samedi 29 septembre 2007

Hummm I love Delicious !!! Et trois petites recettes pour vous donner envie vous aussi ! la semaine anglaise 3e acte

My dear Delicious… Delicious honey… Honey ! Hummm j'aime ! Honey c'est bien !
Honey I would like to talk to you que… purée écrire une lettre enfiévrée à un magasine anglais dans sa langue quand justement on ne connaît que quelques dizaines de mots et qu'on ne sait même pas comment on peut les mettre bout à bout, c'est pas gagné !
Pourtant ce n'est pas la première fois que je parle à une revue culinaire pour lui déclarer ma flamme, mais cette fois ce n'est pas pareil. Ce n'est pas comme avec Saveurs, Saveurs et moi nous sommes un vieux couple, on se connaît depuis plus de 20ans… 20ans…et même que quand apparaît, barrant la couverture, un prometteur nouvelle formule, je sais reconnaître ma Saveurs sous ses nouveaux dessous… Oui je sais, mais pour moi Saveurs c'est une fille ! Et puis avec Saveurs quand je referme ma petite revue et que j'allume ma cigarette, quand je regarde sa couverture avec un sourire béat et que je lui dis c'était bien comme toujours bébé… je n'ai pas besoin d'un foutu dictionnaire ! Et franchement juste après… attraper maladivement le dico pour enfin reprendre un air de poisson frit avant de lâcher un méritoire it's wonderful baby... et bien moi je dis que ça le fait moins ! Tant pis…
I love Delicious because… it's deeellllichiousss !!! bon je sais côté argument c'est moyen moins… Mais si je devais dire à Delicious que ses œillades de braise me font fondre d'amour… ça donnerait quelque chose comme, Honey the cling of your eyes of fire make me slash in water… pas brillant, hein ! Mais tant pis l'enjeu est important, notre relation est passionnée depuis le premier jour…
Je m'en souviens encore c'était dans un Waitrose au rayon librairie, juste à gauche en entrant, elles étaient là toutes les revues de cuisine, Food, Olive, Fresh et autre Good food toutes à se montrer sous leur meilleur profil. Et puis en glissant ma main pour attraper l'une ou l'autre j'ai senti comme une secousse électrique, comme un éclair au bout de mes doigts… j'ai retiré ma main et là pour la première fois, je la tenais… Oui je sais mais pour moi Delicious c'est aussi une fille ! Et depuis entre nous ça n'a été que passion…
Bon forcément avec Marie qui m'attend le bâton à la main dès que je fais un pas en direction de la librairie, ce n'est pas toujours facile ! Et en plus pour trouver ma petite nouvelle, faut que j'aille jusqu'à Paris, forcément ce n'était pas prévu qu'un frenchy tomberait en pamoison devant la belle anglaise… et c'est justement ça le problème et ce que je voudrais lui dire…
Honey why ! why ! why isn't possible too recieve my revue in France ! Why Honey ! Any month with my foot I take the road and go to Paris ! And the road is long long long… long the road… and when I stay in Paris… The ravisment, the plaisure, the extase ! I take my honey in my finger… and take again the long long long… bon on va le savoir qu'elle est longue la route… road and I return at my home, the eyes in the sky with you Honey ! But parce qu'il y a un but… it's a terrible voyage, we go in the morning but parce… but I return at the night ! The middle of the night… and I look the red eyes of the wolf in the long long… le long de la longue route quoi ! And… parce que c'est pas tout… because it's not all, when I arrived in my house my wife is behind the door with a big big stick of wood… and… after I prefere nothing say… but it's terrible ! Voilà mon drame mensuel Honey !
Donc, si tu pouvais ouvrir les abonnements sur la France je te trouverai encore plus… Delicious ! et fais vite avant que ma tête ressemble définitivement à un reposoir à batte de baseball ! Et juste pour ne pas être le seul à crier dans le désert... 3 petites recettes Délicieuses !
Poulet Delicious aux goûts d'Italie
Ingrédients pour 8 : 4 blancs de poulet (de préférence avec la peau) – 4cuisses de poulet – 3ou 4 càs de farine – ½ càc d'origan séché – 1càs d'huile d'olive – 1oignon découpé en rondelles – 2gousses d'ail coupées en tranches fines – 10cl de vin blanc sec – 1boîte de 450g de pulpe de tomates en cubes (si vous avez comme moi 1 ou 2 tomates bien mûres n'hésitez pas à rajouter) – ½ càs de câpres – 125g d'olives noires et vertes mélangées – 1càc de sucre en poudre – du parmesan en poudre (frais de préférence) – 5 ou 6 tiges de thym frais et autant d'origan – sel et poivre
Mettez la farine et l'origan séché dans un sac congélation, ajoutez le poulet, blancs et cuisses, fermez le sac et secouez le tout jusqu'à ce que le poulet soit bien enfariné, sortez les morceaux salez et poivrez généreusement. Dans une poêle à bon feu versez l'huile d'olive et faites bien dorer de toutes parts les morceaux de poulet, faites en plusieurs fois si nécessaire. Quand le poulet est bien doré réservez-le sur une assiette.
Videz rapidement une partie du gras restant et faites maintenant dorer à feu moyen l'oignon, quand il commence à dorer ajoutez l'ail, laissez 2 ou 3 minutes en remuant bien.
Ajoutez ensuite en remuant bien après chaque élément, le vin blanc, 3tiges de thym émiettées et autant d'origan, les câpres, les olives, les tomates en cubes et le sucre en poudre. Puis finissez en remettant le poulet dans la poêle, remuez encore une fois de manière à bien enduire le poulet de sauce. Couvrez et laissez blobloter à feu doux pendant environ 45min. Mélangez assez régulièrement pour que ça n'attache pas.
5 minutes avant la fin découvrez, ajoutez les herbes restantes, rectifiez l'assaisonnement. Dès que la cuisson est finie servez vite tout brûlant sur un joli lit de pâtes. Saupoudrez le tout de parmesan en poudre…
Cake Delicious aux pommes et gingembre tout croquant dessus (la version de Delicious était à la cannelle)
Ingrédients : 3 pommes acidulées à cuire coupées en 8 (j'ai utilisé des Cox) – 1càs de jus de citron - 265g de farine – 265g de sucre en poudre - 30g d'amandes effilées légèrement grillées – 250g de beurre - 4oeufs – 15g de gingembre confit (vous pouvez y aller plus fort si vous aimez) émincé en très fins bâtonnets – 2càs soupe de sucre roux bien roux – du sucre glace
Mettez les quartiers de pomme dans un petit saladier, ajoutez le jus de citron et réservez au frais.
Versez dans un autre petit saladier, 65g de farine et 65g de sucre, mélangez bien. Ecrasez les amandes entre les doigts jusqu'à obtenir une poudre grossière, ajoutez les ensuite à la farine sucrée. Coupez 50g de beurre assez frais en petits cubes et mélangez le tout du bout des doigts. Il faut obtenir un sablé grossier, n'insistez pas trop. Réservez au frais.
Mettez dans un grand saladier les œufs et le sucre restant, 200g, et battez bien le tout pendant une dizaine de minutes (n'hésitez pas c'est à ce moment-là que le gâteau devient léger). Ajoutez alors la farine restante, 200g, tamisée et mélangée au gingembre, et le beurre restant, 200g, que vous aurez fait fondre. Mélangez cette fois à la cuillère, assez délicatement et sans trop insister.
Beurrez et farinez un moule rond d'environ 22cm de diamètre. Couvrez le fond avec un rond de papier sulfurisé. Versez ensuite la pâte dans le moule, déposez les pommes sur le dessus. Saupoudrez ensuite le sablé et finissez en répartissant les deux càs de sucre roux bien roux.
Enfournez ensuite à 180° pendant au moins 1heure, vérifiez alors si la cuisson est à point en glissant un couteau dans le cake, il doit en ressortir propre. Laissez alors tiédir et saupoudrez généreusement de sucre glace les parts avant de les déguster.

