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mercredi 26 décembre 2018

Petit apéro entre amis et si on se roulait l'arancini... Mes arancini parfumés mozzarella tomates séchées et basilic !

La cuisine du lendemain est pour moi un peu un mystère. Je l'ai souvent dit par ici je n'ai pas la cuisine spontanée et la cuisine du lendemain doit l'être parce qu'il faut souvent inventer quelque chose d'autre avec ces aliments qui se meurent dans votre frigo... Et ça, pour moi, ce n'est donc vraiment vraiment pas naturel !
Sauf qu'avec l'habitude j'ai quelques plats du lendemain qui n'attendent qu'une occasion pour bondir dans mes casseroles, le bœuf mironton du jour d'après le pot au feu, les lasagnes d'après poulet basquaise.... je vous donnerai la recette un de ces prochains jours... et les arancini du lendemain d'un risotto font partis de ceux là. 
Mais de temps en temps l'envie d'arancini devient trop forte et il m'arrive alors de me jeter dans un risotto que personne ne mangera, planqué qu'il se retrouve au fond du frigo à peine préparé, pour que je puisse à un moment m'écrier... Tiens, tiens ça s'rait pas un risotto en train de mourir dans mon frigo ? Est-ce que je f'rais pas des arancini ?
Bon depuis le temps je pense que que personne n'y croit chez moi, ils savent qu'ils n'ont pas mangé de risotto ni la veille, ni l'avant veille, ni... Mais comme ils aiment mes arancini presque autant que moi, ils font tous oui oui ! Avec des sourires complices... Et c'est ce qui est arrivé hier soir !
Mes arancini parfumé mozzarella tomates séchées et basilic !
Ingrédients pour un vingtaine d'arancini : 250g de riz à risotto – 10cl de vin blanc - 70cl de bouillon de légumes – 2 oignons nouveaux (le blanc seulement) – 1càs d'huile d'olive – 20g de beurre – 30g de parmesan râpé (on râpe le parmesan) - 1 boule de mozzarella – 1 vingtaine de petites feuilles de basilic – 4 beaux quartiers de tomates séchées – 1 bol de panko ou de chapelure – 2 œufs – sel et poivre
Commencez par le risotto.
Hachez les oignons nouveaux en tout petits cubes.
Dans une casserole versez l’huile d’olive et faites revenir l’échalote jusqu'à ce qu'elle soit bien tendre et commence à peine à colorer. Ajoutez le riz, remuez pendant 1ou 2 minutes, le temps qu'il soit bien nacré.
Versez le vin blanc et laissez réduire jusqu'à ce que le vin soit complètement absorbé.
Ajoutez au fur et à mesure le bouillon, louche par louche, tout en remuant constamment jusqu’à cuisson complète du risotto, comptez une vingtaine de minutes.
Quand le riz est cuit, ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et le parmesan et remuez le tout jusqu'à ce que le risotto soit bien onctueux. Laissez-le complètement refroidir.
Coupez la mozzarella en petits cubes et hachez finement les tomates séchées.
Faites des boulettes de riz d'environ 40g.
Prenez une boulette dans la paume de votre main aplatissez-la et posez un cube de mozzarella, un peu de tomate séchée et une feuille de basilic. Repliez le riz de manière à y enfermer la farce. Compressez la boulette de riz en lui donnant une forme bien ronde. Réservez et recommencez autant de fois que nécessaire.
Une fois que tous les arancini sont formés, versez le panko dans une assiette et les œufs battus dans une autre. Roulez les arancini d'abord dans l'œuf, puis dans le panko, encore dans l'œuf et enfin de nouveau dans le panko.
Faites ensuite dorer les arancini dans un bain d'huile chauffé à 160° jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
Réservez-les au fur et à mesure sur du papier absorbant.
Dégustez les arancini encore bien chauds.
Et à l'heure de l'apéritif essayez une association étonnante en servant les arancini avec du... cidre ! Le cidre Rubis Loïc Raison par exemple ! Un cidre aussi joliment coloré que parfumé qui fera merveille avec les délicieuses boulettes !

Mais pourquoi, j'aurais pas un pot au feu qui traîne moi... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 19 mars 2018

Les radiatori all'arrabbiata de Sonia Ezgulian... parce que l'envie...

Qu'est qui fait l'envie ? Des fois cette question est compliquée et puis des fois les choses sont plus simples parce que je me laisse embarquer par une cheffe ou un cuisinier et c'est ce qui arrive régulièrement quand je suis en compagnie des recettes de Sonia Ezgulian. Je fréquente ses recettes, tout comme les photos d'Emmanuel Auger depuis fort fort longtemps, et à chaque fois elle m'entraîne dans sa cuisine au point qu'avec elle je ne me demande plus si je dois choisir mais seulement quand je vais préparer son plat.
Les radiatori all'arrabbiata de Sonia Ezgulian

C'est une nouvelle fois ce qui est arrivé quand j'ai reçu le premier carnet d'inspiration culinaire qu'elle a conçu autour d'une référence de pâtes Garofalo dans leur joli boîte contenant également les radiatori traités dans ce premier carnet. Je me suis laissé emporter parce que dans ces petits carnets il n'y a pas que des recettes, il y en a aussi, mais pas que, il y a aussi des collages, des dessins, des photos et des mots, de ceux qui racontent et donnent envie...
Et donc en refermant le livret, je me suis rendu compte que j'avais le paquet de radiatori à la main et que j'étais déjà à moitié parti à la recherche des ingrédients me permettant de réaliser la recette de radiatori all'arrabiata de Sonia. Mais avant de vous proposer la recette voilà les mots de l'auteure concernant ce plat, des mots qui m'ont eux aussi ouvert l'appétit...
Plat romain par excellence, les pâtes all’arrabbiata (littéralement en colère, enragé) exprime toute la fougue, la passion, le sens de l’hospitalité et du partage des habitants de la Ville Eternelle. En effet, la sauce s’improvise en un clin d’œil avec des ingrédients simples : la tomate, l’ail et le piment. C’est aussi ce dernier qui enflamme les papilles et empourpre les visages.
Les radiatori all'arrabbiata de Sonia Ezgulian
Ingrédients : 200g de radiatori Garofalo - 1 boîtes de pulpe de tomates concassées - 1 belle gousse d’ail – 1 piment oiseau – 2 brins de persil plat – 45g de pecorino romano – de l'huile d'olive – sel et poivre - du gros sel pour cuir les pâtes (20g)
Commencez en pelant l'ail, coupez-le en deux, enlevez le germe et taillez-le ensuite en fines lamelles. Faites chauffer un filet d'huile dans une grande sauteuse et ajoutez l'ail, faites-le revenir doucement en le remuant régulièrement, ne le colorez pas, il doit cuire tout en douceur.
Ajoutez la tomate en boîte, l'hiver est le temps de la boîte, les tomates fraîches reviendront en été, et le piment juste coupé en deux dans la longueur, si vous voulez que le piment ne pique pas trop enlevez les graines et si vous voulez encore plus de douceur n'en mettez que la moitié.
Salez, poivrez et laissez blobloter à feu doux le temps de préparer les pâtes.
Portez à ébullition 2l d'eau et le gros sel. Les pâtes aiment le confort alors vraiment n'hésitez pas à utiliser une casserole permettant de mettre 1l d'eau pour 100g de pâtes et ajoutez 10g de gros sel par dose. Faites cuire les pâtes pendant 8 minutes.
Egouttez alors les pâtes, ajoutez une louche d'eau de cuisson dans la sauce puis les pâtes et prolongez la cuisson pendant une minute.
Ajoutez le pecorino, mélangez, servez et terminez en parsemant le persil haché.
Vous pourrez vous procurer le coffret avec le paquet de pâtes et le carnet dans deux adresses parisiennes à l'Epicerie RAP 4, rue Fléchier 75009 Paris et à la Maison Macis 46, rue de Lévis 75017 Paris, et retrouver les recettes, il y en a trois par carnet, sur le Facebook de la marque : Garofalo et sur son Instagram : Garofalo.
Les radiatori all'arrabbiata de Sonia Ezgulian
Mais pourquoi, bon et moi je m'en vais me préparer les deux autres recettes... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 30 octobre 2017

Petit voyage au cœur du pays où naît le parmesan Tome 3... Mes tomates cerise farcies à la façon de Rina !

