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mercredi 20 février 2019

Un panino des panini... Mes trois panini à ma façon pesto et charcuteries...

Des fois les mots utilisés pour les choses que l'on mange semblent décidés à nous enduire de complications... compliquées ! Tiens, panini par exemple...
Si on arrête n'importe qui dans la rue et on lui met sous les yeux le mot panini, à mon avis pas un ne décrira autre chose qu'un long casse-croûte chaud passé dans un gril brûlant qui l'aplatit sauvagement tout en le rendant croustillant. Et si ensuite on demande de mettre ce sandwich-là au pluriel, les mêmes répondront sans doute, ben tu mets un s à la fin couillon... ça, c'est ce que pourraient répondre les passants d'une rue de par ici...
Parce que si tu poses les mêmes questions du côté de la botte dans une rue italienne, il risque d'en être autrement. Là, on va sans doute te parler de jolis petits casse-croûtes ronds tout ronds, ou longs tout longs, couverts de fines tranches de charcuteries et d'autres petites choses... Et si tu leur demande aussi ensuite de mettre panini au pluriel, ils vont sans te répondre avec des yeux de hibou, mais c'est déjà au pluriel, un panino, des panini !
Je n'ai pas découvert ces jolis pains ronds et bien garnis en longeant une rue chaleureuse du côté de l'Italie, mais plus près de chez moi, chez Panino Giusto où le chef Gennaro Nasti nous a préparé des panini garnis des charcuteries de la maison Rovagnati que nous avons dévorés, dévorés, dévorés...
Et du coup j'ai eu envie de m'y mettre aussi en vous proposant d'abord une recette pour réaliser les petits pains ronds et ensuite quelques garnitures, des pestos, et des idées charcutières à associer, des charcuteries venant de là-bas comme celles que j'ai reçues de la maison Rovagnati, fines, parfumées et gourmandes ! Une maison qui mêle tradition et modernité depuis maintenant plus d'un demi-siècle et notamment en rendant ces lettres de noblesse au jambon cuit. Une marque que nous trouvons maintenant trouver par chez nous !
Mes trois panini à ma façon pesto et charcuteries
Ingrédients :
Pour les pains : 250g de farine du type T55 – 5g de levure sèche – 15cl d'eau – 3cl d'huile d'olive – 1càc de sel
Pour les pestos :
Pesto à la pistache : 1 petit bouquet de basilic – 3càs de pistaches mondées – 30g de parmesan râpé – 1 gousse d'ail – 3 ou 4càs d'huile d'olive – poivre
Pesto à la tomate séchée : 1 petit bouquet de basilic – 1càs de pignon de pin – 6 quartiers de tomate séchée – 3 tomates cerise - 30g de parmesan râpé – 1 gousse d'ail – 3 ou 4càs d'huile d'olive – poivre
Pour garnir : 2 tranches très fines de mortadella (pour un panino) - 2 tranches très fines de porchetta (pour un panino) - 2 tranches très fines de speck (pour un panino)
Commencez en préparant les pains c'est le plus long.
Mettez dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet (vous pouvez aussi le faire à la main), la farine, la levure, l'eau et l'huile d'olive et battez jusqu'à ce que la pâte se forme. Ajoutez alors le sel et continuez de battre doucement la pâte pendant 5 minutes.
Formez une boule avec la pâte et remettez-la dans la cuve, couvrez d'un torchon et laissez reposer pendant une heure. Sortez la pâte, jetez-la sur une table farinée et donnez lui quelques tours de pétrissage. Remettez dans la cuve et laissez reposez de nouveau pendant une heure.
Formez alors des boules de pâte d'environ 75g, déposez-les sur une plaque couverte de papier de cuisson, couvrez d'un torchon et laissez lever une dernière fois une trentaine de minutes.
Et là au four pendant une vingtaine de minutes dans un four préchauffé à 180°, ensuite laissez refroidir sur une grille.
Préparez les pestos en mettant à chaque fois tous les ingrédients dans un mixer et en mixant sans trop insister.
Vous pouvez alors préparer vos panini ! Il suffit alors de couper les pains en deux, de badigeonner la moitié du pain avec du pesto et de mettre les tranches de charcuteries chiffonnées par dessus, vous pouvez terminer en ajoutant quelques feuilles de basilic, un peu de pistaches hachées, quelques copeaux de parmesan ou quelques tomates cerises en petits morceaux, faites-vous plaisir !
 
Vous pouvez retrouver toutes les infos sur de la maison Rovagnati, sur leurs produits et quelques jolies recettes sur leur site par là : Rovagnati

Mais pourquoi, et un panino en panini ? est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 27 juillet 2018

Au secours il me reste des ingrédients ! Et notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella...

Quand j'ai commencé à cuisiner, il y quelques temps donc, ma pire crainte d'alors était qu'il me reste des ingrédients à la fin de mes recettes. Qu'il me reste une demi-boîte de ci ou de ça, une tomate ou un peu de viande, quelques olives ou quelques amandes, une demi-courgette ou autant d'aubergine... En gros qu'il me reste des trucs ou des machins dont je ne saurais quoi faire.
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Il faut dire qu'à cette époque-là les recettes pour moi étaient pratiquement les tables de la loi et que m'en écarter d'une virgule... hé ben je ne savais pas faire ! Et forcément quand on suit les recettes à la lettre, à moins d'acheter pile poil tous les ingrédients, mais essayez d'acheter, un demi-citron, assez de sucre pour une seule tarte ou une seule gousse d'ail et vous me direz, donc à moins que, votre frigo se remplit d'un tas de p'tits bouts de trucs et de machins avec lesquels je ne savais vraiment vraiment pas quoi faire. 
Bon de temps en temps je faisais un frichti à tout, des fois ça le faisait et d'autres fois...
Heureusement, depuis ça s'est un peu arrangé et j'ai moins l'air d'un suricate au milieu d'une autoroute quand j'ouvre mon frigo et que j'y trouve quelques petites choses qui ne sont pas entrées dans mes recettes. Et du coup quelques idées m'arrivent comme ça avec l'espoir que je ne ferai pas de restes de restes avec les... restes !
C'est comme ça, qu'assez naturellement, quand nous avons vu avec Nicolas qu'il restait courgettes, aubergines et tomates, lors de notre pizza day, que nous nous dit... hé ben salade ! Évidemment...
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Ingrédients : 1 petite aubergine - 1 courgette jaune – 2 ou 3 petites tomates - 20g de crottin de chèvre très sec - 6 tranches fines de baguette – 2càs d'olives dénoyautées - des herbes fraîches (thym, basilic, origan) – des fleurs de bourrache (facultatif mais tellement joli) – 2càs d'huile d'olive – sel et poivre.
Coupez l'aubergine et la courgette en fines tranches. Placez-les sur une plaque. Coupez les tranches de baguette en cubes et places-les aussi sur la plaque puis arrosez les légumes et le pain avec un filet d'huile d'olive, salez, poivrez.
Faites cuire dans votre four préchauffé à 210º C , les tranches de pain jusqu'à ce qu'elles soient dorées, c'est assez rapide, surveillez bien et enlevez-les dès que nécessaire et pendant 15 à 20 minutes environ pour les légumes. Laissez refroidir le tout.
Coupez les tomates en quartiers puis mettez-les dans un plat ou un saladier. Ajoutez les cubes de pain dorés dans le saladier. Ajoutez aussi la courgette, l'aubergine et les olives, un filet d'huile d'olive, ajustez en sel et en poivre et mélangez le tout. Vous pouvez à ce moment-là ajouter quelques gouttes de vinaigre balsamique mais rien d'obligatoire.
Servez dans les assiettes puis terminez en répartissant sur la salade, le fromage en copeaux, les herbes et les fleurs de bourrache.
Notre salade aux légumes rôtis comme une panzanella
Mais pourquoi, et demain une dernière recette à quatre mains... une recette de... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 12 mars 2018

Encore une recette à laquelle je n'ai pas résisté... Le pain au potiron à la cocotte !

