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vendredi 18 janvier 2013

Le vendredi c'est retour vers le futur… La bouffe qui réchauffe le dedans ! Spaghettis complètement pimentés…

Cette année-là au mois de janvier à Budapest  il faisait un froid de gueux, un froid à ranger les pingouins en rang devant la cheminée. 
Un de ces froids qui vous rase les oreilles d'un coup de vent attrapé au détour d'une rue, sec, pénétrant, contre lequel il n'y a pas grand chose à faire, juste se couvrir comme un bolchevik dans une usine de glaçons, et manger et boire, et manger et boire pour se réchauffer le dedans.
Et en revenant de là-bas j'avais eu envie d'une recette qui me brûlerait tout entier de sa chaleur, une recette de spaghettis tout pimentés que j'ai eu envie de retrouver aujourd'hui, un autre jour un peu frais !
Spaghettis complètement pimentés Ingrédients : 200g de spaghettis – 4 beaux piments rouges – 1boîte de tomates en cubes – 1gousse d’ail – 3 anchois – ½ càc d’origan séché - 1càs de pignons – 6càs de pain dur très grossièrement râpé – 1càc de sucre roux - de l’huile d’olive – sel  
Versez ½ verre d’huile dans une petite poêle et mettez-la à feu doux, dès qu’elle est chaude, ajoutez-y les piments qui vous aurez piqués sur toute la longueur avec une fourchette et la gousse d’ail juste écrasée avec le plat d’un couteau. Laissez cuire le tout pendant une petite dizaine de minutes. 
Retirez alors presque toute l’huile, laissez un filet au fond de la poêle et réservez-la, cette huile peut être gardée et utilisée par exemple pour donner un peu de caractère aux salades. Réservez les piments et l’ail. 
Mettez dans la poêle les anchois et laissez-les jusqu’à ce qu’ils commencent à fondre. Ajoutez alors l’origan, mélangez bien, puis ajoutez les tomates en cubes et la gousse d’ail. Laissez le tout sur feu assez doux pendant une dizaine de minutes. 
Ajoutez les piments et poursuivez pendant cinq bonnes minutes de plus. Pendant la cuisson de la sauce, faites cuire les spaghettis dans une grande quantité d’eau salée le temps indiqué sur l’emballage.  
Pendant ce temps mettez le pain et les pignons dans une poêle et faites revenir le tout jusqu’à donner une jolie couleur dorée au tout. Retirez alors, laissez tiédir et écrasez grossièrement le tout.  
Une fois les pâtes à point, égouttez-les rapidement et mettez-les dans la sauce, mélangez bien, finissez en couvrant avec le pain et les pignons, un peu d’huile pimentée… il n’y a plus qu’à manger à grandes fourchetées.
Mais pourquoi, je me demande quel temps il fait à Budapest aujourd'hui… froid sûrement… est-ce que je vous raconte ça…

mardi 12 janvier 2010

Budapest, une ville qui ne manque pas de piment… Et spaghettis complètement pimentés au menu !

