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vendredi 9 août 2013

Le vendredi c'est retour vers le futur… Thé et truffes à l'indienne !

Pendant les vacances cette année je n'ai pas vraiment de temps pour prendre des… vacances…
Par contre j'ai un peu plus de temps quand même et pendant ces périodes de presque creux j'aime me souvenir de ceux que j'ai vu dans l'année, repenser à ces bons moments communs mais aussi penser à ceux que je n'ai pas encore assez vu ou même pas vu du tout !
Et en revoyant les photos et les recettes d'un atelier indien chez Stéphanie, je me suis dit que je l'avais bien bien peu vu cette année et qu'il faudrait changer ça avant la fin de l'année.
En attendant d'attraper au vol une de mes gastronomes voyageuses préférées voilà quelques souvenirs de cet atelier-là en deux recettes.
Truffes à l’indienne (petites boulettes à la farine de pois chiche)
Ingrédients : 25cl de farine de pois chiche – 10cl de ghee – 10cl de sucre en poudre (vous pouvez aussi utiliser du sucre brun en poudre) – 1 poignée d’amandes – 1 poignée de pistaches – 4 ou 5 graines de cardamome
Faites chauffer le ghee dans une poêle puis ajoutez la farine et faites cuire à feu doux pendant une quinzaine de minutes, la farine doit alors avoir un goût de farine torréfiée. Il faut remuer régulièrement la farine et bien la surveiller.
Pendant ce temps, hachez très grossièrement les amandes et beaucoup plus finement les pistaches. Epluchez les graines de cardamome et écrasez au pilon les grains qui sont à l’intérieur.
Ajoutez le sucre à la pâte de pois chiche et mélangez bien, retirez du feu. Ajoutez les amandes et mélangez encore.
Laissez refroidir au frais puis façonnez des boulettes de la taille d’une petite noix.
Mélangez les pistaches et la cardamome et roulez vos boulettes dedans. Mettez-les au frais, elles doivent être bien fermes, avant de les manger.
Thé indien aux épices
Ingrédients : 1càs de thé noir – 4 capsules de cardamome – 2 clous de girofle – 2 graines de poivre – 1 petit morceau de cannelle d’environ 2cm – 1 tranche de gingembre frais – 1 litre d’eau – 25cl de lait entier – 3 ou 4 càs de sucre brun
Ouvrez les capsules de cardamome et versez les petites graines dans un mortier, jetez les enveloppes. Ajoutez toutes les autres épices et écrasez-les grossièrement.
Mettez l’eau à bouillir dans une casserole et dès qu’elle commence à bouillir ajoutez les épices et laissez frémir pendant 5 minutes.
Retirez du feu et ajoutez le thé, remuez et redonnez un bouillon rapide. Laissez éventuellement infuser une petite minute si vous voulez un thé fort, sinon filtrez sans attendre.
Faites bouillir le lait, puis quand il est monté ajoutez-le tout de suite au thé.
Avec deux casseroles versez alors le thé, de l'une à l'autre, jusqu’à le faire bien mousser, attention le thé est bouillant.
Servez de suite dans des petits verres ou des tasses et buvez sans attendre.
Indian truffles (small balls of chickpea flour)
Ingredients: 25cl chickpea flour - 10cl ghee - 10cl caster sugar (or brown sugar) - 1 handfull almonds - 1 handfull pistachios - 4 or 5 cardamom pods
Heat up the ghee in a pan and add the flour. Cook on low heat for about 15 minutes. The flour must taste like toasted flour. You will need to stir often and really keep an eye on it.
In the meantime, roughly chop the almonds and finely chop the pistachios. Crush the black seeds inside the cardamom pods with a pestle.
Add the sugar to the chickpea paste and mix well. Take off the heat. Mix in the almonds.
Let cool down in the fridge and make balls the size of a small walnut.
Mix together the pistachios and cardamom and roll the balls in this mix. Set aside in the fridge. They need to be firm to eat.
Spicy Indian tea
Ingredients: 1 Tbsp black tea - 4 cardamom pods - 2 cloves - 2 pepper corns - 2cm cinnamon - 1 slice fresh ginger - 1 l water - 25cl whole milk - 3 or 4 Tbsp brown sugar
Open the cardamom pods and put the seeds in a mortar. Add all the other spices in the mortar and roughly crush them.
Bring the water to the boil. As soon as it starts to boil, add the spices and let simmer for 5 minutes.
Take off the heat and add the tea. Stir and quickly let it boil again. You may leave it brew for a minute if you want strong tea, otherwise, filter right away.
Bring the milk to the boil and add it to the tea.
With 2 saucepans, pour the tea, from one to the other until it becomes almost frothy. Be careful, it is boiling hot.
Serve in small glasses or cups and drink immediately.


Mais pourquoi, tiens tiens ça fait bien longtemps que je n'ai pas été tremper mes casseroles dans la cuisine indienne ! est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 4 février 2011

Une crêpouillette, deux crêpouillettes, trois crê… je me demande si la crêpouillette ne va pas tourner à l’idée fixe ! J'ai pas déjà dit ça moi… Maki'crêpes au menu !!!

