mercredi 30 mai 2007

Voyage au centre du monde, voire de l'univers… voyage à Aurillac pour les Européennes du goût ! et c'est où sur une carte au fait…

Les cartes routières ne sont pas mes amies, elles m'ont déjà valu quelques discussions pénibles au sein même de mon couple à moi… Mais c'est quand même pas de ma faute si régulièrement dès que je les ouvre la réalité se transforme, des routes apparaissent pendant que d'autres disparaissent et finalement je ne me retrouve jamais où je voulais aller !
Et ce n'est pas nouveau, ça a toujours été comme ça, ça dure même depuis ma première escapade en voiture. A l'époque j'avais un ami avec lequel j'ai fait les quatre cents coup pendant quelques années… et en plus d'être mon ami il avait deux choses… deux choses extraodinaires… un permis et une voiture !
Enfin une voiture… Une diane décapotable ! pour nous d'ailleurs ce n'était pas une Diane c'était Pepette ! Pepette avait l'apparence d'une voiture, elle avait des roues, un coffre, des sièges et même un volant, sauf qu'elle n'avait pas toutes les capacités de ses congénères à 4 roues. Pepette roulait mais sous conditions, pas de côtes, pas de pluie, pas de virages… et surtout pas trop vite ! C'est avec elle que j'ai appris que dépasser une voiture fumant et toussant dans une côte rend hilare la plupart des camionneurs et que certains d'entre eux ont un talent particulier pour faire comprendre avec des gestes ce qu'ils pensent de la voiture en question !
En plus Pepette quand elle voulait bien rouler pouvait aussi réserver bien des surprises. Son toit s'ouvrait sans prévenir, enfin le toit c'était une bâche largement trouée… et se retrouvait à flotter à l'arrière, un peu comme si on avait accroché notre linge à sécher… Il lui arrivait aussi d'éjecter différents bouchons, de l'huile, de l'eau et même de l'essence, du coup il valait mieux ne pas nous suivre… de toute manière pour nous suivre il fallait être à vélo ou a pied ! Il lui est même arrivé de perdre une roue et sur une ligne droite… mais c'est une autre histoire…
Mais malgré tous ses défauts nous aimions Pépette parce qu'elle nous permettait de voyager… bon au début le voyage allait de chez moi à la fête à Neuneu où nous passions nos soirées de l'époque... Mais un jour nous avons eu envie d'aventure, de la vraie et de plages lointaines alors on a regardé une de ces foutues cartes et y plantant un doigt décidé nous avons dit Là !!!
Là c'était Deauville, la plus proche des plages lointaines… Et nous sommes partis, et la route était longue, longue, surtout que j'avais choisi les nationales, forcément déjà avec l'essence à payer il ne nous restait plus grand-chose en poche. Et nous avancions de chemins tortueux en routes cabossées et moi qui essayais de retrouver la jonction entre la D346 et la D674 et qui ne la trouvais pas, je décrétais, c'est tout droit ! ou c'est à gauche ! ou c'est à droite... à l'inspiration quoi…
Et finalement au bout de la 23529ème départementale nous avons vu la mer... la mer ! à nous les planches et les belles bâtisses et les élégantes et les… et tout à ma joie, je n'ai pas remarqué qu'il c'était arrêté et qu'il tapotait nerveusement sur le volant et que de sa tête il indiquait… il indiquait un panneau ? Il s'était arrêté sous un panneau, un panneau où dessus il y avait marqué… Bienvenus à Dieppe !… Foutues cartes !
Bon faut que je cherche Aurillac maintenant… Et pendant ce temps-là, pour vous donner de drôles d'envies deux recettes à manger avec les doigts... et pour d'autres idées pique-nique passez donc voir chez Juliette

Omelette renversante comme dans le sud…
Ingrédients : 4oignons (rouges de préférence) émincés finement – 1gousse d'ail émincée finement -150g de courgette coupée en fines lamelles – 180g d'artichauts marinés à l'huile coupés en deux - 8 œufs – 10cl de lait – 1càs de farine – 35g de parmesan râpé – 20g de gruyère râpé – 1càc d'herbes mélangées hachées (j'ai utilisé un mélange marjolaine et thym) – 1càs d'huile d'olive – sel et poivre – de la muscade
Mélangez dans un bol les œufs, le lait, la farine, le parmesan, le gruyère et les herbes, salez, pas trop, et poivrez généreusement, ajoutez une pointe de muscade et mélangez bien.
Mettez une poêle à feu moyen et versez-y l'huile, dès qu'elle est chaude ajoutez les oignons et l'ail et laissez cuire jusqu'à ce que les oignons deviennent transparents. Ajoutez alors les tranches de courgettes, mélangez bien et poursuivez la cuisson, que les courgettes commencent elles aussi à devenir transparentes, c'est assez rapide à peine 5min. Ajoutez alors les artichauts et laissez encore 2 ou 3 minutes. Versez enfin le mélange aux œufs et laissez prendre le temps que ça commence à colorer un peu. A ce moment-là glissez à four préchauffé à 200° pendant une quinzaine de minutes, il faut que le tout soit bien sec. Laissez tiédir un peu, retournez très délicatement, coupez en petits morceaux et direction la plus proche pelouse…
Au fait comme je vais être à Aurillac pour Les Européennes du goût les 6,7 et 8juillet… samedi 7 juillet à midi, ça vous dirait qu'on se retrouve là-bas… un p'tit repas, un p'tit pique-nique, un p'tit papotage entre blogueuses, blogueurs et lecteurs ? Vous me dites ce que vous en pensez et on en reparle très vite ?

