lundi 30 avril 2007

Panne de voiture et crise de nerfs ou comment se calmer en se noyant dans un océan de fraises coulant sur des montagnes riz au lait…

Ça y est je suis encore tout énervé, enfin c'est la femme qui sommeille en moi qui est encore énervée ! Et tout ça à cause d'une voiture et d'un garagiste… Je n'ai jamais été très bagnole, jusqu'à très récemment je n'avais même pas le permis. Les choses étaient simples, je m'en passais et quand je ne pouvais pas Marie conduisait et moi je râlais, simple. Et puis quand nous nous sommes installé dans notre jolie campagne du fin fond du monde, dans ce petit patelin où les trains ne roulent pas le soir, pas le samedi, pas le dimanche, pas… pas… il a bien fallu, alors je l'ai passé. Mais pour moi une voiture ça reste une boîte avec des sièges dedans et des roues dehors qui permet d'aller relativement vite et simplement d'où on veut, jusqu'où on veut.
Du coup dans une voiture la seule pièce que je connaisse vraiment c'est le volant, tu le tournes à droite et la voiture tourne à droite, et si tu le tournes à gauche elle suit aussi, ça c'est bon je maîtrise. Par contre sorti de là c'est le grand saut dans l'inconnu et je sais plus, plus rien… Je ne sais pas où on met l'huile et de toute manière je ne sais pas non plus ouvrir le capot… je ne sais pas changer une roue, il faudrait que je sache où est le cric et la roue de secours… je ne sais même pas où on met l'eau pour les vitres… je ne sais rien ! C'est simple dans une voiture je monte, je mets la clé, je tourne, si ça démarre je roule et si ça démarre pas je descends je tape un grand coup sur le capot et si ça ne marche toujours pas je pleure par terre en espérant apitoyer un passant compatissant !
Et hier, comme ma voiture était de garage, j'ai pris celle de Marie, j'ai laissé mon gros tacot qui n'avance pas pour la petite nerveuse de Marie. Tout s'est bien passé, le volant était à la bonne place et quand j'ai tourné la clé elle a fait vrouum vrouuum, tout s'est bien passé jusqu'à cette foutue station service... C'est là que ça s'est vraiment gâté.
Après avoir trouvé le trou où qu'on met le carburant dedans j'ai voulu faire comme d'habitude, j'ai glissé le truc dans le machin et… mais pourquoi qu'il rentre pas d'abord… rien à faire… mais comme je suis plus têtu qu'une pompe à essence, en insistant, j'ai quand même réussi à faire le plein. Et quand j'ai essayé de repartir… pourquoi elle démarre pas… mais pourquoi ! Alors j'ai appelé Marie pour râler avant de pleurer, et dès qu'elle a décroché j'ai lancé, c'est quoi cette bagnole de… qui n'avance plus quand on la remplit de gazole ! et que déjà c'est pas rien pour la remplir ! Et là j'ai entendu à l'autre bout ma Marie qui répétait nerveusement, il a mis du gazole, il a mis du gazole… ce… là que je me suis dit j'ai peut-être fait une connerie…
Alors je n'ai même pas pleuré, même pas énervé… ou presque, j'ai appelé le garagiste, enfin la caissière de la station a appelé la gendarmerie qui appelé le garagiste, et à chaque fois chacun a raconté la raison de la panne, à chaque fois un peu plus affligé… et quand finalement il est arrivé mon sauveur, il battait des bras comme pour s'envoler et il parlait fort… Alors y z'ont pas mis la bonne dedans la voiture ! Alalala les bonnes femmes, moi j'le dis toujours faut pas leur laisser les bagnoles ! font'tention à rien, s'gourer d'essence j'te jure faut être… enfin c'est ça les bonnes femmes ! Et tout en disant ça et bien d'autres choses sur les femmes et la mécanique, sans me laisser en placer une, il a monté ma petite voiture sur sont gros camion, et quand finalement il a fallu partir il a dit, il faudrait qu'il aille chercher sa petite dame parce que là je vais pas l'attendre cent ans… C'est à ce moment là que j'ai juste enfin pu placer, l'essence c'est moi… et qu'un ange est passé…
Et pour fêter mon retour à la maison j'ai eu envie de douceur dans ce monde de brutes… et je me suis amusé autour d'une idée de Jamie Oliver
Riz au lait croustifraises
Ingrédients : 250g de riz rond – 125cl de lait - 200g de sucre roux – 25g de sucre vanillé maison – 1 tige de vanille – le zest d'1/2 citron taillé en lanière - 650g de fraises – 6 meringues - 1 bouquet de basilic à petites feuilles – du citron vert – des fraises fraîches
Mettez le riz dans une cocotte, ajoutez le lait, mélangez bien, versez dessus 100g de sucre roux, le sucre vanillé et le zeste de citron portez à ébullition, mélangez, couvrez et mettez à feu très doux et laissez bloblotter tout doucement pendant environ 35min. Au bout de ce temps découvrez et laissez sur le feu 10min de plus.
Pendant ce temps coupez les fraises en morceaux et mettez-en 500g dans une casserole assez large avec les 100g de sucre roux restant, mélangez et mettez à feu assez fort jusqu'à ébullition. Baissez ensuite le feu et laissez compoter à feu doux pendant 20min en écumant régulièrement. Puis mettez un coup rapide de mixer plongeant et poursuivez la cuisson pendant une dizaine de minutes. Dès que c'est cuit enlevez du feu et ajoutez les 150g de fraises restantes.
Quand tous les éléments sont prêts et ont eu le temps de tiédir servez dans des assiettes, mettez du riz, cassez dessus une meringue, couvrez de compote aux fraises, saupoudrez de feuilles de basilic, de quelques goûtes de citron vert et si vous avez encore quelques fraises fraîches vous pouvez aussi…

Mais pourquoi, à gauche… à gauche ? elle est où la gauche… est-ce que je vous raconte ça…

samedi 28 avril 2007

Et voilà mon adolescente nous quitte, elle nous abandonne… pour une semaine espagnole… y empanadas para todos !

