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lundi 27 janvier 2014

Chaud chaud chocolat ! Une semaine très chocolat chaud… Tome 1 le chocolat à la française !

J'ai toujours eu un petit faible pour le chocolat chaud, même si le petit noir ne sera jamais détrôné chez moi au rayon des boissons chaudes, mais je lui garde quand même une place particulière.
J'ai toujours eu un faible pour cette boisson réconfortante en diable qui vous met des moustaches mousseuses autour de la bouche, cette boisson qui vous rappelle que vous avez porté des culottes courtes et qu'il vous reste peut-être, bien caché au fond de vous, un p'tit bout de cet enfant d'alors.
Et voilà qu'en cherchant une recette de chocolat chaud je me suis rendu compte que de régions en bouts du monde cette boisson qui parait pourtant si simple connait bien des versions. Bon je me doutais un peu, moi l'habitué des comptoirs parisiens où je me trempais la tartine dans un mousseux chocolat en découvrant la version espagnole du chocolat chaud, cette boisson épaisse et parfumée généreusement de cannelle, que le chocolat était multiple, mais je ne me rendais pas compte à quel point !
Du coup cette semaine entre recettes classiques et mes petites idées à moi, recettes d'à côté ou du bout du monde, le chocolat chaud va être très à la mode chaque jour par ici, histoire de compléter les recettes de chocolats chauds qui sont déjà parues par ici.
Et bien sûr, si vous aussi vous avez votre chocolat chaud préféré n'hésitez pas à partager votre recette dans les commentaires ou à renvoyer vers votre blog si vous avec une de ces boissons à nous indiquer.
Et pour commencer ce petit tour très chocolaté, j'ai eu envie d'un classique, du chocolat à la française en m'inspirant de la recette de Pierre Hermé, un chocolat onctueux et fort en chocolat mais pas trop, mousseux mais pas… une petite merveille quoi ! 
Un chocolat qui est devenu un peu franco-belge puisque j'ai eu envie d'utiliser le chocolat de Pierre Marcolini pour le réaliser, un chocolat qui est devenu une vraie addiction par chez moi…
Le chocolat à la française !
Ingrédients : 120g de chocolat noir (j'ai utilisé le Bahia Brésil de Pierre Marcolini pour son côté acidulé mais bien sûr vous pouvez utiliser un autre chocolat !) – 60cl d'eau – 30g de sucre en poudre (je n'aime pas le sucre donc mon chocolat est très peu sucré mais vous pouvez sucrer un peu plus… attention pas trop quand même !) – 1 pincée de sel – 30g de cacao en poudre (pas très sucré  et fort en cacao, vous pouvez réduire de 10g le cacao si vous voulez une boisson plus douce)
Hachez grossièrement le chocolat et mettez-le dans un petit saladier.
Mélangez l'eau, le sucre en poudre et le sel dans une casserole et portez le tout à ébullition.
Retirez du feu et ajoutez le cacao en poudre puis fouettez doucement le tout jusqu'à ce que le cacao soit bien dilué. Portez de nouveau à ébullition en remuant régulièrement.
Versez le liquide chaud sur les morceaux de chocolat en plusieurs fois en fouettant doucement entre chaque fois.
Quand tout est bien mélangé donnez un grand coup de mixer plongeant pour que le chocolat devienne bien léger et mousseux.
Versez dans des bols et dégustez sans attendre. Et si vous arrivez à ne pas vous faire des moustaches de chocolat vous me direz comment vous faites !
Et une question qui me taraude d'ailleurs pour vous le chocolat à la française c'est avec ou sans lait ???
 
French hot cocoa
Ingredients: 120g dark chocolate (I used one rather tangy but you can use which ever you like) - 60cl water - 30g caster sugar (I’m not really into sugar so my hot cocoa is not very sweet, you can add a little bit more if you prefer) - 1 pinch salt - 30g cocoa powder (strong and unsweetened. You can remove 10g if you want a milder flavour).
Roughly chop the chocolate and put it in a bowl.
Mix the water, caster sugar and salt in a saucepan and bring to the boil.
Remove from the stove and add the cocoa powder. Gently whisk until completely dissolved. Bring again to the boil, stirring now and then.
Pour the hot liquid on the chopped chocolate in several goes, gently whisking between each.
When it is all nicely mixed, blend with a handheld blender until light and frothy.
Pour into bowls and serve immediately.

Mais pourquoi, bon et maintenant voyage lointain en chocolat ou juste au coin de la rue… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 15 septembre 2011

Enfer ou paradis ? Pierre Hermé, retour à la simplicité ? Peut-être… Sa nouvelle collection bientôt dans vos assiettes ?