Retour du côté de l'Emilie Romagne donc et forcément aussi retour du côté de la cuisine au Parmigiano Reggiano, au parmesan, que nous avons découvert dans les cuisines de ces « nonne », ces grands-mères italiennes dont la cuisine m'a vraiment vraiment fait tomber sous son charme.
Et pas que la cuisine d'ailleurs parce que chacune de ces cuisinières que nous avons rencontrées, avec leur personnalité, avec leurs mots et leurs gestes risque de rester dans fort fort longtemps dans ma mémoire. Il faut dire que cette journée en cuisine en leur compagnie s'est passée dans la simplicité, le partage et quelques éclats de rire ! Et nombre de ces éclats de rire ont été dû à Rina, Rina et son énergie débordante, Rina qui nous a cuisiné des savoureux raviolis aux blettes, dont je vous donnerai peut-être la recette... peut-être ! et des petites tomates à la farce aussi simple  savoureuse, une fois de plus!
Rina nous a préparé ces tomates en utilisant des petites tomates grappes que l'on peut servir toutes seules mais aussi en accompagnement de quelques pâtes, d'une viande blanche ou d'un poisson, et que j'ai pour ma part décliné en tomates cerise en pensant à nos apéros, des petites tomates farcies à avaler d'une bouchée !
Mes tomates cerise farcie à la façon de Rina !
Ingrédients : 3 belles grappes de tomates cerise (soit une trentaine) – 30g de parmesan râpé (encore une fois n'achetez pas du râpé tout fait, si vous pouvez râpez-le fraîchement avant de l'utiliser) – 30g de chapelure (j'ai utilisé du panko mais de la baguette rassie écroutée et râpée c'est parfait!) - 1 gousse d'ail hachée très très finement (ou râpée) – 1 ou 2 càs de persil haché – ½ càc de thym frais haché finement – huile d'olive – sel et poivre
Détachez les tomates cerise de leur branche si elles sont en branches. Découpez le chapeau à environ 1cm du haut et enlevez la pulpe à l'aide d'une petite cuillère. Cette recette est très très simple mais elle demande un peu de temps pour réaliser cette partie, mais avec un peu de patience...
Déposez les tomates sur du papier absorbant en posant le côté coupé sur le papier pour qu'elles finissent de s’égoutter.
Mettez dans un saladier le parmesan, la chapelure, l’ail, le persil et le thym, salez un peu et poivrez à votre goût et mélangez.
Posez vos tomates dans des assiettes, j'en ai utilisé deux, sur lesquelles vous allez mettre un fine couche de riz pour les faire tenir droites plus facilement. Remplissez-les alors avec la farce contenue dans le saladier en tassant un peu avec une petite cuillère. Ne remettez pas les chapeaux sur les tomates, vous les remettrez une fois qu'elles seront cuites.
Arrosez les tomates de quelques gouttes d'huile d'olive et enfournez-les dans un four préchauffé à 180° pendant 12 à 15 minutes en les surveillant.
Ensuite vous n'avez plus qu'à remettre les chapeaux et les dévorer sans autre forme de procès !
Mais pourquoi, je crois que je vais garder pour moi la recette des raviolis aux blettes... peut-être ! est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 27 octobre 2017

A la recherche de Francesco Dall’Argine là-haut sur la montagne Tome 2... Raviolis aux pommes de terre au menu !

Retour sur la montagne pour retrouver la cuisine de Francesco avec une nouvelle recette qui prouve qu'avec des ingrédients de peu de coût (le parmesan est là-bas moins cher qu'ici forcément) on peut faire de superbes plats, généreux et savoureux ! Et je sens que ce n'est pas la dernière fois que les recettes de Francesco vont apparaître ici... alors à suivre !
Raviolis aux pomme de terre
Ingrédients :
Pour la pâte à raviolis : 5 œufs – 350g de farine – 150g de semoule fine (attention de la semoule pas du couscous!) - quelques pincées de sel – de l'eau si nécessaire
Pour la farce : 1kg de pommes de terre à purée – 100g de beurre – 1 œuf – 150g de parmesan râpé (et surtout surtout achetez de préférence du parmesan entier et râpez-le ! C'est tellement meilleur !) - sel
Pour l’assaisonnement : du beurre – du parmesan râpé
Préparez ensuite la pâte pour les raviolis en versant la farine mélangée avec la semoule et une pincée de sel sur un plan de travail, faites ensuite un volcan au centre et mettez-y les œufs rapidement battus puis mélangez en incorporant la farine au œufs en mélangeant les œufs et la farine vers l'extérieur. Ajoutez un peu d'eau si nécessaire et terminez en écrasant la pâte avec la paume de la main jusqu'à ce qu'elle soit bien homogène. Filmez-la puis mettez au frais pendant au moins une heure.
Pendant ce temps, lavez les  pommes de terre et faites-les cuire dans une grande casserole d’eau salée dans leur peau. Retirez les pommes de terre de la casserole, laissez-les tiédir puis épluchez-les et écrasez-les au presse purée ou au moulin à légumes.
Ajoutez le beurre qui fondra avec la chaleur des pommes de terre et une pincée de sel. Ajoutez le parmesan, mélangez et laissez complètement refroidir. Il faut que le mélange soit bien froid, ensuite ajoutez l’œuf et mélangez bien.

Sortez la pâte du réfrigérateur puis coupez-en une partie de la taille d'une grosse balle de ping-pong, n'oubliez pas de recouvrir la pâte de film à chaque fois. Tirez la pâte en utilisant un laminoir ou vraiment si vous avez du courage un rouleau, mais attention la pâte doit-être bien bien fine comme le montre les photos.
Farinez le plan de travail et posez votre feuille de pâte puis déposez la farce en faisant attention à créer une file horizontale de petites boulettes de farce espacées d’environ 3 cm les unes des autres. Repliez la pâte sur elle-même en prenant soin de faire sortir l’air, attention s'il reste de l'air vos raviolis risquent de lâcher à la cuisson.
Découpez les raviolis avec une roulette à pâte.
Faites chauffer une grande casserole d'eau salée puis plongez-y les raviolis et faites les cuire pendant environ 5 minutes (le temps de cuisson dépend de l’épaisseur de la pâte). Égouttez-les avec une araignée (ou une écumoire) sans trop insister puis déposez-les dans un plat.
Assaisonnez-les alors avec du beurre et du parmesan en étant bien bien généreux ! Il faut les noyer sous le beurre et les sauver de la noyade avec du parmesan... Ils disent quelque chose qui ressemble à ça par là-bas, et j'adopte !
Forcément Francesco nous les a proposés avec des... truffes mais ce n'est pas obligatoire même si c'est à tomber...
Mais pourquoi, et dire qu'il nous avait préparé deux autres recettes... est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 26 octobre 2017

A la recherche de Francesco Dall’Argine là-haut sur la montagne Tome 1... Et ses petits gnocchi rustiques au menu !