Ça y est demain mon adolescente va monter dans le car qui doit l'emmener du côté de Salamanca pour une interminable semaine. Elle va y monter et peut-être regarder son père qui sera là souriant à lui faire de grands coucous d'une main pendant que plus discrètement il se mordra l'autre pour éviter de hurler telle la louve à qui on arrache sa portée… et puis la porte va se refermer, le car va démarrer avec ce bruit caractéristique proche de l'éternuement, et moi je vais rester stoïque… enfin stoïque après avoir poursuivi le car pendant quelques kilomètres en essayant de le retenir à grands coups de griffes et m'être arrêté sur la route le souffle à l'agonie, enfin pas encore assez pour ne pas lancer un dernier cri déchirant… rendez-moi ma fifiiiiille !!! Donc stoïque oui, autant qu'un père abandonné puisse l'être !
J'y peux rien et pourtant j'ai lutté, j'y peux rien je suis un père double face, et dès qu'on me pose un de mes enfants dessus plus moyen de me l'arracher. Ça a toujours été comme ça et même si j'ai déjà eu quelques mauvaises surprises... C'est d'ailleurs à cause de cette foutue habitude de pèreplusquepoule que j'ai connu une de mes premières désillusions de jeune père.
A l'époque nous avions été invité par une amie à passer quelques jours chez elle dans une petite maison du côté de Reims et elle nous avait dit, vous verrez la maison n'est pas grande, on s'arrangera… Et effectivement elle n'était pas gigantesque mais il y avait quand même une chambre que pour nous et une que pour mon adolescente qui à l'époque mesurait à peu près la taille d'un bras. Tout semblait aller de soi… Sauf que sa chambre était loin, si loin que j'ai dit avec des yeux de cocker amoureux, un étage nous séparait alors j'ai juste ajouté, l'air de rien, elle pourrait peut-être dormir avec nous… Marie m'a regardé, j'ai papillonné des paupières et elle a juste dit, bon… c'était gagné ! Et nous voilà tous les trois pour une nuit de bonheur, ma merveille entre moi et Marie… Et là le cauchemar à commencé !
Faut dire que dès que les lumières ont été éteintes la petite chose s'est endormie, j'en ronronnais de bonheur… Mais à peine passé ces premiers moments d'extase miss petit bout s'est transformée en catcheur frénétique ! Et tout en restant à son sommeil elle a commencé à distribuer à la volée des grandes tournées de boîte à gifles… et elle a fait 4 566 768 fois le tour du lit et à chaque tour nous avions droit à une nouvelle volée, pieds, poings, coudes… tout y est passé et j'ai découvert alors qu'un ange d'une dizaine de mois pouvait arranger son père à coups d'tête sans même se réveiller ! Et cette nuit a été longue, longue terriblement longue à essayer d'éviter les assauts involontaires de miss Hulk…
Et au petit matin elle s'est réveillée toute gazouillante à peine étonnée des yeux à valises de ses parents et de nos regards beaucoup, beaucoup moins souriants que d'autres matins… Et la nuit suivante elle s'est peut-être aussi étonnée de la joie qui illuminait nos visages en la mettant dans son lit, dans sa chambre, finalement pas si loin que ça de la nôtre…
Hier j'ai eu la chance de commencer à apprendre à faire des empanadas en version originale avec de drôles de dames que j'espère vraiment recroiser… du coup aujourd'hui j'ai eu envie d'en finir juste pour montrer à mon ado ce qui l'attend là-bas, loin si loin de…
Empanadas à la viande toute parfumée
Ingrédients pour environ 8 empanadas :
Pour la pâte : 350g de farine – ½ càc de sel - 150g de beurre à température coupé en petits dés – 10cl de lait – 1jaune d'œuf
Pour la garniture : 1càs d'huile de tournesol - 300g de steack haché – 150g de patates à chair ferme – ½ carotte – 2 oeufs durs coupés en 4 – 5 oignons nouveaux émincés finement – 1càc de cumin en poudre – ½ càc de coriandre en poudre – 10cl de bouillon de volaille bien corsé – une vingtaine de feuilles de menthe et autant de coriandre - sel et poivre – 1 jaune d'œuf mélangé à 1càs d'eau
Commencez par faire la pâte. Mélangez le lait et l'œuf. Versez la farine dans un saladier et incorporez le beurre avec les doigts. Ajoutez ensuite le mélange lait-œuf en filet jusqu'à obtenir une belle pâte bien ferme, il ne sera peut-être pas nécessaire d'utiliser tout le liquide. Filmez la pâte et laissez là reposer au frigo le temps de préparer le reste.
Mettez une casserole remplie d'eau et d'un peu de sel sur un feu fort et faites-y cuire les patates sans les peler et la demi carotte pelée. Elles doivent être cuites mais encore ferme, pour pouvoir finir de cuire dans les empanadas sans se défaire complètement.
Quand les légumes sont à point, pelez les patates et coupez-les en tout petits cubes, faites de même avec les carottes. Réservez.
Mettez une poêle sur feu moyen avec l'huile, ajoutez 4oignons et faites les revenir quelques minutes, ils doivent commencer à peine à colorer. Ajoutez alors la viande et mélangez bien, ajoutez le cumin et la coriandre en poudre, salez et poivrez bien et faites revenir la viande jusqu'à ce qu'elle soit elle aussi bien colorée, remuez souvent. Versez les légumes sur la viande mélangez bien, montez légèrement le feu, versez le bouillon et remuez jusqu'à ce qu'il soit pratiquement absorbé, retirez alors du feu.
Etalez la pâte et découpez des cercles de 18cm. Placez sur chaque cercle 2càs de viande, 1 quart d'œuf dur, quelques feuilles de menthe et de coriandre, mouillez le tour du cercle de pâte, puis repliez le tout de manière à refermer en forme de demi cercle. Appuyer bien sur les bords de la pâte, puis écrasez les bords à la fourchette. Une fois toutes les empanadas faites, badigeonnez-les à l'œuf et enfournez à four préchauffé à 180° pendant une trentaine de minutes.
Et si vous voulez d'autres recettes d'empanadas allez donc regarder du côté du petit livre de Marie-Ange Unbekandt, Recettes latinos chez First.

Mais pourquoi, elle va revenir hein elle va revenir… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 24 avril 2007

