi vous avez les mêmes convictions qu'eux vous pouvez les aider en faisant avancer deux projets. Des projets pour mieux comprendre ou pour mettre en œuvre, une aide pour nous permettre, à nous aussi, de les accompagner…
Des diagnostics pour changer les pratiques
Les exemples de fermes qui s’inscrivent avec succès dans une démarche d’agriculture paysanne sont multiples. Elles illustrent la pertinence d’un système agricole qui associe équilibre économique et respect de l’environnement et des êtres humains. Elles prouvent ainsi chaque jour qu’une autre agriculture est possible et économiquement viable. Inspirés par ces exemples, des agriculteurs souhaitent aujourd’hui changer de modèle et adopter les principes que promeut l’agriculture paysanne. Afin de les accompagner efficacement, le réseau des ADEAR a créé un outil à destination de ces paysans prêts à avancer dans cette démarche : le diagnostic agriculture paysanne…
Et si vous voulez en savoir et peut-être aider cette démarche… Des diagnostics pour changer les pratiques
La maison des semences paysannes du Lot 
En agriculture, une semence est une graine sélectionnée pour être semée. Depuis des millénaires les paysans partagent et cultivent eux-mêmes ces semences, sélectionnées dans leurs propres champs.
Mieux placés que quiconque pour choisir des semences variées et adaptées à leur environnement, ils sont ainsi les garants d’une agriculture durable, propice au maintien de la biodiversité.
Pourtant l’industrie agroalimentaire impose des semences industrielles standardisées. Des semences gourmandes en pesticides et néfastes pour l’environnement, qui renforcent la dépendance économique des paysans, nuisent à notre souveraineté alimentaire, et altèrent considérablement la biodiversité ainsi que la qualité des produits que nous trouvons dans nos assiettes…
Et si vous voulez en savoir plus et peut-être aider cette démarche… La maison des semences paysannes du Lot 
En revenant de cette journée j'ai eu envie de cuisiner, peut-être un peu soulagé de savoir pour cette fois vraiment ce que j'allais mettre dans mes casseroles, des fraises attrapées par là-bas et de la rhubarbe attrapée chez un autre têtu de par chez moi… J'ai eu envie de cuisiner un petit dessert venu de chez Brandon un cuisinier que je ne saurais trop vous conseiller d'aller découvrir, lui et son blog Kitchen Konfidence.
P'tit pot fraises rhubarbe et graines de chia
Ingrédients :
Pour la crème de chia : 3càs de graines de chia –18 cl de lait d'amande – 6cl de crème liquide entière (si vous voulez vous pouvez remplacer la crème par du lait d'amande et ne mettre que du lait d'amande)- le zeste râpé très fin d'1 citron – 1càs de miel liquide
Pour la rhubarbe : 210g de rhubarbe épluchée et coupée en petits morceaux – 60g de cassonade
Pour les fraises : 1 vingtaine de fraises coupées en tout petits morceaux – 2càs de jus de citron – 2càs de cassonade
Commencez par la crème de chia. Versez dans un bol les graines, le lait d'amande, la crème, le zeste de citron et le miel et mélangez bien le tout. Laissez reposer 5 minutes, remuez puis recommencez comme ça trois fois en remuant bien toutes les 5 minutes. Laissez ensuite reposer au moins une paire d'heures au frais (Brandon indique que vous pouvez laisser reposer jusqu'à 2 jours…).
Préparez ensuite la rhubarbe. Mettez la rhubarbe dans une casserole (si la peau que vous aurez enlevée est bien rouge mettez les pluches dans la casserole la couleur sera plus jolie) et ajoutez la cassonade et 9cl d'eau. Portez à ébullition à feu assez vif, baissez et laissez blobloter 5 minutes. La rhubarbe doit être bien cuite mais pas complètement en compote.
Laissez refroidir.
Quand la crème de chia est prête préparez les fraises. Mettez les fraises, le citron et la cassonade dans un petit saladier et remuez le tout puis laissez confire 5 minutes.
Vous pouvez maintenant monter vos p'tits pots, d'abord la rhubarbe, puis la crème de chia que vous aurez " cassée " en la fouettant rapidement, puis les fraises. Un peu de zeste par dessus et quelques graines et à vous de déguster !

Mais pourquoi, bon alors s'en est où cette histoire de compost… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 27 janvier 2012

Un mois irresistablement vert, tout vert ! La preuve en recettes !

Ce mois-ci du côté d'Irresistable la barre est au vert toute ! Du coup quand j'ai découvert ce nouveau thème du mois, le carnassier qui sommeille en moi s'est demandé ce qu'il allait bien pouvoir faire de ces drôles de choses qui poussent dans la terre et qui n'ont pas de pattes... Et puis, petit à petit, les premières envies sont apparues à force de renifler, goûter, sentir... parce que finalement un mois sans viande des fois c'est pas mal aussi... La preuve en image !

Et si vous voulez récupérer les recettes correspondantes, n'hésitez pas il suffit de cliquer sur les photos pour arriver du côté d'Irresistable où vous les retrouverez...

Mais pourquoi, bon et ce mois de février alors qu'est-ce que je vais bien pouvoir cuisiner... est-ce que je vous raconte ça...