mardi 27 février 2007

Quand le Il se retrouve seul, un soir d’hiver il hésite entre le marasme et… le marasme !

Et voilà à peine arrivé à la maison de retour de ma chère Angleterre, à peine les valises posées, à peine retrouvés ma cuisine et mes livres qui ronronnaient en criant moi m’sieur ! moi m’sieur ! comme d’hab’ quoi… à peine le temps d’enfiler mon marcel de repos, mes charentaises à carreaux, de me poser ma p’tite couverture, aussi à carreaux, sur les genoux, et de me faire chauffer une petite tisane… que d’un seul coup Marie me dit bon tu viens ouvrir la grille nous on s’en va ! Là forcément j’ai le sourcil qui se soulève…et je balbutie partir ? vous ? où ? Et j’entends au milieu du brouillard, partir… ma mère… déjà dit… écoute pas… déjà dit… écoute pas ! voilà au revoir… et là clac la porte. Sur le coup je n’ai pas compris et ce n’est qu’après quelques instants que j’ai réalisé que j’étais resté seul au milieu d’un monde hostile, seul et abandonné ! Et quand j’ai demandé timidement y’a vraiment plus personne ? il n’y avait vraiment plus personne !
C’est curieux parce que quand je suis avec mon petit troupeau autour de moi, je sais toujours quoi faire et les heures et les journées sont toujours trop courtes, mais là subitement… je ne sais plus...
Et j’ai cherché et je me suis d’abord dit que j’allais en profiter pour remettre en ordre tout ce que je rêve de ranger depuis… et encore plus ! Je vais me la jouer ouragan domestique, ça va faire mal, le bordel a intérêt à s’attraper les jupons parce que ça va valser sauvage !!! et puis j’ai regardé la pile de recettes à classer… les épices à ranger… les boîtes à vérifier… et tout le reste et mes épaules sont tombées, tombées… de plus en plus comme si le poids du monde, finalement ce qui attendait pouvait encore attendre… Et j’ai cherché autre chose.
Et là je me suis dit que j’allais me faire une petite bouffe du feu de dieu pour me remettre le moral dans la direction du vent ! Je vais me gêner ! Tiens, un cassoulet avec une montagne de fayots et des saucisses plantées dedans comme petite bouffe c’est bien ça ! Non j’ai mieux, tiens… un… un bœuf ! Enfin une côte de bœuf, c’est une putain de côte de bœuf que je vais me faire ! Et je vais même y demander de l’os à moelle au boucher pour me la couler sur la côte et le petit rouge que je suis sensé boire que dans cinq ans je vais le me sabrer aussi… une côte tout seul que je vais me la faire… seul… tout seul… c’est marrant à quoi ça tient l’appétit, un mot de trop et envolé l’appétit ! un petit yaourt, une pomme et une tisane ça va le fera et finalement si je suis à la fête je mettrais un peu de sucre dans l’yaourt…
Et puis j’ai cherché, cherché… j’ai même pensé à appeler mes ex de l’époque où j’étais jeune comme dans les films, à regarder le foot jusqu’à la fin de la nuit, à vider toutes les bières du monde de mon frigo… et même à chasser le chat du jardin déguisé en Rahan… et à… à… mais rien de tout ça ne me faisait vraiment envie…
Alors j’ai commencé à penser à la veille passée avec tous les miens et Marion venue avec son sourire contagieux et une… et en repensant aux rires et aux discussions, à l’appétit qu’on a eu d’essayer et de goûter, aux nez qui se tordent quand c’est pas bon et aux bouches qui s’ouvrent quand c’est bon… à encore aux rires avec les yeux plissés… et en repensant à tout ça finalement je n’ai pas vu l’heure passer et je n’ai rien fait d’autre que ça et même oublié le sucre…
Et entre autre j’ai pensé à ce qu’on avait mangé du simple et vite, entre autre mangé… parce qu’il y avait aussi une… mais ça je vous en parle plus tard…
Salade verte et orange et croquante
Ingrédients pour 4 ou 5 : 4 ou 5 poignées de salades mélangées, ici il y avait roquette, pousses d’épinard et cresson – 1 ugli (ça ressemble à un pamplemousse en moche et en meilleur au goût, sinon un pamplemousse pas trop amer) pelé à vif et détaillé en quartiers aussi à vif - 150g de feta émiettée gros – 50g d’amandes effilées – 1ou 2càs de sésame doré – 1ou 2càc de sucre roux en poudre – huile d’olive – vinaigre de vin et vinaigre balsamique – une dizaine de tiges de cerfeuil effeuillées - une dizaine de feuilles de menthe grossiérement hachées - sel et poivre
Mettez un poêle sur un feu moyen et versez-y les amandes et faites-les légèrement griller en surveillant bien. Dès qu’elles commencent à colorer, ajoutez le sésame, une pincée de sel et le sucre et remuez jusqu’à ce qu’il caramélise et enveloppe les amandes. Versez alors le tout dans une assiette (si vous laissez dans la poêle ça risque de brûler) et laissez refroidir.
Mettez dans un grand plat le mélange de salades, le ugly et la feta, mélangez un peu, assaisonnez à votre goût avec de l’huile d’olive, des vinaigres et du sel, mélangez. Saupoudrez les amandes, le sésame, le cerfeuil et la menthe sur la salade, ne remuez pas, poivrez bien et servez !
Toad in the hole avec les doigts…
Ingrédients pour 9 portions : 6 saucisses anglaises de préférence (sinon chipo de rigueur) – 2oignons émincés très fin – 2cas d’huile d’olive – 150g de farine – 10cl de lait – 10cl de bière – 2 oeufs – 2 ou trois branches de thym effeuillé – un ou plusieurs chutney’s – de la sauce gravy toute prête si vous avez, ou un fond type fond de veau tout prêt – sel et poivre
Dans une poêle avec un petit sanglot (un poil plus qu’une larme…) d’huile mettez les saucisses à cuire à feu moyen et dorez-les bien de tous les côtés. Quand elles sont cuites coupez-les en trois, en biais et réservez-les. Dans la même poêle faites ensuite cuire les oignons jusqu'à ce qu'ils soient tout dorés.
Badigeonnez généreusement au pinceau des moules à muffins avec l’huile d’olive restante, il devrait vous rester de l’huile. Puis enfournez-les à four préchauffé à 220°.
Préparez la pâte, mettez dans un saladier la farine, le lait, la bière, les œufs (ne pas les oublier comme moi !), une pincée de sel et du poivre et mélangez bien le tout. Sortez les moules du four, l’huile doit alors fumer, verser alors de la pâte un peu plus qu’à mi-hauteur, ajoutez ensuite environ une càc d'oignons (merci Marion !) deux morceaux de saucisse par moule, tassez, puis rajoutez un peu de pâte sans aller jusqu’en haut. Saupoudrez d’un peu de thym, puis ajoutez un càc de chutney sur la moitié des saucisses en poussant un peu avec le dos de la cuillère, hier j’ai utilisé du chutney à la tomate, le chutney à tout faire, la prochaine fois je vais essayer avec du chutney à la mangue. Puis enfournez pendant 15 à 20min. Quand c’est bien doré, sortez, démoulez, attention chaud ! Nappez éventuellement de sauce ceux qui n’ont pas de chutney… attention avec les doigts c’est chaud !

Mais pourquoi, y’a vraiment personne ? est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 22 février 2007

Jour de pluie, jour joyeux ! mais ça n'a pas toujours été le cas… en tout cas aujourd'hui confort food et farniente !

