dimanche 30 avril 2006

T'es où mon Kiki, viens là… petit, petit, petit, tu vas voir si je t'attrape !!! le KKVKVK 8, le retour !

Ce sont les cris, monsieur l'agent, qui m'ont alerté… quand ça a commencé ? Je crois que c'est vers la fin de matinée, j'ai pas fait très attention, on a l'habitude depuis qu'il habite là, monsieur l'agent, on est habitué… si vous saviez un jour je l'ai retrouvé dans son jardin en train de creuser à grands coups de pioche, quand je me suis approché je me suis rendu compte qu'il répétait sans arrêt, ha vous voulez pas cuire ! ha vous voulez pas cuire ! ha… et il piochait et il piochait, il était en train d'enterrer un cassoulet, oui un cassoulet… plus tard j'ai su qu'il ne trouvait pas les haricots assez tendres au bout de six heures de cuisson !!! des fois je me demande comment il fait…
Et puis faut voir ce qui vole par ici… non, pas les oiseaux, les plats qu'il trouve loupés, hop par la fenêtre, crème caramel vole, hachis parmentier vole ! en plus au début y jetait que la nourriture, maintenant la vaisselle arrive avec ! Un jour on verra passer le four ou la cuisinière ! C'est après les cris que j'ai entendu un grand bruit, vu les traces par terre c'est à ce moment-là qu'il a dû glisser dans un tas de pâte pour la première fois, c'est à partir de là que j'ai entendu qu'il riait, mais d'un rire… heu un peu bizarre quoi !
Et puis ce drôle de bruit a commencé, un peu comme à la cantine quand une louchée de purée tombe dans une assiette… Au bout d'un moment je suis venu voir, j'étais inquiet, quand je suis entré je l'ai retrouvé comme ça, à moitié nu, couvert de pâte se jetant contre les murs, j'vais t'étaler qu'il criait, j'vais t'étaler… voilà toute l'histoire monsieur l'agent… ce qu'il préparait ? oui je sais il me l'a dit hier soir, une Linzertorte… je sais pas ce que c'est cette Linzertorte, mais c'est ce qui a achevé de le rendre fou…
Ça a donc commencé à cause du KKVKVK, le jeu que l'on doit à Manue, c'est simple quelqu'un donne une recette et tout ceux qui veulent s'y collent… après on regarde tout, on vote et celui qui a le plus de votes… ben il a le droit de choisir la recette suivante et tous ceux qui veulent s'y collent… et la dernière qui a choisi c'est Aude après nous avoir fait baver devant sont millefeuille en sablé et elle a choisit la Linzetorte… et ceux qui ont voulu s'y sont collé… et je m'y suis collé et collé c'est l'mot ! J'ai choisi d'utiliser, et de modifier, une recette extraite des "gâteaux de mamie" d'Amandine chez Marabout.
L'infernale Linzertorte

Ingrédients : 125g de beurre salé mou coupé en cube et un peu pour le moule - 125g de sucre – 125 de poudre d'amande - ¼ de zeste de citron râpé – ½ càc de cannelle en poudre – ½ de cacao en poudre -145g de farine – 200g de confiture de framboise (ou de toute autre confiture à votre goût) – un jaune d'œuf mélangé avec un càs d'eau
Dans un saladier, mettez l'œuf, le beurre et le sucre, mélangez du bout des doigts (c'est gluant on aime !) jusqu'à obtenir un mélange assez homogène. Ajoutez la poudre d'amande, le citron, la cannelle et le cacao, remélangez. Versez ensuite la farine et travaillez la pâte rapidement, elle reste très très collante, c'est normal. Versez la pâte sur un film alimentaire, faites une boule et mettez au frigo pendant 2 heures. Séparez la pâte en deux, d'un côté deux tiers pour le fond, de l'autre… un tiers pour les bandes. Prenez la pâte pour le fond et mettez-la sur une grande feuille de film alimentaire, étalez-la au rouleau fariné, attention ça colle, ça se déchire, c'est un vrai bonheur. Quand vous l'aurez étalée selon la forme de votre moule, faite la glisser dans une grande assiette plate et hop au frigo. Faites de même avec la pâte pour les bandes en l'étalant cette fois en forme de rectangle aussi grand que possible mais en gardant une épaisseur de pâte de 3 à 5mn, mettez aussi au frais. Attendez une trentaine de minutes, le temps de prendre une tisane, le plus dur est à venir. Beurrez votre moule, prenez la pâte pour le fond et retournez rapidement, et tapissez du mieux possible le moule, découpez tout ce qui dépasse. Versez la confiture, étalez-la bien. Prenez la deuxième pâte, celle que vous avez étalée en rectangle, coupez des bandes d'environ 1cm. Avec délicatesse, mais rapidité, plus la pâte se réchauffe plus elle devient cassante ! mettez les bandes en place, dans un sens puis croisez. Badigeonnez les croisillons avec le jaune d'œuf, mettez au four préchauffé à 180° pendant 30mn. Après vous pouvez donner un petit coup de grill si vous voulez et surtout criez : YEEEEEESSSSSSSS!!! Vous l'avez bien mérité !

Mais pourquoi, tiens y'a de la pâte même au plafond, est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: Dès la semaine prochaine je retourne dans ma bibliothèque, j'ai encore des questions auxquelles je n'ai pas répondu.

