vendredi 27 février 2009

Quand on me demande ce que je fais dans la vie je me rends compte que je ne rentre pas dans les cases... et le retour des cupcakes !

Depuis quelques temps ma merveille, ma plus qu'ado fait un gag à répétition à chaque nouvelle rentrée. Quand on lui demande sur les formulaires la profession de son père, elle indique toutes mes professions de l'année et forcément à un moment, comme j'ai la profession multiple et compliquée... elle peut annoncer taquine, ben ça rentre pas dans les cases ! En quelque sorte je suis sa Zézette épouse X à elle...
Et en passant chez Pascale j'ai vu que certains la désignait encore comme " la blogueuse " après quatre ouvrages culinaires, alors que pour moi c'est un auteur à part entière, je me suis dit que ce n'était pas si facile de dire simplement ce qu'on fait... et ce que je fais encore moins.
Auteur culinaire j'ai essayé une ou deux fois juste pour voir ce que ça fait, mais autant pour Pascale ça me semble évident autant pour moi avec mes deux petits bouquins... En plus souvent quand je parle de mes bouquins, j'ai droit à un... et on le trouve où ton livre ? Un peu comme si je l'avais fait avec mes petites mains à la cave, tiré à la photocopieuse et broché à l'aiguille à tricoter. Une question à laquelle je finis par répondre, ben je sais pas à la boucherie t'as demandé ? ou chez l'traiteur, le traiteur je suis sûr que... et de finir d'un non je plaisante essaye une librairie, un livre une librairie t'as une chance... Du coup on peut pas dire que ce soit mon sujet de conversation préféré.
J'ai aussi essayé des fois de dire que je cuisinais, mais quand on me demande ensuite et tu cuisines où ? Forcément je réponds dans ma cuisine... et là, les autres me regardent un peu inquiets d'un air de se demander si je n'ai pas compris qu'on m'avait demandé mon métier celui que je fais dans la vie et pas juste mes occupations d'entre douze et douze heures trente... Du coup je me suis demandé et moi qu'est-ce que je suis, qu'est-ce que je vais lui répondre quand elle va me demander alors j'mets quoi cette année papa ?
Je lui avais déjà expliqué les autres années et que que je donnais des cours à la fac mais que je n'étais pas prof de fac, que j'étais sociologue mais que je ne faisais plus de sociologie, que j'espagnolais devant des élèves mais que je n'étais encore une fois pas vraiment prof... et quelques autres petites choses du même genre.
Il y avait déjà tout ça et en plus la cuisine est venue remettre une nouvelle couche et se mélanger à tout le reste... Alors je me suis gratté la tête et j'ai essayé de dire en moins de trente pages ce que c'est que cette drôle d'histoire de cuisine que je fais.
J'ai donc pris un papier et je me suis concentré très fort et au bout de quelques temps j'ai commencé à écrire quelques mots... Cuisine, forcément et puis recettes... après ce terrible effort je me suis dit que j'avais bien assez de mots pour faire une phrase ! Alors je cuisine des recettes... mouais c'est pas gagné... J'ai repris mon bout de papier et j'ai essayé d'écrire plein de mots... et j'ai fini par écrire ce que je fais en plein de mots...
Je cuisine dans ma cuisine mais pas que, je cuisine des recettes mais pas que, parce que des fois les recettes c'est moi qui les recettes justement... et tout ça pour remplir mon blog mais pas qu, un blog pas tout à fait comme celui de votre adolescent, qui y raconte sa vie et plein d'autres, enfin un blog qui ressemble aussi à ça, mais pas que et tout ça pour remplir aussi des petits livres sans mais pas que parce que des fois...
Et à ce moment-là ma merveille qui passait par là m'a demandé qu'est-ce tu fais papa ? Je lui ai expliqué, alors elle a dit, mais je croyais que tu étais un papa poule, parce que si tu l'es plus je pourrais peut-être te présenter un garçon qui... avant qu'elle finisse j'avais déjà
déchiré ma brillante carrière...
Et comme le cupcake's day s'approche à grands pas, dernier délai le 1er mars à minuit, voilà un nouveau petit cupcake et des photos des cupcakes quelques unes des participantes Miette, Maybeoneday, Manue, Flo Bretzel, Edith, Mamzelle Gwen, Ptite Loutre... que vous retrouverez aussi lors de la grande récap (cliquez sur les photos pour rejoindre les recettes), histoire de vous mettre l'eau à la bouche et peut-être de vous donner envie de participer vous aussi !
Cupcakes tout roses aux biscuits de Reims
Pour les cupcakes : 120g de beurre – 120g de sucre – 2oeufs – 60g de farine à poudre levante incorporée (ce qu'on appelle aussi farine à gâteau) - 60g de biscuits de Reims roses - 1 ou 2 gouttes de colorant rouge (facultatif)Pour la crème : 120g de beurre – 90g de sucre glace – 60g de biscuits de Reims roses - 1càs de lait