Soupe aux haricots tout croustillants
Ingrédients : 1 oignon émincé très finement – 3ou 4 càs d'huile d'olive – 350g de pommes de terre coupées en deux puis en tranches – 600g de gros haricots blancs en boîte du type tarbais (avec des plus petits ça doit sans doute aussi le faire) égouttés rapidement – 1gousse d'ail en chemise – 1bonne pincée de thym frais - 50cl de bouillon de légume – 20cl d'eau – 3tranches de pain de campagne rassis – 3gousses d'ail émincées – 3ou 4 càs d'amandes effilées grossièrement écrasées entre les doigts – une quinzaine de feuilles de basilic émincées – sel et poivre
Mettez à feu moyen dans une cocotte 1càs d'huile d'olive, quand elle est bien chaude ajoutez l'oignon et laissez-le devenir bien transparent et commencer à roussir en remuant régulièrement. Ajoutez les pommes de terre et laissez 3min en remuant très souvent. Ajoutez alors les haricots, la gousse d'ail en chemise, un peu de sel, du poivre et la pincée de thym frais, remuez. Puis ajoutez le bouillon et laissez cuire à couvert 45min. Si ça devient trop épais ajoutez de l'eau, j'ai ajouté 20cl d'eau.
Pendant ce temps faites les croûtons et le reste. Dans une poêle à feu assez vif mettez 2càs d'huile et quand elle est bien chaude ajoutez l'ail, laissez le jusqu'à ce qu'il commence à roussir un peu, puis réservez-le. Ajoutez dans la même poêle les cubes de pain et laissez-les griller en remuant souvent, n'hésitez pas à ajouter une càs d'huile en cours de cuisson. Quand les croûtons sont presque à point ajoutez les amandes, l'ail et une dizaine de feuilles de basilic émincées. Remuez bien sans arrêt jusqu'à ce que les amandes commencent à prendre une jolie couleur grillée mais pas plus, attention ça brûle vite.
Quand les haricots sont prêts écrasez-en une partie, puis versez les dans des assiettes, saupoudrez ensuite généreusement avec les croûtons aux amandes, le basilic restant, une goutte d'huile, salez et poivrez et mangez.

Quand j'étais petit, je n'aimais pas du tout la pluie parce que c'était signe que j'allais passer mon temps enfermé dans la maison, que j'allais m'allonger par terre et imaginer que j'étais dehors, mon occupation quasi exclusive des jours de pluie !
Il faut dire qu'à l'époque j'étais presque prêt à tout pour sortir parce que dehors je retrouvais Arlette sur la place du marché, et qu'avec cette fille trop garçon, ce qui à l'âge que j'avais alors ne me dérangeait pas trop, nous apprenions le patin à roulettes et que j'adorais ça ! Le patin à roulettes à cette époque c'était une aventure, en gros ça ressemblait à des fers à repasser avec des roulettes en goudrons… rien que d'avancer avec ça aux pieds tenait de l'exploit ! Mais bon avec un peu de bonne volonté et l'aide des poteaux du marché on avançait et même assez bien, il pouvait même nous arriver de faire des figures… pas des triples saltos mais déjà aller en arrière pour nous c'etait gala... elle était d'ailleurs plus douée que moi ce qui m'énervait un peu… Alors forcément pour tout ça, aller retrouver Arlette ou au moins l'attendre tous les soirs et les mercredis, dehors c'était vraiment bien, vraiment… sauf que les jours de pluie…
En plus il n'y avait pas que ça il y avait aussi la bande des Menus qui venait jouer au foot avec moi, bon je préférais le patin et Arlette, mais tant qu'elle n'était pas là il m'arrivait de lâcher les monstres bruyants pour aller crier la balle, la balle ! avec les autres.
Et ça semblait devoir continuer comme ça jusqu'à… longtemps quoi, sauf que moi ça m'énervait pas mal que les garçons des Menus me crient il est amoureux ! à chaque fois que je les laissais pour Arlette… à tel point qu'un jour je lui ai dit à elle à quel point ils étaient bêtes ceux-là, il m'a semblé qu'elle n'était pas d'accord… alors j'en ai plus parlé, les filles c'est bizarre des fois faut pas chercher. Sauf qu'un jour alors qu'on patinait on s'est attrapé le même poteau, on a tourné dans le même sens et que forcément on a fini face à face et que là elle ma donné un baiser sonore et sur la bouche !
C'était horrible une fille et sur la bouche c'était tout mouillé, je me suis essuyé avec la manche comme si je venais d'embrasser le chien de la voisine, le vieux qui sentait la sardine de l'année dernière… je l'ai regardée et je me souviens avoir dit t'as pas fait exprès hein ? et qu'encore une fois il m'a semblé qu'elle n'était pas d'accord et encore pire que la première fois… après ce jour ça n'a plus été pareil, je sais pas pourquoi, à croire qu'il y avait pour elle d'autres choses plus importantes que le patin à roulettes et petit à petit j'ai aimé aussi la pluie…
Alors derrière ma vitre toute trempée de pluie anglaise aujourd'hui j'ai repensé à ce temps où je n'aimais pas la pluie et je me suis dit que depuis j'avais appris à l'aimer, la pluie, et ce qu'on fait dedans… je suis allé voir ma gazinière et avec une petite tape amicale je lui ai dit, comford food… les feux ce sont allumés tout en douceur… et on a fait ça un soir daaaaa pluie…
Coleford comfort crumble
Ingrédients : 6 belles pommes pelées et coupées en quartiers (en 4 puis chaque quart en 3) – 150 à 200g de framboises - 4 càs de confiture d'abricot – 4càs de jus d'orange – 4digestive biscuits écrasés à la main – 110g de flocons d'avoine – 50g de farine – 100g de beurre ramolli – 110g de sucre roux
Etalez bien dans un plat rectangulaire les morceaux de pommes et les framboises. Dans un petit bol mettez la confiture et délayez-la avec le jus d'orange et versez sur les pommes. Dans un grand bol, mélangez les digestives, les flocons d'avoine et la farine. Coupez le beurre en petits cubes, et mélangez avec les doigts, ça ressemble à une sorte de sablé grossier. Ajoutez le sucre et mélangez à nouveau.
Versez ce crumble par-dessus les pommes, étalez bien. Mettez au four préchauffé à 180° environ 45min. Laissez un peu refroidir, mangez peut-être avec une petite glace à la vanille ou simplement avec gourmandise…
Et comme y'a du bol que pour les… coup de soleil uniquement le temps des photos…

Mais pourquoi, demain last day in town… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 19 février 2007

Elle m'attendait belle et provocatante, sûre d'elle et de ses charmes… pas la voisine ! la gazinière !!!

