mardi 26 février 2008

La cuisine en 14minutes et 24secondes chrono, le défi ! la cuisine chinoise à l'épreuve du chrono…

Faire une recette ça n'a jamais été simple pour moi… A la maison certaines disent que de toute manière rien n'est simple avec moi, c'est un point de vue et c'est pas toujours faux… Donc faire une recette ça n'a jamais été simple. Il faut choisir, il faut faire des listes d'ingrédients et aussi des trucs et des machins qu'il faut pour la faire, et c'est pas tout, en plus faut la cuisiner cette foutue recette, et tout ça au milieu du tumulte familial qui n'arrête pas de tumulter et de plein d'autres imprévus… imprévisibles… Alors quand j'ai vu Claude-Olivier se lancer dans une recette en 14minutes et 25secondes chrono je me suis dit que ce temps-là pour moi c'était le temps nécessaire pour que le neurone recette s'allume… et que pour le reste il en fallait des paquets d'autres minutes… heures et même jours des fois…
Mais n'empêche que je me suis dit aussi qu'il n'y avait pas de raison, qu'un jour j'y arrivai moi aussi, un jour… ou l'autre… Et me voilà parti avec l'idée de réaliser une petite soupe aux saveurs asiatiques en moins de 14'24'' chrono !
Et c'est comme ça qu'hier matin je me suis retrouvé dans une petite épicerie asiatique du côté de Boulogne et que j'ai vaincu tous les pièges de l'épicerie ! Le barrage du vendeur qui répétait frénétiquement pas piquante, pas piquante… devant les soupes chinoises, et qui a mis une bonne demi-dizaine de minutes à se rendre compte que je lui demandais un peu énervé l'adresse des raviolis ! Le barrage de la grosse dame et du gros monsieur qui visiblement avaient pris pension dans l'allée des raviolis et qui n'arrivaient pas à se décider qui de lui ou d'elle passerait le premier et qui du coup ont valsé pendant plusieurs minutes alors que j'attendais désespérément de passer ! Le barrage du caissier, une sorte d'étrange coton tige gélifié à jean slim, qui s'est adressé à moi d'une manière à peu près aussi claire que s'il mâchonnait une méduse et tout ça parce qu'il voulait que je rentre mon code ! Enfin après tout ça j'ai donc réussi à en ressortir avec mon panier qui pesait plusieurs demi-tonnes alors que j'étais venu pour trois raviolis un quart…
Et une fois à la maison, avec l'œil du tigre, j'ai regardé mes ingrédients et mes trucs et mes machins qu'il fallait pour, et j'ai attaqué… et rien ne m'a arrêté, rien… jusqu'à ce moment où j'ai reculé d'un pas, regardé le chrono, regardé mon plat, tout était prêt et la montre indiquait moins de 14minutes 24secondes, la force était avec moi !
Et alors que j'entamais mon troisième tour de cuisine, le tablier remonté sur le visage, en chantant à tue tête Oh no, not.I. I will surviveee ! I will surviveeeee !!! J'ai à peine vu Marie arriver mais je l'ai quand même entendue me demander… Chouchou voilà, voilà ton soja, tu sais celui que tu vas mettre dans ta soupe ! C'est juste après qu'elle m'a demandé pourquoi je sanglotais au dessus d'une soupe…
Soupe très asiatique aux deux raviolis
Ingrédients pour 1 personne : 50g de nouilles chinoises aux œufs – 4 raviolis chinois au porc et aux crevettes - 2 crevettes entières décortiquées – 2càs de germes de soja - ½ bouillon cube à la volaille - 2pincées de sucre en poudre de palme ou roux - 3petites gousses d'ail non épluchées – 3tranches fines de gingembre – 1 petit piment oiseau vert – 1tige de menthe – 4ou 5 tiges de coriandre fraîche – 4 ou 5 tiges de ciboule – 1càc de sauce soja - du nuoc nam pour servir
Mettez à chauffer à feu vif deux casseroles avec dans chacune un demi litre d'eau. Mettez votre friture à préchauffer à 180°.
Dans une poêle à feu vif, mettez les gousses d'ail écrasées avec le plat d'un couteau. Ajoutez le gingembre en tranche, le piment et 1tige de ciboule. Laissez légèrement griller le tout en remuant régulièrement.
Pendant ce temps ajoutez dans une des casseroles le bouillon de poule, la sauce de soja et le sucre en poudre.
Dès que l'autre casserole est à ébullition jetez-y les pâtes et deux raviolis de manière à ce tout finisse de cuire en même temps, généralement les pâtes cuisent moins vite que les raviolis. Egouttez dès que c'est prêt.
Quand le contenu de la poêle est légèrement grillé, c'est le cas en deux ou trois minutes, versez le tout dans la casserole contenant le bouillon et laissez blobloter pendant 4 ou 5 minutes, le temps que les pâtes et les raviolis soient cuit.
Pendant ce temps, mettez à frire les deux raviolis restants, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés et croustillants. Effeuillez grossièrement la menthe et la coriandre, rassemblez le tout avec une ou deux tiges de ciboules et hachez grossièrement le tout.
Filtrez alors le bouillon qui doit être à point, reversez-le dans la casserole, ajoutez les crevettes et portez de nouveau à ébullition. Mettez les pâtes et les raviolis cuits à l'eau dans un bol, ajoutez le soja, versez dessus le bouillon et les crevettes, saupoudrez avec les herbes à votre goût, n'hésitez pas. Il n'y plus qu'à décorer avec une ciboule enroulée et servir avec les raviolis frits, du nuoc nam et éventuellement une bière chinoise bien fraîche… et chantez Oh no, not.I. I will surviveee ! I will surviveeeee !!! si vous avez commencé il y a moins de 14minutes 24secondes…

Mais pourquoi, la prochaine fois j'enlève le haut ou le bas… est-ce que je vous raconte ça…

PS : Claude-Olivier, lui, a non seulement fini sa recette dans le même temps mais a fait aussi la photo… mais comme chez nous faire une photo n'a jamais été une chose simple… le temps n'est que celui de la recette ! Et cela restera le temps d'une nouvelle série de recettes à venir en 14minutes et 24secondes chrono ! Merci à lui de m'avoir inspiré cette idée…

samedi 23 février 2008

Toc toc toc ! c'est le livreur d'yaourts qui passe… et recustomisation d'une Bonne maman !