Mais pourquoi, bon je vise Nice ou Perpignan pour arriver à Aurillac moi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 28 mai 2007

J'veux des cafés au lait, des salades, de la mayo et de la glace aux fraises… et faire des salades furieuses pour les filles !

Avec la tribu qu'on a sur le dos forcément les moments à deux tout seuls que nous, sont à peu prêt aussi rares que les bananiers vers Concarneau… mais des fois ça nous arrive quand même. Ces fois-là quand on se sauve à deux, notre premier élan nous pousse vers les boutiques où on achète tout ce qu'on peut, on achète, on achète… enfin vu les relations tumultueuses que nous avons avec notre banquier dès que quelques centimes manquent sur notre compte, généralement notre fièvre acheteuse s'arrête relativement rapidement. Et là quand c'est fini, quand il nous reste un poil de temps avant de nous rentrer, on se paye un dernier petit plaisir et on va alors se boire un p'tit coup dans un bistro.
Là généralement après avoir posé nos paquets on se fait des salades de doigts qu'on mélange frénétiquement en se regardant dans le blanc des yeux comme du temps où nous étions bien plus jeunes, en attendant qu'arrive un serveur… Et quand finalement il arrive, généralement il se gargarise pendant quelques minutes en espérant nous faire revenir sur terre et au final, se lassant, il lâche alors c'est quoi qu'on boit ? Moi je suis café au lait alors je commande un " con léché " comme on dit plus au sud… Marie, elle, c'est dans la mousse rafraîchissante d'une petite bière qu'elle aime plonger. Du coup on répond presque toujours, un p'tit crème et un demi ! et dès que c'est annoncé nous repartons dans nos contorsions de doigts en attendant notre commande.
Et au bout d'un moment un p'tit café crème et une bière viennent rejoindre notre table et à chaque fois la bière est devant moi et le café crème devant Marie… Et voilà comment je finis une bonne journée par un nouvel agacement !
Et c'est pas tout, s'il n'y avait que ça… les steaks avec les frites de partout c'est toujours pour bibi ! alors que les jolis haricots et les petits pois et les laitues braisées de mes rêves et voilà pour la petite dame… Les grecs avec la harissa c'est aussi pour moi… 'tention chef c'est un peu fort et pour madame la mayonnaise, attention elle aussi elle est un peu forte aussi… qu'il nous dit en nous servant à grand coup de clin d'œil ! Et pourquoi c'est toujours moi qui me retrouve avec la glace au chocolat et Marie avec ma glace à la fraise ! Et la margarita, napolitana et tuticuanta pourquoi ils me les posent toutes en face de moi ? j'aime pas les pizzas, j'aime pas les pizzas, je les aime pas ! Moi c'est la petite salade avec ces petites branchounettes qui se tendent amoureusement vers moi que je voulais, celle-là même qui atterrit là juste en face ! Et c'est pour tout comme ça madame le juge ça loupe jamais !
Je sais que ça excuse pas, je sais que j'ai essayé de faire avaler un paquet qui faisait 20 sur 20 sur 30 à un livreur et que c'est pas bien madame le juge… mais c'est lui aussi avec ses elle va être contente la vot' femme c'est la vaisselle qu'elle a commandée qui arrive… alors qu'il me livrait mes jolies petites assiettes de toutes les couleurs que je m'étais choisies avec amour, et il a fallu qu'il ajoute quand j'ai vérifié s'il n'y en avait pas de cassées, c'est bien une idée de femme de vouloir nous faire manger là-dedans… je sais madame le juge que c'est pas bien et je sais aussi que les gendarmes ils ont dû carrément m'arracher de sur le livreur sur lequel je criais y va se manger le carton le primate ! y va se le manger !!! Je sais madame c'est pas bien… mais si un jour, un seul, on m'avait servi mon café avec mon nuage de lait à moi, rien qu'à moi, tout ça ça serait peut être jamais arrivé madame le juge…
Salade au bœuf furieux et aux saveurs thaïlandaises pour les filles…
Ingrédients pour 2 : 150g de viande de bœuf en un morceau épais de 2cm environ – 1càs de citron vert – 1càs d'huile neutre – 2càc de nam pla ou de nuoc nam – ½ gousse d'ail écrasée avec le plat d'un couteau - 5cm de tige de citronnelle émincée finement – 2ou 3 tranches assez fines de gingembre – ½ piment oiseau émincé finement et épiné – 1càs de cacahuètes grillées à sec – 1càs d'oignons caramélisés (on les trouve dans les épiceries asiatiques où peut-être encore chez un marchand de meubles suédois qui commence par Iké…) - 1poignée de laitue et de mâche rouge mélangée (si vous ne trouvez pas de mâche rouge remplacez par une autre salade) – 1 vingtaine de feuille de menthe et autant de basilic thaï (si vous ne trouvez pas de basilic thaï, n'utilisez pas du basilic classique ça n'ira pas, mettez de la coriandre à la place ou seulement de la menthe)
Faites chauffer une poêle à feu très fort, n'hésitez pas, et quand elle est fumante faites bien colorer la viande de tous les côtés. Dès que c'est fait jetez la viande (meri Gato Azul,-)) dans un saladier rempli d'eau froide pour arrêter la cuisson. Quand elle est refroidie séchez-la bien et réservez-la.
Mettez dans un petit saladier le citron vert, l'huile, le nam pla ou le nuoc nam, la demi-gousse d'ail, 3cm de citronnelle émincée et la moitié du piment, mélangez bien et réservez.
Emincez la viande en tranches bien fines puis ajoutez les tranches dans le saladier avec les sauces, mélangez bien tout et laissez mariner pendant une trentaine de minutes.
Au bout de ce temps, préparer une assiette, mettez d'abord la salade, égouttez la viande et ajoutez-la dans l'assiette, mélangez rapidement. Ajoutez alors les feuilles de basilic thaï et de menthe, et versez la sauce de la marinade, seulement la sauce. Ajoutez ensuite la citronnelle et le piment restant, les cacahuètes et les oignons caramélisés… il n'y a plus qu'à manger cette salade furieuse !
Et bientôt je vais vous demander de me parler de la cuisine des… hommes… à suivre ,-) !