Et voilà après une route plus rapide que prévue on est dedans, dans notre maison d'une semaine et coup de chance c'est une maison cinq feux ! C'est une maison avec des coins et des recoins, des jolis murs de toutes les couleurs, plein de pièces, des petites et des grandes, des tordues et des amples et en plus de l'étagère de livres de cuisine où j'ai même retrouvé Nigella, il y avait donc cinq feux qui m'attendaient en ronronnant dans la cuisine…
Quand je suis arrivé je l'ai tout de suite repérée forcément pour rentrer dans la maison le passage par la cuisine est obligé, et en passant j'ai eu l'impression qu'elle me souriait déjà sans même me connaître encore avec un de ces cliiing ! en forme d'étoile brillante qui illumine les dents dans les publicités pour les dentifrices, j'ai eu l'impression, mais j'ai dû rêver… sans doute… Et comme on était tous cuits comme une laitue assaisonnée de la veille oubliée sur le coin d'une table, je suis juste passé près d'elle, je suis resté fier et droit, je ne voulais pas qu'elle sente mon trouble, mon émotion, j'ai juste laissé traîner le bout de mes doigts courir sur elle comme une promesse d'autres rencontres à venir, avec un air de dire, toi et moi poulette on va se retrouver et plus vite que tu ne le crois !
Et forcément dimanche matin, après le détour obligé par le supermarché du coin pour les courses de début de séjour, forcément dimanche matin on s'est retrouvé.
Elle et moi, on a commencé par se renifler, par y aller doucement, tout doucement… tu me chauffes un peu d'eau ? trop facile ! a-t-elle semblé dire, tu me prends pour une bouilloire, tu vas me vexer ! Et puis petit à petit les choses se sont accélérées, clic, clic, clic a fait l'allumage électronique de plus en plus souvent, de plus en plus vite, de plus en… Les feux les uns après les autres sont montés en température, un repas et toutes mes envies qui se bousculent, des saucisses qui apparaissent de partout, des poêles qui crépitent, et puis des oignons et des casseroles, encore d'autres et des tomates et des haricots et des… elle qui rougit en dévoilant toutes ses flammes… Encore une casserole, tout doux pour faire frémir, avant de décoller un bouillonnement torride ! Elle assure, maîtrise d'un côté, s'enflamme de l'autre, pouliche fougueuse, elle fait monter la pression sans la laisser déborder… et puis tout s'enchaîne si bien qu'entre elle et moi plus besoin de mots, il me suffit de vouloir pour qu'elle s'exécute ! ça réduit, ça grille, ça bloblotte et ça saisit en même temps… plus besoin de tâtonner pour régler celui du fond à droite, à peine je tends la main qu'elle s'accroche aux rondeurs de ses boutons de réglage… et tout va comme ça jusqu'à être à point presque encore un peu, juste un peu et c'est… bon ! tout est prêt… les feux s'éteignent maintenant les uns après les autres, les respirations se calment, la dernière flamme s'arrête… comblée… on se regarde juste et tous les deux en même temps on se dit, c'était bien, hein ! en même temps… je n'ai pas pu m'empêcher de la pincer en lâchant coquine va ! à ce soir !
Tarbais beaked beans… and saucisses
Ingrédients pour 4 : 8 petites saucisses anglaises – 2càs d'huile d'olive - 2 oignons émincés très fins – 1 gousse d'ail en chemise – 450g de gros haricots en boîte du type tarbais (ici j'ai pris les butter beans de Tesco) – 1 boîte de 400g de tomates en dés – 1càs de ketchup - du piment en poudre (ici j'ai utilisé ce que j'avais dans le placard du peperoncini) – du thym – du poivre - des tranches de pains de mie grillés – de l'huile d'olive
Mettez une poêle sur feu assez vif, versez 1càs d'huile et faite griller les saucisses de tous les côtés.
Pendant le même temps mettez le reste d'huile dans une cocotte et faites revenir sur feu moyen les oignons et l'ail en remuant très régulièrement. Quand les saucisses et les oignons sont prêts, versez les saucisses, sans l'excédent de gras, sur les oignons remuez bien. Ajoutez ensuite les haricots remuez délicatement, versez la sauce tomate et le ketchup et remuez encore. Ajoutez enfin le piment à votre goût mais il faut qu'il relève le plat, quelques belles pincées de thym pour parfumer, du poivre généreusement et salez. Mettez sur feu doux et laissez blobloter à couvert une vingtaine de minutes, attention que ça n'attache pas.
Quand c'est à point, posez une ou plusieurs tranches de pain grillé sur chaque assiette, ajoutez une bonne louche de vos Tarbais beaked beans, saupoudrez de quelques pincées de piment, de thym et de poivre, ajoutez quelques gouttes d'huile d'olive… et have a good day !
Fondant croquant aux amandes et abricots
Les ingrédients sont donnés pour 2 moules d'environs 20 cm
Ingrédients pour la pâte (sinon prenez une pâte brisée toute faite que vous étalez bien fin) : 100g de farine – 1càs de sucre glace – 50g de beurre – 1oeuf
Ingrédients pour le reste : 100g de beurre – 100g de sucre – 150g d'amandes en poudre – 3oeufs moyens – quelques gouttes d'amande amère - 6càc d'amandes effilées – du sucre glace pour saupoudrer à la fin
Commencez par préparer la pâte. Mettez dans robot avec un couteau (vous pouvez aussi le faire à la main) la farine et le beurre coupé en petits morceaux, mettez en route et laissez tourner jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Ajoutez ensuite le sucre, laissez tourner quelques minutes, puis sans arrêter le robot ajoutez l'œuf et attendez qu'il soit bien incorporé, attention ça a tendance à rester collé sur les parois, il faut alors bien tout décoller et remettre en marche. Au bout d'un moment quand l'œuf est bien incorporé cela forme une boule, arrêtez, sortez la pâte et mettez-la au frais une paire d'heures.
Au bout de ce temps sortez-la et étalez-la bien bien fin sur une table farinée. Mettez ensuite dans le ou les moules préalablement beurré, remplissez par-dessus de haricots ou de ce que vous utilisez pour précuire (dans mon cas j'ai posé dessus une moule un peu plus petit) et mettez à four préchauffé à 180° pendant dix minutes. Sortez alors votre moule et enlevez vos haricots et remettez au four 5min.
Pendant ce temps préparez la pâte aux amandes. Mettez dans votre robot (vous pouvez aussi utiliser un batteur) toujours équipé d'un couteau, le beurre et le sucre et faites tourner jusqu'à obtenir un mélange bien homogène et aéré. Ajoutez alors les œufs un par un, quand ils sont bien incorporés ajoutez l'amande en poudre et l'extrait, quelques gouttes pas plus, il faut obtenir un beau mélange bien homogène et léger.
Quand le fond de tarte est prêt badigeonnez-le de confiture, versez le mélange aux amandes presque jusqu'au bord et saupoudrez d'amandes effilées. Couvrez le moule ou les moules avec du papier sulfurisé ( sans trop le coller à la pâte ) et enfournez une trentaine de minutes à four toujours préchauffé à 180°. Quand c'est prêt laissez tiédir, saupoudrez de sucre glace… et il doit être l'heure du thé non ?

Mais pourquoi, t'as d'beaux yeux tu sais… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 16 février 2007

One, two, Trifle… and go to the beach ! et quand il s’agit de préparatifs on peut toujours compter sur un Il !