L'envie, encore une fois, est vraiment une chose que je ne sais pas expliquer, une chose que je ne peux qualifier, dans mon cas, que de complètement irrationnelle. Tiens, l'autre jour j'ai vu ce pain au potiron chez Valérie et immédiatement... 
Le pain au potiron à la cocotte
Et quand chez moi on m'a vu me travailler le potiron puis me malaxer la miche, on m'a regardé puis on m'a demandé et pourquoi le potiron chouchou ? J'aurais pu essayer de trouver une explication fumeuse sur ma relation avec les courges, que ça venait de l'enfance, que dans une autre vie j'en ai fréquenté une, que... que... Mais l'explication n'est pas venue alors j'ai fait comme d'habitude pour expliquer mes coups d'cœur, j'ai haussé les épaules d'un air penaud qui voulais bien dire eh ben j'sais pas !
En tout cas voilà donc ce joli pain trouvé chez Valérie que j'ai refais aujourd'hui, la première fois j'avais utilisé un potimarron et ça, ce n'est vraiment pas une bonne idée ! Préférez-lui une courge plus « humide » comme le butternut que j'ai utilisé cette fois !
Le pain au potiron à la cocotte
Ingrédient : 400g de farine (j'ai utilisé de la T55 la prochaine fois j'essaierais de la T65 bio) – 1càc de sel – 1 sachet de levure de boulanger – 310g de purée de butternut – 5 càs de graines mélangées (courge, sésame, tournesol... )
Le pain au potiron à la cocotte
Commencez en préparant la purée de butternut. Épluchez-le, enlevez les graines puis coupez-le en cubes. Faites cuire la chair à la vapeur, ça m'a prit 7 minutes à la cocotte minute. Mixez ensuite assez de chair pour obtenir donc 310g de purée.
Versez dans la cuve de votre batteur équipé d'un crochet, le sel, la farine et la levure. Ajoutez la purée de butternut et 3càs de graines mélangées et faites tourner jusqu'à obtenir une jolie pâte qui va se décoller des parois. Laissez alors tourner pendant 5 minutes de plus. Vous pouvez bien sûr réaliser tout ça sans batteur mais des fois j'ai la fainéantise boulangère qui me prend.
Formez une boule avec la pâte, farinez-la légèrement puis remettez-la dans la cuve du batteur, couvrez d'un torchon et laissez reposer, Valérie dit entre 8 et 12 heures, j'ai fait 8 et c'était très bien.
Prenez votre boule de pain pétrissez-la rapidement pour la faire retomber, étalez le graines restantes puis roulez le pain dessus. Posez un torchon sur le pain et c'est reparti pour 30 minutes de levée.
Tapissez une cocotte en fonte d'une feuille de papier de cuisine assez grande. Mettez-la avec son couvercle dans votre four et faites chauffer le four à 220°.
Quand le four arrive à température retirez le couvercle de la cocotte, attention ça brûle très très fort ! Déposez la boule de pain dans la cocotte, remettez le couvercle et faites cuire le pain une trentaine de minutes. Baissez alors la température à 200° et enlevez le couvercle, poursuivez la cuisson une douzaine de minutes en surveillant la cuisson, le pain doit être bien doré mais sans qu'il brûle bien sûr.
Quand il est cuit, retirez-le de la casserole et laissez-le refroidir sur une grille.
Vous pouvez retrouver la recette de Valérie chez elle:, c'est pratiquement le même mais juste pour le plaisir d'y passer c'est bien d'y aller faire un tour ! Le pain au potiron de Valérie
Le pain au potiron à la cocotte
Mais pourquoi, des financiers au potiron c'est une idée ça... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 9 novembre 2017

J'ai les p'tites graines qui me travaillent ! Mon pain multi-graines et rien d'autre ou presque...

J'adooooore les graines ! Les p'tites et les grandes, le lin et la courge, le sésame qu'il soit doré ou pas et le tournesol, le chia et le pavot... J'adooooore les graines ! D'ailleurs si vous aussi vous adorez d'autres graines... à votre bonne graine m'sieur dame, n'hésitez pas à me les indiquer que j'aille les découvrir d'un bon pas.
Bon généralement mon amour immodéré pour toutes ces petites choses se limite à les parsemer, quelques fois chichement d'ailleurs, sur mes salades et mes plats, sur mes desserts ou sur mes goûter... D'ailleurs pas plus tard qu'hier j'en couvrais joyeusement un cake que vous pouvez retrouver là : Mon cake très agrumes et petites graines... un cake qui a fini très mal dans l'estomac de mes affamés domestiques.
Et puis depuis un moment j'ai la graine qui s'affole un peu, depuis que j'ai vu en me baladant sur la toile que l'on pouvait faire des pains avec des graines et... et... et presque rien d'autre ! Du coup je suis parti avec une pelle et quelques sacs à la main et je suis revenu quelques heures plus tard encore plus chargé de sacs de graines comme un pingouin après les soldes chez un marchand de sardines en boîte. Ainsi équipé je n'avais plus qu'à trouver la recette de mes rêves, la recette de ce pain avec plein plein plein de p'tites graines !
Et je l'ai trouvée chez Sarah, sur son My New Roots, un blog que je ne saurais trop vous conseiller si vous aimez la fraîcheur et la gourmandise ! Allez donc voir son Farewell to Copenhagen Carrot Cake à peine publié et qui me fait déjà furieusement de l’œil et vous comprendrez. Et c'est donc sa recette que j'ai utilisée en la mettant à peine à ma sauce mais surtout en m'inspirant des tours de main de Sarah qui permettent de réaliser ce pain avec beaucoup beaucoup de graines sans mal.
Petite précision vous pouvez modifier l'équilibre des graines et des noix, puisqu'il y a aussi des noisettes et des pistaches dans ce pain, par contre vous ne pourrez pas vous passer du psyllium puisque c'est lui qui en fait la particularité et surtout sert de liant au pain. Vous pourrez assez facilement en trouver dans vos épiceries bio ou sur la toile, je l'ai moi-même commandé chez la dame qui se prend pour une amazone...
Mon pain multi-graines et rien d'autre ou presque...
Ingrédients : 90g de graines de tournesol – 60g de graines de lin – 30g de graines de courge – 90g de noisettes entières – 30g de pistaches – 2càs de graines de chia – 4càs de psyllium en poudre (ou 3càs si vous trouvez le psyllium en graines) – 1càs de sirop d'érable – 3càs d’huile de coco – 35cl d'eau tiède – 1càc de fleur de sel ou de sel fin
Mettez les graines lin dans un mixer et donnez quelques coups pour les broyer très rapidement, ajoutez les autres graines et redonnez un coup rapide de mixer.
Hachez très grossièrement les noisettes et les pistaches, un coup en travers c'est largement suffisant, ce n'est même pas obligatoire.
Mélangez les graines du mixer, les noisettes, les pistaches et le sel dans un saladier. Mélangez dans un grand bol le sirop, l'huile et l'eau tiède et versez le tout dans le saladier. Mélangez bien bien tout ça.
Versez dans un moule à cake assez large, il vaut mieux éviter les moules moins larges sinon le pain risque de ne pas bien cuire au centre. Personnellement j'ai mis une feuille de papier de cuisine au fond du moule et j'ai beurré et fariné, Sarah elle conseille les moules souples pour que le pain tombe facilement du moule. En tout cas tassez en insistant bien avec le dos d'une cuillère à soupe.
Là, vous oubliez le tout après avoir couvert avec un torchon propre pendant au moins deux heures mais je vous conseille de le laisser comme ça jusqu'au lendemain !
A ce moment-là enfournez et faites cuire dans un four préchauffé à 180° pendant 20 minutes. Sortez alors le pain du four, faites-le tomber sur une plaque et prolongez la cuisson pendant une quarantaine de minutes. Laissez-le ensuite complètement refroidir avant de le couper en tranches assez fines et juste passé au grille-pain avec un peu de beurre salé... vous risquez à votre tour de crier j'adoooore les graines !
Mais pourquoi, bon pour le prochain j'ajoute des fruits secs ou des épices ! est-ce que je vous raconte ça...

lundi 10 avril 2017

Mes pastas con la mollica ! Pour revenir à la cuisine en version originale...