jeudi 27 avril 2006

Voyage au pays de l'étrange beurre en boîte ! Les livres de cuisine 2e épisode…

La première fois que nous avons poussé la porte d'une épicerie indienne avec Marie, nous avons senti aux regards qui se posaient sur nous, que nous devions ressembler à deux poules venant de tomber sur le théorème de Pythagore ! C'était notre première épicerie " exotique ", c'était aussi bien avant notre installation dans le 13e arrondissement… nous arrivions, tel Livingstone, prêts à l'aventure et l'aventure était au rendez-vous !
Le problème de ce type d'épicerie c'est qu'il y en a partout, du sol au plafond, imaginez Tang frères dix fois plus petit mais avec cinq fois plus de choses, et on a beau chercher du même sol au même plafond on ne trouve rien de ce qu'on cherche, forcément rien ne ressemble à ce qu'on attendait ! On s'est donc raccroché à ce que l'on pouvait, en l'occurrence à notre liste… donc il nous faut du beurre ou plutôt beurre clarifié appelé aussi ghee, on avait recopié sur le livre… sous les regards mi-inquiets mi-compatissants des vendeurs nous avons inspecté les rayons froids et pas d'beurre, pas d'ghee… au bout d'un moment, terriblement long, on demande… heu le ghee ? et là on nous montre des boîtes sur le haut d'une étagère… vous vous souvenez du Père Noël est une ordure??? Et bien c'est la seule chose que j'ai su répondre, " C'est cela oui, c'est cela… " et je me suis lancé dans une tentative d'explication genre l'explorateur qui essaye de se faire comprendre par l'indigène, sur la manière dont on clarifie le beurre pour obtenir le ghee, en espérant que du coup mon vendeur comprenne ma demande… il a écouté, le vendeur, jusqu'à la fin, ou plutôt jusqu'au moment où j'ai senti qu'on me tirait par le coude, Marie essayait de me montrer… sur l'étrange boîte verte et dorée… qu'il y avait écrit… Butter Ghee !!! Je ne le jurerais pas mais quand je me suis retourné vers le vendeur en arborant mon sourire type " ce qu'on doit être bien six pieds sous terre", j'ai cru lire dans son œil qu'un sourire s'y était aussi allumé, un sourire un tantinet ironique… après, après on a tout demandé de la liste, une chose après l'autre, et lui du doigt il nous a tout montré, on n'a plus rien dit, on s'est contenté d'apprendre !
2 : Quel livre aimeriez-vous partager avec d'autres amateurs éclairés ?
Autant en souvenir de ces premiers moments que parce que je pense que cette cuisine mérite vraiment d'être découverte c'est ce livre, la Cuisine indienne de M. Pandya chez Gründ (hélas épuisé) que j'aimerai partager et faire découvrir avec un autre amateur de cuisine !
Plateau télé à la mode Bollywood
Riz pilaf plein d'épices
Ingrédients : 250g de riz indien (basmati ou autre) – 50g de ghee (beurre clarifié, on peut le faire à partir du beurre) – 1 oignon émincé – 3 feuilles de laurier – 4 clous de girofle – 6 grains de poivre – 1 bâton de cannelle – 5 graines de cardamome verte (sur la recette c'est 1 de cardamome noire mais comme je me suis trompé…) – ½ càc de curcuma – 2 tomates pelées coupées en rondelles – ½ càc de sel – 60cl d'eau – 1 pincée de filaments de safran infusés dans une càs d'eau tiède – 10g de beurre
Lavez le riz et faites le trempez un vingtaine de min. Dans une cocote faites chauffer le ghee à bon feu puis mettez-y la moitié de l'oignon, le laurier, les clous de girofle, le poivre, la cannelle et la cardamome. Continuez jusqu'à ce que les oignons commencent à se colorer. Ajoutez alors le riz égoutté, le curcuma et la tomate, remuez puis ajoutez le sel, remuez encore. Ajoutez l'eau et portez à ébullition, baissez alors le feu et laissez cuire une quinzaine de minutes. Le riz doit être tendre et le liquide absorbé. Pendant ce temps, faites revenir l'oignon restant dans le beurre. Quand le riz est cuit ajoutez le safran et l'oignon et servez !
Porc mariné à l'indienne
Ingrédients : 500g de porc dans l'échine coupé en cube – 1 yaourt nature – ½ càc de vinaigre – ½ de sel – 2 càs de ghee – 1 chili rouge – 4 gousses d'ail – 1 càc de garam massala – ½ càc de gingembre râpé
Passez au mixer le chili, l'ail, le garam massala, le gingembre et 1 ou 2 càs de yaourt, jusqu'à obtenir une pâte épaisse. Versez cette pâte dans un saladier puis ajoutez le yaourt restant, le vinaigre et le sel. Piquez la viande avec une fourchette puis ajoutez-la dans le saladier. Laissez mariner au moins 4 heures. Enfilez ensuite les morceaux de viande sur des brochettes (c'est la partie amusante… ) puis passez-les sous le grill préchauffé à 250°, le temps que la viande commence à colorer sur toutes ses faces (on peut réaliser cette partie au barbecue). Lorsque la viande est presque cuite, faites chauffer le ghee dans une grande poêle et mettez-y la viande enlevée des brochettes pour finir à point la cuisson. Servez de suite !
Pains frits
Ingrédients pour 6 petits pains : 250g de farine – 1 pincée de sel – 40g de ghee – Environ 10cl d'eau – de l'huile à friture
Dans un saladier mélangez la farine et le sel, ajoutez 30g de ghee en le mélangeant du bout des doigts comme pour un sablé, de manière à diluer le plus possible le ghee. Versez alors l'eau petit à petit jusqu'à obtenir une pâte ferme. Réservez ½ heure dans le saladier couvert. Découpez la pâte en 6 et faites des boules que vous allez étaler en forme de cercle d'une dizaine de cm. Enduisez les cercles de pâte avec le ghee. Dans une poêle à feu moyen mettez 1cm d'huile, quand elle est chaude déposez les ronds de pâtes un par un et laissez-les jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés (attention ça brûle très vite). Laissez égoutter sur du papier absorbant et saupoudrez éventuellement de graines de pavot ou autres. Mangez tout chaud.
Chutney frais à la tomate
Ingrédients : 2 tomates pelées coupées de dés – 4 oignons nouveaux émincés très finement – 1 càc de gingembre haché le plus finement possible – ¼ càc de sel – 1 pincée de poivre – 1 càc de feuilles de coriandre hachées – 1 càs de jus de citron vert – Normalement il y a aussi 1 chili vert émincée finement mais là j'avais envie de fraîcheur et seulement de fraîcheur donc je ne l'ai pas mis.
Mélangez tous les ingrédients… c'est tout !
Ensuite vous choisissez un bon film bollywoodien comme Bienvenue à Bollywood, Joue la comme Beckham ou Le gourou de ces dames et dégustez tout ça en pleine béatitude !

Mais pourquoi, l'aventure est même au coin de la rue, est-ce que je vous raconte ça…
P.S. : J'espère que tu laisseras une nouvelle chance à la cuisine indienne, Pascale ,-)

mardi 25 avril 2006

Je n'aime pas les livres de cuisine, aimer ce n'est pas le mot, je pense que je les adore !!!