À chaque fois c’est pareil, le départ s’approche et il y a toujours plus à faire le lendemain que la veille ! À peine finie une liste longue comme trois bras qu’une autre deux fois plus longue apparaît. Et bien sûr toutes ces choses sont indispensables sinon ça vaudrait à peine le coup de partir… comme prendre la rallonge là, la longue, celle pour se connecter sur internet des fois que, même si je ne me connecterais que si notre vie en dépend, il vaut quand même mieux être paré… et la balance on avait pas dit cette année on prend la balance ? ah bon on avait juste dit un couteau, alors un couteau et… et la liste est longue et s’allonge donc sans fin… Plus ça va plus il semble qu’il y ait à faire. Mais heureusement à un moment le Il se lève et prend les choses en main parce que décidément on se demande où irait le monde s’Il n’était pas là pour lui dire où aller ! Généralement chez nous ça se passe comme ça…
Dans ces derniers jours où la dead line s'approche comme oie en piqué, chacun s’affaire donc aux activités indispensables au départ… Elle lave, nettoie, range, fait les bagages, prépare les cartes et les billes, les papiers et les différentes listes… deux ou trois choses quoi… Elle drive aussi les enfants et s’ingénue pour la énième fois à leur expliquer que le mot rangement n’a rien à voir avec une maladie tropicale ! En résumé Elle papillonne allègrement avec sa petite famille mais sans vraiment avoir conscience du temps… du temps qui passe… et sans arrêt !
Et pendant ce temps lui Il entend le terrible tic-tac du temps qui passe et Il se mine ! Il paraît heureux devant son ordinateur mais ce n’est qu’une impression… Il s’atèle lui aussi à l’indispensable, Il a toutes ces recherches à faire… Il regarde si le film qui est sorti en 1986, celui avec le grand là, celui dont le nom lui échappe depuis trois jours… Il regarde si justement Il retrouve son nom parce que sinon ça va lui gâcher la vie… et puis plein d’autres choses comme ça, comme essayer de se rappeler cette foutue et indispensable recette avec des myrtilles qu’Il a vu en septembre dernier, mais où déjà… et les myrtilles c’est rien y’a aussi la marque de bière qu’il n’a jamais trouvée lors de notre dernier séjour… et entre deux recherches tout ces mails à répondre… toutes ces choses indispensables !
Mais à un moment Il voit bien qu’on ne va pas y arriver, qu’il ne reste pas assez de temps, qu'Il doit prendre les choses en main, alors Il rejoint son Elle et lâche généreux, tu voudrais pas que je t’aide ? et avant qu’Elle n’ait le temps de lui répondre que justement ça fait trois semaines qu’elle aimerait bien que… Il précise, je vais te dire ce qu'il faut faire ! et là Il se lance quand une longue liste, très longue liste de ce qu'On doit faire, un On qui justement commence à faire une tête de canard frénétique ! et finalement quand Il a tout dit… Il retourne à l'indispensable, le sien…
Et là ce soir devant le tic tac insupportable j'ai tenté de faire mon Il mais j’ai senti comme une réticence, comme une impression que l'aspirateur a pris soudainement un air inquiétant entre les mains de Marie, alors à la place j'ai dit un p’tit triflecrumble pour t’aider tu préfères peut-être ?... le petit hochement de la tête accompagné d’un grand souffle j’ai pris ça pour un oui !
Mi-trifle mi-crumble pomme pomme pomme… et tout le reste
Ingrédients : 4 petites pommes un peu acide (j'ai pris des reinettes) coupées en morceaux –2 ou 3 tiges de vanille coupées en 2 puis 2 dans la longueur – 2càs de sucre roux – 2càs d'eau - 50g de myrtilles surgelées– 1yaourt nature + 10cl de crème fleurette – 1càs de sucre glace – 4 digestives biscuits
Mettez dans une casserole les pommes, la vanille, 1càs de sucre et l'eau, couvrez et faites cuire à feu moyen pendant une quinzaine de minutes. Quand ce temps est passé ajoutez les myrtilles, mélangez et prolongez la cuisson de cinq minutes, puis laissez de côté toujours couvert.
Dans un petit saladier versez la crème et le sucre et battez le tout jusqu'à obtenir une consistance de chantilly épaisse. Ajoutez alors le yaourt et battez encore un peu jusqu'à ce que le mélange soit homogène, puis réservez.
Dans une assiette écrasez les biscuits, ajoutez le sucre roux restant, 1càs, et mélangez.
Il n'y a plus qu'à monter dans un verre, la compote, les biscuits, la crème quelques gouttes de sirop du fond de la casserole, quelques myrtilles encore surgelées et si vous avez une petite feuille de menthe…
Mi-trifle mi-crumble chocopoire au goût un poil furieux
Ingrédients : 4oeufs – 150g de chocolat noir très noir – 75g de beurre – 75g de sucre en poudre – 3poires coupées en gros morceaux – 20g de gingembre confit émincé en très très fines tranches – 2 ou 3 traits de citron - 1cac de sucre en poudre – 20cl d'eau – 4 à 6 digestives biscuits (avec une préférence pour ceux au gingembre et noisette, les McVities Ginger Nuts)
Mettez les œufs entiers et le sucre dans un saladier et battez les jusqu'à obtenir une mousse légère. Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-onde. Ajoutez le chocolat au beurre et aux œufs sucrés versez doucement en mélangeant délicatement, il faut soulever la pâte avec une cuillère tout en tournant le saladier en même temps. Quand le mélange est homogène réservez au frais quelques heures et si possible la nuit.
Mettez dans une casserole les poires, le citron, le gingembre, le sucre et l'eau, portez le tout sur feu moyen à découvert et laissez cuire jusqu'à ce que toute l'eau soit évaporée et que les poires commencent à caraméliser. Laissez ensuite refroidir
Ecrasez les biscuits grossièrement.
Il n'y a plus qu'à monter dans un verre, les poires au gingembre, les biscuits, la mousse, quelques lamelles de gingembre.
Les mi-trifles mi-crumbles, j'ai attrapé l'envie chez Eric Roux où j'ai croisé un
Bricolo-crumble tout simple et très tentant fait en deux coups de cuillère à pot… d'ailleurs vous pouvez aller voir (cliquez sur Bricolo-crumble)!

Mais pourquoi est-ce que… je me demande si On ne pas oublier… je vous raconte ça…

mercredi 14 février 2007

Je me demande si je ne vais pas encore me perdre dans un supermarché anglais d'ici peu moi !

Et voilà qu'on a encore échangé notre maison et que ça va encore nous entraîner du côté de la perfide Albion… perfide Albion… j'ai jamais bien compris ni d'où ça venait ni d'ailleurs pourquoi ça venait, mais c'est un peu comme quand j'entends chanter I'm all lost in the supermarket, I can no longer shop happily… ça me hérisse les poils de plaisir même si je sais pas exactement ce que ça veut dire et tant que ça me fait chabadabada dans le dos je ne cherche pas trop à comprendre…
Nous voilà donc dans les préparatifs de la dernière ligne droite, samedi c'est le départ ! Comme toujours Marie fait tout et moi je râle, que c'est pas comme ça ou comme ci… enfin sauf hier soir, j'ai fait un break faut dire qu'elle repassait et qu'une femme avec un fer à la main ça se respecte ou… surtout quand il est à vapeur ! Et pendant qu'elle s'activait je me suis perdu dans mes questions métaphysiques habituelles et je me suis demandé pourquoi aller si souvent passer notre temps de ce côté-là de la Manche ? Pourquoi alors que tout le monde me regarde mi-inquiet mi-amusé quand j'annonce que nous y retournons encore et encore !
Pendant longtemps l'Angleterre était synonyme de filles pour moi, enfin virtuellement de filles, nous derrière et elles devant, loin devant… de filles et de bière, mais j'en ai déjà parlé… bon forcément, sans doute pour faire comme si, des fois on faisait des après-midi culturelles et c'est comme ça qu'on a été voir les bijoux de la reine et le muséum d'histoire naturelle…. mais surtout dormir de nombreuses après-midi dans Hyde park au son des fanfares. D'ailleurs dans ce rôle on était moyen crédible, frais réveillé d'une veille qui avait fini dans la matinée, le cheveu en bataille et l'œil collé au verre de lunettes noires qui empêchait la lumière de détruire ce qu'il nous restait de neurones actifs ! Les autres touristes regardaient étrangement ces drôles d'ébouriffés qui rebondissaient d'une vitre à l'autre à grand renfort de jurons dans une langue étrange, forcément le sens des distances vers 14h, si tôt le matin… on était vraiment moyen dans le rôle !
Ça c'était avant mais aujourd'hui que la bière me passionne beaucoup moins et que les seules filles après lesquelles je cours sont les miennes et les caissières de supermarché qu'est-ce qui me fait encore traverser la Manche ! Je ne suis pas devenu un rat de musée même si à l'occasion nous entraînons la meute à une ou deux expos, et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé l'année dernière à visiter une de celles-là intitulé jambes de bois et masques à gaz… réjouissante d'ailleurs… Alors pourquoi…
Et je me suis rendu compte que l'autre jour quand je papotais de l'Angleterre et de notre voyage à venir avec des amis je n'ai parlé ni des villes, des gens ou des pierres, ni des bobbies ni des bijoux d'la reine, ni des parks ni des squirels qu'on y rencontre… j'ai parlé de ce qui me fait vraiment, j'ai parlé l'œil humide de Waitrose, Sainsbury et même Tesco, même Tesco !… je serais devenu une english-supermarket's victime ! et tout ça à cause de la bouffe ? faut que je vérifie ça au plus vite !
Et comme notre co-échangeuse nous a annoncé un temps épouvantable, les rayons de soleil d'ici m'ont donné envie de me lancer dans le A vos casseroles de Marie-Laure dont le thème à été donné par Anne et de préparer ça !
Salade d'orange et petites graines perdues en pleine mer…
Ingrédients : 6 coquilles Saint-jacques – 10 langoustines décortiquées (laissez la queue) – 15g de beurre – 1càs de sésame doré – 1càc de sucre roux – ¼ de càc de sel – quelques poignées de salades mélangés – une vingtaine de petites feuilles de menthe ou des plus grosses grossièrement découpées - 3càs d'huile de tournesol – 3 càs de jus d'orange (choisissez une orange assez acide) – ½ càc de sucre – ½ de sel - 1 orange pelée à cru et détaillée en quartiers – du vinaigre balsamique – du poivre
Préparez la sauce pour la salade, mettez dans un bol l'huile de tournesol, le jus d'orange, la ½ càc de sucre et la ½ de sel, mixez bien le tout et réservez.
Préparez ensuite le mélange au sésame, dans un bol mettez le sésame doré, le sucre roux et ¼ de càc de sel, mélangez bien le tout et réservez.
Mettez le beurre dans une poêle à feu assez vif et dès qu'il est bien chaud ajoutez les Saint-jacques et les langoustines laissez-les colorer sur toutes les faces. Saupoudrez alors avec le sésame et mélangez bien sans arrêt de manière à ce que le sésame vienne coller aux fruits de mer quand le sucre commence à caraméliser, c'est très rapide, et retirer du feu.
Dans une assiette mettez quelques poignées de salades mélangées, ajoutez les feuilles de menthe et l'orange détaillée, faite une place au centre du plat, versez-y les fruits de mer, assaisonnez et ajoutez quelques traits de vinaigre balsamique, poivrez généreusement et savourez à deux dans la même assiette…