Mais pourquoi, ça fait bien longtemps que je n'ai pas parlé de Nigellaaaa moi… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 26 septembre 2007

Petites recettes sans conséquence : Avant goût de Delicious… Le Delicious banoffee pie ! la semaine anglaise 2e acte

Et voilà que pendant ma semaine anglaise le temps commence à s'y mettre aussi… à l'anglaise ! Du coup j'ai fait comme à chaque fois que la pluie arrive là-bas, un peu souvent quand même… je me mets devant les fourneaux et j'essaye de faire un petit quelque chose qui donne envie de se coller pas loin du feu à regarder la pluie tomber… et quand je l'avais vu ce banoffee pie dans le Delicious de septembre je m'étais dit tu ne perds rien pour attendre toi ! et voilà une nouvelle petite recette sans conséquence !
Delicious banoffee pie
Ingrédients pour 6 tartelettes :

Pour les fonds : 100g de farine – 35g de beurre – ½ œuf battu – 40g de sucre roux
Mettez dans un mixer la farine et le beurre et faites tourner jusqu'à obtenir une sorte de sablé. Ajoutez le sucre et mixer encore un peu, versez l'œuf et faites de nouveau tournez jusqu'à obtenir une pâte homogène. Coupez la pâte en 6, filmez les parts obtenues et mettez au frais une demi-heure. Au bout de ce temps étalez les boules de pâte très finement, puis tapissez 6 moules farinés et beurrés avec les ronds de pâte (la pâte doit être très fine).
Posez dessus un papier alu ou sulfurisé puis garnissez de haricots ou de pois et mettez à four préchauffé à 200° pendant une dizaine de minutes. Retirez ensuite le papier et les pois et poursuivez la cuisson 5 bonnes minutes. Laissez refroidir puis sortez des moules.
Pour le reste : 1banane et ½ coupée en rondelles fines - 6càs de crème fleurette entière – 6càs de crème fraîche épaisse – 3càc bien pleines de sucre glace – 6càc bien pleine de confiture de lait – 50g de noix de pécan – 2ou 3càc de sucre roux – 6carrés de chocolat noir taillé au couteau en copeaux
Mettez dans un saladier les deux crèmes et le sucre et battez jusqu'à obtenir une chantilly bien ferme, réservez au frais. Coupez les noix de pécan grossièrement et mettez-les dans une poêle à feu moyen, ajoutez le sucre roux et laissez caraméliser, retirez de suite.
Quand tout est froid, montez le dessert. Prenez un fond et déposez des tranches de bananes à votre goût, ajoutez une bonne cuillérée de confiture de lait, posez dessus 1 ou 2 bonnes càs de crème chantilly, puis des noix de pécan et des copeaux de chocolat… si vous voulez vous pouvez remettre quelques larmichettes de confiture de lait… et puis des copeaux et puis des noix… et puis…
Une dernière chose, faites les fonds à l'avance si vous voulez mais une fois
montés les pies sont à dévorer de suite... sinon le fond va s'humidifier et c'est pas bon ! pas bon du tout !
Et comme je ne suis pas le seul passionné de cuisine britannique voilà quelques bonnes adresses de sur le wouaib, de blogueuses qui touillent peut-être leur ragoût en chantant… Heaaaad, shoulders, knees and toes, knees and toes. Heaaaad, shoulders, knees and toes, knees and tooooes. And eyes, and ears, and mouth, and nooose…
C'est moi qui l'ai fait !
Chez Becky et Liz
Cookbook addict
Le palais des délices
The froggies Kitchen
Time 4 tea
Tuyau de poêle !!
Et surtout n'hésitez pas à m'indiquer le vôtre si vous sentez concerné par la cuisine britanique… j'ai dû oublier plein d'monde… p'tite tête un jour, p'tite tête… toujours !

Mais pourquoi, Head, shoulders, knees and toes, knees and toes… est-ce que je vous
raconte ça…

mardi 25 septembre 2007

I love england because… because… comment on dit la suite déjà ? semaine anglaise 1er acte !

J'aime le manger anglais, du matin au petit matin suivant en passant par tous les repas y compris le tea at five et sa ronde de pâtisseries… j'aime aussi le boire anglais, et particulièrement celui qui coule des tireuses sur lesquelles s'activent des bras qui pompent sans repos afin de servir la bière à volonté… et même le foot anglais je l'aime, enfin je l'aimais encore plus quand les Gunner's se distinguaient vraiment grâce à leurs artilleurs dans un pays de tête… C'est dire si j'aime ce foutu pays ! Et je ne parle pas de mon amour pour les anglais eux-mêmes… qui d'ailleurs ont souvent été des anglaises… enfin avant !
Et malheureusement tout cet amour je n'ai jamais pu leur dire… enfin avec les filles j'ai vite découvert que le langage des mains pouvait suffire, mais ça c'est une autre histoire… je n'ai jamais pu leur dire, simplement, parce que je ne parle pas anglais !
Une réfraction aux langues ou un truc comme ça que j'ai eu depuis toujours… mon premier prof d'anglais me disait toujours que j'avais un merveilleux accent mais que je venais de dire que la vache jaune à fleur avait pris le bus rampant qui s'est jeté dans la Tamise ! Une catastrophe non linguistique en quelque sorte…
Mais tout ce que je voulais alors c'était pouvoir assurer le lit et le couvert et… les filles… Alors petit à petit je me suis composé un vocabulaire de survie et je me souviens encore de quelques uns des mots de ce vocabulaire…
Water… même si je n'ai jamais su pourquoi à vrai dire… peut-être parce que le matin, sans doute à cause du décalage horaire et des terrifiants maux de tête et de cœur qu'il provoque… je demandais avant d'avaler un grand verre de… Water, sans desserrer les dents, 'kazeltserr 'spiirine pleeease et curieusement je devais avoir une telle tête de décalage horaire que mon petit traitement du matin arrivait toujours vite, très vite…
Chips with… chips… des frites avec des frites, un poil d'humour pour faire sourire un serveur qui finalement se rendrait compte bien plus tard que je pouvais mettre trois heures, le temps d'une petite ondée londonienne, à finir une simple barquette de frites à un demi pound de l'époque… des frites pour éviter de demander ces étranges choses qu'étaient alors capables de cuisiner mes chers anglais, ragoût aux couleurs étranges, poulets panés cracheurs de sauce et autres légumes surdimensionnés comme ces calots verts qu'ils appellent petits pois… petits… et puis surtout parce qu'un demi pound c'est tout ce que je pouvais dépenser, il fallait économiser pour pouvoir payer la…
Beer… un drôle de mot qui peut prendre différentes formes. Beeeer ! c'est au début de la soirée, quand on a encore un sourire mi-idalgo mi-chacal à l'affût, des fois qu'une chacalette entrerait dans notre aire de chasse… et puis après quelques temps le mot devient Beeeeereuuu ! l'idalgo est alors parti se coucher et le chacal est à son apogée, son poil s'est dressé et sa langue commence à pendre et son œil rouge brille dans la nuit… Quelques beeeerrs plus tard le chacal aussi est parti et étonnamment la prononciation a radicalement changée 'gaineeuu… eugaineeuu ! on dit à ce moment-là. Et puis un peu plus tard encore on parle le morse ! un coup aussi sec que possible de la pinte sur le bar devenu coquin et changeant constamment de… place ! ça veut maintenant dire bière. C'est d'ailleurs à ce moment-là que l'on se fait rattraper par le décalage horaire…
Et avec juste ces quelques mots et mes mains… je pouvais tenir des semaines et des semaines !
Fish and scallops and prawn pie
Ingrédients : 1kg de pommes de terre à purée – 50cl de lait – 130g de beurre – 8grosses crevettes crues – 4belles coquilles St Jacques – 500g de cabillaud – 4petites feuilles de laurier – 4tiges de cerfeuil et 4 de persil effeuillées – 2 œufs durs coupés en cubes – 15g de farine tamisée – sel et poivre
Commencez par faire la purée, cuisez dans une bonne quantité d'eau les pommes de terre sans les peler. Attendez qu'elles soient bien bien cuites, puis égouttez-les et dès qu'elles ont tiédi un peu pelez-les et remettez-les dans la casserole. Ecrasez-les si vous avez un écraseur à patates ou passez-les au moulin à légumes (n'utilisez pas de mixer sinon vous allez faire un pot de colle !). Remettez la casserole sur feu doux et ajoutez d'abord 20cl le lait puis 100g de beurre en remuant constamment. Quand la purée est homogène retirez du feu et réservez-la.
Mettez alors dans une petite poêle les 30cl de lait restant et les feuilles de laurier, salez et poivrez et faites-le chauffer à feu moyen. Dès qu'il est bien chaud ajouter le cabillaud et faites-le pocher pendant 4 ou 5 minutes, il ne doit surtout pas être complètement cuit. Ajoutez les crevettes et les coquilles St Jacques et poursuivez la cuisson une paire de minutes.
Retirez la poêle du feu, prélevez le poisson et les fruits de mer et répartissez-les dans deux assiettes creuses. Remettez le lait à feu moyen et ajoutez d'abord les 30g de beurre restant puis la farine en remuant constamment. Quand la sauce est bien homogène réservez-la en couvrant la poêle.
Dans les assiettes, ajoutez sur le dessus des poissons et des fruits de mer, les œufs durs en cubes et les herbes, cerfeuil et persil effeuillés. Mettez alors un coup de mixer plongeant dans la sauce pour l'aérer un poil et versez dans chaque assiette 3 ou 4càs de sauce. Couvrez chaque assiette de la moitié de la purée en faisant joli sur le dessus puis enfournez 20minutes dans un four préchauffé à 180°.
Juste à la sortie du four parsemez d'un peu de beurre sur la purée et servez vite vite tout brûlant.
Toad in the hole aux tigres du Bengale…
Ingrédients : 6saucisses anglaises – 1quinzaine de tranches très très fines de lard fumé -100g de farine – 1œuf légèrement battu – 250ml de lait – 1pincée de levure chimique - 1càs de beurre fondu – sel et poivre - une pointe de muscade – huille d'olive
Enroulez 2 petites tranches de lard autour de chaque saucisse en roulant bien serré et déposez-les dans un plat allant au four, entortillez les tranches de lard restantes et posez-les dans les interstices. Versez sur le tout un très léger filet d'huile d'olive, et enfournez à four préchauffé à 200° pendant 15 à 20 minutes, retournez une fois pendant la cuisson. Il faut que le lard soit bien coloré et ait commencé à griller.
Pendant ce temps, versez la farine dans un grand bol, poivrez généreusement et salez très légèrement, ajoutez de la muscade si vous aimez, creusez un cratère, versez l'œuf et un peu de lait, mélangez bien, puis versez peu à peu le reste de lait en mélangeant.
Quand les saucisses sont prêtes, versez la sauce dans les interstices surtout sans cherchez à les couvrir, il faut qu'elles dépassent comme sur la photo.
Puis enfournez de nouveau toujours à 200° pendant 20 à 25 minutes, surveillez bien plus que le temps c'est l'œil qui doit dire quand c'est prêt ! La surface du toad doit être bien dorée et les saucisses ne surtout pas brûler. Servez tout chaud avec si vous avez de quoi faire un peu de gravy sauce et une jolie petite salade verte.

