samedi 30 août 2008

Ce soir j'attendais Madeleine et elle est venue pour... le KKVKVK ! Et du coup deux recettes de madeleines pour le prix d'une !

Je ne compte plus les choses que j'ai failli oublier ou que j'ai vraiment oubliées... rendez-vous, l'heure du boulot, payer mes impôts, une petite amies sur un quai de métro, bien des choses dans mon four... et j'en passe beaucoup, beaucoup... beaucoup... Je suis un oublieux et même si je lutte contre mon défaut, je n'y arrive pas toujours et du coup ça continue... J'oublie mes clés sur le contact et je pars heureux les portes grandes ouvertes, forcément j'ai plus les clés, et ça peut pas m'inquiéter j'ai tout oublié...
Et pourtant à chaque fois que je sors de la maison je fais un véritable check up digne des meilleurs commandants de bord. T'as des chaussures ? Ok ! T'as le sac avec dedans le carnet de rendez-vous sur lequel t'as bien marqué l'adresse où tu vas ? Ok ! Les clés de la voiture... mais au fait t'es habillé avec tout et pas que les chaussures... pas de mousse à raser... Ok ! Ok ! Ok ! Et tout le reste... Ok ! Et pourtant quand j'ai la main sur la porte je l'entends me dire... T'es sûr que tu emportes ton bol à ton rendez-vous Chouchou ? Tu veux pas finir de déjeuner avant de partir ? Et là effectivement je me rappelle que j'ai un bol dans ma main.et un p'tit déj à finir...
Ça a toujours été comme ça, je suis né à moins une qu'on vienne me chercher et depuis je suis toujours à la limite de la limite parce que j'ai encore une fois oublié, en naissant j'avais presque oublié de sortir et maintenant c'est tout le reste... Mais heureusement des fois je me tape le front et je me dis p'tain j'ai encore failli oublier et tout content je remarque que j'y arrive à ne pas tout, tout oublier... le problème c'est que des fois en même temps j'ai oublié le truc que j'ai à la main à ce moment-là, une aile de poulet, une bavaroise bien baveuse, la queue du chat... et du coup mon front...
Heureusement cette fois quand je me suis rappelé que j'étais en train d'oublier le Kikiveutkivientkuisiner sur le thème des madeleines organisé par Audrey de Ma p'tite cuisine, je n'avais rien à la main... enfin presque rien juste une petite livre de farine..
Madeleines marbrées au Nutella
Ingrédients pour 18 madeleines : 2oeufs – 75g de sucre en poudre – 90g de beurre et du beurre pour les moules – 100g de farine et de la farine pour les moules – ½càc de levure chimique – 2càs de Nutella – sucre glace – cacao en poudre
Mettez dans un saladier les œufs et le sucre en poudre et battez jusqu'à obtenir un mélange bien mousseux, il faut vraiment insister. Ajoutez le beurre et battez de nouveau. Tamisez la farine et la levure. Versez-les dans le saladier avec les autres ingrédients et mélangez cette fois à la cuillère.
Séparez la pâte dans deux bols, on peut tout faire d'un coup mais il est plus facile de mélanger le Nutella en plus petite quantité surtout pour lui garder un côté marbré. Versez ensuite une cuillère de Nutella dans chaque moitié et mélangez très rapidement.
Beurrez et farinez vos moules, s'ils sont métalliques, sinon un petit coup de beurre et c'est bon. Versez la pâte, juste à ras pas plus sinon ça va déborder à la cuisson, et enfournez dans un four préchauffé à 200° pour une petite dizaine de minutes, à vous de trouver votre temps en surveillant bien.
Une fois cuites laissez tiédir et servez les madeleines saupoudrées d'un peu de sucre glace et de quelques pincées de cacao en poudre.
Madeleines acidulées citron et orange (une recette inspirée de celle de Gilles Choukroune que j'avais présenté par là : madeleines chaudes au sucre citroné)
Ingrédients pour 18 madeleines : 2oeufs – 75g de sucre en poudre – 90g de beurre et du beurre pour les moules – 100g de farine et de la farine pour les moules – ½càc de levure chimique – ½càs de zeste moitié d'orange et moitié de citron très finement émincé – ½càc de zestes moitié d' orange et moitié de citron – le jus d'un demi citron – 2càs de sucre glace
Commencez par mettre sur du papier absorbant dans un endroit chaud la ½càc de zestes, le seul but est de les déssécher un peu. Laissez comme ça jusqu'à la fin de la recette.
Mettez dans un saladier les œufs et le sucre en poudre et battez-les jusqu'à obtenir un mélange bien mousseux, il faut vraiment insister. Ajoutez le beurre et battez de nouveau. Tamisez la farine et la levure et versez-les avec la ½càs de zestes émincés dans le saladier avec les autres ingrédients. Mélangez à la cuillère. Ajoutez enfin le jus de citron et donnez un dernier tour de mélange.
Beurrez et farinez vos moules, s'ils sont métalliques, sinon un petit coup de beurre suffit. Versez la pâte, juste à ras pas plus sinon ça va déborder à la cuisson . S'il vous reste quelques zestes vous pouvez les poser sur les madeleines à ce moment là. Enfournez dans un four préchauffé à 200° pour une petite dizaine de minutes, à vous de trouver votre temps en surveillant bien.
Pendant que ça cuit mettez le sucre glace avec les zestes qui ont dû un peu sécher dans un mixer et faites tourner jusqu'à réduire le plus possible les zestes, il restera sans doute des morceaux mais ce n'est pas grave le tout c'est d'imprégner le sucre du goût des agrumes.
Une fois les madeleines cuites laissez tiédir et servez-les saupoudrées d'un peu de sucre glace parfumé tamisé et si quelques zestes traînent par là...
Et maintenant retour vers le Tang Book !

Mais pourquoi, mais... mais... c'est quoi déjà la fin...