Mais pourquoi, I came here for that special offer, guaranteed personality… I'm all lost… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 12 février 2007

Passe à ton voizin-zin-zin 7 le tâteau tatin poire cannelle et vanille !

Et voilà ça m'est tombé dessus la tête, Kashyle m'a transmis le témoin après avoir fait des merveilles avec sa Verrine aux parfums d'automne et…
Quand je m'étais inscrit au petit jeu de Marion, son réjouissant Passe à ton voizin-zin, je savais qu'un jour on me transmettrait trois ingrédients et que je devrais faire avec et depuis je craignais comme la peste de me retrouver à devoir faire un plat avec un filet de zébu, une goyave et des poils de yayatier ou quelque chose du genre… c'est pas de ma faute si je suis aussi un hypocondriaque de la cuisine ! J'étais donc un peu comme dans cette émission où un participant arrivait avec un panier et qu'un chef devait s'en débrouiller pour cuisiner quelque chose et où j'adorais le moment où le cuisinier apprenait que dans le panier il y avait un filet de maquereau fumé, un pamplemousse, un camembert et une poignée de lentilles… et qu'il devait affirmer fièrement face caméra, pas d'problème z'allez voir ce que je vais vous en faire de vos p….. la phrase restait suspendue et j'ai toujours imaginé qu'ensuite il allait pleurer en se cachant dans le four ! Et puis j'ai lu les ingrédients que m'a transmis Kashyle, la poire, le chocolat et le cannelle… pas l'ombre d'un poil de yayatier ! Quand elle m'a vu un peu dépité parce qu'il n'y avait que des choses… classiques tout a fait à leur place dans une cuisine… Marie qui passait par là m'a juste dit en passant tu serais pas un peu ch…. des fois chouchou ??? j'ai pas relevé et je suis parti à la recherche de ma petite recette et j'ai trouvé ça !
Tâteau-tatin poire canelle et vanille
Ingrédients :
Pour la pâte : 100g de beurre – 150g de sucre (j'ai mélangé à moitié roux et blanc) – 4oeufs – 150g de farine – 5g de levure chimique - 1càs d'extrait de vanille – ½ à 1càc de cannelle en poudre (au goût)
Pour les poires : 5 poires pas trop mûres – quelques traits de jus de citron - 60g de beurre (j'ai mélangé à moitié salé et non salé) – 120g de sucre ( moitié roux et blanc) – 1càs d'extrait de vanille
Commencez par faire la pâte. Dans un saladier battez le beurre et le sucre. Séparez ensuite les blancs et les jaunes des œufs, battez les blancs et réservez-les. Ajoutez un par un les jaunes dans le mélange au beurre-sucre, battez à chaque fois. Mélangez dans un autre saladier la farine, la levure et la cannelle et ajoutez tout ça dans le mélange précédent. Incorporez bien le tout jusqu'à avoir un mélange bien homogène. Versez alors la vanille et le tiers environ des blancs d'œufs et mélangez vivement à la cuillère et incorporez ensuite délicatement le reste. Réservez la pâte.
Préparez les poires. Pelez et coupez en morceaux les poires et arrosez les avec quelques traits de jus de citron. Mettez ensuite une poêle sur un feu vif, ajoutez le beurre laissez bien chauffer, puis versez-y les poires et laissez quelques minutes, 3ou 4, en les tournant bien régulièrement. Ajoutez alors le sucre et laissez sur le feu jusqu'à ce qu'il caramélise bien et enrobe bien les poires, c'est assez rapide.
Versez alors le contenu de la poêle dans un moule rond, couvrez avec la pâte et mettez à four préchauffé à 180° pendant 30 à 35min. Quand c'est bien cuit laissez un peu refroidir et retournez le tâteau sur un plat. Attention il est possible qu'il reste un peu de liquide au fond du moule, il faut alors le recueillir avant de retourner le tâteau et surtout réserver ce jus, le faire réduire un peu et le verser ensuite sur les tranches avant de les dévorer… juste avant saupoudrez d'un poil de cannelle et dégustez !
Vous pouvez aussi, avant de la dévorer, faire comme moi et la passer un peu sous le grill pour lui donner une jolie couleur caramel...
Et maintenant ? Maintenant j'ai passé le témoin à Véronica qui tient la table de La popote de Véro et qui va s'amuser autour de la poire, de la cannelle et de la vanille… vivement la suite !

Mais pourquoi, j'ai encore quelques petites choses sur le gaz moi… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 8 février 2007

Mais pourquoi ils grandissent tous ! ils deviennent agaçants à tous faire pareil !!!

