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mercredi 16 novembre 2022

Côtes d'agneau bio parfumées et rencontre avec deux paysans éléveurs de la filière bio...

J'ai toujours aimé rencontrer ceux qui s'occupent de ce qui finit dans mon assiette, pour les comprendre et aussi comprendre ce qu'ils font et comment il le font, parce que finalement c'est quand même sacrément important pour moi et sans doute pas que pour moi. Et c'est comme ça et pour ces raisons-là que je suis allé compagnie de la filière ovine et bovine bio à la rencontre de deux paysans, de deux éleveurs bio.

C'est donc comme ça que j'ai rencontré Denis Gemin à Vallons-de-l’Erdre dans son élevage ovin et Lorant Gildas à Soudan dans son élevage bovin, tous deux bio, concernés et agissant selon leurs valeurs, parce que ce n'est pas le tout d'affirmer, il faut aussi agir. Et ils agissent.

Parce que pour moi, qui consomme bio autant que possible, parce que je le peux, produire comme consommer des viandes bio, c’est s’inscrire dans un modèle alimentaire vertueux et durable. Et c'est ce que j'ai retrouvé là, et peut-être même un peu plus que ce que je m'attendais à trouver.

Mais avant peut-être est-il bon de revoir les 7 grands principes qui conduisent la production cette filière bio...

La rotation des cultures pour enrichir naturellement les sols et préserver les équilibres.

Le recyclage des matières organiques pour maintenir la fertilité des sols.

Le recours à des moyens naturels pour entretenir les parcelles et protéger les cultures.

Le respect de l’écosystème pour préserver tout un environnement de vie.

L'autonomie des exploitations pour nourrir les animaux

Des animaux " bien " élevés dans des conditions respectueuses de leurs besoins.

La prévention et la stimulation des défenses naturelles au cœur des soins.

Et dans ce cadre, chez ces deux paysans, ils préfèrent tous les deux ce mot à celui de producteurs, j'ai donc vu des animaux trottinant, mangeant, vivant donc leur vie... à l'extérieur, puisque le temps le permettait ce jour-là. Ils ne sont pas toujours dehors mais toujours quand c'est possible.

Et je les ai entendu parler de leurs pratiques, de leur volonté de ne pas grandir sans fin et de bien élever leurs animaux et la nourriture produite sur place. 

De leur travail avec les animaux mais aussi de la nature qui les entoure. De ces haies naturelles qu'il replantent, des étendues d'eaux qu'ils préservent, des partenariats qu'ils mettent en œuvre avec d'autres qui se soucient aussi de cette nature.

Tout comme de ce qu'ils font pour créer du lien avec d'autres paysans à travers des marchés locaux et même très locaux puisqu'ils se tiennent à même les fermes. 

Des liens qu'ils tissent avec le tissu local et du plaisir qu'ils ont ou qu'ils ont eu de voir venir chez eux des femmes et des hommes venus se fournir à la ferme. Même s'ils ont remarqué que certains, une fois la période difficile que nous avons connu ces derniers mois passés, ont perdu de nouveau le chemin de leur ferme...

Voilà ce que j'ai vu et entendu et bien d'autres choses qui me donnent envie de retourner un jour les voir et voir aussi d'autres paysans bio plus proches de moi.

Alors n'hésitez pas à aller les voir, à parler avec eux et à acheter leurs produits, si vous le pouvez, parce que si nous n'avançons pas tous ensemble, un jour nous risquons de ne plus avancer...

Et maintenant... à table !

Côtes d'agneau bio parfumées

Les courses :

- 8 côtes première d'agneau

Pour le mélange d'épices :

- 1 cuil. à café de paprika – ½ cuil. à café de graines de fenouil - ½ cuil. à café de graines de coriandre - ½ cuil. à café de graines de cumin – ¼ de cuil. à café de fleur de sel – ¼ de cuil. à café poivre en grain – de l'huile d'olive

Pour la sauce :

2 cuil. à soupe de jus de citron – 1 gousse d'ail – 3 cuil. à soupe de tahini – ¼ de cuil. à café de cumin en poudre – 3 cuil. à soupe d'eau bien froide - Sel et poivre

Pour servir :

- 2 cives – ¼ d'oignon rouge – 4 tiges de coriandre – 2 tiges d'aneth

La cuisine :

Mettez dans une poêle chaude toutes les épices, le sel et le poivre pour le mélange et faites les toaster rapidement en les mélangeant sans arrêt. Mettez-les ensuite dans un mortier et écrasez-les au pilon.