Chez moi quand j'étais petit on ne lisait pas et on ne cuisinait pas non plus. On ne lisait pas déjà parce que ma mère ne savait pas, au fin fond de l'Espagne dans les années 30 certaines familles avaient d'autres préoccupations que d'envoyer les filles à l'école, du coup forcément les livres… ça n'a pas eu que des désavantages d'ailleurs, moi par exemple c'est comme ça appris la langue administrative très très tôt puisque j'étais celui qui pouvait écrire ! Je m'en souviens encore…
Mr le directeur…pour moi dès que c'était une administration il fallait mettre Mr le directeur et ma mère opinait ! je me permets de vous écrire… forcément comme ils sont importants, on les dérange… pour vous rappeler que nous avons sollicité une ligne téléphonique le dernier mois de Mai et nous sommes maintenant en Novembre… à l'époque c'était presque normal six mois d'attente pour recevoir le poste noir avec le cadran qui faisait tatatatatacccc… En plus quand on l'a eu on l'a surtout regardé parce qu'on connaissait pas grand monde qui l'avait… Donc je parlais administration, mais on lisait pas et on ne cuisinait pas plus même si on mangeait bien !
Ma mère a toujours pensé que la qualité d'un repas se résumait à la taille de la viande que l'on pouvait mettre dans l'assiette, quand elle allait chercher sa viande elle demandait " un grand bon morceau " de peur que le boucher en serve un de taille normale ! Du coup, on avait toujours des steaks à faire rêver une tribu de requins mais ils étaient aussi toujours grillés et servis avec les mêmes légumes, le terrible trio haricots/carottes/petits pois cuit à l'eau ! Pour faire ça forcément pas besoin de livre !

Tout ça explique que je n'ai découvert les livres de cuisine qu'une fois qu'on a été dans notre chez nous avec Marie. Par contre dès que j'ai mis le doigt dedans j'ai senti que le bras allait y passer, et il est passé !!!
Du coup quand Liza et Anne m'ont demandé de répondre au questionnaire lancé par Déborah, je me suis dit, celui-là il est pour moi, mais aussi comment je pourrais y répondre en une fois ! du coup je vais y répondre mais question par question avec quelques recettes !
1: Quel livre conseilleriez-vous à un(e) débutant(e)? La "Wells", Patricia Wells a été une des premières à peupler mes rayons et maintenant il y a trois de ses ouvrages qui s'y tiennent chaud, celui que je conseillerais à un débutant c'est son " les 200 meilleurs recettes de la cuisine de bistrot " chez J.C.Lattès. Chez moi c'est facile c'est le plus taché, un indicateur très fiable à la maison !!! Cet ouvrage est une vraie mine de classiques, céleri rémoulade, daube, estouffade, riz au lait et souvent avec un petit plus qui fait la particularité de ses recettes… de plus comme il est maintenant en poche il ne faut pas se gêner ! La preuve...
Lapin, herbes et olives vertes
Ingrédients : 1 beau lapin coupé en morceaux – 3càs d'huile d'olive - 2 oignons hachés grossièrement – 1càs rase de farine – 33cl de vin blanc sec – 4 tomates pelées épinées et concassées – 3 feuilles de laurier – 3 branchettes de thym, 3 de romarin et 3 tiges de persil – 100g d'olives vertes dénoyautées – Sel et poivre
Salez et poivrez le lapin, et faites le bien colorer avec l'huile d'olive dans une poêle à feu moyen (en plusieurs fois si nécessaire). Réservez alors le lapin et mettez l'oignon à la place, faites dorer pendant quelques minutes. Ajoutez alors la farine et remuez bien. Versez le vin peu à peu en remuant constamment. Remettez le lapin, mélangez, puis ajoutez les tomates, le laurier et les autres herbes. Couvrez et laissez cuire à petit feu pendant 30min. Ajoutez les olives et prolongez la cuisson jusqu'à ce que le lapin soit cuit à votre goût, moi j'ai ajouté un vingtaine de minutes. Après quand c'est encore tout chaud-bouillant versez sur des pâtes… enfin c'est une des possibilités !

Mais pourquoi vous m'avez parlé de livres de cuisine et est-ce que je vous raconte ça...
P.S.: Une précision le livre n'est pas illustré, donc aucune photo, je le précise parce que c'est important pour certains et certaines !

dimanche 23 avril 2006

Voyage en Tangzanie, en Tangonie, en Tangazonie… bref on a passé notre début de dimanche chez Tang !

Ce matin de bonne heure et de bonne humeur nous voilà sautant dans nos chaussettes tout impeccablement repassées, prêtes à accueillir nos pieds embaumant la menthe fraîche et le romarin… et oui chez nous les pieds ils font ça… le reste aussi enfilé, le déjeuner avalé, nous bondissions joyeux comme un teckel ayant un rendez-vous avec un saint-bernard vers notre petite auto ! Il faut vous dire que nous avions rendez-vous chez Tang… Enfin bon c'est comme ça que ça aurait pu se passer, vu le rendez-vous et la joie à priori que nous ressentions à nous y rendre Marie et moi…
Mais hier, il a fait mauvais temps à Maule, un de ces mauvais temps intérieur qui n'a rien à voir avec la météo, juste avec la vie et toutes ces petites choses qui vous la gâchent, toutes ces petites choses qui s'accumulent et qui un jour viennent toutes ensembles demander des comptes… toutes ces petites choses qu'on se jette l'un à l'autre… du coup ce matin c'était plutôt un de ces matins d'après combat où les yeux s'évitent encore pour ne pas dire je sais que j'avais tort… forcément tout s'est fait mais comme ça, parce qu'il faut, jusqu'à arrivé dans notre petit auto parce qu'on avait quand même furieusement envie de notre rendez-vous…