Tous ceux qui sont nés quelque part, ce quelque part pouvant même être une région de par ici, ont tous connu ce moment où votre interlocuteur vous raconte la cuisine de par chez vous et que subitement vous trouvez la vie bien cruelle... Vous la trouvez cruelle la vie parce que la cuisine que vous écoutez à ce moment-là est bien bien loin de ce que vous connaissez, vous, celle que vous mangiez là-bas ou ici à la table d'une mère ou d'amis de vos parents.
Mes pastas con la mollica ! préparation
C'est ce que raconte très justement Tommaso Melilli dans cet article là : La vraie recette des pâtes au pain que les Français snobent... en racontant tout ce qu'on lui demande à la table de son restaurant, ces plats qui sont bien loin de sa cuisine, de celle qu'il voudrait mettre à sa carte et que certains ne reconnaissent même pas comme de la cuisine italienne...
Nous avons tous vécu ces drôles de moments, je ne compte plus les amis marocains qui me regardent troublés et presque la larme à l’œil après avoir servi un délicieux couscous avec ses jolis légumes et sa viande unique, qui me racontent l'âme peinée... Si tu savais ils m'ont demandé, et pourquoi je n'ai pas ajouté du poulet et des merguez et des boulettes et... ils m'ont même demandé pourquoi j'ai mis aussi longtemps à préparer ma semoule alors qu'il suffit de l'arroser d'eau et hop... tu te rends compte !
Je hoche la tête à ces moments-là sans rien dire, même si je suis en train de me dire et si tu savais ce qu'ils veulent mettre dans ma paella ! Si tu savais...
Nous avons tous connus ça, mais souvent pour faire plaisir nous mangeons notre chapeau et nos origines et nous préparons ces drôles de plats que les autres attendent, parce que finalement ce n'est pas bien grave, et nous allons nous manger discrètement les doigts quand après avoir dévoré une paella... une paella royale comme ils disent... et qu'il nous affirment alors ça c'est d'la vraie cuisine comme là-bas, comme celle que j'ai mangé là-bas... On se mange les doigts et des fois quelques orteils histoire de nous calmer nos origines...
Et donc aujourd'hui j'ai eu envie de préparer ce simple plat de pâtes de Tommaso, un plat que je n'ai pas trop mis à ma sauce, histoire de ne pas peiner le cuisinier italien par mes transformations...
Mes pastas con la mollica !
Ingrédients : 250g de spaghettis – 90g de pain de campagne bien sec sans la croûte (c'est le poids sans la croûte) – 2càs d'huile d'olive - 1 belle gousse d'ail – 1 petit piment sec (pas trop fort!) - sel et poivre.
Mes pastas con la mollica !
Ça c'est la recette d'origine à laquelle j'ai ajouté (Tommaso Melilli précisant qu'on peut...) : ¼ càc d'origan (j'ai utilisé du frais mais vous pouvez utiliser du sec) – ¼ càc de graines de fenouil – ¼ càc de romarin
J'ai aussi ajouté pour servir quelques feuilles de basilic mais ça n'allez pas en parler à Tommaso, il n'en parle pas...
Commencez en râpant le pain avec une râpe à gros trous. Coupez l'ail en tranches, je ne l'ai pas épluché mais vous pouvez aussi. Émiettez grossièrement le piment.
Versez la moitié de l'huile dans une poêle, en fonte si vous avez sinon une simple poêle, et faites chauffer à feu doux. Ajoutez l'ail et le piment et faites-les dorer rapidement en remuant régulièrement. Ajoutez le pain et faites-le gentiment dorer en remuant constamment, profitez-en pour « casser » le pain s'il reste des plus gros morceaux. Quand le pain est assez doré, salez et poivrez, ajoutez le reste d'huile et laissez sur le feu une minute ou deux en remuant sans arrêt. Versez alors la mollica sur une assiette.
Préparez vos pâtes, n'oubliez pas que plus vos pâtes cuisent vite et souvent moins elles sont bonnes... En tout cas préparez-les en suivant les indications de l'emballage. Faites-les en tout cas cuire al dente puis égouttez-les rapidement.
Mettez-les dans la poêle avec un filet d'huile, et si vous voulez à nouveau un peu d'ail et de piment, et faites-les sauter très très rapidement. Vous n'avez plus qu'à les servir et à parsemer généreusement la mollica par dessus ! Quant aux feuilles de basilic pour pouvez alors les parsemer mais je ne vous ai rien dit !
Mes pastas con la mollica ! 2
Mais pourquoi, bon et si justement on allait voir à quoi ressemble une paella là-bas... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 30 janvier 2017

Et si je recommençais à tirer sur le pain... Pain kouglof à arracher à la mozza piquante !

J'ai quelquefois essayé de faire du pain avec des résultats on va dire mitigés, puisque au milieu de jolis pains tout croustifondants comme je l'espérais j'ai aussi eu quelques curiosités plus proche de la brique que du pain attendu. 

Mes crises panificatrices sont donc de plus en plus rares d'autant plus que j'ai au coin de la rue une jolie boulangère chez qui je vais attraper des pains bien souvent meilleurs que les miens... Entre l'envie de passer voir la... boulangerie et mes quelques loupés, le pain s'est donc fait de plus en plus rare au fond de mon four.
Sauf que voilà le pain qui cuit reste une de mes odeurs préférées et quand j'ai les mains dans la pâte à la pétrir, pétrir, pétrir... j'en oublierais bien des choses. Du coup j'ai trouvé une vieille ruse de coyote de terrier, j'achète de la pâte à pain chez... et je finis le pain à la maison en me l'arrangeant de différentes façons !
Et aujourd'hui j'ai eu envie de me remettre le pull appart bread sur la table et m'amuser en lui donnant une forme de kouglof !
Pain kouglof à arracher à la mozza piquante !
Ingrédients :
Pour le pain : 250g de pâte à pain (à prendre donc à la boulangerie à moins que vous ayez plus de courage que moi...) - 2 tiges de basilic effeuillées et hachées finement – 2 tiges de thym effeuillées – quelques pincées de piment d'Espelette (n'hésitez pas!) - de l'huile d'olive
Pour garnir le pain : 2 boules de mozzarella – 4càs d'huile d'olive – 40g de beurre mou - 4 tiges de basilic effeuillées – 2 tiges de thym effeuillées - 1 ou 2 gousses d'ail – du piment d'Espelette à votre goût (n'hésitez pas !)
Commencez par le pain. Commencez en préparant le moule à kouglof. Huilez-le légèrement puis farinez le.
Mélangez le basilic, le thym et le piment d'Espelette. Mettez votre pâte à pain sur votre table après l'avoir fariné, saupoudrez sur la pâte le mélange d'herbes et le piment et pétrissez le pain jusqu'à ce que tout ça soit bien intégré au pain. Formez alors une boule, faites un trou au milieu et mettez la pâte dans le moule, le trou c'est pour passer la cheminée du moule... Tassez bien la pâte et hop un torchon... propre ! Dessus et oubliez pendant 2 heures au moins à température ambiante.
Ensuite il ne reste plus qu'à faire cuire pendant 20 minutes dans un four préchauffé à 210°. Je vous conseille de mettre un plat contenant un fond d'eau dans votre four histoire que le pain ne sèche pas trop. Démoulez alors le pain et laissez-le refroidir sur une grille.
Coupez les deux boules de mozzarella en tranches bien fines et déposez-les sur du papier absorbant.
Préparez la pâte pour garnir le pain. Mettez dans un mixer l'huile, le basilic, le thym, l'ail et le piment et mixez tout ça finement. Ajoutez le beurre et redonnez un coup de mixer.
Découpez le pain en suivant les formes du moules, donc coupez entre les sommets, et surtout ne coupez pas le bas sinon le pain va se défaire en morceaux, en regardant le visuel c'est sans doute plus clair.
Tartinez alors chaque tranche de pain avec la pâte à garnir, n'hésitez pas ! Puis garnissez avec les tranches de mozzarella, deux tranches fines à la fois c'est bien. Ficelez votre pain pour serrer les tranches sinon il va s'écrouler et le fromage va rentrer chez lui en fondant.
Enfournez une nouvelle fois sur une grille pendant une dizaine de minutes toujours à 210°.
Sortez le pain du four, laissez-le tiédir un peu puis dégustez-le tout croustillant et fondant...
Mais pourquoi, et comme j'ai encore acheté trois fois trop de pâte qu'est-ce que je vais bien pouvoir en faire... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 14 décembre 2016