Quand je l'ai aperçu dans l'entrebâillement de la porte d'entrée j'ai vu qu'il tenait à la main quelque chose de rouge, j'ai d'abord pensé à un paquet, et comme Denis l'homme qui parle yaourts à l'oreille des blogueuses et des blogueurs, m'avait dit que je recevrai des échantillons Bonne Maman à goûter, alors un paquet forcément… Et puis quand j'ai fait plus attention je me suis rendu compte que c'était une enveloppe, seulement une enveloppe… des échantillons de yaourts dans une enveloppe !? Les images qui me sont venues alors à l'esprit ressemblaient à un mélange de rouleaux écraseurs et de yaourts crieurs… et puis alors que je m'apprêtais à rentrer, un peu déçu, il me dit… s'cusez mais y'a le chariot aussi ! Et je l'ai vu mon p'tit chariot rouge plein plein de yaourts.Et voilà comment une trentaines de pots multiples et variés signés par Bonne Maman sont venus prendre pension dans mon frigo !
Le yaourt et moi c'est une vieille histoire, une vieille histoire… forcément quand on est allé chercher son lait avec un pot et que l'on mangeait des yaourts dans des pots en carton paraffiné tout de suite on commence à m'imaginer à cette époque suivi par une nuée de ptérausores… Une vieille histoire qui n'a d'ailleurs pas beaucoup changé.
A chaque fois que je mangeais ces yaourts d'alors j'avais toujours peur de partir avec la paraffine dans ma cuillère à force de chercher la dernière petite larmichette restant dans les rebords, j'étais un sauvage du finissage et après mon passage les pots étaient comme neufs. C'était toujours des yaourts nature, le goût extra-terrestre des yaourts aux arômes de " fruits " ne m'attirait que peu. Toujours nature donc, et je faisais toujours toc toc toc ! Sur le couvercle d'aluminium avec le dos de la cuillère, entrer sans frapper ce n'était pas poli… et à peine décapsulé, une grosse cuillerée de sucre en poudre et ensuite attendre un peu, juste un peu, pour voir l'humidité envahir tout le sucre. Enfin poser le dos de la cuillère sur le sucre et appuyer doucement pour voir la cuillère s'enfoncer et le yaourt sucré s'élever sur les côtés… et juste mélanger et manger.
Tout ça se passait sur mon lilas où pendant que je me gavais de yaourts je m'inventais de fantastiques aventures. Et aujourd'hui encore je mange mes yaourts nature de la même façon, enfin généralement je fais toc toc toc tout seul dans la cuisine, mais les gestes restent identiques, et même si ce n'est plus sur mon lilas mon regard se perd toujours dans le vide pour inventer mes nouvelles aventures !
Et c'est comme ça que je me suis retrouvé sur ma chaise longue à goûter crèmes et yaourts, desserts et mousses… Et j'en ai aimé certains, je me suis interrogé pour d'autres, enfin certaines… babas, petits pots au café et flan n'ont fait qu'un petit tour rapide avant que je hoche la tête d'un signe désapprobateur… d'autres sont restés plus longtemps, le temps que je me demande si j'aimais vraiment, la pêche enchantillée et les œufs aux laits, assez en tout cas pour ressayer. Enfin j'en ai aussi aimé, aimé les yaourts natures tout simples, les riz au lait tout mousseux et les petits caillés, d'ailleurs j'avais oublié la confiture de lait et c'est tant mieux…
Et avec ces derniers je me suis remis à rêver sur ma chaise longue et curieusement à mon réveil certains des petits pots que j'avais encore à manger c'était transformés, il n'était plus les mêmes… curieux… curieux… Et aujourd'hui pas de recettes juste des idées pour s'amuser aussi avec les produits " tout " prêts de Bonne Maman, ou avec d'autres...
Chantilly pêches et violettes caramélisées. Ecrasez quelques violettes au sucre pas trop finement en les passant sous un rouleau à pâtisserie et saupoudrez à votre goût les petits pots enchantillés… il n'y a plus qu'à goûter ce nouveau désert tout croustillant
Riz au lait au parfum de bollywood. Ajoutez quelques belles framboises et par-dessus versez un joli trait de sirop de rose. Pour le manger allez chercher le riz et attrapez une framboise au passage avec plein de sirop.
Yaourts comme des kulfis. Taillez une vingtaine de pistaches non salées dans la longueur, mettez une poêle à chauffer à feu vif et quand elle est bien chaude, versez les pistaches et 2 ou 3bonnes pincées de sucre, laissez caraméliser puis refroidir. Mélangez 2ou 3 càc de sucre roux pas trop fin avec 2ou 3 pincées de cardamome en poudre, mélangez et écrasez un peu le tout au rouleau à pâtisserie. Il n'y a plus qu'à poser les pistaches sur le yaourt et sucrer généreusement au sucre à la pistache.
P.S. : J'ai quelques bons de réductions de 2euros, alors si vous voulez vous aussi tester les produits, un petit mot en mail et je vous les envoie… Malheureusement ils sont maintenant tous partis ! je m'occupe vite vite des expéditions...