Mais pourquoi, l'a qu'à dire que j'ai une tête à boire de la bière aussi… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 25 mai 2007

Vous ne viendriez pas passer un instant Maggi… que ? avec trois mousquetaires qui seront… trois !

Vous faites quoi le 11 juin vous ?
Si je vous demande ça c'est parce que moi je sais déjà ce que je vais faire le 11 juin… C'est Maggi qui me l'a dit !
Ce jour-là Maggi organise un atelier culinaire Wellness & Freshness à l'Atelier des chefs, un atelier qui commencera à 19h et finira vers 23h et qui sera animé par deux blogeuses Adèle et Requia et un blogueur… moi !
Et lors de cet atelier on va couper, piquer, trancher, mélanger… et plein d'autres choses, en un mot on va cuisiner ! Et une fois qu'on aura fini de faire tout ça on aura même le droit de goûter… Donc au programme, petites recettes bien-être toutes fraîches à faire en chœur avec les cubes et les bouillons, les fonds et les sauces, avec Maggi simplement ! Et tout ça au milieu des rires et des chants un peu comme sur l'île aux… enfin vous voyez quoi…
C'est donc pour ça que je vous demandais ce que vous faisiez le 11 juin ?
Parce qu'en plus des trois mousquetaires chacun de nous peut inviter 4 personnes, 4 lecteurs de nos blogs respectifs qui viendront couper, piquer… enfin cuisiner avec nous quoi ! Alors qui vient ?
Pour en être c'est simple un petit commentaire et hop les 4 premiers qui veulent venir viendront ! Alors vite vite vite ceux qui veulent un petit commentaire et hop le 11 juin direction l'instant Maggi… et vous connaissez la suite !
Bon c'est pas tout ça si je trouvais les recettes maintenant…

Mais pourquoi, je me souviens plus de la suite sur l'île aux enfants… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 21 mai 2007

Les petites douceurs du petit hasard ou comment remplir son carnet de recettes en attendant pour l'pain…

Je ne peux pas m'en empêcher et pourtant j'essaye de résister, mais dès qu'il y a le moindre espoir que j'attrape ne serait-ce que le début du quart d'une recette, à chaque fois ça me fait la même chose… ma truffe s'humidifie, mes oreilles se mettent en pointes et très vite la bave commence à apparaître à la commissure de mes lèvres et quand mes dents ont fini de pousser, je suis devenu le plus terrible des prédateurs de recettes que le monde civilisé ait connu depuis au moins… longtemps ! Et le pire c'est que maintenant je n'attends même plus que ça vienne, quand ça vient pas je vais chercher !
Avant j'attendais paisiblement les recettes, je ne faisant que les guetter dans le lieu propice. Je me contentais d'être aux aguets avec l'oreille périscopique en attendant mon tour chez l'boucher, en traînant devant les cuisines des restau ou même en poussant mon petit caddie dans les allées des supermarchés… Dans tous ces endroits où la recette peut surgir autour de la p'tite conversation sans conséquence, une petite conversion qui vient on ne sait pas pourquoi… mais qui aussi des fois ne vient pas ! J'attendais sagement que la p'tite dame d'avant moi finisse enfin par parler de son secret pour accommoder la blanquette avec la viande, là celle-là monsieur le boucher, celle un peu persillée… ou que le p'tit père continue enfin sa foutue recette de ragoût au lieu de se gratter subitement la tête en disant ben tiens j'ai oublié l'pain ! J'attendais alors qu'au hasard du hasard la recette surgisse…
Et puis à force de me manger les poings de rage quand en plein milieu d'une recette qui m'avait déjà mis les papilles au garde à vous, le malfaisant s'arrêtait, précisant juste ben après y'a plus qu'à hein ! A force donc, j'ai commencé à changer et j'ai commencé à me glisser dans ces p'tites conversations et discrètement j'ai glissé un petit compliment par ci… un petit étonnement par là… histoire de guider les conversations dans le bon sens et alors j'ai vu mon nombre de prises augmenter, augmenter… mais encore fallait-il que la recette apparaisse et ça c'est de l'aléatoire… aléatoire !
Parce que forcément c'est pas tous les jours qu'on tombe sur quelqu'un qui va vous raconter la petite recette de tata Marlène, celle qu'est du côté de mon père ma bonne dame parce que de l'autre côté si vous saviez… et ou même celle de la page bouffe de Madame actuelle, que j'ai lu de chez l'dentiste et que ça aurait été dommage parce que vous rendez compte c'est quand même vous rudement bon… et ces jour-là, ces jours sans recettes, je les trouvais triste comme un escargot sans bave !
Alors j'ai laissé tomber ma canne à pêche pour attraper les recettes et j'ai sorti le harpon ! Et si vous me croisez un jour vous me verrez sans doute tournoyant autour d'une de mes futures victimes, tour à tour cajoleur leur susurrant à l'oreille dans un souffle passionné receeeette, receeeeette… flatteur et affirmant avec des mains comme ça vous êtes soit pianiste, soit vous préparez de merveilleuses… paupiettes ? Et aussi valorisant, insistant, bouillant, maudissant, souriant… tout les 'ant du monde du moment que finalement j'arrive à mon but ultime et unique, vous arracher votre petit trésor, votre recette ! Mais d'abord si me vous me croisez le plus simple ça serait… receeeette, receeeeette… de me la donner de suite !
Et voilà comment les deux petites recettes suivantes ont fini dans mes carnets…
Fraises et les framboises de la p'tite dame du Quat'saisons
Ingrédients : 1barquette de fraises de 250g – 150g de framboises - 1pot de ricotta – 2càs de Limoncello – 2càs de sucre – 1càs de jus de citron vert
Mettez le Limoncello, le sucre et le citron vert dans une casserole sur feu assez vif et faites réduire le tout à petits bouillon jusqu'à ce que le sirop obtenu couvre bien un cuillère trempée dedans, n'insistez pas trop longtemps sinon en refroidissant le sirop risque de durcir et de devenir inutilisable. Dès qu'il est prêt réservez et laissez tiédir.
Battez la ricotta assez rapidement de manière à la faire devenir plus légère.
Mélangez alors presque tout le sirop (gardez-en l'équivalent d'1càc) et la ricotta doucement sans trop insister, versez la crème dans un grand bol, ajouter le peu de sirop restant en faisant de jolis dessins sur la crème. Pousser la crème d'un côté et ajoutez de l'autre une poignée de fraises et de framboises mélangées, puis vous n'avez plus qu'à manger en ramassant de la crème et des fruits à la petite cuillère…
Du pain d'épices et hop ! (un nom attrapé en même temps que la recette…)
Ingrédients : 1 paquet de pain d'épices – 1pot de cerises noires du pays basque – 1boîte 250g de mascarpone
La recette est très simple, il suffit de commencer par battre le mascarpone de manière à le rendre bien mousseux et ensuite d'en tartiner généreusement deux tranches de pain de d'épices, d'ajouter de la confiture de cerise sur l'une des tranches et de refermer ! Vous pouvez aussi couper les tranches de pain en deux en diagonale comme des club sandwiches.