Mais pourquoi, et si je faisais une toute petite infidélité à Saveurs pour parler Délicious… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 21 septembre 2007

Et dire que depuis une quinzaine j'ai deux d'tension à cause d'un Kouign ! KKVKVK 21 !

Des fois dans la vie, faut savoir se taire. Faut pas faire la maligne, faut pas essayer d'attirer l'attention sur soi, faut rester tranquillement dans son coin au lieu de déconner en public.
Ça c'est Marion qui le dit… et moi qui le reprends… enfin qui l'aurais repris après quelques rencontres avec l'infernal kouign ! Je l'aurais repris jusqu'à ce matin… Il faut dire que notre premier combat était inégal, six mains volontaires contre des montagnes de farine et de beurre, forcément c'était écrit que les montagnes ne se laisseraient pas faire. Et pourtant nous avons bataillé, bataillé… enfin moi je me suis un peu laissé aller, à batailler un p'tit café à la main pendant que les quatre mains restantes bataillaient, elles ! Et au bout de quelques heures de pilage, mélangage, étalage, pâtage… ils étaient là devant nos yeux hagards et fièrement nous nous sommes tapés dans nos mains farineuses assez heureux que nous étions de nos petites réalisations, naïfs que nous étions… et hop à la cuisson et là… comment dire pendant que les choses prenaient différentes formes et consistances, pâté de foie, brique, dur dedans et… dur dehors… mou de partout avec bulles… de toutes les couleurs, du mauve au maronnasse clair, ça ressemblait à tout mais surtout pas à un kouign ! Du coup le rire nous a pris et nous avons même appris à voler à certains morceaux ! Mais passez chez Marion il y a toutes les preuves… toutes malheureusement !
Du coup moi j'étais pris d'une lassitude envers le résistant breton, une lassitude intersidérale même… de celles qui vous font vous rendormir quand quelqu'un a le malheur de prononcer le mot… le mot maudit ! kouign !
Et puis Kiki a commencer à me parler à l'oreille, tu peux pas me faire ça et puis c'est chez le Tit' que je dors… tu peux pas lui faire ça à lui non plus ! Et pourtant je résistais, je résistais ferme comme un pain de béton armé, insensible, inatteignable ! Mais il a insisté, il sait que j'ai toujours eu un faible pour lui et la drôle de fille qui lui a donné vie… Et puis Marion a retenté et l'a raconté et… là j'ai craqué ! Bordel à roulette que j'ai lancé je vais te lui faire la peau ! et me voilà reparti à m'enfariner et à me beurrer jusqu'au cou, l'honneur de notre team était en jeu !
Et cette fois, au final, ça a donné… du croustillant embaumant le bon beurre avec un bon petit goût entre sel et… enfin un p'tit moment de bonheur !
Du coup j'ai même eu envie de customiser le redoutable, histoire de lui apprendre à vivre !
L'ultime kouign aaman ! enfin pour moi…
Ingrédients : 300g de farine – 12g de levure fraîche de boulanger – 20cl d'eau tiède – 200g de beurre salé en pommade (très très mou mais pas liquide) pour l'intérieur et 40g pour le dessus - 160g de sucre pour l'intérieur et 40g pour le dessus – éventuellement pour customiser, de la confiture de fraises et de la confiture de lait
Mélangez la levure et l'eau et laissez prendre pendant une dizaine de minutes dans un endroit assez chaud. Versez ensuite la farine dans un grand saladier et faites-y un petit volcan. Versez dans le volcan l'eau à la levure et mélangez le tout jusqu'à obtenir une jolie pâte. Pétrissez-la alors toujours dans le saladier pendant 5 minutes, n'hésitez pas à fariner légèrement si la pâte devient trop collante. Filmez le saladier et laisser tranquillement monter dans le bas du frigo pendant une bonne heure. Sortez alors la pâte et coupez-la en quatre. Etalez chaque quart en un carré de pâte de 25à 30cm de côté. Etalez alors sur chaque carré 50g de beurre délicatement, puis 40g de sucre. Vous allez alors réaliser un premier pliage… mieux qu'une explication quelques photos chez Guillemette, j'ai utilisé son explication donc si je peux y arriver… une fois le pliage réalisé, étalez un peu au rouleau puis mettez au froid un bon quart d'heure. Une fois passé ce temps recommencez le même pliage… retournez chez Guillemette si vous avez déjà oublié ! puis étalez de la taille de votre moule… avec cette pâte j'ai rempli trois moules carrés de 15 cm de côté. Le quatrième a été coupé en deux, une fois le dernier pliage réalisé et très légèrement étalé puis chaque morceau a été roulé et mis debout dans des petits moules. Versez sur les grands 10g de beurre que vous allez étaler et 10g de sucre que vous allez saupoudrer. Pour les petits utilisez 5g de beurre et 5 de sucre.
Enfourner à four préchauffé à 200° pendant une vingtaine de minutes. Finissez en passant les kouign sous le grill à 200° pendant 3 ou 4 minutes.
Vous pouvez ensuite couvrir d'un peu de confiture de fraise ou de lait.

