Elle était assise à quelques tables de moi, elle ressemblait à toutes ces belles catalanes sèches et longilignes qui martèlent le sol des Ramblas du haut en bas et de bas en haut à longueur d'après-midi chaleureuses.
Elle mangeait doucement mais avec comme une certitude affamée. Sa cuillère se plantait avec une régularité métronomique dans la crème, puis elle atteignait la pâte, la cuillère tournait alors et un morceau se détachait et était remonté vers ses lèvres. Elle semblait ralentir juste avant d'ouvrir la bouche comme pour dire je pourrais ne pas t'avaler ou comme pour attendre le plaisir un infini moment, le temps du désir. Et puis la cuillère disparaissait dans sa bouche. Et puis elle recommençait.
Je profitais de chaque mouvement, de chaque recommencement. J'attendais le suivant et je le craignais en même temps.Je l'attendais et pourtant je savais qu'il m'approchait à chaque fois plus du dernier, de ce moment fatidique où il n'y aurait plus rien sous la cuillère…
Mais même si j'ai essayé de retenir ce moment, même si je me suis imaginé courant chez Pep le boulanger d'à côté pour remplir sa table de douceurs, même, le moment a bien fini par arriver.
Le moment de la dernière cuillérée, malgré l'impression qu'elle a encore plus attendu avant de… ce moment est arrivé. Après elle s'est levée avec une douceur repue, elle a plié son petit gilet sur son bras et s'est mise à marcher vers moi un peu comme si elle marchait sur moi… Mais elle n'a fait que passer, sans même s'arrêter.
Et puis le lendemain elle est revenue, et puis le surlendemain aussi, et puis le jour d'après encore, depuis le printemps jusqu'à l'été, elle est revenue. Et à chaque fois je n'ai pas pu quitter son appétit dévorant des yeux. Et peu à peu elle a changé, peu à peu elle s'éloignait des longilignes marcheuses, peu à peu, comme sous l'effet d'un régime à l'envers.Et puis un jour du début de l'été, fatigué de la voir partir sans même un regard, je l'ai suivie, le long du port, le long de la plage, jusqu'à ce qu'elle descende sur la plage et qu'elle rejoigne sur le sable une de ces belles catalanes sèches et longilignes.
Elle s'est déshabillée sous une serviette comme font les enfants en luttant contre son maillot. Et quand elle est ressorti, elle a regardé l'autre et lui a dit avec gourmandise… Tu vois j'ai bien fini par arriver le remplir ce foutu maillot ! J'ai cru lire dans les yeux de l'autre qu'elle ne la comprenait pas.
Elle s'est déshabillée sous une serviette comme font les enfants en luttant contre son maillot. Et quand elle est ressorti, elle a regardé l'autre et lui a dit avec gourmandise… Tu vois j'ai bien fini par arriver le remplir ce foutu maillot ! J'ai cru lire dans les yeux de l'autre qu'elle ne la comprenait pas.
En la suivant des yeux courir jusqu'à l'eau, j'avais oublié toutes les autres catalanes et je me suis dit, pourvu que l'hiver n'arrive jamais… jamais…
Prenez trois kilos avant l'été ! La génial série de Chloé est déjà sur Cuisine TV alors vous aussi vous avez juste encore le temps !
Ingrédients : 227gr de beurre - 220gr de cassonade - 400 gr de chocolat noir - 6 œufs – 1 gousse de vanille (1càs d'extrait de vanille pour Chloé) – 1 grosse pincée de sel (1càs de sel pour Chloé) -130 gr de farine de riz - 1 tablette de chocolat blanc - 2 poignets de pistaches concassées
Préchauffez votre four à 160°C.
Faites fondre le chocolat au micro-onde.
Mélangez le beurre ramolli avec le sucre et ajoutez-y le chocolat préalablement fondu.
Ajoutez les oeufs, grattez la gousse de vanille au dessus du mélange, le sel et mélangez.
Ajouter la farine de riz à la préparation.
Répartissez la pâte dans les moules à cupcakes. Enfournez pendant 20 à 25 selon leur taille. Laissez-les refroidir.
Faites fondre le chocolat blanc puis faites des zibouiboui sur toute la surface du cupcake à votre guise comme dit Chloé: en ligne, en écriture, amusez-vous !
Ensuite, parsemez de pistaches concassées. Vous n'avez plus qu'à dévorer vos Carla… brownies cupcakes !
Mais pourquoi, et dire que la journée n'est pas finie… est-ce que je vous raconte ça…