Mais pourquoi, elle a dit un ou deux kilos de chocolat pour la mousse… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 18 mai 2007

Fin de questionnaire et mauvais temps, vin blanc et Bull Dog chaud…

Aujourd'hui à la maison c'était un jour à vin blanc et à flemme et quand y'a de la flemme à la maison on mange avec les doigts…
British Hot Bull Dog… une recette librement inspirée d'un casse-croûte croisé dans Délicious
Ingrédients pour 4 Hot Bull : 4saucisses anglaises (vous pouvez doubler si vous êtes du genre à mettre deux saucisses par casse-croûte) – 1càs de sirop d'érable – 3càs de mayonnaise – 1càs de moutarde à l'ancienne – ½ càc de moutarde Colman's en poudre – 2 ou 3 poignées de salades mélangées (j'ai utilisé un mélange roquette, feuilles d'épinard, persil et cerfeuil) – Environ 50g de fourme d'Ambert taillé en lamelle ou émietté (si vous trouvez du Stilton c'est encore mieux)- 4 pains pita
Commencez par faire cuire les saucisses dans une poêle sans matière grasse, retournez-les régulièrement. Quand elles sont bien grillées versez le sirop d'érable dans la poêle et laissez caraméliser, rétirez du feu et réservez au chaud.
Mélangez dans un bol la mayonnaise, la moutarde à l'ancienne et la moutarde en poudre mélangez bien. Il n'y a plus qu'à monter les Hot Bull Dog.
Prenez un pain pita dans un main, posez dessus de la salade mélangée, généreusement, 1 ou 2 saucisses, nappez de sauce, généreusement, des lamelles de fromages, saupoudrez d'un peu de moutarde en poudre, refermez et mangez sans attendre un verre de vin pas loin, en regardant la pluie à travers la vitre…
Et maintenant suite et fin du questionnaire sur le vin… normalement en cherchant bien vous devriez trouver en dessous presque toutes les réponses aux questions suivantes… Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ? Etes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ? Quelle est votre "première fois" ? Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ? Votre meilleure association mets/vin ? Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ? Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ? Combien de vins avez-vous en cave ? Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ? Et si vous n'y avez pas encore répondu… faites moi plaisir lancez-vous !
…Avant c'était quand j'enchaînais les couleurs, c'est que j'avais de l'ordre avant, blanc le matin, rosé le midi et le soir j'allais jusqu'au rouge et je finissais noir… et j'allais souvent jusqu'au rouge… Il faut dire qu'avec l'expérience j'avais compris que le ténébreux timide était un animal solitaire contrairement au p'tit drôle du soir et j'avais aussi compris qu'un petit verre me faisait parler… même aux filles. Si je ne m'étais jamais demandé si le vin avait un sexe, pour moi en tout cas il avait choisi son camp, celui des garçons qui voulaient parler aux filles ! Le problème c'était de s'arrêter après les premiers verres et ne pas chercher à devenir encore un peu plus, toujours un peu plus… jusqu'à finir par être un peu trop ! Et entre le bien et le trop…
Et pourtant dès mes premiers verres, dès ma première rencontre avec le vin j'avais remarqué que le plus pouvait vite devenir l'ennemi du bien ! Ce premier verre malgré son petit goût de vinaigre m'avait donné l'envie d'un autre, va savoir pourquoi, peut-être la petite chaleur d'oreille que je m'étais attrapée et les copains qui disaient vas-y ! En tout cas il avait un petit goût de reviens-y et j'y suis revenu… et puis encore… mais quand cette troisième fois j'ai voulu y rebrenir… y pretrenir ibe rebrene… au fur et à mesure que j'ouvrais la bouche une nouvelle langue apparaissait… rebrebere abéré… rien à faire et en plus je me transformais en culbuto géant… en avant, en arrière… en… et je continuais à essayer de redemander un verre… abéré bebautre… et plus j'essayais et plus les autres étaient hilares… d'ailleurs je n'avais jamais remarqué qu'ils avaient une aussi grosse tête ? brire bras boli brire… rien à faire ! Alors je me suis renfrogné au fond de mon fauteuil, je ne me suis plus occupé des gosses têtes et… et… Et je me suis réveillé le lendemain, je portais un casque à pointe mais la pointe, elle était dedans !
Après j'ai mis un certain temps à remettre le nez dans une bouteille.
Et puis bien plus tard j'ai découvert qu'avec Marie je n'avais plus besoin de rien d'autre que d'ouvrir la bouche et je parlais, parlais, parlais… mon problème c'était presque de me taire ! Et un soir on est parti bras dessus bras dessous, je l'ai emmenée traîner le long de mes adresses de mauvais garçon, ces adresses où subitement en sortant après un dernier verre, hooo c'était déjà le petit matin… et je lui ai tout montré et on est allé partout, là pour les débuts de soirée, là parce que c'était sur le chemin, et là parce qu'on y chantait, et puis là… et là… et… et de lieu en lieu de rire en chanson nous avons passé une soirée grisante, virevoltante… et puis à un moment elle m'a tiré la manche et m'a juste dit toute blanche qu'elle était… j'crois que j'chui malade… et on est rentré…
Mais ça fait longtemps tout ça, bien longtemps… et si je n'attendais pas, si j'allais ranger le Morgon maintenant, faut dire qu'avec le bazar qu'il y a en bas ça mériterait. C'est un petit bazar d'une cinquantaine de bouteilles mal rangées, enfin même pas rangées surtout… faut dire que j'ai toujours acheté le vin comme ça un peu au petit bonheur la chance alors après va ranger la chance toi ! Tiens, je vais proposer au petit jeune d'à côté de le boire avec moi le Morgon et ce p'tit con me dira encore non comme à chaque fois, et puis je dirai la prochaine peut-être content qu'il ait finalement dit non… p'tit con… Tiens ça sent le pain brûlé…
Fin

