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samedi 22 janvier 2011

Mon Irlande et petit carré d'agneau comme l'Irlande entre vert et vallons… une bien drôle de recette…

Depuis quelques temps déjà je rêve d'Irlande…
Et pourtant avant d'aller par là-bas pour moi l'Irlande se résumait à quelques vieux souvenirs de gros titres dans les journaux. Des titres que je ne comprenais pas toujours à l'époque, il faut dire que j'avais alors encore la culotte bien courte. Ca parlait de Londonderry et de Belfast, de bruit et de combats… Ca se résumait aussi à un drôle d'accent que je croisais de temps en temps dans les pubs du côté de Carnaby street où je me suis longtemps arrondi les coudes. Un drôle d'accent pour moi qui avait pris l'habitude de l'anglais des cockneys londoniens, un drôle d'accent et de drôles de danses… ça se résumait à peu de choses finalement l'Irlande…
Et puis un jour j'ai fini par me retrouver par là-bas.
J'ai toujours eu l'affection géographique. Quand je parle de Barcelone j'ai quelques nuits dans le barrio chino qui me mettent l'œil en émoi, et au bout d'un moment j'ai toujours deux doigts qui se tendent vers le plein sud et je commence à répéter sans fin, maiiisooonn ! maiiisooonn !!! Je m'attache comme une huître amoureuse dès qu'un lieu me chavire l'amour géographique.
Les uns m'attrapent comme un coup de fouet, ils me deviennent immédiatement indispensables, dès que j'ai mis un pied à Londres j'ai su que je mettrai longtemps avant de réussir à me décoller de la ville des brouillards, alors que d'autres m'attrapent doucement en se révélant peu à peu…
L'Irlande, elle, m'a attrapé un peu comme l'avait fait les Asturies sans rien dire et presque sans que je m'en rende compte.
Il faut dire que ce foutu pays vous attrape l'affection un peu comme ces couvertures qui viennent s'enrouler autour de vous alors que le froid commence à vous transpercer, juste quand vous sentez que vous allez vous raidir, elle vous réchauffe le corps et vous ronronnez de l'intérieur. J'ai découvert en Irlande la même chaleur réconfortante…
Et c'est comme ça que petit à petit, de rencontres en sourires, d'éleveur en cuisinier, de pub en table généreuse… je me suis attrapé la chaleureuse Irlande en affection. Et curieusement depuis quand je lance maiiisooonn ! maiiisooonn !!! Mes deux doigts se tendent vers…le nord ouest.
Comme je ne suis pas sûr de la retrouver aussi vite que je voudrais, j'ai ressorti du congélateur un petit carré de côtes d'agneau du Connémara, une petite merveille de tendreté et de goût que j'ai emmené dans une petite balade… une balade irlandaise bien sûr.
Petit agneau comme l'Irlande entre vert et vallons…
Ingrédients : 1 carré d'agneau du Connémara de 7 ou 8 côtes – 20g de beurre – un beau bouquet de thym et de romarin mélangé – 1 gousse d'ail – sel et poivre
Ecrasez la gousse d'ail avec le plat d'un couteau. Taillez en bouquets le thym et le romarin, n'hésitez pas sur la quantité.
Mettez le beurre dans une cocotte à feu moyen, puis ajoutez l'ail et les herbes, remuez bien le tout pendant 2 minutes. Posez ensuite la viande dans le beurre et faite- la bien dorer de tous les côtés.
Le temps de cuisson dépend alors largement de votre goût, personnellement comme j'aime la viande bleue c'est très rapide. Mais vous pouvez aussi choisir une cuisson beaucoup plus à cœur, dans ce cas couvrez et laissez cuire 4 ou 5 minutes de plus. Faites aussi attention à ne pas laisser brûler les herbes et n'hésitez pas à le retirer si elles commencent à noircir.
Enveloppez ensuite votre viande dans une feuille d'aluminium et laissez-la reposer 5 minutes avant de la déguster.
Pour la croûte au vert : 2càs de miel – 4càs de chapelure pas trop fine (de la mie de baguette bien dure passée à la râpe à gros trous c'est bien) – 4càs d'herbes mélangées (du persil, du cerfeuil, de la menthe, du thym et du romarin en ce qui me concerne) – 1càs de pignons légèrement grillés – ¼ càc de zeste de citron très finement râpé – sel et poivre
Versez toutes les herbes dans un mixer et hachez le tout assez finement. Ajoutez les pignons et les zestes et redonner quelques tours de mixer.
Ajoutez enfin la chapelure et faites tourner le mixer une dernière fois.
Quand la viande a reposé, enlevez le papier d'aluminium et badigeonnez-la bien au pinceau avec le miel.
Etalez la chapelure aux herbes et posez la viande dessus, appuyez bien et recommencez autant de fois que nécessaire pour paner toute la viande.
Pour le Yorkshire pudding : 60g de farine – 3 œufs – 12cl de lait – quelques feuilles de romarin et de thym très très finement hachées – de la Worcestershire sauce – de l'huile de tournesol – sel et poivre
Versez une bonne cuillère à soupe d'huile dans un plat à gratin et badigeonne- le avec et faites chauffer le plat dans four préchauffé à 180°.
Pendant que le plat chauffe mélangez la farine, les œufs et le lait et battez le tout. Ajoutez les herbes et quelques traits de Worcestershire sauce, salez et poivrez et versez d'un coup cette pâte dans le plat.
Enfournez pendant une vingtaine de minutes en surveillant la cuisson.
Coupez la viande en tranches et le Yokshire pudding en morceaux, saupoudrez le tout d'un peu de panure, de quelques feuilles de menthe. Proposez en même temps de la moutarde anglaise et si vous avez le courage d'une jolie sauce gravy.

