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mardi 8 septembre 2020

Spaetzles à ma manière... Parce que je n'ai jamais rien contre un p'tit tour en Alsace...

Je précise, quand il s'agit d'une recette traditionnelle, que je la fais à ma manière juste pour m'éviter les foudres de certains qui dès que l'on touche à la recette, la seule la vraie, pour peu qu'il puisse vraiment y en avoir une... certains donc qui se mettent à virer au cramoisi et me proposent de passer une soirée sur un bûcher parce que j'ai ajouté telle ou telle chose qu'il ne faut surtout surtout pas... ajouter justement !
Sauf que pour moi la cuisine reste un jeu, et quand on joue ce qui m'amuse certaines fois c'est justement de ne pas forcément respecter les règles... Du coup, comme pingouin à la broche ça me tente moyen moyen comme fin, je préviens avant qu'un orage de vaches néphrétiques ne s'abatte sur moi, que c'est juste une p'tite recette à moi, et rien d'autre, et rien de grave, d'autant plus que personne n'est obligé de... la cuisiner !
Rien de grave donc, de toute manière, ça me permet juste d'aller me mettre dans ma chaise longue avec mon plat à la main sans sentir comme une gène dans le dos. Donc cette fois encore ce sont des spaetzles à ma manière que je vais vous proposer. Ça tombe bien, puisque j'ai craqué pour un rabot à spaetzles d'où je regarde tomber les gouttes de pâtes avec passion !
Et si vous n'avez pas de rabot passez donc voir chez Adeline sur son savoureux blog, la cuisine d'Adeline, elle vous montrera comment s'en passer et les réaliser avec une simple passoire à gros trou ! C'est par là : les spaetzles d'Adeline...
Spaetzles à ma manière...
Ingrédients :
Pour les spaetzles : 300g de farine - 2 œufs - environ 10cl d'eau - 1/2 càc de sel - 20g de beurre
Pour les oignons : 3 beaux oignons - 20g de beurre - 10cl d'eau - 1càc de fond de volaille (facultatif) - 1 càc de sauce soja - 4 tiges de thym ou de marjolaine effeuillées - sel et poivre
Commencez en vous occupant des oignons ça vous laissera le temps pour les spaetzles.
Épluchez-les, coupez-les en deux puis en tranches d'environ 1/2 cm. Faites chauffer le beurre dans une petite poêle puis faites-les cuire avec un peu de sel et de poivre à feu tout doux. Et vraiment tout doux pour qu'ils deviennent translucides sans colorer, ça demande un peu de temps...
Pendant que les oignons cuisent doucement, faites chauffer une grande casserole d'eau salée.
Mélangez dans un saladier la farine, les œufs, l'eau et le sel et fouettez le tout jusqu'à obtenir une jolie pâte ni trop liquide, ni trop peu... vous verrez quand elle passera dans les trous, trop ça coule trop vite, pas assez, eh ben ça coule pas...
Quand les oignons sont translucides, ajoutez l'eau, le fond de volaille, la sauce soja, le thym et laissez sur le feu jusqu'à ce que tout ça épaississe, ça va aller assez vite.
Passez alors aux spaetzles. Mettez une louche de pâte dans le rabot ou dans une passoire à gros trous comme Adeline, et laissez couler la pâte à petites gouttes dans l'eau à peine frémissante. Je crois que je pourrais regarder ça pendant des heures... mais vous n'êtes pas obligé !
En tout cas quand la louchée de pâte est tombée dans la casserole attendez que les gouttes remontent, ramassez-les avec une écumoire et mettez-les dans un saladier d'eau froide. Recommencez autant de fois que nécessaire.
Égouttez bien les spaetzles, faites chauffer les 20g de beurre dans une grande poêle et faites rapidement colorer. Ajoutez les oignons et laissez une paire de minutes en remuant.
Vous pouvez servir en parsemant un peu de persil haché, ou pas, et éventuellement du thym ou de la marjolaine selon ce que vous avez utilisé.
Pendant ce temps moi je retourne regarder les gouttes qui tombent...
Mais pourquoi, finalement c'est comme la pluie ça finit toujours... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 25 février 2017

Feu Vif et mes pâtes à la carbonara... Parce que le plus simple des plats peut aussi révéler quelques découvertes !