Ayé je viens de finir ma pratique sauvage de la crêpouillette du côté des Galeries Farfouillette lors d’une petite démonstration pour Tefal à l’occasion de la Chandeleur. 
Après quatre jours de p'tites crêpes et d'amour j'ai les pieds qui chaussent du 72 en charentaises fourrées poils de moumout' et depuis hier j'ai les extrémités qui baignent dans des seaux de glaces. Ayé faut plus me parler de crêpes au moins jusqu'à ce que glinglin est un saint…
C'est la deuxième année que je m'y colle, grâce à Stéphanie, à me jeter la crêpe en l'air et c'est toujours pareil au milieu des dizaines de centaines de crêpes il y a toujours des petites étincelles qui me font penser que la cuisine est décidément une bien belle chose qu'il faut pratiquer encore et encore et surtout partout et tout l'temps !
Il y a toujours ces petites rencontres de rien autour de quelques mots qui passent mais qui vous changent la cuisine en autre chose d'encore plus…
Ces petites choses, comme cette petite vieille dame qui s'est d'abord accrochée à mon promontoire à crêpes, juste histoire " de voir c'est quoi " comme elle m'a dit. Et puis nous sommes restés là à papoter comme de vieilles connaissances, d'abord de cuisine et puis de la vie, de tout, de rien…
Et à un moment alors qu'on parlait recettes voilà que ma petite dame me sort un petit bout de papier avec quelques grigris dessus et qu'elle se met à me raconter l'histoire de son gâteau de famille. C'était un gâteau tout simple avec de la farine et des œufs et de la levure et… tout était marqué là sur le papier. Et pendant que je prenais en note tout ce que me disait la petite dame j'ai trouvé que sa recette avait une bien belle odeur, l'odeur du bonheur partagé…
Décidément une bien belle chose qu'il faut pratiquer encore et encore et surtout partout et tout l'temps !
Maki'crêpes aux pommes et au chocolat croustillant
Ingrédients :
Pour les crêpes : 250g de farine – 3 œufs – ½ litre de lait – 2càs de sucre roux en poudre
Pour le reste du dedans : des pommes, des Antares par exemple – du beurre – du sucre en poudre roux
Pour le reste du dessus : du chocolat au lait au caramel (le Lacté Caramel de Barry est parfait) – de la crème fraîche - du praliné
Commencez en faisant vos crêpes. Mélangez tous les ingrédients dans un saladier puis donnez un grand coup de mixer plongeant. Réservez pendant une petite heure.
Faites ensuite toutes vos crêpes, en enduisant juste votre poêle d'un tout petit peu de beurre ou d'huile.
Préparez ensuite les pommes. Pelez-les puis coupez-les en petits morceaux.
Mettez un peu de beurre dans une poêle, 1càs pour 2pommes et faites revenir doucement jusqu'à ce qu'elles soient cuites mais surtout sans se défaire. Ajoutez alors 1càs de sucre roux, toujours pour 2pommes, augmentez un poil le feu et laissez caraméliser très légèrement tout ça.
Posez une crêpe devant vous et faites un rang de pomme dessus, comme sur la photo, puis roulez en serrant bien. Coupez ensuite en tranches d'environ 2cm de large.
Faites fondre le chocolat au micro-ondes et ajoutez un peu de crème chaude, environ la moitié du poids du chocolat, mélangez bien et versez-en un peu sur vos rouleaux de crêpe.
Terminez en saupoudrant avec le praliné.
N'hésitez pas à varier les plaisirs, les fruits, le chocolat et le croustillant, poire, chocolat noir et amandes effilées c'est bien bien !

Mais pourquoi, whoopies ! whoopies !! whoopies !!! je vais y arriver ! est-ce que je vous raconte ça…

mardi 7 septembre 2010

Quand un petit atelier autour de la cuisine indienne a un goût de 7e ciel… Et « truffes » à l’indienne au menu !

Des fois les choses paraissent simples, un atelier accueillant et confortable, des participantes au sourire, à l’envie et à la gourmandise contagieux, quelques ingrédients d’une cuisine que j’aime particulièrement, et puis Stéphanie… et puis Fred qui photographie, Pascale qui livre des fours, Marie qui attrape une boulette indienne au passage, la voisine qui passe la tête… la vie quoi…
Et avec tout ça finalement, ces ateliers ont pris pour moi un petit goût de 7e ciel !
Alors juste un mot… Merci ! Et particulièrement à Stéphanie qui a rendu tout ça possible…
Truffes à l’indienne (petites boulettes à la farine de pois chiche)
Ingrédients : 25cl de farine de pois chiche – 10cl de ghee – 10cl de sucre en poudre (vous pouvez aussi utiliser sucre brun en poudre) – 1poignée d’amandes – 1poignée de pistaches – 4 ou 5 graines de cardamome
Faites chauffer le ghee dans une poêle puis ajoutez la farine et faites cuire à feu doux pendant une quinzaine de minutes, la farine doit alors avoir un gout de farine torréfiée. Il faut remuer régulièrement la farine et bien la surveiller.
Pendant ce temps, hachez très grossièrement les amandes et beaucoup plus finement les pistaches. Epluchez les graines de cardamome et écrasez au pilon les grains qui sont à l’intérieur.
Ajoutez le sucre à la pâte de pois chiche et mélangez bien, retirez du feu. Ajoutez les amandes et mélangez encore.
Laissez refroidir au frais puis façonnez des boulettes de la taille d’une petite noix.
Mélangez les pistaches et la cardamome et roulez vos boulettes dedans. Remettez-les au frais, elles doivent être bien fermes avant de les manger.