Nostalgie et petites tartines et… c'est tout ! enfin presque…

Ayé ! Encore une fois la maison s'est vidée de ses bruits, plus de rires, plus de cris… plus rien quoi, plus de femme, plus d'enfants, tous à l'école ! Et comme souvent après les vacances je me suis dit que j'allais remettre un chouille d'ordre dans la maison histoire de pouvoir traverser toutes les pièces sans partir en vol plané à cause d'un sac de billes, qui justement ne sont plus dans leur sac, ou de baskets qui vous attendent sournoisement au détour d'un lit en espérant vous attraper dans leurs lacets ou même de ce foutu petit pot de saté que j'ai pourtant cherché partout et qui subitement réapparaît sous mon pied ! Et comme il faut bien commencer par un bout j'ai commencé par la réserve, enfin chez nous la réserve on appelle ça, le bordel d'en bas…
Faut dire qu'on a eu deux méthodes de rangement dans cette réserve. Au début on avait commencé par une méthode assez rationnelle, on regroupe quand ça se ressemble et puis hop dans des jolis cartons avec un nom écrit dessus pour savoir ce qu'il y a dedans et après sur les étagères… et puis les étagères se sont remplies, remplies… remplies… et on a commencé à regrouper n'importe quoi avec… n'importe quoi d'autre dans des cartons où on ne marquait plus rien, et par essayer de faire entrer dans les trous des autres cartons d'autres cartons, et par en mettre par-dessus le dessus du dessus… Et du coup une autre méthode est apparue dans le bordel d'en bas, la méthode dite du "tant que la porte ferme tu peux en remettre une couche !". Et donc en voulant ranger la pile où le vase était sur le plat qui était sur le livre qui était sur le cadre qui… et ainsi de suite jusqu'à tomber sur ce gros truc blanc métallique avec un câble électrique qui en sortait, un truc que je n'ai pas reconnu de suite, et puis j'ai ouvert son couvercle et j'ai fait, hooo on a encore ces vieilles plaques électriques ! nos premières... mais pourquoi on a gardé c'te truc !
Faut dire qu'avec Marie quand on s'est installé dans notre premier nid, côté cuisine c'était assez succinct et quand je dis succinct… du coup quand on a pris notre premier petit nid, un grand studio baigné par la lumière asiatique du 13e, on ne s'est pas tout de suite rendu compte qu'il y avait une cuisine, mais alors la cuisine ce n'était vraiment pas la pièce qui nous passionnait le plus… Seulement au bout de quelques temps nos estomacs ont commencé à nous crier qu'ils commençaient à se lasser d'être remplis avec des " prêts à avaler qui peuvent même s'manger couché " et du coup on a commencer à chercher la cuisine… Et au bout de quelques temps on a trouvé une pièce presque vide où il y avait juste un frigo vide, une table et un évier et rien de plus ! Alors on s'est mis à fouiller dans nos cartons et on a fini par trouver une poêle qui avait dû être antiadhésive dans une autre vie et encore je suis même pas sûr… Mais une poêle sans feu… Et c'est comme ça qu'on est parti acheter nos premières plaques et que l'aventure culinaire a commencé pour nous ! Bon au début avec une seule poêle notre principale question c'était est-ce qu'on la met sur la petite plaque ? ou alors sur la grande ? ou alors encore soyons fou ! un coup sur l'une, un coup sur l'autre… mais ça n'a pas duré, très vite on a acheté une autre poêle, puis une troisième… C'est devenu compliqué trois poêles et deux plaques surtout qu'on avait aussi acheté plein d'autres trucs et de machins… et en y repensant machinalement j'ai mis un coup de chiffon sur les vieilles plaques qui ne servent plus à rien et je les ai remises sous le vase qui est sur le plat qui est sur le livre qui est… tant que la porte ferme après tout…
Du coup aujourd'hui j'ai eu envie de refaire des petites tartinades qui pourraient presque se manger même couché… même si elles sont un poil plus compliquées que les tranches de saucisson que nous étalions à l'époque à même le pain…
Guacamole craquant croquant !
Ingrédients : 1gros avocat ou deux plus petits – 50g de petites fèves écossées (j'ai pris des fraîches mais ce n'est pas vraiment encore la saison alors des congelées ça le fait) – 1càs de pignons – 25g de feta émiettée – des feuilles de menthe – sel et poivre – huile d'olive – du citron et du Tabasco vert pour servir – de belles tranches de pain bien grillées
Dans une poêle à bon feu, faites griller les pignons jusqu'à ce qu'ils colorent bien. Enlevez-les alors du feu et hachez-les très grossièrement, réservez-les.
Mettez une petite casserole avec de l'eau un peu salée sur un feu vif et dès qu'elle arrive à ébullition ajoutez les fèves et faites les cuire 3min. Egouttez-les et passez-les sous l'eau froide, puis séchez-les bien sur du papier absorbant, réservez-les.
Epluchez l'avocat puis coupez-le en gros morceaux et écrasez-le à la fourchette, n'insistez pas trop il faut que la purée soit grossière, avec des bouts dedans. Ajoutez presque toutes les fèves, mélangez. Ajoutez presque toute la feta et presque tous les pignons, salez et remuez rapidement.
Mettez ce mélange dans un plat, et versez dessus les fèves, la feta et les pignons que vous n'avez pas mis dans le mélange, c'est surtout pour faire joli, ajoutez les feuilles de menthe, versez un joli filet d'huile d'olive, poivrez généreusement et servez avec du citron et du tabasco, plutôt du vert et des belles tranches de pain grillé.
Tartine comme une pizza
Ingrédients pour 3 ou 4 tartines : 2 branches de tomates cerises avec une dizaine de tomates chacune – 2branches de thym frais – 2ou 3feuilles de laurier - 1dizaine de demi-artichauts à l'huile – 1boule de mozzarella coupée en petits cubes – 1vingtaine de tranches très fines de pancetta – quelques feuilles de basilic – de l'huile d'olive – sel et poivre – un beau pain long de campagne
Mettez dans un plat allant au four les tomates cerises lavées, sans les débrancher, ajoutez un filet d'huile, le thym effeuillé et les feuilles de laurier puis enfournez à four préchauffé à 200° pendant une dizaine de minutes. Enlevez alors du feu puis ajoutez dans le même plat les demi-artichauts à l'huile et remettez cette fois sous le grill très chaud, le temps que ça commence à griller, pas trop, ne laissez pas noircir. Enlevez du four et laissez refroidir un peu.
Coupez ensuite les artichauts en deux dans l'épaisseur et appuyez légèrement sur les tomates avec le dos d'une cuillère pour les vider d'un peu de leur jus. Ensuite chacun s'arme de pain et mélange dans un bol à son goût tomates cerises, artichauts, mozzarella et pancetta, puis étale tout cela sur le pain ensuite direction le grill jusqu'à ce que le fromage fonde et se colore. Après poivrez généreusement, salez un peu, saupoudrez de quelques feuilles de basilic, d'un filet d'huile… et pensez au temps d'il y a longtemps…

Mais pourquoi, j'ai rangé une pile je fais une pause… est-ce que je vous raconte ça…