Mais pourquoi, la cuisine nu sous un tablier je me demande si ça doit pas faire un drôle d'effet… est-ce que je vous raconte ça…

mercredi 20 février 2008

Quand subitement je me suis demandé si je n'allais pas trop maigrir… p'tite salade et folie aux fraises enchantillées…

Ça y est j'y suis presque, mes petites nanalyses ne me comparent plus à un canard gras caramélisé au miel, j'y suis presque, encore un p'tit effort, qu'elle m'a dit ma médecin, et c'est bon vous pourrez manger normalement ! Le problème c'est que son " normal " à elle pour moi c'est de la nourriture de bonze en période de jeûne, et encore, un qui serait neurasthénique et chipoteur… non aujourd'hui je ne vais pas manger ma demi-rondelle de carotte, je vais attendre les beaux jours… manger normalement quoi !
Bon faut dire qu'avec ses prescriptions je me reconnais à peine le matin dans ma glace … j'ai l'impression d'avoir tellement maigri que j'hésite à me regarder de profil des fois que j'arrive même plus à me voir… Et puis comme je suis du genre pas vraiment pessimiste, mais quand même on se renseigne, un jour j'ai demandé à Marie, tu crois qu'à force de maigrir on peut disparaître ? Là elle a regardé en l'air avec plein de blanc dans les yeux ce qui chez elle veut dire, espèce de demeuré que tu es c'est ton esprit qui a disparu ! Faut dire que Marie elle a toujours été très forte pour faire des vachement longues phrases rien qu'avec un regard… C'est quand même pas de ma faute à moi si je suis un tantinet hypocondriaque et que je pense d'abord au pire avant de réfléchir un peu et de trouver encore… pire…
Ça a toujours été comme ça, quand je me m'entaille un doigt d'abord je vais penser qu'il est tranché en deux et dans le sens de la longueur en plus… et puis comme ça ne saigne même pas je relativise ma terrible blessure, la blessure, mais pas les conséquences… Là j'imagine que je vais m'attraper le tétanos, ou la gangrène ou la lèpre du doigt coupé ou je ne sais pas quoi de pire encore ! Même quand je suis seulement enrhumé j'imagine le pire, que c'est pas un rhume, que c'est un ragondin du nez que j'ai attrapé et qu'il est en train de se liquéfier dedans… oui je sais dit comme ça, mais dans le feu de l'action… et puis ça doit pouvoir arriver d'abord ! Et puis finalement j'en guéri toujours de ces terribles maladies mais c'est à force d'efforts, d'abnégation et des soins infirmiers de Marie… alors je relativise un peu…
Donc quand j'ai su que j'y étais presque je me suis dit que ce n'était pas si grave que ça, et que je pourrais peut-être baisser un peu la garde, un tout petit peu juste histoire de voir si mes dents arrivent encore à mâcher sans qu'elles tombent les unes… enfin juste voir si je savais encore manger !
Et j'ai commencé à préparer à manger forcément… et forcément aussi j'ai " spontanément " pensé à la sainte trilogie du régimiste, soupe, salade et peau d'rien ! Et comme je venais de finir mes 8 litres de bouillon translucide je me suis dit qu'une petite salade…
Et tout se passait bien jusqu'au moment où pour me préparer ma petite sauce je me suis dit, une petite cuillère à café de crème fraîche, ça peut pas vraiment te faire de mal… pas vraiment…
Et quand Marie est rentrée elle m'a retrouvé avec des moustaches de crème dévorant à même l'assiette un redoutable plaisir enchantillé... Elle m'a regardé et a juste dit, t'as pas peur de t'attraper un foie gras toi ? j'ai juste réussi à balbutier ça… ça s'attrape un fois gras ? Là elle à regardé en l'air avec du blanc dans les yeux et j'ai compris qu'elle voulait dire, mon pauvre Chouchou c'est pas le foie que t'as du canard… c'est le cerveau !!! Quand elle m'a regardé de nouveau je mangeais mais là c'était la petite salade avec juste une petite cuillère de crème parce que ça peut pas vraiment faire de mal… tout en lissant mes plumes…
Brioche perdue sous une montagne de fraises enchantillées de mascarpone…
Ingrédients pour 2 : 200g de fraises pas trop mûres, lavées et coupées en 2 ou 4 selon la taille – du beurre - du sucre glace - du vinaigre balsamique – 15cl de crème fleurette entière – 200g de mascarpone - 4ou 5 tranches de brioche un peu rassie – 1oeuf – 1càs de lait – 1càs de crème fleurette entière – du sucre en poudre – une quinzaine de petites feuilles de menthe
Commencez par faire la chantilly au mascarpone. Mettez dans un saladier les 15cl de crème et 2càs de sucre glace et battez le tout en chantilly bien ferme. Mettez le mascarpone dans un autre saladier et déliez-le un peu en le battant très rapidement à la cuillère, il ne faut pas trop insister. Ajoutez ensuite délicatement la crème dans le mascarpone, n'insister pas trop il n'est pas nécessaire d'obtenir un mélange homogène. Réservez au frais.
Mélangez ensuite l'œuf, la càs de lait et celle de crème dans un bol, puis versez le tout dans une assiette. Passez rapidement les tranches de brioche au grille pain. Mettez une poêle à feu assez fort et quand elle est assez chaude ajoutez une noisette de beurre. Trempez les tranches de brioches, une par une dans le mélange à l'œuf, d'un seul côté en insistant bien, saupoudrez ce même côté de 2 bonnes pincées de sucre en poudre et posez-les au fur et à mesure toujours du même côté dans la poêle. Laissez sans retourner jusqu'à ce que les tranches soient bien dorées du côté que vous avez trempouillé. Posez-les dès qu'elles sont à point sur une assiette sans trop les faire chevaucher.
Faites alors chauffer une noisette de beurre dans une autre poêle à feu assez vif,et quand elle est bien chaude et posez-y les fraises côté coupé sur la poêle, faites colorer très rapidement. Quand les fraises ont pris une couleur dorée saupoudrez de sucre glace, 1ou 2 càc, mélangez bien, laissez fondre le sucre, c'est très rapide, de toute manière il ne faut surtout pas trop laissez cuire les fraises sinon elles deviendraient molles et sans croquant, dans le doute il vaut mieux cuire moins que trop. Retirez du feu et versez tout de suite dessus le vinaigre balsamique, 2 bonnes giclées, mélangez très vite et videz les fraises dans un plat pour arrêter la cuisson.
Posez alors sur les tranches de brioche de généreuses cuillerées de crème à votre goût, versez dessus les fraises, jetez les feuilles de menthe sur le tout et poudrez enfin de sucre glace et ne pensez surtout pas aux canards gras en le mangeant…
Une petite recette que vous pouvez retrouver comme bien d'autres dans la cuisine de Vioo !
Mais pourquoi, tiens un caddie rouge… qu'est-ce que ça peut bien être… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 17 février 2008