Mais pourquoi, bon maintenant il me reste le cassoulet à vaincre… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 18 septembre 2007

Mets de l'huile qu'elle disait ma mère… et ça ne lui est jamais passé et à moi… si ! Surtout depuis que je " voyage " vers le Japon…

A la maison du temps d'avant c'était devenu presque un gag à répétition, à chaque fois que ma mère nous envoyait chez Viniprix, notre mini-market de l'époque, nous savions avec mon frère qu'à un moment ou un autre elle dirait… ah et surtout prenez de l'huile ! C'était devenu un de nos petits plaisirs de liste des courses que de parier mentalement sur le moment où l'huile apparaîtrait. On jouait l'huile comme un cheval du tiercé, gagnant ou placé, en milieu de liste ou alors le dernier… jouer l'huile en dernier c'était jouer la plus grosse cote, cette place était rare. Il faut dire que ma mère n'a jamais su faire cuire quoi que ce soit sans huile.
L'huile c'était son mode de cuisson unique, et dans mes souvenirs un des bruits les plus fréquents dans la cuisine était celui du crépitement du bain d'huile chaude ou tout ce qui devait cuire venait se coucher, l'autre étant la voix de ma mère nous rappelant la fragilité de notre postérieur si on ne quittait pas la cuisine de suite et vite encore...

Et forcément en bon fils de famille quand on s'est installé ensemble avec Marie je suis arrivé dans notre petit nid du 13e arrondissement avec ma brosse à dent, mon chat et… mon litre d'huile ! Et j'ai repris les préceptes familiaux, quand ça cuit c'est dans l'huile… enfin j'ai repris ces préceptes au début…
Et je me souviens encore de la tête de Marie me voyant pour la première fois faire nos œufs frits pour un de nos petits dej's tardifs… j'étais là devant ma poêle à faire glouglouter à grand flots ma bouteille d'huile d'olive sous l'œil inquiet de Marie qui au bout d'un moment n'a pas pu retenir un, mais tu mets pas du beurre Chouchou ? d'une voix bégayant d'inquiétude. Du beurre ? que j'ai répondu étonné, tu veux que je mette du beurre dans mon huile ? C'est une drôle d'idée ça… Ce n'est que bien plus tard qu'elle m'a avoué, qu'elle, ses œufs elle les cuisait avec du beurre… et seulement du beurre !
Et puis petit à petit les choses ont changé, petit à petit Marie a glissé le doute dans mes cuissons à l'huile… insidieusement… à coup de petites questions innocentes, de… tu sais que la viande elle cuit aussi sans rien, on appelle ça griller…et de… pour les haricots tu sais que quand tu fais cuire l'eau ça fait de la vapeur et que ça cuit aussi la vapeur… et quelques autres du même
acabit… généralement au début moi je riais, la viande sans huile et les haricots à la vapeur et après tu vas me dire quoi que le poisson on va se l'avaler tout cru ! t'es une rigolote toi ! Mais elle a insisté et comme en plus à cette époque la curiosité culinaire nous a attrapé… petit à petit l'huile n'est devenue qu'un mode de cuisson parmi bien d'autres…
Et un jour, bien des années après, ma mère a dû se mettre au régime et là affolée après son entretient avec le médecin elle m'a appelé me répétant sans arrêt, frénétiquement, je ne peux plus rien cuire ! je ne peux plus rien cuire ! Alors j'ai commencé à lui dire tu sais on peut cuisiner sans huile… elle a juste répondu tais-toi ! tais-toi ! comme si son monde venait de s'écrouler… et à chaque fois que je vais lui faire ses courses comme du temps d'antan elle me dit encore et toujours, n'oublie pas l'huile, surtout pas l'huile… comme si sa vie en dépendait…
Pour moi ça a été plus facile, j'ai juste rangé un peu plus au fond de mon placard ma bouteille d'huile où elle attendra des jours meilleurs… et je me suis rappelé pour notre petit dîner d'hier, après avoir croisé virtuellement Lidwine de retour du Japon, ma passion pour la cuisine de par où se lève le soleil, un pays où les modes de cuisson prennent bien des formes…
Saumon acidulé comme un soleil levant
Ingrédients : 1 pavé de saumon très frais d'environ 200g – 4càs de jus de pamplemousse – 1càc de zeste de pamplemousse émincé en filaments – 4càs de vinaigre de riz – 2càc de sucre en poudre –1càc de sauce soja - 1ou 2 ciboules finement émincées en biais – du sésame doré – du piment japonais (Shichimi) – du gingembre au vinaigre
Mettez dans une casserole le jus et le zeste de pamplemousse, le vinaigre, le sucre et le soja et faites cuire environ 5min à feu vif en écumant si nécessaire, laissez ensuite refroidir.
Pendant ce temps enlevez la peau du saumon puis coupez-le de biais en tranches assez fines. Placez le saumon sur une assiette, saupoudrez ensuite au goût des ciboules émincées, du sésame doré et du piment japonais. Servez avec le gingembre au vinaigre et la sauce.
Soupe soleil couchant à plein de choses
Ingrédients : 150g de poulet émincé en fines lamelles – 2càs de sauce soja – 1càs de mirin – 160g d'épinards frais – ½ càc de dashi déshydraté – 1bouillon cube de volaille - ½ carotte émincée en très fines lamelles – 50g de girolles coupées en lamelles d'un ½ cm environ – 200g de udons frais – 4oeufs - 2ciboules - du sésame doré – du piment japonais (Shichimi)
Mettez les lamelles de poulet dans un bol et ajoutez le soja et le mirin, mélangez bien et oubliez pendant une bonne ½ heure.
Pendant ce temps, coupez la queue des feuilles épinards, lavez-les bien, égouttez-les rapidement puis mettez-les dans une poêle sur feu moyen et faites-les cuire à couvert jusqu'à ce qu'elles soient totalement flétries. Répartissez-les dans 4 bols.
Au bout de la 1/2 heure, mettez à chauffer 1litre d'eau avec le dashi et le bouillon de poulet (merci Fred!) dans une casserole à feu vif. Quand elle arrive à ébullition ajoutez les carottes et laissez cuire 3min. Ajoutez ensuite le poulet et sa marinade et prolongez la cuisson de 3min. Ajoutez enfin les girolles et poursuivez une minute. Prélevez du bouillon, la carotte, le poulet et les champignons et répartissez-les dans des bols.
Versez les udons frais dans le bouillon et faites cuire à feu assez vif pendant 5minutes (si vous utilisez des udons secs faites-les cuire al dente dans une grande quantité d'eau salé puis finissez la cuisson dans le bouillon. Quand les pâtes sont cuites répartissez-les ainsi que le bouillon dans les bols.
Cassez un œuf dans chaque bol, couvrez-les et passez-les au micro-onde le temps nécessaire à commencer à faire coaguler le blanc de l'œuf (j'ai mis à cuire pendant 1min 30). Vous pouvez évidemment passer cette étape si les œufs… c'est d'ailleurs ce que j'ai fait pour moi.
Saupoudrez avec les ciboules, le sésame et le piment, servez tout brûlant avec des baguettes et une cuillère… et une bière japonaise.