Après avoir visité le pays où naissent les assiettes, notre bande est revenue à Budapest et j’ai découvert une curieuse ville où je rêve maintenant de retourner.
Avant ce voyage, tout ce que je connaissais de ce qu’on appelait alors ce-qui-était-derrière-le-mûr, c’était à peine le nom quelques villes de derrière, Varsovie à cause d’un oncle parti s’y installer après qu’une bande d’endimanchés vêtus de chemises noires l’ait viré de chez lui, Berlin parce que… c’est Berlin et puis Moscou… pour le reste, rien de très net, et sur Budapest encore moins...
Avant ce voyage j’avais donc pour toute connaissance de cet Est qui s’est maintenant ouvert quelques approximations géographiques et le souvenir d’avoir lu Tintin chez les Soviets il y a quelques années. En plus je ne suis même pas sûr que le blondinet à pantalon de golf était vraiment chez les soviets dans l’épisode que j’avais lu, il était peut être au Congo ou sur la lune ou chez les Goth… ce n’était même peut-être pas Tintin…
Quand nous sommes arrivés, je m’attendais donc à rencontrer de drôles de paroissiens avec des chapkas en teckels morts à poils longs sur la tête et ne répondant que par des mots se finissant par 'ski ou 'poff… Ou un truc comme ça.
Et dès les premiers pas, j’ai été pris par cette ville aux murs souvent trop gris, dont certains semblent atteint d’une sorte de lèpre qui les ronge petit à petit en les transformant en monuments de dentelle… J’ai été pris par l’élégance qui côtoie la tristesse de ces immeubles cassés, l’élégance de ces autres bâtiments venus d’un autre temps. C’est curieux comme à Budapest, tout semble pouvoir se juxtaposer sans que personne n’ait pensé à régler un ordre, un peu comme si l’architecte général de tout ça faisait pouf pouf ça sera toi que je mettrai là, hop un vieil immeuble délabré, pouf pouf… hop le New York café… pouf pouf...
Budapest est une ville aux courants d’airs qui peuvent être terrifiants et vous poussent alors vers l’intérieur, vers ces endroits où l’on peut boire et manger, boire des petits chocolats brûlants et manger des pâtisseries moelleuses à la génoise et à la crème, boire des vins chaud à l’odeur envahissante et peut-être manger ces drôles de brioches brûlantes, boire des vodkas jusqu’à plus d’heure et… ne rien manger… jusqu’au matin suivant.
Le vent froid n’arrête pas de pousser en avant et c’est comme ça que je me suis retrouvé à parcourir les rues, seul après avoir oublié le groupe, je crois que je me suis perdu plusieurs fois… J’aime que les villes me perdent alors que je tiens un plan à la main, il faut dire que j’ai une capacité impressionnante à me perdre et à perdre, moi, ma voiture, les clés que j’ai dans la main. La dernière fois que je me suis perdu dans une ville c’était dans le Barrio Chino barcelonais et j’ai failli ne jamais vouloir en sortir, aujourd’hui Budapest…
Et puis nous sommes déjà partis et ces deux jours à Budapest m’ont paru courts, bien courts. Et en quittant Marc, Delphine, Sandrine, Marine, Noémie, Requia, Romain, Olivia et Batiste, et Tom, notre bande de là-bas, je n’ai pas pu m’empêcher de me retourner et avec le regard direction plein Est de penser, bouge pas j’reviens très vite, dès que je peux…
Comme je suis revenu avec des piments plein les poches, des piments achetés à une vieille dame toute tordue vendant piments et légumes visiblement arrachés à son jardin, avec ces piments donc j’ai eu envie de feu après le froid. Et comme Jamie Oliver avait consacré quelques pages au petit rouge qui brûle, dans une de ses dernières revues j’ai repris et remis à mon goût certaines de ces idées.
Voyage offert – Merci Guy Degrenne et Montana & Co pour cette jolie balade !
Sel pimenté au thym
Ingrédients : 4càs de gros sel marin gris – 4petits piments rouges secs – 2 petites branches de thym frais
Enlevez la queue des piments, effeuillez le thym et mettez-les dans mixeur. Faites tourner le mixeur jusqu’à réduire très grossièrement ce mélange. Ajoutez le sel et faites de nouveau tourner jusqu’à atteindre le grain souhaité, pour moi assez gros. Ce sel peut être utilisé de nombreuses manière et assaisonne particulièrement bien les viandes juste grillées ou pourquoi pas certaines salades.
Spaghettis complètement pimentés
Ingrédients : 200g de spaghettis – 4 beaux piments rouges – 1boîte de tomates en cubes – 1gousse d’ail – 3 anchois – ½ càc d’origan séché - 1càs de pignons – 6càs de pain dur très grossièrement râpé – 1càc de sucre roux - de l’huile d’olive – sel
Versez ½ verre d’huile dans une petite poêle et mettez-la à feu doux, dès qu’elle est chaude, ajoutez-y les piments qui vous aurez piqués sur toute la longueur avec une fourchette et la gousse d’ail juste écrasée avec le plat d’un couteau. Laissez cuire le tout pendant une petite dizaine de minutes. Retirez alors presque toute l’huile, laissez un filet au fond de la poêle et réservez-la, cette huile peut être gardée et utilisée par exemple pour donner un peu de caractère aux salades. Réservez les piments et l’ail. Mettez dans la poêle les anchois et laissez-les jusqu’à ce qu’ils commencent à fondre.
Ajoutez alors l’origan, mélangez bien, puis ajoutez les tomates en cubes et la gousse d’ail. Laissez le tout sur feu assez doux pendant une dizaine de minutes. Ajoutez les piments et poursuivez pendant cinq bonnes minutes de plus.
Pendant la cuisson de la sauce, faites cuire les spaghettis dans une grande quantité d’eau salée le temps indiqué sur l’emballage.
Pendant ce temps mettez le pain et les pignons dans une poêle et faites revenir le tout jusqu’à donner une jolie couleur dorée au tout. Retirez alors, laissez tiédir et écrasez grossièrement le tout.
Une fois les pâtes à point, égouttez -les rapidement et mettez-les dans la sauce, mélangez bien, finissez en couvrant avec le pain et les pignons, un peu d’huile pimentée… il n’y a plus qu’à manger à grandes fourchettées.

Mais pourquoi, voici venu le temps des rires et des cupcake’s… dans l’île aux enfants… c’était pas ça les paroles… est-ce que je vous raconte ça…

dimanche 10 janvier 2010

Voyage à l’Est de l’Est dans un pays où naissent les assiettes, et goulash de veau à ma manière !