Et puis, et puis en arrivant nous attendait là Marie-Laure et Fabienne et Pascale et Astrid et Marie et Déborah et Aude et c'est pas fini et Fernand et Tanguy, on a tous été chez Tang.
Là, on n'a pas mal joué à cache-cache du côté des étranges desserts, à chercher les boîtes de lait de coco qui n'étaient même pas où le vendeur nous a dit, à remplir les paniers avec de la sauce d'huître et des pousses de bambou, à piquer des idées aux unes et aux autres et à repartir avec du poivre vert et du pain à la cannelle… à en perdre un en tournant et à retrouver une en retournant… et puis finalement petit panier plein à payer et on est allé manger ! enfin on a suivi Marie… arrivé au restaurant après que Pascale m'offre de la Colmans (comment savais-tu que j'ai renversé mon pot le mois dernier ?), on a papoté, papoté, papoté ! de cuisine et de blog, et puis aussi de blog de cuisine, étonnant non ! mais on a aussi fait tourner les tables, mangé ce qu'on n'avait pas forcément commandé, et puis goûté à droite, ma Marie est habituée, goûté à gauche, ne jamais s'asseoir près de moi Astrid ! et puis j'ai senti la main de ma Marie dans la mienne, et puis on a écouté et découvert ceux que l'on rencontrait vraiment pour la première fois même si on savait deux ou trois choses les concernant… et puis quand j'ai regardé l'heure 15h30, Marie a dit on y va et on est allé faire la photo et puis on s'est quitté… je crois d'ailleurs qu'on finira par se retrouver… j'espère !
Et puis finalement quand on s'est retrouvé tous les deux dans notre petite auto après avoir déposé Déborah, je crois qu'on était heureux comme un teckel qui a rendez-vous avec un saint-bernard… et puis merci pour ça ! et spécialement à Marie qui a tout organisé…
Et puis en rentrant les bras chargés je me suis dit, tiens je vais préparer des lentilles aux saucisses… parce que Déborah nous avait dit… passez chez elle, vous saurez !
La saucisse aux lentilles de Nigella, une recette extraite de Nigella Bites
Ingrédients : 3 càs d'huile d'olive – 2 oignons hachés – 500g de lentilles – 2 gousses d'ail – une belle saucisse coupée au couteau ou comme le propose Nigella 8 saucisses italiennes – 150ml de vin rouge type un peu corsé – 50ml d'eau – du persil et des herbes de Provence fraîches à votre goût, ici de la marjolaine.
Mettre l'huile dans une cocote à feu moyen, ajouter l'oignon et faire cuire jusqu'au début de coloration, environ 5min. Ajoutez ensuite les lentilles, remuez bien, et ajoutez de l'eau jusqu'à les couvrir de 2 ou 3cm d'eau. Portez le tout à ébullition, baissez le feu, couvrez et laissez blobloter tranquillement jusqu'à ce que les lentilles soient à point. Nigella annonce 30min. les mienne ont cuit presque une heure, à point c'est le but ! Pendant qu'elles cuisent, mettez l'ail coupé en deux et écrasé au couteau dans un poêle avec un filet d'huile, laissez cuire à feu moyen jusqu'au début de coloration. Ajoutez alors la ou les saucisses et faites les dorer sur toutes les faces, n'hésitez pas à enlever l'ail si vous sentez qu'il va brûler, vous le remettrez alors en fin de cuisson. Quand les saucisses sont dorées ajoutez le vin et l'eau, portez à ébullition, couvrez et faite cuire pendant 15min, retournez les saucisses à mi-cuisson. Découvrez et laissez réduire un peu, environ 5min. Mettez alors la saucisse de côté, écrasez l'ail dans la sauce avec une fourchette, versez-y les lentilles donnez un tour et remettez la saucisse, saupoudrez généreusement d'herbes et mangez tout chaud !

Mais vous faites quoi l'dimanche au fait et pourquoi est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: Pour que tu puisses respirer cette fois Marie j'ai mis quelques sauts à la ligne… mais c'est la dernière fois ;-)

mercredi 19 avril 2006

Ne me demandez jamais quel jour nous sommes, je ne sais déjà pas l'année… alors le jour…

Drriiiiinnnnnnnnnngggggg!!! foutu réveil !!! Drriiinnnnnggggg… il va s'arrêter !!! Drriiinnnnngggggg !!! faut que je me lève… me réveiller n'a jamais été facile, c'est à cause de ça que j'ai acheté ce monstre tout rond avec ces deux oreilles métalliques sur lequel vient frapper frénétiquement le marteau Driiinnnnnggggg… allez, je me lève… 7h45 juste, tout juste le temps de tout faire pour ne pas être en retard ou trop en retard au boulot, sinon la pointeuse va encore m'avoir ! à partir de maintenant tout est compté… enfin après le câlin de la teigne ! La teigne c'est mon chat du moment, j'ai toujours eu des chats, mais elle, elle est… très possessive et pas du tout aimable, en tout cas avec les rares filles qui pouvaient se perdre chez moi, une teigne quoi ! Après, me mettre la tête sous l'eau, surtout sans penser à l'heure à laquelle je suis rentré hier, ni ce que j'ai pu bien faire… et puis laver le reste en pensant surtout à garder l'équilibre dans cette foutue patinoire-baignoire… m'habiller, penser à mettre des chaussettes, regarder la couleur, la même… avaler en même temps du lait chocolaté tout prêt dont je me nourris chaque matin, il a un drôle de goût, je préfère pas regarder la date… finir d'enfiler un pull, gros, il fait tellement froid dans ce foutu atelier… et puis partir le sac poubelle à la main, le jeter en passant, ne pas arriver au boulot avec comme je sais le faire… prendre la claque fraîche du vent derrière la porte d'entrée… et puis la rue, calme, très calme, tellement agréable, il me reste quatorze minutes pour arriver avant l'heure fatale de la pointeuse ! je marche en courrant à moitié, ou je cours en marchant en même temps… le tabac est fermé, pas grave j'ai des clopes, le marchand de journaux aussi, pourquoi il est fermé le lundi celui-là ? je finis en courrant et toujours personne dans la rue et j'arrive devant la porte du boulot fermée, je suis en avance ? je m'engouffre chez Ali, un café, je suis content je suis en avance ! Ali me regarde et me dit " T'es en avance ! dommage que ce soit Pâques aujourd'hui… " c'était un lundi de Pâques… il y a quelques années…

Mais pourquoi la Bretagne c'est fini… et est-ce que je vous raconte ça…

lundi 17 avril 2006

A la pêche aux moules, moules, moules… il ne voulait pas aller !!! et pourtant il a fini par y aller !