PS : Aujourd'hui n'oubliez pas GANESH !

vendredi 29 août 2008

Les livres au presse-purée : le Tang book reste-t-il digeste à l'épreuve des casseroles ??? Tome 1 les curry's

Ça me travaille depuis un moment, et j'ai le moment qui dure depuis sacrément longtemps puisque ça me travaille depuis le jour où j'ai commencé à acheter des livres de cuisine. Mon premier bouquin de cuisine rien qu'à moi il date d'il y a... d'il y a... pas mal de temps... à l'époque enfiler des chaussettes tôt matin ne me semblait pas digne des 12 travaux d'Hercule et la cuisine était une chose mystérieuse. Depuis la cuisine reste toujours un mystère sans fin mais maintenant j'ai l'impression que mes doigts de pieds se sont éloignés considérablement de mes mains.
Et depuis je me pose toujours la même question, comment savoir si un livre de cuisine est bon ? Souvent en lisant les critiques des livres culinaires, je me dis qu'il doit suffire de feuilleter un livre pour pouvoir parler de son goût, mais aussi souvent je me dis que c'est peut-être un peu juste pour savoir s'il reste digeste à la cuisson... Quand je lisais encore des livres
de bouffe sans image dedans, je lisais aussi les critiques et j'en aimais certains parce que je savais qu'ils parlaient avec les mêmes mots que moi, parce qu'ils ressentaient les mêmes émotions, les mêmes énervements et certaines rares fois les mêmes émerveillements... et tout cela parce qu'ils avaient lu ces livres, mais peut-on seulement lire un livre de cuisine pour en parler ?
Et forcément à force de lire les critiques des livres culinaires et de les acheter je me suis dit que non, ça ne suffit pas et que si on ne les passe pas au presse-purée et ensuite à la casserole ça n'apporte pas à grand chose !
Du coup j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle petite rubrique, les livres au presse-purée ! Et cette critique de livres, je vais donc la faire à la lumière de la casserole, un peu comme le font déjà beaucoup de blogueuses, en testant à chaque fois trois recettes prises à peu près au hasard dans ces livres. A peu près au hasard ça veut dire que je vais ouvrir le livre à une page complètement au hasard et qu'à partir de là je chercheraisla première recette qui me fait envie ! Je veux bien tester mais tant qu'à faire je préfère des recettes qui me font de l'oeil...
Le premier des livres à passer au presse-purée sera donc le Tang book de Liam Tang aux éditions Larousse ! Simplement parce qu'il a tout pour me plaire et donc autant de raisons de me décevoir... L'idée centrale du Tang book est de faire découvrir des produits asiatiques, même des moins connus, et d'illustrer ces produits à travers des recettes et c'est une très très bonne idée ! Deux excellentes idées dans le même livre, le côté noir de la force qui dort en moi a commencé à me crier dans les oreilles décidément ça devient louche !
Et me voilà parti pour les recettes que j'ai décidé de suivre à la lettre, pensant à celui qui s'accrochait aux recettes avec l'espoir de bien faire, pensant à moi du début... Curry's au programme ! Et me voilà à émincer finement, à dorer, à ébouillir, à... à.... renifler mon premier petit curry qui sentait foutument bon, quelques petites feuilles de basilic thaï et alors que j'avais les babines qui se retroussaient déjà de bonheur... J'ai senti que l'autre là, le côté noir de la force me filait des sacrés coups de coude dans les côtes en répétant sans arrêt... l'oignon lalalère, l'oignon lalalalère... et quand à bout de force je lui ai dit un chouilla énervé quoi l'oignon ! Il a jute repris l'oignon lalalère avant de finir par l'est encore derrière !
Et il avait raison le bougre, l'oignon finement émincé trônait sur ma planche et ce n'était pas moi qui l'avait oublié là mais bien la recette... ça commence mal qu'il a dit alors avant de conclure j'dis ça, j'dis rien... malheureusement il avait raison ! A suivre...
Et en attendant voilà les recettes... la deuxième rien à dire, foutrement bonne, normal quoi !
Curry d'agneau et basilic thaï de Lian Tang légèrement revue...
Ingrédients : 650g d'agneau ( c'était 600 sur la recette mais franchement avec les 50 que j'avais e trop je ne savais pas quoi faire...) - 1 poivron jaune (visiblement du rouge dans la recette) – 1 oignon - 1càs d'huile de tournesol – 1càs de pâte de curry rouge (1 ou 2 dans la recette) – 40cl de lait de coco – des feuilles de curry – sel
La recette propose de passer le poivron au four pour le peler, moi étant donné que je me suis offert un épluche-tomates-qui-épluche-aussi-les-poivrons, je me le suis épluché avant de le tailler en petits dés. A vous de choisir votre méthode.
Coupez ensuite la viande en cubes. Pelez et émincez fin le fameux oignon.
Mettez l'huile dans une poêle et faites chauffer à feu moyen, ajoutez la viande, et l'oignon, et faites la dorer de partout en remuant constamment. Ajoutez la pâte de curry et poursuivez la cuisson 3 minutes.
Ajoutez ensuite le poivron et le lait de coco et remuez le tout. Ajoutez 10cl d'eau et salez si besoin. Portez à ébullition, baissez le feu et laissez blobloter une trentaine de minutes.
Il n'y a plus qu'à parsemer de basilic thaï et à déguster avec du riz ce savoureux curry... d'autant plus savoureux quand on met l'oignon...
Curry de poulet au tamarin de Liam Tang
Ingrédients : 4blancs de poulet – 2càs de yaourt - 2càc de curry en poudre – 1oignon – 1gousse d'ail – 1càs d'huile de tournesol – 3gousses de cardamome – 1bâton de cannelle – 20cl de lait de coco – 30g de concentré de tamarin
Coupez le poulet en cubes (la recette dit en lanières, la photo montre des cubes... mon coeur a balancé) et mettez-les dans un plat et ajoutez le yaourt et le curry, mélangez et oubliez au moins une heure.
Emincez l'oignon et l'ail. Mettez une cocote à feu moyen et versez-y les oignons, laissez revenir quelques minutes puis ajoutez le poulet égoutté et faites-le dorer de tous les côtés.
Ajoutez alors l'ail, la cardamome, la cannelle, la marinade restante (ça c'est moi qui l'ajoute) remuez et versez le lait de coco, remuez encore et porter à ébullition. Baissez le feu, ajoutez le tamarin et laissez blobloter 30minutes. Servez avec du riz blanc.

Et en feuilletant le livre subitement je me suis dit mais au fait donc les photos, qu'est-ce qu'on attend des photos culinaires nous... va peut-être falloir aussi régler c'te question !

Mais pourquoi, photos or not photos that is la terribeule question ! Est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 27 août 2008

Petite recette sans conséquences... Wagamama 2 le retour, et toujours direction l'Asie...