Commencez par les cupcakes. Ecrasez grossièrement les biscuits et la farine et réduisez le tout en poudre bien fine en les passant ensemble dans un mixer.
Mettez dans la cuve d’un batteur (vous pouvez aussi utiliser un batteur à main) le sucre et le beurre et laisser tourner jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez alors les œufs, un par un et incorporez-les bien à chaque fois.
Ajoutez la farine au biscuit, mélangez bien puis laissez reposer une dizaine de minutes. Finissez en ajoutant éventuellement le colorant et en mélangeant une dernière fois.Remplissez les caissettes à cupcakes, pas trop, et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 15 à 20minutes selon la taille des caissettes.Pendant ce temps réalisez la crème. Ecrasez grossièrement les biscuits et le sucre et réduisez le tout en poudre bien fine en les passant ensemble dans un mixer.
Mettez le beurre dans le bol du batteur et faites tourner jusqu’à ce qu'il soit bien blanchi. Ajoutez alors le sucre et le lait et poursuivez en insistant bien. Quand les cupcakes sont prêts, laissez-les refroidir. Déposez ensuite une quantité de crème à votre goût et donnez lui la forme que vous souhaitez, pourquoi pas comme moi des jolies petites montagnes faites à la poche à douille.
Mais pourquoi, je n'aurais pas vu les premiers rayons du soleil moi... finis d'hiberner alors... est-ce que je vous raconte ça

samedi 21 février 2009

Quand le temps passe sans arrêt je n’ai l’temps de rien… et encore rien c’est déjà beaucoup ! Et le retour des cupcakes !