Mais pourquoi, et si je me faisais une petite semaine anglaise… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 14 septembre 2007

Cholestérol m'a tuer… l'appétit ! finalement ça ne sera pas tout à fait le dernier voyage chez le fromager…Suite et faim…

Le problème des analyses sanguines c'est les résultats, ou plutôt qu'à côté de ses propres résultats il y a ce qu'ils devraient être. Et en les lisant je me suis retrouvé comme du temps où l'école et moi ce n'était pas l'amour fou, une époque où certains profs regrettaient de ne pas pouvoir me mettre des notes négatives… du coup se rendre compte que qu'on peut être mauvais même en examen sanguin, ça met un coup ! La seule différence c'est que les bulletins scolaires je les oubliais bien cachés au fond du cartable alors que là je suis arrivé en criant à Marie dis t'as vu ! t'as vu, t'as vu j'ai pas du tout la moyenne ! et de préciser horrifié c'est plus du sang que j'ai, c'est du jus de rôti gras caramélisé ! Enfin ça c'est l'analyse que j'ai fait grâce mon doctorat en Grey's anatomie et ma spécialisation en Urgences… du sûr de sûr quoi…
Du coup je suis arrivé tout penaud chez le médecin en attendant ses condoléances quand… après avoir regardé les résultats, m'avoir regardé, puis encore les résultats, elle lâche bon c'est pas grave va juste falloir faire un p'tit régime ! c'est qu'il faut commencer à faire attention à votre âge… c'est qu'on n'est plus tout jeune ! D'un coup on n'est plus du tout mourant mais avec le coup de vieux qu'on vient de prendre et le coup à l'appétit, on hésite quand même à se vautrer dans la joie !
Et là, pour m'expliquer ce qu'elle entendait par p'tit régime elle me demande, voyons par exemple le fromage vous en mangez combien par jour ? J'évite à ce moment de lui répondre s'il fallait une réponse en meules ou en quintaux … et j'essaye de ne pas mettre la barre trop haut… un peu que je réponds. Et un peu c'est combien ? qu'elle me dit sentant qu'il y avait anguille sous rocher… et voilà qu'elle m'attrape son presse-papier, une sorte de galette, bien rond, presque de la taille d'un camembert et me montre une portion si petite que ça vaudrait même pas la peine de salir un couteau pour ça… et voyant dans mes yeux la panique d'un renard qui vient de se faire attraper la queue dans un moule à gaufres elle augmente progressivement jusqu'au quart avec un regard inquiet…
A la maison quand on me cherche généralement on commence par traquer des signes de mon passage et plus particulièrement les restes d'un de mes aliments préférés, le fromage ! Quand la croûte est là je ne suis jamais loin… Alors finalement j'ai avoué mon pêché de gourmandise et j'ai poussé son curseur jusqu'à la moitié du presse papier. Un demi ! qu'elle a dit… un demi qu'elle a répété… va falloir être beaucoup, beaucoup plus raisonnable… et après qu'elle m'ait cité la liste des autres aliments avec lesquels je devais être raisonnable, soit pratiquement toute mon alimentation hormis le millet à oiseau et les graines de courges, deux choses que je mange quand même relativement rarement… je suis rentré chez moi en me répétant… je vais mourir de faim, je vais mourir de faim…
Et depuis je suis très raisonnable, et la nuit quand je redescends au frigo comme Nigella, enfin le déshabillé vaporeux en moins… mon couteau à la main prêt à m'enfromager sauvagement, je me retiens, et j'en coupe une… lichette à peine, et malgré ça l'autre soir, avec que ça de parmesan j'ai failli atteindre le septième ciel ! comme quoi des fois la quantité…
N'empêche que depuis mon petit string panthère de quand j'étais jeune ne fais plus le fier, il sait que l'année prochaine… enfin peut-être ,-) ! en attendant un peu ce n'est pas rien et ça ne m'empêche pas de le cuisiner avec toujours autant de plaisir… la preuve !
Croustillant très fraise au mascarpone (d'après une idée attrapée dans le dernier Delicious et très personnalisée)
Ingrédients : 1 rond de pâte feuilletée - 2 ou 3 càs de confiture à la fraise - 150 g de mascarpone - 100 g de fromage blanc en faisselle - 1 cuillère à soupe de sucre glace - 350 g de fraises - 1 cuillère à soupe de golden syrup ou d'un autre sirop de sucre - du sucre glace
Etalez le rouleau de pâte et couper en plein milieu une bande d'environ 15 cm de large. Il reste du coup une demi-lune de pâte de chaque côté de la bande. Posez les deux côtés en demi-lune sur la bande de manière à en doubler l'épaisseur. Coupez l'arrondi en haut et en bas de la bande de manière à faire un rectangle. Saupoudrez rapidement de sucre glace, retournez la pâte sur une feuille de papier sulfurisé, saupoudrez également l'autre côté. Piquez la pâte à la fourchette. Enfournez à four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes, la pâte doit avoir pris une jolie couleur dorée.
Quand la pâte est cuite, laissez refroidir. Nettoyez et coupez les plus grosses fraises en 2. Versez le golden syrup sur les fraises et mélangez très rapidement. Mettez le mascarpone dans un grand bol et battez-le jusqu'à ce qu'il soit mousseux (n'insistez pas trop sinon le mascarpone peut tourner en beurre).
Ajoutez le fromage blanc en faisselle et une cuillère à soupe de sucre glace et les mélangez avec une cuillère à la mousse de mascarpone sans trop insister. Etalez sur la pâte la confiture puis le mascarpone et finalement les fraises.
Gratin de patates aux trois fromages
Ingrédients pour un plat à gratin de 20cm sur 20 – 800g de pommes de terre du type charlotte – 50g de comté râpé – 50g de roquefort – 50g de fromage de chèvre frais – 10g de crème liquide – 1 tranche d'environ 75g de lard fumé – 2 bonnes càs de cerneaux de noix - 1 dizaine de baies roses – poivre
Faites chauffer une grande casserole d'eau salée, dès qu'elle arrive à ébullition ajoutez les pommes de terres lavées mais non pelées et cuisez-les à point, il faut que les pommes de terre restent fermes.
Pendant ce temps, découpez le lard en fines lamelles et hachez grossièrement les noix.
Faites dorer les lardons dans une poêle à feu vif.
Quand les pommes de terre sont cuites, laissez-les légèrement refroidir puis sans les éplucher coupez-les en deux dans la longueur puis en demi-rondelles. Disposez-les dans le plat de cuisson et parsemez avec les lardons dorés.
Dans une casserole, mettez la crème à chauffer à feu doux, ajoutez le chèvre et le roquefort émiettés. Poursuivez la cuisson, jusqu'à ce que les fromages soient presque fondus, il doit rester des morceaux. Retirez du feu, ajoutez le comté et mélangez.
Versez le tout sur les pommes de terre puis passez sous un grill préchauffé à 200°, quelques minutes le temps que le gratin soit bien doré.
Dès qu'il est à point saupoudrez avec les noix, puis avec les baies roses écrasées grossièrement avec le dos d'une cuillère. Servez bien chaud avec une jolie salade mélangée.

Ces deux recettes ont aussi été publiées sur le blog Qui veut du fromage ? un blog hautement recommandable où vous pourrez trouver une fouletitude d'autres recettes de fromage, les miennes et celles d'une joyeuses bande de blogueuses, alors n'hésitez pas !