L’ado quand il devient adulte ou presque reste un terrible prédateur ! Mon pain brioché perdu au four aux fruits de la passion…

Je ne sais plus très bien comment le surnom de Hamster est tombé sur mon fils, peut-être à cause de bonnes joues juvéniles ou d’une habitude chronique à ronger, mais en tout cas maintenant je le comparerais plutôt aujourd’hui à un glouton affamé qu’à un gentil petit rongeur à grosses joues…
Je ne me souviens pas de moi à cet âge… enfin pas de moi face à une assiette en tout cas et je me demande si j’étais tout comme lui, à certains moments, le pire des dévoreurs ! Tiens, pas plus tard qu’hier soir…

Hier dans la journée je prépare un p’tit pain perdu au four, un de ces petits bonheurs tout simple qui vous embaume la maison. Enfin quand je dis petit… J’ai quand même passé dedans entre autre presque tout un pain brioché, quelques œufs et de quoi couvrir le tout de sirop aux fruits de passion, donc, pas rien non plus.
Une fois ma p’tite recette terminée, après l’avoir passée sous l’objectif, je te la laisse sur la table et je pars vaquer à l’extérieur à quelques occupations. Et le soir venu en rentrant, au bout d’un moment me souvenant du pain perdu j’dis à Marie ce que j’avais préparé et je lui demande s’il elle en voulait une tranchouille ou deux. Et là, voilà qu’elle me répond, pain perdu ? Pain perdu ? J’ai pas vu ? Ça aurait dû me mettre l’anguille sous roche à l’oreille… Je descends alors pour vérifier quand même qu’il ne se trouve pas sur la table où il m’arrive certaines fois de mettre un certain bordel, mais quand même pas au point d’y perdre un pain perdu !
Bon me voilà devant la table et… Effectivement c’était un peu le bordel mais après avoir bougé quelques piles, la cruelle vérité était toute nue face à moi, point d’pain perdu à l’horizon ! Je me dis alors qu’avec ma tête des fois pas très… enfin il m’arrive parfois de déposer des choses dans des endroits aussi étonnants qu’incongrus, donc je me dis que demain sera un autre jour et que l’énigme du pain perdu peut bien attendre un jour.
Et le lendemain matin, voilà t'i’ pas que je croise mon hamster entre deux portes et qu’il me dit alors au fait mon papa j’ai fini un p’tit bout de pain perdu hier y’en aurait pas plus ? Le mystère était levé… mon glouton domestique avait encore frappé !
Mon pain brioché perdu au four aux fruits de la passion…
Ingrédients : 1 pain brioché – 30g de beurre – 25cl de lait – 3oeufs – 10cl de crème liquide entière - 60g de sucre en poudre - 2 fruits de la passion – 10cl d’eau – 4càs de vergeoise blonde (sinon du sucre en poudre)
Coupez le pain brioché en tranches assez épaisses.
Mélangez dans un saladier le lait, les œufs, la crème liquide et le sucre en poudre. Trempez-y les tranches de pain brioché en insistant bien, j’ai été un peu négligeant et c’était un peu sec. Rangez ensuite vos tranches de pain dans un moule, j’ai utilisé un moule à cake d’environ la largeur des tranches de pain et j’ai rangé les tranches en les chevauchant un peu. En gros plus vous étalez les tranches plus elles sont régulièrement imbibées et plus elles se chevauchent, un peu comme on fait pour un pudding, plus elles sont moelleuses au fond et un peu plus croquantes au-dessus, à vous de voir vos préférences !
En tout cas une fois que vous avez rangé vos tranches de pain dans le moule, arrosez avec le mélange de trempage restant et parsemez par-dessus le beurre coupé en petits morceaux.
Puis direction le four préchauffé à 180° pendant une trentaine de minutes. Vous pouvez ensuite passez éventuellement le plat sous un grill brûlant mais rien d’obligatoire.
Pendant ce temps, versez dans une casserole le contenu des fruits de la passion, l’eau et la vergeoise, portez le tout à ébullition, baissez le feu et laissez blobloter environ 5 minutes jusqu’à obtenir un joli sirop.
Quand le pain perdu est cuit à point et joliment doré sortez le plat du four et arrosez-le de sirop aux fruits de la passion et là c’est à vous de décider comment le manger, chaud, tiède ou froid mais surtout, surtout, ne l’oubliez pas sur la table !
Mais pourquoi, bon et si je reprenais ma p’tite série de biscuits de Noël moi… est-ce que je vous raconte ça…

samedi 15 octobre 2016

Je crois que décidément j'ai le houmous qui me travaille ! Houmous au chou-fleur et aux noisettes et au zaatar et les pains pita qui vont avec !