C’est à croire que le temps ne passe jamais de la même manière, c’est à croire… en ce moment j’ai l’impression que les trotteuses de toutes les montres du monde sont prises d’une drôle de danse qui les fait tourner à une vitesse terrifiante ! J’en cherche une qui marche normalement et pas moyen… Du coup, quand des fois je m’arrête, que je pose mes fesses et tout le reste sur mon canapé, et que je m’attrape une ou deux petites réflexions intensives, quand je m’étire après ces réflexions profondes voilà qu’une heure est déjà passée, une heure ! Et des fois c’est même plus d’une. Forcément depuis j’évite de réfléchir sur le canapé… bon, il m’arrive aussi de réfléchir sur une chaise, debout je n’y arrive pas encore, mais avec un peu d’entraînement… et les heures passent comme ça sans que je m’en rendent même compte.
Pourtant en ce moment je n’ai le temps de rien avec tout ce que j’ai à faire et même si j’étais organisé je sens que je n’y arriverais quand même pas… donc c’est pas moi, c’est le temps qui ne passe pas à la même vitesse ! j’en suis sûr…
Le pire c’est qu’avant je connaissais souvent le problème inverse, c’est à tel point que je me demandais si le temps ne mettait pas de la mauvaise fois à ne pas vouloir passer !
A cette époque j’usais mes jean’s sur les bancs d’écoles avec lesquels je n’avais en commun que… d’ailleurs je me demande bien ce que
nous avions en commun… Donc à cette époque-là les montres mécaniques avaient été un peu oubliées et nous portions presque tous de superbes écrans à quartz, avec des gros chiffres tout verts. Mon problème c’est que les montres à quartz moi je les achetais à Ibrahim, mon vendeur de tout et surtout de rien à la sauvette, et qu’il me les vendait tellement pas cher… je te vends pas les piles qu’il me disait, elles sont plus chères que la montre ! Tellement pas cher donc qu’il n’y avait pas les secondes, ces terribles secondes qui pouvaient durer des jours… c’est qu’à l’époque la seconde c’était de la seconde de qualité, pas comme celle de maintenant qui passe sans qu’on s’en serve !
Alors pour palier ce petit problème de secondes je passais mes journées à compter jusqu’à soixante et à scruter ensuite mon poignet en espérant que la minute allait passer dès mon soixante annoncé.
Le problème c’est que je pensais qu’il suffisait de compter jusqu’à soixante pour qu’une minute passe et que j’étais devenu à force de compter et recompter de la minute, le Speedy Gonzalez de la trotteuse et qu’au meilleur de ma forme il ne me fallait pas plus d’un quart de minute pour arriver à soixante.
Mes journées passaient donc comme ça, au milieu du tumulte
de ces profs qui s’obstinaient à essayer de m’expliquer des choses pendant que moi j’essayais de rester concentré, trente-deux, trente-trois, trente… et franchement compter régulièrement en faisant semblant en même temps d’écouter et d’écrire, et tout ça en prenant un air inspiré, franchement moi je trouve que l’école aurait pu reconnaître mes efforts et ma bonne volonté ! et non, même pas, au lieu de ça mes profs notaient juste sur mon carnet, absent même quand il est là et autre formule à but humoristique qui n’amusaient qu’eux et vraiment pas ma mère, mais il faut dire qu’elle n’a jamais eu l’humour de situation ma mère et peut-être même pas d’humour du tout d’ailleurs.
Et mes journées scolaires ne passaient donc pas de la même manière à longueur d’années, des longues, longues années…
Et voilà que là le temps d’écrire un mot ou deux et le temps… Pour un peu le
1st cupcake’s day (cliquez sur cupcake’s day pour retrouver tous les détails de participation) serait passé sans que je m’en rende compte !
Et voilà deux nouveaux cupcakes attrapé du côté de chez Donna Hay un de mes magazines préférés venu du pays des kangourous, des recettes revues et corrigées…
Coco mon coco cupcake
Ingrédients :
Pour les cupcakes : 120g de beurre – 150g de sucre – 2oeufs – 75g de farine et 75g de farine à gâteaux mélangées – 30g de noix de coco râpée déshydratée
Pour la crème : 120g de beurre – 150g de sucre glace – 1càs de lait – 20g de noix de coco râpée déshydratée
Pour la finition de la noix de coco râpée déshydratée
Mettez dans la cuve d’un batteur (vous pouvez aussi utiliser un batteur à main) le sucre et le beurre et laisser tourner jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez alors les œufs, un par un et incorporez-le bien à chaque fois. Ajoutez les farines, mélangez bien et finissez en ajoutant la noix de coco et en mélangeant une dernière fois.
Remplissez les caissettes à cupcakes, pas trop, et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 15 à 20minutes selon la taille des caissettes.
Pendant ce temps réalisez la crème. Mettez le beurre dans le bol du batteur et faites tourner jusqu’à obtenir un beurre bien blanchi. Ajoutez alors le sucre et le lait et poursuivez en insistant bien . Finissez par la noix de coco et battez une dernière fois.
Quand les cupcakes sont prêts, laissez-les refroidir. Déposez ensuite une quantité de crème à votre goût et donnez lui la forme que vous souhaitez, pourquoi pas comme moi des petits sommets qu’il ne vous restera plus qu’à « enneiger » avec un peu de noix de coco.
Choco tout choco cupcakes

Ingrédients :
Pour les cupcakes : 120g de beurre – 150g de sucre – 2oeufs – 75g de farine et 75g de farine à gâteaux mélangées – 20g de cacao en poudre – 60g de chocolat noir haché très fin
Pour la crème : 120g de beurre – 150g de sucre glace – 1càs de lait – 10g de cacao en poudre
Pour finir : des petites décorations argentées
Mettez dans la cuve d’un batteur (vous pouvez aussi utiliser un batteur à main) le sucre et le beurre et laisser tourner jusqu’à obtenir un mélange bien homogène. Ajoutez alors les œufs, un par un et incorporez-le bien à chaque fois. Ajoutez les farines, mélangez bien et finissez en ajoutant le cacao et le chocolat haché et en mélangeant une dernière fois.
Remplissez les caissettes à cupcakes, pas trop, et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 15 à 20minutes selon la taille des caissettes.
Pendant ce temps réalisez la crème. Mettez le beurre dans le bol du batteur et faites tourner jusqu’à obtenir un beurre bien blanchi. Ajoutez alors le sucre et le lait et poursuivez en insistant bien . Finissez par le cacao et battez une dernière fois.
Quand les cupcakes sont prêts, laissez-les refroidir. Déposez ensuite une quantité de crème à votre goût et donnez lui la forme que vous souhaitez, pourquoi pas comme moi des petits sommets qu’il ne vous restera plus qu’à décorer avec des paillettes argentées.