Et voilà que lui aussi, lui c'est mon hamster, que lui aussi donc se met à grandir et sans arrêt en plus ! du coup il va avoir huit ans demain… Il grandit, ça c'était presque inévitable, mais en plus en le regardant je me suis dit subitement, c'est vraiment un garçon celui-là…
Au début quand on a fait la troisième… la troisième, parce que dans mon esprit ça devait être une fille, j'avais découvert les filles et je les trouvais tellement bien que je voulais pas de l'autre modèle… Forcément avoir un petit mâle dans les pattes qui un jour risque de venir me contester mon titre de mâle dominant, je ne le sentais pas trop ! Et puis quand le médecin me l'a secoué sous le nez c'est devenu indéniable physiquement c'était un garçon ! Mais bon, tout ne me semblait pas perdu…
Et puis je ne l'ai pas remarqué tout de suite c'est seulement petit à petit que le doute est venu, s'est incrusté, a grandi peu à peu… et puis c'est devenu incontestable et jusqu'à finalement me frapper comme une évidence, mon fils est un garçon comme les autres ! Enfin en mieux que les autres, c'est quand même le mien ! la troisième merveille du monde quoi… mais aussi un garçon et rien de d'autre !
J'ai remarqué ça parce qu'en ce moment il a décidé de tester une pré-pré-adolescence très précoce et qu'il fait cette crise selon le modèle garçon et dans toute sa splendeur… le modèle garçon ? c'est le passage du solide au liquide !
Ben oui l’ado, le pré-ado et le pré-pré-ado garçon est normalement atteint de poulpitude molassonique liquéfiante c'est à ça qu'on peut reconnaître leur sexe à ces âges-là d'ailleurs ! Non seulement le garçon a tout du poulpe mou mais forcément il se transporte à la vitesse d’un mollusque tirant un univers de lassitude du canapé à son lit et de son lit au canapé avec de préférence une pose sur tout ce qui ressemble à un siège. C'est d'ailleurs quand il s'arrête qu'on se rend compte que le garçon est en fait un mélange d’invertébré et de flan aux œufs… ça dégouline de tous les côtés !
Alors que les filles au contraire c’est souvent des piles atomiques ! Forcément la fille a compris que si elle veut lâcher son terrifiant "personne ne me comprend et de toute manière personne ne m’aime !" le plus souvent possible, il faut bouger, bouger et bouger encore pour être partout à la fois et toujours de préférence au mauvais endroit au mauvais moment ! enfin au bon endroit, au bon moment pour conduire les meilleurs parents au bord de la folie !
Et justement en ce moment mon hamster lui, il se moulifie grave ! c'est bien simple quand il mange si on ne le réveille pas toutes les quatre bouchées, on le voit ralentir, ralentir… jusqu'à l'arrêt sur image ! Il est impressionnant la fourchette en l'air, la bouche prête à l'avaler et… rien ! il ne se passe rien !!! Ce qui m'énerve juste ce qu'il faut !
Alors pour lutter contre ça j'ai essayé de lui faire un BeforeBirthday avec des gâteaux pour rêver histoire que ce ne soit pas qu'un garçon comme les autres…
Petite montagne enneigée de crunchy brownies et autres brownies miniatures enchocolatés
Les ingrédients suivant sont donnés pour 1 moule de 20cm x 20cm et 12 petits
Ingrédients pour le mélange de base : 300g de chocolat noir-noir (200+100) – 100g de beurre et 75g de beurre salé – 3oeufs – 200g de sucre (j'ai utilisé 100g de roux et 100g de blanc) – 125g de farine –
Dans un saladier faites fondre 200g de chocolat avec le beurre au micro-onde ou au bain-marie, réservez. Dans un autre saladier mettez les œufs et le sucre et battez le tout jusqu'à obtenir une pâte légère et homogène. Incorporez alors les œufs sucrés au chocolat au beurre, délicatement en versant le mélange chocolaté et en mélangeant à la cuillère en soulevant bien. Ajoutez ensuite la farine tamisée, toujours délicatement. Concassez les 100g de chocolat restant en morceaux grossiers, pour faire comme des pépites, et ajoutez-le aussi à votre préparation au chocolat.
Vous avez maintenant le mélange de base…
Préparation pour le crunchy brownies
Ingrédients pour le grand brownie : 100g de noix de pécan – 1à 2càs de sucre roux - du sucre glace
Chemisez avec du papier sulfurisé un moule carré de 20x20.
Mettez une poêle sur feu moyen et quand elle est chaude versez-y les noix de pécan, laissez quelques 2ou 3min sans arrêter de remuer, ajoutez alors le sucre roux et remuez sans arrêt jusqu'à ce que le sucre fonde et enrobe les noix. Dès qu'elles sont prêtes versez-les dans le moule puis couvrez avec une partie de la préparation de base, n'en versez pas trop il ne faut pas dépassez les 2/3 du moule. Mettez ensuite au four à 180° pendant 25 à 30min selon la cuisson que vous aimez. Quand il est cuit laissez tiédir, cassez en morceaux à la main, saupoudrez de sucre glace, mangez encore tiède.
Préparation pour les brownies miniatures
Ingrédients pour les petits brownies : 100g de chocolat blanc – 50g de crème fleurette – 2càs de sucre glace
Remplissez vos moules avec la préparation de base et mettez à four préchauffé à 180° entre 15 et 20min, il ne faut surtout pas qu'un couteau entré dans la pâte ressorte propre sinon ça sera trop sec.
Pendant ce temps faites chauffer le chocolat blanc et la crème. Quand ils sont tous les deux chauds versez la crème sur le chocolat en trois fois et battez bien à chaque fois, au final ça doit ressembler à une jolie mayonnaise au chocolat, souple et homogène. Laissez refroidir puis ajoutez le sucre glace cuillère par cuillère en battant bien le mélange à chaque fois. Laissez bien refroidir au congel s'il le faut et battez très fort quand la crème est bien froide. Nappez les petits brownies quand ils sont bien froids avec cette préparation.
Evidemment vous pouvez faire l'une ou l'autre des préparations et pas les deux mais une fois que la base est faites il n'y a plus grand-chose à faire de plus… à vous de voir !

Mais pourquoi, bon et les autres au fait elles grandissent aussi ? est-ce que je vous raconte ça…

mardi 6 février 2007

Et si je ne demandais plus chaque jour ce que j'allais cuisiner, et si je faisais toujours la même chose… c'est possible ça ?