Des fois en cuisine je me laisse un peu aller, grisé que je peux être par une victoire. Alors j'ai tendance à enfourcher ma fière Rossinante, la fourchette d'une main et le couvercle de la cocotte de l'autre et à partir combattre toutes les recettes du monde... J'ai toujours eu l'enflammage intégré et forcément tendance à m'emballer pour les choses et pour les gens aussi d'ailleurs, et même si j'ai été déçu certaines fois, le principe reste, et en cuisine c'est pareil... Du coup quand ça m'attrape, juste parce qu'elle m'a dit, c'est pas mal ton petit truc Chouchou une fois de trop, j'embraye, j'attaque et je me fais une cuisinite aïgue !
Et là après un Waga de mémoire testé et approuvé, puis un deuxième... dans la foulée je me suis dit que j'avais la barraca, la main en or, que les cinq doigts ils n'étaient plus bon qu'à tirer de l'as... et pour faire bonne mesure j'ai donc loupé les deux plats suivants ! Et un et deux zéro, pas de temps à perdre quand ça loose, moi je loose grave !
Et c'est comme ça que j'ai d'abord fait une petite soupe pétrolière pour commencer. Une soupe pétrolière c'est une soupe sur laquelle ça flotte grave, et ce qui flotte c'est tout ce que tu voudrais voir stagner au fond, tout au fond ! morceaux palots de viande qui s'effilochent en méduse, jolies yeux de gras, petites coques de maïs vides... tout ça... une soupe pétrolière quoi... et inutile de parler du goût.
Et dans la foulée, comme j'étais chaud bouillant pour le carnage, j'ai aussi fait une petite tarte de vers de terre amoureux... Une jolie assiette de nouilles amoureuses, inséparables, soudées, collées tellement elles sont amoureuses, tellement inséparables même après quelques drops, toujours amoureuses... Du coup elles sont toutes parties dans un trou dans l'jardin. Quand j'ai l'énervement culinaire qui me prend ça finit par un trou dans le jardin et le premier qui me dit que mon jardin ressemble à une taupinière, 'tention j'ai encore la pioche pas loin de la main !!!
Mais je parle, je parle alors que c'est une recette sans conséquences, et comme toujours dans cette série pas d'histoire... ou presque, juste une recette puisque c'est le principe des petites recettes sans conséquences et en plus j’ai rendez-vous avec un trou à reboucher…
Et donc voilà la seule recette qui s'en est tirée...
Crevettes mon coco comme chez Waga... enfin presque...
Ingrédients : 1 vingtaine de belles crevettes décortiquées – 1 oignon rouge très finement émincé – 6 à 8 Cibiboules émincées (merci Gredine ! ,-)) – ½ poivron orange ou jaune coupé en tout petits cubes – 1càs de curry en poudre – le jus d'½ citron vert – 1càc de gingembre frai râpé – 1càc de galanga frais râpé (si vous n'en avez pas remplacez-le pas une grosse pincé de curcuma) – 1petit piment oiseau vert et 2 rouges émincés (vous pouvez limiter les quantités) – 1 poignée de pois gourmands – 1càs d'huile neutre (tournesol ou arachide) -- 40cl de lait de coco – sel
Vous pouvez éventuellement utiliser aussi quelques haricots kilomètres en même temps que les poids gourmants mais de l'avis de tous ça n'apporte pas grand chose à la recette, si ce n'est la surprise quand on en attrape un...
Commencez par faire cuire les pois gourmands et éventuellement les haricots dans une bonne quantité d'eau salée, ils doivent rester assez fermes, rincez-les puis coupez-les en 2 ou 3.
Mettez un wok ou une large poêle à bon feu et versez-y 1càs d'huile et faites-la bien chauffer. Ajouter alors l'oignon, la ciboule et le poivron, prélevez juste un peu d'oignon et de ciboule pour mettre un coup de frais à la fin. Laisser sur le feu jusqu'à ce que les légumes commencent à fondre.
Versez dessus le curry, remuez, ajoutez les crevettes, le gingembre et le galanga et laissez sur le feu en remuant souvent jusqu'à ce que les crevettes commencent à rosir. Ajoutez les piments, les pois gourmands, les haricots et le jus de citron, mélanger encore le tout pour que toutes les saveurs se mélangent bien. Ajoutez enfin le jus de coco et montez le feu.
Laissez quelques minutes jusqu'à ce que les crevettes soient à point, pas plus, et retirer. Ajouter l'oignon et la ciboule restante, vous pouvez saupoudrer de quelques belles pincées de poudre de curry et servez avec du riz...
Et pour ceux qui veulent encore plus de Waga n'hésitez pas à aller chez Lilibox : Wagamama, j'aime celà ! ou à signaler par ici vos articles sur la question, vous pouvez bien sûr ne pas aimer du tout et le dire !

Mais pourquoi, bon maintenant c'est pas tout faut se préparer pour Londres, 2012 c'est demain... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 25 août 2008

Wagamaaamaaaaaaaa !!! est mon nouveau cri du manger que j'aime ou qu'est-ce que c'est difficile de cuisiner avec sa mémoire... direction l'Asie !