Petite recette sans conséquences… Le petit Kub Or est de retour et salade d'oranges aux herbes pour provoquer le printemps…

Tin… tin tinra tin tin tin tin… J'ai toujours trouvé que j'étais très doué pour faire les musiques avec ma bouche… Tin… tin tinrin tin tin tin tin… Le problème c'est que je suis pratiquement le seul de mon avis et chez moi quand je me lance il y en a toujours une pour dire que c'est la Traviata, une autre pour parier sur La femme chocolat et le dernier qui se demande pourquoi je me suis mis au trash métal… Je me demande si tout ça ce n'est pas fait juste pour me vexer et que j'aille m'enfermer en cuisine ! Tinnn tinnn… tin ! pourtant c'est évident que c'est Mission Impossible que je fais avec la bouche !
Tout ça pour dire que le Kub Or est de retour et qu'il veut, lui Maggi et Piran'hart, confier la mission de l'habiller, enfin d'habiller sa nouvelle boîte 2008, cette boîte où dormiront les petits Kub Or en vous attendant. A la clé pour le plus créatif des designers, 210 000 boîtes pour s'exposer et quelques autres petits bonheurs… Alors si vous avez les méninges prêtes à l'épreuve rejoignez le site du concours pour tout savoir en cliquant sur le logo juste en-dessous. Et que l'imagination soit avec vous !
Grand concours de design Kub Or ®

Et si vous avec besoin d'un peu d'énergie essayez donc cette petite salade très… énergique !
Et comme c'est une petite recette sans conséquences donc pas d'histoire... ou presque... juste une recette puisque c'est le principe de cette série.
Salade d'oranges aux herbes acidulées
Ingrédients pour 2 : 2 petites oranges de table - 6 radis roses - 1petit cœur de fenouil - une trentaine de feuilles de basilic thaï - une trentaine de petites feuilles de menthe - une vingtaine de feuilles de coriandre - 5cl de jus d'orange - 1càc de sucre en poudre - une tranche de 3ou 4mm de racine de gingembre frais - 1morceau de tige de citronnelle d'environ 5cm de long - 1petit piment oiseau rouge - de l'huile d'olive - sel
Pelez à cru les oranges puis découpez-les en quartiers, il faut qu'il ne reste plus aucune peau autour des quartiers, réservez-les.
Emincez finement le fenouil et moitié des radis, taillez l'autre moitié en petit triangle. Emincez le plus finement possible la citronnelle et le piment.
Dans une casserole à petit feu, mettez le jus d'orange, le sucre en poudre, le gingembre et une grosse moitié de la citronnelle et laissez réduire jusqu'à obtenir environ 2cuillères à soupe de sirop. Filtrez le sirop et réservez-le.
Dans un plat posez les quartiers d'oranges, le radis, le fenouil, la moitié des herbes et mélangez rapidement. Saupoudrez ensuite avec le piment, les herbes et la petite moitié de citronnelle restante. Assaisonnez avec le sirop acidulé et quelques traits d'huile d'olive, salez à votre goût. Si vous voulez donner un peu plus de volume à cette salade en gardant son caractère très rafraîchissant, vous pouvez ajouter quelques pousses d'épinard et quelques feuilles de roquette mélangées.

Mais pourquoi, et si on se remettait à cuisiner des petits Kub Or ça serait une bonne idée ça… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 14 février 2008

Burger day et retour vers le… passé ! Au temps d'avant, au temps où on ne mangeait pas encore de namburgers…