Mais pourquoi, tic tac… tic tac… encore huit jours avant le cupcake’s day… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 15 février 2009

Petite recette sans conséquences… poulet tout exotique et plages du nord… du nord !

Depuis quelques jours, je me suis fait rattraper par le travail et du coup je regarde mon petit blog avec de l'émotion dans les yeux… et je m'en retourne à mon ouvrage sans avoir même eu le temps de la petite caresse amicale ! Et puis pour ne pas l'arranger, voilà qu'à peine le boulot rendu, je lui ai dit maintenant c'est bermuda à fleurs et chapeau de paille, moi je m'en vais sur les plages pour trois ou quatre jours de vacances… alors si vous croisez un drôle de blog un peu délaissé qui vous fait son plus joli bec de canard neurasthénique pour vous prouver à quel point le monde est cruel et en profiter pour répandre des larmes virtuelles sur votre épaule… Si vous le croisez, donc, je vous le confie encore quelques jours prenez-en soin pour moi !
Et si jamais vous croisez un drôle de schtroumpf bleu de froid en bermuda et chapeau de paille, essayez donc de le mettre sur un radiateur des fois qu'il y ait encore de la vie dans le bloc de glace… et si par hasard je reprends vie, essayez de m'expliquer pourquoi personne ne m'a dit que Coxide n'est pas un village hawaïen mais bien une charmante bourgade belge du côté de la mer du Nord… du nord ! Hein ! Expliquez-moi pourquoi !!!
Et juste avant de partir sur le chemin d'Hawa… de la Belgique… j'avais donc préparé un petit plat plein de soleil et d'épices histoire de me mettre dans l'ambiance…
Poulet, épices et piment aux nouilles transparentes
Ingrédients : 2 blancs de poulet - 3 ou 4 oignons nouveaux - 1gousse d'ail - 1càs d'huile d'arachide - 2 piments oiseaux - 3 étoiles de badiane - 1ou 2 bâtons de cannelle - 3cm de tige de citronnelle tranché en tronçons - 50g de haricots fins - ½ carotte - 1càs de nuoc nam - 2càs de sauce prune chinoise (à défaut vous pouvez utiliser ma recette pour une sauce prune en cliquant là : sauce prune) - 3 ou 4càs de cacahuètes grillées à sec grossièrement hachées - 2 ou 3 branches de menthe effeuillées - 150g de nouilles de riz chinoises
Commencez en éminçant le poulet en tranches et les oignons nouveaux. Hachez l'ail. Equeutez les haricots. Taillez la carotte en bâtonnets.
Cuisez ensuite les nouilles dans une casserole d'eau salée selon les indications du paquet.
Cuisez les haricots aussi dans une casserole d'eau salée en veillant à les laisser assez fermes. Dès qu'ils sont cuits refroidissez-les à l'eau froide et essorez-les bien, réservez-les.
Mettez une poêle sur feu assez vif et versez-y l'huile et dès qu'elle est chaude, ajoutez-y le poulet émincé. Laissez sur le feu sans trop remuer jusqu'à ce que le poulet commence à colorer à peine. Retirez-le dans une assiette.
Versez alors les oignons nouveaux, l'ail et les carottes. Et faites colorer 2 ou 3 minutes. Ajoutez un piment entier, la badiane, la cannelle et la citronnelle, mélangez bien et poursuivez la cuisson à couvert pendant une petite dizaine de minutes, le temps que les carottes soient à point, n'insistez pas trop.
Ajoutez le poulet et les haricots, verser le nuoc nam et la sauce prune et laissez sur le feu encore 2 minutes en remuant régulièrement.
Répartissez les nouilles dans les assiettes, accompagnez avec la viande, parsemez les cacahuètes hachées, le deuxième piment coupé gros et les feuilles de menthe.