J'ai dans la mémoire l'unique ragoût de ma mère, un ragoût qu'elle ne sait plus refaire, la recette s'est perdue dans sa mémoire... Mais si la recette s'est perdue, j'en ai encore le goût dans la bouche. 
J'ai encore le goût de la viande, de cette viande à blanquette fondante, des pommes de terre, encore fermes mais prêtes à s'écraser sous la fourchette en criant oooh oui fais-moi mal Johny Johnyyyy ! fais-moi maaal !!! et la sauce qui allait avec, et son paprika si présent mais pas trop quand même... et tout le reste, et les oignons et l'ail et... 
Et ce foutu ragoût j'ai essayé et essayé et ré-essayé de le refaire et à chaque fois que je le faisais tester à Marie, qui elle aussi l'a bien en mémoire, elle hochait la tête de droite à gauche avec la bouche plissée en cul d'poule et je savais que ce n'était pas encore pour cette fois? c'était encore loupé ! 
Et s'il n'y avait que le ragoût de ma mère... c'est qu'il a d'autres choses, plein d'autres choses que j'ai essayé comme ça en cuisinant ma mémoire, plein de plats rencontrés surtout au hasard des restau. Et malheureusement... Au début, à la maison, j'annonçais la couleur. Tout fier de moi j'arrivais le plat à la main et faisant mon coq je lançais à ma foule domestique, et c'est qui qui a refait le petit plat que vous z'avez tant aimé dans le p'tit restau de la rue machin... hein hein c'est qui !? 
Et au début ils répondaient en chœur, c'est papa ! tout prêts qu'ils étaient à entrer en transe grâce aux talents de copieur de leur père. Et puis ils goûtaient... on était alors subitement très très loin de l'extase et je me retrouvais en face d'un rang de maussades de première classe ! 
Et là comme chacun semblait avoir avalé un clown au petit déjeuner, les taquineries taquines volaient bas dans ma direction ! Et que papa il nous a attrapé un Elzaïmère du palais, et qu'il nous a confondu les berges du Yanksé avec celle de la Trifouillette lézardeuse, et qu'il a peut'êt signer un contrat pour faire du manger pour les chats... et que... et que... Alors à force moi je n'ai plus rien dit, je n'ai pas abandonné mon idée de cuisiner mes souvenirs de bouffe, mais j'ai plus annoncé, j'ai juste fait. Et des fois par chance j'ai droit à un dis Chouchou ça s'rait pas le petit plat qu'on a mangé l'autre jour ça ? et tu dis rien petit cachotier ! 
Comme quoi des fois ne rien dire... Et puis l'autre jour du côté Royal Tunbridge Wells j'ai enfin mis les pieds chez Wagamama une des chaînes de restau qui a le vent en poupe du côté de l'Angleterre et qui me faisait furieusement de l'oeil depuis un moment. 
Wagamama c'est de l'Asie bien fraîche, un poil branchouille, servie par des d'jeun's généralement assez souriants. Et comme je suis arrivé avec derrière moi tout un troupeau de pieds on a suivi notre d'jeun à nous et on s'est installé. Et puis on a mangé, on était quand même venu un peu pour ça, et on a aimé et comme les prix étaient aussi relativement doux on s'est dit que ça serait maintenant notre cantine préférée de là-bas. Et juste avant de partir ma traitresse à moi a conclu d'un, eh ben Chouchou t'as plus qu'à nous refaire tout ça à la maison ! 
Le coq qui sommeille en moi n'a pas résisté longtemps, with the fingers in the nooz and one feet in the ear my dear Chouchou que je vais wagamamiser ! Que j'ai répondu avec le plume du croupion toute frétillante, un vrai bonheur... Un peu surpris, ils m'ont tous regardé et n'ont rien dit, mais j'ai bien senti qu'il était à mi-chemin entre papa a peut-être vu la lumière et c'est le retour des croquettes à pigeons... Moi je n'ai pas dit que j'avais acheté le Wagamama cookbook et que j'espérais y trouver mes petites recettes ! Mais au retour, le livre à la main je me suis rendu compte que les recettes n'y étaient pas... c'était reparti ! Alors j'ai recuisiné ma mémoire... 
Nouilles udons and Co comme chez Waga... enfin presque... 
Ingrédients : 300g de blanc de poulet en cubes moyens (le poulet ne faisait pas partie de la recette originale) - 100g de tofu coupé en tout petits cubes - 2 càs d'huile de tournesol ou d'arachide - 2 ou 3càs de sauce soja - 1càs de miel liquide - 1 quinzaine de grosses crevettes crues décortiquées – 1 oignon rouge émincé bien fin - 6 ciboules émincées - le blanc d'un poireau émincé bien fin - 2càs de sauce de tamarin - 600g de udons frais (les udons sont des grosses pâtes blanches qui ont un chouille la tête de gros vers, on les trouve assez facilement dans les épiceries asiatiques) - 1belle poignée de pousses de soja blanchies - 1 oeuf - 50g de cacahuètes hachées - du jus de citron vert (facultatif) - du mélange au piment japonais en poudre (ou à défaut du piment d'Espelette en poudre) - sel 
Commencez à faire cuire les udons selon les indications puis rincez-les conscieusement et réservez-les. Mettez 1càs l'huile dans un wok ou une poêle bien chauffée à feu assez vif et ajoutez le tofu et le poulet. Faites dorer le tout de tous les côtés mais sans trop insister pour éviter de dessécher la viande. 
Quand elle est à point, versez dessus 1càs de sauce soja mélangée au miel liquide et donnez quelques tours pour que la sauce enrobe bien la viande et réservez. Puis mettez-y 1càs l'huile et ajoutez l'oignon rouge, les ciboules et le blanc de poireau, prélevez juste un peu de chacun de ces éléments pour mettre un coup de frais à la fin, et faites revenir jusqu'à ce que le mélange commence à peine à fondre. Ajoutez ensuite la sauce tamarin et mélangez bien, puis le soja restant 1ou 2càs et mélangez bien. Ajoutez les crevettes (que vous pouvez couper en 2 dans la longueur) et laissez-les colorer en mélangeant régulièreme
nt, puis les udons, le poulet, le tofu et les pousses de soja, mélangez le tout, laissez sur le feu 2 ou 3 minutez. Versez l'oeuf petit à petit sur le bord des ingrédients en essayant de faire le tour du wok, couvrez et laissez 2 ou 3 minutes de plus sur le feu puis retirer. Saupoudrez alors avec l'oignon, la ciboule et le poireau réservés, les cacahuètes, quelques traits de citron et le piment japonnais , il n'y a plus qu'à enmener directement le wok sur la table... Servez avec de la sauce soja et du piment, et une petite bière bien fraîche si vous aimez ! 
 Au final une fois les plats goûtés ils m'ont juste dit, tu sais c'est peut-être pas ton truc la mémoire, mais c'est vachement bon quand même ! J'vous dis pas l'effet sur la plume de croupion...
 
Mais pourquoi, et si on parlait un peu du Tang book maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 21 août 2008

Voyage au coeur d'une bande de filles 2 suite et fin... et petite balade en Asie pour un poulet aux noix de cajou