Là, vendredi dernier nous avions décidé de finir notre première semaine bretonne en beauté en allant à la pêche… bon, pêche c'est pas vraiment le mot puisque là il s'agissait de ramener quelques coquillages divers et variés. Du coup nous sommes parti à l'aube, vers midi moins dix, en effet tels de vieux loups de mer aguerris nous voulions arriver au plus bas de la marée. Une plage à marée basse, c'est un truc très humide, à la limite du marécage et surtout sans fin ! Elle a la particularité d'être couverte d'un tas de machins gluants, malodorants, parfois hostiles mais surtout qui ne se mangent pas ! Nous avons donc rencontré des algues de tous les styles et de toutes les formes, des sortes de coquillages multicolores mais miniatures, des crevettes transparentes et microscopiques et un tas de vers en d'aspect pas toujours très attirant !!! Dès lors il ne nous restait plus qu'une solution Koh-lanta ! Personnellement j'ai passé mon tour, mais d'autres se sont essayés à toucher, renifler, goûter, notamment ces petits chapeaux chinois attachés aux rochers… vous avez déjà vu un chat manger une guêpe ??? ben moi j'ai vu une amie avoir cette attitude, avec injure et danse sur un pied comprise ! et dire que je croyais la connaître… Au final nous avons ratissé toute la plage, déplacé et replacé tous les rochers, algues, tas de sable et objets divers et nous sommes revenus victorieux avec neuf coques et sept bigorneaux, enfin en tout cas des trucs leur ressemblant assez…
Après cette déconfiture quand les amis chez qui nous sommes maintenant nous on dit, on connaît un petit coin à moules, je me voyais déjà errer dans un désert sans fin et revenir avec trois moules après avoir fouillé la moitié du Finistère ! Moralité, ils connaissent un vrai coin à moules et maintenant j'en ai vingt kilos à gratter… donc si vous êtes vers Plougasnou, notre nouvel endroit de villégiature vous pourrez nous retrouver facilement : on est derrière le tas de coquilles !!! En attendant de finir le nettoyage et pour reprendre des forces on a refait un fars salé déjà testé la semaine dernière…
Le petit fars salé sucré
Ingrédients : 500g de farine de froment ou d'orge (j'ai pris du froment) – 3 grosses pommes de terre râpées finement (j'essayerais de râper plus gros une fois pour voir) – 300g de lardons fumés coupés en petits dés – 50 cl de lait tiède – 150g de raisins secs – 2 poignées de pruneaux dénoyautés – 100g de beurre demi-sel – 1 càc rase de sel
Dans un saladier mélangez la farine, les pommes de terre et le sel. Ajoutez le lait peu à peu en mélangeant toujours. Ajoutez les lardons, les raisins et les pruneaux. Mélangez encore une fois. Laissez reposer le temps de beurrer le moule généreusement et de préchauffer le four à 210°. Videz alors la pâte dans le plat beurré, couvrez de la moitié de beurre coupé en petits morceaux et enfournez pendant 30min. Baissez alors le feu à 180° rajoutez un peu de beurre, la moitié de ce qui reste et cuisez 1heure de plus, en rajoutant éventuellement le beurre restant à mi-cuisson. Si vous trouvez votre fars pâlichon en fin de cuisson passez-le quelques minutes sous le grill. La salade est de rigueur enfin si vous voulez ! Cette recette est encore tirée de la Cuisine Bretonne d'hier et d'aujourd'hui de R. Charlon aux éditions Ouest-France.

Mais pourquoi est-ce que les vacances ça finit toujours par finir et je vous raconte ça…

vendredi 14 avril 2006

Le temps, les pannes, les maladies… tout ça n'est rien à côté de la pré-ado en vacances !

" J'sais pas quoi manger… j'sais pas quoi choisir… ", ce sont généralement les premiers mots de la pré-ado vacancière le matin, enfin quand elle répond après une quinzaine de " alors tu manges quoi ?". Ça, c'est quand les parents se sont levés à l'aube, sont allés à la boulangerie, ont pensé à prendre des pains et des brioches variés, et proposent aussi confitures, compotes et surtout Nutella, sans compter différentes sortes de céréales et que du coup il n'y a pas un centimètre de libre sur la table. Par contre si ces mêmes parents ont eu le malheur d'oublier quelque chose, cette chose qui est évidemment indispensable pour la contenter, alors la pré-ado lâche un " y'a rien !!! " définitif. La journée avec une pré-ado commence donc comme ça…
Je passe le repas du midi où de toute manière y'a trop de… et en même temps pas assez de… et que de toute manière " j'ai pas faim… " et on arrive l'après-midi.
Là, généralement pas trop tôt pour ne pas choquer nos petites bestioles, on pousse notre cri de ralliement : " tout le monde, les vestes, on sort !!! ". Alors une sorte d'invertébrée apparaît du fond d'un fauteuil où elle se terre derrière un écran… La pré-ado en vacances a un seul talent, celui de trouver un écran quelque soit sa taille, télévision, ordinateur, console… elle apparaît donc, enfin un bout de la pré-ado apparaît, un bout avec bouche qui dit alors : " mais pourquoi on sort encore ! ". Là, si vous avez des idées n'hésitez pas, nous on a déjà fait plusieurs tours des nôtres et ça finit toujours par : " Tu fais ce qu'on te dit !!! " c'est notre 49.3 à nous… Forcément du coup la situation est qualifiée de " vraiment dégueux ! ".
Le problème alors c'est de savoir où aller et que ça corresponde avec les préceptes pré-ado ! C'est-à-dire pas de marche, pas de musée, pas de magasins autres que jeux vidéo et librairie ou éventuellement des vêtements " mais pas celui-là, il est vraiment nul… ". Ça limite, forcément. Du coup tout le monde à la plage !!! Le sable, les mouettes, la mer… la marmaille est aux anges… je cherche ma pré-ado et je la retrouve absorbée à regarder l'horizon, je vais la voir, fier de cet épanchement maritime et je lui dis naïf : c'est beau hein… là elle me répond… " En fin de compte la mer c'est toujours pareil… bon, on rentre ? ".
Du coup si vous voyez au fin bout de la jetée, un type qui pousse des cris sauvages, ne lui demandez surtout pas s'il a des enfants, et surtout, surtout ne lui parlez pas de l'adolescence !!!
Gâteau salé au chocolat
Ingrédients : 200g de beurre salé de préférence celui avec les cristaux dedans – 200g de chocolat noir à pâtisserie – 300g de sucre – 100g de farine – 6 œufs
Faites fondre le beurre et le chocolat (le micro-onde c'est très bien pour ça). Mélangez bien et ajoutez le sucre, puis la farine tamisée peu à peu. Mélangez encore jusqu'à obtenir une pâte onctueuse. Ajoutez les œufs au préalablement battus. Mélangez de nouveau et versez dans un moule beurré. Mettez au four préchauffé à 200 degrés pendant 30min. Une fois cuit, laissez refroidir et coupez en petits carrés, disparition assurée !