Mais pourquoi, je sens que ma cupcakes'mania va bientôt me reprendre… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 9 février 2009

Petite recette sans conséquences... saucisses purée d'un jour de pluie à se laisser couler le long des carreaux...

Quand je commence à regarder les gouttes couler le long des carreaux je m'attrape souvent une flemme comme c'est pas possible et je m'imagine assez facilement atteint d'une plaidite aigüe, une maladie voisine de la moulification de sofa... 
Et là je me vois bien, installé sur mon fauteuil en face de la fenêtre, le plaid et le chat velcro qui va avec sur les genoux, la petite bouillotte amicale sous le pied et le thé chaud bouillant qui réchauffe les mains... il ne manquerait plus qu'un bonnet sur la tête et je me prendrais bien trente ans de rides d'un coup. 
J'ai toujours eu une graine de baobab en passe de germer pas loin du centre de ma main, alors faut pas trop me pousser pour que je tombe, et forcément une fois tombé il faut lancer les grands travaux, avec fondations et grues, pour relever la bête ! Heureusement en même temps que je regarde les gouttes tracer leurs sillons irréguliers j'ai une oreille titillée par mes petits Blérots préférés qui tournent en boucle sur la machine à faire la musique. Et forcément au lieu de tomber dans un fauteuil, je me retrouve à me dérider la rotule devant mon carreau comme si j'étais pris par une drôle de danse de Saint Guy... 
C'est tout juste si je ne me mets pas à trouver que les gouttes ont bien de l'humour à faire tant de tours et de détours au lieu de choisir une ligne droite, bien droite ! ça c'est l'effet Blérots de R.A.V.E.L, essayez vous verrez... 
Du coup, au lieu de se retrouver avec une soupe à l'eau moulinée qu'aurait pu préparer l'acariâtre du fond de fauteuil que j'aurais pu devenir, me voilà parti ce dimanche après-midi à essayer de mettre un peu de réjouissance et d'épices dans ma cuisine. Et ça a fini avec de drôles de saucisses posées pas loin d'une drôle de purée... 
Mais je parle, je parle alors que c'est une petite recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec une polka avec laquelle je n'ai pas fini de discuter... 
Saucisses parfumées 
Ingrédients : 8saucisses anglaises (sinon regardez du côté des saucisses coupées au couteau et de préférence parfumées aux herbes) - 1 oignon rouge - 5 ou 6 feuilles de laurier - 10cl de vin blanc sec - 1 ou 2 traits d'huile d'olive - 3 càs de confiture de prunes 1càc de curry - sel  
Commencez en éminçant l'oignon. Mettez les saucisses dans un plat, pas trop grand, versez par dessus tous les ingrédients, oignon, laurier, vin blanc, huile, confiture et curry, puis mélangez le tout. 
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une quarantaine de minutes. 
Remuez régulièrement durant la cuisson et n'hésitez pas à baisser légèrement le four si la cuisson va trop vite et si les saucisses commencent à trop dorer avant d'être bien cuites. 
Passez éventuellement sous le grill pendant quelques minutes en fin de cuisson pour dorer un peu plus les saucisses.
Et si vous voulez la recette de la purée cliquez sur la photo et vous arriverez directement dessus.
Et si vous voulez aussi vous dérider le sourire en traînant du côté de chez You tube je suis tombé sur cette curieuse vidéo qui nous a mis bien en joie par chez nous...

Mais pourquoi, je commence à voir des cupcakes partout... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 5 février 2009

Quand l’Amérique me prend, des fois à la maison il se passe de bien drôles de choses… Petit voyage culinaire au pays d’Obama !