Mais pourquoi, heureusement elles ne m’ont pas vu quand j’ai fait la danse du ventre… après tout seul… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 20 mai 2010

Après la Table d’Eugène je ne veux plus manger… plus jamais jamais... à moins que j’y retourne !

La table se trouvait là à peine la porte franchie. Stéphanie s’est assise d’abord et puis moi. J’ai toujours eu trop de jambes, trop de bras et pas assez de maitrise… mais je m’y suis habitué depuis le temps que je vis avec moi, je sais que je suis maladroit et que j’ai la grâce d’un pélican essayant de rentrer dans un coquetier, je fais avec...
Geoffroy est arrivé presque tout de suite. Il nous dit qu’il avait décidé pour nous ce que nous allions manger, il nous demande à peine notre accord, juste pour la forme, il sait bien que nous ne demandons que ça. Et comme si ça ne suffisait pas il rajoute, j’ai décidé de vous faire un menu autour de l’absinthe… Stéphanie dit bien sûr et moi aussi... Le ballet souriant d’Angélique et de l’équipe peut commencer.
L’absinthe est la boisson de biens des mythes, de toutes ces histoires où de moitiés fous montraient ce qu’il en coûte de trop la fréquenter. L’absinthe fascine autant qu’elle peut encore faire peur et pourtant on ne peut lui reprocher que d’envouter... Et dès que la fontaine à eau est en place sur la table commence le lent plic plac de l’eau sur sucre et du sucre sur l’absinthe. J’ai toujours aimé l’eau et ses plicoties.
Quand le premier plat arrive on a envie de le fouiller pour essayer de comprendre les tours du magicien. Le problème c’est que ce ne sont pas les ingrédients qui font la magie mais la main des cuisiniers. Du tartare de bar il ne reste très vite plus rien, et puis arrive le poisson.
Geoffroy a l’art du poisson, il suffit d’y poser sa fourchette pour comprendre à quel point la cuisson est maîtrisée et le poisson respecté. La fourchette s’enfonce, ramasse, vise la bouche et atteint directement le centre du plaisir. Geoffroy a l’art du poisson…
Et puis d’un coup tout bascule quand le plat suivant arrive, juste parce qu’un couvercle est soulevé, et là comme le diable qui sort de sa boîte les senteurs d’absinthe et de homard prennent le pouvoir à notre table et à quelques autres… Deux jolis homards sommeillent là dans leur petite cocotte et nos regards deviennent presque amoureux en les regardant, en les reniflant, en les espérant… Parce que je vois bien que Stéphanie se pose la même question que moi… comment va-t-on manger ça !!! Heureusement ils repartent en cuisine et reviennent dénudés et offert sur leurs plats.
Il a des choses que l’on peut raconter, parce que les mots vous viennent pour les dire et d’autres… Ma rencontre avec ce plat je ne peux pas la raconter avec des mots. J’avais presque envie de me cacher sous une serviette, comme certains mangent les ortolans parait-il, pour cacher mon plaisir qui m’a presque fait rougir de bonheur… Et quand j’ai regardé Stéphanie, j’ai compris que nous avions maintenant un secret en commun, il y avait un homard entre nous...
Après il n’y avait plus qu’à se laisser entrainer par les desserts et se perdre encore de plaisir dans les compositions de Geoffroy, une cuillérée après l’autre, tout doucement, pour que le plaisir ne s’arrête pas… jamais…
De toute manière, je l’avais déjà décidé depuis longtemps, presque depuis la première bouchée, j’avais décidé que plus jamais je ne mangerai après ce repas, plus jamais jamais… ou alors une autre fois à la table d’Eugène et uniquement là !
La table d’Eugène et sa souriante et talentueuse équipe vous attends au 18, rue Eugène Sue dans le 18e arrondissement et ne laissez pas trop attendre le plaisir… sinon je risque de prendre votre place !Et pour finir merci à toi Stéphanie de m’avoir fait découvrir ce petit bonheur d’endroit… on y retourne quand au fait ???

Mais pourquoi, et dire que je ne savais pas que le homard était l’ami de l’homme… et de son estomac… est-ce que je vous raconte ça…
Les photos illustrant cette article sont de Stéphanie Biteau