Mais pourquoi, c'est si dur de résister aux cris désespérés de son blog, est-ce que je vous raconte ça…
P.S.: Nouveau gâteau, nouvelle photo... elle est moins rose en tout cas ;-)

mardi 11 avril 2006

Face à la mer… en direct de la Bretagne, petit flash météo et plat d'galettes !!!

Ce matin après que la douce chaleur du soleil soit venue nous réveiller, nous sommes descendus directement sur la plage… dès notre arrivée je n'ai pas pu résister à l'envie de courir dans les vagues, les yeux dans le lointain, les cheveux ondulants dans le vent… je me suis jeté dans cet océan bleu translucide, hypnotisé par les reflets du soleil, et j'ai nagé, nagé, nagé… un banc de poissons m'a accompagné, multicolores et joueurs, ils m'ont entouré, m'ont montré le chemin du large… mais fatigué après quelques miles à les accompagner, je suis rentré sagement me prélasser sur la plage…. Je suis sorti de l'eau, me suis ébroué joyeusement, puis je suis allé attraper le cocktail que me proposait une jeune autochtone vêtue d'un bikini et d'une coiffe … Marie est à mes côtés, d'un œil elle regarde les enfants sauter joyeusement dans les vagues, et d'une main elle me oint de crème de protection totale… à coté de nous le poisson cuisait sur les braises, suant dans sa feuille de bananier… quand soudain j'ai vu passer, arrivant du bout de la plage un… un phoque… un phoque poursuivi par un ours blanc ???
A vrai dire, en fait de plage ce matin après que les dents de Marie qui claquaient de froid m'ont réveillé nous sommes surtout allés couper du bois dans la forêt, vu qu'on avait brûlé notre dernière chaise hier ! Pour ça nous avons enfilés nos tenues polaires et nous sommes partis, la hache à la main prêts à batailler pour survivre… après quelques heures d'abattage nous sommes revenus avec quelques branchettes, les enfants nous attendaient emmitouflés au pied de la cheminée… sur la table de la cuisine nous avons retrouvé le poisson que nous avions oublié là, raide, congelé sur place… Marie était près de moi, une larme gelée au coin de l'œil, elle a regardé ce que j'essayais de taper malgré mes moufles… Et au creux de mon oreille j'ai senti son souffle chaud quand elle m'a dit… " T'en fais pas un peu beaucoup là ? tu peux pas juste dire que c'est variable comme temps ??? "
Heu variable, donc il fait variable comme temps, un coup il fait beau, un coup il pleut et puis après il fait beau et après il pleut… Bon ni vraiment bikini et cocktail, ni ours polaire et chasse au bois, juste entre les deux !!! Enfin jamais chaud-chaud quand même. Du coup comme je savais pas trop j'ai plutôt fait de la cuisine entre deux… et comme on est en Bretagne c'est breton ! c'est inspiré de recettes tirées de la Cuisine bretonne d'hier et d'aujourd'hui de R. Charlon aux éditions Ouest-France
Tourte de galettes aux oignons et au lard
Ingrédients : 6 galettes de sarrasin – 750g d'oignons finement émincés – 75g de beurre demi-sel – 1càs d'huile – 1 càc de sucre – ¼ de càc de thym frais émietté – 10 tranches fines de poitrine fumé coupées en petits morceaux – sel, poivre – 30g de beurre
Mettre le beurre demi-sel dans une casserole à feu doux, ajouter les oignons et laisser compoter en remuant de temps en temps pendant 30min. Ajouter le sucre, une pincée de sel, du poivre au goût et le thym, laisser de nouveau cuire 20min, ça doit prendre un peu de couleur, puis réservez. Dans une poêle à bon feu mettre l'huile et la poitrine, laisser griller jusqu'à ce qu'elle devienne bien craquante. Ajoutez aux oignons. Beurrez un moule à manqué de la taille de vos galettes, mettez au fond une galette puis un peu du mélange oignons au lard, puis une autre galette et du mélange, puis une autre… jusqu'à la dernière sur laquelle on ne met rien pas de mélange mais les 30g de beurre coupé en petits morceaux. Mettez à four préchauffé à 200° pendant 30 min. Servez avec une salade… enfin si vous voulez…
Galettes de sarrasin
Ingrédients pour une dizaine de galettes : 250g de farine de sarrasin – 2 càs de farine de froment ordinaire – 1 œuf – ½ càc de sel – de l'eau – 1 càs d'huile neutre – du lait
Mettre la farine dans un saladier, faire un creux et y verser le sel et l'œuf battu, commencer à mélanger en commençant à verser de l'eau. Quand la pâte ressemble à la consistance d'une mayonnaise épaisse, battez-la au batteur électrique pendant cinq bonnes minutes. Ajoutez alors suffisamment d'eau pour atteindre la consistance d'une pâte à crêpes épaisse. Gardez cette pâte au frais avant utilisation, vous pouvez la préparer la veille, c'est même conseillé. Avant utilisation, ajoutez l'huile et mettez un peu de lait afin de retrouver la bonne consistance. Et pour faire les galettes une poêle et du beurre !

Mais pourquoi est-ce que je ne résiste jamais à l'appel du blog et je vous raconte ça…

vendredi 7 avril 2006

Bon, ils ont des chapeaux ronds d'accord… mais on va quand même pas manger ça pendant une semaine???