Pierre Hermé me pose toujours le même problème qui tient en une question, Pierre Hermé sait-il faire simplement et terriblement bon en même temps ? Lors de sa précédente présentation j'avais d'abord pensé que non, trop de tout, trop de défilés, trop d'enfants macarons, même sa chemise semblait trop blanche… Parce que finalement tout ça n'était là que pour des pâtisseries… Et puis un face à face cruel entre ma gourmandise et d'infernaux petits chocolats m'avaient fait pensé furieusement oui !
Et lors de cette nouvelle présentation, cette même question n'a pas cessé de tourner en boucle dans mon esprit tant je pense qu'en cuisine comme en pâtisserie, le superflu est ce qui justement ne devrait plus être dans l'assiette…
Et là, donc, une simplicité relative était de mise, fini les défilés, fini les enfants macarons, même Pierre Hermé respirait la sobriété, une seule chose semblait importer, les créations du diabolique pâtissier, ça et rien d'autre ! Juste de la lumière sur les créations de Pierre Hermé.
Et c'est comme ça que j'ai eu la chance d'un nouveau tête avec lui… Enfin avec ses créations en tout cas.
Même s'il faut avouer que le mot trop m'est encore venu à l'esprit en goûtant certaines pâtisseries, trop de matcha, trop de chocolat, trop de mélanges… peut-être trop de générosités simplement. Même si donc, je dois aussi reconnaître que d'autres moments vous entraînent entre l'enfer et le paradis à cet endroit où l'on se retrouve en suspension juste au dessus de l'assiette et que le temps s'arrête juste pendant une bouchée ! Bûche Ella, entremets Ibiza, macarons infiniment chocolat sur del Lago, chocolat infiniment citron et caramel parfumé… m'ont retourné l'œil de bonheur et mis le palais en folie.
Alors oui, Pierre Hermé est peut-être certaines fois excessif, sur le fil du démesuré, mais d'autres fois le pâtissier sait toujours nous rouler avec sa science de la pâtisserie et produire de petits trésors que l'on aimerait déguster seul, tout seul sur une île déserte pour que personne ne puisse voir notre trouble à chaque petit coup de cuillère…
Vous pourrez retrouver ses nouveautés chez Pierre Hermé pour les fêtes de Noël, toutes les dates de sorties sont à retrouver sur son site : Pierre Hermé.

Mais pourquoi, bon c'est pas tout ça j'ai rendez-vous avec un macaron moi... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 23 septembre 2010

Pierre Hermé est il encore un pâtissier ou en train de se transformer en SuperChocolat’Man ? To be or not to be… c’est toujours la question…

L’autre jour j’ai eu la chance d’être convié à la présentation des nouvelles collections de Pierre Hermé et je ne savais pas à quoi m’attendre, vraiment pas. Présenter une collection de pâtisseries ça avait pour moi à peu près autant de sens que si on m’avait dit que M’sieur Casto allait nous faire défiler les joints de robinet ou les ampoules à baïonnettes… Mais comme mon estomac a toujours pensé plus fort que ma tête, je suis allé voir…
Jusque là, la seule présentation de pâtisserie que j’avais en mémoire c’était celle que j’avais vécue dans pâtisserie du bas de la rue, celle-là même dont mes parents avaient dit, c’est là qu’ils font les meilleurs éclairs du monde ! Ce titre était terriblement important chez nous parce que nous ne mangions que des éclairs, au chocolat et au café, mais rien d’autre, jamais ! Et c’est vrai qu’ils étaient bons, peut-être même étaient-ils les meilleurs du monde. Ils étaient tellement bons avec leur pâte à chou au croquant étonnant, leur garniture légère et leur fondant brillant et odorant
Puis un jour le pâtissier du bas de la rue s’est lancé, il a créé et il a présenté fièrement un dimanche midi une nouveauté ! Un peu sa nouvelle collection à lui, modestement composée d’une seule pâtisserie, un éclair à la vanille ! Le boulanger du bas de la rue d’alors était une sorte de précurseur. Et nous voilà ce dimanche-là, mes parents mon frère et moi, devant le nouveau venu, il était là bien aligné à côté des autres, à côté des nôtres… et le pâtissier, lui, était derrière sa vitrine à guetter les réactions des uns et autres.
L’éclair nouveau venu a disparu quelques temps plus tard, sans que je l’ai jamais goûté, on ne mangeait pas de cet éclair-là chez nous, et visiblement pas non plus chez les autres… Et j’ai eu l’impression que le pâtissier du bas de la rue s’est alors attrapé comme de la lassitude…
C’était mon seul souvenir d’une présentation de pâtisserie…
Du coup avant d’arriver à celle de Pierre Hermé, pendant un instant je l’ai imaginé là derrière une petite vitrine de pâtisserie à se ronger les doigts en attendant que le chaland juge de sa nouvelle collection… Et puis j’ai tourné l’angle de la rue et je me suis retrouvé face au barnum de la présentation de Pierre Hermé et là c’était une autre histoire…
Là, je me suis laissé envahir l’esprit par les bruits et par les lumières de cette présentation, de ce défilé où les pâtisseries on été élevées au rang de star d’un moment, par les applaudissements de cette foule conquise, par les images de Pierre, chemise blanche au milieu d’enfants portant ses fameux macarons, venant saluer son public… Et mon estomac aussi s’est laissé envahir parce que mes mains n’arrêtaient pas d’attraper frénétiquement les créations du pâtissier, j’attrapais tout ce qui se présentait, tout ! Et puis au bout d’un moment l’esprit et le ventre se sont retrouvés, se sont regardés et le premier mot qu’ils prononcés ensemble a tout résumé… trop ! Trop ! Trop de Pierre, trop d’ors et de courtisanes, trop de choses dans mon estomac, TROP !
Alors je suis parti, on m’a gentiment chargé les bras des préparations de Pierre, de la revue de Pierre, très simplement intitulée Fan de Pierre Hermé… Et moi je me suis encore plus chargé de cette sensation, de ce mot dont je n’arrivais plus à me débarrasser, trop…
Après, longtemps après, chez moi, loin de tout ça, j’ai pris un de ces petits carrés de chocolat signés PH, un de ces petits morceaux d’enfer, je l’ai laissé fondre dans ma bouche, et je me suis vite caché sous une serviette pour ne pas laisser voir mon rougissement de plaisir…

Mais pourquoi, bon c’est pas tout ça j’ai rendez-vous avec une boite de chocolat moi… est-ce que je vous raconte ça…