Du temps où je n'étais plus vraiment ado mais encore écervelé, un peu après que les dinosaures ont arrêté de courir dans les rues parisiennes… du temps où j'étais donc encore jeune, je vivais une vraie passion pour un petit casse-croûte de pain rond pour lequel j'étais prêt à traverser tout Paris. Et le fait que chez Ali, le plus grand génie inconnu du remplissage du pain rond, il y avait aussi sa fille une petite brunette aux cils qui papillonnaient, papillonnaient… n'avait rien à voir avec mon envie dévorante de… pan bagna ! La fille d'Ali avait un prénom à lire des contes et à chaque fois que je la croisais en entrant dans la boutique à sandwichs, tellement je ne regardais qu'elle, je finissais toujours collé sur l'angle d'une porte ou sur le coin d'une caisse. J'entendais alors en même temps que son petit rire la grosse voix d'Ali lancer dans un soupir, un pan bagna jeune homme !?
J'aimais bien Ali, ses casse-croûtes, sa fille… et aussi ses petites habitudes, moi qui ai toujours eu une tendance à collectionner les tocs, je me trouvais comme chez moi dans ce petit monde où tout se répétait avec la régularité rassurante d'une pointeuse.
C'est ainsi qu'après avoir répondu oui au pan bagna, c'était toujours la même question qui arrivait ensuite… Je mets le piment ? C'était un test pour Ali, ceux qui disaient non, rebuté par le long piment vert qu'il agitait du bout de sa pince en bois, Ali ne les regarderait plus jamais de la même manière, leur cas était définitivement réglé, ils ne savaient pas et ne sauraient jamais ce qu'était son pan bagna… ils avaient eu leur chance.
Tout se déroulait donc chez Ali dans cette régularité rassurante… Sauf qu'un jour en arrivant après avoir croisé Shéhérazade et m'être à moitié ruiné un genou sur l'arrête saillante d'une caisse de figues, il m'a manqué quelque chose… J'ai bien entendu le petit rire qui me faisait presque oublier mes douleurs, mais pas la grosse voix d'Ali. Et pourtant il était là derrière son comptoir visiblement trop affairé pour même me voir. Alors j'ai failli sortir pour rembobiner le film et le relancer, pour que ce soit comme d'habitude mais quelque chose m'a dit que ce n'était pas la peine… Et m'approchant j'ai vu qu'il préparait un nouveau pain rond avec des choses dedans, des choses curieuses qui n'avaient rien à voir avec un pan bagna…
Un namburger ! Qu'il m'a dit quand il s'est enfin rendu compte de ma présence il a juste dit… Un namburger ? que j'ai pensé… c'est nouveauté, qu'il a précisé en montrant le colis devant lui sur lequel on avait tracé en très gros au marqueur rouge " nouveauté ". Faut dire qu'à l'époque Ronald et ses amis, les Mcdonalds, venaient tout juste de poser un pied de ce côté de l'Atlantique et que du coup le namburger avait encore un côté très très… exotique pour nous ! Une fois fini, il en a poussé un devant moi et a commencé à en manger. La chose ronde dans mon assiette ressemblait à un amas ensaucés de langues de mouton après un week-end de beuverie entre deux tranches de pain mou… mais pour Ali, je l'ai quand même mangé !
En voyant mon air de grenouille écrasée, il a poussé de côté la boîte en carton encore pleine de " namburgers " en devenir, et m'a juste demandé… Je mets le piment ? Nous étions d'accord cet autre curieux pain rond n'aurait jamais de beaux jours par chez nous… jamais !
Et puis avec le temps j'ai oublié l'adresse d'Ali, de ses casse-croûtes et même de sa fille… et en repassant un jour par-là bien plus tard je me suis rendu compte qu'il n'y était là et j'ai pensé… c'est normal qui sait encore préparer un pan bagna entre Tunis et Paris, qui sait encore…
Et aujourd'hui c'est le
Burger Day d'Anaik alors j'ai décidé de ne pas faire un pan bagna mais peut-être le namburger que j'aurais aimé trouvé devant moi ce jour-là !
Baiser du dragon à la thaïlandaise, le namburger au goût sauvage…
Ingrédients pour 4 ventres creux (deux hamburgers par personnes)
Pour 8 petits pains : 450g de farine – 2càc bien pleine de levure (levure de boulanger) - 30cl de lait – 1càs de sucre de palme (ou une ½ de sucre roux) – ½ à café de sel fin – 1càc de graines de fenouil – 1càc de graines de coriandre – 1càc de graines de carvi – 1càc de curry – ¼ de càc de piment de Cayenne - 1càc de gros sel au moulin – 1jaune d'oeuf
Mettez dans le bol d'un mixer, les graines de fenouil, de coriandre et de carvi, donnez quelques tours de mixer, il faut que ça reste grossier, ajoutez le curry et le piment et mélangez. Réservez le tout. Mettez dans un bol le lait, la levure et le sucre de palme, mélangez et laissez de côté, le temps que la levure se réveille bien.Versez la farine dans un grand saladier, ajoutez le sel fin puis versez progressivement le contenu du bol de lait à la levure, mélangez bien le tout, ajoutez un peu d'eau si nécessaire, la pâte est alors encore assez collante. Posez ensuite la pâte sur une table bien farinée et pétrissez cinq bonnes minutes. Remettez dans le saladier et laissez reposer la pâte pendant une soixantaine de minutes. Mélangez alors la pâte avec une càc bien pleine du mélange de graines au curry, pétrisser jusqu'à ce que les graines soient réparties (n'insistez pas trop, il ne faut pas que ce soit trop régulier). Coupez alors la pâte en 8 morceaux, faites-en de jolies boules, aplatissez-les (plus que les miennes) et posez-les sur une plaque et laissez reposer une trentaine de minutes. Brossez-les ensuite avec le jaune d'œuf mélangé à 1càc d'eau et saupoudrez d'1 ou 2 belles pincées du mélange de graines et d'un tour de moulin de sel.
Mettez une assiette avec un peu d'eau dans votre four préchauffé à 175°, puis enfournez les pains pendant 20 à 25minutes, il faut qu'ils commencent à dorer gentiment mais pas trop. Réservez les pains sous un torchon.
Pour 8 palets de viande : 750g de viande hachée – 30g environ de ciboules émincées finement – 1ou 2 càs de gingembre râpé – 1ou 2 càc de racine de curcuma râpé (sinon remplacez la racine par ½ càc de curcuma en poudre) – les ¾ d'une tige de citronnelle émincée très finement – 2 piments oiseau émincés très finement - sel
Versez l'ensemble des ingrédients dans un saladier, salez et malaxez le tout jusqu'à ce que tout ça soit bien mélangé. Formez 8 palets de viande et faites les cuire au goût avec quelques gouttes d'huile neutre dans une poêle très chaude.
Pour le ketchup sauvage : 8càs de ketchup – 8càc de sauce pimentée Sriracha (divisez cette quantité par deux pour un baiser moins sauvage…)
Mélangez le ketchup et la sauce pimentée.
Pour le dessus des hamburgers : Plusieurs tiges effeuillées de basilic thaï, de menthe et de coriandre – quelques oignons nouveaux émincés très finement - 1/3 de tige de citronnelle – ½ càc de racine de curcuma (si vous n'avez pas, pas grave)
Il n'y a plus qu'à monter les baisers du dragon ! Coupez les pains en deux étalez sur le fond une bonne càs de ketchup sauvage, posez dessus un palet de viande et terminez par lui faire un joli chapeau d'herbes, d'oignons nouveaux,de citronnelle, de curcuma et d'un peu du mélange d'épices à votre goût. Et embrassez le dragon pour moi !