J'étais donc là dans le jardin de Catherine... le début de l'histoire est dans l'article précédent... J'étais donc là et je venais de me rendre compte que j'étais entouré de... filles, des vraies et des qui ne cuisinent même pas ! 
Ça doit être un truc génétique ou au moins bien ancré en moi parce que subitement j'ai failli retrouver mes habitudes d'adolescent de fennec du désert... 
Le fennec adolescent du désert quand il lève l'œil et se rend compte qu'une fille traîne dans le même quartier de désert que lui, il ne réfléchit pas, bon à la base c'est un garçon... 
Il ne réfléchit donc pas et son cerveau part en vrille, les yeux lui roulent par terre, sa langue se transforme en cache nez à triple boucle dont il ne sait plus quoi faire et il n'arrête plus de répéter fifififille fifififille... 
Et là s'il est du type extraverti, il lance ses pattes avant puis ses pattes arrière, puis toutes ses pattes en même en temps et dans n'importe quel ordre en direction de la fille en question... Soit il est du genre introverti et commence à creuser frénétiquement vers le fond en espérant que là où il va ressortir, de l'autre côté du monde, le sexe féminin ne sera pas encore arrivé ! Moi j'étais plutôt du genre... enfin quand j'ai senti que j'atteignais les racines de l'arbre tout proche, je me suis arrêté et je me suis dit, mais qu'est-ce tu fais là ! T'es plus ado mon fennec !!! 
Ma voisine qui visiblement avait remarqué le mouvement de pelleteuse de mes papattes avant me scrutait avec un regard... de fille. Un regard de fille, c'est un regard qui en même temps vous dit qu'elle hésite à vous classer.... végétal ou minéral ? Qu'elle se dit... mais aussi que si le plus insignifiant des moucherons passaient par là il pourrait devenir beaucoup plus intéressant que votre auguste personne... 
Là, sentant qu'il fallait que je fasse quelque chose pour influencer son choix, j'ai lancé mon plus beau sourire, un truc qui me fait ressembler à un mélange de Chewbacca en plus baveux et de clafouti aux cerises réalisé par ma belle-mère... ce qui a fini d'achever le moindre d'espoir de mon retour dans le règne animal... Et forcément elle a levé les yeux au ciel comme une fille... c'est à dire en me disant ainsi qu'elle m'avait finalement classé dans le règne charcutier du type pâté qui a tourné au vinaigré, un règne qu'elle venait de créer pour moi ! Parce qu'il ne faut pas croire le fennec introverti du désert il a beau creuser, creuser, creuser... il n'en connait pas moins le langage des filles, à force de le sentir pesant dans son dos ! 
Et puis finalement le fennec qui est en moi s'est peu à peu assoupi et les discussions commençant à fuser dans tous les sens, j'ai essayé de les prendre au bond et de papoter au gré des occasions. Le problème du garçon quand il veut s'intégrer dans une conversation de filles c'est son nombre de cerveaux ! 
Les garçons ont, c'est établit scientifiquement, un cerveau dit à usage unique, ce qui ne veut pas dire qu'il ne sert qu'une fois dans sa vie mais qu'il ne peut servir qu'à une chose à la fois ! Se relacer les chaussures, penser que la fille qu'il vient de croiser à des bien jolis yeux, regarder le feu rouge qui justement est rouge ou se gratter l'oreille sont des choses différentes que le garçon doit faire l'une après l'autre. 
Et si un jour vous voyez un garçon au milieu d'une chaussée se grattant l'oreille agenouillée en siflant son lacet défait, pas d'inquiétude il s'est juste cru capable d'être une fille... Parce que les filles, elles, ont un nombre de cerveaux variable en fonction des besoins et par exemple elles peuvent en avoir un par conversation et ainsi en suivre dix à la fois ! 
Mais tant bien que mal et souvent au milieu des sourires complices j'ai réussi, souvent à contre-temps à placer deux ou trois trucs... et c'est ainsi que j'ai passé une foutue bonne après-midi au milieu de filles qui ne cuisinent pas forcément mais qui sont quand même parties avec des Tup' plein les bras... qui a dit que les filles c'est facile à comprendre ! Et voilà la dernière recette que j'avais confiée à Catherine pour le numéro 4 de Cuisine P@ssion qui restera à jamais dans notre imagination... par contre le 3 et dernier est toujours en vente...  
Poulet poivrons et cajou à l'asiatique  
Ingrédients : 2càs de sauce prune ou Sauce prune : 2càs de confiture à la prune (de préférence aux mirabelles ) - ½ càs de vinaigre de riz – 2 pincées de sel – un ¼ de piment oiseau (facultatif) - ¼ de gousse d'ail 100g de noix de cajou – 2 belles pincées de paprika – de la sauce pimentée (de type Sriracha) 250g de poulet - ½ poivron jaune - ½ poivron rouge – 4 ou 5 ciboules (ou 1 bel oignon nouveau) – 1càc de gingembre – 1 gousse d'ail – huile de tournesol 
Si vous n'utilisez pas de la sauce prune toute faite, commencez par préparer la version maison. Mélangez dans le bol d'un mixer la confiture de prune, le vinaigre de riz, le sel, l'ail et de la sauce pimentée à votre goût. 
Mixez le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène, réservez-la. Préparez ensuite les noix de cajou. Versez un trait d'huile dans une poêle à feu moyen, ajoutez les noix de cajou et faites les bien dorer en remuant constamment. 
Quand elles sont bien dorées, retirez du feu et ajoutez 2 belles pincées de paprika, remuez bien et ajoutez éventuellement la sauce pimentée si vous aimez. Occupez-vous enfin du poulet. Versez 1càs d'huile dans une poêle à feu assez vif, quand elle commence à fumer versez-y l'ail et le gingembre, laissez 1 minute. 
Ajoutez le poulet remuez bien et faites le bien dorer de tous les côtés rapidement, le feu doit être assez fort pour ça. Quand il est à point versez la sauce prune, remuez bien puis ajoutez les poivrons, remuez encore. Couvrez alors votre poêle et laissez cuire 5 à 6 minutes. 
Ajoutez alors enfin la ciboule et un peu de sauce pimentée si vous aimez et continuez la cuisson à découvert pendant une minute. Versez le contenu de la poêle dans un plat puis versez dessus les noix de cajou, servez de suite.  
Et encore merci à Catherine et aux filles et au gentil démonstrateur du jour et... merci pour cette très très bonne après-midi !
 
Mais pourquoi, tiens mon lacet est défait, bizarre toutes ces voitures... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 15 août 2008

Voyage au coeur d'une bande de filles, où je me rends compte que la fille reste un mystère pour moi... une petite balade ensaladée...