Le premier libanais que j'ai croisé, il y a fort fort longtemps, est arrivé un jour devant ma porte et me rapportait ma carte d'identité que j'avais perdue quelques jours avant... J'ai toujours tout perdu un peu partout et mes papiers ce jour-là s'étaient retrouvés à trainer au milieu d'une rue parisienne et lui, quitte à perdre son temps, était venu jusqu'à chez moi pour me les rapporter.
Comme je n'ai pas plus de chance que de tête, il n'a trouvé que ma porte, à cette époque lointaine j'étais peu chez moi à part tôt matin pour me remettre de nuits... compliquées, de celles qui donne mal à la tête. Alors il avait laissé un petit mot pour me dire de passer chez lui où ma carte m'attendait.
Et quand je les ai retrouvés lui et ma carte, j'ai découvert un jeune libanais qui poursuivait alors ses études de médecine et, autour d'un thé et de quelques petites choses, il ma raconté sans tristesse mais avec une sorte de mélancolie ce qui faisait son Liban, ce pays déjà dévasté, déjà... Je ne l'ai jamais revu mais je n'ai jamais oublié ni le goût du thé qu'il m'avait servi, ni des petites pâtisseries, ni de son petit accent qui lui donnait un exotisme charmant, ni sa passion pour son Liban.
A cette époque je connaissais pas cette cuisine, cette cuisine traversée d'influences, parfumée et fraîche, j'avais d'autres préoccupations. Mais quand je me suis mis en cuisine et que j'ai commencé à voyager dans les assiettes, j'ai découvert le Liban qui se mange et j'ai peut-être mieux compris sa passion pour ce drôle de pays.
Et forcément le houmous est vite devenu mon ami mais comme je ne suis pas très fidèle aux recettes après l'avoir goûté en version originale, j'ai commencé à le mettre à toutes mes sauces et c'est une nouvelle de ces sauces que je vous propose aujourd'hui en la mettant au chou-fleur et aux noisettes ! Et comme avec un petit pain pour le ramasser c'est encore mieux...
Houmous au chou-fleur aux noisettes et au zaatar
Ingrédients : 300g de pois chiches au naturel (poids égoutté) - 200g de chou-fleur - 3càs d'huile d'olive - 3càs de jus de citron - 3càs de tahini - 1 gousse d’ail -1càc de zaatar – 4càs de noisettes - sel et poivre
Commencez en torréfiant les noisettes. Chauffez votre four à 180° et mettez-y les noisettes étalées sur une plaque et faites-les torréfier 5 à 6 minutes. Ensuite roulez-les dans un torchon pour enlever la peau et réservez-les.
Faites cuire le chou-fleur, faites-le bien cuire pour une fois il ne doit pas être croquant, puis égouttez-le bien.
Mettez une cuillère à soupe de noisettes dans un mixer et mixez finement. Ajoutez les pois chiches égouttés et l'ail grossièrement haché et mixez grossièrement.
Ajoutez la pâte de sésame, le jus de citron, l'huile d'olive, le zaatar, salez un peu et poivrez généreusement et mixez jusqu'à obtenir une pâte assez lisse.
Ajoutez le chou-fleur et mixez de nouveau assez finement.
Versez le houmous dans un plat, concassez les noisettes restantes et jetez-les dessus, arrosez d'un filet d'huile d'olive et terminez en parsemant un peu de zaatar. 
Pains pita au Zaatar
Ingrédients : 500 g de farine bio (T65) – 30 cl d’eau tiède – 3càs d’huile d’olive – 2 càc rases de levure de boulanger déshydratée – ½ càs de miel – du zaatar
Mettez dans le bol d'un mixer équipé d'un crochet l'eau, la levure et le miel, donnez un tour ou deux pour mélanger le tout puis laissez reposer une dizaine de minutes.
Ajoutez la farine l'huile et du sel, 1càc c'est bien et faites tourner pendant une dizaine de minutes à vitesse assez réduite. Formez une jolie boule avec votre pâte, remettez dans le bol et couvrez d'un torchon. Oubliez alors la pâte pendant une bonne heure et demie.
Ensuite videz la pâte sur un plan de travail un peu fariné et coupez des jolies boules, une dizaine, roulez-les bien et on relaisse tranquille pendant 30 minutes.
Sortez alors le rouleau de pâtisserie et commencez à étaler, quand la pâte fait environ 1cm d'épaisseur, saupoudrez-la avec ½ càc de zaatar et continuez à étaler bien finement, vous allez voir la pâte est joliment élastique c'est un vrai bonheur à étaler.
Déposez vos pains sur une plaque couverte de papier sulfurisé, deux par plaque c'est bien et au four ! Il faut un four bien bien chaud, 240° c'est bien et enfournez pendant 4 minutes. Vous allez voir normalement votre pâte gonfler comme un ballon puis elle va redescendre en refroidissant.
Faites tous les pains de la même façon et réservez-les au fur et à mesure sous un torchon pour qu'ils ne sèchent pas trop.
Quand tous les pains sont prêts sortez le houmous et en déchirant le pain ramassez-le à même l'assiette avec des morceaux de pain encore un peu chaud...

Mais pourquoi, bon qu'est-ce que j'ai encore perdu... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 25 septembre 2016

Canistrelli aux noisettes, pistaches et amandes et cédrat confit ! Et si on intéressait enfin à la cuisine Corse...

Il y a fort fort longtemps pendant une de mes vies professionnelles précédentes, j'ai eu pas mal de vies dans ce domaine... J'ai donc vendu des charcuteries corses. Et je garde un très bon souvenir de ces moments pendant lesquels j'étais entouré de charcuteries et de fromages de là-bas une bonne partie de ma journée. 

Il faut dire que comme j'ai toujours été plus mauvais vendeur que mangeur, si le stock baissait c'était surtout dû à mon appétit vorace à me nourrir des produits que j'étais supposé proposer en dégustation. J'avais mis les produits que mes clients espérés étaient supposés déguster à une place étonnamment peu visible de leurs yeux et par contre juste à portée de mes doigts...
Comme pour d'autres cuisines, je trouve que la cuisine Corse est trop mal connue par ici, et souvent ce que l'on en connaît se résume aux charcuteries que je dévorais alors, à quelques plats, quelques fromages que l'on dit habités et un ou deux desserts et pas grand chose de plus. Et pourtant cette cuisine-là est riche, goûteuse, diverse parce que la Corse est aussi un carrefour.
Heureusement Marabout a eu la bonne idée de nous entraîner là-bas grâce à un très joli ouvrage signé Nicolas Stromboni photographié par Sandra Mahut et intitulé Du vin, du pain, des oursins.
Ce livre est d'abord un voyage mené par un passionné qui partage l’Île de beauté avec nous, l’île, ses produits et ses producteurs et bien sûr ses recettes ! Et là on se rend compte de la véracité de cette phrase écrite en préambule : elle (la Corse) un trésor incomparable, inégalé : le patrimoine gastronomique le plus riche de France...
Alors si vous avez envie de découvrir cette cuisine-là, la terrine de cochon et les paupiettes de veau à la sauce tomate, les brochettes d'abats et la acacia de brocciu et les langoustines à l'ajaccienne, les beignets de farine de châtaigne au brocciu et la recette du cédrat confit... et tant d'autres ! N'hésitez pas, vous verrez qu'il a bien des choses à découvrir dans cette cuisine-là, dans la cuisine Corse !
Et pour illustrer cet article j'ai eu envie de retrouver le croquant des canistrelli et du cédrat confit qui traîne depuis un moment dans mon frigo, une recette extraite du livre que j'ai remise à mon goût !
Canistrelli aux noisettes, pistaches, amandes et cédrat confit
Ingrédients  : 180g de farine – 90g de sucre en poudre – 50g de beurre – 1 gros œuf – 50g de noisettes et autant de pistaches et d'amandes – 50g de cédrat confit coupé en petits cubes – 1càc de levure chimique – 1 pincée de sel
Mettez dans un mixer la farine, le sucre, le beurre et le sel et mixez le tout finement. Ajoutez l’œuf et battez de nouveau rapidement jusqu'à que la pâte commence à peine à se former. Ajoutez alors les noisettes, les pistaches, les amandes et le cédrat et mixez de nouveau jusqu'à ce que la pâte finisse de se former. N'insistez pas trop pour ne pas hacher les noix trop finement.
Séparez votre pâte en deux et faites deux longs boudins d'environ 3cm de diamètre et de la longueur de votre plaque de four, les miens faisaient environ 30cm de long.
Déposez sur une plaque couverte de papier sulfurisé et faites cuire environ 30 minutes dans un four préchauffé à 180°. Ne faites pas cuire plus, ces gourmandises durcissent en refroidissant !
Laissez refroidir puis coupez en tranches fines et dégustez, comme moi avec le café ou comme l'auteur avec un muscat bien frais ! A vous de voir !
Livre reçu
Mais pourquoi, la Corse en automne ça ne doit pas être mal... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 27 août 2016

Le samedi c'est retour vers le futur... P'tits pains à l'ail et aux herbes pour fêter la rentrée... des autres !