Mais pourquoi, forcément le sanglier j'peux plus… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 11 septembre 2007

Cholestérol m'a tuer… l'appétit ! et pas le moindre homard à l'horizon…Dernier voyage chez le fromager ? Premier acte

Depuis un certain temps j'ai un petit point de côté qui apparaît constamment au niveau de la tripaille… Ta petite douleur comme me dit Marie toujours prête à relativiser mes " terribles " souffrances… et comme tous les garçons dès le moindre soupçon de maladie, même si ce n'est qu'un projet, t'es sûr Chouchou que c'est pas le rhume de l'hiver prochain ? j'ai quand même frissonné là... et soit pas désagréable je sais qu'on est en juin ! Comme tous les garçons j'ai donc commencé à imaginer seulement… le pire ! Je devais avoir au moins un champ de maïs transgénique en train de pousser dans le ventre pour me provoquer de telles " abominables " douleurs et encore j'étais persuadé qu'une famille de renards habitait le champ, des renards affamés et enragés et… le pire quoi… Du coup il m'arrivait de temps en temps de signaler à mon entourage l'étendue de mes " atroces " douleurs par quelques râles discrets et dignes mais néanmoins déchirants !
Et au bout de trois mois de râlerie quasi permanente à laquelle Marie répondait d'un ben si t'es malade t'as qu'à aller chez le médecin Chouchou ! comme si c'était aussi simple que ça, comme s'il suffisait d'être malade pour aller chez le médecin. Au bout de trois mois donc je suis allé voir ma médecin me faire tâter le ventre après que Marie ait pris le rendez-vous, forcément malade comme je suis, prendre le téléphone…
Après tâtage de la bête, là ? non… et là ? non… alors là… heu… peut-être… comme ma médecin restait dubitative face à mes " terrifiantes " douleurs elle choisit dans un premier temps de m'envoyer me faire échographier le dedans. Et c'est comme ça qu'après avoir subit les sarcasmes des miens, ben c'est peut-être que t'es enceinte Chouchou, et qu'il nous fait ces premières contractions ! et m'être fait tripoter le ventre par une charmante échographe j'ai enfin appris qu'il n'y avait dans mon ventre ni champ de maïs, ni renard… rien... Nada ! j'ai failli demander s'il n'y avait même pas juste un p'tit terrier de lapins qui auraient pu éventuellement être un poil cholériques… et puis j'ai laissé tombé…
Devant la nouvelle, ma médecin choisit ensuite d'utiliser l'arme fatale pour expliquer les raisons de mon mal étrange, hé ben il va nous faire une petite prise de sang le monsieur ! Comme si une prise de sang pouvait être petite… Un jour j'aimerai savoir ce qui fait penser aux médecins et aux médecins femmes plus particulièrement que l'homme est équipé pour résister à cette terrible épreuve sans se liquéfier sur le fauteuil où on est en train de littéralement le vider et ainsi lui faire perdre en même temps que son sang, une partie de son honneur et de sa dignité… il faudra m'expliquer ! parce que moi juste que d'en parler déjà…
Bon malgré tout j'y suis allé " encouragé " par Marie qui m'avait dit, je t'ai supporté pendant trois mois alors si t'y vas pas et de suite tu retournes chez ta mère Chouchou ! dis comme ça j'avais plus le choix. Arrivé au labo, le temps que j'explique à la vampirette de service que je risquais de m'étaler, elle me lâchait mais de quoi qu'il parle le monsieur ? ah il a la nature fragile… mais c'est pas grave c'est fini là, déjà, et il a rien vu… j'ai failli m'en écrouler de dépit.
C'est après que ça s'est gâté, enfin gâté… mais ça c'est une autre histoire ! Et avant une fin peut-être terrifiante j'en profite pour vite vite manger encore un peu de fromage tant que… à Suivre…
Salade et melon à la fourme d'Ambert
Ingrédients pour 2 : 1 belle poignée de pousses d'épinard - ¼ de melon (environ 250g) - 25g de fourme d'Ambert - 1 douzaine de tiges de cerfeuil - huile d'olive - vinaigre balsamique - sel et poivre
Coupez le melon en quatre dans le sens de la longueur, puis taillez le tout en lamelles de biais d'environ un demi centimètre.
Coupez le fromage en très fines lamelles.
Effeuillez le cerfeuil.
Mettez dans un plat les pousses d'épinard et le melon, mélangez rapidement. Ajoutez le fromage puis le cerfeuil. Assaisonnez d'huile d'olive et de vinaigre balsamique, d'un peu de sel et généreusement de poivre. Mélangez juste avant de servir. Et dépêchez-vous c'est peut-être la dernière salade d'été !
Tartelettes entre Savoie et Roquefort
Ingrédients (pour 4 moules rectangulaires de 13cm sur 7) : 2 rouleaux de pâte feuilletée - 10g de beurre - 1càs de farine - 350g de pommes de terre du type charlotte - 1tranche de lard fumé découennée de 75g - 1 quarantaine de petites pousses d'épinard - 2càs de crème fraîche - 180g de reblochon - 40g de roquefort - 2càs de noix de pécan – poivre
Mettez une casserole d'eau salée à feu moyen et dès ébullition faites cuire les pommes de terre sans les peler. Laissez-les ensuite refroidir puis pelez-les, coupez-les en deux dans la longueur puis en demi-rondelles.
Coupez la tranche de lard en fines lamelles et faites-les dorer rapidement dans une poêle à feu vif.
Retirez la croûte du reblochon et coupez-le en morceau ajoutez la crème fraîche. Faites ensuite fondre dans une casserole à feu doux le reblochon et crème fraîche en mélangeant constamment.
Hachez grossièrement les noix de pécan. Emiettez grossièrement le roquefort.
Beurrez et farinez les moules. Etalez la pâte dans les moules en la laissant déborder un peu.
Mélangez dans un saladier les pommes de terre, le lard et les pousses d'épinard. Répartissez ce mélange dans les moules, versez ensuite par-dessus le fromage fondu sans couvrir entièrement les pommes de terre puis ajoutez le roquefort émietté.
Enfournez à four préchauffé à 200° pendant 15 à 20 minutes.
Sortez du four, parsemez les noix de pécan et poivrez généreusement. Servez par exemple avec une petite salade et une jolie vinaigrette bien relevée.
Ces deux recettes ont aussi été publiées sur le blog Qui veut du fromage ? un blog hautement recommandable où vous pourrez trouver une fouletitude d'autres recettes de fromage, les miennes et celles d'une joyeuses bande de blogueuses, alors n'hésitez pas !

Mais pourquoi, d'ailleurs c'est à gauche ou à droite que j'ai mal moi… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 7 septembre 2007

Je commençais à me dire que j'étais une maman comme les autres… et là... mais ça ne va pas m'empêcher de faire le goûter…