Généralement depuis quelques temps quand je me retrouve au milieu d'une bande de filles c'est qu'il s'agit d'un bande de cuisineuses et que ça va causer sec moules et gaufres et petits pois au lard... enfin entre autres choses... 
Avant, il y a longtemps, rien que la pensée d'une bande de filles et l'adolescent même pas boutonneux que j'étais alors se transformait en renard galeux à deux pattes prêt à pratiquement tout pour s'attraper une poulette au vol. 
Mais visiblement comme je n'étais pas le plus doué des renards je revenais souvent avec pour toute proie quelques plumes des poulettes qui couraient encore joyeusement se faire attraper par d'autres plus malins... enfin se faire attraper c'est ce qu'elles laissent croire aux renards qu'elles ont choisis... 
Mais maintenant tout ça c'est fini, j'ai quitté l'île de la tentation et tout ce que j'espère attraper ce sont quelques bons moments à causer casseroles et bons petits plats. L'avantage de ces rencontres c'est que nous avons toutes... et tous, en commun la cuisine et qu'une cuisine je sais vaguement comment ça marche, beaucoup mieux qu'une fille, et en tout cas suffisamment pour pouvoir échanger, raconter, papoter autour de ça pendant des jours, voire des semaines, voire des mois... 
Quand je me trouve au milieu d'une bande c'est donc au milieu d'une bande de folles de cuisine et de bouffe, comme moi, et forcément j'aime vraiment ça ! Et l'autre jour, il y a quelques semaines, quand Catherine m'a proposé, Catherine c'est Catherine Sandner qui est aussi connue sous le nom de Juliette, quand elle m'a donc proposé de participer à une petite rencontre Tup', en me disant t'inquiète tu verras, tu seras le seul garçon, ça va être sympa... je me suis dit comme d'hab me revoilà parti pour rencontrer une nouvelle bande de faiseuses de ragoûts... c'est en tout cas ce que je pensais en partant.... 
Et quand je suis arrivé, j'ai effectivement trouvé une bande joyeusement étalée sur l'herbe prête à assister à la Tup' party. En plus quand on est accueilli par Catherine on se sent bien tout de suite, elle a un talent fou pour ça, elle arriverait à mettre l'aise un pingouin en train de se faire éplucher le croupion avant grillage, elle a même réussi à me mettre à l'aise moi alors que je venais de m'asseoir au milieu d'inconnues, c'est dire le talent qu'elle a ! 
Mais curieusement au milieu de la bande du jour j'ai senti une curieuse impression, comme le goût de quelque chose de connu, de quelque chose de lointain que je n'arrivais pas à identifier... et puis ma voisine a lâchée alors que monsieur Tup' avait lancé la démo, ben c'est pas moi qui vais me servir de ça vu que moi et ben avec la cuisine ça fait deux et des fois même trois ! Je l'ai regardé curieux, j'ai regardé les autres, et visiblement à leurs regards amusés elles ont bien senti mon trouble et là j'ai compris et j'ai eu l'effroi qui m'a figé la colonne du dos, ce n'était pas des cuisineuses ! C'était des filles !!! 
Et je me suis revu en ces temps lointains où, poussé par la passion du jardinage et du butinage, je voyageais, généreusement pourvu en râteaux... et je me suis souvenu que mon degré de compréhension de la fille est à peu près le même que celui de l'huître face au théorème de Pythagore, le néant intersidérale, pour moi la fille, celle qui ne cuisine pas ça reste la face cachée de la lune ! Un état de fait que je vérifie de temps en temps avec Marie en lui demandant seulement... mais pourquoi Chouchou ? 
Elle n'a jamais répondu la même chose en plus de 20 ans... et quand je lui rappelle ces 20ans de réponses différentes elle me répond juste de toute manière tu peux pas comprendre Chouchou ! Là, je me dis c'est bien ce que je pensais !
 Et ma certitude est rassurée pour une bonne année... A suivre... Et pour accompagner ce racontage de rencontres comme je l'avais dit voilà la suite des recettes qui devaient paraître dans le numéro à venir de Cuisine P@ssion... dont le numéro 3 est toujours en vente !  
Girolles en salade des sous-bois 
Ingrédient : 1 poignée de petites girolles - 75g de feta - 1 poignée de pousses de betteraves - 1 poignée de pousses de moutarde (vous pouvez aussi utiliser des petites pousses mélangées) - 1 vingtaine de tiges de ciboulette - 30g de noisettes entières Pour la sauce : 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc - 1 douzaine de feuilles de menthe - 1 cuillère à café de miel liquide - Sel et poivre 
Nettoyez et séchez consciencieusement les pousses de roquette et de bettes rouges et déposez-les directement sur le plat de service. Préparez ensuite la sauce, mettez tous les ingrédients dans un bol et faites émulsionner le tout avec un mixer plongeant, il faut vraiment insister jusqu'à ce que la menthe soit très très finement hachée. 
Taillez les noisettes en rondelles. Enlevez toutes les parties abimées des girolles, brossez-les si nécessaire pour enlever éventuellement la terre, puis émincez-les bien finement. 
Coupez les ciboulettes en deux à la main et gardez seulement la partie haute (vous pouvez tout à fait congeler le reste en l'éminçant ou non). Emiettez la feta. Ajoutez alors les girolles à la salade remuez rapidement, ajoutez les noisettes et la feta et parsemez enfin avec les ciboulettes. 
Finissez en versant la sauce, poivrez bien, salez si nécessaire, servez et laissez chacun remuer dans son assiette. N'hésitez à ajouter d'autres types de champignons à cette salade, des champignons de Paris en très fines lamelles ou, pourquoi pas, à regarder du côté des champignons japonais comme les fins énokis.  
Salade entre poire et fromage 
Ingrédients pour 2 personnes : ½ poire assez ferme - 75g de feta - 1 poignée de roquette - 1 poignée de pousses de bettes rouges (vous pouvez aussi utiliser des petites pousses mélangées) - 1 douzaine de tiges de cerfeuil - 30g de noix Pour la sauce : - 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc - 1 cuillère à soupe de miel liquide - ½ cuillère à café de gingembre frais râpé - Sel et poivre 
Nettoyez et séchez consciencieusement les pousses de roquette et de bettes rouges et déposez-les directement sur le plat de service. Effeuillez le cerfeuil et ajoutez-le dans le plat. 
Préparez ensuite la sauce, mettez tous ses ingrédients dans un bol et faites émulsionner avec un mixer plongeant (vous pouvez également utiliser un mixer classique lors de cette étape). 
Hachez grossièrement les noix et émiettez la feta. Coupez la poire en tranches bien fines. Il n'y a plus qu'à monter la salade en intercalant la poire dans les petites pousses, à ajouter les noix et la feta tout ça en faisant joli et à napper le tout de belles cuillerées de sauce. Poivrez à votre goût, salez si nécessaire. Servez et laissez chacun mélanger dans son assiette. 
Catherine Sandner a choisi de reprendre quelques lignes de mon blog pour illustrer son dernier ouvrage, Changer de vie (du break à la reconversion) chez Hachette collection On est pas des gourdes, un petit livre où elle raconte donc les changements de vie avec sa verve caustique habituelle. Quand elle me l'a appris j'ai battu très fort et très vite des mains, parce que j'aime ce qu'écrit Catherine et d'ailleurs elle aussi depuis que je la connais. Si vous avez envie de passer un bon moment n'hésitez pas à vous jeter sur un de ses ouvrages et pourquoi pas justement sur le dernier ! Merci encore Catherine ! 
 
Mais pourquoi, les filles c'est comme les garçons, enfin ça c'est ce qu'espèrent les garçons... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 8 août 2008

La P@ssion c'est malheureusement comme tout, un jour ça finit... et du coup petit tour en cuisine asiatique...