Pour rencontrer Francesco Dall’Argine il va déjà falloir que vous alliez du côté de Parme et surtout surtout que vous ayez un GPS qui connaisse les petites routes et même ce qui n'est plus une route... Francesco Dall’Argine s'est installé là-haut sur la montagne, bien bien loin de la ville que l'on ne devine même pas au loin, ici il y a Francesco, sa mère qui passe l'aider, son chien et... quelques animaux qui traversent son univers de temps en temps ! 
Pour autant ce n'est pas un ermite sauvage près à vous accueillir la fourche à la main, bien au contraire quand vous arrivez là-haut Francesco vous accueille en levant les bras au ciel d'un grand Héééy ! Il faut dire que s'il s'est installé là c'est pour y produire de la truffe, sa passion, mais aussi du safran, des légumes et un tas d'autres choses... l'homme de la montagne ne manquant pas de ressource ni d'imagination. Et il s'est installé là-haut c'est aussi pour vous accuellir à sa table, parce que bien loin de se refermer, Francesco ouvre au contraire sa maison, sa cuisine et sa table pour des repas que je ne risque pas d'oublier de si tôt !
Il faut dire que ce jour-là sa cuisine s'est emplie des odeurs de deux ingrédients qu'il a cuisiné, cuisiné, cuisiné pour le plus grand bonheur de notre appétit le Parmigiano Reggiano, ce parmesan que nous étions venu découvrir et... la truffe !
Et c'est donc en cuisine que nous avons commencé cette soirée à discuter, à goûter, à préparer en compagnie de notre hôte et de sa mère et surtout ensuite dans sa salle à manger que nous nous sommes attablés pour ce repas mémorable. Et c'est donc une recette de cette soirée que je vais vous proposer, une recette que Francesco accompagne généreusement de truffe, mais ce petit plaisir étant un peu coûteux par ici je vous proposerais quelques alternatives à la perle noire.
Les petits gnocchi rustiques de Francesco
Ingrédients : 50cl d'eau – 300g de farine – 50g de beurre – 6g de sel – de l'huile d'olive
Préparez les petits gnocchi. Portez à ébullition l'eau dans une grand casserole puis ajoutez le sel et un filet d'huile puis remuez le tout. Jetez alors la farine d'un coup dans l'eau et mélangez avec une cuillère en bois jusqu'à ce que les ingrédients forment une pâte homogène. Le début de cette recette ressemble à ce que l'on fait quand on prépare une pâte à chou, la grande différence étant que l'on n'ajoute pas d’œufs.
Étalez ensuite la pâte sur un plan de travail et laissez-la refroidir pendant quelques minutes.
Saupoudrez le plan de travail de farine et formez des rouleaux de pâte d’1cm de diamètre.
Coupez les petits gnocchi et faites-les cuire dans une grande casserole d'eau bouillante salée. C'est très rapide, dès que les gnocchi remontent à la surface c'est bon, à peine une minute ou deux.
Réservez un peu de l’eau de cuisson et dès que les gnocchi  sont donc remontés à la surface, ramassez-les avec une araignée (une écumoire) pour les égoutter rapidement.
Puis faites-les sauter dans une poêle dans laquelle vous aurez préalablement fait fondre le beurre avec l’eau de cuisson.
A ce moment-là Francesco ajoute hors du feu, généreusement, comme vous le voyez sur la photo, un mélange de parmesan et de truffe dont je vous donne la recette un peu plus loin et termine en décorant les assiettes avec des lamelles de truffe... Francesco aime vraiment la truffe et il n'est pas seul !
Pour remplacer la coûteuse perle noire je vous propose quant à moi de mélanger 50g de parmesan avec au choix du thym frais ou de la sauge hachée très finement. Ou de faire infuser quelques beaux pistil de safran dans le bouillon prélevé, d'ajouter le tout aux gnocchi avec le beurre et de terminer avec du parmesan nature.
Mais si bien sûr vous préférez et vous pouvez trouver de la truffe... voici la recette de Francesco à préparer longtemps longtemps à l'avance !
Le mélange de parmesan à la truffe noire (truffe de Fragno)
Ingrédients : 25g de truffe noire – 50g de parmesan
Râpez très finement le parmesan et la truffe. Mettez le tout dans un saladier et mélangez bien puis mettez le tout dans un pot (du type pot à confiture) et fermez le pot. Idéalement mettez le pot au congélateur pendant au moins une dizaine de jours avant de vous servir du mélange.
Ne décongelez surtout pas le contenu du pot, prélevez simplement ce dont vous avez besoin et remettez le pot aussitôt au congélateur !
Mais pourquoi, il n'avait pas préparé aussi des raviolis aux pommes de terre ??? est-ce que je vous raconte ça...

lundi 23 octobre 2017

Petit voyage au cœur du pays où nait le parmesan Tome 1 et Les boulettes très parmesan et citron de Lucia...

Il y a quelques temps nous avons parcouru en compagnie de Pascale et Sandra quelques routes à la rencontre du parmesan (Parmigiano Reggiano), je ne saurais trop d'ailleurs vous conseiller de passer par chez Pascale là : Pourquoi le parmesan est si bon... où vous découvrirez donc un très bel article consacré au... parmesan et à sa fabrication forcément ! Et pendant ce voyage, nous avons eu la chance de découvrir des cuisinières passionnées, des nonne (des grands-mères), qui sont l'âme et la mémoire d'une cuisine, la cuisine de cette région de l’Italie, et la cuisine au parmesan.
Généralement quand un voyage de presse, comme celui-ci, vous propose de découvrir une spécialité ou un ingrédients, vous le découvrez en effet mais souvent à travers des cours de cuisine, certes bien organisés mais qui ne vous entraînent pas forcément au cœur même d'une cuisine et de ses pratiques. Alors que cette fois, nous avons franchi les portes des maisons et des cuisines, nous avons été accueillis comme des amis de passage et nous avons cuisiné là en mettant quelquefois les mains dans la pâte, quelquefois seulement parce que ces femmes-là n'accueillent pas le visiteur pour le faire travailler mais juste pour le mettre à table !
C'est chez Rina, une des nonne que nous avons rencontré, que j'ai découvert véritablement l'importance du parmesan dans leur cuisine en me retrouvant en face d'une étrange machine, d'un robot culinaire inconnu... Il était dans un coin de la cuisine, massif et imposant, et quand j'ai demandé à quoi pouvait bien servir cette étrange machine, mon hôtesse m'a répondu comme s'il s'agissait d'une évidence... Hé pour râper le parmesan à quoi voulez-vous qu'il serve d'autre ! Dans ce pays-là on a des robots qui ne font que râper du parmesan c'est vous dire à quel point il est important !
Et ce sont les recettes que j'ai eu la chance de découvrir là-bas que je vais vous proposer à travers plus tomes qui apparaîtront par ici dans les prochaines semaines.
Et nous allons commencer cette série de recettes par un plat découvert chez Lucia, des boulettes de viande diablement parfumée grâce au parmesan bien sûr mais aussi au citron et au persil ! Un plat que j'ai très largement remis à ma sauce...
Les boulettes très parmesan et citron de Lucia...
Ingrédients:
Pour les boulettes: 300g de bœuf haché - 200g de veau haché - 1 œuf - 3 càs de chapelure - 5 càs de parmesan râpé - 3 tiges de persil haché - 1 gousse d’ail passée au presse-ail – le jus d'un citron – 20g de beurre fondu – 3 càs d’huile d’olive poivre – sel et poivre
Pour la sauce: 5 càs de yaourt à la grecque - 1 càs de mayonnaise -1 càs de jus de citron – 5 tiges de ciboulette hachée finement – sel et poivre
Mettez dans un saladier le bœuf et le veau haché, l’œuf, la chapelure, le parmesan, le persil et l'ail , salez et poivrez et mélangez le tout à la main, insistez bien !
Formez avec ce mélange des boulettes d'environ 30g que vous déposerez au fur et à mesure dans un plat légèrement huilé.
Quand vous avez fini toutes les boulettes, mélangez le beurre et l'huile d'olive et arrosez les boulettes avec.
Enfournez alors le plat dans un four préchauffé à 200° pendant 10 minutes. Sortez le plat du four retournez les boulettes et arrosez-les alors avec le jus de citron et remettez au four pendant 5 minutes.
Pendant ce temps préparez la sauce en mélangeant tous les ingrédients dans un bol.
Vous pouvez alors servir les boulettes avec la sauce et laissez chacun s'en servir à son goût.
Mais pourquoi, et si maintenant on allait faire un tour chez Maria Elisa ? est-ce que je vous raconte ça...

jeudi 21 septembre 2017

Des fois je peux détester mes amis... Rap l'Italie qui se déguste et mon p'tit flan à l'italienne !