Étalez les côtes sur une plaque, couvrez-les avec la moitié des épices. Retournez-les et saupoudrez le reste des épices. Mettez au frais au moins 1 heure et si possible jusqu'au lendemain.

Préparez la sauce. Mixez finement le jus de citron et la gousse d'ail. Ajoutez le tahini et le cumin, du sel et du poivre et mixez encore. Si possible toujours en faisant tourner le mixer, ajoutez l'eau peu à peu.

Émincez les cives et l'oignon. Effeuillez la coriandre et l'aneth, vous pouvez hacher grossièrement les herbes.

Arrosez les côtes avec un filet d'huile d'olive puis faites-les griller sur un gril bien chaud. L'été prochain vous pourrez les faire au BBQ.

Arrosez les côtes avec la sauce puis parsemez les cives, l'oignon et les herbes. Avec du riz c'est parfait !

Mais pourquoi, je retournerais bien dans Les pays de Loire... est-ce que tu racontes ça...

vendredi 29 mai 2015

Petit détour par où poussent des choses dans la terre et des vaches dans les prés… et p'tit pot fraises rhubarbe et graines de chia au menu…

J'ai depuis longtemps quelques convictions au sujet de ce qui pousse dans la terre et qui finit dans mon assiette, des convictions qui me font penser que si l'on respecte la terre où ça pousse, ça finit aussi par nous faire du bien à nous…
Et comme une chose en entraîne souvent une autre, je me dis aussi que ce respect ne serait rien s'il ne concernait pas aussi toutes ces femmes et ses hommes qui poussent aussi sur les terres qu'ils cultivent, parce que finalement ça serait pas mal que le bonheur soit vraiment dans le pré et pour tous…
Mais j'ai aussi mes contradictions, et même si souvent j'essaye d'être en accord avec mes convictions, j'ai mes faiblesses et mes failles ce qui fait que le joli composteur du fond du jardin attend encore d'être autre chose qu'un projet ou que mes courses ne sont pas toujours… pas toujours quoi !
Du coup c'est avec plein plein de questions que j'ai accepté d'aller y voir de plus près du coté de Blois et de rencontrer en compagnie de Greenpeace ces drôles de gens qui font pousser autrement toutes ces choses dans la terre ou d'autres choses qui ont quelques fois 2 ou 4 pattes.
Et c'est comme ça que nous avons passé une journée à rencontrer Margaux et Corentin, Anne et Gilles et d'autres, à les découvrir, eux et leurs exploitations, leurs envies et leurs projets… et tout un tas d'autres choses finalement assez inattendues pour moi.
Et si je ne devais retenir qu'une chose de cette journée, c'est que ces paysans-là sont têtus et obstinés, bien plus que moi d'ailleurs… Têtus et obstinés à mettre en accord leurs convictions avec leurs pratiques, têtus et obstinés à chercher une solution à chaque question que pose la pousse d'une fraise ou l'élevage d'un veau, la mise en vente d'un fromage frais ou la fabrication de pâtes, le passage d'une production plus industrielle à une plus respectueuse ou  bien d'autres choses… Têtus et obstinés donc, mais aussi et d'abord ouverts et accueillants...
Ces paysans cherchent donc sans arrêt, avec détermination et inventivité et ce qui est le plus réjouissant c'est que souvent, ils trouvent ! Mais ils ont aussi besoin d'aide, d'aide pour chercher encore et toujours ou pour développer leurs projets…
Si vous aussi vous avez les mêmes convictions qu'eux vous pouvez les aider en faisant avancer deux projets. Des projets pour mieux comprendre ou pour mettre en œuvre, une aide pour nous permettre, à nous aussi, de les accompagner…
Des diagnostics pour changer les pratiques