Ayé tout le monde commence à parler rentrée et cartables et à se dire qu'il va falloir affronter ses supermarchés qui ressemblent à un RER aussi surchargé et surchauffé qu'aux pires heures de pointes pour acheter de quoi garnir les fameux cartables avec trousses, cahiers et stylos...
Aujourd'hui je n'ai plus ce problème puisqu'à part mon hamster qui va brillamment vaincre le bac cette année... enfin c'est en tout cas ce que je lui répète chaque matin... Je n'ai donc plus ce problème, mes enfants n'ont pas compris qu'il était inutile de grandir pour m'impressionner et qu'ils auraient pu rester grands comme trois pommes, ça m'aurait bien été... Enfin bon ça a au moins ça de bon que je n'ai plus à foncer le caddie à la main, tête baissée dans les rayons pour préparer leur rentrée !
Cela dit si je me souviens bien je crois que j'étais assez doué pour avoir piscine le jour de ces fameuses courses et être passé assez souvent à travers grâce à des raisons aussi fallacieuses que... fallacieuses.
Du coup en pensant à la rentrée des autres, la mienne s'est déjà déroulée depuis un moment, j'ai eu envie d'un apéro pour lever mon verre à leur rentrée avec un p'tit quelque chose dans l'autre main...
P'tits pains à l'ail et aux herbes…
Ingrédients : 450g de farine – 30cl d'eau tiède – 1càs de levure de boulanger déshydratée – 1càs de miel liquide assez neutre – 1càc de cristaux de sel ou de sel fin - 60g de parmesan râpé très fin – 60g de beurre - 6 tiges de persil, de basilic et d'origan – 1 gousse d'ail - poivre
Mettez dans un mixer les feuilles de toutes les herbes et l'ail, et mixez finement le tout.
Mélangez avec le parmesan.
Commencez par verser dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet, l'eau, la levure et le miel. Donnez quelques tours de batteur puis laissez reposer 5 minutes.
Ajoutez la farine et le sel puis faites tourner le batteur 5 minutes à petite vitesse.
Ajoutez un tiers du mélange d'herbes, d'ail et de parmesan et donnez quelques tours de batteur.
Versez la pâte sur une table bien farinée et partagez-la en 8 parts. Faites une boule avec chaque part.
Étirez ensuite les boules en longueur de manière à obtenir des ficelles d'environ 25cm et laissez reposer une dizaine de minutes.
Pendant ce temps faites chauffer une plaque à four d'environ 28cm sur 40 et quand elle est bien chaude posez-y le beurre coupé en morceaux. Il va donc fondre.
Posez sur la plaque beurrée les ficelles de pâte et retournez-les pour les beurrer de tous les côtés.
Parsemez sur les ficelles les deux tiers restants du mélange d'herbes, d'ail et de parmesan.
Enfournez dans un four préchauffé à 200° pendant une vingtaine de minutes en surveillant bien la cuisson.
Quand c'est cuit laissez tiédir et dégustez encore croustillant. Je n'ai pas fait le test, tout a été mangé à peine sorti du four, mais je ne pense pas que ce pain se garde trop longtemps, juste le temps d'un apéritif donc…
Mais pourquoi, je me demande si je ne devrais pas aussi lui dire chaque soir... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 21 juillet 2016

Et si on oubliait les burgers pour les Baooooo ! Tome 2 maintenant on s'occupe du pain !

Je ne sais pas pourquoi mais pour moi en cuisine le pain c'est toujours un truc à part, peut-être parce que c'est « vivant », peut-être parce que je dois à la boulange mes pires loupés de cuisinier amateur... Peut-être pour un mélange des deux !
Du coup en commençant mes bao, mes inquiétudes sont revenues à la charge aussi vite qu'un pingouin voyant un banc de sardines au fin fond de l'horizon. Et... et ben ça s'est passé tout seul, la boule de pâte s'est faite pratiquement toute seule, enfin à l'aide de mon ami batteur, elle a joliment levé, elle s'est bien étalée et finalement après la cuisson ils étaient juste comme je les rêvais !
Bon, en victorieux modeste je sais que le pain m'attend au coin du bois et qu'un jour ou l'autre il me le fera payer mais en attendant j'ai juste profité de ces petits pains qui, une fois garnis, pourraient bien me faire oublier tous les burgers du monde !
Mes p'tits pain Bao !
Ingrédients : 90g de beurre fondu mais pas chaud – 35cl de lait à température ambiante – 15g de levure de boulanger déshydratée – 750g de farine – 60g de sucre en poudre – 5g de de sel – 1càc de levure chimique
Commencez en mélangeant le lait et la levure et laissez reposer le temps que la levure commence à faire effet, 5 à 10 minutes. Ajoutez ensuite le beurre fondu et mélangez le tout.
Tamisez ensemble la farine, le sucre en poudre, le sel et la levure chimique.
Versez le liquide dans la cuve d'un batteur équipé d'un crochet et faites tourner. Ajoutez alors le mélange à la farine peu à peu. Quand vous avez tout mis faites tourner pendant une dizaine de minutes. Il faut obtenir une pâte bien élastique et homogène, si vous voyez qu'il manque un chouille de liquide, ajoutez un peu de lait mais attention un tout petit peu !
Faites une jolie boule avec la pâte. Mettez-la dans un saladier très légèrement huilé, filmez et oubliez 1 heure à température ambiante.
Étalez alors la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, étalez de manière à obtenir un grand disque d'environ 1/2cm d'épaisseur.
Ensuite découpez des disques à l'emporte-pièces, le mien faisait environ 9cm de diamètre.
Pliez vos petits pains en deux de donnez un très très léger coup de rouleau dessus. Puis rangez-les dans un panier vapeur couvert de papier cuisson avec un trou au milieu, regardez la photo c'est plus clair pour le trou...
Faites cuire pendant 8 à 10 minutes et c'est prêt !
Si vous avez préparé la viande à l'avance vous n'avez plus qu'à laissez tiédir vos pain avec le cochon, une tranchouille de concombre, un rien de carottes râpées, quelques feuilles de basilic thaï... et pour la sauce soit de la sauce Hoïsin, soit comme moi vous sortez votre sauce Sri Racha préférée, pour moi forcément l'Intrépide, ma petite bio préférée et là, c'est au goût !
Mais pourquoi, bao boulettes... je me demande... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 10 juin 2016

Le vendredi c'est boulange ! Cuisine et frustration... enfin les bun's de mes rêves ?

En cuisine j'ai quelques obsessions, des idées fixes qui me reviennent en tête avec la régularité d'un pingouin à s'avaler un sachet de petits pois congelés. Des fois ce sont des idées fixes qui n'auront pas de fin, comme mon envie de cuisiner l'ultime riz cantonnais, un plat qui apparaît du coup par ici de temps en temps. Sans fin parce que ce plat n'est finalement qu'un plat de frigo et que le prochain chassera toujours le précédent... 
Et j'en ai d'autres des comme ça, quelques autres... Tiens par exemple les bun's pour les burgers, ces jolis pains que je garnis ensuite d'un demi-bœuf et de quelques autres petites choses.
Ça fait un moment que le cherche celui-là, celui qui remplira autant mes rêves que mon estomac, avec bien sûr mes visions très personnelle de la perfection dans ce domaine, un bun qui n'a rien à voir avec tout ce que j'ai goûté... Enfin si, mais en prenant des petits bouts de celui-ci et d'autres de celui-là et encore... Parce que finalement il y a un tas de choses que j'aimerais retrouver dans mes p'tits pains, le moelleux et ce petit côté brioché que j'aime tant, les graines du dessus juste dorées et pas brûlées et une mie bien aérée... tout un tas de choses quoi !
Ce matin, ça m'a donc repris cette drôle d'envie de les trouver ces bun's de mes rêves !
Les buns de mes rêves...
Ingrédients : 300g de farine (suite à une remarque d'une de mes lectrices trouvant qu'il manquait un poil de farine je viens de  les refaire et effectivement on peut passer à 320g de farine, tout cela dépendant de la taille des oeufs...) – 1 sachet de levure de boulanger déshydratée – 1càc de sel fin – 20g de sucre en poudre – 10cl d'eau – 5cl de lait – 1 petit œuf – 30g de beurre – 1 jaune d'œuf – des graines de sésame et des graines de pavot
Faites tiédir l'eau et le lait dans un petit bol puis ajoutez l'œuf et battez rapidement le tout.
Mettez dans le bol d'un batteur équipé d'un crochet, la farine tamisée, la levure, le sel et le sucre.
Ajoutez le liquide du petit bol et mettez en marche le batteur. Faites-le tournez environ 5 minutes jusqu'à ce que la pâte se détache des parois. Ajoutez le beurre et battez de nouveau 5 minutes.
Formez une boule avec la pâte et laissez-la reposer à couvert une paire d'heures.
Jetez la pâte sur un plan de travail largement fariné et pétrissez jusqu'à former une belle boule bien élastique.
Séparez la pâte en quatre ou cinq, en quatre ça fait des buns de compétition pas très raisonnables.
Faites des boules bien rondes avec ces morceaux de pâte et déposez-les sur une plaque couverte de papier de cuisson. Laissez de nouveau lever, couvert d'un torchon, pendant une heure.
Badigeonnez alors les buns avec le jaune d'œuf allongé d'1càs d'eau.
Parsemez les graines à votre goût puis enfournez pour une quinzaine de minutes à 200°.
Ensuite vous n'avez plus qu'à laissez tiédir pour pouvoir vous lancer dans vos burgers.
My dream buns
Ingredients: 300g flour (after one of your comments saying that it might need a bit more flour, I did them again and, well yes, you can do 320g but it will actually depend on the size of your egg) - 7g dried yeast - 1 tsp salt - 20g caster sugar - 10cl water - 5cl milk - 1 small egg - sesame and poppy seeds
Warm up the milk and water in a small bowl. Add the egg and beat quickly.
In the bowl of your stand mixer, with the hook attachment, put the sifted flour, yeast, salt and sugar. Add the water-milk-egg mix. Turn the mixer on and knead for 5 minutes, until the dough stops sticking to the bowl.
Add the butter and knead for 5 more minutes.
Make a ball with the dough and let it rest, covered, for a couple of hours.
Put it on a working surface, generously dusted with flour and knead with your hands until nice and elastic.
Divide it into 4 or 5. Into 4, well you’ll have massive quite not reasonable bugers…
Make nice and round balls of dough. Place them on a baking tray lined with greaseproof paper. Cover with a tea towel and let rise for another hour.
Brush them with the yolk mixed with a tablespoon of water.
Generously sprinkle with the seeds and bake for 15 minutes at 200°C/390°F.
Let warm down and build up your burgers.
Mais pourquoi, bon je sens que je ne vais pas refaire des macarons tout de suite quand même... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 21 avril 2016