Des fois je peux détester mes amis parce qu'ils connaissent mes faiblesses et que sans malice aucune... Tiens, l'autre jour justement je discutais avec l'une d'elle qui me disait avoir été très très raisonnable en passant chez Rap, une des belles épiceries italiennes de la capitale que je ne connaissais pas encore. Et de me décrire alors quelques-uns des jolies produits qu'elle avait raisonnablement rapportés dans son panier.
Bon, déjà me parler d'une jolie adresse, italienne de surcroît c'est mettre mon envie en position dangereuse... mais bon, mes amis connaissant pour certains quelques bonnes adresses, c'est toujours avec plaisir que j’écoute leurs aventures et leurs achats même s'ils me coûtent déjà virtuellement.
J'avais donc déjà l'envie en position prête à bondir, quand un jour suivant, j'annonce à la même amie un de mes déplacements parisiens et là ce n'est plus une banderille qu'elle place mais bien l'estocade finale avec une petite phrase qui pourrait paraître insignifiante... pour un autre ! Elle me dit donc là... tu sais que tu passes à deux pas de chez Rap et encore plutôt un que deux, j'dis ça j'dis rien...
J'dis ça, j'dis rien... tu parles, c'est tout juste si je ne me suis pas mis à chanter toute l’œuvre d'Eros Ramasoti de joie en tapant des mains et des pieds en même temps ! Et forcément, le soir même j'étais chez Rap.
Comment vous décrire cet endroit, petit, sombre, presque malfamé, rempli de mal-aimables aux visages presque... Bon, ça c'est presque ce que j'ai envie de vous dire pour garder l'adresse seulement pour moi. Parce qu'en fait la boutique est adorable et débordante de jolis produits et parfums d'Italie, il y a là de quoi faire un des plus beaux voyages parisiens du côté de la botte et pour ne rien gâcher l'accueil est attentif et aimable, on prend le temps, on vous raconte... Cette boutique est juste une merveille !
Si vous y allez sans trop savoir ce que vous voulez, vous allez comme moi voyager des charcuteries aux fromages, des légumes aux pâtes et remplir, remplir, remplir votre panier... parce que tout est aussi frais que tentant. Au final quand je suis ressorti  de la boutique, ravi et heureux, je transportais un sac dont la taille me faisait ressembler à Atlas portant le monde (la photo ne montre qu'une partie des produits que j'ai rapportés...) ! Des fois je déteste mes amis...
Mon p'tit flan à l'italienne

Ingrédients : 210g de légumes mélangés taillés en fins bâtonnets (j'ai mélangé 90g de courgette avec 60g de poivron rouge et 60g d'aubergines, des jolies melanzanes rosses, les petites aubergines rouges à côté de l'assiette qui ne sont donc pas des tomates) – 90g de crème fraîche – 3 œufs – 20g de Maïzena – 45g de gruyère râpé – 15g de parmesan – 1càc d'huile d'olive – 1 tige de basilic effeuillée et grossièrement haché – sel et poivre

Versez dans un saladier la crème, les œufs et la Maïzena, du sel et du poivre et fouettez le tout vivement.


Ajoutez les fromages et redonnez un coup de fouet puis ajoutez enfin les légumes et mélangez une dernière fois.

Versez le tout dans un petit moule ou comme moi dans une assiette creuse d'environ 16cm de diamètre. Déposez l'assiette dans un plat ou vous aurez versé un fond d'eau puis enfournez dans un four préchauffé à 160° et faites cuire, en tournant l'assiette ou le moule de temps en temps, pendant 35 à 40 minutes.

Quand le flan est bien bien doré sortez-le du four, arrosez-le avec l'huile d'olive et parsemez dessus un peu de basilic de plus. Dégustez sans attendre avec une salade bien croquante, une romaine, ça peut être juste parfait...
L'épicerie Rap se trouve 4 Rue Flechier dans le 9e arrondissement parisien.
Mais pourquoi, je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais être très très Italie moi... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 10 mai 2017

Ma salade italienne direction le bureau ! Fosa pour l'emmener...

Ceux qui un jour ont ouvert mon frigo, ont en général poussé un long cri de désespoir avant de partir en courant en agitant des bras mous frénétiquement au dessus de la tête... Je pense que vous visualisez la scène... Tout ça parce que juste au moment de l'ouverture, alors qu'ils se disent qu'il leur faudrait une douzaine de bras pour retenir tout ce qui va tomber comme des fruits trop mûrs, parce qu'à ce moment donc, je leur demande... Tu voudrais pas m'aider pour l'ranger, mon frigo ? 
Du coup quand on m'a proposé de tester le système de conservation sous-vide Fosa, il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour me dire que ça pourrait peut-être me permettre de ne pas avoir à rattraper mes amis du côté du pôle nord...
Mais d'abord c'est quoi Fosa ? Ce sont des boîtes avec couvercle et un système (la turtle que l'on voit à l'arrière sur la photo) que l'on pose le plus simplement du monde dessus et qui fait le vide. C'est simple, efficace, les boîtes transparentes se posent les uns sur les autres et le vide se fait vraiment en deux temps trois mouvements, on pose la « turtle » sur la boîte fermée, on appuie sur le bouton et le vide se fait... Mais est-ce que ça change quelque chose ?
Et pour tester les boîtes Fosa et leur système de conservation sous-vide, puisque c'est quand même leur intérêt principal, je me suis dit que le meilleur test était d'y préparer une de ces salades à emporter au bureau. Une salade composée d'éléments qui n'aiment pas du tout attendre dans un frigo et voir ce qu'il en restait le lendemain de leur préparation, un peu comme si par hasard elle avait été oublié au frais... ce qui n'arrive jamais jamais chez moi... enfin jamais ou presque.
Et au final donc le lendemain la salade était encore tout à fait présentable. Ce qui veut dire que l'on peut utiliser le système pour emporter au bureau petits plats et jolies salades et que l'on peut ainsi les préparer tranquillement la veille et les retrouver presque aussi frais au moment de les déguster.
Ma salade italienne direction le bureau !
Ingrédients pour une salade pour deux : 120g de pâtes du type papillon (ou d'un autre type à votre goût) – 1 tomate – 1 cive (ou ½ oignon nouveau) – 5 ou 6 tiges de basilic effeuillées – 140g de thon à l'huile d'olive - 5 ou 6 quartiers de tomates séchées - 1bol de roquette et un autre de pousses d'épinards – 20g de parmesan en copeaux - 1càs d'huile d'olive - 1càs de jus de citron - sel et poivre
Commencez en faisant cuire les pâtes selon le temps indiqué sur l'emballage, puis passez-les sous l'eau froide et égouttez-les bien.
Préparez ensuite la sauce, mixez la cive coupée en morceaux, ajoutez la tomate en morceaux aussi, la moitié du basilic, le jus de citron et l'huile, un peu de sel et de poivre et mixez de nouveau le tout. Versez la sauce au fond pot.
Couvrez avec les pâtes puis ajoutez dans l'ordre, le basilic restant, les pousses d'épinard, le thon grossièrement émietté, les tomates séchées hachées grossièrement, la roquette et le parmesan pour finir.
Couvrez avec le couvercle et au frais ! Juste avant de servir retournez le pot puis shakez-le sauvagement pour bien mélanger la sauce.
Petits conseils d'utilisation et de réalisation de la salade à emporter dans une boîte Fosa (ou plus généralement dans une boîte) :
- Mettez la sauce au fond de la boite et mettez par dessus les pâtes ou un élément qui ne va pas prendre un méchant coup de vieux et se flétrir à son contact ! Donc on évite forcément les salades, pousses d'épinard ou roquette, que l'on va mettre au contraire le plus loin possible de la sauce.
De la même manière, évitez de mettre en contact de la sauce les éléments qui vont changer de consistance à son contact ! Le parmesan ne changera pas de goût s'il est avec la sauce mais il risque de sacrément se liquéfier.
Ne remplissez pas trop votre boîte ! La mienne était un peu trop pleine et comme moi vous risquez d'avoir du mal à secouer.
Mais pourquoi, bon et si on transformait cette salade en soupe... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 10 avril 2017

Mes pastas con la mollica ! Pour revenir à la cuisine en version originale...