Mais pourquoi, et dire que tu vas devoir me supporter encore au moins 45ans Annie… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 15 mai 2007

Vin, retour vers le futur et petits poissons… enfin petits… c'est pour le titre !

Ce matin Marie m'a posé le vieux bout de papier sur le bord de la table de nuit… juste au bord comme à chaque fois qu'elle veut que je vois un truc mais qu'elle n'a pas envie de parler. Pas qu'elle me reproche, elle n'a juste pas envie de parler, et puis elle m'embrasse comme chaque matin. Forcément maintenant quand je me penche en avant pour venir à la rencontre de son visage, certains matins j'ai le cou bien tremblotant comme si je ne devais jamais atteindre mon but… mais pour rien au monde je ne manquerais ce rendez-vous matinal avec ses lèvres… pour rien… ça fait 68ans que ça dure… et puis elle descend et puis après subitement ça sent le pain brûlé… 68ans qu'elle brûle son pain tous les matins pendant que je finis de me lever.
Alors c'est quoi encore que ce vieux bout de papier on dirait que ça a été mâché et remâché pendant trois générations. Où elle a bien pu trouver ça… sans doute dans une des poches des vieilleries que je n'arrive pas à jeter. Foutue habitude que j'ai de trop garder, je garde des jeans de 40ans, en plus maintenant ils sont trois fois trop grands… ils étaient déjà trop grands à l'époque d'ailleurs, je prenais toujours une ou deux tailles de plus, pour être à l'aise que je disais… tu parles c'était surtout pour pouvoir prendre mes petits kilos d'hivers sans que ça se voit trop… Maintenant avec mes jambes en coton tiges j'aimerais bien les prendre ces kilos… jamais content !
Bon alors qu'est-ce qu'il a là-dessus… Questionnaire du vin… questionnaire du vin… qu'est-ce que c'est que ce truc…. féminin, masculin le vin, rouge, blanc, rosé, champagne… même le papier s'effrite… première fois… association, dégustation… tiens, il doit en manquer un bout… cave et pas de question et puis initier un jeune… et un prénom
Annie… Annie… Mais ça date du temps du blog alors ce truc !
Drôle d'histoire… foutu questionnaire je m'en souviens maintenant je l'ai cherché pendant des mois et le voilà qu'il me rattrape aujourd'hui, quarante et quelques années plus tard… Annie j'avais complètement oublié que je la connaissais depuis si longtemps, du temps des blogs… à l'époque quand est apparu l'holo3D j'ai lâché le blog, je dépassais déjà les soixante-dix ans et je n'avais plus eu la foi pour jouer le vieux poulet cuisinant en 3D. Alors à la place j'ai appris à pêcher… enfin à dormir au bord de l'eau je n'ai jamais rien attrapé. Mais avec Annie, même après ça, on a toujours gardé le contact et on s'écrit encore des longues lettres, deux fois par an… pas trop souvent pour avoir le temps d'oublier le superflu, mais aussi pas trop longtemps pour ne pas oublier le plaisir de ces échanges… faut dire qu'avec mes 91ans il m'arrive d'oublier des trucs de temps en temps…
Le vin… et dire que normalement je ne devrais plus en boire mais… je laisse toujours un tire-bouchon planqué juste entre les Morgons parce que je sais que Marie ne les aime pas. Et puis une fois par mois ou un peu plus souvent je disparais juste avant midi, j'ouvre une bouteille, je verse le premier verre, j'aime le bruit de la bouteille qui glougloute, je le regarde, je le renifle, je le bois et je recommence… après il m'arrive de m'endormir à l'ombre dans le jardin et là des fois je rêve d'avant… avant…
A suivre…
Et en attendant la suite une petite recette faite en pensant à ces dégustations si réjouissantes réalisées par Dorothée et sa complice Agnès (merci Anne ,-))de la maison Lurton, auxquelles j'ai la chance de participer et à ce joli petit blanc parfumé, l'Hacienda Araucano de Lurton, un Sauvignon chilien dont Adèle avait dit, ça c'est du vin à boire bien frais sur la plage avec des amis ! Du coup je me suis demandé ce que j'aimerais manger avec sur cette plage tranquillement le verre à la main et les amis pas loin…
Espadon de plage et salade de toutes les saveurs
Ingrédients pour 4 :
Pour l'espadon : 500g d'espadon coupé en cubes d'environ 2cm de côté et mis en petites brochettes – 3càs de miel liquide – 1càs de citron vert – ½ càc de gingembre râpé – ½ piment oiseau émincé très très finement – sel et poivre
Pour la salade : 1 petite mangue pas trop mûre – 4 tomates olivettes – 1petit oignon rouge – 1 vingtaine de petites feuilles de menthe et autant de coriandre – 1vingtaine de feuilles de roquette
Pour la sauce de la salade : 2càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron vert – ¼ de càc de gingembre râpé – 1 quinzaine de feuilles de menthe – ¼ de piment oiseau
Commencez par préparer la salade, coupez la mangue en petits bâtonnets, pelez puis épépinez les tomates et coupez-les en petits cubes, émincez le plus finement possible l'oignon et versez le tout dans un petit saladier. Ajoutez toutes les feuilles sur le reste et réservez au frais sans mélanger.
Préparez ensuite la sauce pour l'espadon, mettez dans un petit bol le miel, le jus de citron vert, le gingembre et le piment, mélangez bien, ça va ressembler à une émulsion. Réservez.
Préparez la sauce de salade, passez au mixeur tous les éléments de la sauce : l'huile, le citron, le gingembre, les feuilles de menthe et le piment. N'hésitez pas il faut que la sauce devienne très onctueuse. Réservez-la ensuite au frais.
Ensuite il faut faire griller l'espadon… là, deux solutions vous êtes sur une plage (ou dans votre jardin) et vous allez choisir le barbecue, ou vous êtes dans votre cuisine.
Dans le premier cas, le barbecue, vous allez badigeonner les brochettes avec la sauce avant de mettre à cuire et ensuite enduire régulièrement de sauce.
Dans le deuxième cas, la cuisine, mettez une poêle à feu bien vif et faites griller rapidement les brochettes sur chaque face sans sauce, puis badigeonnez-les de sauce assez généreusement et redonnez un tour complet. Attention à ce moment-là ça fume assez fort et ça peut brûler très vite, de plus l'espadon ne doit pas être trop cuit alors il faut vraiment faire vite.
Quand l'espadon est cuit, salez et poivrez un peu, mettez un peu de sauce au miel dans des petites coupelles, assaisonnez la salade avec sa sauce et servez le tout avec les petites brochettes… il n'y a plus qu'à prendre une petite brochette d'une main, éventuellement trempouiller dans la sauce, avec l'autre main un peu de salade… et avec la troisième main le vin blanc bien frais !

Mais pourquoi, j'ai même retrouvé des billets de cinquante… francs dans mes poches, est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 10 mai 2007

Aujourd'hui je vois du rose partout ! Du rose et des sourires de celles qui sont femmes avant tout !