vendredi 20 avril 2007

Petites recettes sans conséquences… Salades jolies jolies…

Souvent le matin à la maison je suis tout seul et entre deux tâches ménagères et les bricoles que je prépare pour mes différents boulots, il m'arrive de me dire tiens je vais faire un petit quelque chose à manger. Et je m'amuse à faire des petites recettes pas trop compliquées que j'appelle des vitefaits-vitefaits, histoire d'essayer de changer un peu du traintrain, d'amuser et de surprendre. Mais d'habitude les vitefaits-vitefaits ne passaient pas la porte de mon blog… seules les recettes qui accompagnaient mes petites histoires avaient le droit d'apparaître.
Et un jour Marie m'a dit, mais pourquoi tu ne mets pas aussi ces p'tites recettes ? Et je lui ai répondu, ben parce que je n'ai rien à dire avec… et là elle a juste ajouté, tu n'as qu'à les mettre sans rien dire… ou presque ! c'est aussi un blog de cuisine que tu as, non ?…
J'aime pas quand je n'ai pas d'autre choix de réponse que ce qu'elle veut que je dise, alors je n'ai rien dit et par contre pensé l'a pas tort… et voilà comment avec le temps l'idée d'une nouvelle rubrique avec juste une petite recette sans conséquence a fait son petit bonhomme de chemin, jusqu'à déclancher mon same player shoot again dans la tête et…
Et donc de temps en temps une de ces recettes viendra s'intercaler avec mes histoires… quand ? De temps en temps… rien de régulier, juste quand ça viendra ! Et comme c'est une première aujourd'hui deux recettes de salade l'un avec du vert, l'autre avec des fruits… et les deux jolies jolies ! enfin j'espère…
Salade composée vert, blanc et sauvage !
Ingrédients pour 2 personnes : 2poignées de feuilles de salades mélangées – une bonne vingtaine de petites feuilles de menthe et autant de persil plat – 75g de feta émiettée grossièrement – 2càs d'amandes effilées – ¼ de càc de sucre roux - 50g de myrtilles – le jus d'un demi citron vert – 2càc de sucre – huile d'olive – poivre et sel
Mettez les amandes dans une poêle et sur bon feu commencez à les dorer. Dès qu'elles commencent à colorer ajoutez le sucre roux et attendez qu'il fonde et enrobe les amandes, dès que c'est fait enlevez de la poêle et laissez refroidir.
Dans une petite casserole versez les myrtilles, le jus de citron vert et les 2càc de sucre portez à ébullition puis laissez blobloter 2 à 3 minutes. Enlevez alors du feu et passez à travers une passoire en écrasant bien les fruits pour obtenir toute la pulpe, jettez ce qui reste dans la passoire. Laissez refroidir.
Sur votre plat de service disposez la salade mélangée et les herbes, ajoutez la feta émiettée, saupoudrez avec les amandes. Versez ensuite la sauce aux fruits en la "jetant" avec une cuillère, de l'huile d'olive, pas trop, du poivre généreusement, ne mélangez pas et servez dans les assiettes.
Salade de fruits comme un bollyrose…
Ingrédients pour 2 : Un mélange de fruits coupés selon la saison, l'envie et l'arrivage… j'ai utilisé, 6 fraises, 12 framboises, ½ de mangue et un demi ugly (que vous pouvez remplacer par du pomelos ou de l'orange), vous pouvez aussi utiliser de l'ananas ou du kiwi… - 2cas de sirop de rose (direction le quartier indien pour ça) – ¼ càc de piment rouge émincé très très fin (un petit ¼ c'est très largement suffisant et même moins...) – ¼ de càc de gingembre râpé – 2 traits de citron vert – 2 ou 3 càs de yaourt brassé – quelques feuilles de menthe
Mettez dans petit bol le sirop de rose, le piment, le gingembre et le citron, mélangez bien.
Versez tous les fruits coupés dans un saladier, nappez d'un peu de sirop mélangez, versez le yaourt, puis sans mélanger encore un peu de sirop, laissez tomber quelques feuilles de menthe sur le tout et servez.

Mais pourquoi, et dire que je savais faire court… enfin relativement, est-ce que je vous raconte ça…

mardi 17 avril 2007

Rêve d'enfant et dessert au goût d'enfance… forcément ! un cheese cake glacé aux petits fruits tout rouges

Quand j'étais petit je voulais dessiner Rahan et les X-men et puis…
C'est tout j'en suis déjà à 56 caractères et que je n'ai droit qu'à 57 maxi… Enfin tout…
Faut dire que je passais souvent mes jeudis après-midi perché dans le petit lilas du fond du jardin, celui qui avait trois branches qui formaient comme un hamac, à feuilleter frénétiquement les aventures des uns et des autres… tellement je les lisais qu'ils étaient tous usés mes petits livres…
Faut dire que j'avais eu le collier et le coutelas et puis aussi le peigne de Rahan dans Pif gadget, c'était tout du plastique mais c'était quand même super beau… et que sur mon arbre je mettais toute la panoplie et équipé comme ça je guettais les bêtes farouches et j'étais même prêt à me battre avec si elles approchaient trop ! Si, il y avait des bêtes féroces dans mon jardin, si ! Déjà il y avait le chat du voisin qui n'avait qu'un œil, il faisait peur avec son regard méchant quand il venait se frotter contre ma jambe pour essayer de m'amadouer… et puis des araignées terrifiantes avec plein de pattes… et puis des fourmis ! Et il y avait toute une fourmilière et quand les fourmis se mettent en route elles mangent tout sur leur passage, j'avais vu ça dans un film où elles mangeaient une chèvre entière… Quand la marabunta gronde, c'était le film et ça m'avait fait peur !
Faut dire qu'il ne me manquait que le cache sexe en peau de... en peau quoi ! que portait toujours Rahan, mais ma mère elle ne voulait pas que je découpe mon vieux manteau en daim pour me le faire… alors j'y allais en short de foot sur mon arbre, c'était pas pareil mais tant pis…
Faut dire que quand j'avais fini mes Rahan j'attaquais mes X-Men et là c'était pas la peine de m'appeler quand je partais sauver le monde des super-méchants très méchants on pouvait crier mon nom pendant des heures ! Souvent j'étais "réveillé" par mon frère qui me secouait les pieds en criant c'est l'heure de la bouffe Batman !… Batman… il n'y connaissait rien mon frère confondre les X-men et Batman, il n'y connaissait vraiment rien…
Faut dire… non ça faudrait pas le dire mais j'étais amoureux de Jane Grey la mutante rouquine avec les grands yeux verts… par contre ce qu'il faut dire c'est que Cyclope c'est le plus mauvais des super-héros et je ne pensais pas ça parce que Jane le regardait d'une manière que j'aimais pas du tout !
Faut dire que moi par contre j'étais super super comme héros, même si je ne me suis jamais vraiment trouvé de nom, ni de costume... mais des pouvoirs j'en avais… plein et des bons ! J'étais invisible et puis élastique et puis je collais aux murs et de toute manière je savais voler et puis j'étais fort fort comme… très fort quoi !
Faut dire que, quand finalement il faisait trop nuit pour continuer à lire, je rentrais et j'allais me planquer sous mon lit avec plein de feuilles et de crayons et là j'essayais de dessiner le plus beau des costumes de super héros du monde… et que finalement je ne le trouvais jamais assez beau… faut dire que c'était pour plaire à Jane…
Voilà pourquoi en 56 petits caractères… Quand j'étais petit je voulais dessiner Rahan et les X-men et puis… Merci à Requia et Véronique (oups...) de m'avoir transmis cette petite question… quel était votre rêve d’enfant ? Et vous d'ailleurs c'était quoi votre rêve ???
Cheese cake glacé aux petits fruits tout rouges
Ingrédients : 50g de biscuits digestives (j'ai utilisé des Mc Vities Fruit Shortcake) – 15g de beurre à température – 1càs de sucre roux - 200g de mascarpone – 150g de lait concentré non sucré – 2 ou 3càs de sucre glace - 75g de framboises – 50g de myrtilles – 2 ou 3càs de gelée de fruits rouges (j'ai utilisé de la gelée cerises-groseilles)
Pour couvrir : 25g de framboises – 15g de myrtilles – 2càs de gelée de fruits rouges - quelques feuilles de menthe
Mettez les biscuits dans un bol puis écrasez-les en poudre avec le dos d'une cuillère ou avec un pilon. Ajoutez le beurre et mélangez-le avec les doigts jusqu'à bien l'intégrer. Versez ensuite le sucre et mélangez de nouveau rapidement avec les doigts. Etalez ce mélange dans un moule assez haut, le mien faisait 15 cm, et tassez bien dans le fond.
Mettez dans un saladier le mascarpone, le lait concentré et le sucre glace, mélangez le tout puis battez jusqu'à obtenir une crème bien légère et mousseuse.
Versez dans un bol les framboises, les myrtilles et la confiture écrasez un peu une partie des fruits puis mélangez bien.
Prélevez 2càs du jus des fruits et mélangez avec la crème très rapidement, il ne faut surtout pas que ce soit homogène. Il faut maintenant monter la chose.
Versez la moitié de la crème dans le moule sur le mélange aux biscuits, puis versez les fruits délicatement et couvrez de la dernière moitié de la crème. Faites de jolis cercles dessus, délicatement avec une cuillère, parce que bon et joli c'est encore mieux, mettez au congélo et laissez jusqu'au lendemain.
Le lendemain préparez le dessus, mélangez dans un bol les framboises, les myrtilles et la gelée, ajoutez éventuellement quelques goûtes d'eau. Sortez le cheese cake un peu à l'avance pour qu'il ne soit pas trop dur, nappez-le, quand il est à point, du mélange de fruits, découpez et mangez !