Tous ceux qui sont nés quelque part, ce quelque part pouvant même être une région de par ici, ont tous connu ce moment où votre interlocuteur vous raconte la cuisine de par chez vous et que subitement vous trouvez la vie bien cruelle... Vous la trouvez cruelle la vie parce que la cuisine que vous écoutez à ce moment-là est bien bien loin de ce que vous connaissez, vous, celle que vous mangiez là-bas ou ici à la table d'une mère ou d'amis de vos parents.
Mes pastas con la mollica ! préparation
C'est ce que raconte très justement Tommaso Melilli dans cet article là : La vraie recette des pâtes au pain que les Français snobent... en racontant tout ce qu'on lui demande à la table de son restaurant, ces plats qui sont bien loin de sa cuisine, de celle qu'il voudrait mettre à sa carte et que certains ne reconnaissent même pas comme de la cuisine italienne...
Nous avons tous vécu ces drôles de moments, je ne compte plus les amis marocains qui me regardent troublés et presque la larme à l’œil après avoir servi un délicieux couscous avec ses jolis légumes et sa viande unique, qui me racontent l'âme peinée... Si tu savais ils m'ont demandé, et pourquoi je n'ai pas ajouté du poulet et des merguez et des boulettes et... ils m'ont même demandé pourquoi j'ai mis aussi longtemps à préparer ma semoule alors qu'il suffit de l'arroser d'eau et hop... tu te rends compte !
Je hoche la tête à ces moments-là sans rien dire, même si je suis en train de me dire et si tu savais ce qu'ils veulent mettre dans ma paella ! Si tu savais...
Nous avons tous connus ça, mais souvent pour faire plaisir nous mangeons notre chapeau et nos origines et nous préparons ces drôles de plats que les autres attendent, parce que finalement ce n'est pas bien grave, et nous allons nous manger discrètement les doigts quand après avoir dévoré une paella... une paella royale comme ils disent... et qu'il nous affirment alors ça c'est d'la vraie cuisine comme là-bas, comme celle que j'ai mangé là-bas... On se mange les doigts et des fois quelques orteils histoire de nous calmer nos origines...
Et donc aujourd'hui j'ai eu envie de préparer ce simple plat de pâtes de Tommaso, un plat que je n'ai pas trop mis à ma sauce, histoire de ne pas peiner le cuisinier italien par mes transformations...
Mes pastas con la mollica !
Ingrédients : 250g de spaghettis – 90g de pain de campagne bien sec sans la croûte (c'est le poids sans la croûte) – 2càs d'huile d'olive - 1 belle gousse d'ail – 1 petit piment sec (pas trop fort!) - sel et poivre.
Mes pastas con la mollica !
Ça c'est la recette d'origine à laquelle j'ai ajouté (Tommaso Melilli précisant qu'on peut...) : ¼ càc d'origan (j'ai utilisé du frais mais vous pouvez utiliser du sec) – ¼ càc de graines de fenouil – ¼ càc de romarin
J'ai aussi ajouté pour servir quelques feuilles de basilic mais ça n'allez pas en parler à Tommaso, il n'en parle pas...
Commencez en râpant le pain avec une râpe à gros trous. Coupez l'ail en tranches, je ne l'ai pas épluché mais vous pouvez aussi. Émiettez grossièrement le piment.
Versez la moitié de l'huile dans une poêle, en fonte si vous avez sinon une simple poêle, et faites chauffer à feu doux. Ajoutez l'ail et le piment et faites-les dorer rapidement en remuant régulièrement. Ajoutez le pain et faites-le gentiment dorer en remuant constamment, profitez-en pour « casser » le pain s'il reste des plus gros morceaux. Quand le pain est assez doré, salez et poivrez, ajoutez le reste d'huile et laissez sur le feu une minute ou deux en remuant sans arrêt. Versez alors la mollica sur une assiette.
Préparez vos pâtes, n'oubliez pas que plus vos pâtes cuisent vite et souvent moins elles sont bonnes... En tout cas préparez-les en suivant les indications de l'emballage. Faites-les en tout cas cuire al dente puis égouttez-les rapidement.
Mettez-les dans la poêle avec un filet d'huile, et si vous voulez à nouveau un peu d'ail et de piment, et faites-les sauter très très rapidement. Vous n'avez plus qu'à les servir et à parsemer généreusement la mollica par dessus ! Quant aux feuilles de basilic pour pouvez alors les parsemer mais je ne vous ai rien dit !
Mes pastas con la mollica ! 2
Mais pourquoi, bon et si justement on allait voir à quoi ressemble une paella là-bas... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 8 mars 2017

Parce que j'veux du soleil ! Mes pyramides voyageuses apéro cabrette...

Avec le temps je me rends compte que le pingouin que je suis aime bien aussi sentir le soleil venir lui réchauffer le bas du dos. Bon, avec modération bien sûr, sinon je risque de fondre... mais je trouve bien agréable cette sensation de chaleur qui vous prend quand, au printemps, vous tournez le dos au soleil et que vous sentez que quelque chose, une légère chaleur, vient vous caresser la carcasse.