Au bout de la route nous sommes arrivés à Alföld, une ville qui hier encore n’existait même pas pour moi… Il faut dire que quand Olivia m’a proposé de partir du côté de Budapest, je n’ai rien dit sur le coup, mais juste après je suis allé voir Marie et je lui ai demandé, dis Chouchou Budapest c’est bien en Hongrie ou en Bulgarie ou en Roum… enfin vers un truc comme ça, loin, fort loin vers l’Est non ? La quantité d’air qu’elle a alors expiré m’a indiqué ce qu’elle pensait de mes connaissances géographiques et j’ai senti que je n’aurais jamais ma réponse... Je suis donc resté sur ma seule certitude, Budapest c’était vers un truc comme ça, loin, fort loin vers l’Est…
Du coup savoir où j’étais quand nous avons fini par nous arrêter au bout de la route c’était donc beaucoup, beaucoup demander à mes certitudes géographiques.
Mais si je ne savais pas où se trouvait ce bout du monde, je savais pourquoi nous y étions, nous étions là pour découvrir l’usine où naissent les vaisselles Guy Degrenne. Et quand j’ai entendu un, tout le monde descend ! on y est ! Je l’ai pris avec le soulagement d’être arrivé... enfin soulagement… je ne savais plus si finalement être là au centre d’une usine de… porcelaine… était vraiment une si bonne idée.
J’ai toujours eu une capacité exceptionnelle à provoquer des tsunamis de catastrophes à la moindre occasion, ce n’est pas que généralement j’ai de la malchance, c’est juste que je suis la malchance !
Je crois qu’il suffirait que j’arrive dans le Sahara avec ma petite valise bourrée de mon inévitable écran total, vu que je brûle même quand je suis exposé à la lampe du frigo, pour que le Sahara n’ait plus le moindre problème de sécheresse et connaisse même sa première mousson.
La malchance ne se mesure jamais à moi elle sait qu’elle n’a aucune chance...
Du coup, lors de cette visite qui commençait, c’est prudemment que je suis resté loin des machines et des portes, des palettes de vaisselle et des pots de peintures, loin de tout ce qui se touche et peut se casser… loin de tout quoi… Et c’est ainsi que j’ai suivi la petite bande de découvreurs d’usine avec lesquels j’étais arrivé pour visiter cet univers où l’on cultive les assiettes.
Mais petit à petit je me suis tellement pris au jeu et aux explications de nos guides, de ce directeur et de son traducteur, qui nous ont entraîné avec passion sur le chemin qui va de la matière jusqu’à l’objet, que j’ai un peu oublié ma capacité à me transformer en aimant à catastrophes. Et c’est comme ça que j’ai découvert comment étape après étape, les machines mais surtout les hommes et les femmes, avec leurs gestes précis, impressionnants, plongeant les assiettes dans les bains d’émail, traçant à main levée au pinceau des cercles d’or, font naître ce qui va finalement couvrir nos tables…
J’ai toujours eu des rapports curieux avec les objets, leur donnant peut-être plus de vie qu’ils n’en ont réellement, mais là dans cette usine où ils naissent les assiettes, j’ai compris que les objets portent quelque chose de plus que la simple matière qui les compose, ils portent aussi la trace et l’esprit de ceux qui les fabriquent… Et c’est aussi avec ça que je suis parti et quelques souvenirs inoubliables.
Et quelques heures plus tard nous arrivions à Budapest la capitale de… d’un pays fort fort loin vers l’Est… mais ça c’est une autre histoire…
Toutes les recettes visibles dans cet article ont été composées avec de la vaisselle Guy Degrenne et vous pouvez retrouver les recettes en cliquant sur les photos.
Produits offerts
Petit veau comme un goulash
Ingrédients : 1kg de jarret de veau coupé en tranches (comme pour faire un osso bucco) – 1càc d’huile neutre – 1càs de beurre - 3 oignons moyens – 2 poivrons rouges – 1boîte de cubes de tomates – 3càc de paprika – ½ càc de graines de cumin – ½ càc d’origan séché – 2 feuilles de laurier – 1petit piment sec - 1càc de sucre roux - 1càc de fond de veau dilué dans ½ litre d’eau - quelques tiges d’origan frais – sel et poivre – de la crème liquide – du citron
Faites chauffer l’huile et le beurre dans une sauteuse. Salez et poivrez les tranches de viande, puis faites bien dorer les tranches des deux côtés.
Coupez en cubes les oignons et les poivrons, les poivrons en cubes un peu plus gros que les oignons. Quand la viande est bien dorée réservez-la dans une assiette puis versez les oignons et les poivrons dans la poêle. Baissez légèrement le feu et poursuivez jusqu’à ce que les oignons deviennent transparents mais sans trop colorer (5 à 10minutes).
Ajoutez alors le paprika, le cumin, l’origan séché et le laurier mélangez bien, laissez une petite minute, le temps que les parfums se mélangent bien. Ajoutez les tomates en boîte et le sucre roux mélangez puis versez le bouillon et ajoutez enfin la viande et le piment sec.
Couvrez et laissez cuire pendant une bonne heure en remuant de temps en temps, vérifiez que ça ne colle pas. Au bout de ce temps découvrez et poursuivez la cuisson pendant une demi-heure, la viande doit alors être très tendre et se défaire de l’os, si elle n’est pas assez tendre n’hésitez pas à prolonger la cuisson.
Pendant la cuisson remplissez un petit bol de crème liquide et versez dessus un trait de citron, remuez et réservez.
Quand le plat est prêt saupoudrez-le d’origan frais et servez avec le bol de crème pour que chacun se serve à son goût.

Mais pourquoi, ça se confirme, j’ai de plus en plus envie de cup cake’s moi… est-ce que je vous raconte ça…