Ça y est c'est les vacances, direction la Bretagne… c'est bien les vacances ! Ce qui l'est moins c'est juste avant, ce qu'on appelle les préparatifs, enfin c'est moins bien pour ceux qui s'énerveraient ou qui ne seraient pas organisés… un peu, tout petit peu, comme moi. Les préparatifs, certains s'en font des montagnes comme quoi on peut oublier des détails, les enfants ou l'adresse du gîte… alors que préparer des vacances c'est aussi facile que de cuire un œuf coque !
Moi, c'est pas compliqué quand je fais un œuf je n'ai besoin que d'un œuf et d'eau chaude, pour le temps c'est tout simple je compte jusqu'à 180, ça fait trois minutes juste… je vais vous le faire, l'eau bout, je suis prêt l'œuf au bord de la cuillère… Top c'est parti, je le plonge… un, deux, trois, quatre… je prends le deuxième forcément il glisse de la cuillère… sept, huit, neuf… je le rattrape hop dans l'eau… donze, quatreize… je fais une petite moyenne pour tenir compte du décalage entre les deux ça fait environ… on repart à deuf… j'accélère pour récupérer le temps de compter di'huit, neuf, 't'un, tédeux… bon juste le temps de me faire un café… qua't'deux, trois, quatre… j'ai du bol l'est déjà fait hop au micro-onde 30 secondes… tient ça va me faciliter les choses… cinquantedeux et trente… allez une minute trente quand le café bip… une trente, une trente pas oublier… mais il va s'arrêter ce foutu bip !!! une trente, une trente… c'est soûlant ça fait cinq fois qu'il bip bip bip bip… mon caféééé!!! donc une trente plus cinq bip deux cinq, six, sept… le lait dans le café… deux cinq, six, sept… j'ai pas déjà dit ? allez trentedeux, trois, quatre… pourquoi y'a pas d'lait dans mon café ? j'faisais pas cuire des œufs moi ? heu et voilà deux cinquante, deux soixante et trois ! C'est 'ti pas simple ! et bien vous allez jamais le croire, mais j'ai jamais réussi à faire des œufs corrects ! curieux non???
Et les pour les préparatifs je fais tout pareil, je me récite les choses… les enfants, les chaussettes, la carte bleue, le sandwich, les vélos… jambon ou saucisson cette année ?… et je recommence tant que je n'ai pas tout mis les chaussettes, sandwich bleu, carte au jambon… pourquoi les enfants y vont en vélo ??? et ainsi de suite… et vous allez jamais me croire mais j'oublie toujours quelque chose ! je comprends pas… Donc, on part généralement vers 8 heures, on revient chercher un premier truc à 8h15, un deuxième à 8h 45 et un troisième à 9h45… après, après on est trop loin donc on se passe de ce qu'on a oublié ! Mais en général on a repris les enfants lors des trois premiers tours…
Comme j'aime que les casse-croûtes soient plus que des tristes jambon-beurre j'ai préparé des rillons en utilisant la recette de Cochon et fils de S. Reynaud chez Marabout encore une fois largement revisitée et précisée !
Les rillons pour la route
Ingrédients : 1kg 2 de poitrine fraîche – 20g de sel – 1 ou 1½ càc de quatre-épices – 400g de saindoux – 3 càs de sucre de canne
La veille coupez la poitrine en morceaux, vous coupez des bandes de 5cm que vous recoupez en deux ou trois selon votre goût (attention les morceaux réduisent en taille à la cuisson). Mélangez le sel et 1 càc de quatre-épices, massez les morceaux de cochon avec ce mélange et mettez le tout dans un sac, secouez pour bien mélangez et au frigo toute la nuit !
Passez rapidement de morceaux de cochon sous l'eau et essuyez les biens. Mettez la moitié du saindoux dans une cocotte sur un bon feu et ajoutez la poitrine. Faites bien colorer à découvert sur toutes les faces. Ajoutez le reste du saindoux et couvrez la cocotte, baissez le feu et laissez cuire tranquillement 1h30 à 2h, il faut que les morceaux soient bien cuits et très tendres. Si vous voulez parfumer encore plus vos rillons mélangez le sucre avec la ½ càc d'épices restantes (ça dépend aussi de l'état de fraîcheur de vos épices, donc à tester). Découvrez et versez la moitié du sucre sur les morceaux de viande, puis retourner et versez le sucre restant, augmentez le feu et laissez quelques minutes pour caraméliser, sortez la viande. Attention très rapidement le sucre en excès va se dissocier du gras, il faut soit avoir déjà sorti la viande soit la sortir rapidement à ce moment-là sinon vous allez vous retrouver avec une couche de caramel amer dessus. Mangez chaud si c'est sur place, froid à emporter !

Mais pourquoi, Bretagne me voilà... est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Me voilà donc en vacances… mais est-ce que je vais résister à l'appel de mon blog pendant une semaine? et accessoirement si je ne résiste pas…la Bretagne connaît-elle Internet (c'est pour rire !!! pas la peine de taper!!!)… à suivre…

mercredi 5 avril 2006

Canard salé et chou et pâtes BA#7 sur fond de mercredi… Vous savez le jour où les enfants se reposent… eux!!!