Et chez moi l'endroit où je tourne le plus souvent le dos au soleil c'est sur les marches de la maison, ces fameuses marches où j'aime bien m’asseoir, enfin surtout quand je ne suis pas seul. Quoique des fois j'aime bien me perdre à suivre la vie d'une fourmi de passage... mais bon à plusieurs, les marches, c'est encore mieux !
Et là-dessus les fesses posées sur les marches au bout d'un moment il y a toujours quelqu'un pour prononcer le mot fatal, enfin pour peu qu'il commence à faire assez chaud pour... le mot fatal, apéro ! Généralement celui qui le dit, regarde avant sa montre, fait semblant de réfléchir, puis lâche, ça s'rait pas l'heure de l'apéro ? Et là tout le monde se met à hocher la tête comme les chiens dans l'temps à l'arrière de la voiture pour signifier que oui oui il est bien temps.
Pour moi qui ai quelques origines du sud du sud des Pyrénées, l'apéro est synonyme d'un autre mot qui risque de nous entraîner encore plus tard, bien plus tard, le tapéo ! Tapéar par là-bas c'est surtout un alibi pour ne pas se quitter et donc pour rester ensemble bien bien plus longtemps. Mais aussi un motif pour manger et pour boire quelques verres... avec modération bien sûr. Du coup en pensant à ces prochains rendez-vous sur les marches je me suis qu'il était bien temps de penser à quelques petites idées gourmandes et que j'ai eu l'idée de ces pyramides voyageuses à base de Chavroux...
Mes pyramides voyageuses apéro cabrette...
Ingrédients pour trois pyramides : 3 boîtes de Chavroux nature de 150g – 3 feuilles de gélatine – 90g de crème liquide entière 
Pour voyager en Italie : 30g de poivrons rouges coupés en tout petits cubes – 1 tige de basilic effeuillée hachée grossièrement – ½gousse d'ail hachée très finement – 1càc de pignons hachés grossièrement
Pour voyager de l'autre côté de la Méditerranée : 30g de dattes séchées coupées en tout petits cubes (ne vous inquiétez pas si vos dattes sont molles ça ne ressemblera pas forcément à des cubes réguliers) – 1càs de pistaches grossièrement hachées – 1càc de citron confit coupé en petits cubes – 1 pincée de ras el hanout
Pour voyager en Amérique : 30g d'abricots séchés coupés en tout petits cubes – 2càs de noix de pécan grossièrement hachées – 3 brins de persil finement hachés - poivre à votre goût
Commencez en faisant tremper les feuilles de gélatine séparément dans 3 bols d'eau froide.
Versez 30g de crème liquide dans 3 autres bols.
Mélangez les ingrédients de chaque voyage dans un bol, ça fait donc 3 nouveaux bols.
Enfin démoulez les Chavroux en les mettant un par un dans 3 autres bols, des plus grands cette fois, et fouettez rapidement le Chavroux dans chaque bol avec une fourchette pour détendre un peu le fromage.
Nettoyez les pots et huilez-les très légèrement.
Faites chauffer les bols de crème liquide au micro-onde. Essorez les feuilles de gélatine une par une et ajoutez-en une dans chaque bol de crème liquide et mélangez.
Ajoutez ce mélange dans les bols contenant le Chavroux et mélangez bien. Ajoutez dans chacun les ingrédients d'un voyage et mélangez rapidement. Versez le contenu de chaque bol maintenant prêt dans les pots de Chavroux et tassez bien. Normalement vous n'allez pas pouvoir mettre tout le mélange dans le pot vous pourrez comme ça goûter le mélange avant les autres ! En tout cas quand vous avez rempli tous les pots mettez-les au frais et laissez reposer une paire d'heures avant de les démouler pour les déguster.
Pour démouler facilement il suffit de faire un petit trou sur le haut du pot et de tapoter doucement.
Si vous ne voulez pas utiliser de gélatine, pas de problème, mélangez tous les ingrédients puis versez-les dans les pots ou dans des bols... et chacun pourra servir !
Et si vous voulez en savoir plus sur le Chavroux et découvrir bien d'autres recettes c'est par là : Chavroux
Article sponsorisé
Mais pourquoi, bon et un apéro moufles c'est une idée... non ? est-ce que je vous raconte ça...

samedi 25 février 2017

Feu Vif et mes pâtes à la carbonara... Parce que le plus simple des plats peut aussi révéler quelques découvertes !

Il y a fort fort longtemps les livres des chefs étaient déjà quelquefois très beaux mais souvent très difficiles à utiliser dans une cuisine de tous les jours. Cette cuisine-là était en effet souvent trop compliquée, des fois mal expliquée et réalisée avec des ingrédients alors introuvables ou au prix d'un ou deux reins... Mais depuis, peut-être poussé par une jeune garde de chefs avec un autre état d'esprit, les choses ont bien changé et bien des recettes de chefs sont maintenant toujours aussi savoureuses mais bien bien mieux expliquées et surtout beaucoup beaucoup plus accessibles !
Du coup en voyant arriver le numéro 2 de Feu Vif, le nouveau mook de Lavazza paru chez Hachette Cuisine très judicieusement sous-titré La gastronomie inspirée et particulièrement dédié à la cuisine des chefs, pas que mais surtout, j'ai commencé à le feuilleter avec l'espoir de voir mon appétit grandir, grandir, grandir...
Bon, comme sur la couverture trônait Denny Imbroisi, un chef qui me met régulièrement l'appétit au garde à vous et qu'en feuilletant la revue j'ai aussi retrouvé Thibaud Villanova, Florent Ladeyn et la table du Café Pinson, je savais que je ne prenais pas grands risques.
Et en lisant la revue plus précisément, je me suis dit que forcément certaines recettes risquaient de me faire me lever tôt matin et coucher tard le soir pour avoir une chance de les mettre sur ma table, les pâtisseries Yannick Tranchant sont belles belles mais... enfin pour l'instant je vais me contenter de les admirer... Mais que bien d'autres réalisations, sans manquer d'originalité ni de saveurs, sont à la portée de bien des cuisiniers.
Et en feuilletant encore les pages et en avoir cornés plus d'une, je me suis arrêté sur une recette de carbonara, la carbo'tradi de Denny Imbroisi, en remarquant que ce qu'on croit savoir faire des fois... une recette que j'ai à peine mis à ma sauce...
Mes pâtes à la carbonara
Ingrédients
Pour les pâtes : 300g de farine du type 45 – 3 gros œufs – 3càc d'huile d'olive
Pour la carbonara : 8 jaunes d’œufs et 1 œuf entier – 90g de pecorino râpé – 120g de guanciale taillé en très fins copeaux (cette charcuterie italienne est issue des joues ou des bajoues du cochon et est particulièrement savoureuse et surtout est l'incontournable accompagnement des pâtes à la carbonara. Si vous voulez tout savoir sur elle je ne saurais trop vous conseiller l'article qu'Edda lui a consacré là : Guanciale) – sel et poivre
Commencez en réalisant les pâtes. Personnellement j'ai commencé par 100g de farine avant de me rendre compte que c'était bien peu pour nourrir ma tribu et donc de recommencer ensuite avec 200g de plus... Du coup tous mes visuels ont été faits avec 100g farine 1 œuf et 1càc d'huile mais ça ne change que la quantité finale de pâtes...
Versez votre farine sur une table, faites un puits au milieu de la farine et déposez-y les œufs et l'huile. Mélangez d'abord avec une fourchette puis terminez à la main. La pâte ne doit pas coller, sinon rajoutez un peu de farine, ni trop sèche sinon ajoutez un soupçon d'eau, mais vraiment un soupçon ! Il est par contre possible que la pâte au final ne soit pas totalement lisse, si ce n'est pas trop ce n'est pas grave ça va s'arranger après.
Mettez la pâte sur une assiette, couvrez-la d'un torchon et au frais une vingtaine de minutes.
Étalez alors la pâte au rouleau sur une table bien farinée. Normalement Denny Imbrosini dans sa recette étale la pâte seulement au rouleau, personnellement au bout d'un moment voyant que ma pâte... résistait et que je commençais à faiblir, j'ai sorti mon laminoir à pâtes et j'ai fini ma pâte en la passant plusieurs fois dans la machine. N'hésitez pas, si vous utilisez un laminoir vous aussi, à repasser la pâte plusieurs fois en la repliant, cassante au début ça va s'arranger au fil des passages et au 4 ou 5e c'était parfait pour moi. En plus en passant et repassant vous allez petit à petit aussi baisser l'épaisseur de la pâte pour finir bien fin.
Vous séparez donc la pâte obtenue en plusieurs larges bandes et vous les passez plusieurs fois dans le laminoir jusqu'à avoir de jolies bandes fines et régulières. Sur la photo la bande en est à son avant-dernier passage.
Ensuite vous pouvez par contre couper les pâtes au couteau, ça va plus vite. Farinez les bandes puis roulez-les et terminez en les coupant en tranches d'un bon ½ cm. Dépliez les pâtes et mettez-les en paquet, puis saupoudrez de farine et secouez un peu. Faites comme ça pour toute la pâte à... pâtes...
Fouettez alors dans un saladier 4 jaunes d'œufs et l’œuf entier, fouettez en insistant bien ! Ajoutez le 2/3 du fromage, poivrez avec générosité et mélangez.