J'aime le rose… c'est mon petit côté fleur bleue qui ressort… enfin je n'ai pas toujours aimé ça où plutôt je n'ai pas toujours pu le dire aussi franchement. Quand j'étais ado même sous la torture le rebelle que je pensais être à l'époque n'aurait jamais avoué le moindre intérêt pour cette couleur à peine digne des filles… et encore même pas de toutes les filles ! À l'époque j'étais noir, sombre et introverti, froid et forcément distant, à vrai dire ça m'arrangeait bien de prendre des airs de dandy imperturbable vu que j'étais plus timide qu'un banc d'huîtres à marée basse… la simple présence d'une fille me figeait dans un premier temps avant de me transformer ensuite en une sorte de gelée tremblotante… du coup tout ce qui pouvait les mettre à distance… à l'époque j'étais donc noir, et rose… jamais !
Le rose n'est arrivé dans ma vie que bien plus tard avec la naissance de mon ado… enfin un peu après sa naissance quand elle a commencé à enfiler ses premières robes. Toujours à cause de ce foutu côté fleur bleue, j'ai aussi toujours aimé les robes celles qui tournent, avec plein de machins et de trucs de préférence ! Et mon ado quand elle était toute petiote adorait ces robes, celles qui tournent papa… ah bon ? que je disais avec une mauvaise fois même pas coupable et curieusement quand on choisissait ses robes il arrivait qu'elles soient… roses !
Et une fois achetées, elles tournaient sans fin, elle aimait tellement ça les faire virevolter encore et encore jusqu'à en avoir presque la tête qui tourne. C'est seulement à ce moment-là que je lui disais sans vraiment beaucoup de conviction, tu devrais arrêter… peut-être… Et puis elle a grandit… et adieu les robes, et le rose aussi.
Mais j'avais une deuxième carte en main… et comme nous avions précautionneusement gardé les petites robes de la première je n'ai eu qu'à proposer à la seconde de se glisser dedans et comme elle a aimé elle aussi, bien vite nous sommes retournés en acheter d'autres… des roses… et sans fin elle tournait, elle tournait jusqu'à en avoir presque la tête qui tourne… et puis elle a grandi aussi. Et là Marie quand elle a vue rôder autour de mon hamster avec cette drôle de petite lumière dans mes yeux, Marie m'a arrêté d'un, je te rappelle que c'est un garçon ! J'ai juste répondu un garçon oui c'est vrai… et j'ai oublié les robes... roses.
Le rose semblait avoir été vaincu… et puis un jour Bollywood est apparu, Bollywood et la Bollyfood ! Là j'ai peut-être été un chouille déraisonnable ! Je me retrouvais devant ma télé à me dandiner le plus discrètement possible en chantant Kaun Mile Dekho Kisko !It's The Time To Disco ! et toutes les autres chansons en cœur avec Aishwarya Rai et Preity Zinta et… en buvant des lassis à la rose et des cocktails Bollyfood, et en mangeant d'étranges pâtisseries à la roseur redoutablement appétissante… c'est tout juste si je n'allais pas de pièces en pièces en jetant des pétales de roses à la volée devant moi… Et puis j'ai croisé le regard de mon hamster… c'est curieux comment les enfants paraissent plus grand que leurs parents certaines fois, là il m'a juste demandé, tu es sûr que c'est raisonnable tout ça papa ? J'ai rien dit j'ai juste été enfiler un tee-shirt… noir…
Et puis Requia nous a proposé de cuisiner rose pour relayer Sophie qui a lancé " femme avant tout " pour répondre et aider celles qui sont atteintes du cancer du sein et là forcément j'ai eu très très envie d'en être… mais cette fois-ci pas pour la couleur mais pour le sourire de Sophie et l'idée de Requia… alors voilà…
Tagada glacé aux framboises et biscuit rose
Ingrédients pour deux pots : 5cl de crème liquide – 3càs d'eau - 10fraises Tagada – 6 biscuits roses de Reims coupés en morceaux d'environ 2cm – 20 framboises légèrement écrasées – 150g de Mascarpone – 1oeuf, blanc et jaune séparé – 20g de sucre – 1pincée de sel – du papier sulfurisé