Mais pourquoi, c'est vrai quoi pourquoi elle regarde Cyclope comme ça… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 15 avril 2007

Petits bonheurs matinaux à la framboise pour la Saint Valentin… enfin je pensais…

Les dates ce n'est vraiment pas mon truc. Aucune d'ailleurs, ni anniversaire de qui ou de quoi que ce soit, femme, rencontre, mère, mariage, enfants… rien, peau de poivron, j'y arrive pas, ça rentre pas ! ni aucune autre date… j'arrive à peu près à ne pas louper le nouvel an et de temps en temps je ne me trompe pas sur le jour de Noël, mais là j'atteins vraiment mes limites! Du coup des fêtes comme la Pentecôte, celle des mères, de la Toussaint ou de la Saint Valentin ça ne fait même plus partie de mon monde… Et en réfléchissant je me demande si ça serait pas encore la faute de ma mère tout ça ! Faut dire qu'à la maison on traitait toutes ces dates souvent assez curieusement…
Déjà on ne fêtait pas toutes les fêtes de la religion comme disait mon père... Faut dire qu'on était abonné à Pif gadget et à l'Huma dimanche, que mon père connaissait mieux les discours de Brejnev que ceux de Pompidou, et qu'il rêvait plus de vacances à Moscou ou la Havane qu'à New York ou Miami et que chaque premier mai c'est l'Internationale qui résonnait à la maison… alors laisser entrer le petit Jésus dans une maison comme ça… Pourtant la seule exception justement c'était Noël, je me suis toujours demandé si c'était parce qu'il était tout rouge le gentil barbu et qu'on l'avait pris pour un Karl Marx endimanché ou parce qu'il partageait tous les jouets équitablement entre tous les enfants, enfin théoriquement… et qu'on avait vu là comme un petit parfum de communisme à traîneau… mais je n'ai jamais su finalement et je crois que je n'ai jamais insisté de peur qu'on se rende compte que c'était une erreur et que celle-là aussi passe à la trappe ! Et puis à la fin même mon père n'y croyait plus trop… et pas au Père Noël…
Et il y avait aussi les anniversaires qu'on ne fêtait pas plus… là c'est la santé de mon père qui l'éloignait trop souvent de nous qui nous a fait y renoncer petit à petit… ça a commencé ce premier de ses anniversaires où on s'est retrouvé autour de la table, avec la joie et ses cadeaux et pas lui pour lui offrir… on n'a pas su quoi en faire de ses foutus paquets et on n'a plus eu envie alors on a eu tendance à les oublier tous… les anniversaires.
Finalement il ne restait plus que les autres fêtes, comme celle des mères et là… Ma mère a toujours eu le chic pour valoriser les cadeaux que je pouvais lui faire.
Normalement elle commençait toujours par ne pas voir le paquet… et pourtant visible il était ! Puisque je l'avais mis bien joli sur son assiette avec le plein de petits rubans que j'avais frisottés comme j'avais pu avant de faire un nœud… bon ça ressemblait plus à une pelote de laine attaquée par un chat hystérique qu'un de ces nœuds de Samaritaine, mais j'essayais… Et elle, elle ne le voyait qu'au moment de servir la soupe dans son assiette et là elle le repoussait agacée comme on balaye une miette de pain. Je devais insister d'un c'est pour toi tu sais... pour qu'elle lâche enfin… ah… et continue à manger ça soupe. Là il fallait que je lui dise tu peux l'ouvrir c'est vraiment pour toi pour qu'elle arrache enfin le papier du paquet et me dise enfin ce que j'attendais tant… mais pourquoi tu m'offres ça ?
Je me demande si tout ça n'a pas joué et produit cette curieuse mémoire qui ne retient pas de dates… je me demande… Mais même si les dates c'est pas ça, aujourd'hui je m'étais dit allez fais un effort, et j'ai cherché quelques recettes de circonstance et je suis arrivé tout joyeux et j'ai demandé à Marie, histoire ne pas trop me tromper… alors c'est bientôt la Saint Valentin ? hein hein ? c'est ça… Je crois que je devrais pas insister finalement…
Petits pots aux framboises sous la neige et les rochers
Ingrédients pour environ 6 petits verres : 1càs de flocons d'avoine - 4 Digestives biscuits du type Mc Vities réduits en poudre grossière –½ càs de sucre roux - 125g de framboises surgelé (des fraîches qui tombent du frigo dans le congel c'est mieux mais pas obligatoire) – 2càs de sucre en poudre - 10cl de crème fleurette entière – 1càs de sucre glace - 10cl de faisselle – quelques framboises fraîches entières – quelques feuilles de menthe
Mettez une poêle sur feu assez vif versez les flocons d'avoine et remuez bien, ajoutez les biscuits écrasés mélangez de nouveau, ajoutez enfin le sucre roux et mélangez encore, laissez sur le feu le temps nécessaire à fondre le sucre. Puis laissez complètement refroidir après.
Mettez la crème fraîche et le sucre glace dans un saladier bien froid puis battez le tout en chantilly bien ferme. Ajoutez la faisselle égouttée et mélangez à la fourchette assez rapidement sans insister. Mettez la crème au congélateur le temps de préparer le reste.
Versez les framboises et le sucre en poudre dans un robot, hachez rapidement le tout, il ne faut surtout pas en faire de la purée mais comme des grains (on les voit sur la photo avec tout les ingrédients).
Il n'y a plus qu'à monter, le mieux c'est de poser les ingrédients sur la table et que chacun s'amuse à monter le ou les siens… dans l'ordre on met de la crème, des framboises hachées, des biscuits écrasés, à nouveau de la crème, encore un peu de biscuits, une framboise et quelques feuilles de menthe… mais chacun fait comme il préfère !

Mais pourquoi, alors après avril c'est bien juin déjà… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 12 avril 2007

Déjà que j'aimais pas les frites quand j'ai dit que je n'aimais pas le champagne… heureusement j'aime toujours… le chocolat !