Mais pourquoi, et si justement je m'en faisais un de pan bagna moi… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 11 février 2008

Le IL aurait-il un problème avec l'heure… à moins que ça soit sa faute à Elle ! Et samosas en voilà…

Ce qui est curieux avec le temps c'est qu'il en reste toujours… enfin avant d'être finalement en retard… C'est curieux parce qu'on a tout le temps, en tout cas on l'a longtemps, et pfuifff d'un seul coup il s'envole sans que l'on arrive à dire où il est passé ! Mais c'est pas de la faute du IL, lui il a un problème avec le temps c'est bien connu et puis d'abord IL a des choses plus importantes à penser et à faire… et puis d'abord c'est ça faute à Elle forcément, Elle ne lui a rien dit !
A la maison je suis tout le temps à la bourre et pour tout, y'a rien qui échappe à la règle, mais c'est inévitable, dès que j'ouvre un œil la première chose que j'entends c'est, Chouchou t'es à la bourre tu devrais te lever ! Et en même temps une sorte de chose, un croisement entre une pieuvre et un tremblement de terre, me secoue sauvagement, en rythmant cet essorage rapide par des Chouchouuuu debout ! Debout Chouchouuuu !!! frénétiques. La chose pense sans doute que ce secouage pourrait me décoller les paupières encore en plein sommeil, et bien elle rêve la chose… Enfin ça marche quand même relativement… Relativement, parce qu'après une bonne heure de hooo excuse-moi j'ai pas fait exprès de m'asseoir sur toi… suivi d'un mesquin, je croyais que tu étais déjà loin Chouchou… de menaces à peine voilées, un jour tu vas voir, je vais me lasser et tu sais quoi tu ne te réveilleras plus jamais ! et d'autres petites tracasseries… Une bonne heure après tout ça donc, j'ouvre un œil et je pousse mon premier cri d'amour… caaaaaafé!!!
Trop contente que je sois enfin parmi ceux qui pourraient marcher debout, Marie m'apporte alors mon premier café et me pose un bol de lave en fusion dans les mains en précisant avec une perfide innocence, il est peut-être un peu chaud… avant d'ajouter et puis dépêche-toi t'es super en retard… là j'attends qu'elle sorte avant de lui dire, pas trop fort, t'avais qu'à me réveiller plus tôt… et c'est curieux, elle entend toujours et apprécie… relativement ma remarque, enfin c'est ce que j'en déduis en entendant ces griffes ruiner nerveusement la peinture de la salle à manger ! Mais c'est quand même pas de ma faute à moi si elle m'a pas réveillé… non ?
Et forcément tout découle de ce premier retard… en retard un jour, en retard toujours ! Et loin de s'arranger c'est tout le contraire qui se passe...
J'essaye à longueur de journée de rattraper le temps perdu et je mets les bouchées doubles pour ça, un café et puis un autre et puis un petit troisième et après une petite pause histoire de repartir du bon pied… Mais souvent de retard en retard la journée finit tard, très très tard, très très, très… et quand je me couche enfin ses derniers mots sont pour me dire… Chouchou t'es en retard, même pour te coucher t'es en retard et demain ça va encore… Enfin ce sont presque ses derniers, en fait les derniers elle les dit après que je lui fasse remarquer dans un dernier éclair de lucidité qu'elle n'avait qu'à me le dire plus tôt… mais c'est des mots qu'on peut pas répéter qu'elle me dit alors…
Et avec le KKVKVK de Charline consacré aux samosas, ce petit jeu autour d'une recette, ça a failli être la même chose, en retard, mais c'est quand même pas ma faute si Elle ne m'a pas dit que j'allais… En fait rien puisqu'elle a reculé la date limite... heureusement ! Merci Charline !
Samosas épices, viande et p'tits pois
Ingrédients :
Pour la pâte : 300g de farine – 1càs de semoule fine – ½ càc de sel – 2càs de ghee ou de beurre clarifié – Environ 18cl d'eau - ½ càc de carvi
Pour la garniture : 1càs de ghee ou de beurre clarifié – 3oignons nouveaux émincés assez fins – 1piment émincé – 350g de viande hachée – 1càc de cumin moulu – 1càc de coriandre moulue – 1càc de garam massala – ½ càc de curcuma – un vingtaine de feuilles de curry séchées écrasées entre les doigts - 75g de petits pois cuits – 100g de pommes de terre coupées en tout petits cubes – sel
Commencez par préparer la pâte, mettez dans un saladier la farine, la semoule et le sel, mélangez. Ajoutez le ghee et mélangez bien de nouveau, puis versez l'eau peu à peu jusqu'à obtenir une pâte encore un peu collante. Travaillez alors la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien élastique. Réservez-la le temps de préparer la garniture.
Mettez le ghee dans une poêle bien chaude et ajoutez les oignons et les piments, laissez fondre deux ou trois minutes en remuant, ajoutez alors toutes les épices et les feuilles de curry et laissez sur le feu pendant une minute. Versez la viande et mélangez bien en l'émiettant. Laissez sur le feu jusqu'à ce qu'elle soit bien colorée. Ajoutez les petits pois et la pomme de terre, mélangez, baissez à feu doux, couvrez et poursuivez la cuisson une dizaine de minutes. Quand la garniture est prête préparez les samosas.
Découpez la pâte en petites boules, j'ai eu de quoi en faire une quinzaine. Saupoudrez-les d'une bonnes pincée de carvi. Etalez-les en rond assez fin, posez au centre une ou deux cuillères à soupe de garniture, humidifiez le tour de la pâte, puis refermez de manière à obtenir des demi-lunes. Fermez-les hermétiquement avec une fourchette en faisant des petits dents… et continuez ainsi de suite jusqu'à finir tous les ingrédients.
Il n'y a plus qu'à passer les samosas dans un bain d'huile bien chaud jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés… ensuite tout chaud avec les chutneys de votre choix et une bonne Cobra, une bière de par là-bas.
Et si vous voulez vous pouvez aussi ajouter 150g de petits pois dans la poêle en même temps que les autres et quelques feuilles de curry et finalement faire un très joli plat sans faire les samosas. A vous de voir si vous êtes très courageux ou très affamé… ou les deux…