Le mois d'août c'est souvent un mois tranquille à la maison, tranquille par chez nous ça veut dire qu'on se fait pas bouillir le sang pour partir en vacances et pour les préparatifs vu que c'est une habitude qu'on a un peu perdue de vue depuis un certain temps... mais si on se stress pas pour ça, on peut compter sur moi pour utiliser toutes les autres raisons possibles pour faire monter la pression, je suis une vraie pompe à vélo de la stresserie moi, un coup de piston et je te mets toute la maison en position ébullition post-éruptive ! Dans le domaine de je te stresse en deux mots et trois remarques je suis passé double ceinture noire de la spécialité, ça serait sport officiel aux jeux que ça serait la seule médaille décernée par correspondance tellement j'ai d'avance !
Du coup quand j'arrive voir quelqu'un et que je commence à donner quelques conseils de bon escient, je sens que je ne suis pas toujours apprécié à ma juste valeur... Un peu comme cet après-midi quand je suis allé voir Marie au bout d'une petite demi-heure de sieste pour lui dire qu'elle devrait en profiter un peu plus longtemps que d'habitude de sa sieste vu qu'elle avait l'air quand même fatiguée, fatiguée et que surtout elle ne se dérange pas pour moi et qu'elle pouvait se rendormir après mon bon conseil... Alors elle a juste dit Chouchou ? J'ai dit oui ? et là elle elle m'a dit... dégage ! Pas apprécié à ma juste valeur, ça se confirme...
C'est comme ça que finalement je finis dans un coin seul et abandonné et que je me laisse aller à repenser à l'année passée avant de penser à celle à venir... Faut dire que cette année, ça a été riche et varié autour de la cuisine, entre rencontres et découvertes, échanges et passions...
Passion... P@ssion a été à la maison un des mots de la saison, un mot qui a souvent été accolé au prénom de la rédac chef de Cuisine P@ssion . Catherine est ainsi devenue Catherine P@ssion chez nous et je trouvais que ça lui allait bien d'ailleurs... Et nous, nous aurions bien aimé poursuivre cette
passion culinaire, mais il y a quelques temps la mauvaise nouvelle est tombée... Un peu comme les télégrammes d'antant qui n'apportaient que rarement du bon, ces télégrammes qui arrivaient à pieds parce qu'avant quand on voulait que ça arrive vite ça venait à pied à dos de facteur et sûrement pas dans les airs comme aujourd'hui, qu'on ne sait d'ailleurs pas trop comment, mais que ça m'étonnerait pas que ça soit ça qui dérègle le temps ma brave... La nouvelle est donc arrivée tel un télégramme, courte et sèche, il n'y d'ailleurs pas grand chose à dire pour annoncer la fin d'une histoire... Je te quitte, je ne t'aime plus, c'est fini ! Les histoires d'amour se finissent en général sur des petits mots, parce qu'on ne va pas lui dire tu sais franchement ta manière de préparer les nouilles c'est comme ta mère je ne pouvais plus, on ne va pas lui dire, et ton frère, ton con de frère, finalement je ne sais si c'est lui ou tes ronflements qui... on va juste lui dire je te quitte...
Les mots de Catherine ont été simples et émouvants, ventes insuffisantes, faillite, tristesse et remerciements, c'est fini... J'espère moi seulement qu'elle va retrouver une nouvelle route très vite après avoir clos cette histoire, vite, très vite et juste lui dire un mot, Merci...
Les histoires d'amour finissent mal en général disait la chanson et malheureusement cette fois c'est vrai, même si c'est pas parce qu'on ne s'aime plus.
Et voilà comment je me retrouve avec quelques recettes qui devaient finir dans le prochain numéro, pas dans celui qui est encore en kiosque et qui va devenir un collector, moi j'dis ça j'dis rien... et ces recettes j'ai décidé de les utiliser pour illustrer quelques rencontres qui ce sont produites cette année et que je vais raconter par ici pendant cet été plus tranquille... mais je parle, je parle alors qu'il faut j'aille voir Marie histoire d'être sûr qu'elle a bien compris qu'elle pouvait encore dormir... un peu...
Et maintenant direction l'Asie puisque cela devait être un des grands dossiers de Cuisine P@ssion.
Nouilles chinoises à plein de choses
Ingrédients : Pour la marinade du poulet : 4 càs de soja - 1càc bien pleine de sucre roux - 1càc d'huile - 1càc de gingembre frais râpé
Pour le reste du plat : 350gr de nouilles chinoises aux oeufs - 2 blancs de poulet - 6 petits oignons nouveaux - 120g de graines de maïs - 120g de chair de crabe - 1càs d'huile de tournesol - 60 de cacahuètes grillées à sec - des graines de sésame grillées - de la sauce piment à votre goût
Mettez dans une assiette creuse tous les ingrédients de la marinade et ajoutez le poulet. Oubliez-le dans sa marinade 2 ou 3 heures.
Emincez les oignons nouveaux assez finement. Hachez grossièrement les cacahuètes.
Faites cuire les nouilles selon les indications de l'emballage dans une grande quantité d'eau salée. Quand elles sont cuites, jetez-les dans une passoire et passez-les de suite sous l'eau froide en insistant bien. Laissez-les ensuite bien égoutter.
Egouttez le poulet et réservez la marinade. Mettez un grill à feu fort et quand il est chaud faites-y griller le poulet. Une fois bien grillé extérieurement, découpez-le en tranches, et redonnez un tour de grill aux tranches qui ne sont pas assez grillées (attention il ne faut pas trop cuire le poulet qui deviendrait sec), réservez-le ensuite sur une assiette couverte.
Mettez l'huile dans une poêle posée sur un feu vif, versez la moitié des ciboules, remuez et laissez pendant 2 ou 3 minutes. Ajoutez alors la sauce de la marinade les nouilles et le maïs, remuez bien le tout. Laissez réchauffer 2 ou 3 minutes.
Ajoutez ensuite le crabe, remuez très rapidement et servez.
Mettez une part de nouilles dans chaque assiette, du poulet, remettez quelques pâtes, parsemez les cacahuètes, les oignons restants et des graines de sésames.
Proposez de l'huile de sésame, de la sauce soja et de la sauce pimentée à utiliser au goût de chacun.
Salade aux crevettes et légumes
Ingrédients : 1 douzaine de belles crevettes crues décortiquées - 6 oignons nouveaux - 2 asperges vertes - 6 radis - 24 petites feuilles de menthe (vous pouvez en mettre plus à votre goût) - ½ càc de gingembre râpé - ¼ de piment oiseau vert - 3 càs d'huile de tournesol - 1 càs de vinaigre de riz - sel
Commencez par émincer les oignons nouveaux, réservez l'équivalent de deux oignons.
Emincez les asperges à l'économe de manière à obtenir de très fines lanières. Coupez les radis en triangles comme sur la photo.
Mettez une poêle sur feu moyen et versez-y l'équivalent de 4 oignons émincés. Faites revenir en remuant régulièrement jusqu'à ce que les oignons commencent à peine à fondre. Ajoutez alors les crevettes et augmentez un peu le feu. Laissez revenir jusqu'à ce que les crevettes soient presque à point, il faut à peine quelques minutes ça cuit très vite. Retirez alors la poêle du feu, ajoutez les asperges vertes en lanières, couvrez et laissez refroidir le tout.
Pendant ce temps réalisez la vinaigrette, mélangez 12 feuilles de menthe, le gingembre, le piment, les 2 cuillères à soupe d'huile restante, le vinaigre de riz et du sel à votre goût. Réduisez le tout en une émulsion bien mousseuse au mixer plongeant.
Quand les crevettes aux oignons sont froides, versez le tout dans un plat en mettant les asperges sur le dessus. Ajoutez les radis et les feuilles de menthe et les oignons restants. Assaisonnez de sauce à votre goût.
Vous pouvez aussi choisir de ne pas mettre les asperges dans la poêle elles auront alors un goût plus fort, ou pourquoi pas d'en mettre la moitié et de réserver l'autre moitié pour les ajouter crues.