Si tu as oublié l'apéro pense à la pâte à pain ! Pizzettes aux légumes aux herbes et aux épices...

Depuis pas mal de temps quand Marie me demande ce qu'elle doit prendre à la boulangerie je lui réponds d'abord de prendre quelques petites baguettes, parfois ma trilogie de viennoiseries, croissant , pain au chocolat et au raisin, plus rarement quelques pains spéciaux et quelques gâteaux... et puis au moment de lui dire que c'est tout, je m'arrête un instant, et je finis en concluant et pis prends-moi donc une ou deux pâtes à pain si y z'ont !
Depuis pas mal de temps j'ai donc régulièrement des pâtes à pain qui traînent dans mon frigo en attendant que je me le pétrisse un coup et que je les passe au four... Bon, ça c'est après que j'aie trouvé ce que je pourrais bien en faire, ce qui n'est pas toujours le cas. Et quand je ne trouve pas, ce n'est pas grave, je m'allonge la baguette et j'ai mon p'tit pain du soir tout frais.
En tout cas donc en cas d'urgence j'ai souvent de la pâte à pain qui me permet bien des sauvetages. Parce que la pâte à pain permet de préparer pizzas et foccacia rapides, de couvrir un pot de ragoût avant de le passer au four ou de préparer des fines flûtes à tremper dans quelques jolis dip... Autant le dire, la pâte est mon amie !
Et aujourd'hui, comme j'avais oublié qu'un apéro allait me tomber sur la tête le soir venu, je me suis dit que des pizzettes aux légumes, aux herbes et aux épices me rendraient l’apéro bien plus aimable que si je servais un triste bol de cahuètes...
Pizzettes aux légumes aux herbes et aux épices...
Ingrédients : 400g de pâte à pain (pensez de préférence à la commander à votre boulanger ou à passer tôt) – 1càs de farine – 1càs de semoule fine (pas de couscous de la semoule!) - du parmesan râpé - des légumes en très très fines tranches, tomates cerises, oignon, roquette, fenouil, courgette... - des herbes, basilic, aneth, thym, origan.... - de la feta (facultatif) – des épices, cumin, curry, piment, graines de fenouil - de l'huile d'olive ou de l'huile pimentée – 1 jaune d’œuf mélangé avec 1càs d'eau - sel et poivre
Mélangez dans un bol la farine et la semoule fine.
Coupez la pâte à pain en portions d'environ 50g, vous aurez donc 8 pizzettes.
Roulez-les en boules rapidement puis roulez chaque boule dans le mélange de farine et de semoule. Écrasez les boules au rouleau, n'hésitez pas à les les saupoudrer de farine et de semoule si la pâte colle à votre rouleau, de manière à obtenir des disques de pâte d'environ 10cm.
Déposez-les sur une plaque couverte d'une feuille de cuisson. Badigeonnez-les avec le jaune d’œuf.
Répartissez d'abord un peu de parmesan puis les légumes en fines tranches, puis quelques feuilles ou quelques pincés d'épices. J'ai préparé des pizzettes aux tomates cerises avec du basilic ou du thym, d'autres avec de l'oignon et du thym, avec du fenouil et de l'aneth, avec juste de la roquette... regardez ce que vous avez dans votre frigo et composez en fonction !
Terminez en arrosant de quelques gouttes d'huile d'olive.
Mettez au four une douzaine de minutes dans un four préchauffé à 210°.
Si vous voulez ajouter une peu de feta, sortez vos pizzettes 5 minutes avant la fin de la cuisson parsemez un peu de feta et remettez au four pour terminer la cuisson.
Small pizzas with veggies and herbs and spices…
Ingredients: 400g bread dough (don’t hesitate to order it from the baker) - 1 Tbsp flour - 1 Tbsp semolina (not couscous!) - grated Parmesan - very very very finely sliced vegetables: cherry tomatoes, onion, rocket, fennel, courgette… - herbs: basil, dill, thyme, oregano… - feta (optional) - spices: cumin, curry, chilli, fennel seeds - olive oil or chilli oil - 1 egg yolk mixed with a Tbsp water - salt & pepper
In a bowl, mix the flour and semolina.
Divide the dough into 50g portions. You’ll make 8 small pizzas.
Quickly roll them into balls and roll each ball in the flour and semolina mix. Roll out into 10cm-ish disks. Don’t hesitate to dust it with more flour and semolina if it sticks to the rolling pin.
Place them on a baking tray lined with parchment paper. Brush them with egg yolk.
Put some Parmesan, then the super finely sliced vegetables, some herbs or spices. I made some with cherry tomatoes and basil or thyme, some with onion and thyme, some with fennel and dill, some with just rocket… open the fridge and see what you can come up with.
Finish with a few drops of olive oil.
Put in the oven — preheated at 210°C/410°F — for a dozen minutes.
If you want to add some feta, add it 5 minutes before they’re done and put back in the oven for these remaining 5 minutes.
Mais pourquoi, bon il me reste une deuxième pâte à pain au frigo... est-ce que je vous raconte ça..

samedi 16 avril 2016

Le samedi c'est retour vers le futur... Flûtes multigraines au menu ! Parce que j'ai plus le temps de pétrir les miches...