Passe-moi le couteau Chouchou, non pas celui-là, çui là ! là ! Tu vois bien que je fais une inclusion d’ail et pas un décollement de souris ! Si tu fais pas attention on va encore perdre un gigot ! et le fil, il est prêt le fil, le numéro 12 celui à suturer, j’ai l’impression que la greffe d’ail ne prend pas… et puis éponge-moi un peu j’ai le ruissèlement qui me prend ! Depuis que les séries américaines sont entrées dans notre vie, il arrive qu’à la maison on ait des fois des manières de faire, on va dire, curieuses… On n'intube pas encore les rôtis mais curieusement avec l’arrivée d’Urgence, notre première fois... il arrivait que le gigot ne soit pas fier avant d’arriver à table et que les chats soient pris d’une furieuse envie d’aller voir ailleurs, loin ailleurs, quand on arrivait vers eux en faisant petit, petit … un bout de tuyaux d’arrosage à la main…
Et ça, c’est rien, c’était au début quand il n’y
avait qu’Urgence dans notre vie, quand nous faisions seulement le tri des enfants au retour de l’école, que nous les mettions dans leur salle d’attente avant de faire la visite et de diagnostiquer… à qui une crise d'antirangite, à qui une poiledanslamanite aigüe, à qui… La routine quoi, pour un chef de service et son interne. Bon depuis il y a aussi eu Grey's Anatomie et je ne regarde plus mon interne qu’avec des yeux médicaux… et il y a eu Docteur Housse et je ne regarde plus mes petits malades avec les mêmes yeux, il faut dire qu’avec les vitres de protection que j’ai posées devant les portes des enfants ça complique pas mal les regards…
Et si c’était tout ! Mais il y a tout le reste… Plus personne ne se promène à la maison sans son petit chiffon, chacun essuie
frénétiquement tout ce qu’il touche pour ne pas laisser d’empreintes et comme si ce n’était pas assez, après on vérifie à la loupe la présence de fibre du chiffon, c’est qu’on ne nous la fait plus à nous, depuis les Experts on sait que la fibre est fourbe ! Et puis les enfants ne veulent plus boire qu’avec des pailles et manger avec des couverts jetables qu’ils incinèrent après repas. En me justifiant tout ça d’un, si tu savais papa tout ce qu’on peut faire avec l’ADN… si tu savais…
Et chaque nouvelle série américaine apporte son lot de nouvelles habitudes...
Alors forcément quand il a été question du côté d'Irresistable d'une semaine américaine, je me suis gratté la tête avant de récupérer l'ADN de dessous mes ongles à la pince à épiler et me laver les mains au désinfectant et j'ai essayé d'oublier tout ça... Juste histoire d'éviter de me lancer une fois de plus dans le hamburger saignant à la Dexter, des hamburgers très à la mode ces derniers temps à la maison... j'ai essayé d'oublier tout ça et de me rappeler ce que j'aime dans cette curieuse Amérique quand elle se met à table.
Et forcément j'ai pensé au mélange et au métissage, et j'ai été traîner du côté de la cuisine américaine qui mélange toutes les influences, tous les parfums et les épices, et un petit riz est apparu, un petit riz inspiré de celui que j'avais croisé dans le livre Le vrai goût de New York... en 50 recettes de J-L André et J-F Mallet chez Aubanel, un livre dont je me demande si je ne vais pas aimer plus les photos et les histoires autour de New York plutôt que les recettes...
Riz métissé aux crevettes, au cochon et aux épices
Ingrédients : 200g de riz parfumé - 2 côtes de porc dans l'échine d'environ 450g - 1 douzaine de grosses crevettes crues décortiquées - 1 oignon - 1 gousse d'ail - 1 poivron rouge - 1 branche de céleri - 2feuilles de laurier - 3tiges de thym - 3càc de curry en poudre - 1càc d'huile d'arachide - sel
Commencez par les découpes. Emincez l'oignon, hachez l'ail, coupez en cubes le poivron et le cochon, et le céleri en tranches.
Faites cuire le riz selon les indications de votre paquet mais en le gardant ferme, donc un peu moins qu'indiqué.
Mettez une sauteuse à feu assez vif, ajoutez l'huile, laissez chauffer, puis verser la viande, l'oignon, l'ail, le poivron, le céleri, le laurier et le thym, salez et faites cuire une dizaine de minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez alors les crevettes et laissez sur le feu juste le temps qu'elles colorent. Ajoutez alors le riz, mélangez, parsemez avec le curry, remuez très rapidement. Baissez le feu et couvrez, laissez sur le feu en remuant de temps en temps pendant 10 à 15 minutes.
Servez dès que c'est prêt, en ajoutant éventuellement un peu de céleri finement émincé.
Et si ce type de recettes vous inspire allez donc traîner du côté de chez Joelle, Auntie Jo Funny Little Kitchen, je suis sûr que vous allez adorer sa cuisine... je suis sûr que vous allez l'adorer dans tous les cas d'ailleurs...
Bon mais c'est pas tout ça Chouchou tu as le couteau, le numéro 7 et l'écarteur, j'ai toujours une souris d'agneau à découper... Et si vous voulez les recettes des Pancakes aux myrtilles et du Smoothie soleil d'hiver, cliquez sur les photos vous arriverez directement du côté des recettes chez Irrésistable.