Ça y est c'est reparti… comme chaque année c'est l'heure de se mettre en route et de retrouver le chemin de l'école et me voilà reparti avec mon hamster au bout du bras… et sur la route je retrouve ma petite tribu de mères de famille. Celles qui toutes pimpantes et fraîches semblent levées depuis une demi journée, un temps qu'elles ont visiblement utilisé à se pomponner pour apparaître comme des fleurs à peine écloses à ces heures matinales… et puis d'autres, celles qui me ressemblent, qui ont comme moi des déhanchements de marcheurs en retard, l'œil hagard et poussent des bâillements à s'en arracher les mâchoires… Avec celles-là on se reconnaît quand on se dit bonjour on a le souffle court et on émet pour se saluer une sorte de râle qui résume tous les malheurs du monde, tous ceux qui ce sont abattus sur nous ce matin ! Déjà se lever… et puis tout le reste… tout tout le reste !
Et une fois gravies toutes les côtes qui mènent à l'école on se retrouve "toutes" devant la grille où des enseignants sans cœur, sous prétexte d'éduquer nos enfants en profitent pour nous les arracher sauvagement d'un allez… allez vous mettre en rang ! Vous pouvez laissez vos parents précise celle à qui je dois confier mon fils, le fruit des mes entrailles. Mais il faudrait qu'il puisse s'en aller pour me laisser ! Et vu comment je lui serre la main, il ne risque pas de s'échapper ! Et quand en rassemblant mon courage j'ai fini par lui dire sois courageux, va mon fils ! et qu'il a réussi à se libérer… je me retrouve seul, seul et perdu au milieu des autres mères…
A ce moment-là certaines sans cœur s'en retournent, qui à son travail, qui à ses occupations quotidiennes de mère au foyer, qui à son professeur de tennis, sa manucure ou son toiletteur pour chien… Sans cœur ! Mais d'autres comme moi restent quelques instants devant la grille à espérer que non que ce n'était qu'une blague, qu'on va nous dire la rentrée c'est demain on vous les rend aujourd'hui… mais rien… alors on se regarde "toutes" et on finit par… s'en aller !
Là, j'erre dans le village, j'essaye d'acheter quelques provisions, mais tout me semble triste… le poireau triste… le jambon triste… les yaourts… tout est triste ! Mais j'arrive quand même à remplir le sac, il faut bien manger. Et puis la journée se passe comme ça sans entrain en attendant de nous retrouver toutes les mères accrochées aux grilles de l'école avec dans les yeux rendez-les nous enfin ! C'est à ce moment-là en rentrant à la maison, que je me suis dit que j'étais bien une mère comme les autres !
Alors quand Parole de mamans m'a contacté il y a quelques temps pour la partie cuisine de leur numéro 4, j'ai pensé peut-être que ça se voit ? Peut-être que tout le monde le sait que je suis un garçon et une maman en même temps ! Et puis au détour d'une conversation Marianne ma journaliste préférée m'a lâché… c'est un numéro spécial papas… Là je n'ai rien dit jusqu'à ce que finalement je comprenne qu'elle parlait bien de moi, c'était moi le papa…
Et si vous voulez retrouvez les deux recettes de goûter inédites et bien sûr tout le reste… Parole de mamans N°4 est sorti aujourd'hui !
Pétillant mousseux framboise et pêche
Ingrédients pour deux grands verres : 150g de framboises – 1 pêche blanche – 2càs de sucre – de l'eau gazeuse – du citron vert
Pelez la pêche et coupez-la en morceaux, et mettez-la dans un bol. Ajoutez les framboises et le sucre et mixez finement le tout avec un mixeur plongeant (vous pouvez aussi utiliser un tumbler pour cette partie de la recette).
Passez la pulpe obtenue au tamis et repartissez-la ensuite dans deux verres. Complétez avec de l'eau gazeuse, ajoutez un beau trait de citron vert et une petite feuille de menthe. Servez avec de nombreuses pailles.
Gâteau tatin aux pêches
Ingrédients pour un moule de 16cm (attention il doit être assez haut, le mien faisait 6cm de haut) : 2 pêches blanches pas trop mûres – 25g +120g de beurre mou – 60g + 120g de sucre en poudre - 2 œufs – 150g de farine – 1cuillère à café de levure chimique – 5cl de lait – 1cuillère à soupe de sirop de sucre – quelques feuilles de menthe
Pelez les pêches, puis coupez-les en 8 quartiers.
Versez dans une casserole les 60g de sucre et 1 cuillère à soupe d'eau et à feu moyen faites dissoudre le sucre, puis laissez-le caraméliser légèrement, il doit avoir une jolie couleur dorée. Dès que le caramel est à point ajoutez 25g de beurre, mélangez bien et versez dans le fond du moule.
Posez les pêches dans le sirop en les disposant en rosace, puis tassez-les un peu.
Versez dans un saladier les 120g de beurre et les 120g de sucre restants, et fouettez le tout jusqu'à obtenir un mélange homogène et mousseux. Ajoutez les œufs légèrement battus, fouettez de nouveaux. Ajoutez la farine et la levure, mélangez à la cuillère. Et enfin ajoutez le lait et mélangez de nouveau à la cuillère.
Versez la pâte dans le moule sur les pêches.
Enfournez à four préchauffé à 180° pendant environ 45min. Quand le gâteau est cuit, il doit être bien doré (ne vous inquiétez pas s'il semble qu'il reste beaucoup de sirop dans le fond, c'est normal), laissez-le tiédir un peu. Démoulez-le alors en le retournant, versez sur le dessus le sirop et passez-le quelques instant sous un grill très chaud, juste le temps de dorer légèrement les fruits. Il n'y a plus qu'à servir.
Et comme c'est vraiment la rentrée, pour définitivement quitter les vacances et pour répondre à la très jolie idée d'Anne, la chaise au-dessus c'est la photo de ce qui pour moi symbolise le mieux les vacances… mes vacances ! Et vous au fait ?

Mais pourquoi, et si finalement moi aussi j'allais chez la manucure… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 4 septembre 2007

Millionaire's shortbread, café du troisième type et autres aventures… des fois la vie est vraiment trop dure… trop…

Les champs Elysée, samedi dernier, le matin à l'aube quand la rosée se pose… bon en même temps il était presque midi et je n'étais pas là pour folâtrer dans la rosée, des choses sérieuses m'appelaient. Si j'étais là c'était à cause d'un bien étrange message reçu quelques jours plus tôt…
Ce jour-là alors que je cogitais sauvagement sur quoi manger… pour changer… d'un seul coup mon téléphone se met à criinguer… Criiinnnngue ! Criiinnnngue !!! Je décroche et j'entends Cédric me dire, j'ai une nouvelle mission pour toi ! Cédric c'est un peu mon magnétophone de M.I à moi …. M.I. comme Missions Impossibles ! Il m'appelle et il m'annonce comment sauver le monde… enfin le monde… avant de finir sa proposition par son habituel si tu l'acceptes. Et pour ceux qui ne connaissent pas le garçon, inutile de dire que ses propositions sont de celles qui ne se refusent pas… vraiment pas… faut dire qu'il a le sourire qui décide pour vous…
Cette fois je n'ai pas bien compris ce qu'il attendait de moi… quelle idée aussi de m'appeler le matin à l'aube quand la rosée… enfin vers midi… en plus il m'a parlé de tellement de choses et puis comme si ce n'était déjà pas assez compliqué voilà qu'il se met à parler italien… cappuccino ! et macchiato et chococino !!! qu'il me dit et espresso en plus ! J'ai bien tenté de glisser un modérato allégro ma non tropo… mais d'un coup il continue et se met alors à me parler d'une certaine Dolce Gusto… sans doute encore une de ces belles italiennes à l'œil de braise et aux rondeurs terrifiantes avec qui je devais repartir… Materazzi de Materazzi ! que j'ai crié Don't cry baby que je me suis dit alors, j'arrive ma Dolce ! Don't cry a riverrrr ! Et j'ai accepté la mission encore une fois…
Après, tout s'est enchaîné comme dans un rêve éveillé… L'arrivée sans encombre sur les champs Elysée, trois tonneaux et hop la voiture est garée, l'inconnue qui m'offre des… enfin elle n'en avait pas alors m'a seulement regardé et m'a dit je vais au sixième ciel tu viens baby ? Je l'ai toisée et j'ai dit oui, même si je savais que rien n'était possible entre nous… elle était blonde ! Et nous avons passé les rangs terribles de cerbères, mi-caïmans mi-barracudas, sans encombre, et puis nous sommes montés vite vite… et en arrivant elle a eu tellement de peine à s'arracher à moi… me suivant même jusqu'au lieu de notre réunion secrète ! Là je lui ai juste dit don't cry baby toi c'est la deuxième à gauche ! Don't cry a riverrrr !
Et là, ils étaient tous là… ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud de l'Italie… enfin tous quoi ! Cédric m'attrape par le coude et me dit la voilà ! Le temps s'est suspendu… j'ai couru au ralenti vers elle en chantant Chabadabadabada… elle était là, brune intense comme je l'avais imaginée au milieu d'autres, des blondes, des rousses…. Mais je savais que notre sort était lié, c'était elle que je voulais avec ses rondeurs qui provoquent l'envie et son tempérament de feu, toujours prête à monter en pression, espresso ou lungo je suis à toi disaient ses yeux… Et là c'est moi qui ai attrapé Cédric par le bras, je lui ai dit c'est elle… il m'a juste répondu elle t'attend… Nous nous sommes retrouvés face à face, et là elle a enfin crié Get up, get on up… Stay on the scene, like a sex machine !
Depuis nous filons Dolce et moi le parfait amour et à chaque instant on se regarde et… Get up, get on up… ! Et pour accompagner ces volcaniques boissons j'ai choisi un millionnaire's shortbread tout aussi torride… Get up, get on up… !
Millionaire's shortbread craquant et fondant
Ingrédients : 30g de noisettes entières hachées grossièrement – 1càs de sucre roux en poudre – 180g de biscuits sablés (j'ai utilisé des McVities HobNobs) –2càs de farine - 90g de beurre doux –120g de beurre salé – 120g de sucre en poudre – 20cl de lait concentré – 2càs de golden syrup – 75g de chocolat noir – 10g de beurre doux - 25g de chocolat blancDans une poêle à feu moyen faites doucement dorer les noisettes et dès qu'elles commencent à dorer versez la càc de sucre roux, remuez bien et attendez que le sucre caramélise et colle aux noisettes. Retirez de suite dans une assiette.
Versez dans un mixer les biscuits grossièrement cassés, et mixez jusqu'à ce qu'ils soient réduits en poudre. Ajoutez alors les noisettes, le sucre roux, la farine et les 90g de beurre doux coupé en cubes. Mixez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène mais qui ait encore un aspect grossier, sablé.
Couvrez avec du papier sulfurisé un moule carré de 20cm de côté puis versez la pâte sablée et étalez-la bien avec le dos d'une cuillère. Mettez au four préchauffé à 175° et faites cuire pendant 25min. Laissez refroidir puis mettez au frais.
Mettez les 120g de beurre salé dans une casserole à feu moyen et faites le fondre. Ajoutez ensuite les 120g de sucre et remuez bien pendant 5minutes le temps que le mélange soit bien homogène, n'hésitez pas à baisser un peu le feu. Toujours en remuant ajoutez alors le lait concentré et le golden syrup et prolongez la cuisson pendant une dizaine de minutes. Il faut que ça bloblotte gentiment et surtout n'arrêtez pas de remuer constamment. Quand la cuisson est finie, laissez tiédir, pas trop, puis versez le caramel sur la couche sablée et remettez au frais.
Quand le caramel commence à être ferme faites fondre au micro-ondes le chocolat noir avec les 10g de beurre, et le chocolat blanc à part.
Quand il est bien fondu, laissez le tiédir le plus possible puis avant qu'il ne se fige et versez une couche en mélangeant les deux chocolats sur le caramel (attention si vous versez trop chaud le caramel va fondre et… catastrophe !).
Mettez de nouveau au frais en attendant que je chocolat durcisse bien, jusqu'au lendemain c'est bien. Il n'y a plus qu'à couper… ce n'est pas le plus facile, personnellement j'ai utilisé un couteau un peu chauffé pour pré-découper les deux premières couches avant de remettre au frais. Mais de toute manière n'espérez pas manger ça dignement…
Et si vous voulez la recette des recettes du Millionaire's shortbread allez bien sûr chez Tuyau de poêle !