Merci aux gens de Bord Bia, ces passeurs de la passion Irlandaise, à Bernadette et Noreen et toute leur bande de m'avoir fait découvrir l'Irlande et ce petit agneau du Connémara.

Mais pourquoi, et maintenant whoooooopie ! whoooooopie !!! whopie ??? est-ce que je vous raconte ça…

samedi 26 juin 2010

Quand l’Irlande m’a pris… elle m’a pris ! Petit whisky tranquille les yeux dans l’Irlande…

Je reviens juste, grâce à Bord bia et 750g, d’un drôle de pays qui ressemble parfois à son grand voisin, celui dont on ne dit pas le nom là-bas parce que… mais surtout d’un pays qui possède une sacrée personnalité. L’Irlande est rude parfois parce qu’elle a été malmenée par le passé, et elle l’est aujourd’hui de nouveau. Mais elle est d’abord attachante, parce qu’elle ressemble à ce passant qui s’est arrêté sans autre raison que de partager avec des français de passage qui photographiaient des portes… Les plus belles ne sont pas là, nous a-t-il dit avant de nous accompagner et il avait raison…
Sans raisons les irlandais sont accueillants et ils savent donner envie de ce drôle de pays où l’herbe est verte, très verte… peut-être parce qu’il pleut souvent, ou peut-être juste parce que même l’herbe se plait en Irlande autant que je m’y suis plu.
Et avant de penser à raconter tous les moments passés, là-bas je me suis juste posé comme souvent devant chez moi, sur mes marches, j’ai laissé aller ma mémoire et je me suis vite retrouvé les yeux en Irlande. Et comme souvent aussi j’avais un verre à la main et curieusement c’était un whiskey… Irlandais.
Quand je pars le verre à la main, j’entends souvent dans mon dos, Chouchou tu m’en fais un… là je sais qu’elle attend un de ces cocktails préféré le Mint’in the Sky !
Mint’in the Sky
Ingrédients : 1 petit bouquet de menthe – 1càs de sucre roux par verre – du whiskey – de l’eau gazeuse et des glaçons
Effeuillez une douzaine de belles feuilles de menthe. Mettez-les dans un verre et ajoutez le sucre. Ecrasez alors les feuilles avec le sucre au pilon, de manière à bien parfumer le sucre. N’hésitez pas trop sinon vous risquez de vous retrouvez avec une purée de feuilles.
Versez du whisky à votre goût, mélangez bien, ajoutez les glaçons puis finissez en ajoutant un peu d’eau gazeuse. Décorez de quelques branches de menthe. Buvez sans attendre.
Produit offert
A suivre…
Et si vous voulez avoir une chance de partir découvrir l’Irlande et un whiskey typiquement Irlandais, vous pouvez participer au concours lancé par la distillerie irlandaise Old Bushmills. Pour cela inscrivez-vous vite avant le 30 juin 2010 sur www.facebook.com/bushmills1608 et expliquez en 1608 caractères en quoi vous êtes le meilleur ambassadeur Bushmills. Peut-être serez-vous le lauréat français qui affrontera les 25, 26 et 27 août, lors du Buschcalp, les finalistes de chaque pays en relevant le Master's Challenge. Le vainqueur aura la chance de vivre 30 jours aux côtés de Colum Egan, d'apprendre ainsi les secrets de fabrication d'un bon whiskey, de découvrir les trésors de l'Irlande du Nord et de créer en édition très limitée son propre whiskey Bushmills.
Moi en tout cas je suis déjà inscrit…


Mais pourquoi, en Irlande il y a des pubs… des pubs… et encore des pubs… est-ce que je vous raconte ça…