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lundi 25 juillet 2011

Un BiBimBap pour Claire… Un !!! Et si le BiBimbap envahissait le monde, l'univers, la galaxie… vos assiettes quoi !!!


Il y a des mots que j'aime bien juste parce qu'ils claquent bien sur la langue, libellule, baobab, BiBimBap
Il y a des mots comme ça que je dirais juste pour le plaisir. Du coup forcément quand en plus un de ces mots se retrouve dans mon assiette il m'arrive d'abuser un peu… un peu ! C'est quand même pas de ma faute si c'est quand même plus agréable d'annoncer sur le pas de la porte de la cuisine avec joie et entrain, ce soir c'est BiBimBap pour tout l'monde ! Que y'a choucroute ou bouillabaisse ce soir ! C'est pas que les uns ou les autres soient bon ou pas bon, c'est juste que certains enchantent plus la bouche… enfin la mienne en tout cas !
Et comme c'est Claire ma marmitonne préférée qui m'a fait découvrir ce plat… Forcément BBB pour Claire au menu !
Le BBB (BibimBap) pour Claire
Ingrédients : 300g de viande hachée – 2 gousses d'ail finement hachées – 4 shitakés déshydratés – 4 champignons de Paris – 2 petites courgettes, une verte et une jaune si possible – 1 petite carotte – 1 petite poignée d'épinards cuits – 1 petite poignée de petits bouquets de brocoli cuits - de la sauce soja – 1 bol de riz cuit nature – 2ou 3 ciboules –du sucre en poudre - l'huile neutre - de  la pâte de piment – quelques pincées de sésame doré – de l'huile de sésame
Commencez en mettant à réhydrater les shiitakes dans un peu d'eau tiède. Quand ils ont repris leur forme coupez-les en tranches. Coupez aussi les champignons de Paris en tranches.
Coupez en bâtonnets très fins les courgettes et la carotte.
Emincez les ciboules.
Faites chauffer une poêle à feu vif, versez un filet d'huile et faites sauter rapidement les deux sortes de champignons. Dès qu'ils commencent à dorer ajoutez 1càs de sauce soja et une belle pincée de sucre en poudre, prolongez la cuisson d'une minute juste le temps que la sauce soit bue par les champignons. Réservez-les.
Faites chauffer la poêle toujours à feu vif, versez un filet d'huile et ajoutez la viande. Emiettez-la en la faisant rapidement revenir. Ajoutez l'ail, remuez bien en continuant d'émietter la viande.
Ajoutez une belle cuillère de sauce soja et une càc de sucre en poudre, ajustez en sel et poivrez, vous pouvez aussi éventuellement parfumer votre viande avec un peu de gingembre frais râpé, et prolongez la cuisson jusqu'à ce que la viande soit bien cuite. Ajoutez un petit filet d'huile de sésame en toute fin de cuisson. Réservez.
Faites chauffer la poêle toujours à feu vif, versez un filet d'huile et ajoutez les courgettes. Faites-les sauter pendant 2 à 3 minutes. Ajoutez un petit filet d'huile de sésame en toute fin de cuisson. Réservez.
Faites réchauffer les épinards et les brocolis dans la poêle.
Réchauffez le riz au micro-ondes.
Préparez le BiBimBap. Placez le riz au fond d'un plat creux et répartissez autour, les champignons, la viande, les courgettes, les épinards, les brocolis et la carotte.
Parsemez par-dessus la ciboule et des graines de sésame doré à votre goût.
Ajoutez la pâte de piment, j'ai été un peu léger pour celui-là, à l'occidentale, soyez un peu plus généreux, en plus Claire aime quand ça pique...
Et là mélangez, mélangez, mélangez… Servez avec de la sauce soja et mangez sans attendre !

Et n'oubliez pas, si vous ne savez pas quoi emporter sur la plage pour votre petite lecture au soleil… enfin si vous trouvez du soleil, que le numéro deux de Marmiton est encore en kiosque et qu'il est savoureux !

Mais pourquoi, et puis y'a aussi hibiscus que j'aime bien dire… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 25 mars 2010

Les boulettes de mis amores… las albondigas ! Ou comment à force de rien vouloir faire j’ai fini par m’attraper une boulette obsession…