C'est cyclique quand je suis en train d'écrire un livre, des articles ou une botte de recettes pour telle ou telle marque... Je n'arrête pas de dire après ça ira mieux, après j'aurai le temps ! Et pendant ces moments je pense à toutes ces autres recettes que je n'ai pas le temps de faire et que j'aimerais tant...et surtout à toutes ces miches que je n'ai pas le temps de pétrir...
Parce qu'avec le temps j'ai commencé à prendre bien du plaisir avec la boulange. Bon, au début ce n'était pas gagné, mais il faut dire que le pain n'est pas un ami facile à dompter, il lui arrive d'être cruel avec le mitron débutant... Je ne compte pas les pains plus durs que des briques avec lesquels j'aurais pu monter quelques murs bien solides. Et puis petit à petit il s'est mis à lever, peut-être parce qu'il m'a appris la patience, il s'est mis à parfumer la maison, jusqu'au moment où j'ai commencé à oser le poser sur la table.
C'est cyclique quand je suis en train de faire... je pense souvent au pain que je n'ai pas en ce moment le temps de faire, alors aujourd'hui j'ai eu envie de vous proposer une recette de boulange pour ce retour vers le futur, peut-être pour imaginer ces petits plaisirs tout croustillants arrivant sur ma table... peut-être...
Flûtes multigraines
Ingrédients : 500 g de farine T65 - 6g de levure de boulanger déshydratée - 1/2 cs de sel fin - 1càs de miel liquide - 33 cl d’eau tiède - 180g de graines mélangées – de la fleur de sel
Mélangez dans un bol, l'eau, la levure et le miel et laissez patienter 5 minutes.
Versez la farine et le sel dans le bol d'un batteur équipé d'un crochet et mélangez rapidement.
Faites un puits dans la farine et versez-y l'eau à la levure et commencez à faire tourner votre batteur.
Dès que la farine et le liquide ont commencé à se mélanger, ajoutez la moitié des graines, soit 90g, en pluie en laissant tourner la machine. Quand la pâte est bien mélangée laissez encore tourner pendant une minute ou deux.
Mettez votre pâte dans un grand saladier légèrement huilé, couvrez d'un torchon (je me demande si torchon propre ne va pas devenir celui dont on ne dit pas le nom...) et laissez reposer 2 heures.
Séparez alors la pâte en portion de cinquante grammes.
Allongez chaque portion de pâte en un long et fin boudin. Quand vous avez allongé toutes les boules de pâte, étalez les graines restantes sur la table devant vous, ajoutez un peu de fleur de sel et mélangez. Prenez une longueur de pâte humidifiez-la légèrement puis faites-la rouler dans les graines. Étalez chaque flûte sur une plaque couverte d'une feuille de cuisson. Laissez-les reposer une trentaine de minutes. Enfournez alors dans un four préchauffé à 220° et faites cuire entre 12 et 15 minutes en les retournant à mi-cuisson.
Ensuite laissez tiédir les flûtes sur une grille et mangez-les encore tiède à l'apéro !
Mais pourquoi, bon après ça ira mieux hein... hein... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 22 février 2016

Pain'péro à s'en réjouir le bulot ! Pain'péro chorizo bulot et thym...

Depuis toujours j'ai la gourmandise particulière parce que souvent ce ne sont pas les produits les plus attendus qui me mettent l'appétit en émoi et qui me font descendre à pas de loup, l'estomac en avant, à pas d'heure en direction du frigo...

Tiens, par exemple quand j'ai la bonne idée d'en avoir dans mon frigo, il n'est pas rare que le travail fini, vers l'heure où se réveillent les loups-garoux, mon appétit m'impose subitement de me faire une p'tite douzaine de bulots sans autre forme de procès, enfin si ce n'est un doigt ou deux de mayonnaise. Et c'est comme ça que femme et enfants m'attrapent parfois en pleine nuit à me réjouir, le bulot à la main.
Et comme la semaine dernière j'ai eu la chance d'aller rencontrer quelques pêcheur et de déguster ma p'tite bête à coquille préférée du côté de la Normandie, le bulot de la baie de Granville... mais je vous reparle très vite de ces drôles de pêcheurs pour qui ce qui reste au fond des mers est presque aussi important que ce qu'ils remontent dans leur filet... Donc après ce voyage-là j'ai forcément eu le bulot qui m'a travaillé.
Du coup je n'ai pas résisté au plaisir de remettre à ma sauce une recette de pain'péro, donc de pain à partager à l'heure de l'apéritif que Philippe Hardy le chef du restaurant Le Mascaret à Blainville-sur-Mer nous a préparé dans un coin de sa cuisine avec une simplicité réjouissante. Un pain à qui nous avons jeté un sort en compagnie du chef avec un joli coup d'blanc...
Pain'péro chorizo bulot et thym...
Ingrédients : 400g de pâte à pain – 90g de chorizo – 1 douzaine de bulots cuits – ½ càc de thym – poivre – de la farine
Etalez la pâte à pain sur un plan de travail bien fariné de manière à obtenir un long rectangle de pâte d'environ 50 sur 20cm.
Hachez assez finement le chorizo et les bulots, mélangez le tout, ajoutez le thym et du poivre et mélangez de nouveau.
Faites une ligne de garniture au centre de la pâte sur presque toute la longueur.
Repliez le pain de manière à obtenir un gros boudin. Prenez les deux extrémités du pain et torsadez-le, attention le pain est fragile. Formez un cercle avec le boudin de pain et refermez le cercle avec les deux extrémités de la pâte.
Faites glisser le pain sur une plaque couverte de papier sulfurisé fariné. Poudrez votre pain d'un peu de farine. Si vous souhaitez un pain bien aéré laissez alors pousser le pain pendant une trentaine de minutes.
Enfournez dans un four préchauffé à 220° pendant une trentaine de minutes.
Je vous conseille de mettre un peu d'eau au fond d'une plaque de cuisson pendant la cuisson du pain, le pain ne déteste pas un peu d'humidité...
Dès que le pain est prêt, laissez-le tiédir et n'attendez pas pour le dévorer encore chaud et croustillant… ce qui est le plus difficile !
Le Mascaret de Philippe Hardy se trouve à Blanville-sur-Mer au numéro 1 de la rue Bas, mais je vous reparle aussi très vite de cette très jolie adresse...

Mais pourquoi, bon et maintenant bulot mayo ? est-ce que je vous raconte ça...

samedi 30 janvier 2016

Parce que j'aime autant le pain que le partage... Pain à arracher à l'italienne !

Je me suis toujours demandé si on pouvait s'asseoir à une table et seulement manger... 
Manger sans faire attention à ce qui vous entoure, manger sans regarder ceux qui sont posés avec vous et autour de vous, manger sans se tracasser de ce qui va arriver dans l'assiette posée devant vous... Il faudrait que j'essaye. 
Mais pour l'instant, moi, vraiment je n'y arrive pas du tout du tout du....
Des fois je me dis que je devrais peut-être remettre une de mes anciennes casquettes, celle qui m'a servi pour jouer les sociologues pendant un temps et essayer de mettre un peu d'ordre dans toutes ces drôles de questions.
Le problème c'est que souvent quand je me pose les fesses sur une chaise, pour peu qu'il y ait une table devant moi et du manger dessus, je deviens plus instinctif que réfléchi et je prends d'abord une part de plaisir à profiter de mon environnement, des gens et des plats et elle est si importante, cette part-là, qu'il ne reste pas beaucoup de place pour le reste... pas de place du tout même. Je me dis alors que je réfléchirai à tout ça dans une autre vie... enfin si j'ai le temps.
En attendant aujourd'hui je me suis dit qu'un petit pain à partager à l'italienne ne me demanderait pas trop de réflexions et apporterait bien du plaisir à moi et à ceux qui vont s'arracher ensemble le bout d'pain autour de la table...
Pain à arracher à l'italienne !
Ingrédients : 150g de St Môret - 120g de fromage à raclette rappé (vous pouvez utiliser n'importe quel râpé mais avec le fromage à raclette c'est bien bien) - 15 feuilles de basilic - 30g de tomates séchées - 18 olives noires dénoyautées – 1càs de pignons légèrement dorés – quelquespincées de paprika fumé
Mixez les olives et les tomates séchées, n'hésitez pas, insistez bien. Versez cette pâte dans un bol et ajoutez le basilic finement ciselé, le St Morêt, le fromage et le paprika et mélangez bien le tout.
Coupez le pain d'abord dans un sens environ tout les 2cm puis tournez-le d'un quart et recoupez de la même manière. Attention il ne faut pas couper le fond du pain, regardez sur la photo, c'est plus clair que beaucoup d'explications. Tartinez ensuite l'intérieur du pain généreusement avec la préparation du saladier, un conseil faites d'abord dans un sens puis dans l'autre sinon vous risquez d'oublier certaines parties et ça serait dommage.
Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une quinzaine de minutes.
Ensuite il faut juste attendre que le pain tiédisse à peine, pas plus et espérer que les autres vont arracher moins vite que vous !

Mais pourquoi, et d'abord pourquoi partager ! est-ce que je vous raconte ça...