A la maison au niveau du manger on n'était pas très nouveautés, mais alors pas très du tout, du tout… Ma mère a toujours eu des principes, quelques uns, pas trop, sans doute parce que trop de principes ça risquerait de brouiller les choses et quand les choses se brouillent… Mais s'ils étaient en nombre limité, ils étaient néanmoins bien répartis et il y en avait pour presque tous les sujets et forcément pour la bouffe et la manière de manger et ce qu'il fallait manger. Dans ce domaine il y en avait un qui disait, ce que l'on mange un jour sans problème, on mange toujours sans problèmes, du coup les nouveautés… forcément… le nouveau c'était prendre un risque face à l'inconnu et surtout à ce qui ne se mange pas sans problèmes !
En plus ce principe simplifiait la vie de tout le monde, ma mère n'avait pas à se torturer l'esprit pour nous préparer les menus et nous, mon frère et moi, nous nous installions à table avec la certitude d'y retrouver le ronronnement rassurant de l'habitude. A la maison ces jours de bonheur béat et répétitif, dans nos assiettes il y avait souvent steak haché et purée ! Il faut dire qu'on avait bien compris comment ça marchait et à la moindre tentative de nouveauté nous nous mettions à hurler en cœur à quel point on détestait le… le truc là !
Parce que malgré ses principes, ma mère s'était rendue compte qu'il serait difficile de nourrir des enfants pendant leur 18 premières années seulement avec quelques aliments. Du coup de temps en temps, trop souvent à notre goût, elle achetait un truc, un nouveau ! Avec mon frère on avait trouvé que " truc " ça représentait bien ces choses étranges que curieusement elle pensait nous voir manger… Alors quand elle revenait de courses, des fois on se disait avec crainte, tu crois qu'elle en a un de truc ?
Et c'est un de ces jours comme ça que nous avons découvert avec terreur l'existence des blettes, ce cauchemar en deux parties, une blanche, filandreuse et amère et une verte pâteuse et …rien que d'y penser j'en frissonne encore ! Et qu'un autre nous avons découvert les frites, et pas n'importe quelles frites, des frites à l'espagnole… Ces frites-là étaient grosses trop grosses, et aussi molles trop molles et surtout, le pire de tout, elles étaient cuites à l'huile… d'olive ! Du coup pour les blettes comme pour les frites et plein d'autres choses, dès que nous en avions dans l'assiette on se mettait à hurler que c'était pas bon, que même des animaux malades ne le mangeraient pas, qu'on voulait nous empoisonner… tout ce qui nous passait par la tête du moment que la phrase commence et finisse par j'aime pas ! J'aime pas !!!
Et puis un jour je suis parti en colo et j'ai dû manger collectif pour la première fois, à la maison la cantine on ne connaissait pas, et quand j'ai vu arriver les frites, je ne me suis pas levé pour crier à quel point je n'aimais pas les frites, j'avais déjà compris que l'école ne marchait pas comme la maison, mais j'ai quand même dit à ma table sur l'air de la confidence à quel point c'était dégueu les frites hein les gars que c'est dégueu…hein… mais pourquoi vous me regardez comme ça… depuis je fais attention, enfin…
Cette semaine en arrivant du côté de Reims pour la première fois depuis longtemps, j'ai oublié de faire attention... Hier quand on s'est demandé avec la bande d'amis avec laquelle je suis en vacances, où qu'on va demain ? Et qu'ils ont tous répondu en cœur : dans une cave de champagne… j'ai oublié et j'ai dit c'est dégueu le champagne… hein les gars ! hein… mais pourquoi vous me regardez… et du coup je suis parti faire du chocolat !
Petits pots de chocolat et cerises en confiture
Ingrédients : 200 de chocolat noir très noir – 200g de beurre - 5oeufs – 150g de sucre en poudre – 100g de farine - de la confiture de cerise de préférence avec des morceaux
Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-onde ou au bain marie. Mélangez les deux dans un saladier. Ajoutez la farine et battez bien le tout au fouet.
Dans un autre saladier mettez les œufs et le sucre et battez le tout au batteur électrique jusqu'à obtenir une jolie mousse légère. Versez la mousse en deux ou trois fois dans la crème chocolatée en remuant bien au fouet à chaque fois.
Mettez ce mélange dans des tasses ou des petits pots beurrés allant au four. Déposez une càc de confiture dans chaque tasse puis mélangez très rapidement, sans chercher à enfoncer la confiture. Enfournez à 180° pendant environ une trentaine de minutes, le centre doit encore être très fondant. Une fois qu'ils sont cuits, sortez les tasses du four, laissez-les refroidir un peu, puis versez 1càs de confiture sur le dessus 1ou 2… et mangez, normalement c'est encore fondant dedans.

Mais pourquoi, et dire que je n'aime pas non plus le… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 10 avril 2007

L'ultime rocher à la noix de coco, comme un bounty, dévoré perdu sur l'île de la tentation…