Mais pourquoi, j'aurais pas oublié encore autre chose quand même… est-ce que je vous demande ça…

vendredi 8 février 2008

Petite recette sans conséquences… ma petite saint Valentin en avance… pour une fois !!!

Je suis en retard, je suis encore en retard… et en plus j'ai encore dû oublier un truc, c'est en tout cas ce que je me suis dit en voyant la tête un poil contrariée de Marie en ce début de semaine… Alors j'ai fait le tour rapidement, qu'est-ce que j'ai encore pu oublier moi… J'ai nettoyé la cuisine comme d'habitude, c'est-à-dire que… J'ai promis que je rangerai un jour ma pile de papier à classer, mais ça je le promets chaque mois… L'étagère à refixer, pareil, cette fois c'est sûr le mois prochain que je lui ai dit… Je vois vraiment pas, en plus en février c'est pas l'été, pas la peine de me frapper le front en lâchant plus que peiné… la tondeuse ! c'est pas de saison… février, février… c'est même pas la Saint Tralalin, à force d'en parler je ne risque pas de l'oublier cette année… Et c'est là que l'évidence m'a frappé au coin du bon sens, ou quelque chose comme ça !
Ma dernière petite attention datait de… encore plus longtemps ! Et depuis adieu fleurs, petits desserts, et autres petits plaisirs inattendus que l'on offre en répondant c'est pour rien, juste comme ça… quand elle vous demande mais c'est pour quoi ?
Alors vite vite j'ai préparé un avant-Saint-Valentin hier avant de reprendre ma course au temps qui est de toute manière passé ! Juste pour rien…
Et comme je cours, je cours voilà une petite recette sans conséquences et donc pas d'histoire... ou presque... juste une recette puisque c'est le principe de cette série.
Petites glaces amoureuses, fruits des bois et pétales croustillants et rose
Ingrédients : 6 jaunes d'œufs – 125g de sucre vanillé maison (ou utilisez un sachet de sucre vanillé, le total du sucre devant faire 125g) – 33cl de crème liquide (entière ou allégée selon votre goût) – 150g de fruits rouges mélangés (framboises, groseilles, myrtilles, mûres…) – des pétales de rose au sucre – des pétales de violette au sucre
Placez les fruits mélangés au congélateur
Mettez dans un bol les œufs et le sucre et battre le tout jusqu'à obtenir un mélange homogène. Versez le mélange dans une casserole ajoutez la crème, mettez sur feu moyen et faites chauffer sans arrêter de remuer jusqu'à ce que la préparation commence à épaissir, retirez alors du feu et laissez complètement refroidir.
Passez la crème à la sorbetière et quand elle est bien glacée ajoutez les fruits en une fois et laissez tourner seulement le temps que les fruits se mélangent.
Versez la glace dans de petits verres et saupoudrez à votre goût de pétales de rose ou de violette hachés assez fins ou de sirop de rose… et surtout n'hésitez pas à créer vos propres mélanges ! Servez avec un sourire bête à votre Valentine ou votre Valentin et si vous n'en avez pas sous la main en ce moment mangez-les vous-mêmes en pensant à tout ce qu'elle ou il loupe...

Une recette avec laquelle je vais m'arrêter à l'escale de l'amuuuuurrr ! celle de la Saint Valentin, proposée par La table monde !
Mais pourquoi, finalement j'ai vraiment rien oublié moi… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 3 février 2008

Le D-day du jour J c'est aujourd'hui… c'est la Chandeleur ! Et Cuisine P@ssion est en kiosque depuis samedi !

