jeudi 2 septembre 2010

Jean-Pierre Coffe et moi, petite rencontre gourmande avec un cuisinier dérangeant ! Et forcément tout ça finit par un ragoût…

Jean-Pierre Coffe fait partie de ma mémoire et de mon univers, un peu comme l’ami Ricoré, les 2CV vertes, les presse-purée ou les Malabars, il fait partie de toutes ces choses, petites ou grandes, sans lesquelles mon monde ne serait pas tout à fait le même.
Il faut dire que ça fait bien bien longtemps que je le croise virtuellement le Coffe. Bien longtemps que ses coups de gueule ou ses coups de cœur déferlent dans le poste et dans la petite lucarne.
Tout le monde se souvient des jets de jambon, le fameux polyphosphaté de m… ou de ses injonctions aux " pauvres " fabricants de saucisses ou de cassoulet en boîte qui avaient eu la bonne idée de venir se frotter au Coffe du côté d’Inter. Tout le monde se souvient de ça et résume aussi souvent Coffe à ça, à ça et quelques pubs récentes pour une grande chaine de magasins discount…
Moi je me rappelle aussi de Coffe conteur, parlant de ses errances avec Carmet, de leurs arrêts dans d’improbables épiceries au fin fond des villages perdues à la recherche de quelques bouteilles oubliées. De bouteilles remisées au fond d’une cave, presque oubliées, de ces bouteilles dont le bouchon semble prêt à s’effondrer en poussière mais dont le fond peut encore révéler quelques trésors... Moi qui aime les histoires je dois dire que j’aimais écouter ce Coffe-là.
Et c’est un peu celui que j’ai retrouvé devant ses fourneaux à donner de la couleur à quelques maquereaux qui semblaient décidés à repartir vers l’océan tellement ils avaient l’air frais. Les premières phrases que nous avons échangées lui ont servi à me raconter son poissonnier et son boucher et son marché… Les premières phrases que nous avons échangées m’ont ramené du temps où Coffe faisait le marché en confiant un billet de vingt mille, comme disait ma mère, à son invité du jour. Et je dois dire qu’à ce moment-là je serais bien parti faire les courses avec lui…
Et puis les choses ont repris leur cours et nous avons bu quelques verres avec lui, son équipe et les quelques blogueuses aussi présentes. Il nous a parlé de Carmet au détour d’un blanc, et nous avons encore bu quelques rouges, nous avons aussi mangé pour 5euros chacun, des plats simples mais savoureux et agréables à partager. Pendant ce repas, Coffe nous a parlé de ses engagements du moment, toujours la saison, toujours les produits et les prix, surtout les prix parce que pour beaucoup le choix de ce qu’ils peuvent manger n’est justement pas un choix.
En partant je me suis dis que Coffe, s’il pouvait être dérangeant, énervant et même certaines fois agaçant, restait avant tout un sacré provocateur d’envies… c’est en tout cas ce que me soufflait le cigare qui avait curieusement fini dans ma poche… et en arrivant chez moi mon envie ressemblait à un ragoût, celui trouvé dans son ouvrage Le plaisir à petit prix, Bien manger en famille pour moins de 9Euros par jour en poche J’ai lu édition Plon.
Ragoût de travers de porc aux pommes de terre
Ingrédients : 1kg de travers de porc – 1vingtaine de petites rattes (à l’origine dans la recette ce sont des petites pommes de terre à chair ferme) – 1càc de farine – 2càc de saindoux – 20cl de bouillon de volaille – 10cl de vin blanc sec – 2ou 3 feuilles de laurier – 2brins de thym – sel et poivre
Coupez le travers tous les 2 ou 3 os. Epluchez les pommes de terre et mettez-les au fur et à mesure dans un saladier plein d’eau froide. Epluchez et émincez finement l’oignon.
Mettez 1càc de saindoux à fondre à feu doux dans une cocotte, puis badigeonnez-en la cocotte.
Ajoutez les oignons et laissez-les jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents. Réservez-les alors sur une assiette.
Versez dans la cocotte le reste de saindoux et ajoutez les travers salés et poivrés. Faites-les bien dorer à feu moyen. Ajoutez ensuite les oignons et la farine et remuez bien.
Ajoutez le bouillon et le vin et portez à ébullition.
Ajoutez ensuite le laurier et le thym, les patates égoutées et séchées et laissez blobloter pendant une quarantaine de minutes en surveillant la cuisson des pommes de terre.
En fin de cuisson regardez votre jus, trop court allongez-le d’un peu d’eau, trop long, ça a été mon cas, versez-le dans une petite casserole à part et faites-le réduire à votre goût. N’oubliez pas d’ajuster l’assaisonnement juste avant de servir.
Ouvrage offert
Si vous aussi vous vous voulez avoir une chance de manger du côté de chez Coffe partez donc à la chasse au trésor !
A l'occasion de la sortie en poche du livre "Le plaisir à petit prix, bien manger en famille pour moins de 9€ par jour", Jean-Pierre Coffe a dédicacé 10 ouvrages qui ont ensuite été disposés au hasard dans les présentoirs. Si vous trouvez l'un d'entre eux avant le 15 octobre 2010, vous ferez partie des heureux invités de Jean-Pierre Coffe pour un déjeuner chez lui.

Il vous suffit alors d'appeler le numéro indiqué dans la dédicace et de mentionner votre code secret ainsi que vos coordonnées afin de vous recontacter.

Mais pourquoi, Jean-Pierre Coffe, ça vous gratouille ou ça vous chatouille vous… est-ce que je vous raconte ça…

8 commentaires:

  1. Trop JALOUSE !
    Moiqui n'ai pas la TV, je me souviens de Coffe, le samedi midi sur France Inter. Il donnait le ton à mon week end... ça aussi c'est finito, et France Inter c'est devenu de la mierda !

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  2. Quelle chance de pouvoir le rencontré !

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  3. il y a des " monuments " comme Coffe que j'aimerais rencontrer, même si nos univers culinaires ne se chevauchent guère ....
    tous les compte-rendus des participants sont unanimes ,ça vallait le coup d'être là!

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  4. Oui ça valait le coup hien?
    Et moi ça me fait sacrément plaisir d'y repenser en te lisant.
    On y retourne bientôt?

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  5. Un bon plat de terroir !
    Et un livre de plus qu'il me faut acheter avant de partir ! Et là, t'es pas en train de te faire un copain, parce que j'en connais un qui râle déjà en pensant au déménagement et en voyant tous mes livres de cuisine !!!!!

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  6. The best hearts are always the bravest.


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    The University of Utah

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  7. JOSY aime les yeux malicieux de Jean-Pierre COFFE. Elle aimerait le voir plus souvent à la télé, mais hélas Monsieur COFFE se fait attendre.

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  8. Politeness costs nothing and gains everything.

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