Il y a fort fort longtemps les livres des chefs étaient déjà quelquefois très beaux mais souvent très difficiles à utiliser dans une cuisine de tous les jours. Cette cuisine-là était en effet souvent trop compliquée, des fois mal expliquée et réalisée avec des ingrédients alors introuvables ou au prix d'un ou deux reins... Mais depuis, peut-être poussé par une jeune garde de chefs avec un autre état d'esprit, les choses ont bien changé et bien des recettes de chefs sont maintenant toujours aussi savoureuses mais bien bien mieux expliquées et surtout beaucoup beaucoup plus accessibles !
Du coup en voyant arriver le numéro 2 de Feu Vif, le nouveau mook de Lavazza paru chez Hachette Cuisine très judicieusement sous-titré La gastronomie inspirée et particulièrement dédié à la cuisine des chefs, pas que mais surtout, j'ai commencé à le feuilleter avec l'espoir de voir mon appétit grandir, grandir, grandir...
Bon, comme sur la couverture trônait Denny Imbroisi, un chef qui me met régulièrement l'appétit au garde à vous et qu'en feuilletant la revue j'ai aussi retrouvé Thibaud Villanova, Florent Ladeyn et la table du Café Pinson, je savais que je ne prenais pas grands risques.
Et en lisant la revue plus précisément, je me suis dit que forcément certaines recettes risquaient de me faire me lever tôt matin et coucher tard le soir pour avoir une chance de les mettre sur ma table, les pâtisseries Yannick Tranchant sont belles belles mais... enfin pour l'instant je vais me contenter de les admirer... Mais que bien d'autres réalisations, sans manquer d'originalité ni de saveurs, sont à la portée de bien des cuisiniers.
Et en feuilletant encore les pages et en avoir cornés plus d'une, je me suis arrêté sur une recette de carbonara, la carbo'tradi de Denny Imbroisi, en remarquant que ce qu'on croit savoir faire des fois... une recette que j'ai à peine mis à ma sauce...
Mes pâtes à la carbonara
Ingrédients
Pour les pâtes : 300g de farine du type 45 – 3 gros œufs – 3càc d'huile d'olive
Pour la carbonara : 8 jaunes d’œufs et 1 œuf entier – 90g de pecorino râpé – 120g de guanciale taillé en très fins copeaux (cette charcuterie italienne est issue des joues ou des bajoues du cochon et est particulièrement savoureuse et surtout est l'incontournable accompagnement des pâtes à la carbonara. Si vous voulez tout savoir sur elle je ne saurais trop vous conseiller l'article qu'Edda lui a consacré là : Guanciale) – sel et poivre
Commencez en réalisant les pâtes. Personnellement j'ai commencé par 100g de farine avant de me rendre compte que c'était bien peu pour nourrir ma tribu et donc de recommencer ensuite avec 200g de plus... Du coup tous mes visuels ont été faits avec 100g farine 1 œuf et 1càc d'huile mais ça ne change que la quantité finale de pâtes...
Versez votre farine sur une table, faites un puits au milieu de la farine et déposez-y les œufs et l'huile. Mélangez d'abord avec une fourchette puis terminez à la main. La pâte ne doit pas coller, sinon rajoutez un peu de farine, ni trop sèche sinon ajoutez un soupçon d'eau, mais vraiment un soupçon ! Il est par contre possible que la pâte au final ne soit pas totalement lisse, si ce n'est pas trop ce n'est pas grave ça va s'arranger après.
Mettez la pâte sur une assiette, couvrez-la d'un torchon et au frais une vingtaine de minutes.
Étalez alors la pâte au rouleau sur une table bien farinée. Normalement Denny Imbrosini dans sa recette étale la pâte seulement au rouleau, personnellement au bout d'un moment voyant que ma pâte... résistait et que je commençais à faiblir, j'ai sorti mon laminoir à pâtes et j'ai fini ma pâte en la passant plusieurs fois dans la machine. N'hésitez pas, si vous utilisez un laminoir vous aussi, à repasser la pâte plusieurs fois en la repliant, cassante au début ça va s'arranger au fil des passages et au 4 ou 5e c'était parfait pour moi. En plus en passant et repassant vous allez petit à petit aussi baisser l'épaisseur de la pâte pour finir bien fin.
Vous séparez donc la pâte obtenue en plusieurs larges bandes et vous les passez plusieurs fois dans le laminoir jusqu'à avoir de jolies bandes fines et régulières. Sur la photo la bande en est à son avant-dernier passage.
Ensuite vous pouvez par contre couper les pâtes au couteau, ça va plus vite. Farinez les bandes puis roulez-les et terminez en les coupant en tranches d'un bon ½ cm. Dépliez les pâtes et mettez-les en paquet, puis saupoudrez de farine et secouez un peu. Faites comme ça pour toute la pâte à... pâtes...
Fouettez alors dans un saladier 4 jaunes d'œufs et l’œuf entier, fouettez en insistant bien ! Ajoutez le 2/3 du fromage, poivrez avec générosité et mélangez.

Faites cuire les pâtes dans une grande casserole d'eau salée bouillante, ça va assez vite, 4 à 5 minutes.
Egouttez les pâtes, très rapidement ! Et gardez un peu d'eau de cuisson.
Mettez alors les pâtes dans la sauce et mélangez bien bien ! Si la sauce qui enrobe les pâtes vous semble un peu trop épaisse ajoutez 1 ou 2 càs d'eau de cuisson puis remélangez.
Servez cette merveille dans les assiettes et terminez en déposant les copeaux de guanciale, le fromage restant et un jaune d’œuf sur chaque assiette de pâtes, vous pouvez repoivrer... et surtout surtout n'attendez pas !
Mais pourquoi, et dire que j'ai failli ne même pas y goûter ! est-ce que je vous raconte ça...