Pour décorer quelques fraises Tagada, un biscuit rose de Reims en poudre, des feuilles de menthe
Prenez deux petits pots pour les flancs, découpez des feuilles de papier sulfurisé de manière à pouvoir faire des tubes du diamètre des pots et d'une dizaine de centimètres de haut.
Dans une casserole à feu moyen mettez la crème et 5fraises Tagada et faites-les fondre en remuant doucement. Dans une autre casserole mettez l'eau et les 5fraises Tagada restantes et faites-les fondre aussi. Quand tout est fondu laissez refroidir les deux préparations
Mettez dans un saladier le Mascarpone, le jaune d'œuf et le sucre en poudre, battez le tout jusqu'à obtenir une mousse légère.
Dans un autre saladier montez le blanc en neige avec une pincée de sel.
Ajoutez au Mascarpone le blanc en neige et mélangez doucement sans trop insister, il ne faut pas avoir une mousse régulière, ajoutez ensuite la crème aux fraises et les framboises, mélangez de nouveau très rapidement.
Trempez très rapidement les morceaux de biscuit rose dans le sirop de fraises tagada et tapissez le fond des pots. Versez dessus délicatement la mousse. Mettez au congélateur et oubliez jusqu'au lendemain.
Sortez une vingtaine de minutes avant de manger, saupoudrez de biscuit écrasé (vous pouvez aussi utilisez un coulis de framboise), posez une fraise Tagada, une feuille de menthe… et mangez.

Mais pourquoi est-ce que, et pourtant il aurait été mignon en robe qui tourne… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 6 mai 2007

Petites recettes sans conséquences : Poulet on dirait le sud… pour un dimanche midi au soleil !

Et voilà nouvelle petite recette sans conséquence, un petit poulet nageant dans les herbes, l'ail et le paprika, qui va se perdre dans les tomates et le poivron… une recette pour un dimanche midi sous le soleil un petit verre de rosé plus que frais à la main.
Poulet on dirait le sud… pour un dimanche midi au soleil
Ingrédients : 650g de blancs de poulet – 2gousses d'ail – 1càs de thym – 3càs de persil – 1cas de coriandre – 2 feuilles de laurier - 1càc de paprika doux – 2 ½ càs d'huile d'olive – 1càs de jus de citron vert – 150g de poivrons à l'huile égouttés – 350g de tomates cocktails (un poil plus grosses que les tomates cerises) mélangées - sel et poivre – des feuilles de basilic
Coupez le poulet en cube d'environ 2 à 3cm, puis mettez-les dans un saladier. Vous allez ensuite ajoutez les éléments suivants au fur et à mesure dans le même saladier sur le poulet, les gousses d'ail écrasées, le thym effeuillé et très finement haché, le persil et la coriandre très finement hachés, les feuilles de laurier, le paprika, 2càs d'huile d'olive et le citron. Quand tous ces éléments sont dans le saladier remuez bien et laissez de côté (vous pouvez l'oublier comme ça un moment mais ce n'est pas obligatoire).
Dans un autre saladier mettez les poivrons et ajoutez les tomates coupées en deux.
Mettez ensuite une poêle sur feu vif et quand elle est bien chaude versez-y l'huile restante quand elle commence à fumer, enlevez les feuilles de laurier puis versez dans la poêle tout le contenu du saladier de poulet. Remuez bien régulièrement jusqu'à ce que le poulet commence à bien colorer sous toutes ces faces, attention il ne faut pas trop le cuire qui deviendrait alors sec. Ajoutez alors les tomates et les poivrons, salez et poivrez généreusement et faites-les aussi colorer toujours à feu vif, ne les laissez pas défaire.
Dès que c'est à point servez de préférence sur du boulgour ou du coucous et saupoudrez de petites feuilles de basilic… un petit rosé et… c'est tout !
Et si vous voulez voir la version de Marielle... cliquez là : Ces petits moments...
Mais pourquoi, après le dimanche, le lundi et tout recommence… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 3 mai 2007