Faites cuire les pâtes dans une grande casserole d'eau salée bouillante, ça va assez vite, 4 à 5 minutes.
Egouttez les pâtes, très rapidement ! Et gardez un peu d'eau de cuisson.
Mettez alors les pâtes dans la sauce et mélangez bien bien ! Si la sauce qui enrobe les pâtes vous semble un peu trop épaisse ajoutez 1 ou 2 càs d'eau de cuisson puis remélangez.
Servez cette merveille dans les assiettes et terminez en déposant les copeaux de guanciale, le fromage restant et un jaune d’œuf sur chaque assiette de pâtes, vous pouvez repoivrer... et surtout surtout n'attendez pas !
Mais pourquoi, et dire que j'ai failli ne même pas y goûter ! est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 11 septembre 2016

Parce que des fois les recettes ne tombent pas du ciel... Minestrone et pesto au menu !

Des fois les recettes sont simples, enfin ce qui est simple c'est qu'une fois le plat préparé et que tu le goûtes, c'est bon, c'est juste juste comme tu l'imaginais et tu as déjà les papilles en émoi. Là, tout est simple, tu n'as plus qu'à avoir de l'appétit une cuillère ou une fourchette à la main et la bouche grande ouverte pour atteindre le bonheur.
Et puis d'autres fois c'est beaucoup beaucoup moins simple. C'est pas que ce ne soit pas bon mais c'est qu'il manque un je ne sais quoi qui ferait que... C'est en tout cas ce que tu te dis en goûtant cette fois ton plat. Et là ça peut devenir le drame ! Parce que forcément le je-ne-sais-quoi quand tu l'as trouvé tu sais ce que c'est mais avant... avant tu t'interroges et tu essayes.
Quand tu essayes d'ajouter le quelque chose manquant, un des problèmes c'est que ça peut être tout et surtout n'importe quoi ! Alors tu ajoutes une première chose, une petite herbe, une autre, tiens l'épice là, et comme ça ne va toujours pas.. un p'tit peu de tomate, une pincée de sucre... Parce que forcément rien n'est innocent en cuisine et quand tu ajoutes un ingrédient il te contraint parfois à un autre... Et quand tu as fini de vider tes placards dans ton plat tu ne trouves plus qu'il y manque un p'tit quelque chose mais bien qu'il y a un paquet de truc en trop dans l'ragout !
Heureusement d'autres fois tu trouves, tu trouves le p'tit truc en plus, parce que c'est évident ou parce que tu vas t'inspirer en voyageant un peu dans les cuisines que tu aimes, celles dont tu sais qu'elles vont t'aider. Quand j'ai un problème avec une recette italienne, j'ai quelques réflexes quasi pavloviens, et un des premiers est de passer chez Edda. Et c'est là qu'en voyant ses recettes et surtout cette recette Minestrone delégumes au pesto et pâtes de la Ligurie, que j'ai arrêté de me gratter la tête et que j'ai crié mais c'est bien sûr du pesto c'est ça qui manque à mon minestrone !
Mon minestrone au pesto
Ingrédients : 150g de haricots blancs écossés – 60g de petites pâtes - 90g de haricots verts - 1 carotte – 1 pomme de terre – 1 petite courgette – 1 tomate - 1 oignon – 1 gousse d'ail – 1 dizaine de feuille de basilic – 1 ou 2 feuilles de laurier - 1l de bouillon de légumes – 1càs d'huile d'olive – 2càs de pesto (encore une fois j'ai utilisé mon pesto préféré du moment, le pesto Italians do it better et qui va finir d'ailleurs par me manquer. à force d'en mettre partout...) - sel et poivre
Commencez en coupant en petits cubes la carotte, la pomme de terre, la tomate, la courgette, l'oignon et l'ail et en petits tronçons les haricots.
Faites ensuite revenir l'ail et l'oignon avec l'huile d'olive 3 minutes dans le fond d'une cocotte à feu assez vif. Ajoutez la pomme de terre, la carotte, les haricots blancs (attention vérifiez bien la cuisson de vos haricots avant de vous lancer dans votre plat parce que des haricots pas cuits... j'ai donc testé une dizaine de haricots en les faisant cuire dans une casserole d'eau avant de me dire que c'était le bon temps de cuisson!) et le laurier, remuez le tout pendant une minute avant d'ajouter le bouillon et de poursuive la cuisson 15 minutes.
Ajoutez alors la tomate, la courgette, les haricots verts et le basilic, salez, poivrez et laissez cuire encore une quinzaine de minutes.
Incorporez les pâtes 5 à 10 minutes avant la fin de la cuisson selon le temps indiqué sur l'emballage.
Et juste quand tout est bien cuit à point retirez du feu ajoutez le pesto mélangez, parsemez quelques feuilles de basilic et ne faites pas comme moi n'oubliez pas de proposer du parmesan ! et servez sans attendre et vous allez voir que l'odeur de ce minestrone risque de faire arriver ventre à terre tous les gourmands de la maison.
Mais pourquoi, bon et dans ma soupe de poisson qu'est-ce que je pourrais bien ajouter... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 10 août 2016

Je sais pas si j'avais soif avant d'avoir faim... Petites gougères farcies à l'italienne !

C'est une question que je me pose toujours quand je vois que l'heure de l'apéritif s'amène, qu'est-ce qui me fait vraiment le plus envie à ce moment entre chien et loup, le verre de... ou les petites choses à grignoter avec ?
Et cet après-midi en me farcissant la gougère je me suis demandé si l'envie d'un Spritz bien frais, tout léger avec ses bulles de Prosecco qui viennent lutter avec celles de l'eau gazeuse et diluer l'Apérol et sa jolie couleur me faisait plus envie que ces petites gougères que je m'imaginais bien dévorer d'une seule bouchée ! Et comme j'ai toujours eu du mal à choisir, au fond du fond je me suis dit que l'un sans l'autre c'était quand même beaucoup moins bien et que des fois les questions...
Du coup j'ai arrêté de mes interrogations gastronomico-désaltérantes et c'est mon fondement que je suis allé poser sur les marches de la maison en me disant que la philosophie de cuisine c'était bien mais qu'un Spritz et quelques gougères c'était mieux !
Petites gougères farcies à l'italienne !
Ingrédients :
Pour les gougères : 150g de farine tamisée – 24cl d'eau - 4 œufs – 60g de beurre – 90g de parmesan râpé finement – 1 pincée de sel - 2càs d'amandes effilées grossièrement écrasées
Pour la farce à l'italienne : 1 pot de ricotta - 2 petits oignons nouveaux – 2 quartiers de tomates séchées – ½ gousse d'ail – 2 ou 3 branches de basilic - 1 trait d'huile d'olive – sel et poivre
Commencez en préparant les gougères.
Mettez dans une casserole l’eau, le beurre et le sel et portez à ébullition. Retirez du feu et ajoutez la farine en une seule fois. Mélangez vivement avec une spatule jusqu'à ce que le mélange soit homogène et se décolle des parois. Remettez alors à feu très doux et faites sécher la pâte une minute ou deux en la remuant sans arrêt.
Ajoutez les œufs un par un en remuant vivement à chaque fois jusqu'à ce qu'ils soient bien incorporés. Ajoutez le parmesan et poivrez selon votre goût, puis mélangez le tout. Versez la pâte dans une poche à douille et faites des gougères d'environ 2cm de diamètre sur une plaque à pâtisserie recouverte d'une feuille de cuisson.
Saupoudrez les gougères avec les amandes effilées
Enfournez pendant une vingtaine de minutes dans un four préchauffé à 180°. Laissez refroidir.
Pendant ce temps, préparez la garniture.
Coupez grossièrement les oignons, les quartiers de tomates séchées, la gousse d'ail et le basilic puis mettez le tout dans un mixer et hachez finement.
Mettez la ricotta dans un grand bol et ajoutez le hachis et mélangez le tout rapidement.
Mettez le tout dans une poche à douille et farcissez les gougères. Après, à vous de choisir avec quoi les déguster !
Mais pourquoi, le jour où je me demande si l'œuf ou la poule... j'ai pas fini ! est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 24 mai 2015

Comment une chanson finit dans un cake… l'Italiano le cake à… l'italienne !