Il y a des jours où le monde va décidément bien trop vite ! Le monde, ce n'est pas le monde en général, celui du dehors, non le monde dans ce cas c'est mon petit monde à moi tout seul, celui de dedans ma maison… Ce matin je m'étais fixé un objectif, un pour moi c'est déjà beaucoup! participer à la 7e édition du blog appétit en préparant la recette que j'avais enfin choisie (choisir une recette c'était l'objectif précédent, c'est juste pour vous montrer la taille de mes objectifs…). Seulement voilà aujourd'hui c'est mercredi et le mercredi depuis longtemps c'est le jour de repos des gnomes, et donc logiquement des trois miens ! Aujourd'hui donc pas de salut, y'a pas d'école ! Jour de repos pour eux, jour de repos pour nous les parents, c'est ce que je pensais avant… il y a longtemps, très longtemps… ben non ! Parce qu'il a fallu que quelqu'un trouve que les enfants ça doit avoir des activités ! Et comme de bien entendu le mercredi c'est LE JOUR dédié de préférence aux activités… et du coup toute la maison s'agite!!! Papa c'est l'heure du piano ! Il est où le juste au corps pour la gym ! Tu me donnes 5 euros, c'est pour le maillot du basket… Tu voudrais pas m'aider à répéter le théâtre…Il me faut un short là ! et de plus en plus et de plus en plus vite ça arrive de partout… ma partition papa ! ma tenue papa ! mes baskets… haaaaaaaaaa!!! Ce matin en me levant j'avais un objectif et là je reste tétanisé, pourquoi ils m'en veulent tous… Alors face à cette avalanche, j'ai fait ce que les IL font quelques fois dans cette situation, ils poussent un hurlement : MAAAAAARIIIIIIIIE, AU SEEEEEECOURS!!!
Ce matin j'avais un objectif et je l'ai réalisé…une recette extraite de l'ouvrage Les volailles aux éditions Time-Life… Et Marie? Marie, elle est en train de répéter une pièce de théâtre, là sous le panneau de basket, c'est elle qui vient de marquer, malgré la tennis qu'elle a dans une main, et le juste au corps dans l'autre… ce que je n'arrive pas à comprendre c'est avec quelle main elle tourne les pages de la partition… bizarre !!!
Canard salé et chou et pâtes
Ingrédients : Pour le canard : 1 magret de canard (le mien faisait environ 450g) – 15g de sel – 2g de poivre concassé – 2 càs de thym frais – 2 feuilles de laurier émiettées – 3 feuilles de sauge
Pour la garniture : 100g de farine – 1 œuf – ½ càs d'huile neutre – ¼ càc de sel – 200g de feuilles de chou blanc, sans les côtes – 100g d'oignon haché très fin – 1 gousse d'ail écrasée – ½ càs de saindoux – sel et poivre.
La veille, mélangez le sel, le poivre et les herbes, frottez bien le magret avec, et hop au frigo dans un film plastique (n'hésitez pas sur les herbes). Le jour même, préparer les petites pâtes, mélangez dans un saladier, puis pétrissez, la farine, l'œuf, l'huile et le sel jusqu'à obtenir une pâte homogène. Filmez-la et laissez-la une heure au frigo. Ensuite étalez la pâte très finement au rouleau, c'est pour faire des pâtes donc un a deux millimètres mais pas plus ! ensuite vous coupez la pâte en petits carrés, environ 2 sur 2cm. Faites chauffer une casserole d'eau salée, et jetez vos pâtes dedans, laissez les cuire al dente mais pas trop… juste bien au goût, là pas de temps ça dépend vraiment de l'épaisseur, moi j'ai laissé environ 5 min. Egouttez et passez-les sous l'eau froide, réservez. Faites blanchir les feuilles de chou puis coupez-les d'environ la même taille que les pâtes. Dans une poêle avec le saindoux, faites sauter rapidement l'oignon et l'ail sans colorer, quand ça commence à fondre, ajoutez le chou et faites revenir quelques minutes, il doit rester croquant, ajoutez enfin les pâtes et redonnez quelques minutes, rectifiez l'assaisonnement. Pendant le même temps faites aussi cuire le magret que vous aurez passé rapidement sous l'eau et essuyé et dont vous aurez taillé la peau en losanges. Pour le cuire mettez-le dans une poêle à bon feu sans gras, d'abord 5 à 7 min sur la peau, ensuite 2 à 4 min de l'autre côté, selon la cuisson voulue. C'est fini, on sert la garniture et on accompagne de tranches de magret, un peu de persil et voilà !

Mais pourquoi, prochain objectif, la sieste… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 2 avril 2006

Tranche de vie… et olives vertes, résumé de… pas mal d'années !!!

- J'ai cinq ans, je ne me souviens de rien…
- J'ai dix ans, j'aime me planquer dans le grand meuble tout vide sur lequel travaille mon père, j'aime entendre ses lourds ciseaux séparer les tissus, j'aime quand il soulève le vieux bout de viscose couleur métallisé qui sert à fermer le meuble pour faire semblant de chercher quelque chose et qu'il me trouve, par hasard…
- J'ai quinze ans, je n'aime pas l'école, je n'aime vraiment pas l'école, je n'y vais presque plus, j'ai battu un record il n'y a plus de billet d'absence sur mon carnet, absent même quand il est là a écrit un des mes profs…
- J'ai vingt ans, presque cinq ans à soulever des cartons, et quand vous avez fini une pile il en reste autant, du coup je suis parti, les nuits londoniennes me paraissent tellement plus… allez retour, allez retour… les Clash chantaient forts London calling, j'ai pas résisté!!
- J'ai vingt-cinq ans, je suis enfin adolescent, je ne dormirai plus jamais de la vie, je boirai que du coca et de la bière et ne mangerai que de la purée et des frites, je suis enfin ado et j'ai le droit ! Et je n'ai pas dormi pendant longtemps…
- J'ai trente ans, et Marie depuis pas longtemps, quand je lui ai dit regarde les étoiles elle a regardé mes yeux cette andouille, comment je pouvais résister…
- J'ai trente-cinq ans, et cette espèce de petite chose braillarde dans les bras, elle ressemble à une cacahuète avec un caractère de pitbull… pourquoi j'ai fait ça moi… et Marie est ronde comme…. une autre cacahuète mal aimable?
- J'ai quarante ans, trois enfants, deux chats, une maison et Marie et pas d'boulot… maintenant il y a marqué sociologue sur mes fiches de paye quand y'en a, j'ose pas encore le dire généralement quand on me demande je suis …ologue… bizarre pourtant des fois quand je parle on m'écoute, bizarre…
- J'ai arrêté de compter l'âge que j'aurai demain matin… je crains… très vieux ! Mais ce soir je ne les ai pas encore, par contre j'ai les quelques amis que Marie a réuni " par surprise " avec qui on a mangé ça, du bout des doigts…
Olives aux herbes et à l'ail

Ingrédients : 300 g d'olives vertes – 3 càs de coriandre hachée – 3 càs de persil plat haché – 2 gousses d'ail émincées – ¼ de càc de cumin moulu – une pincée de piment de cayenne – 3 càs d'huile d'olive – 2 càs de jus de citron
Olives épicées au citron confit
Ingrédients : 300 g d'olives vertes – 3 càs de coriandre hachée – 3 càs de persil plat haché – 1 gousse d'ail émincée – 1 càc de gingembre frais râpé – 1 piment rouge finement émincé – ½ citron confit émincé
Pour les deux recettes le procédé est le même :
La veille : Écrasez les olives avec le plat d'un couteau de manière à ce que la chair se déchire. Mettez les alors dans un bol d'eau et laissez tremper quatre heures environ, ceci afin d'enlever l'excès de sel. Versez tous les ingrédients autres que les olives dans un bol, mélangez, bien, versez les olives et mélangez de nouveau afin que les olives soient bien recouvertes. Filmez et mettez au frais une nuit, mélangez de temps en temps (si possible ne vous relevez pas la nuit !!!). Sortez du frigo une bonne heure avant de les servir afin qu'elles ne soient pas trop froides.

Mais pourquoi, purée déjà… est-ce que je vous raconte ça