Ce matin je traînais nonchalamment dans ma cuisine à me préparer mon premier petit café du matin et je me posais ma petite question préférée, qu'est-ce que tu vas bien pouvoir encore cuisiner ? et forcément le café à la main je me suis retrouvé à traîner devant ma bibliothèque, celle qui est remplie ras l'étagère de bouquins de cuisine… et là je me suis dis que c'était curieux de ne pas savoir quoi faire alors que j'étais face à plusieurs milliers de recettes et je me suis rappelé que du temps de ma jeunesse lointaine on ne se posait pas ce type de problème à la maison, les choses étaient simples, si simples…
Chez moi, quand j'étais petit on ne se demandait jamais quoi faire, enfin ma mère ne se le demandait pas puisque c'était elle qui nourrissait la famille, simplement parce qu'à la maison c'était à chaque jour son plat et chaque plat son jour et les cochons sont bien gardés ! C'était la règle et la règle c'est la règle… bon elle pouvait la changer, mais les autres eux n'avaient aucun espoir de la bouger même d'une virgule !
Du coup tout était simple, et si on avait perdu le sens des jours de la semaine, il suffisait de lever le nez, de renifler un grand coup du côté de la cuisine et… poulet rôti et patates on était dimanche ! si ça sentait l'escalope et la nouille à l'eau on était mercredi, le steak carbonisé haricots à l'eau c'était vendredi… Le steak était toujours carbonisé, comme toutes les autres viandes grillées d'ailleurs, parce qu'elle pensait qu'une bonne cuisson ratatinait les microbes… je n'ai jamais su d'où lui était venu cette idée qu'il fallait cuire le microbe de la viande avant de la manger mais quoi qu'il en soit c'était une de ses règles, quand la viande est raide le microbe aussi ! Et c'était comme ça pour toute la semaine, un jour un plat… finalement comme on ne détestait rien, à par peut-être les petits pois du mardi, mais bon y'avait steak haché couleur charbon avec, donc ça passait…
En plus non seulement ma mère était une vraie pointeuse alimentaire, mais elle avait aussi des principes en terme de préparation qui évitaient de nouvelles questions ! Elle avait établi que seules deux manières de cuire les choses pouvait être utilisées, la viande devait être grillée dans l'huile, bien grillée donc et les légumes cuits dans l'eau, bien cuits aussi mais ça je ne sais pas pourquoi je ne l'ai jamais entendu parler du microbe du légume… et hors de ça point de salut ! Du coup forcément la question du qu'est-ce qu'on cuisine n'avait vraiment aucun sens pour elle… Il faut dire à sa décharge que ma mère, immigrée espagnole ne savait pas vraiment cuisiner, travaillait à mi-temps, soit une douzaine d'heures par jour et devait remplir deux gros poussins toujours prêts à piailler pour en avoir encore et encore…
Et ce matin en regardant mes livres je me suis dit et si finalement je faisais comme elle ? tout serait simple, si simple… mais là j'ai entendu le doux ronronnement de mes bouquins qui savent décidément y faire pour se faire aimer… et j'ai pas eu le cœur de les abandonner, j'ai juste dit cuisine chinoise hop hop ! et le désigné m'a sauté dans la main en frétillant de joie et s'est ouvert à la page d'une de mes soupes-repas préférée où justement il faut d'abord frire les légumes et ensuite bouillir la viande… et après on dira que les parents n'ont pas d'influence sur ce qu'on fait…
Soupe rugissante aux têtes de lion
Ingrédients : 1chou chinois - 500g de farce ou de porc haché assez gras – 200g de steak haché – 4 ou 5càs de ciboule émincée très fin – 75g de champignons de Paris hachés très très fin – 40g de chair de crabe (on peut aussi utiliser des crevettes ou du surimi) – 2càs de sauce soja – 1càc de sucre roux – 1càs de maïzena – 1càc de gingembre frais râpé - ¼ de càc de 5épices – des poivres mélangés au moulin - 3càs d'huile neutre (tournesol) – 1 gousse d'ail hachée très fin – ½ piment rouge - ¼ à ½ de litre de bouillon de poulet – pour saupoudrez à la fin de la ciboule émincée et du piment
Dans un bol mettez le porc, le steak, la ciboule, les champignons, la chair de crabe, 1càs de sauce soja, le sucre roux, la maïzena, le gingembre, le 5épices et quelques tours de moulin contenant les poivres mélangés, puis malaxez bien le tout longuement à la main. Quand tous les éléments sont bien répartis coupez votre mélange en 7 ou 8 grosses boulettes mais pas plus, il ne faut pas qu'elles soient trop petites. Réservez-les et passez à la préparation du chou.
Effeuillez le chou et coupez les feuilles en trois dans la hauteur, gardez seulement les deux tiers du haut, le bas étant principalement composé de trognon assez dur, si vous aimez gardez-les, personnellement je ne préfère pas.
Mettez ensuite une cocotte à feu moyen, elle doit pouvoir contenir le chou et les boulettes sans les superposer, versez l'huile et laissez chauffer un peu. Ajoutez l'ail et le chou et faites revenir quelques minutes, le temps que le chou commence à réduire, il peut colorer par certains endroits. Dès que le chou a commencé à réduire poussez-le sur les côtés et placez les boulettes au milieu, ajoutez le bouillon, la càs de soja restante et le piment à votre goût. Portez à ébullition, puis baissez et laissez blobloter pendant une trentaine de minutes en tournant les boulettes 3 ou 4 fois et en découvrant les dix dernières minutes. Quand ce temps est passé passez la cocotte au four sous le grill pendant quelques minutes le temps que la viande grille très légèrement et prenne un jolie couleur.
Têtes de lion pour les enfants… et les grands qui aiment les nouilles
Ingrédients : une soupe – des spaghettis chinois au blé
Faites cuire les pâtes selon les indications. Dès qu'elles sont cuites égouttez-les bien, répartissez dans les assiettes, arrosez de bouillon, ajoutez un peu de chou et 1 ou 2 boulettes, saupoudrez de ciboule, de piment, poivrez, mangez !
PS : Mes dents me font toujours mal mais comme j'ai dentiste tout à l'heure et que je suis un poil hypocondriaque… pour éviter de me demander si je n'ai un troupeau de taupes à dents qui s'est installé, je préfère penser à autre chose… ,-)
Mais pourquoi est ce que, le lundi des patates, le mardi des patates... je vous raconte ça…

samedi 3 février 2007

Petite soupe et tarte à la crème, ou quand le manger soigne mal de dents et gros chagrins !

J'ai mal aux dents… et c'est rien de le dire ! et quand j'ai mal aux dents à la maison c'est soupe à tous les étages, forcément quand papi peut pas mâcher personne ne mâche, y'a pas de raisons ! Et du coup j'étais parti pour raconter les rapports un peu étranges que j'entretiens avec mes dents et les dentistes… mais alors que je commençais à tapoter sur les touches j'ai entendu un curieux chouinement, un truc que je connaissais mais sans arriver à l'identifier clairement… ce n'est qu'en prêtant plus attention que finalement le bruit et mes souvenirs ce sont mis d'accord, c'était mon hamster qui semblait s'être transformé en chute du Niagara ! Et là je me suis demandé mais qu'est-ce qui va pas encore, faut dire qu'en ce moment des fois il est un peu… des fois !
Mais là en arrivant dans sa chambre j'ai l'ai vu la larme dégoulinant à grands flots, le menton tremblant et le hoquet à répétition, la situation semblait grave et quand je lui ai demandé pourquoi ? avant de s'écrouler sur l'oreiller il a juste lâché, y s'en vaaaaaa !
Faut dire que depuis qu'il n'est pas plus haut qu'une pomme il a pour copain un lutin, un petit forcément ! Un petit lutin aux yeux pleins de malice et ils sont inséparables, comme les deux doigts… d'une main… et là il vient d'apprendre que le lutin allait s'envoler loin, terriblement loin… quand il me l'a apprit il m'a demandé, à maman je pourrais lui demander tu veux savoir la bonne nouvelle ou la terrible ? par chance il avait aussi une bonne nouvelle… et quand je lui ai conseillé de dire la bonne ou la mauvaise, que mauvaise ça suffisait, il m'a regardé comme si je n'avais pas le sens des réalités et m'a dit, alors elle n'est terrible que pour moi ? j'ai rien trouvé à dire…
Et là en le voyant comme ça avec ses yeux en lance d'incendie j'ai tout essayé, de raconter mes propres ruptures, tous ces copains que j'ai perdus, et celui-là avec qui on pensait qu'on était amis pour la vie, qu'on avait même signé un pacte… et tel autre qui l'était à peine moins mais qui avait un flipper chez lui et tel autre encore qui avait une soeur… une sœur qui… et j'ai expliqué que c'est comme ça la vie, un jour on est là et demain... parce que la vie c'est une grande roulette qui tourne, tourne, dans ces cas je suis terriblement mauvais métaphore…et puis comme ça changeait rien à son débit de tristesse j'ai essayé de lui dire qu'il en aurait d'autres des amis mais là il m'a défié dis-moi qui pour voir ! et forcément j'ai cité des prénoms tous ceux que je connaissais, mais aucun ne pouvait remplacer le lutin, lui il courrait trop vite et l'autre il faisait pas bien les passes quand on joue au ballon et lui non vraiment c'est pas possible… et plein plein d'autres choses comme ça et quand j'ai eu le malheur de citer une fille… j'ai senti que c'était encore pire ! alors à bout d'argument je suis sorti après lui avoir ébouriffé les cheveux… Et après avoir essuyé une larmichette qui me venait je suis allé lui faire un gros gâteau à la crème, un comme il aime, histoire de le consoler un chouille, un chouille seulement… et le lendemain en le mangeant il allait un peu mieux alors que moi j'avais toujours mal aux dents !
Soupe maïsocrabe
Ingrédients pour 2 (2 affamés !) : 1càs d'huile neutre (tournesol) - ½ oignon émincé - 1boîte de maïs de 300g – 25cl de bouillon de poule -1oeuf – 4càs de lait de coco – 1càs rase de maïzena – 100gr de crabe - ½ piment rouge - 3 ou 4 càs de ciboule émincée – poivre mélangé – sel -
Dans une casserole mettez l'huile à chauffer à feu moyen et ajoutez l'oignon, laissez-le jusqu'à ce qu'il soit légèrement coloré. Ajoutez alors le maïs et mélangez bien, ajoutez le bouillon et laissez toujours à feu moyen une petite dizaine de minutes.
Pendant ce temps mettez l'œuf dans un bol et battez-le rapidement, ajoutez 3càs de lait de coco, la maïzena, le crabe et le piment, mélangez bien.
Quand les 10min sont passées retirez du feu, prélevez 2càs de maïs et mixez le reste avec un mixer plongeant, il ne faut pas que le mélange soit totalement lisse, après faites à votre goût. Remettez sur le feu et ajoutez le mélange à l'œuf, mélangez bien, laissez 2ou 3 min sur le feu, rectifiez le sel et poivrez généreusement avec le mélange de poivres moulus.
Pour servir mettez dans des bols saupoudrez avec le maïs prélevé, la ciboule, le lait de coco restant et éventuellement un peu de piment, mangez brûlant.
Expresso crémossso cake
Ingrédients pour le cake : 200g de farine – 1 paquet de levure chimique (10g) - 200g de sucre (mélangez roux et blanc si vous voulez) – 150g de beurre fondu – 10cl de lait - 2oeufs, blancs et jaunes séparés – 3càc de café soluble
Mettez les 2 blancs dans un saladier puis battez-les en neige, réservez-les. Dans un autre saladier mettez la farine tamisée, la levure, le sucre, le beurre, le lait et 2càc de café soluble, mélangez bien puis battez longtemps l'ensemble jusqu'à obtenir un mélange homogène et crémeux. Incorporez alors les blancs en neige et la càc de café soluble délicatement à la cuillère. Versez dans un moule rond d'environ 22cm puis mettez à four préchauffé à 190° pendant 35 à 40min. Laissez bien refroidir avant de couvrir de crème, attention sinon elle va fondre.
Ingrédients pour la crème du dessus : 150 de mascarpone – 75g de beurre ramolli – 200g de sucre glace
Mettez le mascarpone et le beurre ramolli dans un saladier et battez bien le tout. Quand le mélange est bien homogène, incorporez peu à peu le sucre tout en continuant de battre jusqu'à obtenir une crème bien homogène.
Il ne reste plus qu'à étaler la crème selon votre goût sur le cake et à déguster goulûment.