Grands principes, petits arrangements et mousse au chocolat pour que tout finisse bien…

J'ai toujours eu des grands principes, enfin souvent… et tout aussi souvent de petits arrangements à ces grands principes, surtout quand il agit de l'éducation de mes petites têtes blondes.
Ça a commencé il y a bien bien longtemps quand jeunes parents avec Marie on s'était regardé, les yeux dans les yeux et on avait dit on va lui faire nous même ses petits pots, elle ne mangera pas de petits pots tout prêts… jamais ! Et comme ça elle va goûter et découvrir toutes les saveurs du monde et elle en redemandera, évidemment... Et on a commencé notre quête par les fruits et les légumes. Et c'est comme ça que très vite notre congélo c'est transformé en champ de fruits et de légumes, il y en avait de toutes les tailles et de toutes les couleurs des petits pots, et il nous arrivait de regarder notre stock avec contentement, décidément nous étions de bien bons parents ! Et puis il a fallu partager notre nouvelle passion à notre fifille…
Celle, qui est devenue aujourd'hui mon ado, était à l'époque assez joviale à l'heure des repas, elle aimait manger… enfin elle aimait manger certaines choses ! Et curieusement certains des délices que nous lui offrions ne faisaient qu'un aller retour dans la bouche, hop ça rentre ! hop ça ressort et ça la rendait hilare. Alors on s'est lancé dans différentes tactiques pour essayer encore… le petit n'avion, brrrrr il vole, il vole, brrrrr et il se pose dans la petite bouche yessss ! Mais subitement brrrr le petit n'avion il ressort en bouillie et elle, elle se marre… Alors après on a aussi essayé, en haut, en bas, en haut, en bas et les petits yeux suivent et hop au milieu ! et hop en bas elle recrache… On a commencé à s'interroger quand on s'est rendu compte qu'on utilisait de plus en plus la méthode dite de la locomotive, tu ouvres la trappe de la chaudière, tu enfournes et surtout tu refermes derrière ! et tu attends que la fumée ressorte par le nez, signe que la petite locomotive a avalé ! là on s'est dit c'est peut-être pas la bonne voie…
Alors on a regardé ce qu'elle recrachait dans la joie et on a commencé à abandonner les pots de topinambour, de potimarron, d'aubergine et de melon, de patates douces et brocolis… et puis quand finalement on s'est retrouvé avec un tas de petits pots pomme-poire et patates-carottes on a finalement été acheter les mêmes au supermarché du coin, des bio et tout hein ! pas question de prendre n'importe quoi… et on a remis à plus tard le monde de saveurs et on a donc oublié certains de nos principes…
Et puis par la suite nous avons eu d'autres grands principes, sur tout et sur rien, toujours sur la bouffe, mais aussi les devoirs et sur le rangement et aussi sur la télévision qu'il ne faut pas trop regarder et pas certains jours et puis curieusement certains soirs on se retrouve tous devant l'écran, et quand on se regarde par-dessus les têtes des enfants, Marie et moi nos yeux semblent dire, bon pour ce soir ça passe… mais demain… grands principes et petits arrangements…
Et puis il a été question de son départ en Espagne et mine de rien elle a demandé, il n'est toujours pas question que j'ai un portable hein ? Nous on lui avait dit, jamais tu n'en auras ! enfin pas avant tes 'tuit'ans ('tuit'ans c'est entre dix-huit et vingt-huit...) et encore ! Tu l'auras quand tu gagneras toi-même des mille et des cents que tu pourras dépenser en unités téléphoniques ! Et puis, et puis… Quand je rentre tard, la première chose que je demande à Marie c'est, elle a appelé ? elle a appelé… mais ce n'est qu'un petit arrangement le temps du séjour, juste le temps du séjour… Et pour lui faire oublier ce portable provisoire à son retour, je m'entraîne à faire des mousses au chocolat... définitevement craquantes...
Mousse blanche et rose fruitée et croustillante
Ingrédients : 250g chocolat blanc (utiliser si possible du chocolat de couverture) – 6 jaunes d'œufs – 100g de sucre en poudre - 4 blancs d'œufs - un pincée de sel – 250g de framboises – un paquet de biscuits roses de Reims – des petites feuilles de menthe
Dans un bol, faites fondre le chocolat au micro-onde. Dans un grand saladier mettez les jaunes d'œufs et le sucre, battez jusqu'à ce que le mélange blanchisse et soit bien mousseux. Ajoutez le chocolat pendant qu'il est encore tiède (pas chaud), incorporez-le à la cuillère.
Montez les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel. Incorporez les blancs au mélange chocolaté, une moitié d'un coup et le reste petit à petit et avec délicatesse à la cuillère. Quand c'est bien mélangé, mettez au frais et oubliez jusqu'au lendemain.
Le lendemain, écrasez les biscuits roses assez finement et mettez les dans un bol, proposez les framboises dans un autre après les avoir parsemés de menthe. Mettez le bol de mousse au chocolat sur la table, donnez un bol vide à chacun et laissez-les faire leur mélange, une grande louche de mousse d'abord et ensuite des framboises à la menthe et des biscuits écrasés... ne mélangez pas ! Laissez faire la cuillère…

Mais pourquoi, j'avais pas dit plus de chocolat moi ? est-ce que je vous raconte ça…