La maison est souvent le terrain de jeu des copains des enfants, et de temps en temps il arrive que tout ce petit monde s'attable, souvent pour le goûter, mais aussi d'autres fois pour le déjeuner ou le dîner. Et là je me rends vite compte que les miens ne sont pas tout à fait comme les autres, pas tout à fait au moins quand ils mangent… C'est que des fois ils disent des choses qui semblent surréalistes aux autres ado, préado ou encore plus petits, quand il s'agit de bouffe.
L'autre jour par exemple nous avons eu un grand débat sur la différence entre le Kotou poratha et le Pitou kotou, deux étranges plats indiens que je n'ai trouvés qu'à Bollywood sur Seine… et de la nécessité de pimenter un chouille plus tout ça pour mettre un peu plus de relief dans l'assiette… Généralement quand il y a d'autres courtes jambes à notre table et qu'un de mes monstres commence à râler comme quoi y'a pas assez de piment dans le plat, l'autre le regarde avec des yeux qui commencent à s'éloigner de leurs orbites et un menton qui traîne négligemment par terre. Faut dire que lui il a aussi goûté le plat et qu'il trouve qu'il ne faut vraiment pas changer quoi que ce soit au champ de piment qu'il voit lui dans son assiette et surtout pas en rajouter ! Parce que déjà là il a la moitié de la mâchoire qui est partie avec la première bouchée, rongée visiblement par une étrange matière proche de la lave en fusion ! Du coup dire qu'il en faudrait un peu plus ça lui semble peut-être juste un peu, un tout petit peu exagéré !
Cela dit ça se passe souvent assez bien et pratiquement personne ne refuse de manger ce qu'il a dans son plat… peut-être d'ailleurs à cause de l'habitude que j'ai de rôder autour de la table, à dévorer à grands coups de dents une orange avec la peau, histoire de montrer que chez nous quand on dit mange… on mange ! Je rôde donc avec l'œil fourbe du vautour mauvais qui serait prêt à fondre sur quiconque trouverait quelque chose à redire à son assiette ! Et du coup tout le monde mange en général dans la joie… même si certains des Schtroumpfs qui sont autour de la table passent pendant le repas par d'étonnantes couleurs, rouge pimenté, vert suffoqué, voire bleu étouffé… de biens étonnantes couleurs ! Les miens à force de manger des trucs et des machins étranges ne sont donc pas complètement comme les autres à table, mais je ne pensais pas que…
Hier en rentrant du pain voilà que Chouchou me revient toute énervée et frétillante en même temps et en répétant sans arrêt tu t'rends compte ! tu t'rends compte ! tu t'rends compte… dans ces cas là je sais qu'il faut attendre que la bande se remette à zéro avant de pouvoir poser une question. Et finalement c'est arrivé quand elle a enfin lâché, non tu te rends pas compte… j'ai enfin plus placer, j'me rends pas compte de quoi Chouchou ? Et là elle me refait en apnée la totalité de sa matinée jusqu'à finir au bord de la suffocation par… et le hamster, le nôtre, y savait même pas qu'on pouvait en acheter ! tu t'rends compte ! Et juste avant qu'elle continue son chemin en repartant en boucle j'ai eu le temps de placer… qu'on pouvait pas acheter quoi Chouchou ? Des meringues ! qu'elle me répond avant d'ajouter, décidément t'écoutes jamais… tu t'rends compte ! tu…
J'ai regardé mon hamster un peu inquiet et je lui ai dit, y'a d'autres choses que tu penses qui ne s'achètent pas, tu sais qu'on peut acheter des cordons bleus, des beignets, des paupiettes de veau et des croissants au jambon... dans les boutiques ? Là, il a juste dit Papa ! sa manière de me dire à neuf ans je ne suis quand même pas né de la dernière pluie… Rassuré j'ai juste lâché avec un clin d'œil, alors va me chercher des crêpes à la boulangerie ! et il a redit Papa ! sa manière de me dire que pour ça non plus on ne la lui faisait pas… des crêpes à la boulangerie quelle idée !
Crêpes chocochocolat noisette et crème… une envie attrapée en voyant des crêpes en version très chocolatée de C. Felder (cliquez sur son nom pour retrouver sa recette)
Ingrédients pour 6 à 8 petites crêpes selon l'épaisseur :
Pour les crêpes :10g de beurre fondu – 1oeuf – 120g de farine – ½ càc de levure - 30cl de lait – 3càs de sucre – 5càs de cacao en poudre – du beurre
Pour mettre dessus : 75g de crème fleurette entière – 2ou 3càs de sucre glace - 100g de chocolat aux noisettes (noir ou au lait selon votre goût) – 50g de noisettes – ½ càc de sucre en poudre
Mettez dans un saladier le beurre fondu et l'œuf, mélangez et ajoutez la farine et la levure et mélangez bien de nouveau. Versez le lait petit à petit puis finissez par le sucre et le cacao, mélangez une dernière fois (à ce moment je donne un grand coup de mixer plongeant pour rendre la pâte bien lisse).
Faites ensuite cuire les crêpes avec un peu de beurre dans la poêle.
Pendant ce temps mettez la crème et le sucre glace dans un saladier et montez en chantilly bien ferme. Hachez ensuite le chocolat et les noisettes, réservez le chocolat et mettez les noisettes dans une poêle bien chaude. Faites légèrement griller plus versez dessus le sucre en poudre et laissez caraméliser rapidement.
Quand toutes les crêpes sont prêtes il n'y a plus qu'à les chiffonner un peu en les mettant sur une assiette et à ajouter à votre goût de la crème chantilly, des copeaux de chocolat et des noisettes caramélisées.
Pancakes confiture de lait et coco
Ingrédients :
Pour les pancakes : 175g de farine – 1 càc de levure chimique – 2 càs de sucre en poudre – 150 ml de lait additionné d'1 càc de citron – 1 œuf – du beurre
Pour le dessus : un pot de confiture de lait – de la noix de coco râpée déshydratée Mélangez dans un bol la farine, le sucre, et la levure. Ajoutez l'œuf, le lait citronné. Mélangez bien et laissez reposer le tout une petite heure si possible. Ensuite dans une poêle bien chaude avec un peu de beurre faites de beaux pancakes bien grillés des deux côtés.
Une fois que tous les pancakes sont prêts couvrez de confiture de lait et de noix de coco à votre goût… moi j'aime quand ça ne manque pas, sinon à vous de voir !

Au fait le D-Day c'était hier !

Mais pourquoi, bon le prochain D-day c'est dans deux mois maintenant… est-ce que je vous raconte ça…