Mais pourquoi, c'est pas que je suis douillet c'est que j'ai mal, est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 2 février 2007

A défaut de sauver le monde faudra que je me contente de sauver la fourchette qu'est perdue derrière la cuisinière !

Jack, Jack Bauer c'est celui retravaille sauvagement le monde en 24h chrono, vient encore de transformer en passoire usée 36347 agents dont on ne sait pas s'ils sont doubles triples ou quadruples et encore moins dans quel camp ils sont… avec Jack la seule chose que l'on sache c'est que l'agent est réversible, il ne peut pas s'empêcher de le prouver d'ailleurs en se les retournant à la main, à l'ancienne ! hop que je t'attrape l'agent douteux et que je te le retourne comme le poissonnier qui dépiaute sa sole ! Cela dit comme l'agent n'est pas très solide, il est souvent mort avant qu'on sache, Jack gâche beaucoup, du coup ça relative beaucoup l'importance de son camp ! Quoi qu'il en soit il a donc encore découpé ses trois bottes de méchants d'une main parce que de l'autre il sauvait sa belle, celle avec le petit nez en pique gaufrette qui en fait est une secouriste du 911… enfin à moins que je ne mélange les séries… et en même temps de sa troisième main, Jack ne compte pas ! Quand il faut avoir trois mains, il a trois mains ! Il est en train de destituer le président, en échappant aux chinois, enfin ça c'est pas sûr… ce qui l'est en tout cas, c'est qu'il le fait en respirant à plein poumons tout le gaz neurotoxique lâché par les méchants méchants terroristes russes histoire qu'il ne se répande pas dans l'atmosphère des gentils gentils américains… et là il ne fait que s'échauffer après il attaque vraiment…
Et moi qui regardais ça du fond de mon canapé en découpant mes petites carrés de génoise, subitement je me suis dis que ma vie manquait cruellement d'agents doubles, triples voire quadruples et finalement d'une bonne dose de trépidance ! Bon quand je dois sauver Marie parce qu'elle s'est coupé un doigt, j'arrive avec le sparadrap en avant et les yeux fermés pour éviter de m'évanouir… mais ça empêche pas d'avoir envie de sauver le monde !
Et c'est dans cet état de réflexion, alors que je commençais à attaquer plus sauvagement la découpe des génoises, que j'ai vu apparaître sur l'écran la Lily Rush. Lily Rush c'est la petite blonde à la moue de cocker sous la pluie, celle qui résout tous les Cold case juste avec le témoignage de l'arrière petit fils du pigeon qui survolait la scène du crime en 1932… Et là je me suis dit trop c'est trop, déjà que sauver le monde je sais pas si je pourrais, en plus faudrait que je règle aussi mes Cold Case ! ça je pourrais pas ! Faut dire que c'est pas rien mes affaires qui traînent ! Déjà j'ai la fourchette qui est tombée derrière la gazinière et que je dis toujours que je vais aller chercher, et puis le filtre du sèche-linge que j'ai toujours pas lavé, et puis encore les deux boîtes de pois chiches avec lesquelles j'en ai toujours pas fait qu'une… enfin plein de Cold Case vachement difficiles à régler quoi ! Du coup j'ai sauvagement coupé le poste d'un coup de télécommande entre les deux yeux et je me suis dit que j'allais écrire une petit lettre aux directeurs de chaînes pour qu'ils nous remettent L'homme du Picardie, cette trépidante série qui elle au moins permettait à la ménagère et au ménager de trouver hautement existant et trépidant la découpe de la génoise !
Et en attendant de trouver les bons arguments pour ma lettre je me suis remis au découpage et au trempage en criant… tu vas parler ! tu vas finir par le dire ! elle est où la noix de coco !!! Forcément j'ai oublié où je l'avais rangée… mais il finira par parler… la génoise !
La génoise, le chocolat et le coco… ou l'australien chocococo !
Ingrédients pour la génoise : 3oeufs – 120g de sucre en poudre blanc – 100g de farine – 1càs de Maïzena – 10g de beurre – 4 ou 5càs de lait de coco
Dans un saladier mettez les œufs entiers et battez-les très longtemps, jusqu'à ce que cela ressemble presque à des blancs en neige. Ajoutez ensuite le sucre peu à peu sans arrêter de battre. Quand le sucre est incorporé, versez la farine et la maïzena mélangées et tamisées dans le saladier et incorporez délicatement à la cuillère et finissez par faire de même avec le beurre et le coco mélangés. Versez l'ensemble dans un plat rectangulaire couvert de papier sulfuré et mettez dans un four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes, attention le gâteau doit être cuit mais pas trop doré. Dès qu'il est prêt laissez-le refroidir un peu.
Ingrédients pour la couverture au chocolat : 100g de chocolat noir – 10cl de crème liquide – 20g de beurre - 150g de sucre glace tamisé –
Dans un bol mettez le chocolat et faites-le fondre au micro-onde, réchauffez en même temps la crème fraîche. Ajoutez ensuite la crème fraîche en trois fois en mélangeant bien comme pour une mayonnaise. Incorporez ensuite le beurre que vous aurez préchauffé et finalement le sucre. Pour mélangez facilement le sucre il faut que le mélange au chocolat soit encore bien chaud. Il n'y a plus qu'à monter.
Ingrédients pour finir : 150 à 200g de noix de coco déshydratée – des piques pour ne pas se brûler les doigts !
Il n'y a plus qu'à couper la génoise en petits carrés ou rectangles à votre choix, ne les faites pas trop grand en tout cas, à tremper dans le chocolat… à ce moment, la difficulté c'est que ça ne finisse pas en fondue au chocolat, ce qui est partiellement arrivé chez moi. Ensuite il faut passer les morceaux de génoise chocolatés dans la noix de coco en insistant bien et de laisser sécher un peu sur une grille… attention si vous le faites en présence d'enfants il est difficile de prendre de l'avance !
Cette recette est inspirée du Lamington australien dont vous pouvez trouver une autre recette dans le Pétrin de Sandra (cliquez sur le Pétrin)

Mais pourquoi, tu vas parler oui ! ou je te mange… est-ce que je vous raconte ça…