Mais pourquoi, Get up, get on up… ! je me demande si tout ça est bien raisonnable… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 2 septembre 2007

J'avais oublié plein de choses… heureusement je n'ai pas oublié de préparer un curry…

J'avais oublié plein de choses depuis un certain temps, plein de choses que je me suis rappelées pendant cette longue longue semaine sans enfants…
J'avais oublié que le jour ça peut aussi servir à dormir et que la nuit ça peut aussi servir… à tout le reste et à bien d'autres choses… et qu'on peut même poser du carrelage à… 2 du mat' Chouchou t'es sûr que c'est raisonnable ?
J'avais oublié que le premier café à 11h, il n'a pas tout à fait le même goût que le premier à 8h juste avant de partir vite vite à l'école… et mets tes chaussures ! encore en retard avec… le hamster vite vite…
J'avais oublié que c'était si agréable de faire des salades de doigts de pieds, ceux qui dépassent de la couette et de se regarder avec l'œil qui dit c'est con comme jeu hein ! et de recommencer parce que c'est quand même vachement bien…
J'avais oublié que je pouvais trouver les programmes télé si passionnant et même les jeux et mêmes les séries… et même n'importe quoi d'ailleurs, du moment que je regarde depuis le canapé, affalé, entre liquide et solide, avec un triple coca et un méga sachet de chips… et Chouchou…
J'avais oublié que l'on pouvait faire le menu du soir juste en passant la tête dans le frigo et en criant aujourd'hui tu veux pâté ou je te refais le menu d'hier Chouchou des petites rillettes aux rillettes ?
J'avais oublié qu'on pouvait se dire allez on y va et que dans les cinq minutes et même moins on peut être déjà en chemin… juste le temps de quitter le tee-shirt vert fluo et les pantoufles éléphant… juste le temps d'enfiler un peu de dignité et on est parti !
J'avais oublié qu'elle était aussi têtue… je m'en suis souvenu à chaque fois que je suis arrivé avec une idée derrière la tête, une idée de fainéant heureux, se promener sur les quais, une petite bouffe, juste des courses alors… une de ces idées qui se voit à peine tellement qu'elle dépasse de tout les côtés… et elle m'accueille à chaque fois avec un c'est une mauvais idée Chouchou j'ai mon carrelage à finir, tant pis que je dis juste alors en me promettant de recommencer… mais elle est têtue…
J'avais oublié que j'étais un aussi bon guitariste imaginaire avec mon balai et mon short Hawaï en reprenant des vieux crincrins de quand j'étais jeune... et tout ça en faisant le ménage dans l'escalier… y'a juste ces étranges gloussement qui ressemblent au rire de Marie dont je me souvenais plus sur le disque… Reubeeel' Reubeeel' !!! youu've torn youu'rrr dress… Reubeeel' Reubeeel'…
J'avais oublié… J'avais oublié…
Et puis finalement je me suis aussi rappelé qu'ils me manquaient… aussi…
Ah une dernière chose j'avais aussi oublié que c'était bien aussi de cuisiner juste pour une personne, juste pour elle… et j'ai refait un curry tout en crème découvert quelques jours plus tôt avec une amie de passage…
Le plus crémeux des currys
Ingrédients : 1gros oignon émincé fin – 3càs d'huile neutre (tournesol par exemple) – 4gousses d'ail – 2càc de gingembre râpé – 1piment rouge (plus ou moins fort à votre goût) - 1kg d'agneau coupé en cube de 3 ou 4cm de côté – 1càc de paprika – 1càc de curcuma – 4càc de curry - 1grosse tomate bien mûre, environ 120g, pelée épépinée et coupée en cube – 3càs de chutney à la mangue - 20cl de lait concentré non sucré – 20cl de crème fraîche – 70g de poudre d'amande (n'hésitez pas à passez la poudre au mixer elle doit être très fine) – 1càc de garam massala – 3càs d'amandes effilées – 1quinzaine de tiges de coriandre fraîche
Mettre l'huile dans une grande poêle sur feu moyen et ajoutez l'oignon et faites cuire doucement jusqu'à ce qu'il devienne transparent sans colorer. Pendant ce temps versez dans un bol le paprika, le curcuma et 3càc d'eau, mélangez. Quand l'oignon est à point ajoutez l'ail, le gingembre et le piment remuez bien et laissez sur le feu 1 ou 2minutes. Ajoutez la pâte d'épices et 3càc de curry mélangez bien. Ajoutez la viande et faites colorer sur toutes les faces, attention à ce moment-là il faut remuer régulièrement pour que ça n'attache pas.
Ajoutez la tomate en cube, le chutney, le lait concentré, la crème fraîche, la poudre d'amande… remuez bien et laissez blobloter gentiment pendant une trentaine de minutes en remuant très régulièrement en raclant bien le fond.
Quand le curry est prêt, parsemez dessus les amandes effilées, mélangez la càc de curry restant avec le garam massala, saupoudrez-en le curry à votre goût, finissez par les tiges de coriandre effeuillées… il n'y a plus qu'à déguster en vous rappelant… quoi au fait ?
Ce que je n'ai pas oublié, grâce à Minouchkah, c'est qu'aujourd'hui c'est la fête de Ganesh
dans le 18e arrondissement et que j'y serai ! Si vous ne savez pas quoi faire aujourd'hui passez par là !



Mais pourquoi, Ganesh déjà c'est l'éléphant avec plein de bras ou je mélange encore tout… est-ce que je vous raconte ça…