Les exemples de fermes qui s’inscrivent avec succès dans une démarche d’agriculture paysanne sont multiples. Elles illustrent la pertinence d’un système agricole qui associe équilibre économique et respect de l’environnement et des êtres humains. Elles prouvent ainsi chaque jour qu’une autre agriculture est possible et économiquement viable. Inspirés par ces exemples, des agriculteurs souhaitent aujourd’hui changer de modèle et adopter les principes que promeut l’agriculture paysanne. Afin de les accompagner efficacement, le réseau des ADEAR a créé un outil à destination de ces paysans prêts à avancer dans cette démarche : le diagnostic agriculture paysanne…
Et si vous voulez en savoir et peut-être aider cette démarche… Des diagnostics pour changer les pratiques
La maison des semences paysannes du Lot 
En agriculture, une semence est une graine sélectionnée pour être semée. Depuis des millénaires les paysans partagent et cultivent eux-mêmes ces semences, sélectionnées dans leurs propres champs.
Mieux placés que quiconque pour choisir des semences variées et adaptées à leur environnement, ils sont ainsi les garants d’une agriculture durable, propice au maintien de la biodiversité.
Pourtant l’industrie agroalimentaire impose des semences industrielles standardisées. Des semences gourmandes en pesticides et néfastes pour l’environnement, qui renforcent la dépendance économique des paysans, nuisent à notre souveraineté alimentaire, et altèrent considérablement la biodiversité ainsi que la qualité des produits que nous trouvons dans nos assiettes…
Et si vous voulez en savoir plus et peut-être aider cette démarche… La maison des semences paysannes du Lot 
En revenant de cette journée j'ai eu envie de cuisiner, peut-être un peu soulagé de savoir pour cette fois vraiment ce que j'allais mettre dans mes casseroles, des fraises attrapées par là-bas et de la rhubarbe attrapée chez un autre têtu de par chez moi… J'ai eu envie de cuisiner un petit dessert venu de chez Brandon un cuisinier que je ne saurais trop vous conseiller d'aller découvrir, lui et son blog Kitchen Konfidence.
P'tit pot fraises rhubarbe et graines de chia
Ingrédients :
Pour la crème de chia : 3càs de graines de chia –18 cl de lait d'amande – 6cl de crème liquide entière (si vous voulez vous pouvez remplacer la crème par du lait d'amande et ne mettre que du lait d'amande)- le zeste râpé très fin d'1 citron – 1càs de miel liquide
Pour la rhubarbe : 210g de rhubarbe épluchée et coupée en petits morceaux – 60g de cassonade
Pour les fraises : 1 vingtaine de fraises coupées en tout petits morceaux – 2càs de jus de citron – 2càs de cassonade
Commencez par la crème de chia. Versez dans un bol les graines, le lait d'amande, la crème, le zeste de citron et le miel et mélangez bien le tout. Laissez reposer 5 minutes, remuez puis recommencez comme ça trois fois en remuant bien toutes les 5 minutes. Laissez ensuite reposer au moins une paire d'heures au frais (Brandon indique que vous pouvez laisser reposer jusqu'à 2 jours…).
Préparez ensuite la rhubarbe. Mettez la rhubarbe dans une casserole (si la peau que vous aurez enlevée est bien rouge mettez les pluches dans la casserole la couleur sera plus jolie) et ajoutez la cassonade et 9cl d'eau. Portez à ébullition à feu assez vif, baissez et laissez blobloter 5 minutes. La rhubarbe doit être bien cuite mais pas complètement en compote.
Laissez refroidir.
Quand la crème de chia est prête préparez les fraises. Mettez les fraises, le citron et la cassonade dans un petit saladier et remuez le tout puis laissez confire 5 minutes.
Vous pouvez maintenant monter vos p'tits pots, d'abord la rhubarbe, puis la crème de chia que vous aurez " cassée " en la fouettant rapidement, puis les fraises. Un peu de zeste par dessus et quelques graines et à vous de déguster !

Mais pourquoi, bon alors s'en est où cette histoire de compost… est-ce que je vous raconte ça…