Affichage des articles dont le libellé est navet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est navet. Afficher tous les articles

samedi 29 octobre 2016

L'AMAP et moi... Ma soupe qui ne jette rien aux pommes de terre radis et fanes !

J'ai toujours eu du mal à cuisiner spontanément, je suis plutôt un tracassé de la recette qui doit réfléchir, réfléchir, ré... avant de se lancer dans la moindre petite préparation. 
La cuisine du fond de frigo que l'on prépare en prenant deux trucs et un machin au vol, à l'inspiration, comme certains arrivent à faire, moi ce n'est pas vraiment ça... Je peux rester figé devant mon frigo tel un pingouin devant préparer ses prochaines vacances avec une seule carte du Sahara et être seulement réveillé par le stalactite qui commence à se former au bout de mon nez et par l'eau qui coule sur mes pieds depuis le pauvre frigo qui atteint alors une température tropicale.
Tout ça pour dire que le principe même de l'AMAP, des jolies paniers remplis de... on ne sait pas trop quoi à l'avance, me glace la cuisine un peu d’effroi.
Du coup, même si le principe d'accompagner un agriculteur dans la durée, un agriculteur responsable de ses cultures, me semblait être une excellente idée pour manger mieux dans tous les sens du terme. Donc même si sur le principe... dans la réalité, je reculais, reculais, re... devant l'obstacle du défi à ma spontanéité.
Et puis voilà que l'autre jour, une amie m'annonce sans prévenir, tiens la semaine prochaine j'ai un panier de trop d'l'AMAP, je passerai te le déposer... et hop elle s'en tourne le talon. Et moi je reste là sans même avoir eu le temps de ramasser mon bec qui était tombé par terre, ni de caqueter quelques excuses très scolaires du genre que je devais justement enterrer ma grand-mère maternelle et celle paternelle réunies, celles qui vivaient ensemble en Laponie depuis peu... juste la semaine prochaine !
Et il y a quelques jours je me retrouvais donc avec mon panier très très garni et à préparer ce matin une jolie soupe avec ce qu'il y avait dedans, une soupe aux pommes de terre, aux fanes et au radis blanc... parce que manger mieux c'est aussi jeter moins !
Ma soupe qui ne jette rien aux pommes de terre radis et fanes !
Ingrédients : 1 belle pomme de terre à soupe – 1 petit radis blanc d'environ le même poids de la pomme de terre (ou un morceau si vous avez le radis prétentieux) – les fanes d'une botte de radis roses et d'une botte de navets (ou deux d'un seul des deux) – 50cl de bouillon de légumes bio - 1càs d'huile d'olive – du jus de citron vert - sel et poivre
Pelez et coupez petits en morceaux la pomme de terre, la peau des pommes de terre à soupe c'est un peu dure, donc direction le compost. Lavez le radis, lui pas la peine de le peler puis coupez-le aussi en petits morceaux.
Versez l'huile dans une casserole et faites-y revenir la pomme de terre et le radis blanc pendant trois minutes en remuant souvent sinon ça va coller grave.
Versez le bouillon, salez et poivrez et faites cuire à petits bouillons de quinze à vingt minutes en remuant souvent. Ajoutez alors les fanes remuez, ajoutez un peu de bouillon si nécessaire et faites cuire trois minutes, pas la peine de faire plus.
Mixez, servez et terminez si vous voulez en déposant sur vos soupes quelques petites fanes, quelques tranches de radis ou quelques demi-tranches de radis blanc bien fines, un filet d'huile d'olive et un trait de citron vert.
Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec une betterave, du fenouil, des échalotes, des... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 13 octobre 2010

Roquefort et petits navets en salade croquante au menu… parce que le Roquefort, je n'ai jamais su y résister !

J'ai toujours essayé d'expliquer le Roquefort à ma mère, j'ai toujours essayé de lui faire comprendre le pourquoi et le comment de ce drôle de fromage et de ma passion pour ce fort en caractère.
Le problème c'est qu'expliquer comment du lait de brebis peut devenir cette merveille au teint clair veiné de bleu à quelqu'un qui ne s'est jamais aventuré en dehors des pâtes cuites… et bien des fois je me dis que ça aurait été plus facile d'aller élever des néfliers gambadeurs dans le sud saharien ! Et pourtant j'ai essayé…
J'ai essayé de lui raconter la légende de ce berger trop occupé à courir le jupon qui oublia son pain de seigle pas loin de son fromage, et comment grâce à cet oubli était né le Roquefort… enfin d'après les légendes… j'ai essayé… Mais ma mère a vite, elle aussi, oublié le fromage et le pain et elle, qui avait passé la moitié de sa vie devant sa télévision à l'heure des soaps, n'a eu de questions que concernant les amours du berger…
J'ai aussi essayé de l'entraîner, l'imagination en éveil, à travers ces grottes au creux de la terre, en suivant leurs fleurines, ces longues failles naturelles dans la roche par lesquels l'air passe et circule… Toutes ces choses qui créent cet environnement unique et sans lesquelles le Roquefort... Mais j'ai vite compris que mes histoires sans personnages…
Alors, à la fin, usé, j'ai renoncé à lui expliquer le Roquefort, j'ai juste continué à le renifler avec envie et à le dévorer les babines retournées de plaisir… et puis à force de me voir faire doucement elle s'y est mise aussi, et finalement sans jamais savoir le pourquoi et le comment elle aussi s'est prise au jeu, et même sans avoir ma passion pour le Roquefort nous l'avons alors partagé quelques fois...
Roquefort et petits navets en salade croquante
Ingrédients : 100g de Roquefort – 4càs de lentilles - 1botte de navets nouveaux – 4 ou 5 oignons nouveaux – 3 ou 4càs de noisettes – 1 petite poignée de germes de betterave (ou d'autres germes) – 10g de beurre - huile d'olive et vinaigre de Xeres – sel et poivre
Commencez en faisant cuire les lentilles selon les indications de l'emballage, puis passez-les sous l'eau et égouttez-les bien.
Coupez les navets et les oignons en deux.
Mettez les navets dans une casserole, couvrez d'eau à hauteur, ajoutez le beurre, salez et poivrez.
Portez à ébullition à feu moyen et laissez sur le feu jusqu'à ce que les navets soient à point.
Retirez alors les navets de la casserole et mettez-y les oignons pour les faire cuire rapidement.
Passez les légumes sous l'eau et égouttez-les bien.
Emiettez le Roquefort. Coupez les noisettes en tranches.
Mélangez tous les ingrédients dans une assiette et assaisonnez avec l'huile d'olive et le vinaigre de Xeres, salez et poivrez et mangez sans attendre.
Si vous aimez le Roquefort comme moi les Fromageries Occitanes produisent La Pastourelle un Roquefort produit par une coopérative de producteurs de lait, eux-mêmes propriétaires de leur cave d’affinage, un Roquefort à découvrir.
Article sponsorisé par 750 grammes

Mais pourquoi, et dire que j'ai aussi essayé de lui expliquer les récuitouilles à la cagolle… est-ce que je vous raconte ça…