Je sais pas vous mais moi dès qu'il y a une chanson à la… qui me passe par les oreilles, je me la retrouve bien coincé dans la tête et pas moyen de la passer à mon voisin, c'est pour moi et que pour moi !
Et forcément comme je sais que ça risque de me tomber dessus, j'évite les radios, les télés… enfin tout ce qui pourrait… Mais y'a rien à faire y'a toujours au bout d'un moment une voiture qui passe, vitres baissées et le volume au maxi, un couillon qui passe devant chez moi en chantonnant, enfin tout un tas d'imprévisibles qui font qu'il y a toujours une chanson qui finit par me tomber dessus.
L'autre problème ménager c'est que j'ai tendance à m'oublier et à faire sortir dehors ce qui résonne dedans et que côté chanson je serais plutôt à classer dans les chants des éléphants de mer plutôt que dans la catégorie des gais et mélodieux pinsons. 
Je me souviens encore de mon prof de musique qui derrière son guide chant m'avait lâché après que j'ai assassiné la chanson que nous devions interpréter, c'est sans doute ce que je peux espérer de mieux de vous… Elle avait l'air tellement affligée en me disant ça que je me suis dit alors que je devrais peut-être arrêter de rêver qu'un jour je deviendrais les Rolling Stones…
Depuis je chante peu, je me laisse aller à quelques versions très personnelles des meilleurs œuvres de Luis Mariano, mais ma tribu faisant la même tête que ma prof d'alors, j'attends souvent d'être seul pour pousser la chansonnette. Mais malheureusement quand j'ai une rengaine dans la tête j'peux pas m'retinir…
Et aujourd'hui c'était un crincrin de Toto Cutogno dont je n'arrivais pas à me débarrasser alors je me suis dit qu'au moins ça devrait servir à quelque chose et qu' un cake au lieu d'un mal de tête…
L'italiano le cake à... l'italienne !
Ingrédients  : 300g de farine – 1 sachet de levure chimique -  6 œufs –– 6cl d'huile d'olive – 10cl de lait – 30g de mozzarella hachée très finement – 30g de parmesan râpé – 90g de jambon de Parme – 1 vingtaine d'olives noires à l'huile d'olive – 1 vingtaine de feuilles de basilic – 3 ou 4 tiges d'origan frais effeuillé - sel et poivre
Coupez le jambon en fines lanières.
Versez dans un petit saladier et ajoutez la mozzarella, le parmesan, le feuilles de basilic grossièrement hachées et l'origan.
Mélangez dans un autre saladier les œufs, le lait et l'huile d'olive et fouettez rapidement le tout.
Versez la farine et la levure dans le bol de votre robot équipé de la pale (vous pouvez bien sûr mélanger à la main).
Ajoutez le contenu du saladier contenant les œufs, le lait et l'huile. Mélangez à petite vitesse pendant 2 ou 3 minutes jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène.
Ajoutez le contenu de l'autre petit saladier, salez légèrement, le jambon et le fromage sont déjà salés alors doucement sur le sel ! poivrez et redonnez quelques tours, juste le temps de bien mélanger.
Versez votre pâte à cake dans un moule d'environ 22cm sur 8 beurré et fariné.
Enfournez votre moule pendant une cinquantaine de minutes.
Laissez ensuite tiédir ou complètement refroidir avant de le démouler et de le déguster.
Un p'tit conseil pour que votre cake garde sa forme et ne s'écroule pas trop, démoulez-le encore tiède puis après l'avoir démoulé couchez-le sur un côté puis tournez-le de l'autre au bout de quelques minutes et recommencez, d'un côté, de l'autre, jusqu'à ce qu'il soit complètement refroidi.


Mais pourquoi, on devrait pouvoir envoyer certains chanteurs sur une ile déserte avec leur chanson pour seul compagnon… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 26 février 2015

Quand je dis un deux trois soleil ! Le jeudi c'est raviolis !!! Raviolis frits aux herbes…

J'ai toujours été un cyclothymique explosif terriblement versatile, ce qui franchement ne doit pas être tous les jours facile à vivre. Ça ne l'est déjà pas pour moi alors pour les autres j'imagine même pas…
Je suis ainsi capable de m'enflammer telle la torche humaine, de trouver la moindre idée génialissime au point d'être à deux doigts d'aller en parler à mon banquier qui forcément va me la racheter à prix d'or… même si l'idée n'a aucune valeur marchande d'ailleurs, c'est dire si elle est bonne, l'idée !
Raviolis frits aux herbes
Et puis deux secondes plus tard après m'être gratté perplexe la barbe, me demander avec un moral de glaçon aux portes de la fonte pourquoi j'ai pu ne serait-ce que consacrer quelques secondes de cerveau disponible à une idée aussi… aussi… !
Du coup on n'a pas le temps de s'ennuyer avec moi ! Sauf que des fois justement ceux qui m'entourent aspireraient juste juste à quelques minutes pendant lesquelles ils pourraient seulement s'ennuyer…
Et dans le domaine météorologique je suis tout pareil. Je peux trouver admirables les guillerettes promenades des gouttes sur une de mes vitres, avoir un sourire presque béat en les regardant, touché par deux gouttes qui se frôlent, qui se touchent et se séparent de nouveau… Alors qu'une seconde plus tard ce même spectacle, ces gouttes qui arrivent pimpantes sur ma vitre et glissent, glissent toutes jusqu'à invariablement s'écraser au sol peut m'entraîner dans une morose mélancolie…
Je peux adorer la pluie qui tombe ou avoir une envie de soleil là tout de suite, là maintenant ! Cyclothymique explosif terriblement versatile…
Heureusement pour soigner ces envies aussi subites qu'indispensables j'ai la cuisine. Et quand, comme aujourd'hui, je suis à deux doigts de dire à Marie de faire les valises pour partir sur l'autre hémisphère, je peux préparer une p'tite recette qui va apporter tout le soleil qui me manque juste dans une assiette…
Raviolis frits aux herbes
Ingrédients : 20 à 25 raviolis frais (j'ai pris ce que j'ai trouvé dans mon épicerie du coin donc des raviolis au bœuf Belle France mais plus les raviolis sont bons...) – 50g de panko (ou de mie de baguette rassie râpée avec une râpe à gros trous) – 2 brins de persil – une dizaine de feuilles de basilic – 1càs de parmesan râpé très très fin – 2 œufs - sel et poivre
Faites cuire les raviolis environ les deux tiers du temps indiqué sur l'emballage, les miens devaient cuire 6 minutes, j'ai donc fait cuire 4 minutes. Une fois cuits, égouttez-les, passez-les sous l'eau froide puis égouttez-les bien de nouveau.
Hachez les herbes le plus finement possible.
Mélangez les herbes, le panko et le parmesan, salez à peine et poivrez généreusement.
Trempez alors les raviolis un par un dans l'œuf que vous aurez battu puis dans la chapelure aux herbes, trempez bien dans l'œuf et insistez bien dans la chapelure.
Passez ensuite vos raviolis dans un bain d'huile préchauffé à 140° juste le temps nécessaire pour faire dorer les raviolis. Déposez-les sur du papier absorbant et recommencez jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus de raviolis. N'en mettez pas trop à dorer en même temps, s'ils se touchent ils risquent de se coller les uns aux autres.
Servez avec une sauce tomate bien relevée et surtout n'attendez pas, tout chauds et croquants c'est largement meilleur !

Mais pourquoi, bon elle va me faire quelle effet la prochaine goutte sur la vitre… est-ce que je vous raconte ça…