Mais pourquoi, les histoires d'amour finissent mal en géééénéraaaal... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 5 août 2008

Pique-nique mouillu, pique-nique foutu ? Et non c'est pas trois gouttes qui nous ont arrêtés ! Et mon petit cake revisité...

Quand nous sommes arrivés du côté de Bercy quelques-unes nous attendaient déjà, Murielle, Brigitte, Mélanie... il faut dire que nous avions un peu traîné du côté du libanais du marché de pas loin qui cuit des manouchés au zaatar sur un... c'est un sage qu'il nous a dit. 
Le sage c'est un drôle de dôme métallique que le vendeur a transformé lui-même et ça se voit, avant il était à gaz mais mon beau-frère m'a fait les plans... le sage venait de péter les plombs et nous nous l'avons regardé l'arranger, inquiets, d'un bout de cable... étrange qu'on s'est dit, étrange que ça tienne ! Et nous voilà donc après là sous quelques gouttes de pluie, à peine quelques-unes... 
Et pourtant j'ai dansé jusqu'au dernier moment pour le soleil et j'ai même tenté d'emmener Marie dans mes déhanchements habités, moi j'ai de la décence Chouchou ! qu'elle m'a dit chassant ma proposition comme une mouche importune, comme si ta dignité elle allait nous servir de parapluie que j'ai marmonné... 
Et nous voilà là à nous demander... et voilà Marion qui arrive et Guillemette et Adèle et Anne et Bruno et Minouchkah... des voisins inconnus s'installent et d'autres gouttes tombent, du coup nous trouvons refuge un peu plus loin, un petit pique-nique comme à Venise ! Avec vue sur le lagon... On reste là le temps que tous arrivent qu'on se dit et après on verra...  
Si on voit des blogueurs perdus on vous les envoie nous disent les autres pique-niqueurs, eux restent fiers et de bonne humeur... et puis tous arrivent petit à petit de par ici, Gwen et Pierre et Renaud et d'autres et d'autres encore de par là-bas, loin, Chantal et Dominique sont venus illuminer notre pique-nique de leurs sourires bordelais. 
Et toutes et tous arrivent et Sophie et Clément et Claire et Marie, moi c'est Gamelle qu'elle dit... et tout le monde semble déjà manger joyeusement et ça continue à arriver dans notre petit abri tout petit et Stéphanie et Ségolène et Lilibox accompagnée d'une charmante jeune fille et la FoodieFroggy...  
Et moi je me ballade d'un endroit à l'autre voir si des perdus... et j'en discute de la pluie et du beau temps avec les autres pique-niqueurs sympas, la pluie elle était annoncée partout, partout... qu'il me dit, visiblement lui aussi, comme moi, a été chercher jusqu'au turkmenistan septentrional des fois que la météo de là-bas ait annoncé du beau temps sur Paris, lui aussi avait des yeux avec une carte météo incrusté dedans à force de les scruter les cartes et d'essayer de souffler sur les nuages... Et puis plus tard avec un brin de soleil Mona et sa petite tribu, Xavier et Fantine, nous rejoint. 
Et puis les aventurières du parc perdu Mimosa et Paprikas trouvent enfin leur chemin et puis je vois une drôle de fille rousse avec deux jolies blondinettes et son Lui qui tire une petite charrette rouge... Alors là ceux-là ils voudraient imiter Manue et sa famille qu'ils feraient pas mieux que j'ai pensé... mais je sais que Manue est là haut dans le nord, enfin je suis plus sûr de rien et en les voyant s'éloigner, je me dis dedans mais c'est vraiment elle ! Et puis le dessert on prend le dessert sur l'herbe... et puis... et puis les images racontent le reste...

Et puis je me rends compte qu'ils ne sont peut-être pas exactement arrivés tous dans l'ordre comme j'ai dit, mais c'est pas grave lecteurs et blogueuses ils sont arrivés... et j'espère que je n'ai oublié personne et bien sûr merci, merci à toutes et tous pour cette foutue bonne après-midi ! Et pour me remettre de tout ça j'ai fait une version plus aérienne de mon petit cake du jour... 

Crumble cake myrtilles et amandes Ingrédients pour un petit moule carré de 20cm : 3 gros oeufs – 180g de sucre roux – 120g d'amandes en poudre – 150g de farine avec poudre levante – 1càc de levure chimique – 150g de beurre fondu – 1càc de zeste de citron émincé en très fines lamelles – 1càc de jus de citron – 200g environ de myrtilles – 30g d'amandes effilées – 30g de biscuits du type digestives (avec une préférence pour les Fruit shortcakes de chez McVities) – du sucre roux 

Commencez par casser les oeufs dans un saladier, ajoutez le sucre et battez rapidement. Ajoutez les amandes en poudre, la farine et la levure, le beurre, le zeste et le jus de citron et battez le tout jusqu'à obtenir une pâte bien homogène. Beurrez et farinez bien le moule puis versez une grosse moitié de la pâte, répartissez dessus la moitié des myrtilles, saupoudrez le tout d'une cuillère à café de sucre roux et versez le reste de la pâte. Versez le reste des myrtilles et saupoudrez le tout avec les amandes effilées que vous aurez mélangées avec les biscuits écrasés, finissez par une autre cuillère à café de sucre roux. Enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 35 à 45 minutes. Servez encore un peu chaud et si un petit chouilla de crème battue traîne par là...  

Mais pourquoi, bon et si je commençais à danser pour l'année prochaine moi... est-ce que je vous raconte ça... PS : Si une photo gène quelqu'un n'hésitez pas à me le dire elle sera tout de suite enlevée.