Mais pourquoi, L'amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 3 février 2009

Un jour j’ai laissé entrer la mode dans ma cuisine et depuis je ne sais plus comment m’en débarrasser… ou quand les nouilles cuisent sans eau…

La mode est un concept que je maitrise mal et mal c’est peu dire. J’ai porté les jeans de ma marque préférée plus de dix après la disparation de la marque en question, faut dire que quand moi je m'attache, je m'attache ! c’est peu dire que la mode… Il faut dire que courir tête baissée dans le sens du vent ne m’a jamais vraiment amusé et puis en plus à chaque fois que j’ai essayé de m’y coller…
Je me souviens encore de cette fois où ado j’en ai eu assez d’être invisible pour les filles, je n’avais même pas la possibilité de tester ma capacité à ramasser les râteaux à la pelle, puisqu’elles ne m’entendaient pas, ne me voyaient même pas… à côté de moi l’homme invisible passait pour une star des sunlight sous une pluie de regards.
Heureusement, j’avais
une amie, encore un signe de l’invisibilité ça d'avoir une fille pour amie… et à elle j’ai osé poser la question, cette question insensée pour moi, mais pourquoi elles ne me voient donc pas ? pourquoi ! Elle a juste répondu, tu devrais peut-être changer un ou deux trucs dans tes vêtements, tes pantalons et peut-être tes chaussures et d'ailleurs tes pulls et la veste justement... et moi qui était fier comme D'Artagnan de mes Doc Martin's, de mes baggys et de mes tee-shirts multizipés ramenés d'Angleterre, j'avais trouvé ça injuste, mais les filles aussi étant injustes j'avais juste répondu un alors vas-y aide moi dépité.
Et nous voilà dans un magasin de vêtements toutes mes économies en poche, je sacrifiais ce jour-là sur l'hôtel des filles au moins six mois de précieux vinyles, alors il fallait vraiment que ça paye ! Et nous voilà ressortant les bras chargés de paquets. Quand j'ai enfin fini d'enfiler mon nouveau costume de miel à fille, je me suis senti comment dire, curieux... Il faut dire que je me retrouvais avec un drôle de petit blouson à carreaux avec du poil de ragondin synthétique autour du cou, des santiags profilées, un jeans moulant et une chemise... que même ma mémoire a préféré oublier. Et c'est comme ça que je devais aller au collège le lendemain.
Le problème c'est que même si j'ai toujours le pied délicat, il est aussi vrai qu'il est plus proche de la palme de phoque que du nez du Concorde et donc pour le faire entrer dans une santiag profilée... Ce jour-là j'avais atteins l'école après plusieurs heures de souffrance, mes pieds n'étant plus qu'une cloque géante après les 200 mètres qui me séparaient de mon but. Du coup quand j'ai monté les escaliers menant à la cour de l'établissement, on pouvait penser que je venais de chevaucher un cheval de trait pendant plusieurs jours ! Et forcément je me suis avachi sur le premier banc venu et j'ai essayé de prendre la pose la plus digne possible... j'ai essayé en tout cas. Et là j'ai commencé à voir des regards se poser sur moi, des regards de filles ! Et j'ai entendu leurs remarques, leurs t'as vu y'a un nouveau... une phrase qui n'a pas fait que du bien à l'homme invisible qui vivait encore en moi... leurs tu le connais toi ? comment on fait pour lui parler, t'y vas toi ? leurs chuchotements qui m'apparaissaient tels des cris de victoire... Si j'avais eu des pieds je crois que j'aurais sauté en l'air !
Malheureusement très vite après je me suis rendu compte qu'être visible ne suffisait pas et qu'un meuglement accompagné d'un tortillement de doigts ne permettait pas de les garder ces filles, mais juste d'apprendre à ranger les râteaux, mais ça c'est une autre histoire...