Quand j’étais petit et qu’on me demandait ce que je voulais faire dans la vie, je répondais invariablement rien, j’veux rien faire ! A cette époque-là, j’étais l’ami du radiateur du fond de toutes les classes où je passais et rien que de penser qu’il fallait faire quelque chose me fatiguait… me fatiguait… Et longtemps le verbe faire a été mon plus féroce ennemi parce qu’il m’attendait toujours au détour des jours, il y avait toujours quelque chose à faire !
Et puis plus mes pantalons se sont allongés, plus j’ai éloigné le mot faire de mes pratiques régulières.
C’est ainsi que j’ai balancé par-dessus bord la moitié de la vaisselle familiale pour ne pas avoir à laver le moindre plat d’après repas. Heureusement à l’époque je mangeais peu et pour les verres, je faisais comme on dit dans les troquets, tiens remet’z’en par-dessus… et plus besoin ni de laver ni de casser. Et pour tout c’était pareil, l’obsession de ne pas faire me guettait !
Heureusement pour moi dans les boites de nuit et les bars où je vivais à mi-temps, 12 heures par jour, on ne me demandait rien. Et vu le ramassage de râteau dans lequel je m’étais aussi spécialisé à l’époque, quand je rentrais au petit matin, seul, je n’avais rien d’autre à faire qu’à dormir jusqu’au prochain jour… avant de recommencer…
Plus tard, avec le temps je me suis mis à faire. C’était pas que j’étais subitement devenu un stakhanoviste du faire c’est juste que je n’ai jamais trouvé comment devenir un Alexandre le bienheureux. J’ai fait souvent sans passion un tas de métiers, mais il fallait bien que je remplisse des poches qui semblaient ne pas avoir de couture de fond… et puis j’ai commencé à cuisiner…
C’est à ce moment-là que j’ai mon obsession a changé et que j’ai voulu faire certaines choses et pire encore, je voulais bien les faire, le mieux du monde même ! Par contre je suis resté raisonnable, je n’ai jamais cherché à faire des chefs d’œuvre aux merveilleuses complications comme ces magnifiques pièces que les plus brillants des artisans proposent à la fin de leur tour de France. Moi, sans doute parce que j’ai encore un radiateur dans un coin de la tête, j’ai l’obsession raisonnable. Un de ces petits vélos qui n’arrêtent pas de faire des tours dans ma tête porte un nom venant de là-bas du sud du sud qui commence de l’autre côté des Pyrénées, ces boulettes que l’on appel le albondigas !
Et j’ai beau faire et refaire, il n’y a rien à faire, ce n’est pas que les albondigas que je fais soient mauvaises, ma tribu remue même régulièrement la tête avec une mine réjouie quand je les sers, mais pour moi il manque toujours un je ne sais quoi, quelque chose… et si seulement je savais quoi !
Alors je recommence, je pèse au gramme près chacune de ces foutus boulettes, chaque ingrédient a été pensé de longues heures et quand enfin je tiens la première entre mes doigts, je la regarde l’air mauvais comme pour lui dire, toi t’as intérêt à être bonne !
Cette fois encore, c’est ce que j’ai fais pour ma 354 874 version des albondigas qui ne seront dans doute pas les dernières…
Las albondigas béta version 354 874
Los ingredientes :
Pour les boulettes : 500g de steak haché – 300g porc haché –1càs d'huile d'olive - 1oignon râpé – 1gousse d'ail râpée – 1 jaune d'œuf – 2 tranches de pain de mie – du lait - 1càs de persil – sel et poivre
Pour la sauce : 2boîtes de tomates en cubes – 1càs d'huile d'olive - 1oignon haché – 1gousse d'ail en chemise écrasée avec le plat d’un couteau –3 feuilles de laurier– de l'origan - du basilic - sel et poivre
Commencez en faisant tremper dans du lait les tranches de pain dont vous aurez enlevé la croûte. Essorez bien le pain puis émiettez-le très finement.
Mélangez dans un saladier les deux viandes, l’oignon, l’ail, le jaune d’œuf, le pain et le persil, salez et poivrez et insistez bien pour obtenir un mélange homogène.
Réalisez alors des boulettes d’environ 30g, bien rondes.
Versez une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle et à feu assez vif, faites colorer les boulettes assez rapidement, elles doivent être saisies mais surtout pas cuites à cœur.
Retirez-les alors de la poêle, ajoutez un peu d’huile si nécessaire, versez l’oignon et l’ail et faites colorer le tout à feu moyen. Quand les oignons commencent à peine à colorer ajoutez les tomates, le laurier et l’origan, remuez bien et laissez sur le feu pendant 3 minutes.
Ajoutez les boulettes, baissez le feu et faites blobloter pendant une dizaine de minutes puis découvrez et prolongez d’une autre dizaine de minutes. Remuez régulièrement pendant toute la cuisson.
Quand les boulettes à la sauce tomate sont prêtes ajoutez le basilic, soyez généreux, mélangez une dernière fois et servez sans attendre.


Mais pourquoi, et si je les faisais de 33g ça changerait la face de la boulette ? est-ce que je vous raconte ça…