Suite et fin du questionnaire que m'ont gentiment transmis Marjulane, Claude Olivier et Stanislas...
J'étais donc perdu dans mes pensées à me demander comment l'arrêter de dire Couiiii ? Couiiii ? quand soudain je suis étonné par le silence… plus rien ne vient le briser et puis un vol de grues cendrées passe par dessus moi… j'imagine plus que je ne sens vraiment le tourbillon d'air provoqué par leurs ailes, je me laisse emporter, presque à les rejoindre…
C'est à ce moment-là que j'ai senti une main crispée s'agripper désespérément à mon bras, et la regardant je remarque la jolie couleur bleutée de la belle… la pieuvre a l'âme tendre et le montre en serrant amoureusement le cou de la brunette ! Après quelques efforts je réussi enfin à libérer la belle de l'étreinte de la bête que je jette sauvagement par terre… là la brunette transpirante l'achève sauvagement à coups de talons ! Et une fois la chose réduite en purée elle me regarde fièrement et lâche un définitif Couiiii ? j'approuve de la tête…
A peine remise et s'être refait le brushing juste en se passant la main dans les cheveux, un peu comme dans les séries… la voilà repartie dans ses questions ! You make ragouuuu with ça ? qu'elle me dit en montrant les tripailles de la pauvre chose… Non que je lui dis nothing tripaille at home, I don't like this ! Never never eat tripes of beef, porc, little agneau… or poulpe ! never !!!
Relancée elle ne semble plus vouloir s'arrêter…Do you make kitchen… Make kitchen ? que j'ai répété, avant de me dire qu'elle parlait l'anglais aussi mal que moi dans ce rêve ! Yes couiiisineeez-vous ? qu'elle précise… Yes ! que je lui lance volontaire avant de compléter, yes I make kitchen very…very… souvent ! everyday, presque everytoutletemps ! make manger, make salé, make sucré, make de tout de tout de tout ! Hoooo you make de tout ? hummm… lâche-t-elle avant de me demander And you want to me like kitchen aid… Sweetyyyy ? Comme je lis toujours dans ses yeux le même attrait que l'on peut avoir pour douze tranches de bacon grésillant dans une poêle un jour d'hiver quand elle me regarde… et je me dis que la situation est déjà assez compliquée je lui réponds… Another day ! I préfère another day make kitchen all toghether !
Elle lâche un sanglot qu'elle ravale en se remontant le nez d'un revers de bras et repart…
And si you vouloir impressionne to me what cook to me… Sugaaaar ? me dit-elle l'œil encore humide… je n'ai pas le cœur de l'achever en lui avouant que la cuisine n'est pas faite pour impressionner mais pour partager… alors je lui dis juste I refléchir, I refléchir baby… Elle fait juste Hummmm… pensive et sourit enfin comme la petite fille qui est enfouie en elle… et repart !
And you have bocouuuu de books of de la couiisine ? Je pense oui bocouuuuu, bocouuuu et je me souviens comment ils battent leurs petites pages en disant moi ! moi !moi ! dès que je m'approche d'eux et là sur mon île loin, si loin d'eux, une tristesse mélancolique m'envahit…
Subitement je suis pris d'une terrifiante envie de l'aliment dont je ne pourrais pas me passer… de chocolat ! et je hurle face à l'océan… Chocolaaaaat ! Chocolaaaaaaaat !!!
C'est à ce moment-là que j'ai entendu une voix venant du fin fond de l'océan, celle de Marie, me dire… y'en à plein du chocolat, dans le placard, j'ai refait le stock… et continuer pendant que je me réveillais pour de bon, Marielle a raison tu devrais vraiment arrêter les séries chouchou !
Rocher cocochocotropico ! comme un bounty…
Ingrédients pour une quinzaine de rochers : 3 blancs d'œufs -210g de sucre en poudre – 210g de noix de coco râpée – 3càs de Malibu – 100g de chocolat - Sel
Mettez une casserole à feu moyen et dès que l'eau est chaude, posez dessus un saladier en verre avec les blancs d'œufs avec une pincée de sel. Sans attendre commencez à battre les œufs en neige et dès qu'ils sont bien fermes incorporez le sucre petit à petit sans jamais arrêter de battre puis la noix de coco toujours petit à petit, le mélange va alors tomber, continuez de battre et incorporez le Malibu. Retirez le saladier de la casserole.
Faites des petits tas de la forme que vous voulez, de l'équivalent d'une bonne càs, sur une plaque à four avec un papier sulfurisé. Enfournez dans un four préchauffé à 200° pendant cinq minutes, pas plus ! Sortez et laissez refroidir.
Faites fondre le chocolat au bain marie ou au micro onde et décorez les rochers à votre goût, en laissant tomber des petits filets ou en en trempant la moitié… et peut-être même en entier c'est vous qui voyez ! Mettez au frigo le temps que le chocolat se fige et mangez…

Mais pourquoi, purée j'ai oublié la brunette perdue sur l'île… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 5 avril 2007

Perdu sur l'île de la tentation, une bimbo, un crumble au chocolat et moi et moi et moi…

Et voilà hier je me suis endormi sur un de mes questionnaires en retard, un auquel Marjulane, Claude Olivier et Stanislas m'avaient gentiment demandé de répondre, ça commençait par, Si vous étiez coincé sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu’une seule cuisine (française, italienne…), laquelle adopteriez-vous ? Et là subitement au réveil j'ai une drôle d'impression de ne pas dormir au bon endroit… un peu comme pendant ces siestes au bord de mer où au détour d'un rêve on est dans son lit… mais le bruit des vagues… et là je les entends vraiment les vagues ! Pas grave je vais me rendormir, je vais juste m'enfouir sous ma couverture et je vais prendre comme chaque matin l'air du dormeur innocent, pendant Marie hurle pour me réveiller… ma couverture… j'y crois pas j'ai pas de couverture ! J'ai juste un truc chaud autour de moi, chaud et qui glisse entre mes doigts… ça peut pas être du sable, c'est pas du sable… purée je sens que je sais où je suis ! Je suis sur une foutue île déserte !!!
Enfin déserte, déserte… si elle est déserte pourquoi quand j'ouvre les yeux je vois qu'il y a au loin un réacteur d'avion accroché à un bout de carlingue et là juste derrière moi pourquoi il y a une brune torride avec les cheveux gras mouillés et le chemisier prêt à exploser sous la pression et pourquoi elle me regarde comme si j'étais un petit reste de pâtes en sauce retrouvé par hasard après un jeûne de trois semaines ! et pourquoi moi, pourquoi à chaque fois que je veux répondre à un questionnaire…
Et là comme dans un rêve elle se met à me parler… what do you want to eat honeeeey ? french, deutch, chinesse… what do you want eat for…ever… hummm honeeeey ! j'y crois pas je suis dans un rêve en V.O. il ne me manquait plus que ça ! Et en plus je sens qu'elle va me faire le questionnaire entier, enfin si je réponds je vais peut-être me réveiller, alors je me lance dans mon anglais de pub incertain… I want to eat English food ! bacon and eggs and sausage and bière and more more bière and all ! all ! all… I want forever !
Huummm !
dit-elle et le temps que je me perde dans son regard la voilà qui me lâche, You like… thiiis… honeeeeey ? en me montrant de sa main droite qui papillonne pour attirer mon attention vers le plat qu'elle tient dans son autre main. Un plat rempli de … de ces trucs qui ressemblent à des chapeaux chinois et qui s'accrochent aux rochers, la chose la plus inhabituelle que j'ai goûtée ! Si j'ai aimé ? ça ressemblait à du chewing gum mais vivant et avec un p'tit goût de varech un poil faisandé ! j'ai adoré ! et surtout couru recracher dans l'eau loin, loin pour que ça ne revienne pas… No no I very don't like this ! hoooney ! que je lui lance, si elle me redonne du honey je rentre à la nage ! et là elle dit… huummm ! et je ne sais plus ce que je disais…
And this you like… sweeeety ? j'ai eu l'impression qu'elle m'a fait une clin d'oeil, et que son sourire a fait cling ! et apparaît sous mes yeux, un poulpe vivant qui lui remonte tendrement le long du bras… le plus inhabituel que j'ai goûté et aimé… Yes que je lui dit yes, but cuit sweety ! Couuiii ? reprend-elle… avec un visage rempli d'un étonnement infantile… Couiiiii ?
Là subitement je trouve la vie cruelle, je suis en train de rêver que je suis sur une île paradisiaque avec une bimbo digne de l'île de la tentation qui a un poulpe qui lui ronronne dans le cou et elle me répète sans fin Couiiiii ? Couiiiii ? je sens que je vais craquer si je mange pas… du chocolat !
A suivre… pour les dernières questions…
Crumble chocochochocolat poire
Ingrédients : 2 ou 3 poires coupées en 4 puis chaque quartier encore en 3 ou 4 – 1càs de sucre roux – 1gousse de vanille – 1càs de cacao en poudre - 5 digestive biscuits écrasés à la main (j'ai pris des Mc Vities HobNobs délicieusement crunchy !) – 100g de flocons d'avoine – 50g de farine – 100g de beurre ramolli – 100g de sucre roux – 50g de chocolat noir coupé en copeaux
Dans un saladier, mélangez les digestives, les flocons d'avoine, la farine et le cacao. Coupez le beurre en petits cubes, et mélangez avec les doigts (c'est un vrai bonheur avec le cacao…), ça ressemble à une sorte de sablé grossier. Ajoutez les 100g de sucre roux et mélangez à nouveau.Etalez dans un moule ou comme moi dans une assiette très creuse les poires. Coupez la gousse de vanille en 2, puis fendez en 2 grattez un peu les graines et faites-les tomber sur les poires comme ça vient, puis mettez aussi les morceaux de gousses coupées. Saupoudrez les poires avec la càs de sucre roux. Versez ensuite le crumble par-dessus, étalez. Mettez au four préchauffé à 180° environ 45min. Laissez un peu refroidir, pas trop et versez dessus le chocolat râpé qui va tranquillement fondre le temps que vous arriviez avec le crumble sur la table… c'est fondu mangez !
Et maintenant vacances du côté de Reims alors si vous avez des adresses… à vos carnets !