Tout ça pour dire que la mode... et c'est pareil pour la mode en cuisine, généralement je résiste, mais comme je ne suis pas non plus à une contradiction près finalement je craque... souvent quand la mode est passée depuis longtemps d'ailleurs... et voilà comment hier je me suis retrouvé à préparer des pâtes presque sans eau, des pastasottos, des pâtes cuites comme un risotto.
Pastasotto à la PaulinePauline est une des chefs de l’Atelier des chefs que j’ai eu la chance de croiser plusieurs fois et une de ses recettes m'a inspiré celle-ci
Ingrédients : 250g de mini-penne - 10cl de vin blanc - 50cl de bouillon de volaille - 4oignons nouveaux - 1gousse d'ail - 1 courgettes - 20g de tomates séchées à l'huile - 30g de pignons légèrement dorés - du basilic - de l'huile d'olive
Commencez en éminçant finement les oignons nouveaux, les tomates séchées, 4 ou 5 belles feuilles de basilic. Découpez en tout petits cubes la courgette. Hachez grossièrement les pignons et l'ail.
Mettez ensuite 1 càs d'huile dans une poêle à feu moyen et faites revenir l'oignon et l'ail jusqu'à ce qu’ils commencent à peine à colorer. Ajoutez alors les pennes et remuez bien, laissez une ou deux minutes, le temps que les nouilles soient bien enrobées d'huile, si certaines colorent un peu ce n'est pas grave au contraire.
Ajoutez alors le vin blanc remuez et laissez évaporer. Ajoutez ensuite environ un tiers du bouillon et couvrez. Remuez régulièrement. Dès que le bouillon a réduit ajoutez-en un peu et recommencez l'opération jusqu'à ce que les pâtes soient cuites.
Pendant ce temps mettez à chauffer à feu moyen dans une autre poêle 1càs d'huile d'olive, puis ajoutez la courgette et le basilic et laissez cuire à découvert jusqu'à ce que les courgettes soient pratiquement cuites. Ajoutez alors les tomates séchées et finissez la cuisson.
Quand les pâtes sont à point, ajoutez le parmesan, mélangez, rectifiez en sel si nécessaire, poivrez, couvrez et laissez hors du feux à couvert pendant 2 minutes.
Remuez alors les pâtes, versez par dessus le mélange aux courgettes, saupoudrez avec les pignons, quelques lamelles de parmesan et quelques petites feuilles de basilic. Mangez de suite tout chaud.
Pastasotto de coquillettes qui rigolent au jambon
Ingrédients : 250g de coquillettes - 10cl de vin blanc - 50cl de bouillon de volaille - 1 bel oignon blanc - 60g environ de vache qui rit (merci
Marjolaine ,-)!) - 2càs de crème fraîche - sel et poivre – du jambon Rostello ou de York
Commencez en éminçant finement l'oignon.
Mettez ensuite 1 càs de beurre dans une poêle à feu moyen et faites revenir l'oignon jusqu'à ce qu’il commence à colorer. Ajoutez alors les coquillettes et remuez bien, le temps que les nouilles soient bien enrobés de beurre, laissez une ou deux minutes, si certaines colorent un peu ce n'est pas grave au contraire.
Ajoutez alors le vin blanc remuez bien et laissez évaporer. Ajoutez ensuite environ un tiers du bouillon et couvrez. Remuez régulièrement. Dès que le bouillon a réduit ajoutez-en un peu et recommencez l'opération jusqu'à ce que les pâtes soient cuites.
Quand les pâtes sont à point, ajoutez la vache qui rit et la crème fraîche, mélangez, rectifiez en sel si nécessaire, poivrez, couvrez et laissez hors du feux à couvert pendant 2 minutes.
Déposez le jambon sur les assiettes et ajoutez les coquillettes et mangez de suite tout chaud.

Mais pourquoi, balade je buis balade comblètement balade… est-ce que je vous raconte ça…