Mais pourquoi, elle va bien arrêter de dire Couiiii ? Couiiiii ? un jour… est-ce que je vous raconte ça…

lundi 2 avril 2007

String panthère, mayo allégée, poignée d'amour et fish burger de campagne l'impossible rencontre ???

Ayé ! c'est enfin l'été ! il est là, il est arrivé ! Enfin pas tout à fait encore mais il commence déjà à me préoccuper… faut dire qu'hier le soleil est venu taper sur mes vitres et qu'il a insisté toute la journée en plus ! Et forcément il a aussi tapé sur moi qui suis juste derrière affalé sur ma chaise à me poser mes questions métaphysiques habituelles, qu'est-ce qu'on va manger, qu'est-ce qu'on va manger … et, à force de sentir cette petite chaleur s'installer le long de ma carcasse, mon chromosome du bronzeur couché s'est déclanché et le petit baigneur qui sommeille en moi s'est subitement réveillé… et surtout il a été pris du même coup de panique que chaque année en se demandant si le string panthère de plage allait encore passer une nouvelle saison au fond de son tiroir, abandonné, comme un ancien souvenir… d'y'a longtemps ou même d'une autre vie… quand les baigneuses tropéziennes se retournaient encore en murmurant avec gourmandise, hum quelles fesssseeees... ou si cette année il va enfin retrouver le chemin du sable chaud des plages d'été et permettre de retrouver cette sensation unique de se secouer le sable à même la fesse brûlante !
Et dire qu'il va peut-être falloir s'en passer à cause de ce foutu reflexe d'homme des cavernes... cet homme des cavernes qui fait raisonner sa petit voix chaque hiver en nous répétant dès le début de la mauvaise saison, fais-toi une petit couche de gras on sait jamais une période glaciaire est si vite arrivée… fais-toi une petit couche de gras on sait jamais le mammouth pourrait devenir rare… fais-toi une petit couche… et rien à faire même après avoir vérifié mon chauffage, installé mes couettes triple épaisseur, recompté mes pulls en poil d'ours blanc, rien à faire donc, même après être sûr que je passerai l'hiver au chaud je ne résiste pas à la petite voix… et comme à chaque hiver je m'arrondis dans la joie !
Faut dire qu'il est bien agréable à attraper ce surplus de bagages à main, par exemple au coin du feu dans lequel bloblote une petite soupe amicale dans laquelle barbotte allègrement un petit canard bien gras lui aussi… Et forcément quand c'est agréable comme ça le lointain souvenir des plages surpeuplées de l'été dernier ne pèse pas lourd et on reprend une petite lichette de soupe, une petite et puis une autre et puis… et puis...
Du coup quand subitement il s'agit de lâcher les deux tee-shirts, le petit tricot en pilou et les quatre pulls mis les uns sur les autres pour enfiler l'unique p'tit marcel juste au ventre de rigueur lorsque l'été apparaît on s'interroge… on se gratte la tête… on le tourne et retourne le marcel en se disant soit c'est lui qui a rétrécit soit c'est moi qui… on se tâte un poil la poignée d'amour XXL, on s'interroge de nouveau… et on jette le malfaisant marcel en se disant qu'il serait peut-être temps d'alléger le régime alimentaire… et du coup je me suis dit que j'allais commencer de suite en mettant un peu de vert dans ma mayo… histoire de commencer par quelque chose !
Fish burger croquant comme à la campagne sous la mayo toute verte
Ingrédients pour 4 Fish de campagne qui marche…
Pour le poisson : 500g de dos de cabillaud ou simplement du cabillaud coupé en morceaux d'environ 2ou 3 cm sur une douzaine (il faut compter 3 ou 4 morceaux de poisson par casse-croûte) – 1oeuf - 10càs de panelure maison (fait avec une baguette bien sèche et écroûtée) ou de panelure japonaise – 10càs d'amandes effilées écrasées assez fin – 5càs de farine – poivre et sel - de l'huile de friture
Cassez l'œuf dans un plat creux et ajoutez 1càs d'eau froide et battez bien le tout. Dans un autre plat creux mélangez la panelure, les amandes et la farine, salez et poivrez et mélangez bien.
Passez les morceaux de poisson les uns après les autres dans l'œuf puis dans la panelure, il faut bien insister pour que le poisson soit bien couvert. Mettez les ensuite dans un bain d'huile préchauffé à 180° jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés, réservez-les ensuite sur du papier absorbant.
Pour la mayo toute verte : Un bol de mayonnaise maison – 1échalote très finement émincée en rondelles - 1càs de cornichons hachés en tout petits cubes – 1càs de câpres hachées – 2càs de persil grossièrement haché – ½ càs de cerfeuil grossièrement haché – ½ càs d'estragon grossièrement haché - 1 petite pointe de piment d'Espelette – sel et poivre
Mettez tous les ingrédients dans un bol et mélangez rapidement, salez et poivrez, c'est prêt.
Pour finir : Un joli pain du type campagne long ou baguette de campagne ou 4 pains individuels du même type ou si vous avez plus de courage 4 petits pains fait maison – de la salade mélangé (j'ai utilisé du mesclin mélangé à de la batavia émincée) – et si vous aimez aussi des oignons, des tomates ou du concombre finement émincés…
Il n'y a plus qu'à couper le pain, mettre un peu de vert à votre goût, salade mélangée, oignons, tomates (personnellement je n'ai mis que de la salade)… le poisson, la mayonnaise et à choisir si vous préférez le manger comme une tartine ou le refermer comme un casse-croûte… vin blanc de rigueur pour les parents !
Et comme l'été commence donc à me préoccuper, j'ai déjà retenu mon p'tit hôtel du côté d'Aurillac au début de juillet pour être sûr d'y être cette année pendant les Européennes du goût… et je me suis demandé subitement KikivaàAurillac ? vous en êtes ? et je me suis dit que pique-nique à Aurillac ça ferait un titre sympa ça… à suivre…

Mais pourquoi, mais d'abord vacances du côté de Reims dès samedi… est-ce que je vous raconte ça…